שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Aseret HaDibrot, Chullin, Derekh Chayim (9/16)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Ce passage poursuit l'interdiction d'interrompre entre le lavage des mains et sa berakha : pour le besoin d'une mitsva dont l'heure passe, il est permis d'interrompre, comme entre Yichtabah et Yotser Or pour le public ou une aumône. Le Chla précise que sinon celui qui s'occupe d'une mitsva est exempt de l'autre : on achève d'abord de bénir le lavage. Les Tehilim sont une interruption ; les versets d'usage à l'entrée de la synagogue ne le sont pas. Ceux qui disent d'abord des Tehilim puis répondent la berakha de l'officiant ne font pas bien ; bénir deux fois est une berakha en vain. Il conseille aux hommes des Tehilim de bénir d'abord, puis de ne répondre qu'Amen.

Aussi : l'Amen de l'officiant demeure même si personne ne répète, comme les institutions des Sages ; trois corrections si l'on bénit avant les Tehilim ; « étant dans le bien ne sois pas appelé mauvais », Rav Hisda et Rav Chechet.

אבל לצורך מצוה והיא שעה עוברת, ודאי מותר להפסיק. לא מבעיא דמותר להפסיק בדבר שהוא לצורך נטילה עצמה, כגון ההליכה מביתו לבית הכנסת דהוא הולך שם כדי לסדר ברכת על נטילת ידים עם שאר ברכות כדלעיל, דפשיטא הוא דמותר.

אלא אפילו אם מפסיק בין הנטילה ובין ברכות לצורך מצוה דעלמא, יכול להפסיק אם שעה עוברת, דהא הפסק דבין ישתבח ליוצר אור אמרו רז"ל דעבירה היא בידו וכו', אפילו הכי לצרכי ציבור או לפסוק צדקה למי שבא להתפרנס מן הצדקה מותר להפסיק, כמו שכתב הטור בסימן נ"ד, וכתב על זה מורי ז"ל שם (בשו"ע נד, ג בהג"ה), ומזה נתפשט מה שנהגו בהרבה מקומות לברך חולה או לקבול בבית הכנסת שיעשו לו דין בין ישתבח ליוצר אור, דכל זה מקרי לצורך מצוה, עד כאן לשונו. ואמרו עוד רז"ל בפרק היה קורא (ברכות יג, א), והביאו הטור בסימן ס"ו וזה לשונו, בין הפרקים, שואל בשלום אדם נכבד מפני כבודו, ומשיב שלום לכל אדם.

ובאמצע אפילו באמצע הפסוק, שואל מפני היראה ומשיב מפני הכבוד וכו'. שמעינן מכל זה, אפילו במקום שאמרו שאסור להפסיק, אפילו הכי לצורך מצוה מותר להפסיק:

Mais pour le besoin d'une mitsva, et c'est une heure qui passe, certainement il est permis d'interrompre. Inutile de dire qu'il est permis d'interrompre pour une chose qui est pour le besoin du lavage lui-même, comme la marche de sa maison à la synagogue, car il y va afin d'ordonner la berakha sur le lavage des mains avec le reste des berakhot comme plus haut, car c'est évident qu'il est permis.

Mais même s'il interrompt entre le lavage et les berakhot pour le besoin d'une mitsva en général, il peut interrompre si c'est une heure qui passe, car voici l'interruption entre Yichtabah et Yotser Or, Razal ont dit que c'est une transgression en sa main etc., même ainsi pour les besoins du public ou pour assigner une aumône à celui qui est venu se nourrir de l'aumône il est permis d'interrompre, comme a écrit le Tour au siman 54, et mon maître, de mémoire bénie, a écrit là-dessus la (dans le Choulhan Aroukh 54,3 dans la glose), et de là s'est étendu ce qu'on a accoutumé en beaucoup de lieux de bénir un malade ou de se plaindre à la synagogue qu'on lui fasse justice entre Yichtabah et Yotser Or, car tout cela s'appelle pour le besoin d'une mitsva, jusqu-ici son langage. Et Razal ont encore dit au chapitre Haya Kore (Berakhot 13,a), et le Tour l'a apporté au siman 66 et voici son langage, entre les chapitres, il demande le salut d'un homme honoré à cause de son honneur, et il rend le salut à tout homme.

Et au milieu, même au milieu du verset, il demande à cause de la crainte et il rend à cause de l'honneur etc. Nous apprenons de tout cela, même dans un lieu où ils ont dit qu'il est interdit d'interrompre, même ainsi pour le besoin d'une mitsva il est permis d'interrompre:

ודוקא אם היא שעה עוברת לאותה מצוה שמפסיק בשבילה, דאם לא כן העוסק במצוה פטור מן המצוה וק"ל, הואיל ואינה שעה עוברת דיכול לגמור בתחילת מצות נטילת ידים שהתחיל בה לברך עליה תכף מיד בבואו לבית הכנסת בלי הפסק אמירת תהלים, ואח"כ יוכל לומר תהלים כרצונו כדלעילהגה"המה שאנו מפסיקין בפסוק (במדבר כד, ה) מה טובו וגומר, (תהלים ה, ח) ואני ברוב חסדך וגו', וכיוצא באלה פסוקים שאנו נוהגין להתחיל בהם בבואנו לבית הכנסת, לא קשה מידי, דודאי ראוי ונכון לכל אשר בשם ישראל יכונה בבואו לבית הכנסת שהוא מקדש מעט לקבל עליו מורא מקדש ולפארו, וכי לא יהא כח גבוה חמור מכח הדיוט שהרי אמרו רז"ל (ברכות יד, א) שאסור לאדם להקדים לפתח חבירו ליתן לו שלום קודם שהתפלל, אפילו הכי אמרו אם פגע בו יכול ליתן לו שלום כמוזכר (בטור סימן פ"ט), קל וחומר לשכינה וכבוד ההיכל כשיפגע במקום הקדוש הזה בביאתו לתוכו שיכרע וישתחוה ויפאר וירומם להש"י ולכבד בית ה', על כן לא חשיבי הנך פסוקים הפסק. ועוד דמלתא זוטרתי הם ואגב מיעוטא לא נחשבו הפסק, מה שאין כן באמירת תהלים דחשיבי הפסק והיסח הדעת הואיל ואומרים כל כך מזמורים, לא זכר הנטילה וישכחהו:ועוד טעם אחר, דלא דמי אמירת תהלים להנך פסוקים.

דבשלמא הני פסוקים, הואיל ונהגו כל בית ישראל לאומרם מעולם ועד עולם בבואם לבית הכנסת, לא הוה הפסק. דמיא להא דאמרו רז"ל (ברכות ד, ב) על פסוק (תהלים נא, יז) ה' שפתי תפתח וגו', הואיל ותקנוהו רבנן הוה כגאולה (צ"ל כתפילה) אריכתא [דמיא] ולא הוה הפסק.

אע"ג דלא דמיא ממש, דשאני פסוק ה' שפתי וגומר שהוא תקנות חז"ל חכמי התלמוד, מה שאין כן אלו פסוקים שאינן אלא מנהג בעלמא. מכל מקום הואיל ונהגו לאומרם, לא הוי הפסק כיון שהכל בשביל התפלה.

מה שאין כן אמירת תהלים שאינו מנהג קדמון, כי שמעתי אומרים שמנהג הזה נתפשט בזמן קרוב באלו הארצות לאמרו בציבור, ואף גם עתה אין כל הקהל אומרים אותו רק יחידי העדה. משא"כ באלו הפסוקים מה טובו וגו', שכל ישראל שוים בו לאומרם בבואם לבית הכנסת, על כן אינם נחשבין הפסק.

ולזה היה נראה דאין להפסיק בין הנטילה לברכת על נטילת ידים בשום תחינה ובקשה או תהלים, כי אם בפסוקי מה טובו וגו', ואני ברוב חסדך וגו', כמנהג, דאין לך אלא מה שנהגו ואל תוסף על דבריהם, עד כאן הגה"ה::

Et précisément si c'est une heure qui passe pour cette mitsva pour laquelle il interrompt, car sinon celui qui s'occupe d'une mitsva est exempt de la mitsva, et c'est facile, puisque ce n'est pas une heure qui passe, car il peut achever au début la mitsva du lavage des mains qu'il a commencée, de bénir sur elle aussitôt immédiatement à son arrivée à la synagogue sans interruption de dire des Tehilim, et ensuite il pourra dire des Tehilim à sa volonté comme plus haut. Glose : ce que nous interrompons par le verset (Nombres 24,5) combien sont belles tes tentes etc., (Psaumes 5,8) et moi, par l'abondance de Ta bonté etc., et de semblables versets par lesquels nous avons l'usage de commencer à notre arrivée à la synagogue, cela n'est nulle difficulté, car certainement il est convenable et juste pour quiconque est appelé du nom d'Israël, à son arrivée à la synagogue qui est un petit sanctuaire, d'accepter sur lui la crainte du sanctuaire et de le glorifier, et la force du Haut ne serait-elle pas plus grave que la force d'un simple homme, car Razal ont dit (Berakhot 14,a) qu'il est interdit à un homme de devancer à la porte de son compagnon pour lui donner le salut avant qu'il ait prié, même ainsi ils ont dit s'il l'a rencontré il peut lui donner le salut comme mentionné (dans le Tour siman 89), à plus forte raison pour la Présence et l'honneur du sanctuaire, lorsqu'il rencontre ce lieu saint à son entrée en son sein, qu'il s'incline et se prosterne et glorifie et exalte le Nom, qu'Il soit béni, et honore la maison de ה', c'est pourquoi ces versets-là ne sont pas considérés comme une interruption.

Et encore, ce sont une chose mince et à cause de leur peu ils n'ont pas été considérés comme une interruption, ce qui n'est pas ainsi pour le dire des Tehilim qui sont considérés interruption et détournement de l'esprit, puisqu'on dit tant de psaumes, il ne se souviendra pas du lavage et l'oubliera. Et encore une autre raison, que le dire des Tehilim n'est pas comparable à ces versets-là.

Car d'accord, ces versets, puisque toute la maison d'Israël a eu l'usage de les dire de toujours à toujours à leur arrivée à la synagogue, ce n'est pas une interruption. Cela ressemble à ce qu'ont dit Razal (Berakhot 4,b) sur le verset (Psaumes 51,17) ה', ouvre mes lèvres etc., puisqu'ils l'ont institué, les rabbins, c'est comme une délivrance (il faut lire : comme une tefila) allongée, et ce n'est pas une interruption.

Bien que ce ne soit pas exactement comparable, car le verset ה', ouvre mes lèvres etc. est différent, lui qui est une institution de nos Sages les sages du Talmud, ce qui n'est pas ainsi de ces versets qui ne sont qu'un usage seulement. Néanmoins puisqu'on a l'usage de les dire, ce n'est pas une interruption puisque le tout est pour la tefila.

Ce qui n'est pas ainsi du dire des Tehilim qui n'est pas un usage ancien, car j'ai entendu dire que cet usage s'est étendu en un temps proche dans ces pays pour le dire en public, et même maintenant ce n'est pas toute l'assemblée qui le dit mais seulement des particuliers de la communauté. Ce qui n'est pas ainsi de ces versets combien sont belles tes tentes etc., que tout Israël est égal en eux pour les dire à leur arrivée à la synagogue, c'est pourquoi ils ne sont pas considérés comme une interruption.

Et pour cela il paraissait qu'il ne faut pas interrompre entre le lavage et la berakha sur le lavage des mains par aucune supplication et demande ou Tehilim, sinon par les versets combien sont belles tes tentes etc., et moi, par l'abondance de Ta bonté etc., selon l'usage, car tu n'as que ce dont ils ont usé et n'ajoute pas sur leurs paroles, jusqu-ici la glose:

ואם כן אותן האנשים שלא ברכו על נטילת ידים מיד אחר הנטילה בבואם בבית הכנסת, רק אומרים תחינות ובקשות או תהלים מקודם ואח"כ כשיאמר השליח צבור ברכת על נטילת ידים בקול כדי להוציא מי שאינו בקי כנזכר גם הם עונים אחריו ברכת על נטילת ידים בקול, לא יפה הם עושים מפני ההפסק שהיו מפסיקים עד הנה בין הנטילה לברכה. ואם לא הפסיקו אותן האנשים בין הנטילה לברכה, וברכו על נטילת ידים מיד אחר נטילה בביתם, או מיד בבואם לבית הכנסת, ועתה חוזרים ומברכים אחר ברכת השליח הציבור, כל שכן דגרע טפי, דהוה ברכה לבטלה שמברכין על מעשה אחד שני פעמים וכן לא יעשה כנזכר לעיל בשם האגור.

ומה טוב וישר היה אם היו מתחילין בברכת על נטילת ידים מיד בבואם לבית הכנסת, והיו אומרים תהילים קודם ברוך שאמר או לאחר התפילה כדי שלא יפסיקו בין הנטילה לברכה כדלעיל, אבל מה נעשה שכבר נהגו רוב הקהילות וכמעט כולם להתחיל בתהלים תחילה:

Et s'il en est ainsi, ces hommes qui n'ont pas béni sur le lavage des mains aussitôt après le lavage à leur arrivée à la synagogue, mais disent des supplications et des demandes ou des Tehilim d'abord, et ensuite lorsque l'officiant dit la berakha sur le lavage des mains à voix haute afin d'acquitter celui qui n'est pas expert comme mentionné, eux aussi répondent après lui la berakha sur le lavage des mains à voix haute, ils ne font pas bien à cause de l'interruption qu'ils interrompaient jusqu'ici entre le lavage et la berakha. Et si ces hommes n'ont pas interrompu entre le lavage et la berakha, et ont béni sur le lavage des mains aussitôt après le lavage dans leur maison, ou aussitôt à leur arrivée à la synagogue, et maintenant ils reviennent et bénissent après la berakha de l'officiant, à plus forte raison c'est plus grave, car c'est une berakha en vain qu'ils bénissent sur un seul acte deux fois, et ainsi l'on ne fera pas, comme mentionné plus haut au nom de l'Agour.

Et combien bon et droit ce serait s'ils commençaient par la berakha sur le lavage des mains aussitôt à leur arrivée à la synagogue, et disaient des Tehilim avant Baroukh sheAmar ou après la tefila afin de ne pas interrompre entre le lavage et la berakha comme plus haut, mais que faire, que déjà la plupart des communautés et presque toutes ont usé de commencer par les Tehilim d'abord:

ואי דילאי מנאי צייתו אותן אנשי תהילים העומדים בבית ה' בבקר השכם לומר אותו בחבורה בפני העמוד קודם התחלת הש"ץ לומר ברכת על נטילת ידים בקול, איעצם ויהי ה' עמם, ישכימו לקום כל אחד מאותה החבורה מעט קודם קריאת השמש לבית הכנסת שיעור שיוכלו לומר עם עצמם מיד אחר הנטילה ברכת על נטילת ידים בצירוף שאר ברכות שחרית (דלכתחילה אין להפסיק אחר ברכת על נטילת ידים עד שישלים לפחות כל סדר ברכות שחרית כדלקמיה בפירוש שאחר זה הסימן) בביתו או בבית הכנסת מיד בבואו שמה קודם שיתחילו לומר תהלים, ולא יפסיקו בין הנטילה ובין ברכת על נטילת ידים אפי' באדון עולם או יגדל, ולא יענו אח"כ אחר ברכת על נטילת ידים של ש"ץ רק אמן בלבד, ואומרים אדון עולם או יגדל קודם ברוך שאמר:

Et si peut-être ils m'écouteront, ces hommes des Tehilim qui se tiennent dans la maison de ה' de bon matin pour le dire en groupe devant le pupitre avant que l'officiant commence à dire la berakha sur le lavage des mains à voix haute, je les conseillerai et que ה' soit avec eux, qu'ils se lèvent tôt, chacun de ce groupe, un peu avant l'appel du chamach (bedeau) à la synagogue, un temps suffisant pour qu'ils puissent dire par eux-mêmes, aussitôt après le lavage, la berakha sur le lavage des mains jointe au reste des berakhot de Shaharit (car d'emblée il ne faut pas interrompre après la berakha sur le lavage des mains jusqu'à ce qu'il achève au moins tout l'ordre des berakhot de Shaharit, comme plus bas dans le commentaire qui est après ce siman) dans sa maison ou à la synagogue aussitôt à son arrivée là, avant qu'ils commencent à dire des Tehilim, et qu'ils n'interrompent pas entre le lavage et la berakha sur le lavage des mains même par Adon Olam ou Yigdal, et qu'ils ne répondent pas ensuite après la berakha sur le lavage des mains de l'officiant sinon Amen seulement, et ils disent Adon Olam ou Yigdal avant Baroukh sheAmar:

ואין להקשות על דברי אלה דא"כ דין הוא שלא יענו אנשי תהלים ברכת על נטילת ידים אחר ברכת ש"ץ בבקר השכם כי אם אמן לחוד כדלעיל, א"כ על מה חוזר הש"ץ לענות אמן בקול הואיל ולא ברכו הציבור ברכת על נטילת ידים אחר ברכת הש"ץ דעלייהו הוה קאי לומר אמן על ברכותיהם, דודאי אינו אומר אמן על ברכת עצמו דאמרו ז"ל בריש פרק שלשה שאכלו (ברכות מה, ב), והביאו הטור (בסימן קפ"ח ובית יוסף בסימן נ"א), כל העונה אמן אחר ברכותיו הרי זה מגונה. דיש לתרץ דמסתמא נמצאים בכל בקר ובקר בבית הכנסת בפרט בקהילות הגדולות יחידים שאינם אומרים תהלים בחבורה, רק באים לבית הכנסת אחר גמר תהלים כאשר יתחיל הש"ץ לומר ברכת על נטילת ידים בקול, והם עונים אחריו ברכת על נטילת ידים.

ואפילו אם היו כלם בחבורה אחת לומר תהלים, מכל מקום נמצאים תמיד נערים כשיתחיל הש"ץ לומר ברכת על נטילת ידים בקול אחר גמר תהלים או יכול להיות שאפילו אנשי תהלים עצמן רצה לומר אותן שקבעו עת לתהלים לומר אותו בכל יום בבקר השכם עם חבירים המקשיבים לא ימלט שלא יהיה אחד או שנים או יותר מהם שלא יעכבו ביאתן לבית הכנסת לפעמים עד התחלת הש"ץ לומר ברכת על נטילת ידים בקול, ואנחנו לא נדע איזהו יכשר לבא לבית הכנסת בהתחלת הש"ץ ברכת על נטילת ידים בבקר השכם הזה או זה רצה לומר או ההמוניים שאינם בחבורת תהלים, או נערים או אנשי תהלים עצמן המאחרים לבא עד כלות תהלים יכול תקפה עליהם שינתם או שאר מונעים המעכבים אותם לאחר המועד, ונהגו ליתן בשביל זה דבר קצוב לצדקה בחבורה שלהם על שבטלו הקביעות אמירת תהלים, ויכול להיות שאותן אנשים באים בעת שיאמר הש"ץ ברכת על נטילת ידים בקול ואיזה מן הכתות הנזכרים שיבואו להתחלת הש"ץ ברכת על נטילת ידים בקול הן יחיד הן רבים יענו ויאמרו אחריו ברכת על נטילת ידים, כיון דלדידהו הוי סמוך לנטילה ברכת על נטילת ידים, כי אין תלונתי כי אם על אותן האנשים שהפסיקו בתהילים או בשאר בקשות ותחינות בין נטילה לברכת על נטילת ידים, ולא אלו שיבואו לבית הכנסת בהתחלת הש"ץ ברכת על נטילת ידים ולא הפסיקו בין הנטילה ובין ברכת על נטילת ידים בתהילים או בשאר תחינות והם עונים אחר ברכת הש"ץ ברכת על נטילת ידים כדין וכדת, ועלייהו קאי הש"ץ לענות אמן אחר ברכותיהם:

Et il n'y a pas à soulever de difficulté sur ces paroles-ci, car s'il en est ainsi la loi est qu'ils ne répondent pas, les hommes des Tehilim, la berakha sur le lavage des mains après la berakha de l'officiant de bon matin sinon Amen seulement comme plus haut, s'il en est ainsi sur quoi l'officiant revient-il pour répondre Amen à voix haute, puisqu'ils n'ont pas béni, le public, la berakha sur le lavage des mains après la berakha de l'officiant, sur lesquels il se tenait pour dire Amen sur leurs berakhot, car certainement il ne dit pas Amen sur sa propre berakha, car ils ont dit, de mémoire bénie, au début du chapitre Chelocha sheAkhelou (Berakhot 45,b), et le Tour l'a apporté (au siman 188 et le Beit Yossef au siman 51), quiconque répond Amen après ses berakhot, celui-ci est blâmé. Il y a à résoudre que vraisemblablement se trouvent chaque matin à la synagogue, en particulier dans les grandes communautés, des particuliers qui ne disent pas des Tehilim en groupe, mais viennent à la synagogue après la fin des Tehilim lorsque l'officiant commence à dire la berakha sur le lavage des mains à voix haute, et ils répondent après lui la berakha sur le lavage des mains.

Et même s'ils étaient tous en un seul groupe pour dire des Tehilim, néanmoins se trouvent toujours des jeunes lorsque l'officiant commence à dire la berakha sur le lavage des mains à voix haute après la fin des Tehilim, ou il peut être que même les hommes des Tehilim eux-mêmes, c'est-à-dire ceux qui ont fixé un temps pour les Tehilim pour le dire chaque jour de bon matin avec des compagnons qui écoutent, il n'échappera pas qu'il n'y ait un ou deux ou plus d'entre eux qui ne retardent leur venue à la synagogue parfois jusqu'au début de l'officiant à dire la berakha sur le lavage des mains à voix haute, et nous ne saurons pas lequel sera propre à venir à la synagogue au début de l'officiant pour la berakha sur le lavage des mains ce matin-là, celui-ci ou celui-là, c'est-à-dire soit les gens du commun qui ne sont pas dans le groupe des Tehilim, soit des jeunes, soit les hommes des Tehilim eux-mêmes qui retardent de venir jusqu'à la fin des Tehilim, il se peut que le sommeil les ait vaincus ou d'autres empêchements qui les retardent à passer le moment, et ils ont usé de donner pour cela une chose fixée à l'aumône dans leur groupe, pour avoir annulé la fixité du dire des Tehilim, et il peut être que ces hommes viennent au moment où l'officiant dit la berakha sur le lavage des mains à voix haute, et laquelle des classes mentionnées qui viendront au début de l'officiant pour la berakha sur le lavage des mains à voix haute, que ce soit un particulier ou des plusieurs, ils répondront et diront après lui la berakha sur le lavage des mains, puisque pour eux la berakha sur le lavage des mains est proche du lavage, car ma plainte n'est que sur ces hommes qui ont interrompu par des Tehilim ou par d'autres demandes et supplications entre le lavage et la berakha sur le lavage des mains, et non ceux-ci qui viendront à la synagogue au début de l'officiant pour la berakha sur le lavage des mains et n'ont pas interrompu entre le lavage et la berakha sur le lavage des mains par des Tehilim ou d'autres supplications et ils répondent après la berakha de l'officiant la berakha sur le lavage des mains selon la loi, et sur eux se tient l'officiant pour répondre Amen après leurs berakhot:

ואפילו אם אירע דלפעמים אין גם אחד בבית הכנסת שיחזור אחר ברכת על נטילת ידים של הש"ץ, כי לא כוונו העת והרגע של אמירת הש"ץ על נטילת ידים בקול, מכל מקום עניית אמן של הש"ץ אינה בטילה, כמו שמצינו בברכת מגן אבות בדברו וכו' וברכת ברוך ה' לעולם אמן ואמן וכו' וברכת יראו עינינו שתקנו בשביל הראשונים שבתי כנסיות שלהן היו בשדות, אעפ"י שעתה אין זה הטעם, מכל מקום הברכה לא זזה ממקומה כמו שכתב הטור בסימן רס"ה ובסימן רל"ו ע"ש. וכן הקידוש לא נתקן בבית הכנסת אלא בשביל האורחין דאכלי ושתי בבי כנישתא להוציאם ידי חובתן, ואע"ג דעכשיו לא אכלי אורחים בבי כנישתא, לא בטלה התקנה, כמו שכתב הטור והשלחן ערוך בסימן רס"ט.

ואם על נטילת ידים ברכה חמורה שהיא הזכרת השם אומרים סברא זו, ק"ו באמן הקל. וגוף הדין של ברכת על נטילת ידים גופא יוכיח, שעושה הש"ץ בכל בקר כדי להוציא מי שאינו בקי, שאעפ"י שלפעמים מברכים בבית הכנסת ברכת על נטילת ידים אעפ"י שאין שם מי שאינו בקי, מכל מקום לא חילקו כמו שהובא זה לעיל בשם האגורהגה"הוזה לשון שלחן ערוך של מוהרמ"א (עי' או"ח קכד, ג), קהל שהתפללו וכולן בקיאין בתפילה ואין בהם שאינו בקי, אעפ"כ יורד הש"ץ לפני התיבה ויחזור התפילה, כדי לקיים תקנת חכמים.

וכן כל דבר שתקנו חז"ל בשביל טעם מה, אם לפעמים יזדמן שאין שם אותו הדבר שתקנוהו בשבילו, מכל מקום תקנת חכמים במקומה עומדת משום גזירה שמא יהיה שם אותו הדבר שנתקנה בשבילו, שאם לא כן היו חכמים נותנים דבריהם לשיעורים וכו'::

Et même s'il est arrivé que parfois il n'y a pas même un seul à la synagogue qui répète après la berakha sur le lavage des mains de l'officiant, car ils n'ont pas visé l'heure et l'instant du dire de l'officiant sur le lavage des mains à voix haute, néanmoins la réponse Amen de l'officiant n'est pas nulle, comme nous trouvons dans la berakha Magen Avot biDvaro etc. et la berakha Baroukh ה' leolam Amen veAmen etc. et la berakha Yirou eineinou qu'ils ont instituées à cause des premiers dont les synagogues étaient dans les champs, bien que maintenant cette raison n'est pas, néanmoins la berakha n'a pas bougé de sa place, comme a écrit le Tour au siman 265 et au siman 236, qu'on y voie. Et de même le kidouch n'a été institué à la synagogue que pour les hôtes qui mangent et boivent à la synagogue pour les acquitter de leur obligation, et bien que maintenant les hôtes ne mangent pas à la synagogue, l'institution n'a pas été nulle, comme a écrit le Tour et le Choulhan Aroukh au siman 269.

Et si sur le lavage des mains, berakha grave qui est une mention du Nom, l'on dit ce raisonnement, à plus forte raison pour Amen qui est léger. Et le corps de la loi de la berakha sur le lavage des mains elle-même prouvera, que fait l'officiant chaque matin afin d'acquitter celui qui n'est pas expert, que bien que parfois l'on bénisse à la synagogue la berakha sur le lavage des mains bien qu'il n'y ait là personne qui n'est pas expert, néanmoins ils n'ont pas distingué, comme cela a été apporté plus haut au nom de l'Agour.

Glose : et voici le langage du Choulhan Aroukh de Maharama (Moreinou haRav Rabbi Moché Isserles) (vois Orah 'Hayim 124,3), une assemblée qui a prié et tous sont experts dans la tefila et il n'y a pas parmi eux qui n'est pas expert, même ainsi l'officiant descend devant le pupitre et répète la tefila, afin d'accomplir l'institution des Sages. Et de même toute chose que nos Sages ont instituée pour une raison quelconque, si parfois il arrive qu'il n'y a pas là cette chose pour laquelle ils l'ont instituée, néanmoins l'institution des Sages se tient à sa place à cause d'un décret, de peur qu'il y ait là cette chose pour laquelle elle a été instituée, car sinon les Sages donneraient leurs paroles à des mesures etc.:

ואם ככה יעשו אנשי תהילים, רצוני לומר שיאמרו עם עצמם ברכת על נטילת ידים בצרוף שאר ברכות שחרית קודם שיתחילו תהילים, יתקנו בזה ג' דברים המעוותים בלאו הכי. א' דתכף לנטילה ברכת על נטילת ידים.

דאין נכון להפסיק בין הנטילה ובין הברכה בכדי, מכח כל מה שכתבתי לעיל. ב' דמקרב ברכות של שחרית לזמן עניינן.

דלפי סדר הגמרא היה ראוי לברך על כל אחת ואחת בשעתה, אלא לפי שאין הידים נקיות תקנו לאומרם אחר הנטילה כמו שכתוב בסימן מ"ו, וכיון שלא יוכל לברך אותן בזמן עניינן מטעם הנזכר, טוב הוא לקרבן לפחות סמוך לעניינן בכל האפשר כדלקמיה בסימן י'. ג' כשיאמר כל הברכות שחרית זאת אחר זאת מיד אחר הנטילה קודם אמירת תהילים כאשר הם כתובים בסידורים שלנו עד פרשת התמיד ובתוכם ג"כ ברכת התורה, הנה טוב מאוד כדי לפטור גם פסוקי תהילים שהם גופי התורה.

ואפילו מי שסובר פסוקים שאינו אומר דרך לימוד אלא דרך בקשה וריצוי אין צריך לברך עליהם, מודה דאין נכון לומר כמה מזמורים בלא ברכת התורה, וכך כתב מהרמא"י בשלחן ערוך שלו (ע"ל בסימן י' ובסימן נ"ט):

Et s'ils font ainsi, les hommes des Tehilim, je veux dire qu'ils disent par eux-mêmes la berakha sur le lavage des mains jointe au reste des berakhot de Shaharit avant qu'ils commencent les Tehilim, ils corrigeront par cela 3 choses qui sont autrement détournées. 1.

Qu'aussitôt au lavage est la berakha sur le lavage des mains. Car il n'est pas convenable d'interrompre entre le lavage et la berakha pour rien, en vertu de tout ce que j'ai écrit plus haut.

2. Qu'il rapproche les berakhot de Shaharit du temps de leur sujet.

Car selon l'ordre de la Guemara il était convenable de bénir sur chacune à son heure, mais parce que les mains ne sont pas nettes ils ont institué de les dire après le lavage comme il est écrit au siman 46, et puisqu'il ne pourra pas les bénir au temps de leur sujet pour la raison mentionnée, il est bon de les rapprocher au moins près de leur sujet autant que possible, comme plus bas au siman 10. 3.

Lorsqu'il dira toutes les berakhot de Shaharit l'une après l'autre aussitôt après le lavage avant le dire des Tehilim, comme elles sont écrites dans nos livres de prières jusqu'à la paracha du Tamid (offrande perpétuelle), et parmi elles aussi la berakha de la Torah, voici c'est très bon afin d'acquitter aussi les versets des Tehilim qui sont le corps de la Torah. Et même celui qui tient que des versets qu'il ne dit pas par voie d'étude mais par voie de demande et d'apaisement, il n'est pas besoin de bénir sur eux, reconnaît qu'il n'est pas convenable de dire plusieurs psaumes sans la berakha de la Torah, et ainsi a écrit Maharama"i dans son Choulhan Aroukh (voir plus haut au siman 10 et au siman 59):

ואפילו אם היו מצדדין להיתר ההפסקה שיפסיקו אנשי תהילים בין הנטילה לברכתה, מכל מקום למה לא יהיו מהזריזים המקדימים למצות בהיות לאל ידם לעשות, דבהיות טוב אל תקרא רע, כההיא דברכות (פרק תפילת השחר (לא, א)) גבי תפילת הדרך דאיתא התם, והיכי מצלי לה, רצו לומר תפילת הדרך. רב חסדא אמר, מעומד.

רב ששת אמר, אפילו מהלך. ר' חסדא ור' ששת הוי קאזלי באורחא, קם רב חסדא וקא מצלי.

אמר ליה רב ששת לשמעי' מאי קא עבד רב חסדא. אמר ליה, קאי ומצלי.

אמר ליה, אוקמן נמי לדידי ואצלי, מהיות טוב אל תקרא רע. ופירש רש"י (ד"ה רב ששת) וזה לשונו, רב ששת, מאור עינים הוה.

מהיות טוב אל תקרא רע, הואיל ואני יכול להתפלל מעומד שהרי חבורתי עומדים, לא אקרא רע להתפלל מהלך ואעפ"י שמותר, עד כאן לשונו:

Et même s'ils inclinaient vers le permis de l'interruption, que les hommes des Tehilim interrompent entre le lavage et sa berakha, néanmoins pourquoi ne seraient-ils pas parmi les zélés qui devancent aux mitsvot, puisqu'il est en leur pouvoir de faire, car étant dans le bien ne sois pas appelé mauvais, comme celle de Berakhot (chapitre Tefilat haChahar (31,a)) au sujet de la tefila du chemin, qu'il est là, et comment la prie-t-il, ils ont voulu dire la tefila du chemin. Rav Hisda a dit, debout.

Rav Chechet a dit, même en marchant. Rabbi Hisda et Rabbi Chechet allaient en chemin, Rav Hisda se leva et pria.

Rav Chechet dit à son servant : que fait Rav Hisda. Il lui dit : il se tient et prie.

Il lui dit : tiens-moi moi aussi et je prierai, d'être dans le bien ne sois pas appelé mauvais. Et Rachi a expliqué (au mot Rav Chechet) et voici son langage : Rav Chechet, il était aveugle.

D'être dans le bien ne sois pas appelé mauvais, puisque je peux prier debout car voici ma compagnie se tient, je ne serai pas appelé mauvais de prier en marchant bien que ce soit permis, jusqu-ici son langage:

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