שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Aseret HaDibrot, Chullin, Derekh Chayim (4/16)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Le Chla transmet l'ordre de la nuit d'Emek haBerakha de son père, avec sa glose : étudier près du coucher, même une chose mince, afin de se coucher du milieu des paroles de Torah. Quiconque s'en occupe la nuit, le Saint, béni soit-Il, tire sur lui un fil de grâce le jour, afin que s'accomplisse « tu le méditeras jour et nuit » (Yehochoua 1,8) ; dans la peine, une ligne ou deux suffisent pourvu que le cœur soit dirigé vers le Ciel. La nuit n'a été créée que pour l'étude, et la majeure partie de la sagesse s'y maintient : on lie le soir et le jour dans la Torah.

Aussi : la Torah rassasie et garde du keri (émission séminale) ; examen des actes et confession avant le sommeil, goût de la mort ; lecture du Chema près du lit, sans parler ensuite, Hamapil en dernier

סדר הלילה מעמק הברכה של אבא מורי זלה"ה, עם הגה"ה שלי. טוב ללמוד כל הלילה סמוך לשכיבה, ואפילו בלילות היותר קצרים שבקיץ אפי' דבר מועט, כדי שישכוב מתוך דברי תורה.

אמרו ז"ל בפרק קמא דעבודה זרה (ג, ב), ובחגיגה פרק אין דורשין (יב, ב), כל העוסק בתורה בלילה, הקב"ה מושך עליו חוט של חסד ביום, שנאמר (תהלים מב, ט) יומם יצוה יי חסדו כו'. ועוד כדי שתתקיים (יהושע א, ח) והגית בו יומם ולילה.

ואם מצער הוא, וכמ"ש לעיל בשם בעל ברכת אברהם שהעיד אביו בשם מהר"י קולין רבו ז"ל, שכשהיו לו עסקים הרבה מהקהילות ולא היה ספק בידו ללמוד, היה פותח ספר אחד ביום וקורא שורה או שתי שורות ולא יותר, וכן בלילה, כדי לקיים והגית בו יומם ולילה, דאחד המרבה ואחד הממעיט ובלבד שיכוין לבו לשמים (ברכות ה, ב) בשעת הדחק. על כן כתב הטור בסימן רל"ח, ובענין לימוד הלילה יותר ויותר מבשל יום:

L'ordre de la nuit, de Emek haBerakha de mon père mon maître, que sa mémoire soit une bénédiction pour la vie du monde à venir, avec ma glose. Il est bon d'étudier toute la nuit près du coucher, et même dans les nuits les plus courtes de l'été même une chose mince, afin qu'il se couche du milieu des paroles de Torah.

Ont dit, de mémoire bénie, au premier chapitre d'Avoda Zara (3b), et dans Haguiga chapitre Ein Dorshin (12b), quiconque s'occupe de Torah la nuit, le Saint, béni soit-Il, tire sur lui un fil de grâce le jour, il est écrit (Psaumes 42,9) le jour ה' ordonne Sa bonté etc. Et encore afin que s'accomplisse (Josue 1,8) tu le méditeras jour et nuit.

Et s'il est dans la peine, et comme il a été écrit plus haut au nom de l'auteur de Birkat Avraham que son père a témoigné au nom de Mahar"i Kolin son maître, de mémoire bénie, que lorsqu'il avait beaucoup d'affaires des communautés et qu'il n'avait pas la possibilité d'étudier, il ouvrait un sefer le jour et lisait une ligne ou deux lignes et pas plus, et de même la nuit, afin d'accomplir tu le méditeras jour et nuit, car l'un qui fait beaucoup et l'un qui fait peu pourvu qu'il dirige son cœur vers le Ciel (Berakhot 5b) au moment de la détresse. C'est pourquoi le Tour a écrit au siman 238, et au sujet de l'étude de la nuit davantage et davantage que celle du jour:

ויותר בני הזהר במה שאמרו חז"ל (ויק"ר יט, א), אין רינה של תורה אלא בלילה, שנאמר (איכה ב, יט) קומי רוני בלילה. גרסינן בעירובין בפרק הדר (עירובין סה, א), אמר ריש לקיש, לא איברי לילה אלא לגירסא.

וגרסינן בפרק עושין פסין (שם יח, ב), אמר רב יודא אמר רב ירמי', כל בית שנשמעין בו דברי תורה בלילה, אינו חרב. הילכך כיון ששעות הלילה נוחין ורצוין ללמוד, המבטלן עונשו מרובה.

כל שכן שאם יארע לאדם מקרה שלא השלים חוקו בלימוד היום, שישלימנו מיד בו בלילה ולא ידחנה כלל, כדאיתא בפרק הדר (שם סה, א) רב אחא בר יעקב יזיף ביממא ופרע בלילה. פירוש, היה לו חק קבוע ללמוד כך וכך ליום, ופעמים שהיה טרוד ביום ולא היה יכול להשלימו, והיה משלימו מיד בלילה, עכ"ל אורח חיים במקום הנזכר:

Et davantage, mon fils, prends garde à ce qu'ont dit nos Sages (Vayikra Rabba 19,1), il n'y a de chant de Torah que la nuit, il est écrit (Lamentations 2,19) lève-toi, chante dans la nuit. Nous apprenons dans Erouvin au chapitre HaDar (Erouvin 65a), a dit Reish Lakish, la nuit n'a été créée que pour l'étude.

Et nous apprenons au chapitre Osin Pasin (la 18b), a dit Rav Youda a dit Rav Yirmeya, toute maison où l'on entend des paroles de Torah la nuit n'est pas détruite. Par conséquent, puisque les heures de la nuit sont aises et désirées pour étudier, celui qui les annule, son châtiment est grand.

À plus forte raison s'il arrive à l'homme un cas où il n'a pas achevé son quota dans l'étude du jour, qu'il l'achève aussitôt cette nuit-là et qu'il ne le repousse pas du tout, comme il est au chapitre HaDar (la 65a) Rav Aha bar Yaakov empruntait le jour et remboursait la nuit. Explication : il avait un quota fixe d'étudier tant et tant par jour, et parfois il était occupé le jour et ne pouvait l'achever, et il l'achevait aussitôt la nuit, jusqu-ici les paroles de Orah 'Hayim à l'endroit mentionné:

וכתב עוד הטור יורה דעה בהלכות תלמוד תורה זה לשונו, אעפ"י שאדם חייב ללמוד ביום ובלילה, רוב חכמה מתקיימת בלילה. לפיכך מי שירצה לזכות בכתרה של תורה, יזהר בכל לילותיו ולא יאבד אפי' אחד מהן בשינה באכילה בשתייה בשיחה וכיוצא בהם, אלא בדברי חכמה ותלמוד תורה.

וכך כתב המיימוני בספר המדע בהלכות תלמוד תורה פרק ג' זה לשונו שם, אין אדם לומד רוב חכמתו אלא בלילה כו'. וכבר כתבתי בזה במקצת בחיבורי הקטן אשר קראתיו ברי"ת אברהם על מאמר רז"ל שאמרו, תכלית הימים הלילות, יעיין שם.

ויזהר כל אדם שיקשור הכנסת הלילה עם שקיעת החמה בלימוד התורה, וכך כתב הזוהר בענין אשמורת הבוקר, שיקשר לילה היוצא וגם יום הנכנס בתורה, וטעם אחד לשניהם בשוה, כי ראוי ונכון לקשר ולייחד מדת יום במדת לילה, ומדת לילה ביום, וזהו סוד (בראשית א, ה) ויהי ערב ויהי בקר יום אחד והבן, ע"ל סימן י"א:

Et le Tour a encore écrit dans Yore Dea aux lois de Talmud Torah, voici son langage : bien que l'homme soit tenu d'étudier le jour et la nuit, la majeure partie de la sagesse se maintient la nuit. C'est pourquoi celui qui voudra mériter la couronne de la Torah, qu'il prenne garde en toutes ses nuits et qu'il n'en perde même pas une dans le sommeil, dans le manger, dans le boire, dans la conversation et ce qui y ressemble, mais dans des paroles de sagesse et l'étude de la Torah.

Et ainsi a écrit le Rambam dans Sefer haMada aux lois de Talmud Torah chapitre 3, voici son langage là : l'homme n'apprend la majeure partie de sa sagesse que la nuit etc. Et j'ai déjà écrit un peu de cela dans ma petite composition que j'ai appelée Berit Avraham sur le dit de Razal qui ont dit : la finalité des jours sont les nuits, qu'on y voie.

Et que tout homme prenne garde à lier l'entrée de la nuit avec le coucher du soleil dans l'étude de la Torah, et ainsi a écrit le Zohar au sujet de la veille du matin, qu'il lie la nuit qui sort et aussi le jour qui entre dans la Torah, et une seule raison pour les deux également, car il convient et il est juste de lier et d'unir l'attribut du jour dans l'attribut de la nuit, et l'attribut de la nuit dans le jour, et c'est le secret de (Genèse 1,5) et il fut soir et il fut matin, un jour, et comprends, voir plus haut siman 11:

ותורה היא שמירה גדולה שלא יטמא האדם בקרי בלילה, ושכבר ידעת שעון גדול הוצאות שכבת זרע לבטלה כדאיתא בפרק כל היד (נדה יג), ונזכר בכל הפוסקים, ובפרט באורח חיים סימן ר"מ. בעל ראשית חכמה האריך בחומר עבירה זו בשער הקדושה מאוד, עד שהעלה בשם הזוהר שכל העבירות שבעולם יש להם תשובה, חוץ מזו.

והקשה על זה ראשית החכמה, והלא אין דבר שאין לו תשובה, שהרי אפי' מנשה קבלו הקב"ה וכו', והאריך בזה. וכלל העולה ממה שאמרו שאין לו תשובה, פירוש שתשובתו קשה עד מאוד ואין מספיקין בידו לעשות תשובה, מפני שצריך סיגופים הרבה וילאה בעל תשובה ולא יעשה מה שראוי לעשות, זהו שאין לו תשובה כו', עד אמרו והנה איך שיהיה שמעינן מזה שהוצאת שכבת זרע לבטלה היא עבירה חמורה שסגרו דלתי התשובה בפניו, וצריך להעתיר ולהרבות הפצרות גדולות ולעשות עינויים קשים בגופו עד יפתח הפתח, כי הדלת הננעלת לא במהרה יפתח.

ואם ילמוד אדם תורה קודם שכיבה, התורה משמרתו שלא יבא לידי כך כמו שאמרו רז"ל בפרק היה קורא (ברכות יד, א), א"ר חייא בר אבא אמר רבי יהושע בן לוי, כל המשביע עצמו מדברי תורה ולן, אין מבשרין אותו בשורות רעות, שנאמר (משלי יט, כג) ושבע ילין בל יפקד רע, עד כאן לשונו:

Et la Torah est une grande garde pour que l'homme ne se souille pas par un keri (émission séminale) la nuit, et tu sais déjà que c'est une grande faute que l'émission de semence en vain comme il est au chapitre Kol haYad (Nidda 13), et c'est mentionné dans tous les décisionnaires, et en particulier dans Orah 'Hayim siman 240. L'auteur de Reshit 'Hokhma s'est beaucoup étendu sur la gravité de cette transgression dans la porte de la sainteté, jusqu'à ce qu'il ait rapporté au nom du Zohar que toutes les transgressions du monde ont une techouva, hors celle-ci.

Et Reshit haHokhma a soulevé une difficulté là-dessus : n'est-il pas qu'il n'est rien qui n'ait de techouva, car même Menashe le Saint, béni soit-Il, l'a reçu etc., et il s'est étendu là-dessus. Et le principe qui ressort de ce qu'ils ont dit qu'elle n'a pas de techouva, explication : que sa techouva est très difficile et on ne lui en donne pas l'occasion de faire techouva, parce qu'il faut beaucoup de macérations et le baal techouva se lassera et ne fera pas ce qu'il convient de faire, c'est cela qu'elle n'a pas de techouva etc., jusqu'à ce qu'ils ont dit : et voici, quoi qu'il en soit, nous apprenons de cela que l'émission de semence en vain est une transgression grave dont on a fermé les portes de la techouva devant lui, et il faut supplier et multiplier de grandes insistances et faire de dures afflictions dans son corps jusqu'à ce que s'ouvre la porte, car la porte fermée ne s'ouvre pas vite.

Et si l'homme étudie la Torah avant de se coucher, la Torah le garde afin qu'il n'en vienne pas là, comme ont dit Razal au chapitre Haya Kore (Berakhot 14a), a dit Rabbi Hiya bar Abba a dit Rabbi Yehoshua ben Levi, quiconque se rassasie de paroles de Torah et couche, on ne lui annonce pas de mauvaises nouvelles, il est écrit (Proverbes 19,23) et rassasié il couche, le mal ne le visitera pas, jusqu-ici son langage:

כבר נודע כי רע יקרא המוציא זרע לבטלה, בענין שדרשו ז"ל סוף סוטה בפסוק (דברים כג, י) ונשמרת מכל דבר רע, שלא יהרהר ביום כו', והיינו שלא יבא לידי תקלת קרי בלילה כשהיה שבע מדברי תורה, כי דברי תורה מרפא לחולי זה. ולכן ראוי לכל בעל תורה שלא ישכב עד שיקרא בתורה הרבה באופן שיהיה שבע.

שכמו שהאדם שובע עצמו מאכילה עד אשר ילאה שלא יוכל לאכול יותר, כן ישבע עצמו מן התורה. ומי שלא עשה כן והולך לישן שלא מתוך דברי תורה, וראה קרי בלילה אפילו לאנסו, הרי זה מתחייב בנפשו המטומאה, כי שגגת תלמוד עולה זדון (אבות ד, יג), ובפרט מי שאינו נשוי שלא לשכב לעולם לישן עד שיקרא בתורה הרבה.

ומכל מקום אם עסק בתורה ביום והוא שבע ממנה, אין החיוב לו להאריך בתחלת הלילה בעסק התורה באופן שלא יוכל לקום באשמורת. והחכם עיניו בראשו, ויכלכל דבריו במשפט שיעסוק בתורה ביום עד שישבע, ובתחלת הלילה יעסוק בתורה ג"כ כדי שיקשור לילה ביום ע"י עסק התורה כי רב הוא כמו שידוע ליודעי חן.

וכבר האריך בזה בעל ראשית חכמה בשער הנזכר, ולא נעתיק לשונו כדי שלא להאריך:

Il est déjà connu que mauvais est appelé celui qui fait sortir la semence en vain, selon ce qu'ont expliqué, de mémoire bénie, à la fin de Sota sur le verset (Deutéronome 23,10) et tu te garderas de toute chose mauvaise, qu'il ne rumine pas le jour etc., et c'est-à-dire qu'il n'en vienne pas à l'accident de keri la nuit lorsqu'il était rassasié de paroles de Torah, car les paroles de Torah sont un remède à cette maladie. C'est pourquoi il convient à tout maître de Torah de ne pas se coucher jusqu'à ce qu'il lise beaucoup dans la Torah de manière à être rassasié.

Car de même que l'homme se rassasie de nourriture jusqu'à ce qu'il se lasse et ne puisse plus manger, ainsi qu'il se rassasie de la Torah. Et celui qui n'a pas fait ainsi et va dormir non du milieu des paroles de Torah, et a vu un keri la nuit même par contrainte, voici celui-ci est tenu de sa nechama souillée, car l'inadvertance de l'étude monte à un délit (Avot 4,13), et en particulier celui qui n'est pas marié, qu'il ne se couche jamais pour dormir jusqu'à ce qu'il lise beaucoup dans la Torah.

Toutefois s'il s'est occupé de Torah le jour et qu'il en est rassasié, il n'a pas l'obligation de s'étendre au début de la nuit dans l'occupation de la Torah de manière à ne pouvoir se lever à la veille. Et le sage, ses yeux sont dans sa tête, et il ménagera ses paroles avec jugement, qu'il s'occupe de Torah le jour jusqu'à se rassasier, et au début de la nuit il s'occupera de Torah aussi afin de lier la nuit au jour par l'occupation de la Torah car elle est grande comme il est connu aux connaisseurs de hen (sagesse cachée).

Et déjà l'auteur de Reshit 'Hokhma s'est étendu là-dessus dans la porte mentionnée, et nous ne copierons pas son langage afin de ne pas allonger:

ואחר שלמד הרבה לשובע, קודם שישכוב יבדוק במעשיו, וזה לשון בעל ראשית חכמה בשער היראה, וסדר הלילה כך הוא, קודם שישכב יבדוק במעשיו במה שעשה ביום ההוא, ולכתוב מעשיו ברמז לבל ישכחם לקיים (תהלים נא, ה) וחטאתי נגדי תמיד, כך כתוב בספר החסידים. ובזוהר (ח"ג קעח, א), דבכל לילה ולילה עד לא ישכב ועד לא נאים, בעי בר נש למעבד חושבנא מעובדוי דעבד כל ההיא יומא מינייהו, ויבעא עלייהו רחמים.

מאי טעמא בהאי שעתא, בגין דההוא שעתא אילנא דמותא שארי בעלמא, וכל בני עלמא טעמין טעם דמותא. ובעי בהאי שעתא למיעבד חושבנא מעובדוי, ויודי עלייהו, בגין דאיהי שעתא דמותא, ואלין איקרין מארי דחושבנא, עד כאן לשונו.

וסימן לדבר, (אבות ב, י) שוב יום אחד לפני מיתתך, כי השינה טעם דמותא. וכן אמרו רז"ל (ברכות נז, ב), השינה אחד מס' במיתה.

ובענין הוידוי, כתב בעל ראשית חכמה בשער הקדושה עוד בשם הזוהר, שטוב מאוד שיבכה בהתודתו על עונותיו, שכאשר תעלה נשמתו ע"י דמעה בודאי שיעלה למעלה בקדושה, שכל השערים ננעלים חוץ משערי דמעות (ברכות לב, ב):

Et après qu'il a beaucoup étudié jusqu'à satiété, avant de se coucher il examinera ses actes, et voici le langage de l'auteur de Reshit 'Hokhma dans la porte de la crainte : et l'ordre de la nuit est ainsi, avant de se coucher il examinera ses actes en ce qu'il a fait ce jour-là, et écrire ses actes par allusion afin de ne pas les oublier, pour accomplir (Psaumes 51,5) et mon péché est devant moi toujours, ainsi est-il écrit dans Sefer Hassidim. Et dans le Zohar (volume 3, 178a), que chaque nuit et nuit, avant de se coucher et avant de dormir, l'homme doit faire le compte de ses actes qu'il a faits tout ce jour parmi eux, et demander sur eux miséricorde.

Quelle est la raison à cette heure, parce qu'à cette heure l'arbre de la mort réside dans le monde, et tous les fils du monde goûtent le goût de la mort. Et il doit à cette heure faire le compte de ses actes, et les confesser, parce que c'est l'heure de la mort, et ceux-ci sont appelés maîtres du compte, jusqu-ici son langage.

Et un signe pour la chose, (Avot 2,10) reviens un jour avant ta mort, car le sommeil est un goût de la mort. Et ainsi ont dit Razal (Berakhot 57b), le sommeil est un soixantième de la mort.

Et au sujet de la confession, l'auteur de Reshit 'Hokhma a encore écrit dans la porte de la sainteté au nom du Zohar, qu'il est très bon qu'il pleure en se confessant de ses fautes, car lorsque sa nechama montera par une larme certainement elle montera en haut dans la sainteté, car toutes les portes sont fermées hors les portes des larmes (Berakhot 32b):

ויקרא קריאת שמע, וצריך לדקדק בקריאת שמע שעל מטתו כמו בק"ש בבית הכנסת. ויקראנה באימה וביראה ובכוונה עצומה, כי רבים אומרים שעיקר קריאת שמע שאדם יוצא בה הוא במה שקורא לפני מטתו.

ומה שאנו קורין בבית הכנסת, אינו אלא כדי לעמוד בתפילה מתוך דברי תורה, כמו שהביא הטור דיעות בזה בסימן רל"ה, על כן יכוין בשניהם לעשות כרצון איש ואיש. ומיד אחר הקריאה ילך לישן, כמו שאמר רבי יהושע בן לוי (ברכות ד, ב), אע"פ שקרא ק"ש בבית הכנסת, מצותה לקרותה על מטתו, ופירשו המפרשים, על מטתו היינו סמוך למטתו, כלומר בשעה שרוצה לילך לישן:

Et il lira la lecture du Chema, et il faut être précis dans la lecture du Chema qui est sur son lit comme dans la lecture du Chema à la synagogue. Et il la lira dans la crainte et dans la peur et dans une intention puissante, car beaucoup disent que l'essentiel de la lecture du Chema par laquelle l'homme s'acquitte est ce qu'il lit devant son lit.

Et ce que nous lisons à la synagogue n'est que pour se tenir dans la tefila du milieu des paroles de Torah, comme le Tour a apporté des avis là-dessus au siman 235, c'est pourquoi il visera dans les deux à faire selon la volonté de chacun. Et aussitôt après la lecture il ira dormir, comme a dit Rabbi Yehoshua ben Levi (Berakhot 4b), bien qu'il ait lu la lecture du Chema à la synagogue, sa mitsva est de la lire sur son lit, et les commentateurs ont expliqué : sur son lit, c'est-à-dire près de son lit, autrement dit à l'heure où il veut aller dormir:

וכתב הכלבו בסימן כ"ט והביא בית יוסף בסימן רל"ט, ונהגו כל ישראל שאין אוכלים ושותים ואין מדברים אחר קריאת שמע שאומרים על מטתו, וסמכו אהאי קרא (תהלים ד, ה) אמרו בלבבכם על משכבכם כו', זו קריאת שמע (עי' ברכות ה, א), ודומו סלה, עד כאן לשונו. וכיוצא בזה כתב רבינו ירוחם בנ"ג ח"ב.

וזה לשון מורי בשלחן ערוך שלו בסימן רל"ט (בהג"ה סעיף א), ויקרא קריאת שמע סמוך למטתו, ואין אוכלים ושותים ולא מדברים אחר קריאת שמע שעל מטתו, אלא ישן מיד, שנאמר אמרו בלבבכם וגו'. ואם קורא קריאת שמע ולא יוכל לישן מיד, אז חוזר וקורא כמה פעמים זה אחר זה, עד שישתקע בשינה ושיהא קריאתו סמוך לשינתו, עד כאן לשונו.

וכתב בהגהות מיימוני, והביאו הבית יוסף בסימן רל"ט, בפ"ז מהלכות תפילה, זה לשון ירושלמי, רבי זעירא היה קורא את שמע וחוזר וקורא כמה פעמים עד שהיה משתקע בשינההגה"העיין בבית יוסף בטור בסימן ס"א מזה, היאך קרי והדר קרי, הא אמרינן (ברכות לג, ב) האומר שמע שמע משתקין אותו. ובעל עין יעקב הביא זה הירושלמי במסכת ברכות וזה לשונו, ר' שמואל בר נחמני הוה קרי שמע, וחזר וקרי, עד דהוה משקע שנתו, שכתוב, מאי טעמא (תהלים ד, ה) רגזו ואל תחטאו וגומר.

והקשה על זה בעל עין יעקב, והאיך הוה רשאי לומר שמע שמע, והלא הדין פשוט דכי אמר פסוק וכפליה משתקין אותו כפי פירוש רש"י, או הרי זה מגונה. ותירץ בלשון אחד זה לשונו, ואפשר לחדש, היינו דוקא כשאין מפסיק כלל, שאומר הפסוק פעם אחד, ותיכף ומיד חוזר לקרותו פעם שנית, שאז נראה כב' רשויות או כמתלוצץ.

אבל רבי שמואל לא היה עושה כן, אבל כל כוונתו היתה שהתחלת שינתו תהיה תיכף בתורה, ולא יפסיק בנתיים במחשבתו במילי דעלמא, לכן היה קורא קריאת שמע ושוהה מעט לראות אולי תבא לו השינה מיד, ואם תתעכב זמן מה חוזר וקורא, וכן פעם אחרת, עד שקיים לעולם (שם) אמרו בלבבכם על משכבכם ודומו סלה. ואפשר לפרש, והוה קרי וחזר וקרי, שלא היה שונה לקרות קריאת שמע פעמים, אלא היה חוזר וקורא פסוקים אחרים, כגון (שם לא, ו) בידך אפקיד רוחי, וכיוצא בו נכתב בגמרא שלנו, ואמר חוזר בערך אל הקריאה בתורה, ולא שהיה חוזר לקרות הפסוק עצמו שקרא כבר.

ויצא לנו תועלת גדול מזה, והוא לקבוע בנפשותינו שורש אמוניי שאמרו חז"ל (אבות ב, א) וכל מעשיך בספר נכתבים, ובשעת השינה בלילה עולה למעלה נשמת כל חי איש יהודי לכתוב ולחתום מעשי היום, שנאמר (איוב לז, ז) ביד כל אדם יחתום וכו', עד ולזאת הכוונה היה מכוין רבי שמואל בר נחמני לקרות ולחזור ולקרות עד שתפטר נפשו מתוך דברי תורה ולא מתוך מחשבות דברים בטלים, וקולר תלוי על צוארינו לנהוג כן, עד כאן לשונו, עד כאן הגה"ה:, ומכאן משמע שהקריאה קריאת שמע יהיה אחרון לקריאה סמוך לשינההגה"האבל בגמרא בפרק הרואה (ברכות ס, ב) משמע בהדיא ובכל הפסוקים דברכות המפיל אומר באחרונה, וכן ראיתי בקריאת שמע שסידר הגאון המקובל איש הא-להים מהר"ם קורדווירא, והוא סידר ברכת המפיל באחרונה, ופשוט הוא. וכן כתב בהדיא בספר המוסר פ"ד דלאחר קריאת שמע יאמר ברכת המפיל, ומסתבר טעמו, כי איך יפסיק לברכת המפיל שהיא ברכת השינה, וכבר ידוע שאסור להפסיק בין הברכה לבין הענין שמברך עליה, ואע"ג דשינה אין בידו, ולפעמים מפסיק הרבה בעל כרחו בין הברכה לשינה, זו אינה כלום, דאונס פטריה רחמנא (ע"ז נד, א) ואין מחויב לתקן אלא דבר שתלוי בו.

וכן הוא בספר אדם וחוה נתיב י"ג ח"כ זה לשונו שם, נכנס אדם לישן על מטתו, אומר אחר שקרא קריאת שמע ברוך אתה י' המפיל חבלי שינה על עיני, עד ברוך אתה י' המאיר לעולם כולו בכבודו, עד כאן הג"ה:, כך הוכיח רבינו ניסים גאון, עד כאן:

Et le Kolbo a écrit au siman 29 et le Beit Yossef l'a apporté au siman 239, et tout Israël a l'usage de ne pas manger et de ne pas boire et de ne pas parler après la lecture du Chema que l'on dit sur son lit, et ils se sont appuyés sur ce verset (Psaumes 4,5) dites dans votre cœur sur votre couche etc., c'est la lecture du Chema (voir Berakhot 5a), et taisez-vous, Sela, jusqu-ici son langage. Et de même a écrit Rabbenou Yerouham dans Netiv 3, partie 2.

Et voici le langage de mon maître dans son Choulhan Aroukh au siman 239 (dans la glose, alinéa 1), et il lira la lecture du Chema près de son lit, et l'on ne mange et l'on ne boit et l'on ne parle pas après la lecture du Chema qui est sur son lit, mais il dort aussitôt, il est écrit dites dans votre cœur etc. Et s'il lit la lecture du Chema et ne peut dormir aussitôt, alors il revient et lit plusieurs fois l'une après l'autre, jusqu'à ce qu'il s'enfonce dans le sommeil et que sa lecture soit près de son sommeil, jusqu-ici son langage.

Et il a écrit dans les Hagahot Maïmoniot, et le Beit Yossef l'a apporté au siman 239, au chapitre 7 des lois de la tefila, voici le langage du Talmud de Jérusalem : Rabbi Zeira lisait le Chema et revenait et lisait plusieurs fois jusqu'à ce qu'il s'enfonce dans le sommeil. Glose : vois dans le Beit Yossef sur le Tour au siman 61 de cela, comment lisait-il et ensuite lisait-il, or nous disons (Berakhot 33b) celui qui dit Chema Chema, on le fait taire.

Et l'auteur de Ein Yaakov a apporté ce Talmud de Jérusalem dans le traité Berakhot et voici son langage : Rabbi Shmouel bar Nahmani lisait le Chema, et revenait et lisait, jusqu'à ce qu'il enfonce son sommeil, car il est écrit, quelle est la raison (Psaumes 4,5) frémissez et ne fautez pas etc. Et l'auteur de Ein Yaakov a soulevé une difficulté là-dessus : et comment était-il permis de dire Chema Chema, et n'est-ce pas la loi simple que lorsqu'il dit un verset et le double, on le fait taire selon l'explication de Rachi, ou voici ceci est vil.

Et il a résolu en un langage, voici son langage : et il est possible d'innover, c'est-à-dire précisément lorsqu'il n'interrompt pas du tout, qu'il dit le verset une fois, et aussitôt et immédiatement il revient le lire une seconde fois, qu'alors cela paraît comme deux domaines ou comme un moqueur. Mais Rabbi Shmouel ne faisait pas ainsi, mais toute son intention était que le commencement de son sommeil soit aussitôt dans la Torah, et qu'il n'interrompe pas entre-temps dans sa pensée par des paroles du monde, c'est pourquoi il lisait la lecture du Chema et tardait un peu pour voir si le sommeil lui viendrait aussitôt, et s'il tardait quelque temps il revenait et lisait, et de même une autre fois, jusqu'à ce qu'il accomplisse à jamais (la) dites dans votre cœur sur votre couche et taisez-vous, Sela.

Et il est possible d'expliquer, et il lisait et revenait et lisait, qu'il ne répétait pas de lire la lecture du Chema deux fois, mais il revenait et lisait d'autres versets, comme (Psaumes 31,6) en Ta main je confie mon esprit, et ce qui y ressemble est écrit dans notre Guemara, et il a dit revient au sens de la lecture dans la Torah, et non qu'il revenait lire le verset lui-même qu'il avait déjà lu. Et il nous est sorti de cela un grand profit, qui est de fixer dans nos âmes une racine de foi, qu'ont dit nos Sages (Avot 2,1) et toutes tes actions sont écrites dans un sefer, et à l'heure du sommeil la nuit monte en haut la nechama de tout vivant, homme juif, pour écrire et sceller les actes du jour, il est écrit (Job 37,7) sur la main de tout homme Il scelle etc., jusqu'à : et à cette intention visait Rabbi Shmouel bar Nahmani à lire et à revenir et à lire jusqu'à ce que son âme se retire du milieu des paroles de Torah et non du milieu de pensées de choses vaines, et le collier est suspendu à notre cou de nous conduire ainsi, jusqu-ici son langage, jusqu-ici la glose.

Et de là il s'entend que la lecture, la lecture du Chema, sera la dernière à la lecture près du sommeil. Glose : mais dans la Guemara au chapitre HaRoe (Berakhot 60b) il s'entend explicitement, et parmi tous les versets, la berakha de Hamapil il la dit en dernier, et ainsi j'ai vu dans la lecture du Chema qu'a ordonnée le gaon le kabbaliste l'homme de Elokim Maharam Cordovero (Moreinou haRav Rabbi Moché Cordovero), et il a ordonné la berakha de Hamapil en dernier, et c'est simple.

Et ainsi a-t-il écrit explicitement dans Sefer haMousar chapitre 4, qu'après la lecture du Chema il dira la berakha de Hamapil, et sa raison est plausible, car comment interromprait-il pour la berakha de Hamapil qui est la berakha du sommeil, et déjà il est connu qu'il est interdit d'interrompre entre la berakha et la chose sur laquelle il bénit, et bien que le sommeil ne soit pas en sa main, et parfois il interrompt beaucoup malgré lui entre la berakha et le sommeil, ceci n'est rien, car la contrainte, le Miséricordieux l'en exempte (Avoda Zara 54a) et il n'est tenu de réparer que ce qui dépend de lui. Et ainsi est-il dans Sefer Adam veHava, Netiv 13, partie 20, voici son langage là : l'homme entre pour dormir sur son lit, il dit après qu'il a lu la lecture du Chema Béni sois-Tu ה' qui fais tomber les liens du sommeil sur mes yeux, jusqu'à Béni sois-Tu ה' qui éclaires le monde entier de Sa gloire, jusqu-ici la glose.

Ainsi a prouvé Rabbenou Nissim Gaon, jusqu-ici:

כתב התשב"ץ בסימן ר"ס זה לשונו, ואומר לישועתך בקריאת שמע בכל ששה פנים, לישועתך קויתי ה', לישועתך ה' קויתי, קויתי לישועתך ה', קויתי ה' לישועתך, ה' לישועתך קויתי, ה' קויתי לישועתך וכו', עד ואומר מזמור (תהלים קכב, א) שמחתי באומרים לי כו', כדי להזכיר ירושלים, ומתודה בכל לילה קודם שינה, וקורא עשרת הדברות בפרשת ואתחנן. וכך כתב רש"ל בתשובותיו עיין שם.

מי שמטיל מים בלילה צריך להרחיק ד' אמות משם, וליטול ידיו ולחגור עצמו כדי שלא יהא לבו רואה את הערוה לברכת אשר יצר וכו'. ולא ישכב כשהוא שבע ביותר, עד שיתעכל המזון שבמעיו:

A écrit le Tashbets (Techouvot Shimshon bar Tsadok) au siman 260, voici son langage : et il dit liyshuatekha dans la lecture du Chema selon les six faces, לישועתך קויתי ה', לישועתך ה' קויתי, קויתי לישועתך ה', קויתי ה' לישועתך, ה' לישועתך קויתי, ה' קויתי לישועתך etc., jusqu'à ce qu'il dise le psaume (Psaumes 122,1) je me suis réjoui lorsqu'on m'a dit etc., afin de mentionner Jérusalem, et il se confesse chaque nuit avant le sommeil, et il lit les Dix Paroles dans la paracha Vaethanan. Et ainsi a écrit Rashal (Maharshal, Rabbi Chelomo Louria) dans ses réponses, vois là.

Celui qui urine la nuit doit s'éloigner de 4 coudées de là, et se laver les mains et se ceindre afin que son cœur ne voie pas la nudité pour la berakha Acher Yatsar etc. Et qu'il ne se couche pas lorsqu'il est trop rassasié, jusqu'à ce que soit digérée la nourriture qui est dans ses entrailles:

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