Ce passage poursuit : lorsque vient le temps du remboursement, il faut un kinyan et un acte nouveaux, car un acte avec lequel on a emprunté, remboursé puis réemprunté ne sert pas à recouvrer. Le Chla tient pour voie droite des iska celle du Tour 'Hochen Michpat siman 168. Plusieurs lois du Tour sur la ribbit (intérêt), dites permises, sont à ses yeux ribbit complète en ces générations : le prêteur sait que l'emprunteur ne fera pas ce qu'il stipule, et il ne stipule que pour le permis. Auprès de la ribbit la Torah a écrit : « et tu craindras ton Elokim » ; l'homme se sanctifie et aime Hachem de tout son avoir.
Aussi : partage du jour en huit heures de Torah et tefila, huit de commerce et huit de sommeil ; dîme et cinquième du profit ; dîme des jours par un jeûne au dixième depuis le 15 Tichri.
ובבוא זמן פרעון ורוצה המלוה להניח המעות ביד הלוה ולעשות עוד על שנה עיסקא זה, צריך לעשות קנין חדש ושטר חדש, כי הלוה מחויב להחזיר למלוה בכל מה שכתוב בשטר, ואז מחדש יקח זה בעיסקא. נמצא שטר הראשון נמחל שיעבודו, והדין הוא שטר שלוה בו ופרעו וחוזר ולוה בו, אינו גובה.
דאם לא יחזיר לו הלוה, א"כ אין כאן דבר מסויים שעליו יהיה יוכל לעתיד לישבע הלוה בזה לא הרווחתי או הפסדתי, ונמצא נעשה הדבר בערמה ובשקר. על כן מחויב להחזיר לו, ואח"כ עושה עמו עיסקא חדשה.
או אפילו אינו מחזיר לו ממש, רק הלוה יש לו סחורה כפי הסך שחייב לו, ומקנה אותה למלוה בקנין גמור בעד הסך שחייב לו, ואח"כ נותן המלוה לו סחורה זו בעיסקא חדשה שעושה עמו בקנין חדש ושטר חדש ונותן לו שכר עמלו, ואז טוב לו:
Et lorsque vient le temps du remboursement et que le prêteur veut laisser l'argent en main de l'emprunteur et faire encore pour une année cette iska (association), il faut faire un kinyan (acquisition) nouveau et un acte nouveau, car l'emprunteur est tenu de restituer au prêteur tout ce qui est écrit dans l'acte, et alors de nouveau il prendra ceci en iska. Il en résulte que l'acte premier, son gage est remis, et la loi est : un acte avec lequel on a emprunté et que l'on a remboursé et que l'on revient et emprunte avec lui, on ne recouvre pas.
Car si l'emprunteur ne lui restitue pas, s'il en est ainsi il n'y a ici rien de déterminé sur quoi l'emprunteur pourra à l'avenir jurer : en ceci je n'ai pas gagné ou j'ai perdu, et il en résulte que la chose se fait avec ruse et avec mensonge. C'est pourquoi il est tenu de lui restituer, et ensuite il fait avec lui une iska nouvelle.
Ou même il ne lui restitue pas vraiment, seulement l'emprunteur a une marchandise selon la somme qu'il lui doit, et il la transfère au prêteur par un kinyan complet pour la somme qu'il lui doit, et ensuite le prêteur lui donne cette marchandise en iska nouvelle qu'il fait avec lui par un kinyan nouveau et un acte nouveau et il lui donne le salaire de son labeur, et alors c'est bon pour lui :
ודעו בניי יצ"ו, כי זה הדרך הישר שיברור לו האדם בענייני עיסקא, והוא מוזכר בטור חושן משפט סימן קס"ח. אבל יש כמה עניינים המוזכרים בטור בדיני ריבית המותרים, כולם הם בעיני ריבית גמור בדורותינו אלה, שמתחלה נותן המלוה ללוה המעות, ויודע שהלוה יעשה כך שיהא למלוה בודאי קרוב לשכר.
כי אלו דינים המוזכרים, הם דוקא כשבא ונולד זה הענין אחר כך, אבל בשעה שהתחילו להשתתף לא סלקא אדעתן זה הדבר, כגון הא שכתבו התוספות (ב"ק קב, א ד"ה הנותן) והביא בטור יורה דעה סימן קע"ז, מותר ליתן עיסקא למחצית שכר, ולהתנות שלא להתעסק אלא בדבר פלוני, ואם ישנה שיהיה כל אחריות על המקבל. וכן כל תנאי שירצה, כגון שיתנה שלא ישמור הכספים אלא תחת קרקע, ואם שינה והפסיד כל ההפסד למקבל, ואם הרויח הוא לאמצע כו'.
זה אינו, אלא שהתנאי בלב שלם ביניהם על דרך האמת, שהמלוה סובר כפי מה שמתנה. אבל מי שיודע וברור לו שהלוה לא יעשה כן, והוא אינו מתנה כן אלא כלומר שיהא בהיתר, על זה כתבה התורה אצל הריבית (ויקרא כה, לו) ויראת מא-להיך.
וכן הרבה דינים כזה שהם בהיתר, הוא דוקא שהוא בתמימות דברים כהווייתן. אבל אם ערום יערים, אז איסור ריבית במקומו, ענוש יענש.
על כן צריך זהירות גדול, כי לב האדם חומד, וצריך אדם לקדש את עצמו ולקיים (דברים ו, ה) ואהבת את ה' א-להיך בכל מאודיך:
Et sachez, mes fils, que leur Rocher et leur Rédempteur les garde, que ceci est la voie droite qu'un homme se choisira dans les affaires d'iska, et elle est mentionnée dans le Tour Hoshen Mishpat siman 168. Mais il y a plusieurs affaires mentionnées dans le Tour dans les lois de ribbit (intérêt) qui sont permises, toutes sont à mes yeux ribbit complète en ces générations-ci, car d'abord le prêteur donne à l'emprunteur l'argent, et il sait que l'emprunteur fera ainsi afin que pour le prêteur ce soit à coup sûr proche du gain.
Car ces lois mentionnées, elles sont précisément lorsque cette affaire vient et naît ensuite, mais à l'heure où ils ont commencé à s'associer cette chose n'est pas montée à leur esprit, comme ceci qu'ont écrit les Tossefot (Baba Kama 102a, dibour ha-mathil celui qui donne) et qu'a apporté le Tour Yore Dea siman 177 : il est permis de donner une iska pour la moitié du gain, et de stipuler de ne s'occuper que de telle chose, et s'il change toute la responsabilité sera sur le receveur. Et de même toute condition qu'il voudra, comme qu'il stipule de ne garder les fonds que sous la terre, et s'il a changé et a perdu toute la perte est au receveur, et s'il a gagné c'est au milieu, etc.
Ceci n'est pas, seulement que la condition soit d'un cœur entier entre eux sur la voie de la vérité, que le prêteur pense selon ce qu'il stipule. Mais celui qui sait et il lui est clair que l'emprunteur ne fera pas ainsi, et il ne stipule ainsi que c'est-à-dire afin que ce soit dans le permis, sur ceci la Torah a écrit auprès de la ribbit (Lévitique 25,36) : et tu craindras ton Elokim.
Et de même beaucoup de lois comme celle-ci qui sont dans le permis, c'est précisément que ce soit dans la simplicité des choses telles qu'elles sont. Mais s'il ruse de ruse, alors l'interdit de ribbit est à sa place, il sera puni il sera puni.
C'est pourquoi il faut une grande garde, car le cœur de l'homme convoite, et un homme doit se sanctifier et accomplir (Deutéronome 6,5) : et tu aimeras ה' ton Elokim de tout ton avoir :
ואף שמשא ומתן באמונה הוא מצוה גדולה, מכל מקום אל יאבד זמנו בזה. לא מבעיא תלמיד חכם, פשיטא צריך לראות שתהא תורתו קבע ומלאכתו עראי.
אלא אפילו בעלי בתים אשר יראת אלקים בלבם, ישכילו ויבינו לאחריתם ויקיימו (אבות ב, ב) טוב תורה עם דרך ארץ. ודורשי רשומות נתנו סימן, ג' אז כתיבי, (יהושע א, ח) אז תשכיל, (שם) אז תצליח, אז תישן (אולי צ"ל ישנתי א"ז ינוח לי, איוב ג, יג).
לחלק היום שהוא כ"ד שעות לג' חלקים, ח' שעות יהיו קודש ליי' תורה ותפילה, וסימן א"ז תשכיל, אז בגימטריא ח', דהיינו ח' שעות ישכיל שהוא עסק התורה. וח' שעות יעסוק במשא ומתן, וסימנך א"ז תצליח.
וח' שעות ישן, וסימנך א"ז תישן. אמנם באלו ח' שעות שעוסק בתורה ובתפילה, ישיש וישמח בהם ביותר שמחה רוחניות דביקות בהש"י, כי אלו הח' שעות הם קודש לה', וסימנך (ברכות ק"ש דשחרית) המלך המרומם לבדו מאז, כלומר מאז אחד לבדו, דהיינו אז תשכיל מזה התרוממות המלך:
Et même que le commerce avec fidélité est une grande mitsva, néanmoins qu'il ne perde pas son temps en ceci. Non seulement un talmid 'hakham (disciple sage), évidemment il doit voir que sa Torah soit fixe et son ouvrage temporaire.
Mais même les maîtres de maison dont la crainte de Elokim est en leur cœur, ils seront sages et comprendront pour leur fin et accompliront (Avot 2,2) : bonne est la Torah avec la voie de la terre. Et les chercheurs d'allusions ont donné un signe, trois az (אז) sont écrits, (Josue 1,8) : alors tu seras sage, (ibid.) alors tu réussiras, alors tu dormiras (peut-être faut-il lire : j'ai dormi alors je me reposerais, Job 3,13).
Pour partager le jour qui est 24 heures en 3 parts, 8 heures seront saintes à ה' Torah et tefila, et le signe : alors (אז) tu seras sage, az (אז) en guematria 8, c'est-à-dire 8 heures il sera sage ce qui est l'occupation de la Torah. Et 8 heures il s'occupera de commerce, et ton signe : alors tu réussiras.
Et 8 heures il dormira, et ton signe : alors tu dormiras. Toutefois en ces 8 heures où il s'occupe de Torah et de tefila, qu'il tressaille et se réjouisse en elles de la plus grande joie spirituelle d'attachement à Lui, béni soit-Il, car ces 8 heures sont saintes à ה', et ton signe (berakhot de Keriat Chema du matin) : le Roi élevé seul depuis lors (méaz), c'est-à-dire depuis az un seul, c'est-à-dire alors tu seras sage, de ceci l'élévation du Roi :
וכשהולך למשא ומתן יאמר, לשם יחוד קב"ה ושכינתיה, אני הולך בעסק זה ואני בטוח שהש"י ישלח לי פרנסה וריוח מזה העסק, והעסק הזה הוא סיבה שעל ידו ישלח ה' ברכה בכל מעשה ידי. וכשיתן לו הש"י שיגיע לו ריוח, אז יזכור בהש"י ויתן לו הודיה יתברך, כמו שכתוב (דברים ח, יח) וזכרת את ה' א-להיך כי הוא נותן לך כח לעשות חיל.
וכשמשפיע לו הש"י ברכה מרובה, אזי לא ירום לבבו, אדרבא יהיה נכנע ויבוש מה אני כי הביאתני עד הלום, ויפחוד מאוד אולי הקב"ה מנכה לו מזכיותיו בעולם הזה, או אולי מנסה אותו הש"י לראות כיצד יתנהג עם המעות. על כן החכם עיניו בראשו, ויבין לאחריתו ויתנהג עם המעות הרבה צדקות והרבה גמילות חסד כפי הברכה אשר ברכו ה', ולהיות עניו ביותר.
וכבר הזהירה התורה על זה וכיוצא בו בפרשת עקב (שם ז-יח) כי ה' א-להיך מביאך אל ארץ טובה וגו'. ואכלת ושבעת וברכת וגומר.
השמר לך פן תשכח וגו'. פן תאכל ושבעת וגומר ורם לבבך ושכחת וגו'.
וזכרת את ה' אלקיך כי הוא הנותן לך כח לעשות חיל וגו'. ובסוף השירה דהאזינו אמר בגנותם (שם לב, טו), וישמן ישורון ויבעט שמנת עבית וגו'.
ושמעתי רמז גדול, (שמות יד, ל) ויושע ה', כי הקב"ה עשה תשועות גדולות לישראל בים והצילם ונתן להם ממונם, וכתיב (תהלים קו, ז) וימרו על הים בים סוף, זהו ויושע ראשי תיבות וישמן ישרון ויבעט שמנת עבית:
Et lorsqu'il va au commerce qu'il dise : au nom de l'unité du Saint, béni soit-Il, et de Sa Chekhina, je vais en cette occupation et je suis assuré que Lui, béni soit-Il, m'enverra subsistance et profit de cette occupation, et cette occupation est une cause par laquelle ה' enverra bénédiction en tout ouvrage de mes mains. Et lorsqu'il lui donnera, Lui, béni soit-Il, qu'un profit lui arrive, alors il se souviendra de Lui, béni soit-Il, et Lui donnera action de grâces, béni soit-Il, comme il est écrit (Deutéronome 8,18) : et tu te souviendras de ה' ton Elokim car c'est Lui qui te donne force pour faire richesse.
Et lorsqu'il lui déverse, Lui, béni soit-Il, une bénédiction abondante, alors que son cœur ne s'élève pas, au contraire il sera humble et aura honte : que suis-je que Tu m'as amené jusqu-ici, et il craindra beaucoup peut-être le Saint, béni soit-Il, lui déduit de ses mérites en ce monde, ou peut-être Lui, béni soit-Il, l'éprouve pour voir comment il se conduira avec l'argent. C'est pourquoi le sage, ses yeux sont en sa tête, et il comprendra pour sa fin et se conduira avec l'argent beaucoup d'aumônes et beaucoup de bienfaisance selon la bénédiction dont ה' l'a béni, et d'être très humble.
Et déjà la Torah a averti sur ceci et ce qui lui ressemble dans la paracha Ekev (Deutéronome 8,7-18) : car ה' ton Elokim t'amène vers une terre bonne, etc. Et tu mangeras et tu seras rassasié et tu béniras, etc.
Garde-toi de peur que tu n'oublies, etc. De peur que tu manges et sois rassasié, etc., et que ton cœur s'élève et que tu oublies, etc.
Et tu te souviendras de ה' ton Elokim car c'est Lui qui te donne force pour faire richesse, etc. Et à la fin du chant de Haazinu Il a dit à leur blâme (ibid.
32,15) : et Yeshurun s'est engraissé et a rue, tu as engraissé tu as épaissi, etc. Et j'ai entendu une grande allusion, (Exode 14,30) : et ה' sauva, car le Saint, béni soit-Il, a fait de grands sauvetages à Israël à la mer et les a sauvés et leur a donné leur bien, et il est écrit (Psaumes 106,7) : et ils se rebellèrent à la mer, à la mer de Souf, ceci est ויושע, initiales de וישמן ישרון ויבעט שמנת עבית :
ואם מגיע לו הפסד, אז יודה וישבח להש"י, כי בודאי לטובתו הוא, מאחר שעסק במשא ומתן באמונה בודאי ההפסד הזה שהוא רע בעיניו א-להים חשבה לו לטובה:
Et si une perte lui arrive, alors il rendra grâce et louera Lui, béni soit-Il, car certainement c'est pour son bien, puisqu'il s'est occupé de commerce avec fidélité certainement cette perte qui est mauvaise à ses yeux, Elokim l'a comptée pour lui en bien :
ואם הזמין לו הש"י ריוח, אז תיכף ומיד יפריש מעשר כמו שכתוב (דברים יד, כב) עשר תעשר את כל תבואת זרעך. אמרו רז"ל את לרבות מפרשי הים והולכי מדברות והולכי בסחורות.
ואם אין עתה לנו תבואות מעשר זרעים, חייב אדם לעשר מכל הבא לידו, ויהי' לאדם כיס מיוחד למעות מעשר שלו, וממנו יתן לעניים קרובים ורחוקים. גם מצוה להלות ממנו לאדם בשעת דחקו, ואפילו לאיש אמיד שבעת ההיא הוא דחוק, מותר ללות לו ממעות מעשר, שגמילת חסדים נוהג בין לעניים בין לעשירים (סוכה מט, ב):
Et s'il lui a préparé, Lui, béni soit-Il, un profit, alors aussitôt et immédiatement il séparera le maaser (dîme) comme il est écrit (Deutéronome 14,22) : tu dîmeras tu dîmeras tout le produit de ta semence. Razal ont dit : את pour inclure ceux qui prennent le large de la mer et ceux qui marchent dans les déserts et ceux qui marchent dans les commerces.
Et s'il n'y a pas maintenant pour nous des produits du maaser des semences, l'homme est tenu de dîmer de tout ce qui vient en sa main, et que l'homme ait une bourse spéciale pour l'argent de son maaser, et de lui il donnera aux pauvres proches et lointains. Aussi c'est une mitsva d'en prêter à un homme à l'heure de sa détresse, et même à un homme aisé qui a cette heure-là est à l'étroit, il est permis de lui prêter de l'argent du maaser, car la bienfaisance se pratique tant pour les pauvres que pour les riches (Soucca 49b) :
ואשרי האדם המפריש חומש, וכמו שאמר יעקב אבינו (בראשית כח, כב,) עשר אעשרנו, תרין עישורין הוא חומש. וביותר מחומש, תקנות אושא שאל יבזבז אדם (כתובות נ, א).
ובריש מסכת פיאה (א, א) תנן, אלו דברים שאין להם שיעור כו', וחשיב וגמילות חסדים. ופירש הרמב"ן וכן רבינו עובדיה, דאיירי בגמילות חסדים דבגופו, כגון ביקור חולים ולקבור מתים וכיוצא בהם.
אבל גמילות חסדים דבממונו, כגון פדיון שבויים ולהלביש ערומים ולהאכיל הרעבים וכיוצא בזה, יש להם שיעור שיתן בכל פעם שתבא מצוה כזו לידו חמישית מן הריוח שבנכסיו ותו לא מחויב, דהכי אמרינן (כתובות נ, א) המבזבז אל יבזבז יותר מחומש. הילכך מבעי ליה לאינש לאפרושי חמישית הריוח בכל עת, כדי שיהא מצוי כל זמן שיבא גמילות חסד לידו שיקיימו, ובהכי נפיק ידי חובתו, עכ"ל:
Et heureux l'homme qui sépare un cinquième, et comme a dit Yaakov notre père (Genèse 28,22) : je le dîmerai je le dîmerai, deux dîmes c'est un cinquième. Et plus qu'un cinquième, les décrets de Ousha : qu'un homme ne dilapide pas (Ketoubot 50a).
Et au début du traité Pea (1,1) nous avons appris : voici les choses qui n'ont pas de mesure, etc., et il a compté la bienfaisance. Et le Ramban a expliqué et de même Rabbenou Ovadia, qu'il s'agit de la bienfaisance de son corps, comme visiter les malades et ensevelir les morts et leurs semblables.
Mais la bienfaisance de son argent, comme racheter les captifs et vêtir les nus et nourrir les affamés et le semblable, elles ont une mesure : qu'il donne chaque fois qu'une telle mitsva vient en sa main un cinquième du profit qui est en ses biens et plus il n'est pas tenu, car ainsi nous disons (Ketoubot 50a) : celui qui dilapide ne dilapidera pas plus d'un cinquième. C'est pourquoi l'homme doit séparer un cinquième du profit en tout temps, afin que ce soit trouvé chaque fois que la bienfaisance viendra en sa main qu'il l'accomplisse, et par ceci il sort de son obligation, jusqu-ici son langage :
ואף אם זיכהו הש"י שיש לו מעשר הרבה, ראוי לבערו ולחלקו בשנה השלישית ובשנה השישית של שמיטה כדין מעשר תבואה. ואותן האנשים המעכבים את מעשרותיהם באופן שנשאר בידם עד אחר מותם, הם כסילים בחושך הולכים, שאין מקיימים בעצמם המצוה:
Et même s'il l'a fait mériter, Lui, béni soit-Il, qu'il ait beaucoup de maaser, il convient de l'éliminer et de le répartir en l'année troisième et en l'année sixième de la shemitta selon la loi du maaser de la récolte. Et ces hommes qui retiennent leurs maasrot de telle sorte qu'il reste en leurs mains jusqu'après leur mort, ils sont des sots marchant dans les ténèbres, car ils n'accomplissent pas en eux-mêmes la mitsva :
מצאתי בשם מהרר"מ מ"ץ, לשכור [מלמד] לבן קרובו עשיר [ללמוד עמו] שעה יתירה ממעשרות, הדעת נוטה דיכול להשכיר. כי מה שכתב מהר"ם שאינו רשאי לתת מעשרות לבן קרובו עשיר, איכא למימר לשאר צרכיו.
אבל ללמוד תורה, אפשר ליתן לו אם אין האב רוצה ליתן. וכן אני רגיל להורות לבני אדם, כל מצוה שתבא לידו להיות בעל ברית ולהכניס כלה לחופה וכיוצא בזה, וכן לקנות ספרים ללמוד בהם ולהשאיל לאחרים ללמוד בהם, אם לא היה יכולת בידם ולא היה עושה אותו מעשה אז יקח מן המעשר, עד כאן לשונו:
J'ai trouvé au nom de Mahararam, moré tsedek (maître de justice), de louer [un maître] pour le fils de son parent riche [pour étudier avec lui] une heure de plus des maasrot, la raison penche qu'il peut louer. Car ce qu'a écrit Maharam qu'il n'est pas permis de donner des maasrot au fils de son parent riche, on peut dire : pour ses autres besoins.
Mais pour étudier la Torah, il est possible de lui donner si le père ne veut pas donner. Et ainsi j'ai l'habitude d'instruire les gens, toute mitsva qui viendra en sa main d'être maître de l'alliance et d'introduire une fiancée à la houppa et le semblable, et de même d'acheter des sefarim pour étudier en eux et de les prêter à d'autres pour étudier en eux, s'il n'y avait pas de capacité en leurs mains et qu'il n'aurait pas fait cet acte, alors il prendra du maaser, jusqu-ici son langage :
עוד יתבארו דיני מעות מעשר בעמוד הצדקה
Encore seront expliqués les lois de l'argent du maaser dans Amoud haTsedaka
מצאתי בספר אחד וזה לשונו, ולפי שמצינו ממעשר בכמה מילי, אפילו בבנים, כדאיתא ברבות פרשת ויצא (ע, ז) רבי יהושע דסכנין בשם רבי לוי אמר, כותי אחד שאל את רבי מאיר, אמר ליה, אין אתם אומרים יעקב אמיתי, דכתיב (מיכה ז, כ) תתן אמת ליעקב. אמר ליה, הן.
אמר ליה, ולא כך אמר (בראשית כח, כב) וכל אשר תתן לי עשר אעשרנו לך. אמר ליה, הן.
אמר ליה, הפריש שבטו של לוי אחד מעשרה, למה לא הפריש אחד מעשרה לשנים שבטים אחרים. אמר ליה, וכי י"ב הן, והלא י"ד הן, אפרים ומנשה כראובן ושמעון יהיו לי (שם מח, ה).
אמר ליה, כל שכן אוסיפא מיא, אוסיפא קמח. אמר ליה, אין אתה מודה לי שהן ד' אמהות.
אמר ליה, צא מהן ד' בכורות לד' אמהות, הבכור קודש ואין קודש מוציא קודש. אמר ליה, אשריך ואשרי אומתך שאתה שרוי בתוכה, עד כאן.
ואיתא ברבות פרשת עקב (פרשה ג, ז), מה פרי אדמתך צריכים עישור, אף פרי בטנך צריכין עישור, וזו המילה:
J'ai trouvé dans un sefer et voici son langage : et parce que nous avons trouvé du maaser en plusieurs choses, même dans les fils, comme il est dans Rabbot paracha Vayetse (70,7) : Rabbi Yehoshua de Sikhnin au nom de Rabbi Levi a dit, un Kouti (Samaritain) a questionné Rabbi Meir, il lui a dit : ne dites-vous pas Yaakov est véridique, car il est écrit (Michee 7,20) : Tu donneras vérité à Yaakov. Il lui a dit : oui.
Il lui a dit : et n'a-t-il pas dit ainsi (Genèse 28,22) : et tout ce que Tu me donneras je le dîmerai je le dîmerai pour Toi. Il lui a dit : oui.
Il lui a dit : il a séparé la tribu de Levi un sur dix, pourquoi n'a-t-il pas séparé un sur dix pour deux autres tribus. Il lui a dit : et sont-elles 12, et ne sont-elles pas 14, Ephraim et Menashé seront pour moi comme Reouven et Shimon (ibid.
48,5). Il lui a dit : à plus forte raison, j'ai ajouté de l'eau, j'ai ajouté de la farine.
Il lui a dit : n'avoues-tu pas qu'elles sont 4 mères. Il lui a dit : sors d'elles 4 premiers-nés des 4 mères, le premier-né est saint et le saint n'extrait pas le saint.
Il lui a dit : heureux es-tu et heureuse ta nation que tu habites en son sein, jusqu-ici. Et il est dans Rabbot paracha Ekev (section 3,7) : de même que le fruit de ta terre a besoin de dîme, ainsi le fruit de tes entrailles a besoin de dîme, et ceci est la circoncision :
לכן נראה לי, דגם ימי האדם צריכין עישור, רצוני לומר דאוכל ט' ימים ומתענה בעשירי, וסמך לדבר יום כפור (ויקרא טז, כט-לא) בעשור לחודש ועניתם את נפשותיכם, הרי שיום עשירי מראש השנה חביב לפני קודשא בריך הוא להתענות בו. ויש לבאר ג"כ דהיינו טעם (שם כג, מ) ולקחתם לכם ביום הראשון, דארבע ימים בין יום כפור לסוכות מוותר להם שלא לבא לחשבון, לפי שהשנה שנ"ד ימים והלכו להם בעשירית חוץ מד' ימים, לכן וותר לאותן ד' ימים לפי שלא באו לכלל מעשר, אפילו למחציתו לא באו.
והתחילו מט"ו בתשרי וקראו ראשון להתחיל בו מצות מעשר. והיינו (תנחומא אמור כב) ראשון לחשבון עונות, כלומר הד' ימים שקדמו לו אינם חייבים במעשר, דאין בהם עונות, ויום ט"ו הוא לחשבון עונות שחייב לעשורי ממנו להתענות עשירי שלו, ועל דרך המדרש דרבי נתחומא.
ואף שכבר התענה בעשור לחודש, ההוא יומא לכפרת עון רק שבחר בעשירי לחביבתו, ועתה ט"ו בתשרי להתחלות ימים החייבין במעשר:
C'est pourquoi il m'apparaît, que aussi les jours de l'homme ont besoin de dîme, je veux dire qu'il mange 9 jours et jeûne au dixième, et un appui pour la chose : Yom Kippour (Lévitique 16,29-31) : au dixième du mois et vous affligerez vos âmes, voici que le dixième jour depuis Roch Hachana est cher devant le Saint, béni soit-Il, pour y jeûner. Et il y a aussi à expliquer que c'est la raison (ibid.
23,40) : et vous prendrez pour vous au jour le premier, que quatre jours entre Yom Kippour et Souccot Il leur concède de ne pas venir au compte, parce que l'année est 354 (שנ"ד) jours et ils sont allés en dixièmes hors 4 jours, c'est pourquoi Il a concédé ces 4 jours parce qu'ils ne sont pas venus à l'ensemble du maaser, même à sa moitié ils ne sont pas venus. Et ils ont commencé du 15 Tishri et l'ont appelé premier pour commencer en lui la mitsva du maaser.
Et c'est (Tanhuma Emor 22) : premier pour le compte des fautes, c'est-à-dire les 4 jours qui l'ont précédé ne sont pas tenus au maaser, car il n'y a pas en eux de fautes, et le jour 15 est pour le compte des fautes dont il est tenu de dîmer pour jeûner son dixième, et selon la voie du midrach de Rabbi Tanhuma. Et même qu'il a déjà jeûné au dixième du mois, ce jour-là est pour l'expiation de la faute seulement qu'Il a choisi le dixième pour sa cherté, et maintenant le 15 Tishri est pour le commencement des jours tenus au maaser :
ומצוה זו עשירי דיומא מצוה רבה היא, דעל ידו צריך לספור כל ימי חייו הימים שהש"י זן ומפרנס אותו להתענות יום העשירי, ולא יזוז מנגד עיניו השגחת הש"י, ועל ידי כן יעבוד אותו באהבה. ומאחר שלמדנו שחייב לעשורי יומא, צריכין אנו לידע היאך אנו מונין הימים ובאיזה ענין המעשר שלהם, דיש לפניך כמה דרכים:
Et cette mitsva du dixième du jour est une grande mitsva, car par elle il doit compter tous les jours de sa vie, les jours que Lui, béni soit-Il, le nourrit et le sustente, pour jeûner le jour dixième, et que ne s'écarte pas d'en face de ses yeux la providence de Lui, béni soit-Il, et par ceci il Le servira dans l'amour. Et puisque nous avons appris qu'il est tenu de dîmer le jour, nous devons savoir comment nous comptons les jours et de quelle manière est leur maaser, car tu as devant toi plusieurs voies :
הדרך האחד, למנות כל השנה עשרה ימים, והעשירי קודש למצות מעשר, ולא יחליפנו לא ימירנו. ואם הוא שבת או שאר ימים שאין מתענין בהם, כיון דדחוי דחוי ואין מתענין בהן, אין לדחותו ליום שלאחריו.
והוא הדין אם יבוא יום העשירי שבלאו הכי מתענין בין חובה ובין רשות, לא אמרינן פורע חובו במעשר או מעשר בחובו ודחינן ליה למעשר ליום של אחריו, אלא יצא בו גם כן מצות מעשר, וההוא יומא עולה לכאן ולכאן:
La voie première : compter toute l'année dix jours, et le dixième est saint pour la mitsva du maaser, et il ne l'échangera pas il ne le substituera pas. Et s'il est Chabbat ou d'autres jours où l'on ne jeûne pas, puisque le rejeté est rejeté et l'on n'y jeûne pas, il n'y a pas à le renvoyer au jour qui le suit.
Et la même loi s'il vient le jour dixième où de toute façon l'on jeûne, que ce soit obligation ou permission, nous ne disons pas : il acquitte sa dette par le maaser ou le maaser par sa dette et nous renvoyons le maaser au jour d'après lui, seulement il sort aussi par lui de la mitsva du maaser, et ce jour-là monte ici et ici :
והדרך השני, שאם יבא יום העשירי ביום השבת, או ביום שבלאו הכי מתענין בהם, דחינן ליה ליום שלאחריו ליום שמותר ואין חייב להתענות בו, ומתענין לחובת המעשר:
Et la voie seconde : que si le jour dixième vient au jour du Chabbat, ou à un jour où de toute façon l'on jeûne, nous le renvoyons au jour qui le suit, à un jour permis et où l'on n'est pas tenu de jeûner, et l'on jeûne pour l'obligation du maaser :
הדרך השלישי הוא, דלשני דרכים הראשונים החילוק ביניהם ביום העשירי אם נדחה אם לאו, אבל בענין מנין הימים עד העשירי מונין הכל. והנה יש עוד ספק וגדול הוא אלי, דאיך מונין בתוך הימים שבתות וימים טובים וכדומה להם שאין מתענין בהם, או ימים שבלאו הכי מתענין בהם, הרי אינן חייבין במעשר דאין קודש מוצא קודש כדאיתא ברבות שהבאתי למעלה, ולפום ריהטא לא היה למנות כי אם שאוכל בהם רשות, ולעשר יום עשירי שאוכל רשות, דאין מעשר אלא מן החולין ולא מן הקודש:
La voie troisième est : que pour les deux premières voies la distinction entre elles est au jour dixième s'il est renvoyé ou non, mais dans l'affaire du compte des jours jusqu'au dixième ils comptent tout. Et voici il y a encore un doute et il est grand pour moi : comment comptons-nous parmi les jours les Chabbats et les jours de Yom Tov et leurs semblables où l'on ne jeûne pas, ou les jours où de toute façon l'on jeûne, voici ils ne sont pas tenus au maaser car le saint n'extrait pas le saint comme il est dans Rabbot que j'ai apporté plus haut, et à première vue on n'aurait dû compter que ceux où l'on mange en permission, et dîmer un jour dixième où l'on mange en permission, car il n'y a de maaser que du profane et non du saint :
ונראה לי הדרך הראשון הוא עיקר וכן יש לעשות, שמונין כל השנה מט"ו תשרי עשרה עשרה ימים, ויום העשירי אף שבתוכה ימי השבת וימים טובים וימי תענית, העשירי קודש הוא, לא יחליפנו ולא ימירנו. וסמך לדבר, עשור לחודש, אף שבתוך עשרה ימים שבת ויום טוב וראש השנה ויום תענית צום גדליה.
ועוד ראייה קצת מרבות (בר"ר ע, ז) שהבאתי למעלה, דקאמר הפריש שבטו של לוי, פירוש דהוא העשירי כשאתה מונה מלמטה למעלה, והרי בתוכם בכור שאתה צריך להוציאו ולעייל במקומו שמעון אפילו נמנה בתוך העשרה, ולקמן יתבאר טפי:
Et il m'apparaît que la voie première est l'essentiel et ainsi il faut faire, que l'on compte toute l'année depuis le 15 Tishri dix dix jours, et le jour dixième même qu'en son sein il y a des jours de Chabbat et des jours de Yom Tov et des jours de jeûne, le dixième est saint, il ne l'échangera pas et il ne le substituera pas. Et un appui pour la chose : le dixième du mois, même qu'au sein de dix jours il y a Chabbat et Yom Tov et Roch Hachana et un jour de jeûne, le jeûne de Gedalia.
Et encore une preuve un peu de Rabbot (Bereshit Rabba 70,7) que j'ai apporté plus haut, qu'il a dit : il a séparé la tribu de Levi, explication : qu'il est le dixième lorsque tu comptes de bas en haut, et voici en leur sein un premier-né que tu dois extraire et faire entrer à sa place Shimon même s'il a été compté au sein des dix, et plus bas cela s'expliquera davantage :