Ce passage poursuit l'explication du gaon : le disciple ôte et chausse son maître même sans tefilin, les disciples étant plus nombreux que les esclaves ; le défaut n'est que le maître en tefilin et le disciple non. Le Chla enseigne que toute mitsva acceptée dans la joie, comme la circoncision, se fait encore dans la joie, par un festin. Rabbi Chimon bar Yo'haï dit que l'homme accepte dans la joie le sang de son fils ; Rabbi Houna ajoute qu'il en fait un jour de joie. Il faut une joie spirituelle, prier pour une néchama sainte, le siège d'Eliahou, un sandak et un mohel convenables : le Maharil tient le maître de l'alliance plus grand que le mohel.
Aussi : écrire Chema et Vehaya im chama sur les montants, s'amener à l'obligation de mezouza et l'embellir ; fixer des temps pour la Torah avant le commerce avec fidélité.
ומה שאמרו, מאי תקנתיה, לכרוך רביה ברישא, לא סיימוהו קמאי איך זה מתפרש לפי פירוש הגאון הנ"ל. על כן אני אומר כך פירושו לפי דרכו ז"ל, ויהיה יוצא מדין זה חדא, שאף במקום שאין מכירין ולא לבוש תפילין, מחוייב התלמיד לחלוץ ולנעול את רבו, כי אין לחשש שיאמרו עליו שהוא עבד כי זיל בתר רובא, דיותר הם תלמידים אצל הרב מהעבדים.
ומה שחששו ז"ל, היינו דווקא כשיש ריעותא, כגון שהרב מלובש תפילין, ותלמיד אינו מלובש תפילין, אזי יש ריעותא והוכחה שודאי הוא עבד, כי למה לא מלובש תפילין כמו שרבו לובש תפילין, אלא ודאי הוא עבד ועבד הוא פטור מתפילין. אבל כשגם רבו חלץ תפיליו, שאז מסולקת זו הריעותא ואין לחשש שיאמרו עליו שהוא עבד, ואז מחויב לנעול ולחלוץ אותו, ודו"ק:
Et ce qu'ils ont dit, quel est son remède, que son maître enroule d'abord, les premiers n'ont pas achevé comment ceci s'explique selon l'explication du gaon mentionné ci-dessus. C'est pourquoi je dis ainsi est son explication selon sa voie, de mémoire bénie, et il sortira de cette loi une chose, que même dans un lieu où l'on ne connaît pas et qu'il n'est pas vêtu de tefilin, le disciple est tenu d'ôter et de chausser son maître, car il n'y a pas à craindre que l'on dise de lui qu'il est un esclave, car va selon la majorité, car plus nombreux sont les disciples auprès du maître que les esclaves.
Et ce que Razal ont craint, c'est seulement lorsqu'il y a un défaut, comme lorsque le maître est vêtu de tefilin et que le disciple n'est pas vêtu de tefilin, alors il y a un défaut et une preuve qu'il est certainement un esclave, car pourquoi n'est-il pas vêtu de tefilin comme son maître est vêtu de tefilin, seulement certainement il est un esclave et l'esclave est exempt des tefilin. Mais lorsque aussi son maître a ôté ses tefilin, alors ce défaut est écarté et il n'y a pas à craindre que l'on dise de lui qu'il est un esclave, et alors il est tenu de le chausser et de les lui ôter, et examine bien :
ענין מזוזה, מצות עשה לכתוב פרשת שמע והיה אם שמוע ולקובען על מזוזות הפתח, דכתיב (דברים ו, ט) וכתבתם על מזוזות ביתך ובשעריך. וצריך ליזהר מאד בה, כמו שאמרו חכמים (מנחות מג, ב) כל מי שיש לו תפילין בראשו [ותפילין] בזרועו, וציצית בבגדו, ומזוזה בפתחו, מוחזק הוא שלא יחטא.
מפני שיש במזוזה יחודו של הקב"ה, ותמיד בבואו ובצאתו יזכור יחודו של הקב"ה ויתן יראתו על פניו לבלתי יחטא. וכל הזהיר בה, יאריכו ימיו וימי בניו, דכתיב (דברים יא, כא) למען ירבו ימיכם וימי בניכם:
Sujet de la mezouza, precept positif d'écrire la section Chema et Vehaya im shamoa et de les fixer sur les montants de la porte, il est écrit (Deutéronome 6,9) : et tu les écriras sur les mezouzot de ta maison et dans tes portes. Et il faut y prendre garde beaucoup, comme ont dit les Sages (Menahot 43b) : quiconque a des tefilin à sa tête [et des tefilin] à son bras, et des tsitsit à son vêtement, et une mezouza à son entrée, il lui est assuré qu'il ne péchera pas.
Parce qu'il y a dans la mezouza Son unité, celle du Saint, béni soit-Il, et toujours à son entrée et à sa sortie il se souviendra de Son unité, celle du Saint, béni soit-Il, et il mettra Sa crainte sur son visage afin de ne pas pécher. Et quiconque y prend garde, ses jours et les jours de ses fils s'allongeront, il est écrit (Deutéronome 11,21) : afin que se multiplient vos jours et les jours de vos fils :
ואם אינו זהיר בה, יתקצרו, דמכלל הן אתה שומע לאו. וכן דרשו חכמים, בעון מזוזה בניו ובנותיו מתים קטנים, דכתיב (ירמיה ב, לד) דם נפשות אביונים נקיים, וסמיך ליה (שם) לא במחתרת מצאתים, כן איתא בפרק במה מדליקין (שבת לב, ב).
ופירש רש"י, במחתרת שאין לה פצימין, הכי אמר קרא, לא במחתרת פצימיהן מצאתים שלמים במצותי, כי על כל אלה הכיתם, דהאי קרא בתר לשוא הכיתי את בניכם כתיב, עד כאן לשונו. נשמע מזה, מה שמחוייב האדם להביא את עצמו לידי חיוב מזוזה.
ואם עושה פתחו כדי שיפטור, נענש, וכדאיתא בפרק התכלת בענין הציצית (מנחות מא, א) דענשי בעידן ריתחא מי שאינו מביא את עצמו לידי חיוב ציצית בדאפשר לו:
Et s'il n'y prend pas garde, ils seront raccourcis, car de l'implication du oui tu entends le non. Et ainsi ont interprété les Sages, par le péché de la mezouza ses fils et ses filles meurent petits, il est écrit (Jérémie 2,34) : le sang d'âmes de pauvres innocents, et à côté de lui (ibid.) : ce n'est pas dans une brèche que Je les ai trouvés, ainsi est-il au chapitre Bameh Madlikin (Chabbat 32b).
Et Rachi a expliqué : dans une brèche qui n'a pas de montants, ainsi a dit le verset : ce n'est pas dans une brèche, leurs montants, que Je les ai trouvés complets en Mes mitsvot, car pour tout ceci Je les ai frappés, car ce verset est écrit après : en vain J'ai frappé vos fils, jusqu-ici son langage. On entend de ceci ce dont l'homme est tenu, de s'amener à l'obligation de mezouza.
Et s'il fait son entrée afin d'être exempt, il est puni, et comme il est au chapitre haTekhelet au sujet des tsitsit (Menahot 41a) que l'on punit au temps de colère celui qui ne s'amène pas à l'obligation de tsitsit lorsqu'il lui est possible :
ומכל שכן מי שיש לו בית, ויש בו הרבה חדרים הראוים למזוזות, שיהא זהיר וזריז לתקן במזוזות נאות לקיים (שמות טו, ב) זה אלי ואנוהו, התנאה לפניו במצות (שבת קלג, ב), ובפרט מצוה קדושה כזו, שבה יחוד השם יתברך וקבלת המצות, ולראות שתמיד יהיה נקי בארבע אמות למזוזה. ומה טוב ומה נעים לשום הקנה שבו המזוזה תוך כלי של זכוכית שלם העשוי כמו קנה, שאז אותיות של שם שד"י מאירים דרך כלי זכוכית.
וראיתי חסידים ואנשי מעשה נוהגין כן, וקדוש יאמר לו:
Et à plus forte raison celui qui a une maison, et il y a en elle beaucoup de chambres aptes aux mezouzot, qu'il soit attentif et prompt à préparer de belles mezouzot pour accomplir (Exode 15,2) : celui-ci est mon Él et je L'embellirai, embellis-toi devant Lui par les mitsvot (Chabbat 133b), et en particulier une mitsva sainte comme celle-ci, en laquelle est l'unité du Nom, béni soit-Il, et l'acceptation des mitsvot, et de voir qu'il soit toujours propre dans les quatre coudées de la mezouza. Et que c'est bon et que c'est agréable de mettre le roseau dans lequel est la mezouza dans un récipient de verre entier fait comme un roseau, alors les lettres du Nom Shadaï brillent à travers le récipient de verre.
Et j'ai vu des hassidim et des hommes d'action pratiquer ainsi, et saint on dira de lui :
בא לקובעה, יניחנה במקומה, דהיינו בחריץ שעשה. וקודם שיסמרה במסמרים, יברך אשר קדשנו במצותיו לקבוע מזוזה.
מקום קביעתה, בתוך חלל של פתח בטפח הסמוך לחוץ בתחילת שליש העליון, דהיינו משני שלישי גובה הפתח ולמעלה. ולמטה מזה השיעור, לא יניחנה.
אבל מזה השיעור ולמעלה, הכל מקום המזוזה עד טפח רחוק מהשיקוף. מכל מקום אמרו רז"ל (מנחות לג, א) דמצוה הוא להניח בשליש העליון.
ויען כי ראיתי בעלי בתים אין נזהרים בזה, באתי מזכיר ומזהיר. ויכוון שיהא ראש המזוזה, דהיינו שמע לצד פנים.
ושיטה אחרונה לצד חוץ. זהו למנהג אשכנזים שמדקדקים להוציא כל הדיעות, וקובעין המזוזה באלכסון.
ואותן המדינות הנוהגות כרש"י ורמב"ם שהמזוזה צריכה להיות זקופה ארכה אורך מזוזת הפתח, יכוון שיהא שמע דהיינו סוף גלילה לצד חוץ:
Lorsqu'il vient la fixer, qu'il la pose à sa place, c'est-à-dire dans la rainure qu'il a faite. Et avant de la clouer avec des clous, qu'il bénisse qui nous a sanctifiés par Ses mitsvot de fixer une mezouza.
Le lieu de sa fixation, dans le vide de l'entrée, dans le tefah (empan) proche de l'extérieur, au commencement du tiers supérieur, c'est-à-dire depuis les deux tiers de la hauteur de l'entrée et au-dessus. Et au-dessous de cette mesure, qu'il ne la pose pas.
Mais de cette mesure et au-dessus, tout est le lieu de la mezouza jusqu'à un tefah loin du linteau. Toutefois ont dit Razal (Menahot 33a) que la mitsva est de la poser au tiers supérieur.
Et parce que j'ai vu des maîtres de maison qui n'y prennent pas garde, je suis venu rappeler et avertir. Et qu'il vise que la tête de la mezouza, c'est-à-dire Chema, soit vers l'intérieur.
Et la dernière ligne vers l'extérieur. Ceci est selon la coutume des Ashkénazim qui sont précis à sortir tous les avis, et fixent la mezouza en diagonal.
Et ces pays qui pratiquent comme Rachi et le Rambam que la mezouza doit être droite, sa longueur la longueur du montant de la porte, qu'il vise que Chema, c'est-à-dire la fin du roulage, soit vers l'extérieur :
ענין מילה, במסכת שבת פרק רבי אליעזר (שבת קל, א), תניא אמר רשב"ג, כל מצוה שקבלוה ישראל עליהם בשמחה, כגון מילה דכתיב (תהלים קיט, קסב) שש אנכי על אמרתך, עדיין עושין אותה בשמחה. ופירוש בשמחה, שעושים במשתה.
וגרסינן במדרש תילים (עי' תנחומא תצוה א), ואני תמיד אייחל והוספתי על כל תהלתך (תהלים עא, יד), אמר רשב"י, בא וראה שאין חביב לאדם יותר מבניו, וכדי לעשות רצון בוראו רואה בנו שנשפך ממנו דם מילה ומקבל עליו בשמחה. א"ר הונא ולא עוד, אלא שמוציא הוצאות ועושה אותו היום יום שמחה ומה שלא נצטווה.
וזהו שאמר ואני תמיד אייחל וגומר. בספר הזוהר (ח"א צה, א), זכאה חולקיה מאן דקריב האי קורבנא לחדוותא קמיה קודשא בריך הוא, ובעי למחדא בהאי חולקא כל ההוא יומא, דכתיב (תהלים ה, יב) וישמחו בך כל חוסי בך לעולם ירננו וגו':
Sujet de la circoncision, dans le traité Chabbat chapitre Rabbi Eliezer (Chabbat 130a), il est enseigné, à dit Rabban Shimon ben Gamliel : toute mitsva qu'Israël a acceptée sur eux dans la joie, comme la circoncision, il est écrit (Psaumes 119,162) : je me réjouis de Ta parole, encore ils la font dans la joie. Et l'explication de dans la joie, qu'ils font un festin.
Et nous lisons dans le Midrach Tehilim (voir Tanhuma Tetsave 1) : et moi toujours j'espérerai et j'ai ajouté sur toute Ta louange (Psaumes 71,14), a dit Rashbi (Rabbi Shimon bar Yohai) : viens et vois, rien n'est plus cher à l'homme que ses fils, et afin de faire la volonté de son Créateur il voit son fils dont on verse de lui le sang de la circoncision et il l'accepte sur lui dans la joie. A dit Rabbi Houna : et non seulement cela, mais il sort des dépenses et fait de ce jour un jour de joie, et ce dont il n'a pas été commandé.
Et c'est ce qu'il a dit : et moi toujours j'espérerai, etc. Dans le sefer du Zohar (volume 1, 95a) : heureuse sa part, celui qui offre ce sacrifice dans la joie devant le Saint, béni soit-Il, et il faut se réjouir de cette part tout ce jour-là, il est écrit (Psaumes 5,12) : et qu'ils se réjouissent en Toi tous ceux qui s'abritent en Toi, à jamais ils crieront de joie, etc. :
ואם מצוה לשמוח שמחה גופניית, קל וחומר שמחה רוחניית. כשהביא את בנו למול אותו, יתעורר בלבו שמחה גדולה, ויפאר וישבח להש"י על אשר זיכהו לבן, ולהכניסו בבריתו של אברהם אבינו, ויהיה חתום באות ברית קודש אשר נתן הש"י ובזה אנחנו עבדיו נושאים חותם הקודש, ויגל וישמח שמחה גדולה בלבו שמחה רוחניית שהיא דביקות בו יתברך, ומתוך שמחה זו יפתח את פיו בשעה שהמוהל מוכן למהלו ויאמר, הנני מוכן ומזומן לקיים מצות עשה שציווני הבורא למול את בני, לשם יחוד הקב"ה ושכינתיה ע"י ההיא טמיר ונעלם:
Et s'il est une mitsva de se réjouir d'une joie corporelle, à plus forte raison une joie spirituelle. Lorsqu'il a amené son fils pour le circoncire, qu'il s'éveille dans son cœur une grande joie, et qu'il glorifie et loue le Saint, béni soit-Il, de ce qu'Il l'a fait mériter un fils, et de l'introduire dans l'alliance de Avraham notre père, et qu'il soit scellé du signe de l'alliance sainte que le Saint, béni soit-Il, a donnée, et par ceci nous Ses serviteurs portons le sceau du saint, et qu'il tressaille et se réjouisse d'une grande joie dans son cœur, une joie spirituelle qui est l'attachement à Lui, béni soit-Il, et du sein de cette joie qu'il ouvre sa bouche à l'heure où le mohel (circonciseur) est prêt à le circoncire et qu'il dise : me voici prêt et disposé à accomplir le precept positif que le Créateur m'a commandé de circoncire mon fils, au nom de l'unité du Saint, béni soit-Il, et de Sa Chekhina, par celui qui est caché et occulté :
ויתפלל להש"י תכף לאחר המילה, שיתן לו הש"י להילד נשמה קדושה ללמוד וללמד לשמור ולעשות ולקיים, ויברך את הילד, וכן יתנהו לאחרים לברך אותו, וכן איתא בתרגום יונתן פרשת ויחי (בראשית מח, כ) בפסוק בך יברך ישראל לאמר וגו', יברכון בית ישראל ית ינוקא ביומא דמהולתא למימר וכו':
Et qu'il prie le Saint, béni soit-Il, aussitôt après la circoncision, que le Saint, béni soit-Il, donne à l'enfant une nechama sainte pour étudier et enseigner, pour garder et pour faire et pour accomplir, et qu'il bénisse l'enfant, et de même qu'il le donne à d'autres pour le bénir, et ainsi est-il dans le Targoum Yonatan paracha Vayehi (Genèse 48,20) au verset : en toi Israël bénira disant, etc. : la maison d'Israël bénira l'enfant au jour de sa circoncision en disant, etc. :
ואם היו אחרים עומדים שם, אומרים כשם שנכנס לברית כו' כדאיתא פרק ר' אליעזר דמילה (שבת קלז, ב), אבי הבן אומר, להכניסו בבריתו של אברהם אבינו. העומדים שם אומרים, כשם שנכנס לברית כו'.
וכתב האבודרהם, כך יכנס לתורה ולחופה ולמעשים טובים, שאלו הן מצות הבן המוטל על האב, כמו שאמרנו וסדרום על זה הסדר דאמרינן (קידושין כט, ב) לעולם ילמד אדם תורה ואחר כך ישא אשה. והזכיר אחר כן מעשים טובים, אעפ"י שהוא חייב במצות כשהוא בן י"ג שנה, אינו בן עונש עד עשרים וכבר היה בן י"ח לחופה:
Et s'il y avait d'autres qui se tenaient là, ils disent : de même qu'il est entré dans l'alliance, etc., comme il est au chapitre Rabbi Eliezer de la circoncision (Chabbat 137b), le père du fils dit : de l'introduire dans l'alliance de Avraham notre père. Ceux qui se tiennent là disent : de même qu'il est entré dans l'alliance, etc.
Et l'Aboudraham a écrit : ainsi qu'il entre à la Torah et à la houppa (dais nuptial) et aux bonnes actions, car ce sont les mitsvot du fils imposées au père, comme nous l'avons dit, et ils les ont ordonnées dans cet ordre, car nous disons (Kiddoushin 29b) : toujours que l'homme étudie la Torah et ensuite qu'il épouse une femme. Et il a mentionné ensuite les bonnes actions, bien qu'il soit tenu aux mitsvot lorsqu'il est fils de 13 ans, il n'est pas fils de châtiment jusqu'à vingt, et déjà il était fils de 18 pour la houppa :
נוהגין לעשות כסא לאליהו כמבואר בפוסקים (עי' יו"ד רסה, יא). וכן בזוהר (ח"א צג, א) וזה לשונם, א"ר אבא בזימנא דאפיק ברית לאעליה, להאי ברית קרי קודשא בריך הוא לפמליא דיליה ואמר, חמו מה ברית עבדית בעלמא, ביה שעתא אזדמן ליה אליהו ז"ל וטאס עלמא בארבע טאסין ואיזדמן תמן.
ועל דא תנינין דבעי בר נש לתקן כורסיא חדא ליקרא דיליה, הוא סליק ואסהיד קמי קודשא בריך הוא. תא חזי, בקדמיתא כתיב (מל"א יט, ט) מה לך פה אליהו וגומר, וכתיב (שם י) קנא קנאתי ליי וגומר כי עזבו בריתך בני ישראל וגומר.
אמר ליה, חייך, בכל אתר תזדמן ופומא דאסהיד האי יסהיד דישראל קיימין האי קיימא. וכתב רבי מאיר בן גבאי בספר תולעת יעקב, וצריך לומר בפירוש, זה כסאו של אליהו זכרו לטוב.
ואם אין אומרים כן, אין בא לשם, כך ראיתי במדרשו של רשב"י ע"ה עד כאן:
L'on pratique de faire un siège pour Eliahou comme il est explicite chez les décideurs (voir Yore Dea 265,11). Et ainsi dans le Zohar (volume 1, 93a) et voici leur langage : a dit Rabbi Abba, au moment où l'on sort l'alliance pour l'introduire, pour cette alliance le Saint, béni soit-Il, appelle Sa suite et dit : voyez quelle alliance J'ai faite dans le monde, à cette heure Eliahou, de mémoire bénie, se présente à lui et parcourt le monde en quatre vols et se présente là.
Et pour cela nous avons appris qu'un homme doit préparer un siège pour son honneur, il monte et témoigne devant le Saint, béni soit-Il. Viens et vois, au commencement il est écrit (I Rois 19,9) : que fais-tu ici, Eliahou, etc., et il est écrit (ibid.
10) : j'ai été jaloux, jaloux pour ה', etc., car les fils d'Israël ont abandonné Ton alliance, etc. Il lui a dit : par ta vie, en tout lieu tu te présenteras et la bouche qui a témoigné ceci témoignera qu'Israël tiennent cette alliance.
Et a écrit Rabbi Meir ben Gabai dans le sefer Tolaat Yaakov : et il faut dire explicitement : ceci est le siège d'Eliahou, que son souvenir soit pour le bien. Et si l'on ne dit pas ainsi, il ne vient pas là, ainsi j'ai vu dans le Midrach de Rashbi, la paix sur lui, jusqu-ici :
מצות סנדיקאות הוא מצוה גדולה במאוד, במדרש שוחר טוב (תהלים לה, ב) החזק מגן וצינה, אמר דוד להקב"ה במה שאתה עושה לי, אני משבחך בכל אברי אשר בי. בראש, אני מניח תפילין.
בשערי, (ויקרא יט, כז) לא תקיפו. בירכי, אני עושה סנדיקים לילדים הנימולים.
וצריך לחפש אחר יהודי כשר לעשותו סנדק דהוא הבעל ברית, כדי שיבא אליהו ז"ל וישב על הקתדרא מכוסה במעיל אצל בעל ברית:
La mitsva de sandikaout (tenir l'enfant à la circoncision) est une très grande mitsva, dans le Midrach Shoher Tov (Psaumes 35,2) : saisis le bouclier et l'écu, a dit David au Saint, béni soit-Il : par ce que Tu me fais, je Te loue de tous mes membres qui sont en moi. À la tête, je pose les tefilin.
À mes cheveux, (Lévitique 19,27) : vous ne ferez pas le tour. À mes cuisses, je sers de sandak pour les enfants circoncis.
Et il faut chercher un Juif convenable pour le faire sandak, c'est le maître de l'alliance, afin qu'Eliahou, de mémoire bénie, vienne et siège sur la chaire couverte d'un manteau auprès du maître de l'alliance :
וצריך לחזור גם כן אחר אדם כשר למול, כדאיתא במדרש (שהש"ר ד, טו), המול ימול (בראשית יז, יג), יבא טהור ויטפל עם הטהור. ולא יקח מוהל באהבת אדם, רק אומן ומוחזק לכך.
והחסיד מהר"י סג"ל כשנעשה הוא בעל ברית, היה נוהג לרחוץ ולטבול עצמו להחזיק התינוק בטהרה לברית. ואמר, גדול מצות בעל ברית ממצות המוהל, מפני שרגליו דומה למזבח כאלו מקטיר קטורת לשמים.
ומאותו טעם כתב רבינו פרץ ז"ל, מה שאין כופלין לתת בניו לבעל ברית אחד פעמים ושלש, רק לכל בן בורר בעל ברית אחר, משום דאתמר פרק קמא דיומא (כו, א) כהן שהקטיר קטורת פעם אחת לא שינה עוד לעולם מפני שהקטורת היה מעשיר, דכתיב (דברים לג, י) ישימו קטורת באפך, וסמיך ליה (שם יא) ברך יי' חילו, לפיכך בכל פעם היו מעשרין כהן אחר. הכי נמי לא שנא:
Et il faut aussi rechercher un homme convenable pour circoncire, comme il est dans le Midrach (Shir haShirim Rabba 4,15) : circoncire on circoncira (Genèse 17,13), que vienne le pur et qu'il s'occupe du pur. Et qu'il ne prenne pas un mohel par amour d'un homme, seulement un artisan établi pour cela.
Et le hassid Mahari Segal (le Maharil), lorsqu'il était lui-même maître de l'alliance, avait l'usage de se laver et de s'immerger pour tenir l'enfant dans la pureté pour l'alliance. Et il a dit : la mitsva du maître de l'alliance est plus grande que la mitsva du mohel, parce que ses pieds ressemblent à l'autel, comme s'il faisait fumer l'encens vers les cieux.
Et de cette raison a écrit Rabbenou Perets, de mémoire bénie, ce que l'on ne double pas de donner ses fils à un seul maître de l'alliance deux et trois fois, seulement pour chaque fils on choisit un autre maître de l'alliance, parce qu'il a été dit au premier chapitre de Yoma (26a) : un kohen qui a fait fumer l'encens une fois n'a plus recommencé à jamais, parce que l'encens enrichissait, il est écrit (Deutéronome 33,10) : ils mettront l'encens à Tes narines, et à côté de lui (ibid. 11) : bénis, ה', sa force, c'est pourquoi à chaque fois ils enrichissaient un autre kohen.
Ici aussi il n'y a pas de différence :
ומטעם זה דגדול בעל ברית יותר ממוהל, אמר מהר"י סג"ל, דמקדימין אותו בקריאת התורה קודם המוהל. ונראה דהמוהל ראוי גם כן לטבול ומכל שכן הוא, דהא הוא במקום הכהן העובד עבודה, כי דם מילה במקום דם קרבן ויותר במעלה בסוד (ויקרא א, ב) אדם כי יקריב מכם.
ועל כן מילה ביום הח' כמו שכתוב בקרבן (שם כב, כז) מיום השמיני והלאה ירצה. נמצא המוהל במקום הכהן העובד, והסנדק הוא מזבח:
Et de cette raison que le maître de l'alliance est plus grand que le mohel, a dit Mahari Segal, qu'on le fait passer avant à la lecture de la Torah avant le mohel. Et il apparaît que le mohel aussi est digne de s'immerger et à plus forte raison lui, car voici il est à la place du kohen qui fait le service, car le sang de la circoncision est à la place du sang du sacrifice et davantage en degré, au secret de (Lévitique 1,2) : un homme lorsqu'il offrira d'entre vous.
Et c'est pourquoi la circoncision est au 8e jour comme il est écrit au sujet du sacrifice (ibid. 22,27) : depuis le huitième jour et ensuite il sera agréable.
Il en résulte que le mohel est à la place du kohen qui sert, et le sandak est l'autel :
מהא דאיתא התם (שבת קלז, ב) העומדים שם אומרים כשם כו', הביא מהר"ם מרוטנבורק ראיה, שיש לעמוד בשעה שמלין את התינוק. ועוד דכתיב (שמות כ, יח) ויעמוד העם בברית, כך כתב התשב"ץ סימן שצ"ו, והמרדכי פרק ר"א דמילה, והכלבו והאבודרה"ם.
והגהו"ת חדשות סביב המרדכי פר"א דמילה דף קע"ו הביאו עוד ראיה מהירושלמי שיש לעמוד, על כן צריך ליזהר בזה:
De ce qu'il est là (Chabbat 137b) : ceux qui se tiennent là disent : de même, etc., Maharam de Rotenburg a apporté une preuve qu'il faut se tenir debout à l'heure où l'on circoncit l'enfant. Et encore il est écrit (Exode 20,18) : et le peuple se tint dans l'alliance, ainsi a écrit le Tashbets (Techouvot Shimshon bar Tsadok) siman 396, et le Mordekhai chapitre Rabbi Eliezer de la circoncision, et le Kolbo et l'Aboudraham.
Et les Hagahot Hadashot autour du Mordekhai, chapitre Rabbi Eliezer de la circoncision, folio 176, ont encore apporté une preuve du Talmud de Jérusalem qu'il faut se tenir debout, c'est pourquoi il faut y prendre garde :
אמרה התורה (דברים ד, ט) השמר לך ושמור נפשך, בכן ג"כ ראוי שמירה יתירה לילד היולד בפני לילית המוכנת להמית ילדים בר מינן, ועיקר השמירה להיות נעור בלילות עד המילה, וללמוד תורה ולעסוק במעשים טובים. גם זה סגולה להיות הבית מלא אורה, רמז לדבר, (אסתר ח, טז) ליהודים היתה אורה, ודרשו רז"ל (מגילה טז, ב) זו תורה, ושניהם טובים:
La Torah a dit (Deutéronome 4,9) : garde-toi et garde ton âme, ainsi aussi il convient une garde extraordinaire pour l'enfant qui naît, face à Lilith qui est prête à faire mourir les enfants, loin de nous, et l'essentiel de la garde est d'être éveillé les nuits jusqu'à la circoncision, et d'étudier la Torah et de s'occuper de bonnes actions. Aussi ceci est une segoula (vertu préservatrice) que la maison soit pleine de lumière, une allusion à la chose, (Esther 8,16) : les Juifs eurent lumière, et Razal ont interprété (Megila 16b) : ceci est la Torah, et les deux sont bons :
עוד מצאתי בספר אחד, סגולה נפלאה ליקח מילת נער קטן שאינו יודע עדיין משום יצר, וישים מילתו בפי זה הילד היולד. זה בשר קודש המושם בפי הילד מועיל, ומצוה ליהדר אחר כל זה שכתבתי לעשות שמירה ושמירה יתירה, וסימנך (בראשית יז, ט) ואתה את בריתי תשמור:
Encore j'ai trouvé dans un sefer, une segoula merveilleuse : prendre la circoncision d'un petit garçon qui ne connaît pas encore rien du penchant, et mettre sa circoncision dans la bouche de cet enfant qui naît. Cette chair sainte posée dans la bouche de l'enfant est utile, et c'est une mitsva de rechercher tout ceci que j'ai écrit, de faire une garde et une garde extraordinaire, et ton signe (Genèse 17,9) : et toi, tu garderas Mon alliance :
ענין משא ומתן באמונה, בפרק במה מדליקין (שבת לא, א), אמר רבי בשעה שמכניסין אדם לדין, אומרים לו נשאת ונתת באמונה, קבעת עתים לתורה. משמע דמתחילה שואלין אותו על המשא ומתן באמונה.
ובפרק קמא דסנהדרין (ז, א) ובפרק קמא דקידושין (מ, ב) איתא, אין תחילת דינו של אדם אלא על התורה. והתוספות (סנהדרין שם ד"ה אלא) תירצו, דהא דבמה מדליקין, היינו דווקא לענין שאלה ששואלין אותו על משא ומתן תחילה, אבל מכל מקום נפרעין ממנו תחילה על שלא קבע עתים לתורה.
וטור אורח חיים סימן קנ"ה הביא דברי רבא בנוסח אחרת, אומרים לו קבעת עתים לתורה נשאת ונתת באמונה. אפשר שהיה להטור נוסחא אחרת, או הוא כדברי הבית יוסף שכתב וזה לשונו, ונראה שרבינו סובר דאין הכי נמי דתחילת דינו אינו אלא על דברי תורה, ובפרק במה מדליקין לא נחת אלא למימר על כמה דברים שואלים אותו, ולא דק בסידרא.
ומפני כך הפכום רבינו וכתב, קבעת עתים לתורה קודם נשאת ונתת באמונה. והתוס' תירצו בענין אחר, ותירוץ זה נכון הוא, עד כאן לשונו.
מכל מקום יוצא מזה, דצריך לכתחילה לקבוע עתים לתורה, ואח"כ ילך לעסקיו למשא ומתן, וסימנך (ברכת ק"ש דערבית) אמת ואמונה. דהיינו תורת אמת, ומשא ומתן באמונה:
Sujet du commerce avec fidélité, au chapitre Bameh Madlikin (Chabbat 31a), a dit Rabbi : à l'heure où l'on introduit l'homme au jugement, on lui dit : as-tu négocié avec fidélité, as-tu fixé des temps pour la Torah. Il s'entend que d'abord on l'interroge sur le commerce avec fidélité.
Et au premier chapitre de Sanhédrin (7a) et au premier chapitre de Kiddoushin (40b) il est : le commencement du jugement de l'homme n'est que sur la Torah. Et les Tossefot (Sanhédrin là, dibour ha-mathil seulement) ont résolu : ceci de Bameh Madlikin, c'est seulement au sujet de la question qu'on l'interroge d'abord sur le commerce, mais toutefois on recouvre de lui d'abord pour n'avoir pas fixé des temps pour la Torah.
Et le Tour Orah 'Hayim siman 155 a apporté les paroles de Rava dans une autre version : on lui dit : as-tu fixé des temps pour la Torah, as-tu négocié avec fidélité. Il est possible que le Tour avait une autre version, ou c'est comme les paroles du Beit Yossef qui a écrit et voici son langage : et il apparaît que notre maître tient que oui, de même, que le commencement de son jugement n'est que sur les paroles de Torah, et au chapitre Bameh Madlikin il n'est venu que pour dire sur combien de choses on l'interroge, et il n'a pas été précis dans l'ordre.
Et pour cela notre maître les a inversées et a écrit : as-tu fixé des temps pour la Torah, avant as-tu négocié avec fidélité. Et les Tossefot ont résolu d'une autre manière, et cette résolution est correcte, jusqu-ici son langage.
Toutefois il sort de ceci, qu'il faut d'abord fixer des temps pour la Torah, et ensuite qu'il aille à ses affaires pour le commerce, et ton signe (berakha de Keriat Chema du soir) : vérité et fidélité. C'est-à-dire Torah de vérité, et commerce avec fidélité :