Ce passage poursuit : ne pas maudire sa femme, le mâle étant moitié du corps ; les défauts de la langue sont du côté de l'extérieur, « autres dieux ». « Ne te hâte pas sur ta bouche » (Kohelet 5,1) : le Chla enseigne une grande garde afin de ne lancer en aucune allusion vers le Haut, tels ceux qui disent par étonnement pourquoi le Créateur a fait ainsi, car tout est en sagesse et en justice. Il rapporte Oula : « que peut-on faire » est un blasphème vers le Haut ; contre Rabbi Chelomo Louria, cette formule reste un blasphème, des voies de la morale. L'homme est tenu de recevoir le décret du Lieu par amour.
Aussi : toute parole fend les firmaments et la néchama l'introduit devant le Roi ; ne jamais extraire une chose laide de sa bouche ; même au commerce, être précis dans le langage.
וכן ראוי שלא יקלל אשתו, שהרי הזכר הוא פלגא דגופא, ושניהם כאחד הם אדם שלם, ואם מקלל אותה נמצא מקלל עצמו. ונראה לי שאזהרה לכל בחינות אלו, הוא מפסוק (שמות כג, יג) ושם א-להים אחרים לא תזכירו, וכל פגמי הלשון הם מצד החיצוני שהוא א-להים אחרים, וכן אמר דוד המלך ע"ה (תהלים לד, טו) נצור לשונך מרע, הכוונה שכל הדברים שיש בהן תפיסה לרע שהוא סמאל.
וכאשר ישמור לשונו, יזכה אל החיים ואל הטוב, כאמור (תהלים לד, יד) מי האיש החפץ חיים אוהב ימים וכו', עד כאן לשונו:
Et de même il convient qu'il ne maudisse pas sa femme, car voici le mâle est moitié du corps, et tous deux ensemble ils sont un homme complet, et s'il la maudit il se trouve maudire lui-même. Et il me paraît que l'avertissement pour tous ces aspects est du verset (Exode 23,13) : et le nom d'autres dieux vous ne mentionnerez pas, et tous les défauts de la langue sont du côté de l'extérieur qui est autres dieux, et ainsi a dit David le roi, que la paix soit sur lui (Psaumes 34,15) : garde ta langue du mal, l'intention est toutes les choses dans lesquelles il y a une prise pour le mal qui est Samael.
Et lorsqu'il gardera sa langue, il méritera la vie et le bien, comme il est dit (Psaumes 34,14) : quel est l'homme qui désire la vie, qui aime les jours etc., jusqu-ici son langage :
שלמה המלך ע"ה הזהיר ואמר (קהלת ה, א), אל תבהל על פיך ולבך אל ימהר להוציא דבר לפני הא-להים כי הא-להים בשמים ואתה על הארץ על כן יהיו דבריך מעטים. שמירה גדולה צריך לשמור פיו ולשונו שלא יטיח בשום רמז כלפי מעלה.
כגון האומרים דרך תמיה, הבורא ימחול לי, למה זה כך וזה כך. או איך ברא זה כך.
וזה עבירה חמורה, כי הכל בחכמה וביושר ובאמת ובצדק:
Shlomo le roi, que la paix soit sur lui, a averti et a dit (Kohelet 5,1) : ne te hâte pas sur ta bouche et que ton cœur ne se hâte pas d'extraire une parole devant Elokim, car Elokim est dans les cieux et toi sur la terre, c'est pourquoi que tes paroles soient peu nombreuses. Une grande garde est nécessaire pour garder sa bouche et sa langue afin qu'il ne lance en aucune allusion vers le Haut.
Tels ceux qui disent par voie d'étonnement : que le Créateur me pardonne, pourquoi ceci ainsi et ceci ainsi. Ou comment a-t-Il créé ceci ainsi.
Et ceci est une transgression grave, car tout est en sagesse et en droiture et en vérité et en justice :
וזה לשון רש"ל בספר ים של שלמה במסכת בבא קמא בפרק שור שנגח ד' וה', עולא איקלע לבבל ורב שמואל בר יודא מתה לו בת. א"ל רבנן לעולא, קום וניזל לנחמו.
א"ל מאי אית ליה גבי נחמתא דבבלאי דגידופא הוא כלפי מעלה, שאומרים לאבל מאי אפשר למעבד, הא אפשר למעבד, עבדי, בתמיה. פירוש כשאומרים מאי אפשר למיעבד הכי פירושו, קשה עלייהו הדבר מאוד, אבל אין כח בידינו ללחום עם הקב"ה.
אבל היה כח בידיהם, עבדי, בתמיה, א"כ הם מתרעמים על מידותיו של הקב"ה, ונראה בעיניהם כאלו שלא כדין המיתו. בשלמא מלך בשר ודם אם המית בנו של אחד, ודומה להם שלא כדין המיתו, וקשה להם המות, יכולים לנחמו מאי אית לך למעבד וכי לריב ולנצח המלך.
אבל אלף הבדלות במלך מלכי המלכים שכל דבריו משפט, ומסתמא כדין המיתו כי אין עולה לפניו, על כרחך מחוייבים לקבל גזירות המקום מאהבה ולברך על הטובה. והלך הוא לבדו והתחיל לנחם, ואמר מה כשאמר הקב"ה (דברים ב, י) אל תצר את מואב, אף שהתחילו בקלקול ושכרו את בלעם אפילו הכי חס רחמנא עליהם משום רות המואביה.
בתו של רבי, אם היתה כשירה וראויה לצאת ממנה דבר טוב, על אחת כמה וכמה דהוה חיה:
Et voici le langage de Rashal (Maharshal, Rabbi Chelomo Louria) dans le sefer Yam shel Shlomo, au traité Bava Kama, au chapitre un bœuf qui a corne quatre et cinq. Oula est arrivé à Babel et à Rav Shmouel bar Youda une fille lui est morte.
Les rabbins lui dirent à Oula : lève-toi et allons le consoler. Il leur dit : qu'a-t-il à faire avec la consolation des Babyloniens, car c'est un blasphème vers le Haut, qu'ils disent à l'endeuillé : que peut-on faire, or si l'on pouvait faire, on ferait, par étonnement.
Explication : lorsqu'ils disent que peut-on faire, voici son sens : la chose leur est très dure, mais il n'y a pas de force en notre main de guerroyer avec le Saint, béni soit-Il. Mais s'il y avait force en leur main, ils feraient, par étonnement, s'il en est ainsi ils se plaignent des attributs du Saint, béni soit-Il, et il paraît à leurs yeux comme s'Il l'avait fait mourir hors du droit.
Il est bien pour un roi de chair et de sang, s'il a fait mourir le fils de quelqu'un, et il leur semble qu'il l'a fait mourir hors du droit, et la mort leur est dure, ils peuvent le consoler : que t'est-il à faire, irais-tu quereller et vaincre le roi. Mais mille distinctions avec le Roi des rois des rois dont toutes Ses paroles sont jugement, et vraisemblablement Il l'a fait mourir selon le droit car il n'y a pas d'iniquité devant Lui, de force ils sont tenus de recevoir les décrets du Lieu par amour et de bénir sur le bien.
Et il alla seul et commença à consoler, et il dit : quoi, lorsque le Saint, béni soit-Il, a dit (Deutéronome 2,10) : ne détresse pas Moav, bien qu'ils aient commencé par la corruption et aient loué Bilam, même ainsi le Miséricordieux a eu pitié d'eux à cause de Rout la Moabite. La fille de Rabbi, si elle était digne et propre à ce qu'il sorte d'elle une chose bonne, à plus forte raison elle aurait vécu :
הרי"ף והרא"ש לא הביאו כל זה, שמע מיניה דלית להו נפקותא בדינא, כי לית הלכתא כעולא לגביה רבנן, אלא שרי לנחמו בכל ענין. וכן נראה דאין זה גידופא, ואדרבא נחמתא דיליה צער הוא מקצת לאבל לומר לו אם היתה כשירה כו', אדרבא יקרותא דאבל ודמת לשבחו ולא לגנותו.
ומה שאומרים מה אית לך למיעבד, הכי פירושו, מה מועיל רוב הצער והבכייתא הלא לא תוכל להחזירו. ודוד בעצמו אמר בהאי לישנא (ש"ב יב, כג) האוכל עוד להשיבו.
ולמה לא נדקדק ג"כ, אבל אם יכול להשיבו, עבד, בתמיה. אלא שמע מיניה דשרי לנחם הכי, כדי שלא ירבה האבל ברוב צער ובכיה.
ואדרבא, קשה על ניחומו, דלמה היה דוד בוכה ומקונן קודם פטירת הילד שלא ימות, פשיטא שאם הוא כשר ויבא ממנו דבר טוב בודאי המקום יחוס עליו. אלא כמה פעמים בנים מתים בעון אבותם, ואפי' הם גדולים, ואף שהם כשרים ומן הראוי היה לבא מהם דבר טוב, ובנו של רבי נחוניא בן הקנה יוכיח כדאיתא בפרק שור שנגח את הפרה, עד כאן לשונו:
Le Rif (Rabbi Yitshak Alfasi) et le Roch (Rabbenou Acher) n'ont pas apporté tout ceci, infères de là qu'ils n'ont pas de conséquence en loi, car la halakha n'est pas comme Oula vis-à-vis des rabbins, mais il est permis de le consoler en toute manière. Et ainsi il paraît que ceci n'est pas un blasphème, et au contraire sa consolation est une peine en partie pour l'endeuillé de lui dire : si elle était digne etc., au contraire l'honneur de l'endeuillé et du mort est de le louer et non de le blâmer.
Et ce qu'ils disent : que t'est-il à faire, voici son sens : à quoi sert l'abondance de la peine et des pleurs, tu ne pourras pas le ramener. Et David lui-même a dit en ce langage (Samuel II 12,23) : pourrai-je encore le ramener.
Et pourquoi ne serions-nous pas précis aussi : mais s'il peut le ramener, il ferait, par étonnement. Mais infères de là qu'il est permis de consoler ainsi, afin que l'endeuillé n'augmente pas en abondance de peine et de pleurs.
Et au contraire, c'est difficile sur sa consolation : pourquoi David pleurait-il et se lamentait-il avant le décès de l'enfant afin qu'il ne meure pas, il est évident que s'il est digne et qu'il vienne de lui une chose bonne, certainement le Lieu aura pitié de lui. Mais plusieurs fois des fils meurent par l'iniquité de leurs pères, et même s'ils sont grands, et même s'ils sont dignes et qu'il était convenable qu'il vienne d'eux une chose bonne, et le fils de Rabbi Nehounia ben HaKana le prouvera comme il est au chapitre un bœuf qui a corne la vache, jusqu-ici son langage :
ולא נראו בעיני דבריו מה שאמר לית הלכתא כעולא לגבי רבנן, כי בכל מקום שמוזכר בתלמוד סתם רבנן, רצו לומר התלמידים בני ישיבה. כמו (שבת קיט, א) עבידנא יומא טבא לרבנן, והרבה כאלה, ובודאי היו נחשבים לגבי עולא כתלמידים, ומיד ששמעו דבר זה מפי עולא, בודאי חזרו ולא היו מנחמין עוד בזה הלשון, דגידופא הוא:
Et ses paroles ne m'ont pas paru justes, ce qu'il a dit que la halakha n'est pas comme Oula vis-à-vis des rabbins, car en tout lieu où sont mentionnés dans le Talmud des rabbins sans précision, ils ont voulu dire les disciples, les fils de la yechiva. Comme (Chabbat 119a) : je fais un jour de fête pour les rabbins, et beaucoup de telles, et certainement ils étaient comptés vis-à-vis d'Oula comme des disciples, et aussitôt qu'ils ont entendu cette chose de la bouche d'Oula, certainement ils sont revenus et ne consolaient plus en ce langage, car c'est un blasphème :
ואין להקשות על זה, באם הוא כן שהיו חוזרים מניחים זה הלשון, למה לא הלך אח"כ עולא עמהן והלך לבדו, כדמשמע הלשון אזיל הוא לחודיה. ויש לתרץ, בודאי הלכו עמו, אלא הם היו כבר שגורים לנחם בזה הלשון, ולא היה שגור בפיהם נוסח ניחום אחר, ושמעו מפי עולא.
וזה שאמר התלמוד, אזיל הוא לחודיה, כלומר שהוא לחודיה ינחם, והם ישמעו לדבריו:
Et il n'y a pas à objecter là-dessus : s'il en est ainsi qu'ils revenaient en laissant ce langage, pourquoi ensuite Oula n'est-il pas allé avec eux et il est allé seul, comme l'entend le langage : il alla lui, à lui seul. Et l'on peut résoudre : certainement ils sont allés avec lui, seulement ils étaient déjà couramment habitués à consoler en ce langage, et une autre formule de consolation n'était pas courante dans leur bouche, et ils ont entendu de la bouche d'Oula.
Et c'est ce qu'a dit le Talmud : il alla lui, à lui seul, c'est-à-dire que lui à lui seul consolerait, et eux entendraient ses paroles :
ומכל שכן דאתי שפיר לפי גירסא אחרת שמצאתי בר"ן וזה לשונו, אכפוה ואזיל וכו', רצה לומר היו כופין אותו בדברים, והודו להם והלכו עמו:
Et à plus forte raison cela vient bien selon une autre version que j'ai trouvée dans le Ran (Rabbenou Nissim) et voici son langage : ils le pressèrent et il alla etc., c'est-à-dire ils le contraignaient par des paroles, et il leur concéda et ils allèrent avec lui :
ומה שהביא רש"ל ראיה מהרי"ף ומהרא"ש שלא הביאו כו', זו אינה ראיה כלל, דדרכן של הרי"ף והרא"ש לכתוב כל הדינים הנוהגים בהלכות איסור והיתר מצד דיני התורה ומצותיה דאורייתא ודרבנן וסייגים. אבל איסור דבר זה אינו איסור דדינא, אלא היא מדה מן המדות, משום אל תבהל על פיך, והוא מדרכי המוסר.
והנה במסכת אבות יש אלפים מילי מעליותות מה לעשות ומה שלא לעשות, והשמיטם הרי"ף והרמב"ם, אף שכולם קבלו מסיני וכמו שכתב שם במשנה הר"ר עובדיה מברטנורא. אלא הענין שאלו המילי מעליותות הוא מסוג המדות והמוסרים, ודבר זה השמיט הרי"ף והרא"ש, ואפשר מפני האריכות, כי ארוכה מארץ מדה:
Et ce que Rashal a apporté comme preuve du Rif et du Roch qu'ils n'ont pas apporté etc., ceci n'est aucune preuve, car la voie du Rif et du Roch est d'écrire toutes les lois qui s'appliquent dans les lois de l'interdit et du permis du côté des lois de la Torah et de ses mitsvot, de la Torah et des rabbins et des barrières. Mais l'interdit de cette chose n'est pas un interdit de loi, seulement c'est un trait parmi les traits, à cause de : ne te hâte pas sur ta bouche, et c'est des voies de la morale.
Et voici dans le traité Avot il y a des milliers de paroles excellentes, quoi faire et quoi ne pas faire, et le Rif et le Rambam les ont omises, bien qu'elles aient toutes été reçues du Sinaï et comme a écrit là sur la Michna le rav Rabbi Ovadia de Bertinoro. Seulement l'affaire est que ces paroles excellentes sont du genre des traits et des morales, et cette chose le Rif et le Roch l'ont omise, et il est possible à cause de la longueur, car plus longue que la terre est sa mesure :
ומה שפקפק הגאון הנ"ל על נחמותא דעולא, תמיהני, וכי לחלוק על עולא בא, כי לא יש שום אמורא החולק על עולא בזה. ואפילו לדברי הגאון שרבנן ועולא פליגי בנחמותא דמאי ה"ל למעבד.
אבל להיפך, לחלוק על נחמות דעולא לא פליגי:
Et ce que le gaon susdit a mis en doute sur la consolation d'Oula, je m'étonne, est-ce pour contester Oula qu'il est venu, car il n'y a aucun amora (maître de la Guemara) qui conteste Oula en ceci. Et même selon les paroles du gaon que les rabbins et Oula divergent dans la consolation de : que lui restait-il à faire.
Mais à l'inverse, pour contester la consolation d'Oula ils ne divergent pas :
ומה שהקשה צער הוא לאבל לומר אם היתה כשירה כו', נראה לעניות דעתי דרש"י ז"ל תיקן זה, שכתב (ב"ק לח, ב ד"ה בתו) וזה לשונו, בתו של רבי אם ראוי', לזרע כשר על אחת כמה וכמה שתחיה, עד כאן לשונו. הכוונה, כי פירושו של כשירה וראויה הוא, כלומר הוכשרה ומוכנת לזה שיבא ממנה זרע כשר וראוי, כענין (בכורות נא, ב) אין הבכור נוטל בראוי, רצו לומר המוכן, כי אפשר שיהיה מוכן אחד לזרע כשר, אף שהוא בעצמו רשע, כמו מואבים, שיצא ממנה רות.
ולפעמים צדיק גמור או צדקת אינם מוכנים לזה, וברוך היודע כי הוא יתב' שמו יודע ויודע הסיבות, ואפשר כי הצדיק וצדקת כבר הושלמו בסוד גלגול:
Et ce qu'il a objecté : c'est une peine pour l'endeuillé de dire si elle était digne etc., il paraît à mon humble avis que Rachi, de mémoire bénie, a corrigé ceci, qu'il a écrit (Bava Kama 38b, s.v. sa fille) et voici son langage : la fille de Rabbi, si elle est propre à une semence digne, à plus forte raison elle vivrait, jusqu-ici son langage. L'intention : car le sens de digne et propre est, c'est-à-dire elle a été rendue propre et disposée à ceci qu'il vienne d'elle une semence digne et propre, comme l'affaire (Bekhorot 51b) : le premier-né ne prend pas dans le raoui, ils ont voulu dire le disposé, car il est possible qu'un soit disposé à une semence digne, même s'il est lui-même méchant, comme les Moabites, dont est sortie Rout.
Et parfois un tsadik complet ou une tsadeket ne sont pas disposés à ceci, et béni soit Celui qui sait, car Lui, béni soit Son Nom, sait et sait les causes, et il est possible que le tsadik et la tsadeket aient déjà été achevés au secret du gilgoul (réincarnation) :
וזה הי' ניחומו של עולא שאמר, בת רבי, אף שהיא צדקת בודאי יודע תעלומות יודע שאינה מוכנת לזה, דאם לא כן לא מתה בק"ו ממואב, א"כ למה תצטער כל כך. אף שיש להצטער על העדרה, מכל מקום אין ההעדר גדול כל כך כמו שאתה מצטער על העדרה והעדר הראוים לבא ממנה.
ומה שהרבה מתים בעון אבותם, אמת הדבר, אבל אלו גם כן לא היו מוכנים שיבא מהם זרע צדיק גדול, דאם לא כן לא מתו, מכל מקום הוא צער לאבותם שלא חיו עוד איזה סך שנים וזהו בעון אבותם:
Et ceci était la consolation d'Oula qui a dit : fille de Rabbi, même si elle est une tsadeket, certainement le Connaisseur des secrets sait qu'elle n'est pas disposée à ceci, car sinon elle ne serait pas morte par un kal va'homer (à plus forte raison) de Moav, s'il en est ainsi pourquoi te peinerais-tu tant. Même s'il y a à se peiner sur son absence, toutefois l'absence n'est pas si grande comme tu te peines sur son absence et l'absence de ceux qui étaient propres à venir d'elle.
Et ce que beaucoup meurent par l'iniquité de leurs pères, la chose est vraie, mais ceux-ci aussi n'étaient pas disposés à ce qu'il vienne d'eux une semence de grand tsadik, car sinon ils ne seraient pas morts, toutefois c'est une peine pour leurs pères qu'ils n'aient pas vécu encore quelque nombre d'années et ceci est par l'iniquité de leurs pères :
ומה שכתב, דוד נמי אמר הכי, האוכל עוד להשיבו כו', אין זה ענין לזה. כי קודם מות הילד היה צם דוד ועשה תשובה, ולאחר מותו אמר דוד היועיל תשובה להשיבנו, דהיינו להחיות מת, כי תחית המתים לא תהיה עד לעתיד, ובודאי אם הי' מועיל תשובה אף עתה, הי' דוד צם עוד ועשה תשובה, ומה גידופא הי' עושה בזה.
אבל צער אבל שהוא מצטער ונקיט בלביה ואומר כך מאי אפשר לי למעבד, שמע מינה דאי היה אפשר למעבד, היה עושה, וזה גידופא, כן נראה לעניות דעתי. וכן מצאתי בהר"ן שהביא זה המעשה, ולבסוף כתב וזה לשונו, שמע מיניה דבכהאי גוונא מגדף מקרי.
אלא חייב האדם לקבל גזירת המקום מאהבה, כענין שנאמר (איוב ב, י) גם את הטוב וכו', והיינו דתנן (ברכות פ"ט מ"ה) חייב אדם לברך כו', עד כאן לשונו:
Et ce qu'il a écrit, David aussi a dit ainsi : pourrai-je encore le ramener etc., ceci n'a pas de rapport à ceci. Car avant la mort de l'enfant David jeûnait et faisait techouva, et après sa mort David a dit : la techouva servirait-elle à le ramener, c'est-à-dire à faire vivre un mort, car la résurrection des morts ne sera pas jusqu'à l'avenir, et certainement si la techouva servait même maintenant, David jeûnait encore et faisait techouva, et quel blasphème faisait-il en ceci.
Mais la peine d'un endeuillé qui se peine et tient dans son cœur et dit ainsi : que puis-je faire, infères de là que s'il était possible de faire, il ferait, et ceci est un blasphème, ainsi il paraît à mon humble avis. Et ainsi j'ai trouvé dans le Ran qui a apporté cet épisode, et à la fin il a écrit et voici son langage : infères de là qu'en telle manière il est appelé blasphémateur.
Seulement l'homme est tenu de recevoir le décret du Lieu par amour, comme l'affaire dont il est dit (Job 2,10) : aussi le bien etc., et c'est ce qu'on a enseigné (Berakhot chapitre 9, michna 5) : l'homme est tenu de bénir etc., jusqu-ici son langage :
עוד כתב הגאון רש"ל בדף הנ"ל וזה לשונו, (נזיר כג, ב) א"ר חייא בר אבא א"ר יוחנן, אין הקב"ה מקפח שכר כל בריה, אפילו שכר שיחה נאה, דאילו בכירה דקאמרה מואב, אמר ליה הקב"ה למשה (דברים ב, ט) אל תצר את מואב ואל תתגר בם מלחמה. מלחמה הוא דלא, הא אנגריא צריך ליעבד בהו.
צעירה דקאמרה בן עמי, אמר ליה הקב"ה למשה ( שם יט) וקרבת מול בני עמון אל תצורם ואל תתגר בם, כלל, ואפילו אנגריא לא תעבד בהו:
Encore à écrit le gaon Rashal au feuillet susdit et voici son langage : (Nazir 23b) a dit Rabbi Hiya bar Abba, a dit Rabbi Yo'hanan : le Saint, béni soit-Il, ne frustre pas le salaire de toute créature, même le salaire d'une belle conversation, car l'aînée qui a dit Moav, le Saint, béni soit-Il, a dit à Moché (Deutéronome 2,9) : ne détresse pas Moav et ne les provoque pas en guerre. La guerre, c'est cela que non, mais l'angaria (corvée) il faut l'imposer sur eux.
La cadette qui a dit ben Ammi, le Saint, béni soit-Il, a dit à Moché (ibid. 19) : et tu t'approcheras en face des fils d'Amon, ne les détresse pas et ne les provoque pas, du tout, et même une angaria tu n'imposeras pas sur eux :
כלל גדול הוא בזה, שיזהר אדם בדיבורו כמו במעשיו. ועוד יותר, שאפילו על המותר לומר, מדקדק הקב"ה במי שאינו מוצא בלשון יפה מנופה כסולת נקייה, כדאיתא בפרק קמא דפסחים (ג, א) צא ולמד ממדותיו של הקב"ה, שעיקם ח' אותיות שכתב (בראשית ז, ח) אשר איננה טהורה, ולא כתב הטמאה.
ואע"פ שאין זה מגונה ממש, וכמה פעמים נאמר טמאה בתורה, אפילו הכי הראה הקב"ה בכבודו מדת ענוה לבשר ודם, שילמוד דרך ארץ ויוסיף לקח לעיין בכל מלה ומלה. ומשום הכי קבלתי מן הראשונים, שהיו נזהרים שלא לומר בתלמוד ביצים, אלא ביעים, וכן כל כהאי גוונא:
Un grand principe est ceci, que l'homme prenne garde dans sa parole comme dans ses actes. Et encore plus, que même sur le permis à dire, le Saint, béni soit-Il, est précis avec celui qui n'extrait pas en un beau langage bluté comme de la fleur de farine nette, comme il est au premier chapitre de Pesahim (3a) : sors et apprends des traits du Saint, béni soit-Il, qu'Il a contourné 8 lettres, qu'Il a écrit (Genèse 7,8) : qui n'est pas pure, et Il n'a pas écrit l'impure.
Et bien que ceci ne soit pas vraiment laid, et plusieurs fois il est dit impure dans la Torah, même ainsi le Saint, béni soit-Il, en Son honneur a montré un trait d'humilité à la chair et au sang, qu'il apprenne la bonne conduite et ajoute l'enseignement pour examiner chaque mot et mot. Et à cause de ceci j'ai reçu des premiers, qu'ils prenaient garde de ne pas dire dans le Talmud beitsim, mais beïim, et ainsi tout de cette espèce :
וארמוז לך טעם מזוהר וזה לשונו, כל מלה דנפקת מפומיה דבר נש, האי מלה בקע וסלקא ובקע רקיעין וקיימא באתר דקיימא, עד דעאל לילה ונשמתא סליק ואחיד לההוא מלה ואעיל קמיה מלכא, דכתיב (מיכה ז, ז) משוכבת חיקך שמור פתחי פיך, וכדין אתער שם ההוא מלה, והוי חובה עליה דבר נש, עכ"ל. ודי בהערה זאת למבינים, עד כאן לשונו:
Et je te ferai allusion d'une raison du Zohar et voici son langage : toute parole qui sort de la bouche de l'homme, cette parole fend et monte et fend les firmaments et se tient au lieu où elle se tient, jusqu'à ce que la nuit entre et que la nechama monte et saisisse cette parole et l'introduise devant le Roi, comme il est écrit (Michee 7,7) : de celle qui couche dans ton sein, garde les ouvertures de ta bouche, et alors cette parole s'éveille la, et elle est une dette sur l'homme, jusqu-ici son langage. Et cette remarque suffit aux entendants, jusqu-ici son langage :
וגרסינן בפרק קמא דפסחים (ג, א) אמר רבי יהושע בן לוי, לעולם אל יוציא אדם דבר מגונה מפיו, שהרי עיקם הכתוב ח' אותיות ולא הוציא דבר מגונה מפיו, שנאמר (בראשית ז, ח) מן הבהמה אשר איננה טהורה. רב אשי אמר ט' אותיות, שנאמר (דברים כג, יא) כי יהיה בך איש אשר לא יהיה טהור מקרה לילה.
רבינא אמר עשר, איכא וא"ו דטהור. רב אמר י"ו, שנאמר (ש"א כ, כו) כי אמר מקרה הוא בלתי טהור כי לא טהור:
Et nous lisons au premier chapitre de Pesahim (3a) : a dit Rabbi Yehoshoua ben Levi, que jamais un homme n'extraie une chose laide de sa bouche, car voici le verset a contourné 8 lettres et n'a pas extrait une chose laide de sa bouche, comme il est dit (Genèse 7,8) : de la bête qui n'est pas pure. Rav Ashi a dit 9 lettres, comme il est dit (Deutéronome 23,11) : s'il y a en toi un homme qui ne soit pas pur, accident de nuit.
Ravina a dit dix, il y a le vav de טהור. Rav a dit 16, comme il est dit (Samuel I 20,26) : car il a dit, c'est un accident, il n'est pas pur, car il n'est pas pur :
תנא דבי ר' ישמעאל, לעולם יספר אדם בלשון נקייה, שהרי בזב קראו (ויקרא טו, ט) מרכב, ובאשה קראו (שם, כג) מושב. ואומר (איוב טו, ה) ותבחר לשון ערומים, ואומר (איוב לג, ג) ודעת שפתי ברור מללו.
מאי ואומר, וכי תימא הני מילי בדאורייתא, אבל בדרבנן לא. תא שמע, ותבחר וגומר.
וכי תימא הני מילי בדרבנן, אבל במילי דעלמא לא. תא שמע, ודעת שפתי ברור מללו:
Un tanna de la maison de Rabbi Yishmael : que toujours un homme raconte en langage net, car voici à l'homme au flux ils ont appelé (Lévitique 15,9) une monture, et à la femme ils ont appelé (ibid. 23) un siège.
Et il dit (Job 15,5) : et tu choisis la langue des subtils, et il dit (Job 33,3) : et la connaissance de mes lèvres, elles ont parlé clairement. Qu'est-ce que et il dit : et si tu disais ces paroles dans les affaires de la Torah, mais dans les affaires des rabbins non.
Viens et entends : et tu choisis etc. Et si tu disais ces paroles dans les affaires des rabbins, mais dans les affaires du monde non.
Viens et entends : et la connaissance de mes lèvres, elles ont parlé clairement :
ואמרינן עלה (פסחים ג, ב), הנהו תרי תלמידי דהוי יתבי קמיה דרב, חד אמר, שויתן הא שמעתיה כדבר אחר מסנקן. וחד אמר, שויתן הא שמעתא כגדי מסנקן, ולא אישתעי רב בהדיה דהאיך.
הנהו תרי תלמידי דהוו קיימי קמיה דהלל, חד מינייהו ריב"ז, ואמרי לה קמיה דר' וחד מינייהו רבי יוחנן. [חד אמר, מפני מה בוצרין בטהרה, ומוסקין בטומאה.
ו]חד אמר, מפני מה בוצרין בטהרה, ואין מוסקין בטהרה. אמר מובטח אני בזה שמורה הוראות בישראל.
הנהו תלתא כהני. חד אמר, הגיעני כפול.
וחד אמר, הגיעני כזית. וחד אמר, כזנב הלטאה.
בדקו אחריו ומצאו בו שמץ פסול. נמצא שדיבור האדם מעיד עליו ועל שרשו:
Et nous disons là-dessus (Pesahim 3b) : ces deux disciples qui étaient assis devant Rav, l'un a dit : cette tradition nous a rendus comme cette autre chose (le porc) serrée. Et l'un a dit : cette tradition nous a rendus comme un chevreau serré.
Et Rav n'a pas parlé avec celui-là. Ces deux disciples qui se tenaient devant Hillel, l'un d'eux Ribaz (Rabbi Yo'hanan ben Zakkai), et certains disent devant Rabbi et l'un d'eux Rabbi Yo'hanan.
[L'un a dit : pourquoi vendange-t-on en pureté, et récolte-t-on les olives en impureté. Et] l'un a dit : pourquoi vendange-t-on en pureté, et ne récolte-t-on pas les olives en pureté.
Il a dit : je suis assuré de celui-ci qu'il rendra des décisions en Israël. Ces trois kohanim.
L'un a dit : il m'est parvenu comme une fève. Et l'un a dit : il m'est parvenu comme une olive.
Et l'un a dit : comme la queue du lézard. Ils ont enquête après lui et ont trouvé en lui une trace de disqualification.
Il se trouve que la parole de l'homme témoigne sur lui et sur sa racine :
גם בענייני חול כמו משא ומתן וכיוצא בו, ידייק בלישניה. כדאיתא במסכת עירובין פרק כיצד מעברין (נג, ב), בני יהודא דייקי בלישנא.
דההוא בר יודא דאמר להו, טלית יש לי למכור. אמרו ליה, מאן גוון טליתך.
אמר להו, כתרדין עלי אדמה. בני גליל לא דייקי בלישנא, דההוא בר גליל [דהוה קאזיל] ואמר להו, אמר למאן, אמר למאן.
אמרו ליה, גלילאה שוטה, חמר למרכב, או חמר למשתי, עמר למלבש, או אימר לאתכסאה. ההוא דאתי לקמיה דדיינא כו', עיין שם שהאריכו:
Aussi dans les affaires profanes comme le commerce et chose semblable, qu'il soit précis dans son langage. Comme il est au traité Erouvin, chapitre comment étend-on (53b) : les fils de Yehuda sont précis dans le langage.
Car ce fils de Yehuda leur a dit : j'ai un talit à vendre. Ils lui dirent : de quelle couleur est ton talit.
Il leur dit : comme des betteraves sur la terre. Les fils de Galilée ne sont pas précis dans le langage, car ce fils de Galilée [qui allait] et leur dit : qui a amar, qui a amar.
Ils lui dirent : sot Galiléen, un âne (חמר) à monter, ou du vin (חמר) à boire, de la laine (עמר) à vêtir, ou un agneau (אימר) à égorger. Celui qui est venu devant un juge etc., vois là qu'ils se sont étendus :
נשלם אות שי"ן
La lettre chin est achevée.