שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Shaar HaOtiyot, Hilchot Biah (6/11)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Ce passage poursuit les preuves du permis de l'union pas selon sa voie. Le principal des preuves des commentateurs est Sanhédrin : Rabbi Elazar au nom de Rabbi 'Hanina tient un fils de Noé pour mort s'il vient ainsi sur sa femme, d'après « et il s'attachera à sa femme » (Berechit 2,24) ; Rava objecte et exempte celui qui vient sur la femme de son prochain. Le Chla rapporte du Raavad que ce n'est pas une preuve : Rabbi Elazar parle sans habitude et sans émission de semence, son dire est pour l'exemption du fils de Noé, et Israël est tenu. Le renversement de table reste selon sa voie, au lieu propre à être semé : aucun permis.

Aussi : la femme qui sent sa source s'ouvrir est impure même si l'examen ne trouve rien ; trois nuits de séparation pour qui n'a pas de vest (cycle) fixe ; les éloignements d'avec la nida jusqu'à l'immersion, y compris aux jours de blanchiment

ועיקר ראיות המפרשים להיתר שלא כדרכה, מהא דאמר בסנהדרין פרק ארבע מיתות (נח, ב), אמר רבי אלעזר אמר רבי חנינא, בן נח שבא על אשתו שלא כדרכה חייב מיתה, שנאמר (בראשית ב, כד) ודבק באשתו וגו'. אמר רבא מי איכא מידי דישראל לא מחייב, וכותי מחייב.

אלא אמר רבא, בן נח שבא על אשת חבירו שלא כדרכה פטור, שנאמר ודבק וגו'. ודעת הראב"ד ז"ל דאין זו ראייה כלל, דהא אפילו לדעתם יש להקשות מאי פריך מי איכא מידי דישראל לא מחייב, דילמא רבא בהוצאת זרע קאמר בסתם ביאה, או בא בהרגל קאמר לתירוצם השני, ולא קשיא מידי.

וניחא לומר הכי, מלשבש הגמרא דרבי אלעזר אלא כי אתמר הכי אתמר. ואם לא ניחא ליה לרבא לפרושי מלת הכי דאמר רבי אלעזר, למה שיבש המימרא מחיוב לפטור, כיון דקושטא דמילתא דבישראל איכא חיובא, על כרחין בהני גוונא.

ועוד מנא לן לרבא למילף פטורא בבן נח הבא על אשת חבירו, דלמא קרא לחיובא אתא כדאמרן. ואם תשיב משום דודבק פעם אחת משמע, אדרבא בהרגל משמע, כדכתב (ירמיה יג, יא) כאשר ידבק האזור על מתני איש.

ועוד דטפי ניחא למדרש הכי, ולא למדרש ודבק אדיוקא דאשת חבירו, דלא כתיב בקרא בהדיא. ועוד כיון דעל כרחך בהרגל או בהוצאת זרע איכא חיוב מיתה אפילו בישראל, משום דנפקא לן ממעשה דער ואונן כדאיתא בפרק ארבע אחין, ולמה שיבש רבא מימרא דרבי אלעזר, דילמא הוא סבירא ליה דבפעם אחת איכא חיובא, ואיזה משנה או ברייתא הביא לדחות זה, והא המקשה מקשה בכח וכל שכן לשבש:

Et le principal des preuves des commentateurs pour le permis de pas selon sa voie (union hors du lieu propre à semer), c'est de ce qu'a dit dans Sanhédrin, chapitre Arba Mitot (58b) : Rabbi Elazar a dit, Rabbi Hanina a dit : un fils de Noé (assujetti aux sept lois) qui est venu sur sa femme pas selon sa voie est tenu de mort, il est écrit (Genèse 2,24) : et il s'attachera à sa femme, etc. Rava a dit : y a-t-il une chose pour laquelle Israël n'est pas tenu, et un gentil est tenu ?

Plutôt, à dit Rava : un fils de Noé qui est venu sur la femme de son prochain pas selon sa voie est exempt, il est écrit : et il s'attachera, etc. Et l'avis du Raavad (Rabbi Avraham ben David), de mémoire bénie, est que ce n'est pas une preuve du tout, car même selon leur avis il y a à objecter : que demande-t-il, y a-t-il une chose pour laquelle Israël n'est pas tenu ?

Peut-être Rava parle-t-il d'émission de semence dans une union simple, ou il parle de celui qui vient par habitude, selon leur second dénouement, et il n'y a aucune difficulté. Et il est bon de dire ainsi, plutôt que de corrompre la Guemara de Rabbi Elazar en : plutôt, lorsque cela a été dit, cela a été dit ainsi.

Et s'il n'a pas plu à Rava d'expliquer la chose ainsi que l'a dite Rabbi Elazar, pourquoi a-t-il corrompu le dire, de l'obligation à l'exemption, puisque la vérité de la chose est qu'en Israël il y a obligation, forcé est que ce soit en ces manières. Et encore, d'où Rava apprend-il l'exemption pour un fils de Noé qui vient sur la femme de son prochain, peut-être le verset est-il venu pour l'obligation, comme nous avons dit.

Et si tu réponds : parce que et il s'attachera implique une seule fois, au contraire cela implique l'habitude, comme il est écrit (Jérémie 13,11) : comme s'attache la ceinture aux reins d'un homme. Et encore, il est davantage bon d'exposer ainsi, et non d'exposer et il s'attachera sur l'implication de la femme de son prochain, qui n'est pas écrite explicitement dans le verset.

Et encore, puisque forcé est que par habitude ou par émission de semence il y a obligation de mort même en Israël, parce que nous le tirons de l'acte de Er et Onan comme il est dans le chapitre Arba Ahin, et pourquoi Rava a-t-il corrompu le dire de Rabbi Elazar, peut-être tient-il qu'en une seule fois il y a obligation, et quelle Michna ou beraita a-t-il apportée pour écarter cela, car le questionneur objecte avec force, et à plus forte raison pour corrompre :

אלא על כרחין לתרץ כל זה, אפילו לדעת המפרשים צריך לומר, דרבא מלישניה דרבי אלעזר מקשה ליה, דמדנקט בן נח משמע דאתי למעוטי ישראל. ואי בהרגל או בהוצאת זרע, ישראל נמי חייב.

אלא ודאי בלאו הרגל והוצאת זרע קאמר, ולהכי מקשה ליה איך אפשר לחייב בגוי ולא בישראל. אלא ודאי לפיטורא אתמר דר' אלעזר, לומר בן נח הבא על אשת חבירו פטור בשלא כדרכה, ובישראל חייב:

Plutôt, forcé est, pour dénouer tout cela, que même selon l'avis des commentateurs il faut dire que Rava lui objecte du langage de Rabbi Elazar, car du fait qu'il a pris fils de Noé, il s'entend qu'il vient exclure Israël. Et si c'est par habitude ou par émission de semence, Israël aussi est tenu.

Plutôt, certainement il parle sans habitude et sans émission de semence, et c'est pourquoi il lui objecte : comment est-il possible de rendre tenu le goy et non Israël. Plutôt, certainement le dire de Rabbi Elazar a été dit pour l'exemption, pour dire : un fils de Noé qui vient sur la femme de son prochain est exempt en pas selon sa voie, et en Israël il est tenu :

והשתא דאתית להכי, יש לומר דאין ראייה מכאן להתיר שלא כדרכה כלל, כסוגיא דיבמות דאמרה סתם דשלא כדרכה הוה עון ער ואונן ולא חלקה. ומה שהתיר במסכת נדרים הפיכת שלחן, היינו שכיבה כדרכה במקום הראוי ליזרע, אלא שהיפך השכיבה להיות היא מלמעלה והוא מלמטה, וכן פירש רש"י, ודומה להפך משכבו האמור במסכת ברכות פרק הרואה (נו, ב).

אי נמי כדפירש הראב"ד ז"ל בספר הקדושה, והביאו הטור אבן העזר סימן כ"ה, דהפיכת שולחן היינו פניו של איש כנגד ערפה של אשה, אבל אינו בועל אלא כדרכה מקום שראוי ליזרע, דוגמת שכיבת בהמה עם בהמה להוליד. ולא קשיא מהאי שמעתא מידי, דהא ר' אלעזר מיניה וביה מקשה ליה, כדי לחקור הדברים ולומר דודאי לא אמר כך ר"א.

אבל ודאי קושטא דמילתא דאיכא מיתה בין בגוי בין בישראל, דהיינו מעשה ער ואונן דכתיב בהו מיתה בהדיא, אלא ודאי נשתבש השומע דברי ר' אלעזר מפטור לחיוב:

Et maintenant que tu en es venu là, on peut dire qu'il n'y a de là aucune preuve pour permettre pas selon sa voie du tout, comme la discussion de Yevamot qui a dit simplement que pas selon sa voie était la faute de Er et Onan et n'a pas distingué. Et ce qu'on a permis dans le traité Nedarim, le renversement de table, c'est une couche selon sa voie au lieu propre à être semé, seulement il a renversé la couche pour qu'elle soit en haut et lui en bas, et ainsi a expliqué Rachi, et cela ressemble à il a renversé sa couche, dit dans le traité Berakhot, chapitre HaRoéh (56b).

Ou bien comme a expliqué le Raavad, de mémoire bénie, dans le sefer HaKedousha, et le Tour Even HaEzer siman 25 l'a apporté : que le renversement de table, c'est le visage de l'homme vis-à-vis de la nuque de la femme, mais il n'unit que selon sa voie, au lieu propre à être semé, à l'exemple de la couche d'une bête avec une bête pour engendrer. Et de cet enseignement il n'y a aucune difficulté, car Rabbi Elazar, c'est de lui-même qu'on lui objecte, afin d'examiner les choses et de dire que certainement Rabbi Elazar n'a pas dit ainsi.

Mais certainement la vérité de la chose est qu'il y a mort tant chez le goy que chez Israël, c'est-à-dire l'acte de Er et Onan, où la mort est écrite explicitement, plutôt certainement l'auditeur des paroles de Rabbi Elazar s'est trompé, de l'exemption à l'obligation :

ואם תאמר למה נקט רבא האי קושיא, לקשי והא ישראל נמי חייב. יש לומר משום דאין לו כח להקשות כך, דמנא לן, על כרחין אלא מער ואונן, והנהו בני נח מיחשבי דאכתי לא ניתנה תורה.

אלא ע"כ להקשות בכח צריך להקשות דודאי אי אפשר לומר דישראל פטור וגוי חייב, והכי מקשי מי איכא מידי דישראל לא מיחייב וגוי מחייב. אלא ודאי שניהם שוין לחיובא, והא לא איצטריך רבי אליעזר לאשמועינן דזיל קרי בי רב הוא.

אלא דין אחר אתי לאשמועינן לפיטורא, זהו טעמא של הראב"ד ז"ל:

Et si tu dis : pourquoi Rava a-t-il pris cette objection, qu'il objecte : et voici Israël aussi est tenu. On peut dire : parce qu'il n'a pas la force d'objecter ainsi, car d'où le savons-nous, forcé est que ce n'est que de Er et Onan, et ceux-là sont comptés fils de Noé, car la Torah n'avait pas encore été donnée.

Plutôt, forcé est, pour objecter avec force, qu'il faut objecter que certainement il est impossible de dire qu'Israël est exempt et le goy tenu, et ainsi objecte-t-il : y a-t-il une chose pour laquelle Israël n'est pas tenu et le goy est tenu. Plutôt, certainement tous deux sont égaux pour l'obligation, et ceci, Rabbi Eliezer n'avait pas besoin de nous l'apprendre, car va, lis-le à l'école.

Plutôt, une autre loi il vient nous apprendre, pour l'exemption : telle est la raison du Raavad, de mémoire bénie :

והטור אע"פ שהביא בסימן כ"ה דעת הרמב"ם, בסוף הסימן הביא דעת הראב"ד בהפיכת שלחן שאינו כפירוש הרמב"ם, אלא כמעשה בהמה, וכיון דהביא זה במסקנת דבריו, נראה דהכי סבירא ליה בהפיכת שלחן:

Et le Tour, bien qu'il ait apporté au siman 25 l'avis du Rambam, à la fin du siman il a apporté l'avis du Raavad sur le renversement de table, qui n'est pas selon l'explication du Rambam, mais comme l'acte de la bête, et puisqu'il a apporté cela dans la conclusion de ses paroles, il apparaît que tel est son avis sur le renversement de table :

ומעתה אין היתר דשלא כדרכה כלל, ואין (אולי צ"ל ואוי) לו למיקל, כי הרשב"י ע"ה כתב שאין לעון זה תרופה, אם לא בתשובה גדולה תדירא. ומעשה היה פה צפת שנת הש"ח ליצירה, שבמעמד הרבנים הגדולים מוהרר"י קארו, ומוהר"ר יצחק מסעוד, ומוהר"ר אברהם שלום, ומורי הרב החסיד ר' יוסף שאגי"ש, וכמה רבנים אחרים, באה אשה ואמרה שבעלה בא אליה שלא כדרכה.

ונדוהו וחרפוהו ואמרו לשורפו באש, וסוף גרשוהו מארץ ישראל, וה' יציל שארית ישראל מעון ואשמה אמן, עד כאן לשונו (של בעל ספר החרידים):

Et désormais il n'y a aucun permis de pas selon sa voie du tout, et il n'y a (peut-être faut-il lire : et malheur) à celui qui allège, car le Rashbi (Rabbi Shimon bar Yohai), que la paix soit sur lui, a écrit que cette faute n'a pas de remède, sinon par une grande techouva constante. Et un fait eut lieu ici à Tsfat, l'année 308 de la création, qu'en présence des grands rabbins Moharari Karo (notre maître le Rav Rabbi Yossef Karo), et notre maître le Rav Rabbi Yitshak Massoud, et notre maître le Rav Rabbi Avraham Shalom, et mon maître le rav le pieux Rabbi Yossef Sagish, et plusieurs autres rabbins, une femme vint et dit que son mari était venu à elle pas selon sa voie.

Et ils le mirent au ban et l'outragèrent et dirent de le brûler au feu, et à la fin ils le chassèrent de la terre d'Israël, et que ה' sauve le reste d'Israël de faute et de culpabilité, amen, jusqu-ici son langage (de l'auteur du sefer Haredim) :

בכלל סור מרע בקדושת ברית המעור היא השמירה יתירה באשתו נדה שהזכירו רז"ל צדיקים ילכו בם ופושעים יכשלו (הושע יד, י). על כן ראשית חכמה יראת ה', יהיה נזהר בכל מה שמוזכר בתלמוד ובפוסקים.

ויותר מהמה בניי הזהרו, ובאתי לרשום איזה דברים הכרחיים וחידושים:

Dans l'ensemble de détourne-toi du mal, dans la sainteté de l'alliance du membre, c'est la garde extraordinaire avec sa femme nida (en impureté menstruelle), que Razal ont mentionnée : les tsadikim marcheront en eux et les pécheurs y trébucheront (Osée 14,10). C'est pourquoi le commencement de la sagesse est la crainte de ה', qu'il soit vigilant en tout ce qui est mentionné dans le Talmud et chez les décideurs.

Et plus que ceux-là, mes fils, prenez garde, et je suis venu noter quelques choses nécessaires et des nouveautés :

כתב בתרומת הדשן סימן רמ"ו והובא בטור יורה דעה סימן ק"ץ, נראה באשה שהרגישה שנפתח מקורה להוציא דם, ובדקה אח"כ ולא מצאה כלום יש לטמאה, דודאי יצא טפת דם כחרדל ונתקנח או נימוק, דהרגשה סברא דאורייתא הוא היכא דליכא ליתלי ההרגשה במידי אחרינא, כדמוכח בפרק הרואה גבי כתם דפריך אנמצא לאחר זמן פטור מן הקרבן, אי דארגשה אמאי פטורים, אלמא דסברא דאורייתא היא מדחייב עליה קרבן, וכיון דסברא דאורייתא היא הוי כלמ"ד וסתות דאורייתא דאפילו בדקה ומצאה טהורה טמאה כדאיתא בפרק כל היד (נדה סח, א), עד כאן לשונו. ובבית יוסף סימן קפ"ח הסכים, דאם הרגישה ובדקה אח"כ ומצאה מראה לבן, אף שהוא עב וסמיך, כשר.

ולא כתרומת הדשן שהיה חוכך גם בזה להחמיר. אבל אם הרגישה ולא מצאה כלום, פשיטא דטמאה.

וצריך להודיע זה לנשים, כי דאורייתא היא. ותכף מיד שהאשה מרגשת מחוייבת לבדוק את עצמה:

Il a écrit dans le Teroumat HaDeshen siman 246, et cela a été apporté dans le Tour Yoreh Deah siman 190 : il apparaît, pour une femme qui a senti que sa source s'est ouverte pour faire sortir du sang, et qui a examiné ensuite et n'a rien trouvé, qu'il faut la déclarer impure, car certainement une goutte de sang comme une graine de moutarde est sortie et a été essuyée ou s'est dissoute, car la sensation est un raisonnement de la Torah là où il n'y a pas à rattacher la sensation à autre chose, comme il est prouvé au chapitre HaRoeh au sujet d'une tache, où l'on objecte : si l'on a trouvé après un temps elle est exempte du sacrifice, si elle a senti pourquoi sont-elles exemptes, donc c'est un raisonnement de la Torah puisqu'on est tenu pour cela d'un sacrifice, et puisque c'est un raisonnement de la Torah, c'est comme celui qui dit que les vestot (cycles) sont de la Torah, que même si elle a examiné et s'est trouvée pure elle est impure, comme il est au chapitre Kol HaYad (Nida 68a), jusqu-ici son langage. Et dans le Beit Yossef siman 188 il a convenu : que si elle a senti et a examiné ensuite et a trouvé une apparence blanche, même si elle est épaisse et dense, c'est kasher.

Et non comme le Teroumat HaDeshen, qui penchait aussi en cela à aggraver. Mais si elle a senti et n'a rien trouvé, il est évident qu'elle est impure.

Et il faut faire savoir cela aux femmes, car c'est de la Torah. Et aussitôt, dès que la femme sent, elle est tenue de s'examiner elle-même :

כל אשה שאין לה וסת קבוע צריכה לפרוש ג' לילות מבעלה. דהיינו א' מל' יום לשלשים יום, שהוא סתם עונה בינונית.

ב' וסת החודש, דהיינו אם ראתה ג' או ד' ימים לחודש, אח"כ כשיבא ג' או ד' לחודש צריך לפרוש. ג' וסת הפלגה, דהיינו יחשוב כמה ימים ראיה האחרונה היתה מופלגת מראיה שלפניה, כך סך ימים אחר ראיה זו צריכה לפרוש, ודברים הללו נתבארו בארוכה בטור יורה דעה סימן קפ"ט.

עוד שם כמה דינים ועניינים מענין ימי פרישה. ובעונותינו הרבים רוב העולם אינם נזהרים ואינם משגיחין.

על כן אנכי מצוה אתכם ומזהיר אתכם שתהיו בקיאים באלו הדינים ללמוד וללמד לשמור ולעשות ולקיים:

Toute femme qui n'a pas de vest fixe doit se séparer trois nuits de son mari. À savoir : 1. de trente jours à trente jours, qui est la période moyenne simple.

2. le vest du mois, à savoir si elle a vu le 3 ou le 4 du mois, ensuite lorsque viendra le 3 ou le 4 du mois il faut se séparer. 3. le vest de l'intervalle, à savoir qu'elle compte de combien de jours la dernière vue était éloignée de la vue d'avant elle, ce nombre de jours après cette vue-ci elle doit se séparer, et ces choses sont expliquées longuement dans le Tour Yoreh Deah siman 189.

Encore là, plusieurs lois et sujets touchant les jours de séparation. Et par nos nombreuses fautes, la plupart du monde ne sont pas vigilants et n'y prennent pas garde.

C'est pourquoi moi je vous commande et je vous avertis d'être versés dans ces lois, pour apprendre et enseigner, pour garder et faire et accomplir :

בענין המראות, נתבאר בסימן קפ"ח דמראה לבן טהור, וכן מראה ירוק, אפי' כמראה השעוה או הזהב, וכל שכן הירוק ככרתי או כעשבים. והגאון רש"ל כתב, בירוק צריך עיון, כי מהר"ם מינץ כתב בתשובותיו בשם הגדולים דאסרינן גם בירוק, עכ"ל.

על כן אין להקל במהירות אם הוא כמראה השעוה, ומכל שכן כמראה הזהב, אלא אם יש ג"כ צדדין אחרים וסברות מוכיחות שאינו נידות:

Au sujet des apparences, il a été expliqué au siman 188 qu'une apparence blanche est pure, et de même une apparence verte, même comme l'apparence de la cire ou de l'or, et à plus forte raison le vert comme le poireau ou comme les herbes. Et le gaon Rashal (Rabbi Shelomo Luria) a écrit : au vert il faut examiner, car Maharam Mintz a écrit dans ses réponses au nom des grands que nous interdisons aussi au vert, jusqu-ici son langage.

C'est pourquoi il n'y a pas à alléger en hâte s'il est comme l'apparence de la cire, et à plus forte raison comme l'apparence de l'or, sinon s'il y a aussi d'autres côtés et des raisonnements qui prouvent que ce n'est pas une nida :

ואם מצאה מראה הירוק הזה ע"י הרגשה, נראה לי להחמיר. ואם בלא הרגשה מצאה כתם, בזה יש להקל.

ואם בקנוח ממנה בלא הרגשה קנחה מראה זו, אזי יש לצדד כך וכך, והכל לפי ראות הענין. עיין בשלטי הגבורים אשר סביב הלכות נדה בהרי"ף דף ד"ש ע"ב שכתב וזה לשונו, ואולם הסימנים המסורים ביד הנשים לבדוק הכתמים, ומצא שפני הבדיקה אינם מן הכתמים האסורים, על זה ודאי יש לסמוך להתיר כו'.

ושם ע"א כתב קצת סימניהון, דהיינו כשרקקה על הכתם חלף והלך לו מיד, זה סימן טהרה. וגם כשאין לובן סביבו כנהוג בכתמים האסורים.

עוד שמעתי שאם הוא נמצא כתם עגול, אע"פ שאין לו מראה טריפה אם כמין חוט אדמימות מקיפו סביב, מטריפין אותה. מותר לראות דמי אשתו תוספות פרק כל היד (נדה כ, ב ד"ה כל יומא):

Et si elle a trouvé cette apparence verte par une sensation, il m'apparaît d'aggraver. Et si sans sensation elle a trouvé une tache, en cela il y a à alléger.

Et si en s'essuyant sans sensation elle a essuyé cette apparence, alors il y a à pencher de-ci de-là, et le tout selon la vue de l'affaire. Vois dans les Shiltei HaGiborim qui entourent les lois de nida dans le Rif (Rabbi Yitshak Alfasi), folio 304b, qui a écrit, et voici son langage : toutefois les signes remis en la main des femmes pour examiner les taches, et l'on a trouvé que le visage de l'examen n'est pas des taches interdites, là-dessus certainement il y a à s'appuyer pour permettre, etc.

Et là, au recto, il a écrit quelques-uns de leurs signes, à savoir : lorsqu'elle a craché sur la tache, elle a passé et s'en est allée aussitôt, c'est un signe de pureté. Et aussi lorsqu'il n'y a pas de blanc autour, comme il est habituel aux taches interdites.

J'ai encore entendu que s'il se trouve une tache ronde, bien qu'elle n'ait pas une apparence interdite, si comme un fil de rougeur l'entoure tout autour, on la déclare interdite. Il est permis de voir les sangs de sa femme, Tossefot chapitre Kol HaYad (Nida 20b, s.v. kol yoma) :

כמה הרחקות הוזכרו בתלמוד ובפוסקים מאשתו נדה. לא יגע בה באצבע קטנה, ולא יושיט מידו לידה שום דבר כו'.

וזה לשון רש"ל בביאור סמ"ג, והתוס' כתבו (כתובות סא, א ד"ה מחלפא) אפילו להביא לפניו על השלחן אסור. ומשום זה אסר מהר"ש שתביא הקערה על השלחן, עכ"ל.

ואם תעשה היכר, כגון שתניחנה על השלחן ביד שמאל שרי, כמוזכר בדין מזיגת הכוס. והא דאסרה למזוג לו הכוס, כתב רשב"א דווקא של יין שהוא המרגיל לדבר עבירה.

כשם שאסורה למזוג לו, כך הוא אסור למזוג לה. ולא עוד, אלא אפילו לשלוח לה כוס של יין, וזה אם הוא מיוחד לה, משום דקא יהיב דעתיה עלה.

אבל כשתשב אשתו עם בני ביתו לשתות מכוס של ברכה זה אחר זה, משמע מדברי הרשב"א למותר, עיין בבית יוסף:

Plusieurs éloignements ont été mentionnés dans le Talmud et chez les décideurs, d'avec sa femme nida. Qu'il ne la touche pas du petit doigt, et qu'il ne tende pas de sa main à sa main aucune chose, etc.

Et voici le langage de Rashal dans l'explication du Semag (Sefer Mitsvot Gadol) : et les Tossefot ont écrit (Ketoubot 61a, s.v. mehalefa) : même apporter devant lui sur la table est interdit. Et à cause de cela Maharash a interdit qu'elle apporte le plat sur la table, jusqu-ici son langage.

Et si elle fait un signe distinctif, comme de le poser sur la table de la main gauche, c'est permis, comme mentionné dans la loi du mélange de la coupe. Et ce qu'on lui a interdit de lui mêler la coupe, le Rashba (Rabbi Shlomo ben Aderet) a écrit : précisément de vin, qui habitue à la chose de la transgression.

De même qu'elle lui est interdite de lui mêler, ainsi il lui est interdit de lui en mêler. Et non seulement cela, mais même de lui envoyer une coupe de vin, et cela s'il lui est destiné, parce qu'il y pose son esprit.

Mais lorsque sa femme s'assied avec les gens de sa maison pour boire de la coupe de berakha l'un après l'autre, il s'entend des paroles du Rashba que c'est permis, vois dans le Beit Yossef :

כתב בראשית חכמה בשער הקדושה פרק י"ז, ירא שמים צריך למעט הדבור עם אשה כל האפשר, ובפרט באשתו נדה, וסמך לדבר (תהלים לט, ג) נאלמת"י דומי"ה החשית"י ראשי תיבות נדה:

Il a écrit dans Reshit 'Hokhma, porte de la sainteté, chapitre 17 : un craignant le Ciel doit diminuer la parole avec une femme autant que possible, et surtout avec sa femme nida, et un appui à la chose (Psaumes 39,3) : נאלמת"י דומי"ה החשית"י, initiales nida :

בספר מנורת המאור בנר ג' כלל ו' חלק ה' פרק רביעי (ועי' ברמב"ן בראשית לא, לה עה"פ אל יחר) כתב וזה לשונו, בימים הקדמונים היו הנידות מרוחקות מאוד מבני האדם, כי כן שמם מעולם נדות, כדי שלא יקרבו אל אדם ולא ידברו עמו. כי ידעו הקדמונים בחכמתן שהבלן מזיק, וגם מבטן מוליד גנאי ועושה רושם רע, כאשר ביארו חכמי הפילסופים.

והיו יושבות בדד באוהל, לא יכנס בו אדם. ולכן אמרה רחל ללבן, ראויה הייתי לקום מפני אבי לנשק ידיו, אבל דרך נשים לי (בראשית לא, לה) ולא אוכל להתקרב אליך, וגם לא ללכת באהל שלא תדרוך עפר רגלי, והוא החריש ולא ענה אותה דבר, נראה שלא היו מספרין עמהן כלל, מפני שאפילו דבורה טמא.

ולפי שברבות התאוות ובהתמעט הדעת, והיו כ"כ שטופין העמים בזימה עד שנשכחת מלבם רעה זאת, באתה תורתנו הקדושה לקדש את ישראל ולהבדילם מן האומות ולהרחיקם ולשמרם מן הנזק הגדול הזה, ושיולידו זרעם בקדושה. ועל כן בדעת זאת התולדות והנזק והתיקון והטומאה והטוהר, צותה תורה לשמור ימי נדה, וימי זיבה שהם יותר חמורים ממי הנדה להצריך ז' ימים נקיים, וימי יולדות, ואח"כ טבילה במ' סאה:

Dans le sefer Menorat HaMaor, à la lampe 3, règle 6, partie 5, quatrième chapitre (et vois dans le Ramban, Genèse 31,35, sur le verset : que cela n'irrite pas), il a écrit, et voici son langage : aux jours anciens les nidot étaient très éloignées des fils de l'homme, car ainsi leur nom fut de toujours nidot, afin qu'elles ne s'approchent pas d'un homme et ne parlent pas avec lui. Car les anciens surent par leur sagesse que leur souffle nuit, et aussi du ventre il engendre la honte et fait une mauvaise empreinte, comme l'ont expliqué les sages des philosophes.

Et elles siégeaient seules dans une tente, aucun homme n'y entrait. Et c'est pourquoi Rahel dit à Lavan : j'étais digne de me lever devant mon père pour baiser ses mains, mais la voie des femmes est à moi (Genèse 31,35) et je ne puis m'approcher de toi, et aussi non aller dans la tente afin que tu ne foules pas la poussière de mes pieds, et il se tut et ne lui répondit pas une parole, il apparaît qu'on ne conversait pas avec elles du tout, parce que même sa parole est impure.

Et parce qu'en se multipliant les désirs et en diminuant la connaissance, et que les peuples étaient à ce point noyés dans la débauche jusqu'à ce que ce mal fût oublié de leur cœur, notre sainte Torah est venue sanctifier Israël et les séparer des nations et les éloigner et les garder de ce grand dommage, et qu'ils engendrent leur semence dans la sainteté. Et c'est pourquoi, avec cette connaissance des générations et du dommage et du tikoun et de l'impureté et de la pureté, la Torah a commandé de garder les jours de nida, et les jours de ziva (flux) qui sont plus graves que les jours de nida, pour exiger sept jours nets, et les jours d'accouchée, et ensuite une immersion dans quarante sea :

וברוך יודע כל נסתרות, שהיה חסדו להיות רופא ישראל שסדרו בחכמתו כפי הצורך הידוע לו. וחכמי ישראל שהשיגו סוד ריחוקה, אמרו בברייתא במסכת נדה תלמיד אסור לישאל בשלומה של נדה.

רבי נחמיה אמר, אפילו הדבור מפיה טמא. אמר ר' יוחנן, אסור לאדם להלך אחר הנדה ולדרוס עפרה שהוא טמא כמת, כך עפרה של נדה טמא, ואסור ליהנות ממעשה ידיה.

ואם אמרו רז"ל (כתובות סא, א) כל מלאכות שהאשה עושה לבעלה נדה עושה לבעלה, חוץ מהצעת המטה ומזיגת הכוס והרחצת פניו ידיו ורגליו, היה לפי שראוי את העם שלא יסבלו יותר מזה בחסרון שפחות, אבל המחמיר שומר מצרות נפשו:

Et béni soit Celui qui connaît tous les secrets, dont la bonté fut d'être le médecin d'Israël, qui l'a ordonné dans Sa sagesse selon le besoin qui Lui est connu. Et les sages d'Israël qui ont atteint le secret de son éloignement ont dit dans une beraita, dans le traité Nida : il est interdit à un disciple de s'enquérir de la paix d'une nida.

Rabbi Nehemia a dit : même la parole de sa bouche est impure. Rabbi Yo'hanan a dit : il est interdit à l'homme de marcher après la nida et de fouler sa poussière, car elle est impure comme un mort, ainsi la poussière d'une nida est impure, et il est interdit de jouir de l'œuvre de ses mains.

Et si Razal ont dit (Ketoubot 61a) : tous les travaux qu'une femme fait pour son mari, une nida les fait pour son mari, hors l'étendage du lit et le mélange de la coupe et le lavage de son visage, de ses mains et de ses pieds, c'était parce qu'il convient que le peuple ne souffre pas plus que cela par manque de servantes, mais celui qui aggrave garde des détresses de son âme :

כל הרחקות צריך להרחיק ממנה בין בימי נדותה ובין בימי לבונה, כי לעולם היא בטומאתה עד שתטבול, וכך כתבו התוספות בפרק קמא דשבת (יג, ב ד"ה בימי) ובכתובות פרק אע"פ (סא, א ד"ה מחלפא), וכך כתב הרא"ש בפרק אע"פ (סימן כד), וכך פסק הרמב"ם פרק י"א מהלכות איסורי ביאה (הלכה יח-יט), וכך פסק הסמ"ג, וכך כתב הרשב"א. וכתב שכן הוא דעת הר"א ודעת כל הגאונים, וכך כתב ספר התרומה.

ובפרק קמא דשבת (יג, א) ההוא תלמיד בתנא דבי אליהו שהקיל בימי לבונה, כתבו התוספות (שם ע"ב ד"ה בימי) בשם רבינו תם שהיו רגילים לטבול ב' טבילות, אחת אחר ז' כשפוסקת קודם שתשב ז' נקיים, דלא אסורה השתא אלא מדרבנן, ולכך היה מיקל אותו תלמיד. אבל האידנא שאין רגילין לטבול עד שתשב ז' נקיים, אין חילוק בין ימי נדותה לימי ליבונה:

Tous les éloignements, il faut s'éloigner d'elle tant aux jours de sa nida qu'aux jours de son blanchiment (sept jours nets), car elle est toujours dans son impureté jusqu'à ce qu'elle s'immerge, et ainsi ont écrit les Tossefot au premier chapitre de Chabbat (13b, s.v. bimei) et dans Ketoubot, chapitre Af Al Pi (61a, s.v. mehalefa), et ainsi a écrit le Roch (Rabbenou Acher) au chapitre Af Al Pi (siman 24), et ainsi a décidé le Rambam, chapitre 11 des lois des interdits d'union (halakha 18-19), et ainsi a décidé le Semag, et ainsi a écrit le Rashba. Et il a écrit que tel est l'avis du Ra (Rabbenou Avraham) et l'avis de tous les Gueonim, et ainsi a écrit le sefer HaTerouma.

Et au premier chapitre de Chabbat (13a), ce disciple dans le Tanna deBei Eliyahou qui allega aux jours de son blanchiment, les Tossefot ont écrit (là, verso, s.v. bimei) au nom de Rabbenou Tam qu'ils étaient habitués à deux immersions, une après sept lorsqu'elle cesse, avant qu'elle siège sept jours nets, qu'elle n'est alors interdite que de par les rabbins, et c'est pourquoi ce disciple allegait. Mais de nos jours, où l'on n'a pas l'habitude de s'immerger jusqu'à ce qu'elle siège sept jours nets, il n'y a pas de distinction entre les jours de sa nida et les jours de son blanchiment :

ומי הוא זה ואיזה הוא שירים ראשו נגד גאוני עולם וראשי הפוסקים קדמאי ובתראי, ואף שהמנהג כן בין ההמוניים, אל תהיו אחרי רבים לרעות. ואף שרמ"א בשלחן ערוך הביא המנהג, איסור גדול להשגיח בו:

Et qui est celui-ci et lequel est-il qui lèverait sa tête contre les gueonim du monde et les têtes des décideurs, les premiers et les derniers, et même si tel est l'usage parmi les gens du commun, ne soyez pas après beaucoup pour le mal (Exode 23,2). Et même si le Rema (Rabbi Moché Isserles) dans le Choulhan Aroukh a apporté l'usage, c'est un grand interdit d'y prendre garde :

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