« Détourne-toi du mal » : le Chla parle des lois de l’union conjugale et de la sainteté du membre. Il ne mentionne pas la gravité des relations interdites et de la nida, car ce n’est pas des méchants qu’il traite. Israël sont saints : « soyez saints » (Vayikra 19,2). Rachi : en tout lieu où tu trouves une barrière d’ervah (nudité interdite), là tu trouves la sainteté. La sainteté est un retrait encore plus grand, « sanctifié-toi dans ce qui t’est permis », des barrières et des garde-fous ; Rachi a précisé « barrière d’ervah » et il n’a pas dit ervah, car cela est simple.
Aussi : ne pas regarder les femmes à l’heure de la lessive ; multiplier la conversation avec la femme mène à la fornication ; le kal vahomer de la nida à la femme mariée et la difficulté des Tossefot sur le yihoud
עתה עת לדבר מהלכות ביאה ומקדושתו, ומקדושת המעור בכלל ובפרט, בענין סור מרע ועשה טוב:
Maintenant c'est le temps de parler des lois de l'union conjugale et de sa sainteté, et de la sainteté du membre en général et en particulier, au sujet de détourne-toi du mal et fais le bien :
בענין סור מרע לא באתי להזכיר חומר עריות ונשג"ז וטומאת הנדה, כי אטו ברשיעי עסיקי, אשר רשע למות מיתת הגוף ומיתת הנפש ומחיי עד יכרות וילך לאבדון בר מינן. וישראל קדושים הם, וציוותה התורה (ויקרא טו, ב) קדושים תהיו.
פירש רש"י ז"ל (שם) בכל מקום שאתה מוצא גדר ערוה, שם אתה מוצא קדושה. פירוש לדבריו, ענין קדושה היא פרישות ביותר על דרך (יבמות כ, א) קדש עצמך במותר לך, לעשות לך גדרים וסייגים.
וזה שדייק רש"י כל מקום שאתה מוצא גדר ערוה, ולא אמר ערוה, כי זהו פשיטא. אלא אמר גדר של ערוה והסייג, וכמו הגדרים שהזכירו רז"ל אזכור קצת מהן:
Au sujet de détourne-toi du mal, je ne suis pas venu mentionner la gravité des relations interdites et de la nida, de la servante, de la non-juive et de la prostituée, et de l'impureté de la nida (femme en impureté menstruelle), car est-ce des méchants que nous traitons, eux dont le méchant est pour la mort, mort du corps et mort de l'âme, et de la vie éternelle il sera retranché et ira à la perdition, loin de nous. Et Israël sont saints, et la Torah a commandé (Lévitique 19,2) : soyez saints.
Rachi, de mémoire bénie, a expliqué (là) : en tout lieu où tu trouves une barrière d'ervah (nudité interdite), là tu trouves la sainteté. Explication de ses paroles : le sujet de la sainteté est un retrait encore plus grand, selon la voie de (Yevamot 20a) : sanctifié-toi dans ce qui t'est permis, pour te faire des barrières et des garde-fous.
Et c'est ce que Rachi a précisé : tout lieu où tu trouves une barrière d'ervah, et il n'a pas dit ervah, car cela est simple. Seulement il a dit une barrière d'ervah et le garde-fou, et comme les barrières qu'ont mentionnées Razal, j'en mentionnerai quelques-unes :
כדגרסינן במסכת בתרא פרק חזקת הבתים (בבא בתרא דף נ"ה) (צ"ל נז, ב) ועוצם עיניו מראות ברע (ישעיה לג, טו), א"ר חייא בר אבא זה שאינו מסתכל בנשים בשעה שעומדות על הכביסה. היכי דמי, אי דליכא דרכא אחרינא אנוס הוא.
אי איכא דרכא אחרינא ואזיל בהאי, רשע הוא. לעולם דליכא דרכא אחרינא, ואפילו הכי איבעי ליה למינס נפשיה:
Comme nous apprenons dans le traité Batra, chapitre Hezkat haBatim (Baba Batra folio 55) (il faut lire 57b) : et il ferme ses yeux pour ne pas voir le mal (Isaie 33,15), a dit Rabbi Hiyya bar Abba : c'est celui qui ne regarde pas les femmes à l'heure où elles se tiennent sur la lessive. Comment est le cas ?
S'il n'y a pas d'autre chemin, il est contraint. S'il y a un autre chemin et qu'il va par celui-ci, il est méchant.
Toujours, qu'il n'y a pas d'autre chemin, et même ainsi il devait se forcer :
וגרסינן במסכת עירובין פרק עושין פסין (עירובין דף י"ח) (ב), ובפרק בתרא דברכות דף ס"א (א), ובפרק קמא דמסכת כלה, תנו רבנן המרצה מעות לאשה מידו לידה ומידה לידו כדי להסתכל בה, אפי' גדול בתורה כמשה רבינו ע"ה שקיבל תורה מהר סיני, עליו הכתוב אומר (משלי יא, כא) יד ליד לא ינקה רע, לא ינקה מדינה של גיהנם:
Et nous apprenons dans le traité Erouvin, chapitre Osin Pasin (Erouvin folio 18) (b), et au dernier chapitre de Berakhot folio 61 (a), et au premier chapitre du traité Kalla : nos maîtres ont enseigné : celui qui compte des pièces à une femme de sa main à la sienne et de la sienne à la sienne afin de la regarder, même s'il est grand dans la Torah comme Moché notre maître, que la paix soit sur lui, qui a reçu la Torah du mont Sinaï, sur lui l'Écrit dit (Proverbes 11,21) : main à main, le mal ne sera pas innocent, il ne sera pas innocent du jugement de la Guehinnom :
וגרסינן נמי במסכת כלה פרק קמא (פרק שני) ר' יהודה בר אחאי בר יאשיה אומר, כל הצופה בנשים סוף בא לידי עבירה. כל המפנה את עצמו מן העבירה ולא עשאה, אפילו הוא ישראל ראוי להעלות עולה ככהן גדול על גבי המזבח, שנאמר (שמות כד, ה) וישלח את נערי בני ישראל וגומר.
כל מי ששמר עצמו וניצול מן העבירה בעולם הזה ולא עשאה, ניזון מזיו השכינה כמלאכי השרת, שנאמר (שמות כד, יא) ויחזו את הא-להים ויאכלו וישתו:
Et nous apprenons aussi dans le traité Kalla, premier chapitre (deuxième chapitre) : Rabbi Yehuda bar Ahai bar Yoshia dit : quiconque contemple les femmes, à la fin en vient à la faute. Quiconque se détourne lui-même de la faute et ne l'a pas faite, même s'il est un Israël, est digne de faire monter une offrande montée comme un grand kohen sur l'autel, il est dit (Exode 24,5) : et il envoya les jeunes gens des fils d'Israël etc.
Quiconque s'est gardé et a été sauvé de la faute en ce monde et ne l'a pas faite, est nourri de l'éclat de la Chekhina comme les anges du service, il est dit (Exode 24,11) : et ils virent Elokim et ils mangèrent et ils burent :
וגרסינן נמי במסכת ברכות פרק הרואה (ברכות דף ס"א) (א), א"ר יוחנן אחרי ארי ולא אחרי אשההגה"הנראה לי, אף סומא כשהוא יודע שאשה הולכת לפניו אסור לילך אחריה. ויש להביא ראיה מהא דאיתא בברכות פרק הרואה (סא, א), ובמסכת עירובין (יח, ב), ולמ"ד פרצוף הי מנייהו סגי ברישא, א"ר נחמן בר יצחק, מסתברא דגברא סגי ברישא, דתניא לא יהלך אדם אחרי אשה וכו', והרי שם היתה מדובקת לו באחוריו ולא ראה אותה מימיו אפילו הכי אמר דגברא סגי ברישא, והביא ראיה מלא יהלך אדם כו':.
אחרי אשה ולא אחרי עבודה זרה. אחרי עבודה זרה ולא אחרי בית הכנסת בשעה שהצבור מתפללין.
ולא אמרו, אלא דליכא פתחא אחרינא ולא דרי טונא ולא רכיב אחמרא ולא מנח תפילין. אבל אי איכא חד מהנך לית לן בה.
וגרסינן במסכת שבת פרק במה אשה יוצאה דף ס"ד (א) תנא דבי ר' ישמעאל מפני מה הוצרכו ישראל שבאותו הדור כפרה, מפני שזנו עיניהם מן הערוה. ואמר רב מפני מה מנה הכתוב תכשיטין שבחוץ עם תכשיטין שבפנים, לומר לך שכל המסתכל באצבע קטנה של אשה כאלו מסתכל במקום התורף:
Et nous apprenons aussi dans le traité Berakhot, chapitre HaRoéh (Berakhot folio 61) (a), a dit Rabbi Yo'hanan : derrière un lion et non derrière une femme. Glose : il m'apparaît, même un aveugle, lorsqu'il sait qu'une femme marche devant lui, il lui est interdit de marcher derrière elle.
Et l'on peut apporter une preuve de ce qui est dans Berakhot, chapitre HaRoéh (61a), et dans le traité Erouvin (18b), et selon celui qui dit : le partsouf (visage double), lequel d'entre eux marchait en tête, a dit Rabbi Nahman bar Yitshak : il est raisonnable que l'homme marchait en tête, car il est enseigné : qu'un homme ne marche pas derrière une femme etc., et voici la elle lui était attachée dans son dos et il ne l'avait jamais vue, même ainsi il a dit que l'homme marchait en tête, et il a apporté une preuve de : qu'un homme ne marche pas etc. Derrière une femme et non derrière une idolâtrie.
Derrière une idolâtrie et non derrière une synagogue à l'heure où le public prie. Et ils n'ont dit cela que s'il n'y a pas d'autre entrée, et qu'il ne porte pas de fardeau, et qu'il n'est pas monté sur un âne, et qu'il ne pose pas les tefilin.
Mais s'il y a l'un de ceux-ci, nous n'y avons pas affaire. Et nous apprenons dans le traité Chabbat, chapitre Bameh Isha Yotza, folio 64 (a) : une enseigne de la maison de Rabbi Yishmael : pourquoi Israël de cette génération-là ont-ils eu besoin d'expiation, parce qu'ils ont prostitué leurs yeux de l'ervah.
Et Rav a dit : pourquoi l'Écrit à-t-il compté les parures du dehors avec les parures du dedans, pour te dire que quiconque regarde le petit doigt d'une femme, c'est comme s'il regardait le lieu de la honte :
וגרסינן נמי בפרק מי שמתו דף ס"ד (צ"ל ברכות כד, א) א"ר יצחק, טפח באשה ערוה. למאי אילימא לאסתכולי בה, והא אמר רב ששת מפני מה מנה כו'.
אלא באשתו ולקריאת שמע. אמר רב חסדא שוק באשה ערוה, שנאמר (ישעיה מז, ב) גלי שוק עברי נהרות, וכתיב (שם ג) תגל ערותך.
אמר שמואל קול באשה ערוה, שנאמר (שה"ש ב, יד) כי קולך ערב. אמר רב ששת שער באשה ערוה, שנאמר (שם ד, א) שערך כעדר העזים.
וג"כ גרסינן בפרק חלק (סנהדרין) דף צ"ב (א), א"ר אליעזר כל המסתכל בערוה קשתו ננערת, שנאמר (חבקוק ג, ט) עריה תעור קשתך. וגרסינן בסוף פ"ק דעבודה זרה דף כ' (א), תניא (דברים כג, י) ונשמרת מכל דבר רע, שלא יסתכל אדם באשה נאה אפילו פנויה, ובאשת איש ואפי' מכוערת.
ולא בבגדי צבע של אשה, ולא בחמור ולא בחמורה, ולא בחזיר ולא בחזירה, ולא בעוף ולא בעופות בשעה שנזקקין זה לזה:
Et nous apprenons aussi au chapitre Mi sheMéto folio 64 (il faut lire Berakhot 24a), a dit Rabbi Yitshak : un tefah (empan) chez la femme est ervah. Pour quoi ?
Si tu dis pour la regarder, mais Rav Sheshet a dit : pourquoi a-t-il compté etc. Seulement, chez sa femme et pour la lecture du Chema.
A dit Rav Hisda : une cuisse chez la femme est ervah, il est dit (Isaie 47,2) : découvre la cuisse, passe les fleuves, et il est écrit (ibid. 3) : ta nudité sera découverte.
A dit Shmouel : une voix chez la femme est ervah, il est dit (Shir haShirim 2,14) : car ta voix est douce. A dit Rav Sheshet : une chevelure chez la femme est ervah, il est dit (ibid.
4,1) : ta chevelure est comme un troupeau de chèvres. Et aussi nous apprenons au chapitre Helek (Sanhédrin) folio 92 (a), a dit Rabbi Eliezer : quiconque regarde l'ervah, son arc est ébranlé, il est dit (Habaquq 3,9) : à nu s'éveille Ton arc.
Et nous apprenons à la fin du premier chapitre d'Avoda Zara folio 20 (a), il est enseigné (Deutéronome 23,10) : et tu te garderas de toute chose mauvaise : qu'un homme ne regarde pas une belle femme même libre, et une femme mariée même laide. Et non les vêtements de couleur d'une femme, et non un âne ni une ânesse, et non un porc ni une truie, et non un oiseau ni des oiseaux à l'heure où ils s'accouplent l'un à l'autre :
ובמסכת אבות תנן (א, ה), ואל תרבה שיחה עם האשה, באשתו אמרו, קל וחומר באשת חבירו. מכאן אמרו חכמים, כל המרבה שיחה עם האשה, גורם רעה לעצמו ובוטל מדברי תורה וסופו יורש גיהנם, ואפילו שיחה קלה שבין איש לאשתו בא עליה לדין.
כדגרסינן בפרק קמא דחגיגה דף ה' (ב), ר' אילא הוה סליק בדרגא דבי רבה בר שילא, שמע לההוא ינוקא דקאמר (עמוס ד, יג) כי הנה יוצר הרים ובורא רוח ומגיד לאדם מה שיחו עושה שחר ועיפה ודורך על במתי ארץ ה' א-להי צבאות שמו. אמר עבד שרבו מעיד שיחתו יש לו תקנה.
מאי שיחה, אפי' שיחה קלה שבין איש לאשתו מגידין לאדם בשעת מיתתו. וגרסינן במסכת דרך ארץ (פרק ראשון) אל תרבה שיחה עם האשה, שכל שיחתה של אשה אינו אלא ניאופין.
ותחלת הזנות, שיחה עם הנשים, ומתוך השיחה באין אל השחוק, ומתוך השחוק באין לידי קלות ראש, ומתוך קלות ראש באין לזנות, דתנן בפרק ג' דאבות דף ח' (מי"ג) ר' עקיבא אומר, שחוק וקלות ראש מרגילין את האדם לערוה. וגרסינן נמי במס' עירובין פרק כיצד מעברין (עירובין דף נ"ג) (ב), ר' יוסי הגלילי הוה קאזיל באורחא, אשכחיה לברוריה.
אמר לה, באיזה דרך נלך ללוד. אמרה לו, גלילי שוטה, לא כך אמרו חכמים אל תרבה שיחה עם האשה, היה לך לומר באיזה דרך ללוד.
לפיכך כל מי שיש בידו יראת חטא, יציל עצמו מרשת זו הטמונה לכל בני אדם המביאה לאדם לידי זנות שהיא קשה מכל העבירות, כי כולם אפשר לו לאדם לעשותם לבדו, והזנות אי אפשר לעשות אלא עם שנים, איש עם אשה, או אשה עם איש, נמצא שניהם חוטאים ומחטיאים:
Et dans le traité Avot nous avons appris (1,5) : et ne multiplie pas la conversation avec la femme, de sa femme ils ont dit, à plus forte raison de la femme de son compagnon. De là les Sages ont dit : quiconque multiplie la conversation avec la femme cause du mal à lui-même et s'interrompt des paroles de Torah et sa fin est d'hériter la Guehinnom, et même une conversation légère entre un homme et sa femme, il en vient en jugement.
Comme nous apprenons au premier chapitre de Hagiga folio 5 (b) : Rabbi Ila montait l'escalier de la maison de Rabba bar Shila, il entendit un certain enfant qui disait (Amos 4,13) : car voici Celui qui forme les montagnes et crée le vent et déclare à l'homme ce qu'est sa conversation, Il fait l'aube et l'obscurité et marche sur les hauteurs de la terre, ה' Elokei Tsevaot est Son nom. Il dit : un serviteur dont le maître témoigne de sa conversation, a-t-il un remède.
Qu'est-ce que conversation ? Même une conversation légère entre un homme et sa femme, on la déclare à l'homme à l'heure de sa mort.
Et nous apprenons dans le traité Derekh Erets (premier chapitre) : ne multiplie pas la conversation avec la femme, car toute conversation de femme n'est que des adultères. Et le commencement de la fornication, c'est la conversation avec les femmes, et de la conversation ils en viennent au rire, et du rire ils en viennent à la légèreté de tête, et de la légèreté de tête ils en viennent à la fornication, car nous avons appris au chapitre 3 d'Avot folio 8 (michna 13) : Rabbi Akiva dit : le rire et la légèreté de tête habituent l'homme à l'ervah.
Et nous apprenons aussi dans le traité Erouvin, chapitre Keitsad Méabrin (Erouvin folio 53) (b) : Rabbi Yose haGélili allait sur le chemin, il rencontra Béruria. Il lui dit : par quel chemin irons-nous à Lod.
Elle lui dit : Galiléen sot, n'est-ce pas ainsi qu'ont dit les Sages : ne multiplie pas la conversation avec la femme, tu aurais dû dire : par quel chemin à Lod. C'est pourquoi quiconque a en sa main la crainte de la faute, qu'il se sauve de ce filet caché pour tous les fils de l'homme, qui amène l'homme à la fornication qui est plus dure que toutes les fautes, car toutes, il est possible à l'homme de les faire seul, et la fornication on ne peut la faire que avec deux, un homme avec une femme, ou une femme avec un homme, il se trouve que tous deux fautent et font fauter :
ואוי להם לאלו שהולכין במחול עם נשים, דעוברין על כל אזהרות רז"ל, דאפילו במרצה מעות מידו לידה (עי' ברכות סא, א) דבעבידתיה קא טריד, עכ"ז יד ליד לא ינקה (משלי יא, כא). ק"ו כשמשים יד ליד ממש ולשם שמחה, כי השטן מרקד וגם הוא מסתכל בה.
וכבר אסרו להסתכל בבגדי צבעונין שלה, והוא מסתכל אז בבגדיה ובפניה בפנים שוחקת, וגם משיח עמה שיחות קלות ראש. ואפילו היא בתולה פנויה, אמר איוב (איוב יא, א) ברית כרתי לעיני ומה אתבונן על בתולה.
ובפרט כי רובן הם נידות, כי הגיעו לוסתן והרי היא ערוה, על כן מטמא את עצמו במגע וטמא טמא יקרא, ומחוץ למחנה שכינה יהיה מושבו. על כן מי שעשה אחת מאלה, יתחרט על העבר ויתודה ויבכה ויעשה תשובה, ואח"כ יהיה נשמר ונזהר כל ימיו, ויוסיף גדר על גדר להרחיק מפתח ביתה ובל יראה ובל ימצא:
Et malheur à ceux qui vont danser avec des femmes, car ils transgressent tous les avertissements de Razal, car même celui qui compte des pièces de sa main à la sienne (vois Berakhot 61a) qui est occupé à son ouvrage, même ainsi : main à main ne sera pas innocent (Proverbes 11,21). À plus forte raison lorsqu'il met main à main vraiment et au nom de la joie, car le satan danse et lui aussi la regarde.
Et déjà ils ont interdit de regarder ses vêtements de couleur, et lui alors regarde ses vêtements et son visage d'un visage riant, et aussi converse avec elle des conversations de légèreté de tête. Et même si elle est une vierge non mariée, Iyov a dit (Iyov 31,1) : j'ai conclu une alliance avec mes yeux, et comment regarderais-je une vierge.
Et en particulier car la plupart d'entre elles sont niddot, car elles ont atteint leur période et voici elle est ervah, c'est pourquoi il se souille lui-même par le contact et impur, impur il sera appelé, et hors du camp de la Chekhina sera sa demeure. C'est pourquoi celui qui a fait l'une de celles-ci, qu'il se repente du passé et se confesse et pleure et fasse techouva, et ensuite il sera gardé et attentif tous ses jours, et il ajoutera barrière sur barrière pour s'éloigner de la porte de sa maison, et qu'il ne soit pas vu et qu'il ne soit pas trouvé :
יראה לי דכל מה שאסור לאדם באשתו נדה, כגון הא דתנן (שבת יא, א) לא יאכל הזב עם הזבה, ואיסור נגיעה והושטה וכיוצא בהן, כולן אסורין מק"ו באשת איש. ומה נדה שמותרת ביחוד עם בעלה, אסורה בכל אלו.
אשת איש שאסורה ביחוד, ק"ו דאסור בכל אלה. וקרוב לזה כתב בהגהות אשר"י סוף פ"ק דשבת בעובדא דתלמיד חכם שקרא הרבה ושנה הרבה כו' ומת בחצי ימיו כו' (שבת יג, א) וזה לשון ההגה"ה, ואף על פי שמותר להתייחד עמה, כל שכן שאר עריות דאפילו יחוד אסור, שאסור לישן היא בבגדה והוא בבגדו, ואפילו קורבא בעלמא אסור משום לך לך אמרין לנזירא סחור סחור לכרמא לא תקרב, עד כאן לשונו:
Il m'apparaît que tout ce qui est interdit à l'homme avec sa femme nida, comme ce que nous avons appris (Chabbat 11a) : le zav ne mangera pas avec la zava, et l'interdiction du toucher et de la présentation et ce qui leur ressemble, tous sont interdits à plus forte raison avec une femme mariée. Et si une nida qui est permise en yihoud (isolement à deux) avec son mari est interdite en tous ceux-ci, une femme mariée qui est interdite en yihoud, à plus forte raison qu'il est interdit en tous ceux-ci.
Et proche de cela il a écrit dans les Hagahot Asheri à la fin du premier chapitre de Chabbat, dans le fait d'un sage disciple qui a beaucoup lu et beaucoup répété etc. et est mort au milieu de ses jours etc. (Chabbat 13a), et voici le langage de la glose : et même s'il est permis de s'isoler avec elle, à plus forte raison les autres relations interdites dont même le yihoud est interdit, qu'il est interdit de dormir elle dans son vêtement et lui dans le sien, et même une proximité quelconque est interdite à cause de : va, va, on dit au nazir, tourne, tourne, au vignoble n'approche pas, jusqu-ici son langage :
ונראה לעניות דעתי להגיה בדברי הג"ה הנ"ל, ואסור לישן היא בבגדה, והוא הדין בפני עצמו וקאי על אשתו נדה, וכך יהיה ביאור דברי הג"ה, ואע"פ שמותר להתייחד עם נדה, אסרו שאר עניינים. ק"ו לאסור בשאר עריות אלו העניינים האסורים בנדה, והיא כמו שכתבתי.
ואחר כך אומר דין חדש אצל נדה שתהיה אסורה הוא בבגדו והיא בבגדה, וכדאיתא בגמרא פרק קמא דשבת דף י"ג (א) דיליף בהיקשא נדה מאשת איש, מה אשת רעהו הוא בבגדו והיא בבגדה אסור, אף אשתו נדה הוא בבגדו והיא בבגדה אסור, נמצא לפי זה אסור הכל באשת איש מה שאסור בנדה מקל וחומר. ועל כן צריך להגיה ואסור, במקום שאסור.
דלאו גרסינן שאסור ולא בא אלא ללמד שיהיה אסור בשאר עריות היא בבגדה כו' מקל וחומר דנדה, היה קשה דזה היפך הגמרא. דבגמרא אדרבא לומד נדה מאשת איש לאסור היא בבגדה כו':
Et il m'apparaît selon mon humble avis d'émender dans les paroles de la glose mentionnée : et il est interdit de dormir elle dans son vêtement, et c'est une loi à part et cela porte sur sa femme nida, et ainsi sera l'explication des paroles de la glose : et même s'il est permis de s'isoler avec une nida, ils ont interdit les autres affaires. À plus forte raison d'interdire dans les autres relations interdites ces affaires interdites avec une nida, et c'est comme j'ai écrit.
Et ensuite il dit une loi nouvelle auprès de la nida, qu'elle soit interdite lui dans son vêtement et elle dans le sien, et comme il est dans la Guemara, premier chapitre de Chabbat, folio 13 (a), qu'il apprend par hekesh (analogie) la nida de la femme mariée : de même que la femme de son prochain, lui dans son vêtement et elle dans le sien c'est interdit, ainsi sa femme nida, lui dans son vêtement et elle dans le sien c'est interdit. Il se trouve selon cela que tout est interdit avec une femme mariée ce qui est interdit avec une nida, à plus forte raison.
Et c'est pourquoi il faut émender : et il est interdit, à la place de : qu'il est interdit. Car si nous lisons : qu'il est interdit, et qu'il n'est venu que pour enseigner qu'il soit interdit dans les autres relations interdites elle dans son vêtement etc. à plus forte raison de la nida, cela était difficile, car c'est l'inverse de la Guemara.
Car dans la Guemara au contraire il apprend la nida de la femme mariée pour interdire elle dans son vêtement etc. :
אבל אין העולם נזהרין ואפילו המדקדקים אוכלים עם אשת איש בקערה אחת, ובאשתו נדה אסור אפילו הרבה אוכלין ג"כ עמו, וכן נותן או מושיט אחד חפץ לאשת איש. ועלה בדעתי ללמוד זכות על העולם, כי סוברים דהאי ק"ו לית ביה ממשא.
דבשלמא דביחוד אסור באשת איש ולא באשתו נדה, משום דיחוד באשה אחרת היא חידוש קורבא, דאין אדם עשוי להיות דירת קבע באשה אחרת, על כן כשמתייחד עמה הוא מעורר וגורם קירוב ואהבה. משא"כ יחוד עם אשתו ששם דירת קבע, כיון דדש דש, ואין ביחודו עמה שום התעוררות אהבה:
Mais le monde n'y prend pas garde, et même les minutieux mangent avec une femme mariée dans un seul plat, et avec sa femme nida c'est interdit même si beaucoup mangent aussi avec lui, et de même l'un donne ou présente un objet à une femme mariée. Et il m'est venu à l'esprit de trouver un mérite pour le monde, car ils tiennent que ce kal vahomer n'a pas de substance.
Car il est bien que le yihoud est interdit avec une femme mariée et non avec sa femme nida, parce que le yihoud avec une autre femme est une nouveauté de proximité, car l'homme n'est pas fait pour avoir une demeure fixe avec une autre femme, c'est pourquoi lorsqu'il s'isole avec elle il éveille et cause un rapprochement et un amour. Ce qui n'est pas ainsi le yihoud avec sa femme où il y a une demeure fixe, puisque l'habitude est l'habitude, et il n'y a dans son isolement avec elle aucun éveil d'amour :
ובזה יהיה מתורץ התימה שכתבו התוספות שם בפרק קמא דשבת (יג, א ד"ה מה אשת) וזה לשונם, תימה דיחוד דאסור מן התורה לא ילפינן מאשת איש ושרי בנדה, כדכתיב (שה"ש ז, ד) סוגה בשושנים. והוא בבגדו והיא בבגדה דלא הוי אפילו באשת איש אלא מדרבנן, אסור בנדה מהיקשא.
טפי הוה לן למיסר יחוד מהיקשא, ולמשרי הוא בבגדו והיא בבגדה בלא יחוד, כגון שפתח פתוח לרשות הרבים מסוגה בשושנים, עכ"ל. ולפי הסברא שכתבתי אתא שפיר.
אמנם התוספות דהניחו הדבר בתימה על כרחך לא מסתבר להך סברא דידי, אם כן הקל וחומר נשאר במקומו, וכדמשמע בהגה"ת אשר"י:
Et par cela sera résolue la difficulté qu'ont écrite les Tossefot là au premier chapitre de Chabbat (13a, s.v. mah eshet) et voici leur langage : difficulté, que le yihoud qui est interdit de la Torah, nous ne l'apprenons pas de la femme mariée et il est permis avec une nida, comme il est écrit (Shir haShirim 7,4) : elle est close de roses. Et lui dans son vêtement et elle dans le sien, qui n'est même pas avec une femme mariée que de par les rabbins, est interdit avec une nida par le hekesh.
Davantage nous aurions dû interdire le yihoud par le hekesh, et permettre lui dans son vêtement et elle dans le sien sans yihoud, comme lorsqu'une porte est ouverte sur le domaine public, de : close de roses, jusqu-ici leur langage. Et selon le raisonnement que j'ai écrit, cela vient bien.
Toutefois les Tossefot qui ont laissé la chose en difficulté, force est que ce raisonnement-ci mien ne leur a pas paru raisonnable, s'il en est ainsi le kal vahomer reste à sa place, et comme il s'entend dans les Hagahot Asheri :
אמנם בתשובת הרשב"א (סימן אלף קפח) נותן טעמים לדבר להתיר איזה עניינים שאינו הרגל דבר כל כך, ולא שייכא לאוסרם אלא בנדה דלבו גס בה. הא דאמרינן בפרק קמא דשבת (יג, א) עולא הוה מנשק לאחתיה אבי ידייהו, ופליגא דידיה אדידיה דאמר עולא אפילו שום קירבה בעולם.
וקיי"ל כהאי בתרייתא, וא"כ צריכין אנו ליזהר שלא לקרב לשום אשה בעולם בזמן נדתה, ושלא להושיט אלא ע"י שינוי, וא"כ היאך נמצא ידינו ורגלינו איש בבתו ובאחותו ובשאר קרובותיו:
Toutefois dans une réponse du Rashba (Rabbi Shlomo ben Aderet) (siman 1188) il donne des raisons à la chose pour permettre quelques affaires qui ne sont pas une habitude de la chose à ce point, et il n'y a pas lieu de les interdire sinon avec une nida dont son cœur est familier. Ceci que nous disons au premier chapitre de Chabbat (13a) : Ulla embrassait ses sœurs sur leurs mains, et cela de lui contredit cela de lui, car Ulla a dit : même une quelconque proximité au monde.
Et nous tenons comme cette dernière, et s'il en est ainsi nous devons prendre garde de ne nous approcher d'aucune femme au monde au temps de sa nida, et de ne présenter que par un changement, et s'il en est ainsi comment trouverons-nous nos mains et nos pieds, un homme avec sa fille et avec sa sœur et avec ses autres parentes :