Le Tour décide, au siman 225, qu’un fruit qui ne se renouvelle pas d’année en année ne reçoit pas Chehe'heyanou, même si l’on n’en a pas mangé depuis longtemps. Le Chla rapporte de son maître, dans le Choulhan Aroukh, qu’un fruit qui se renouvelle deux fois l’an reçoit Chehe'heyanou, mais que l’on ne bénit pas sur un légume nouveau qui reste toute l’année dans le sol. Il tient que cette loi, déjà chez Mahari Weil, vise tout légume : l’acheteur au marché ne distingue pas ce qui a poussé cette année de ce qui a poussé l’année passée et a tardé dans le sol ; on n’entre pas dans un doute de berakha en vain.
Aussi : formules des berakhot finales, Bore nefachot et meein 3 ; la berakha finale du vin exempte les autres boissons ; Nom et royauté, faire entendre la berakha, tenir l’objet de la droite
ב' פסק הטור בסימן רכ"ה, פרי שאינו מתחדש משנה לשנה, אפילו אם יש ימים רבים שלא אכל ממנו, אינו מברך שהחיינו. וכתב מורי בשלחן ערוך שלו (רכה, ו בהג"ה), כל פרי שמתחדש ב' פעמים בשנה מברכין עליהן שהחיינו.
אבל אם אין זמן לגידולו, אין מברכין עליו שהחיינו. לכך אין מברכים שהחיינו על ירק חדש דעומד כל השנה בקרקע, עד כאן לשונו:
2. Le Tour a décidé au siman 225, un fruit qui ne se renouvelle pas d'année en année, même s'il y a beaucoup de jours qu'il n'en a pas mangé, il ne bénit pas sheheheyanou (Qui nous a fait vivre).
Et mon maître a écrit dans son Choulhan Aroukh (225, 6 dans la glose), tout fruit qui se renouvelle 2 fois dans l'année, on bénit dessus sheheheyanou. Mais s'il n'y a pas de temps pour sa croissance, on ne bénit pas dessus sheheheyanou.
C'est pourquoi on ne bénit pas sheheheyanou sur un légume nouveau qui reste toute l'année dans le sol, jusqu-ici son langage :
ונראה לי, דזה הדין שכתב מורי שאין מברכין שהחיינו על ירק חדש משום דעומד כל השנה בקרקע, הוא לקוח ונאצל ממה שכתב מוהר"ר יעקב ווייל בחידושיו דף כ"ג וזה לשונו, הא דאין מברכין שהחיינו על ירק, נראה משום דעומד על הקרקע כל ימות השנה ואין ניכר בין חדש הגדל בשנה זו, למה שגדל אשתקד, עד כאן לשונו. הנך רואה בעיניך כי בכלל דברי מהר"י ווייל דברי מהר"ם.
רק שמהר"ם העתיק הדין מדברי מהרי"ו בקיצור, אבל ודאי אין ביניהם חילוק בענין המכוון כלל, ושניהם לדבר אחד נתכוונו, והוא דאין מברכין שהחיינו על שום ירק, וכמו שכתב מוהר"ם בהדיא בדבריו דלעיל:
Et il m'apparaît que cette loi qu'a écrite mon maître, qu'on ne bénit pas sheheheyanou sur un légume nouveau parce qu'il reste toute l'année dans le sol, est prise et dérivée de ce qu'a écrit Moharar Yaakov Weil dans ses novelles page 23, et voici son langage : ceci que l'on ne bénit pas sheheheyanou sur un légume, il apparaît que c'est parce qu'il reste sur le sol tous les jours de l'année et l'on ne distingue pas entre le nouveau qui pousse cette année et ce qui a poussé l'année passée, jusqu-ici son langage. Tu vois de tes yeux que dans l'ensemble des paroles de Mahari Weil sont les paroles de Maharam.
Seulement que Maharam a copié la loi des paroles de Mahariu en abrégé, mais certainement il n'y a entre eux aucune distinction dans l'intention de l'affaire du tout, et tous deux se sont visés à une seule chose, et c'est qu'on ne bénit pas sheheheyanou sur aucun légume, et comme a écrit Moharam explicitement dans ses paroles ci-dessus :
והכי דייק נמי לישנא דמהר"י ווייל שהבאתי בסמוך, שכתב הא דאין מברכין על ירק שהחיינו, משמע מדכתב הא דאין מברכין שהחיינו כו', הוא פשוט אצלו דכן נהגו העולם שאין מברכין על שום ירק שהחיינו אפילו הוא חדש. והשיב על המנהג, משום דעומד על הקרקע כל ימות השנה, ואין ניכר בין חדש הגדל בשנה זו כו'.
רצה בזה, כיון שיכול להתקיים כל השנה בקרקע ואין ניכר יפה בין חדש הגדל בשנה זו (ואז צריך לברך עליו שהחיינו), ובין החדש הגדל אשתקד דהיינו בשנה שעברה (והאי חדש ישן הוא רק איחר עד עתה בקרקע, ומכח זה סוברים העולם שהוא חדש, אבל האמת אינו כן ואין צריך לברך עליו שהחיינו כי ישן הוא). על כן אין מברכין שהחיינו על ירק, רצה לומר על שום ירק אפילו הוא חדש, כי יש ירק שיאמר עליו ראה זה חדש, (רצה לומר גדל בשנה זו) וכבר היה לעולם רצה לומר שזה החדש גדל בשנה שעברה ואיחר עד עתה בקרקע.
ומה שהעולם אומרים עליו שהוא חדש, למראה עיניהם ישפוטו, כי יראו מראה ירוק כאלו הוא חדש מקרוב בא לו הצמיחה בשנה זו, אבל יכול להיות שהאמת אינו כן רק כבר גדל בשנה שעברה, ומתוך שנתלש עתה מקרוב מן הקרקע נראה לבריות שהוא חדש ממש. וא"כ הואיל ולא קים להו דבר זה אם הוא חדש ממש, אם לאו, על כן כתב מהרי"ו והסכים עמו מורי דאין לברך על שום ירק שהחיינו אפילו הוא בחזקת חדש ממש, דשמא העולם טועים בזה כנזכר, מתוך כך יבאו לידי ברכה לבטלה:
Et ainsi le langage de Mahari Weil que j'ai apporté tout près est aussi précis, qu'il a écrit : ceci que l'on ne bénit pas sheheheyanou sur un légume, il s'entend de ce qu'il a écrit : ceci que l'on ne bénit pas sheheheyanou etc., qu'il est simple chez lui que ainsi le monde à coutume de ne pas bénir sheheheyanou sur aucun légume même s'il est nouveau. Et il a répondu sur la coutume, parce qu'il reste sur le sol tous les jours de l'année, et l'on ne distingue pas entre le nouveau qui pousse cette année etc.
Il a voulu dire par là : puisqu'il peut se maintenir toute l'année dans le sol et l'on ne distingue pas bien entre le nouveau qui pousse cette année (et alors il faut bénir dessus sheheheyanou), et entre le nouveau qui a poussé l'année passée c'est-à-dire l'année qui a précédé (et ce nouveau-ci est ancien, seulement il a tardé jusqu'à maintenant dans le sol, et de ce fait le monde pense qu'il est nouveau, mais la vérité n'est pas ainsi et il n'est pas besoin de bénir dessus sheheheyanou car il est ancien). C'est pourquoi on ne bénit pas sheheheyanou sur un légume, il a voulu dire sur aucun légume même s'il est nouveau, car il y a un légume dont on dira : vois ceci est nouveau (Kohelet 1,10) (il a voulu dire : il a poussé cette année) et il était déjà au monde, il a voulu dire que ce nouveau à poussé l'année passée et a tardé jusqu'à maintenant dans le sol.
Et ce que le monde dit de lui qu'il est nouveau, ils jugent d'après l'apparence de leurs yeux, car ils voient une apparence verte comme s'il était nouveau, que la pousse lui est venue récemment cette année, mais il se peut que la vérité n'est pas ainsi, seulement qu'il a déjà poussé l'année passée, et du fait qu'il a été arraché maintenant récemment du sol il paraît aux créatures qu'il est vraiment nouveau. Et s'il en est ainsi, puisqu'ils n'ont pas cette chose établie s'il est vraiment nouveau ou non, c'est pourquoi Mahariu a écrit et mon maître a été d'accord avec lui qu'il ne faut pas bénir sheheheyanou sur aucun légume même s'il a la presumption d'être vraiment nouveau, car peut-être le monde se trompe en cela comme mentionné, et de là ils viendraient à une berakha en vain :
כך נלע"ד לפרש דברי מהרי"ו, כי היכי דלא תיקשי דבריו אהדדי, רצוני לומר דיוקי דרישא וסיפא. דבראשית דבריו פתח ואמר, הא דאין מברכין שהחיינו על ירק כו', משמע מדנקט ירק סתם כל ירק במשמע, אפילו אם ניכר שהוא חדש, אפילו הכי ס"ל דאין מברכין עליו שהחיינו.
אימא סיפא דבריו, משום דעומד על הקרקע כו' ואין ניכר בין חדש הגדל בשנה זו למה שגדל בשנה אשתקד, משמע דטעמא משום דלא ניכר בין חדש הגדל בשנה זו וכו' משום הכי אין לברך עליו שהחיינו, הא אם היה ניכר חדושו מברך עליו שהחיינו א"כ סתרי אהדדי:
Ainsi m'apparaît-il selon mon humble avis pour expliquer les paroles de Mahariu, afin que ses paroles ne soient pas difficiles l'une contre l'autre, je veux dire les inférences du début et de la fin. Car au commencement de ses paroles il a ouvert et a dit : ceci que l'on ne bénit pas sheheheyanou sur un légume etc., il s'entend de ce qu'il a pris légume sans spécifier que tout légume est compris, même s'il est reconnaissable qu'il est nouveau, même ainsi il tient qu'on ne bénit pas dessus sheheheyanou.
Dis la fin de ses paroles : parce qu'il reste sur le sol etc. et l'on ne distingue pas entre le nouveau qui pousse cette année et ce qui a poussé l'année passée, il s'entend que la raison est parce qu'il n'est pas reconnaissable entre le nouveau qui pousse cette année etc., c'est pourquoi il ne faut pas bénir dessus sheheheyanou, donc si sa nouveauté était reconnaissable il bénirait dessus sheheheyanou, s'il en est ainsi ils se contredisent l'un l'autre :
אלא ודאי כדפרישית לעיל, דאע"פ דבעיני הבריות נראה שהוא חדש, אין לסמוך על זה לברך עליו שהחיינו, כי אינם יכולים לעמוד על העיקר בזה. וזהו שסיים מהרי"ו בדבריו שאמר, ואין ניכר בין חדש הגדל בשנה זו וכו'.
רצה לומר שאין ניכר יפה לקונה ירק חדש מן השוק אם זה החדש הוא חדש ממש רצה לומר שגדל בשנה זו, או גדל כבר בשנה שעברה. וא"כ הואיל ומן הסתם אין אנו יכולין לידע הדבר בברור ונשאר בספק, על כן אין מברכין שהחיינו על שום ירק אפי' הוא חדש, דאין לנו לכנוס בספק ברכה לבטלה כדלעיל.
ועם זה הפירוש מתורצים יפה דברי מהרי"ו הנזכרים:
Mais certainement comme j'ai expliqué plus haut, que bien qu'aux yeux des créatures il paraisse qu'il est nouveau, il ne faut pas s'appuyer là-dessus pour bénir dessus sheheheyanou, car ils ne peuvent pas se tenir sur l'essentiel en cela. Et c'est ce qu'a conclu Mahariu dans ses paroles en disant : et l'on ne distingue pas entre le nouveau qui pousse cette année etc.
Il a voulu dire que l'on ne distingue pas bien, pour l'acheteur d'un légume nouveau au marché, si ce nouveau est vraiment nouveau, c'est-à-dire qu'il a poussé cette année, ou qu'il a déjà poussé l'année passée. Et s'il en est ainsi, puisque simplement nous ne pouvons pas savoir la chose clairement et qu'il reste dans le doute, c'est pourquoi on ne bénit pas sheheheyanou sur aucun légume même s'il est nouveau, car nous n'avons pas à entrer dans un doute de berakha en vain comme ci-dessus.
Et avec cette explication les paroles de Mahariu mentionnées sont bien résolues :
ואפשר מפני טעם זה לא נהגו העולם לברך שהחיינו ג"כ על לחם חדש, מפני שאינו ניכר יפה בין חדש לישן, ולחם בלחם מיחלף כמו ירק בירק:
Et il est possible que pour cette raison le monde n'a pas non plus coutume de bénir sheheheyanou sur du pain nouveau, parce qu'on ne distingue pas bien entre le nouveau et l'ancien, et le pain se confond avec le pain comme le légume avec le légume :
בדיני ברכות אחרונות כיצד נוסחן, ועל מה מברכין אותם, ומתי פוטרת אחת חברתה, ובו ב' סימנים:
Dans les lois des berakhot finales, comment est leur formule, et sur quoi on les bénit, et quand l'une exempte sa compagne, et il y a en lui 2 simanim :
א' כתב הטור בסימן ר"ז וסימן ר"ח, שינוי הברכות שבין בורא פרי העץ ובורא פרי האדמה, ובין דבר שאין גידולו מן הארץ, היינו דוקא בברכה ראשונה. אבל בברכה אחרונה שהיא בורא נפשות רבות, שוה בכולן.
חוץ מגפן ותאנה ורימון וזית ותמרים שמברכין אחריהם ברכה אחת מעין שלש. וחמשה מיני דגן אם עשה מהן תבשיל (עיין לעיל כלל ג' סימן א'), מברך ברכה אחת מעין שלש:
1. Le Tour a écrit au siman 207 et au siman 208, la différence des berakhot entre Bore péri haetz et Bore péri haadama, et une chose dont la croissance n'est pas de la terre, c'est précisément dans la première berakha.
Mais dans la berakha finale qui est Bore nefachot rabot, elle est égale en toutes. Hormis la vigne et la figue et la grenade et l'olive et les dattes, après lesquelles on bénit une seule berakha meein 3 (de l'espèce de trois).
Et les cinq espèces de céréales, s'il en a fait un mets (vois plus haut klal 3 siman 1), il bénit une seule berakha meein 3 :
והנני אכתוב לך נוסח ברכות אחרונות. נוסח בורא נפשות רבות, ברוך אתה ה' א-להינו מלך העולם בורא נפשות רבות וחסרונם על כל מה שברא להחיות בהם נפש כל חי, ברוך חי העולמים.
(פירוש הברכה, וחסרונם כמו לחם ומים שאי אפשר להתקיים בלא הם. על כל מה שברא להחיות בהם נפש כל חי, כלומר ועל כל שאר דברים שברא שאינם הכרחיים לצורך קיום חיותן, ולא נבראו כי אם לתענוג ותוספת טובה, דהיינו פירות וכיוצא בהן.
ומלת וחסרונם, דבוק עם תחלת הברכה. תוספות (ברכות לז, א ד"ה בורא נפשות)):
Et me voici je t'écrirai la formule des berakhot finales. Formule de Bore nefachot rabot : Béni sois-Tu ה' Elokenou Roi du monde, qui crée de nombreuses âmes et ce qui leur manque, pour tout ce qu'Il a créé afin d'y faire vivre l'âme de tout vivant, béni le Vivant des mondes.
(Explication de la berakha : et ce qui leur manque, comme le pain et l'eau sans lesquels il n'est pas possible de subsister. Pour tout ce qu'Il a créé afin d'y faire vivre l'âme de tout vivant, c'est-à-dire et pour toutes les autres choses qu'Il a créées qui ne sont pas nécessaires pour le besoin du maintien de leur vie, et n'ont été créées que pour le plaisir et un supplément de bien, c'est-à-dire les fruits et ce qui leur ressemble.
Et le mot et ce qui leur manque est attaché au début de la berakha. Tossefot (Berakhot 37a s.v.
Bore nefachot)) :
והא לך נוסח ברכה אחת מעין שלש. של יין, ברוך אתה י' אמ"ה על הגפן ועל פרי הגפן ועל ארץ חמדה טובה ורחבה שרצית והנחלת לאבותינו, רחם ה' א-להינו על ישראל עמך ועל ירושלים עירך ועל ציון משכן כבודך ועל מזבחך והיכלך, ובנה ירושלים עיר הקודש במהרה בימינו והעלינו לתוכה ושמחנו בה, ונאכל מפריה ונשבע מטובה ונברכך עליה בקדושה ובטהרה, כי אתה ה' טוב ומטיב לכל ונודה לך על הארץ ועל הגפן, ברוך אתה י' על הארץ ועל פרי הגפן.
ובזה הנוסח נראה דקיימא לן כשמואל שאמר בפרק ערבי פסחים (פסחים קד, א) כל הברכות כולן צריך שיאמר מעין חתימה סמוך לחתימה, וכן הוא בטור סימן ר"ח:
Et voici pour toi la formule d'une seule berakha meein 3. Celle du vin : Béni sois-Tu ה' Elokenou Roi du monde, sur la vigne et sur le fruit de la vigne et sur une terre désirée, bonne et large que Tu as voulu et as donnée en héritage à nos pères, aie pitié ה' Elokenou d'Israël Ton peuple et de Jérusalem Ta ville et de Tsion demeure de Ta gloire et de Ton autel et de Ton Temple, et reconstruis Jérusalem la ville sainte bientôt en nos jours et fais-nous monter en elle et réjouissons-nous en elle, et nous mangerons de son fruit et serons rassasiés de son bien et nous Te bénirons sur elle en sainteté et en pureté, car Tu es ה' bon et qui fait du bien à tous et nous Te remercierons pour la terre et pour la vigne, béni sois-Tu ה' pour la terre et pour le fruit de la vigne.
Et dans cette formule il apparaît que nous tenons comme Shmouel qui a dit au chapitre Arvei Pessahim (Pessahim 104a) que toutes les berakhot, il faut qu'il dise quelque chose de l'espèce de la conclusion près de la conclusion, et ainsi est-il dans le Tour siman 208 :
ועל פרי, כגון זיתים וענבים ותאנים ורימונים ותמרים, יאמר ברוך אתה י' אמ"ה על העץ ועל פרי העץ ועל ארץ חמדה וכו', עד ונודה לך על הארץ ועל הפירות, ברוך אתה י' על הארץ ועל הפירות. ובני ארץ ישראל חותמין, על הארץ ועל פירותיה:
Et sur un fruit, comme olives et raisins et figues et grenades et dattes, il dira : Béni sois-Tu ה' Elokenou Roi du monde, sur l'arbre et sur le fruit de l'arbre et sur une terre désirée etc., jusqu'à : et nous Te remercierons pour la terre et pour les fruits, béni sois-Tu ה' pour la terre et pour les fruits. Et les gens d'Erets Israël concluent : pour la terre et pour ses fruits :
ועל חמשה מיני דגן, חטה ושעורה כוסמין ושבולת שועל שיפון, יאמר ברוך אתה י' אמ"ה על המחיה ועל הכלכלה ועל תנובת השדה ועל ארץ חמדה וכו', עד ונודה לך על הארץ ועל המחיה ועל הכלכלה, ברוך אתה י' על הארץ ועל המחיה (עיין לעיל כלל ג' סימן א'). וצריך להזכיר בה מעין המאורע, כגון בשבת קודם כי אתה ה' טוב ומטיב, יאמר ונחמנו ביום השבת הזה.
וביום טוב, ושמחנו ביום חג פלוני הזה. ובראש חודש, יאמר ושמחנו בה וזכרנו לטובה ביום ראש חודש הזה.
ואח"כ כי אתה ה' טוב ומטיב כו':
Et sur les cinq espèces de céréales, blé et orge, kusmin et shibbolet shual, shifon (épeautre, avoine, seigle), il dira : Béni sois-Tu ה' Elokenou Roi du monde, sur la nourriture et sur la sustenance et sur le produit du champ et sur une terre désirée etc., jusqu'à : et nous Te remercierons pour la terre et pour la nourriture et pour la sustenance, béni sois-Tu ה' pour la terre et pour la nourriture (vois plus haut klal 3 siman 1). Et il faut mentionner en elle quelque chose de l'espèce de l'événement, comme au Chabbat avant car Tu es ה' bon et qui fait du bien, il dira : et que nous soyons consolés en ce jour de Chabbat.
Et à Yom Tov : et que nous nous réjouissions en ce jour de fête un tel. Et à Roch Hodesh, il dira : et que nous nous réjouissions en elle et souviens-Toi de nous pour le bien en ce jour de Roch Hodesh.
Et ensuite : car Tu es ה' bon et qui fait du bien etc. :
ב' וכתב עוד הטור בסוף סימן הנזכר וזה לשונו, וכתב עוד אחי הר"ר יחיאל בשם אדוני אבי הרא"ש ז"ל, שאם שתה יין ומים, (ולאו דוקא מים אלא הוא הדין שכר או דבש שקורין מי"ד ושאר משקים), שאין לו לברך על המים בורא נפשות רבות, כי ברכת היין פוטרתן אעפ"י שאינן מעין ברכתן. מידי דהוה אברכה ראשונה דקיימא לן יין פוטר כל מיני משקה משום חשיבותו, אעפ"י שאינן בכלל בורא פרי הגפן.
הוא הדין בברכה אחרונה. עד כאן לשונוהגה"הפירוש, אע"פ שבשעה שבירך על היין לא הי' דעתו לשתות רק אותו הכוס בלבד ולא יותר, ואח"כ נמלך לשתות עוד כוס אחר של מים או שאר משקה, ואז הדין נותן שצריך לחזור ולברך עליו שהכל, כי ברכת בורא פרי הגפן לא פוטרת מברכה ראשונה כיון שהי' לו היסח הדעת, כמו שכתב הטור בסימן קע"ד.
אפילו הכי כשמברך אח"כ על היין ברכה אחרונה מעין ג' פוטר גם כן שאר משקים מברכה אחרונה שלהם דהיינו בורא נפשות, מידי דהוי אפירות הבאים בתוך הסעודה דאין ברכת המוציא פוטרתן מברכה ראשונה ואפילו הכי בברכת המזון פוטרתו, הכי נמי במשקין דלעיל, דאף דאין ברכת היין פוטרתן מברכה ראשונה משום היסח הדעת דלעיל, אפילו הכי ברכה אחרונה דיין פוטרתן, מאחר שיש שייכות למשקין יין דהם תוך סעודה דידיה הואיל וקביעתו קביעות אליבא הטור דסובר שאף בזמן הזה יש קבע לשתיית יין כמו שכתב בסימן קע"ד. וכמו שבמאכל כל הדברים הבאים בתוך הסעודה, דהיינו לאחר ברכת המוציא וקודם ברכת המזון קרויים תוך הסעודה וברכת המזון פוטרתן אף אם צריך לברך ברכה ראשונה, כגון אם אמר הב לן ונברך ואח"כ אומר הב לן ונשתי דצריך לברך על המשקין ברכה ראשונה, ואפילו הכי פטורין מברכה אחרונה דברכת המזון פוטרתן.
הכי נמי ברכה מעין ג' דיין יפטור המשקין בתוך שתיית יין דהוי סעודה דידיה, כי כמו דאמרינן כל דבר מאכל קרוי לחם כמו (דניאל ה, א) עבד לחם רב, כן כל משקה נקרא על שם היין שהוא עיקר:כלל העולה, אליבא הטור דקיימא לן כוותיה, שאם בירך על היין ושתה אח"כ משקין אחרים אין צריך לברך עליהם כלל לא לפניהם ולא לאחריהם, שברכת היין שבירך ויברך לבסוף פוטר המשקין ששתה בינתיים. ואפילו אם אירע שהוצרך לברך על המשקין ברכה ראשונה כגון בנמלך והיסח הדעת דלעיל, מכל מקום ברכה אחרונה דיין פוטרתן::
2. Et le Tour a encore écrit à la fin du siman mentionné et voici son langage : et mon frère le rav Rabbi Yehiel a encore écrit au nom de mon seigneur mon père le Roch, de mémoire bénie, que s'il a bu du vin et de l'eau (et non précisément de l'eau, mais c'est la même loi pour la bière ou le miel qu'on appelle mead et les autres boissons), il n'a pas à bénir sur l'eau Bore nefachot rabot, car la berakha du vin les exempte bien qu'elles ne soient pas de l'espèce de leur berakha.
Tout comme il en est de la première berakha, que nous tenons que le vin exempte toutes les espèces de boisson à cause de son importance, bien qu'elles ne soient pas dans l'ensemble de Bore péri hagefen. C'est la même loi dans la berakha finale.
Jusqu-ici son langage. Glose : explication, bien qu'au moment où il a béni sur le vin il n'avait en tête de boire que cette coupe seulement et pas davantage, et qu'ensuite il s'est ravisé pour boire encore une autre coupe d'eau ou d'une autre boisson, et alors la loi donne qu'il faut revenir et bénir dessus chehakol, car la berakha Bore péri hagefen n'exempte pas de la première berakha puisqu'il y a eu un hesseah ha-daat (détournement de l'esprit), comme a écrit le Tour au siman 174.
Même ainsi, lorsqu'il bénit ensuite sur le vin une berakha finale meein 3, elle exempte aussi les autres boissons de leur berakha finale c'est-à-dire Bore nefachot, tout comme les fruits qui viennent au sein du repas, que la berakha du hamotsi ne les exempte pas de la première berakha et que même ainsi Birkat haMazon les exempte, ainsi aussi pour les boissons ci-dessus, que bien que la berakha du vin ne les exempte pas de la première berakha à cause du hesseah ha-daat ci-dessus, même ainsi la berakha finale du vin les exempte, puisqu'il y a un rapport des boissons au vin, qu'elles sont au sein de son repas, puisque sa fixation est une fixation selon le Tour qui tient que même en ce temps-ci il y a une fixation pour la boisson du vin comme il a écrit au siman 174. Et comme pour l'aliment, toutes les choses qui viennent au sein du repas, c'est-à-dire après la berakha du hamotsi et avant Birkat haMazon, sont appelées au sein du repas et Birkat haMazon les exempte même s'il faut bénir une première berakha, comme s'il a dit : apportez-nous et nous bénirons, et qu'ensuite il dit : apportez-nous et nous boirons, qu'il faut bénir sur les boissons une première berakha, et que même ainsi elles sont exemptes de la berakha finale car Birkat haMazon les exempte.
Ainsi aussi la berakha meein 3 du vin exemptera les boissons au sein de la boisson du vin qui est son repas, car tout comme nous disons que toute chose alimentaire est appelée pain, comme (Daniel 5,1) il fit un grand pain, ainsi toute boisson est appelée du nom du vin qui est l'essentiel. Le principe qui ressort, selon le Tour que nous tenons comme lui : s'il a béni sur le vin et a bu ensuite d'autres boissons, il n'est pas besoin de bénir sur elles du tout ni avant elles ni après elles, car la berakha du vin qu'il a bénie et qu'il bénira à la fin exempte les boissons qu'il a bues entre-temps.
Et même s'il est arrivé qu'il a fallu bénir sur les boissons une première berakha, comme en un qui s'est ravisé et un hesseah ha-daat ci-dessus, néanmoins la berakha finale du vin les exempte :
ובו ב' סימנים פרטיות:
Et il y a en lui 2 simanim particuliers :
א' מי שנעשה בנו בר מצוה, יברך האב כשקורין אותו לספר תורה, ברוך שפטרני מעונשו של זה, כך כתב מורי ז"ל בסימן רכ"ה (סעיף ב) לברך זאת הברכה בלא שם ומלכות:
1. Celui dont le fils est devenu bar mitsva, le père bénira lorsqu'on l'appelle au sefer Torah : Béni Celui qui m'a libéré de la punition de celui-ci.
Ainsi a écrit mon maître de mémoire bénie au siman 225 (paragraphe 2) de bénir cette berakha sans Nom et sans royauté :
ב' הרואה קשת אומר, ברוך אתה י' א' מלך העולם זוכר הברית ונאמן בבריתו וקיים במאמרו. וכן הוא בגמרא בפרק הרואה (ברכות נט, א) זה לשונם, אמר רב פפא הילכך נימרינהו לתרווייהו ברוך זוכר הברית ונאמן בבריתו וקיים במאמרו, עכ"ל הגמרא.
וכן הוא באלפסי ובאשר"י. וכתבתי זה להוציא מדעת קצת ההמוניים ההופכים הברכה ואמרו, נאמן בבריתו וקיים במאמרו בראשונה, ואח"כ אומרים ברוך אתה יי [א-להינו מלך העולם] זוכר הברית, דלדברי הכל אין חתימה לברכה זו:
2. Celui qui voit un arc-en-ciel dit : Béni sois-Tu ה' Elokenou Roi du monde, qui se souvient de l'alliance et fidèle en Son alliance et qui maintient Sa parole.
Et ainsi est-il dans la Guemara au chapitre HaRoéh (Berakhot 59a) voici leur langage : Rav Papa a dit, c'est pourquoi que nous les disions tous les deux : Béni qui se souvient de l'alliance et fidèle en Son alliance et qui maintient Sa parole, jusqu-ici le langage de la Guemara. Et ainsi est-il dans l'Alfasi et dans l'Asheri.
Et j'ai écrit ceci pour écarter l'avis de quelques-uns du commun qui renversent la berakha et ont dit : fidèle en Son alliance et qui maintient Sa parole en premier, et ensuite ils disent : Béni sois-Tu ה' [Elokenou Roi du monde] qui se souvient de l'alliance, car selon les paroles de tous il n'y a pas de conclusion à cette berakha :
תם ונשלם הי"ג כללים
Achevé et terminé, les 13 principes
עתה באתי לכתוב עשרה דברים הנאמרים בכלל הברכות. וצריך שתדע אותם, כי הם כללים ועיקרים אשר כל הברכות כולם נסמכים עליהם:
Maintenant je suis venu écrire dix choses qui sont dites dans le principe des berakhot. Et il faut que tu les saches, car ce sont des principes et des fondements sur lesquels toutes les berakhot s'appuient :
הכלל הא' הוא מה שכתב הטור בסימן רי"ד, דכל ברכה שאין בה הזכרת שם ומלכות אינה ברכה. וכתב השלחן ערוך (ריד), ואפי' לא דילג אלא תיבת העולם בלבד צריך לחזור ולברך, דמלך לבד אינו מלכות.
על כן אותן בני אדם שמברכין על כל צרה שלא תבא ברוך דיין אמת, ולא אמרו ברוך אתה י' אמ"ה דיין אמת. או מברכין על הברקים ועל הרעמים ברוך עושה מעשה בראשית, או ברוך שכחו וגבורתו וכו', ולא אמרו ברוך אתה י' אמ"ה עושה מעשה וכו', או שכחו וכו', לא יצא ידי חובת ברכות אלו:
Le 1er principe est ce qu'a écrit le Tour au siman 214, que toute berakha en laquelle il n'y a pas mention du Nom et de la royauté n'est pas une berakha. Et le Choulhan Aroukh a écrit (214), et même s'il n'a omis que le mot le monde seulement, il faut revenir et bénir, car Roi seul n'est pas une royauté.
C'est pourquoi ces gens qui bénissent sur toute détresse, qu'elle ne vienne pas : Béni Juge de vérité, et n'ont pas dit : Béni sois-Tu ה' Elokenou Roi du monde, Juge de vérité. Ou qui bénissent sur les éclairs et sur les tonnerres : Béni qui fait l'œuvre de la Création, ou Béni dont la force et Sa puissance etc., et n'ont pas dit : Béni sois-Tu ה' Elokenou Roi du monde qui fait l'œuvre etc., ou dont la force etc., ils ne se sont pas acquittés de l'obligation de ces berakhot :
הכלל הב' הוא מה שכתב הטור בסימן ר"ו, שצריך להשמיע הברכה לאזניו, ואם לא השמיע לאזניו והוציא בשפתיו יצא, וכן הוא בסימן קפ"ה:
Le 2e principe est ce qu'a écrit le Tour au siman 206, qu'il faut faire entendre la berakha à ses oreilles, et s'il ne l'a pas fait entendre à ses oreilles et l'a faite sortir de ses lèvres, il s'est acquitté, et ainsi est-il au siman 185 :
הכלל הג' הוא מה שכתב הטור בסימן הנזכר, שצריך לאחוז בימינו אותו דבר שהוא מברך עליו. וזה לשון המרדכי, כל ברכה של דבר מצוה ראוי לו שיאחוז בימינו.
וכן בהבדלה אוחז את היין בימינו ומברך בורא פרי הגפן, ושוב נוטל את ההדס בימין והיין בשמאל ומברך על ההדס, ומחזר את היין לימינו, עד כאן:
Le 3e principe est ce qu'a écrit le Tour au siman mentionné, qu'il faut tenir de sa droite cette chose sur laquelle il bénit. Et voici le langage du Mordekhai : toute berakha d'une chose de mitsva, il est convenable qu'il la tienne de sa droite.
Et de même à la Havdala il tient le vin de sa droite et bénit Bore péri hagefen, et de nouveau il prend le hadas de la droite et le vin de la gauche et bénit sur le hadas, et il ramène le vin à sa droite, jusqu-ici :