שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Shaar HaOtiyot, Kedushat HaAchilah, Birkot HaNehenin (8/13)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Le Chla rapporte de l'auteur de Tsada laDerekh que, s'il a devant lui beaucoup d'espèces aux berakhot égales sans espèce des sept, il bénit sur le préféré, celui qui lui est habituellement préféré, même s'il désire maintenant l'autre. S'il y a une espèce des sept, il bénit sur elle même après ce qui lui est préféré. Lorsque les berakhot ne sont pas égales, pour radis et olive il précède celle qu'il veut ; pour orge et olive, toutes deux des sept, celle qui précède dans le verset précède, car elles ont une adhésion par la louange de la terre d'Israël. Selon le Roch, il n'y a loi de honte que lorsqu'une berakha exempte l'autre.

Aussi : la parabole d'Avot sur l'honoré appliquée à l'olive face au radis ; l'intention d'exempter etrog et olive, pommes et noix ; Bore péri haetz ou haadama précède chehakol, le Roch tenant haetz et haadama pour égales.

ה' כתב בעל צדה לדרך במאמר א' כלל ג' וזה לשונו, היו לפניו מינים הרבה וברכותיהן שוות ואין בהן ממין שבע, יברך על החביב. ונקרא חביב המין שרגיל להיות חביב יותר, אפי' אם חפץ עתה במין השני, צריך לברך על המין החביב עליו ברוב הפעמים ויאכל ממנו קצת, ואח"כ יאכל ממין השני אם ירצה, (כן פירש הטור והשלחן ערוך בסימן קי"א (צ"ל ריא, א)).

ואם יש בהן מין ז', יברך על מין ז' אפילו אחר חביב לו. כל הקודם בפסוק קודם בברכההגה"האמר המגיה, כאן יש להקשות, הא אמור בפנים בסמוך כל הקודם בפסוק קודם בברכה, דמשמע חטה ושעורה הם קודמין לגפן ותאנה וכו', ואע"פ שאין ברכותיהן שוות.

וכבר נתעוררתי על קושיא זו, ותירצתיה במקומה בטור אורח חיים סימן רי"א בחידושי שחידשתי בס"ד על הטור, וזה לשוני שם, נראה לעניות דעתי, דהא דאמרו באין ברכותיהן שוות דמקדים איזה שירצה, היינו כשאחד אינו ממין ז' כגון צנון וזית. אבל כששניהן ממין ז' כגון שעורה וזית, אז המוקדם בפסוק קודם:ואם תאמר, והלא דברים קל וחומר, אם מקדים באין ברכותיהן שוות מין ז' המוקדם בפסוק למין אחר המאוחר שהוא ג"כ ממין ז' שנשתבחה בו ארץ ישראל, ק"ו שיקדים מין ז' למין אחר שאינו ממין ז':ויש לומר, דכבר כתב הרא"ש בפרק כיצד מברכין והביאו הבית יוסף וזה לשונו, ואם תאמר מאי שנא כשברכותיהם שוות צריך להקדים מין ז', וכשאין שוות אין צריך להקדים.

ויש לומר, דודאי כשברכותיהן שוות דבברכת האחד פוטר את חבירו, אז מסתבר לברך על ז' המינים ולפטור את השני. אבל כשצריך לברך על כל אחד ואחד, לא שייכי זה לזה כלל, כיון שצריך לברך על השני אחר אכילת הראשון, עד כאן לשונו.

עיניכם הרואות סברת הרא"ש כשיש לשני המינים שייכות להדדי בברכה אז יברך על ז' המינים ויפטור את השני, וטעם מסתבר הוא, דמחזי בושתו של המין החשוב אם נקדים לפניו המין השפל ממנו. אבל כשאין להם הצטרפות ושייכות להדדי בברכה, אז כל אחד נפרד מחבירו ולית דין בר בושת, כך צ"ל סברת הרא"ש בזה:כן אני אומר בנידון דידן, שזית קודם לשעורה, אע"ג דאין להם שייכות להדדי בענין ברכה שזה ברכתו בורא פרי האדמה וזה בורא פרי העץ, מכל מקום יש להם שייכות להדדי מצד אחר ששניהם ממין ז' שנשתבחה בהן ארץ ישראל, והואיל ויש להם דיבוק מצד אחד ואין ביניהם פרידה לגמרי, ראוי מפני זה שיהיה חשוב קודם, דהיינו הקודם בקרא וסמוך לארץ.

משא"כ בצנון וזית שהם דברים נפרדים, הן מצד הברכה הן מצד החשיבות, שזית נקרא מין חשוב שהוא מז' מינין שנשתבחה בהן ארץ ישראל, וצנון אין מין חשוב, והואיל והם פרודים לגמרי אין שייך בהם דין קדימה, דלא שייך כאן טעם כדי שלא יראה בושתו, דזה אינו בר בושת כיון שהם נפרדים זה מזה לגמרי הן בברכה הן בחשיבות, וק"ל:. ותמרים וענבים, תמרים קודמים, שהתמרים שני לארץ בתרא, וגפן שלישי לארץ שבראש הפסוק.

בורא פרי העץ או בורא פרי האדמה ושהכל, בורא פרי העץ או בורא פרי האדמה קודם לשהכל, לפי שברכה פרטית חשובה מכללית עכ"ל. וכן כתב אבודרה"ם בהלכות ברכות שער חמישי, ונמשכין בזה אחר דעת הרא"ש שכתב בפרק כיצד מברכין והביאו הטור בסימן רי"א עיין שם.

נמצא לדעתם ולדעת הרא"ש ז"ל היכא דהביאו לפניו מיני פירות שלשה חלוקים בדבר:

5. L'auteur de Tsada laDerekh a écrit dans le maamar 1, klal 3, et voici son langage : s'il avait devant lui beaucoup d'espèces et que leurs berakhot sont égales et qu'il n'y a pas parmi elles d'espèce des sept, qu'il bénisse sur le préféré.

Et on appelle préféré l'espèce qui a l'habitude d'être plus préférée, même s'il désire maintenant l'autre espèce, il faut bénir sur l'espèce qui lui est préférée la plupart des fois et en manger un peu, et ensuite il mangera de la seconde espèce s'il le veut, (ainsi ont expliqué le Tour et le Choulhan Aroukh au siman 111 (il faut lire 211, 1)). Et s'il y a parmi elles une espèce des 7, qu'il bénisse sur l'espèce des 7 même après ce qui lui est préféré.

Tout ce qui précède dans le verset précède dans la berakha. Glose : a dit le glossateur, ici il y a à objecter : voici il est dit dans le corps tout près : tout ce qui précède dans le verset précède dans la berakha, ce qui implique que froment et orge précèdent la vigne et la figue etc., et bien que leurs berakhot ne soient pas égales.

Et je me suis déjà éveillé sur cette difficulté, et je l'ai résolue à sa place dans le Tour Orah 'Hayim siman 211, dans les novelles que j'ai innovées avec l'aide du Ciel sur le Tour, et voici mon langage là : il apparaît selon mon humble avis que ce qu'ils ont dit : lorsque leurs berakhot ne sont pas égales, qu'il fasse précéder celle qu'il veut, c'est lorsque l'une n'est pas de l'espèce des 7, comme radis et olive. Mais lorsque les deux sont de l'espèce des 7, comme orge et olive, alors celle qui précède dans le verset précède.

Et si tu dis : et voici ce sont des choses à fortiori : s'il fait précéder, lorsque leurs berakhot ne sont pas égales, l'espèce des 7 qui précède dans le verset à une autre espèce plus tardive qui est aussi de l'espèce des 7 par lesquelles a été louée la terre d'Israël, à plus forte raison qu'il fasse précéder l'espèce des 7 à une autre espèce qui n'est pas de l'espèce des 7. Et l'on peut dire : déjà le Roch (Rabbenou Acher) a écrit au chapitre Comment bénit-on et le Beit Yossef l'a apporté et voici son langage : et si tu dis : en quoi diffère, lorsque leurs berakhot sont égales il faut faire précéder l'espèce des 7, et lorsqu'elles ne sont pas égales il n'est pas besoin de faire précéder.

Et l'on peut dire : certainement lorsque leurs berakhot sont égales, que par la berakha de l'une il exempte son compagnon, alors il est raisonnable de bénir sur les 7 espèces et d'exempter la seconde. Mais lorsqu'il faut bénir sur chacune, elles n'ont aucun rapport l'une à l'autre du tout, puisqu'il faut bénir sur la seconde après le manger de la première, jusqu-ici son langage.

Vos yeux voient le raisonnement du Roch : lorsque les deux espèces ont un rapport l'une à l'autre dans la berakha, alors il bénira sur les 7 espèces et exemptera la seconde, et la raison est raisonnable : cela montre la honte de l'espèce importante si nous faisons précéder devant elle l'espèce inférieure à elle. Mais lorsqu'elles n'ont ni jonction ni rapport l'une à l'autre dans la berakha, alors chacune est séparée de son compagnon et il n'y a pas de loi de sujet de honte, ainsi faut-il dire le raisonnement du Roch en cela.

Ainsi je dis dans notre cas, que l'olive précède l'orge, bien qu'elles n'aient pas de rapport l'une à l'autre en matière de berakha, que celle-ci a pour berakha Bore péri haadama et celle-là Bore péri haetz, toutefois elles ont un rapport l'une à l'autre d'un autre côté, que toutes deux sont de l'espèce des 7 par lesquelles a été louée la terre d'Israël, et puisqu'elles ont une adhésion d'un côté et qu'il n'y a pas entre elles une séparation complète, il convient pour cela que l'importante précède, c'est-à-dire celle qui précède dans le verset et qui est proche de terre. Ce qui n'est pas ainsi pour radis et olive qui sont des choses séparées, tant du côté de la berakha que du côté de l'importance, car l'olive est appelée espèce importante puisqu'elle est des 7 espèces par lesquelles a été louée la terre d'Israël, et le radis n'est pas une espèce importante, et puisqu'ils sont entièrement séparés, la loi de précédence ne s'applique pas à eux, car la raison afin que ne se voie pas sa honte ne s'applique pas ici, car celui-ci n'est pas sujet de honte puisqu'ils sont entièrement séparés l'un de l'autre tant en berakha qu'en importance, et c'est facile.

Et dattes et raisins, les dattes précèdent, car les dattes sont secondes à la terre dernière, et la vigne est troisième à la terre qui est en tête du verset. Bore péri haetz ou Bore péri haadama et chehakol, Bore péri haetz ou Bore péri haadama précède chehakol, parce qu'une berakha particulière est plus importante qu'une générale, jusqu-ici son langage.

Et ainsi a écrit Aboudraham dans les lois des berakhot, cinquième porte, et ils suivent en cela l'avis du Roch qu'il a écrit au chapitre Comment bénit-on et que le Tour a apporté au siman 211, vois là. Il se trouve selon leur avis et selon l'avis du Roch, de mémoire bénie, que là où l'on a apporté devant lui des espèces de fruits, il y a trois distinctions dans l'affaire :

הביאו לפניו שני מינים שברכותיהן שוות ואין ביניהם ממין ז', כגון תפוחים ואגוזים או אגוזים ואתרוג, מקדים החביב, הואיל והאחד נפטר בברכת חבירו, מצוה להקדים החביב. וכמו שהשיב בתרומת הדשן בתשובה בסימן ל"ב זה לשונו שם, דכל ברכת הנהנין תליא בחביבות, דעל חביבות הנאתו מברך ומשבח, ואע"פ שאינו רוצה בו אלא לאחרונה, אפילו הכי כיון שהוא חביב לו יותר יש לו להקדימו כדי שיברך עליו תחלה.

ויאכל ממנו מעט, ואח"כ יאכל מן האחר, ואח"כ יחזור ויאכל מפרי הראשון שהתחיל, ואין צריך לחזור ולברך עליו פעם שנית, שזה שאכל בנתיים מהפרי האחר לא הוי הפסקה, כיון שהיה דעתו לאכול מזה:

S'il a apporté devant lui deux espèces dont les berakhot sont égales et qu'il n'y a pas parmi elles d'espèce des 7, comme pommes et noix ou noix et etrog, il fait précéder le préféré, puisqu'une est exemptée par la berakha de son compagnon, c'est une mitsva de faire précéder le préféré. Et comme a répondu dans Teroumat haDeshen en réponse au siman 32, voici son langage là : que toute berakha des jouissances dépend de la préférence, car c'est sur la préférence de sa jouissance qu'il bénit et loue, et bien qu'il ne veuille pas d'elle sinon à la fin, même ainsi puisqu'elle lui est plus préférée il doit la faire précéder afin de bénir sur elle d'abord.

Et il en mangera un peu, et ensuite il mangera de l'autre, et ensuite il reviendra et mangera du premier fruit par lequel il a commencé, et il n'a pas besoin de revenir et de bénir dessus une seconde fois, car ce qu'il a mangé entre-temps de l'autre fruit n'est pas une interruption, puisqu'il était dans son avis de manger de celui-ci :

ואם יש בהן ממין שבע, כגון תאנים ותפוחים, מקדים מין שבעה אעפ"י שאינו חביב עליו כמו המין האחר שאינו ממין שבעה, מפני שהוא חשוב הואיל ונשתבחה בהן ארץ ישראל:

Et s'il y a parmi elles de l'espèce des sept, comme figues et pommes, il fait précéder l'espèce des sept bien qu'elle ne lui soit pas préférée comme l'autre espèce qui n'est pas de l'espèce des sept, parce qu'elle est importante puisqu'on a loué par elles la terre d'Israël :

ואם אין ברכותיהן שוות, אעפ"י שיש בהן מין ז' כגון זית וצנון, איזה מהן שירצה יקדים. ואפילו אחד מהן חביב עליו יותר, יכול לברך על השני, כיון שצריך לברך על השני אחר אכילת הראשונה אין עדיפות בחביב או בחשוב.

מין ז' קרוי חשוב הואיל ונשתבחה בהן ארץ ישראל:

Et si leurs berakhot ne sont pas égales, bien qu'il y ait parmi elles une espèce des 7 comme olive et radis, celle qu'il voudra il fera précéder. Et même si l'une d'elles lui est plus préférée, il peut bénir sur la seconde, puisqu'il faut bénir sur la seconde après le manger de la première il n'y a pas de supériorité dans le préféré ou dans l'important.

L'espèce des 7 est appelée importante puisqu'on a loué par elles la terre d'Israël :

ואשא משלי ואומר, מה שמצאתי כתוב בספר מדרש שמואל בשם הר"ם אלמושנינו על מה שאמרו רז"ל במשנה (אבות ד, א) איזהו מכובד המכבד את הבריות, וזה לשונו שם, כי גדר המכובד אשר יצדק עליו היותו מכובד, אשר בהיותו מכבד לאחרים הם נשארים מכובדים, וזה אמרו המכבד את הבריות, רצו לומר אשר יצדק עליו שהוא המכבד את הבריות, כי אם יהיה איש פחות עושה פעולת הכבוד למעולה יהיה קלון למעולה ההוא, וא"כ גדר המכובד הוא באשר המעולה ההוא יאמר שכבדו המכבד אותו, כי זה בלי ספק יורה היותו מכובד מי שמכבדו, וא"כ המכבד את הבריות אשר יאמר באמת שהוא מכבד אותם, הנה איש זה מכובד בלי ספק, כי הוא מקבל כבוד במה שמתכבדים בו המקבלים ממנו הכבוד, ונמצא שבהיותו פועל הכבוד הוא מתפעל מהכבוד עצמו, כי במה שיתכבדו בהכנעתו אליהם הוא כבוד גדול לו והוראות מעלתו, וכפי גדר הכבוד שהוא אות ניתן בפי המעולה, הרי נתן לו כבוד גדול ואות למעלתו במה שמתכבדים בהכנעתו, מבהכנעת זולתו, וזהו דקדוק נכון. עד כאן לשונו:

Et je porterai ma parabole et je dirai, ce que j'ai trouvé écrit dans le sefer Midrach Shmouel au nom du Ram Almoshnino (Rabbi Moché Almosnino) sur ce qu'ont dit Razal dans la Michna (Avot 4,1) : qui est honoré ? Celui qui honore les créatures, et voici son langage là : car la définition de l'honoré dont il est juste de dire qu'il est honoré, c'est celui qui, lorsqu'il honore les autres, eux restent honorés, et c'est ce qu'ils ont dit : celui qui honore les créatures, ils ont voulu dire : celui dont il est juste de dire qu'il est celui qui honore les créatures, car si un homme inférieur fait l'action de l'honneur envers le supérieur, ce sera une honte pour ce supérieur-là, et donc la définition de l'honoré est en ce que ce supérieur-là dira que l'a honoré celui qui l'honore, car cela sans aucun doute indiquera qu'est honoré celui qui l'honore, et donc celui qui honore les créatures dont on dira en vérité qu'il les honore, voici cet homme est honoré sans aucun doute, car il reçoit de l'honneur en ce que s'honorent par lui ceux qui reçoivent de lui l'honneur, et il se trouve qu'en étant agent de l'honneur il est affecté par l'honneur lui-même, car en ce qu'ils s'honorent par son humiliation envers eux c'est un grand honneur pour lui et des indications de sa supériorité, et selon la définition de l'honneur qui est un signe donné dans la bouche du supérieur, voici on lui a donné un grand honneur et un signe de sa supériorité en ce qu'ils s'honorent par son humiliation, plus que par l'humiliation d'un autre, et c'est une précision correcte.

Jusqu-ici son langage :

הנה ממשל משלים אנכי, כי האדם עץ השדה (דברים כ, יט), הוא ועץ השדה היינו הזית הנזכר בסמוך בנדון דידן ג"כ אינו מתכבד, על דרך משל הקדמתו לצנון הואיל ואין לו עמו שייכות כלל כנזכר, כבוד הקדמתו לא נחשב בעיניו למאומה, וק"ל:

Voici, je suis celui qui énonce des paraboles, car l'homme est l'arbre du champ (Deutéronome 20,19), lui et l'arbre du champ, c'est-à-dire l'olive mentionnée tout près dans notre cas, lui non plus n'est pas honoré, à la manière de la parabole, par sa précédence au radis puisqu'il n'a avec lui aucun rapport du tout comme mentionné, l'honneur de sa précédence n'est compté à ses yeux pour rien, et c'est facile :

ואין להקשות מאי דוחקיה דטור, ומי הכריחו לכנוס בסברא זו. ולמה לא פסק גבי אין ברכותיהן שוות, דאיזו שירצה יקדים לעולם אפילו בששניהם ממין ז', אלמה כתב בסימן רי"א הנזכר גבי כל הקודם בפסוק קודם לברכה, זית קודם לשעורה שהוא ראשון לארץ בתרא וכו', ושעורה שני לארץ קמא.

וכתב עוד בזה הסימן חטה קודמת לזית וכו' מפני שקודמת בפסוק:

Et l'on n'objectera pas : quelle est la contrainte du Tour, et qui l'a forcé à entrer dans ce raisonnement. Et pourquoi n'a-t-il pas décidé, quant à lorsque leurs berakhot ne sont pas égales, que celle qu'il voudra il fera précéder toujours, même lorsque les deux sont de l'espèce des 7.

Pourquoi donc a-t-il écrit au siman 211 mentionné, quant à tout ce qui précède dans le verset précède pour la berakha : l'olive précède l'orge car elle est première à la terre dernière etc., et l'orge est seconde à la terre première. Et il a encore écrit en ce siman : le froment précède l'olive etc. parce qu'il précède dans le verset :

ואי משום דרב יוסף ואי תימא ר' יצחק שאמר בגמרא פרק כיצד מברכין (ברכות מא, ב) והביאו הטור בסימן הנזכר שכל המוקדם בפסוק קודם בברכה וכו'. הוה מוקמינן דווקא בדברים שברכותיהן שוות, כגון חטה לגבי שעורה, וענבים לגבי תאנה.

אבל היכא שאין ברכותיהן שוות, יכול להקדים איזה מהן שירצה לעולם אפילו כששניהם ממין ז':

Et si c'est à cause de Rav Yossef, et si tu veux dire Rabbi Yitshak, qui a dit dans la Guemara au chapitre Comment bénit-on (Berakhot 41b) et que le Tour a apporté au siman mentionné : que tout ce qui précède dans le verset précède dans la berakha etc. Nous l'aurions établi précisément pour des choses dont les berakhot sont égales, comme froment par rapport à orge, et raisins par rapport à figue.

Mais là où leurs berakhot ne sont pas égales, il peut faire précéder celle qu'il voudra toujours, même lorsque les deux sont de l'espèce des 7 :

ויש לתרץ דניחא ליה לטור באוקימתא דא, דאז אתיא מימרא דרב יוסף ואי תימא ר' יצחק דלעיל כפשטא. דאמר שם שכל המוקדם בפסוק קודם בברכה, משמע בכל ענין, ולא נצטרך לדחוק ולומר שמה שאמר כל הקודם בפסוק קודם בברכה לא אמרו בכל ז' המינים אלא בפרי האדמה בפני עצמו, ובפרי העץ בפני עצמו, כגון חטה ושעורה שיש להקדים חטה לשעורה, וגפן ותאנה שיש להקדים הגפן לתאנה, אבל היכא שאין ברכותיהן שוות, כגון שעורה לגבי זית, לא הוי בכלל כל הקודם בפסוק קודם בברכה.

אבל לפי מה שכתב הטור, אתיא מימרא דר' יצחק דלעיל כפשטא, ויהי' מוקדם לעולם אף באותן שאין ברכותיהם שוות:

Et l'on peut résoudre : qu'il convient au Tour cet établissement, car alors le dit de Rav Yossef, et si tu veux dire Rabbi Yitshak, ci-dessus vient selon le simple. Car il a dit là que tout ce qui précède dans le verset précède dans la berakha, ce qui implique en tout cas, et nous n'aurons pas besoin de forcer et de dire que ce qu'il a dit : tout ce qui précède dans le verset précède dans la berakha, ils ne l'ont pas dit pour toutes les 7 espèces, seulement pour le fruit du sol à part, et pour le fruit de l'arbre à part, comme froment et orge qu'il faut faire précéder le froment à l'orge, et vigne et figue qu'il faut faire précéder la vigne à la figue, mais là où leurs berakhot ne sont pas égales, comme orge par rapport à olive, ce n'est pas dans l'ensemble de tout ce qui précède dans le verset précède dans la berakha.

Mais selon ce qu'a écrit le Tour, le dit de Rabbi Yitshak ci-dessus vient selon le simple, et il précédera toujours même en celles dont les berakhot ne sont pas égales :

כתב בית יוסף בסימן ר"ו בפסקא המתחלת בירך על פירות האילן בורא פרי האדמה יצא וכו', עד הני מילי בחד מינא וטעה ובירך עליה בורא פרי האדמה. אבל צנון וזית, ובירך על הצנון לא נפטר זית.

ומיהו הר"י כתב שם, דהיינו דוקא שבשעה שבירך בורא פרי האדמה, לא נתכוין לפטור פרי העץ. אבל אם נתכוין לפטור פרי העץ, אינו צריך לחזור ולברך.

ולכתחילה אין לעשות כן, דאפושי ברכות כי האי עדיף מלהפקיע ברכות, כי צריך ליתן לכל מין מעין ברכותיו כשאין ברכותיהן שוות, כמו שדרשו רז"ל (ברכות מ, א) על הפסוק (תהלים סח, כ) ברוך ה' יום יום וכו':

Le Beit Yossef a écrit au siman 206 dans le paragraphe qui commence : s'il a béni sur les fruits de l'arbre Bore péri haadama il s'est acquitté etc., jusqu'à : ces paroles sont pour une seule espèce et qu'il a erré et a béni dessus Bore péri haadama. Mais radis et olive, et qu'il a béni sur le radis, l'olive n'est pas exemptée.

Toutefois le Ri (Rabbenou Yitshak) a écrit là : c'est précisément lorsque au moment où il a béni Bore péri haadama, il n'a pas eu l'intention d'exempter le fruit de l'arbre. Mais s'il a eu l'intention d'exempter le fruit de l'arbre, il n'a pas besoin de revenir et de bénir.

Et a priori il ne faut pas faire ainsi, car multiplier les berakhot comme cela est préférable à arracher des berakhot, car il faut donner à chaque espèce de l'espèce de ses berakhot lorsque leurs berakhot ne sont pas égales, comme ont expliqué Razal (Berakhot 40a) sur le verset (Psaumes 68,20) : béni soit ה' jour après jour etc. :

וכתב שם הרשב"א, שאם היו לפניו אתרוג וזית, וקדם ובירך על האתרוג, אעפ"י שאין רשאי להקדים (דמין ז' עדיף), אינו צריך לחזור ולברך על הזית כיון שברכותיהן שוות, והוא שנתכוין לפטור את הזית בברכת האתרוג. אבל לא נתכוין, לא, שאינו בדין שיפטור מי שאינו חשוב את שהוא חשוב דרך גררא, אלא דרך כוונה.

ולפי פירוש זה, אם היה אוכל תפוחים וברך עליהן, ואחר כך הביאו לפניו אגוזים, אם התפוחים חביבים לו יותר, פוטר את האגוזים בגררת ברכת התפוחים. אבל אם אינם חביבים, אינם פוטרין את האגוזים אלא א"כ נתכוין לה מתחלה, עד כאן לשון בית יוסף במקום הנזכר:

Et le Rashba (Rabbi Shlomo ben Aderet) a écrit là : que s'il avait devant lui un etrog et une olive, et qu'il a précédé et béni sur l'etrog, bien qu'il n'ait pas le droit de faire précéder (car l'espèce des 7 est préférable), il n'a pas besoin de revenir et de bénir sur l'olive puisque leurs berakhot sont égales, et cela à condition qu'il ait eu l'intention d'exempter l'olive par la berakha de l'etrog. Mais s'il n'a pas eu l'intention, non, car il n'est pas de droit que ce qui n'est pas important exempte ce qui est important par voie de traînée, seulement par voie d'intention.

Et selon cette explication, s'il mangeait des pommes et a béni dessus, et qu'ensuite on a apporté devant lui des noix, si les pommes lui sont plus préférées, il exempte les noix par la traînée de la berakha des pommes. Mais si elles ne sont pas préférées, elles n'exemptent pas les noix sinon s'il a eu l'intention pour cela dès le départ, jusqu-ici le langage du Beit Yossef à l'endroit mentionné :

ונראה לי דלאו דווקא נקט כאן ואחר כך הביאו לפניו אגוזים, אלא אפילו היו מונחים לפניו תפוחים ואגוזים ביחד, אם בירך על התפוחים ואינם חביבין לו, אין פוטרין את האגוזים מברכתן, אלא א"כ נתכוין להם בתחלה כמו באתרוג וזית הנזכרים ברישא דמלתא דמיירי שהם מונחים לפניו, ואפ"ה כתב דבלא מתכוין אינו פוטר, דכיון דהוא ממין ז' אינו רשאי להקדים האחר, על כן צריך כוונה בפירוש לפוטרו. הוא הדין אם שניהם אינם ממין ז', רק שהאחד חביב עליו יותר מהאחר, דמדינא צריך ג"כ לאקדומיה החביב על שאינו חביב כמו שצריך להקדים המין שבעה על שאינו ממין שבעה.

ולא נקט בסיפא ואחר כך הביאו לו אגוזים אלא לרבותא דסיפא שאמרה דהכוונה מועיל לפטור אותם בברכה ראשונה אפילו באינו חביב וגם אינם מונחים לפניו. ולא מבעיא קאמר, לא מבעיא היכא דמונחים לפניו בתחלה דיועיל הכוונה אפי' באינו חביב.

אלא אפי' לא היו מונחים לפניו בשעה שבירך על התפוחים, וגם התפוחים אינם חביבין לו כמו האגוזים, אפילו הכי אם נתכוון להם בתחלה פוטר את האגוזים בברכת התפוחים הבאים אח"כ, כי הכל הולך אחר הכוונה, וק"ל:

Et il m'apparaît que ce n'est pas précisément qu'il a pris ici : et ensuite on a apporté devant lui des noix, mais même s'ils étaient posés devant lui, pommes et noix ensemble, s'il a béni sur les pommes et qu'elles ne lui sont pas préférées, elles n'exemptent pas les noix de leur berakha, sinon s'il a eu l'intention pour elles au départ, comme pour etrog et olive mentionnés au début de l'affaire, qui traite du cas où ils sont posés devant lui, et même ainsi il a écrit que sans intention il n'exempte pas, car puisqu'elle est de l'espèce des 7 il n'a pas le droit de faire précéder l'autre, c'est pourquoi il faut une intention explicite pour l'exempter. Il en est de même si les deux ne sont pas de l'espèce des 7, seulement que l'une lui est plus préférée que l'autre, car de par la loi il faut aussi faire précéder le préféré à ce qui n'est pas préféré, comme il faut faire précéder l'espèce des sept à ce qui n'est pas de l'espèce des sept.

Et il n'a pris à la fin : et ensuite on lui a apporté des noix, que pour un renforcement de la fin qui a dit que l'intention est efficace pour les exempter par la première berakha, même en ce qui n'est pas préféré et aussi qu'elles ne sont pas posées devant lui. Et il a dit un à plus forte raison : non seulement là où elles sont posées devant lui au départ, que l'intention sera efficace même en ce qui n'est pas préféré.

Mais même si elles n'étaient pas posées devant lui au moment où il a béni sur les pommes, et aussi que les pommes ne lui sont pas préférées comme les noix, même ainsi s'il a eu l'intention pour elles au départ il exempte les noix par la berakha des pommes qui viennent ensuite, car tout va selon l'intention, et c'est facile :

כתב הטור בסימן רי"א וזה לשונו, ואם הביאו לפניו דבר שברכתו בורא פרי העץ, ודבר שברכתו שהכל, בורא פרי העץ קודמת שהיא חשובה שאינה פוטרת אלא דבר אחד, ושהכל כוללת כל הדברים. וכן בורא פרי האדמה ושהכל, בורא פרי האדמה קודמת.

וכתב בעל הלכות גדולות, שברכת בורא פרי העץ קודמת לברכת בורא פרי האדמה. אבל אדוני אבי הרא"ש ז"ל כתב שהן שוות, ועל איזה מהן שירצה יברך תחלה.

אפי' אם יש בהם מז' המינים, יכול להקדים לו השני, עכ"ל:

Le Tour a écrit au siman 211 et voici son langage : et si l'on a apporté devant lui une chose dont la berakha est Bore péri haetz, et une chose dont la berakha est chehakol, Bore péri haetz précède car elle est importante, elle n'exempte qu'une seule chose, et chehakol comprend toutes les choses. Et de même Bore péri haadama et chehakol, Bore péri haadama précède.

Et l'auteur des Halakhot Guedolot a écrit que la berakha Bore péri haetz précède la berakha Bore péri haadama. Mais mon seigneur mon père le Roch, de mémoire bénie, a écrit qu'elles sont égales, et sur celle qu'il voudra il bénira d'abord.

Même s'il y a parmi elles des 7 espèces, il peut faire précéder devant elle la seconde, jusqu-ici son langage :

ואין להקשות אהא דכתב הטור דבורא פרי העץ ובורא פרי האדמה קודמין לשהכל, הרי כבר איפסיק הלכתא דכשאין ברכותיהן שוות איזה שירצה יקדים, אפילו אחד מהן ממין ז', כמו שהובא לעיל בסימן זה. כבר תירץ הרא"ש זה והביאו הבית יוסף בסימן הנזכר, שמאמר זה דבאין ברכותיהן שוות איזה שירצה יקדים לא נאמר אלא דוקא כשאחד מהן ברכתו בורא פרי העץ ואחד מהן בורא פרי האדמה, כגון צנון וזית, אז איזה שירצה יקדים.

אבל כשאחד מהן בורא פרי העץ או בורא פרי האדמה, והשני שהכל, מחויב להקדים בורא פרי העץ או בורא פרי האדמה קודם שהכל. וטעמא דמלתא, דלא חשיב כל כך מבוררת בורא פרי העץ נגד בורא פרי האדמה, כמו שפרי העץ או פרי האדמה נחשוב כנגד שהכל, לפי שהכל כולל כל דבר בעולם והוא סוג הסוגים, וכמו שאמרו רז"ל (ברכות פ"ו מ"ב) ועל הכל שאמר שהכל יצא:

Et l'on n'objectera pas sur ce qu'a écrit le Tour que Bore péri haetz et Bore péri haadama précèdent chehakol : voici déjà la halakha a été décidée que lorsque leurs berakhot ne sont pas égales, celle qu'il voudra il fera précéder, même si l'une d'elles est de l'espèce des 7, comme a été apporté plus haut en ce siman. Déjà le Roch a résolu cela et le Beit Yossef l'a apporté au siman mentionné : que ce dit, que lorsque leurs berakhot ne sont pas égales celle qu'il voudra il fera précéder, n'a été dit que précisément lorsque l'une d'elles a pour berakha Bore péri haetz et l'une d'elles Bore péri haadama, comme radis et olive, alors celle qu'il voudra il fera précéder.

Mais lorsque l'une d'elles est Bore péri haetz ou Bore péri haadama, et la seconde chehakol, il est tenu de faire précéder Bore péri haetz ou Bore péri haadama avant chehakol. Et la raison de l'affaire : que Bore péri haetz n'est pas considérée comme tellement déterminée face à Bore péri haadama, comme le fruit de l'arbre ou le fruit du sol est considéré face à chehakol, parce que chehakol comprend toute chose au monde et c'est le genre des genres, et comme ont dit Razal (Berakhot, chapitre 6, michna 2) : et sur tout, s'il a dit chehakol il s'est acquitté :

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