Ce passage poursuit : les Tossefot écrivent que l'on ne retire plus les mains du pain jusqu'après Birkat haMazon, et que tant qu'on mange des fruits avant cette berakha l'intention est de manger du pain à tout moment. Le Chla tient d'après le Tour que celui qui a béni sur des fruits n'a pas à bénir de nouveau lorsqu'on lui en apporte davantage, même dans sa maison, même si son intention n'est pas dès le départ sur tout ce qu'on apportera, tant qu'il n'a pas clairement détourné son esprit. Le repas a une fixation, l'abattage n'en a pas. Il est bon d'avoir en tête, à la berakha, tout ce qu'on lui apportera, pour s'écarter du doute.
Aussi : un envoi inattendu de parts au repas et l'intention du hamotsi sur ce qu'on enverra ; à la table du maître de maison une seule berakha pour les fruits ; fruits cuits au bouillon, netilat yadayim sans berakha.
ג' אהא דכתוב לעיל, אחר הסעודה טעונין ברכה בין לפניהם בין לאחריהם, כתבו התוספות שם (ברכות מא, ב ד"ה לאחר) ובפרק ערבי פסחים (פסחים קג, ב ד"ה אנא), הדין זה האחרון אינו מצוי בינינו עכשיו, דאין מנהג שלנו למשוך ידינו מן הפת כלל עד לאחר ברכת המזון. אבל כל שעה שאנו אוכלין פירות או שום דבר קודם ברכת המזון, דעתינו לאכול פת כל שעה:
3. Sur ce qui est écrit plus haut, après le repas elles ont besoin d'une berakha tant avant elles qu'après elles, les Tossefot ont écrit là (Berakhot 41b s.v. après) et au chapitre Arvei Pessahim (Pessahim 103b s.v. moi), cette dernière loi n'est pas fréquente parmi nous maintenant, car il n'est pas notre usage de retirer nos mains du pain du tout jusqu'après Birkat haMazon.
Mais tout le temps que nous mangeons des fruits ou quelque chose avant Birkat haMazon, notre intention est de manger du pain à tout moment :
ד' כתב בית יוסף בסוף סימן הנזכר זה לשונו, ומיהו אם אחר שבירך על הפת שלחו לו מבתים שאינו סומך עליהם ולא היה דעתו על דורון, אפילו מדברים שדרכן לבא ללפת בהן את הפת, נראה שצריך לברך לפניהם, דהיינו ממש נמלך שקובע ברכה לפניו, וכן מצאתי בספר הפרדס. אבל לאחריו אין צריך, דברכת המזון פוטרתן, עכ"ל.
ומורי כתב על זה בשלחן ערוך שלו (או"ח קעז, ה בהג"ה), ולא ראיתי נזהרים בזה ואפשר דטעמא דסתם דעת האדם על כל מה שמביאין לו בסעודה, עד כאן:
4. Le Beit Yossef a écrit à la fin du siman mentionné, voici son langage : toutefois, si après qu'il a béni sur le pain on lui a envoyé de maisons sur lesquelles il ne s'appuie pas et qu'il n'avait pas en tête un cadeau, même des choses dont le chemin est de venir pour accompagner le pain, il apparaît qu'il faut bénir avant elles, car c'est exactement un nimlakh (qui a changé d'avis) qui établit une berakha avant lui, et ainsi j'ai trouvé dans le sefer haPardes.
Mais après elles il n'est pas besoin, car Birkat haMazon les exempte, jusqu-ici son langage. Et mon maître a écrit là-dessus dans son Choulhan Aroukh (Orah 'Hayim 177, 5 dans la glose) : et je n'ai pas vu que l'on s'en garde, et il est possible que la raison est que simplement l'intention de l'homme est sur tout ce qu'on lui apporte au repas, jusqu-ici :
ונלע"ד דאפילו ספר הפרדס לא אמר דצריך לברך על משלוח מנות בתוך הסעודה, אלא דוקא בחול דאין רגילין כל כך לשלוח מנות. אבל בשבתות וימים טובים שרגילין לשלוח מנות איש לרעהו, כשמברך תחלה מסתמא ג"כ על כל מה שיביאו לפניו מבתים אחרים, הלכך אין צריך לחזור ולברך על המנות שנשתלחו לו בשבתות וימים טובים אפילו לדעת הפרדס, כך נראה לי מתוך הסברא.
וראוי לכל ירא שמים להסתלק עצמו מן הספק, וירגיל עצמו כשיברך ברכת המוציא להיות דעתו ג"כ על מה שישלחו לו משאר בתים בין בחול בין בשבת, וטוב לו:
Et il m'apparaît selon mon humble avis que même le sefer haPardes n'a pas dit qu'il faut bénir sur un envoi de parts au sein du repas, sinon précisément en jour de semaine, car l'on n'a pas tant l'habitude d'envoyer des parts. Mais aux Chabbats et aux Yom Tov où l'on a l'habitude d'envoyer des parts l'un à l'autre, lorsqu'il bénit d'abord, simplement aussi sur tout ce qu'on lui apportera devant lui d'autres maisons, c'est pourquoi il n'est pas besoin de revenir bénir sur les parts qu'on lui a envoyées aux Chabbats et aux Yom Tov même selon l'avis du Pardes, ainsi il m'apparaît d'après le raisonnement.
Et il convient à tout craignant le Ciel de s'écarter du doute, et qu'il s'habitue lorsqu'il bénit la berakha du hamotsi à avoir aussi en tête ce qu'on lui enverra des autres maisons, tant en jour de semaine qu'au Chabbat, et c'est bon pour lui :
ה' כתב בית יוסף בסימן קע"ט בשם הכלבו, כשהאדם אוכל בבית חבירו ורגילין לאכול מיני פירות ומביאין לו בזה אחר זה, די לו בברכה אחת על כלן, ואפילו אם כלה מין זה קודם שיביאו לו מין אחר, כיון דתלוי בדעת בעל הבית אינו עושה היסח הדעת, כדאמרינן בברכות (מב, א) אנן אתכא דריש גלותא קא סמכינן. הכא נמי אתכא דבעל הבית סמכינן, ואין צריך לברך על כל חד וחד, וכך כתב השלחן ערוך (קעט, ב):
5. Le Beit Yossef a écrit au siman 179 au nom du Kol Bo, lorsque l'homme mange dans la maison de son compagnon et que l'on a l'habitude de manger des espèces de fruits et qu'on lui en apporte l'un après l'autre, une seule berakha lui suffit pour tous, et même si cette espèce s'est épuisée avant qu'on lui apporte une autre espèce, puisque cela dépend de l'intention du maître de maison il ne fait pas de hesseah ha-daat (détournement de l'esprit), comme nous disons dans Berakhot (42a) : nous, c'est à la table de l'Exilarque que nous nous appuyons.
Ici aussi, c'est à la table du maître de maison que nous nous appuyons, et il n'est pas besoin de bénir sur chacune, et ainsi a écrit le Choulhan Aroukh (179, 2) :
ו' כתב הטור בסימן ר"ו, מי שבירך על פירות שלפניו ואחר כך הביאו לו יותר מאותו מין, אין צריך לברך אע"פ שלא היו לפניו כשבירך. וכתב על זה הבית יוסף זה לשונו, נראה דלא בעינן שיהא ממין הראשון, ואפילו הוא ממין אחר שברכתו כברכת הראשון, עד כאן:
6. Le Tour a écrit au siman 206, celui qui a béni sur des fruits devant lui et qu'ensuite on lui a apporté davantage de cette espèce, il n'est pas besoin de bénir bien qu'ils n'étaient pas devant lui lorsqu'il a béni.
Et le Beit Yossef a écrit là-dessus, voici son langage : il apparaît que nous n'exigeons pas qu'ils soient de la première espèce, et même s'ils sont d'une autre espèce dont la berakha est comme la berakha de la première, jusqu-ici :
ונראה דהטור איירי אפילו כשאוכל בביתו, ואפ"ה סובר דאין צריך כשיביאו לו בני ביתו או הוא עצמו אחר כך יותר מעין מין זה, ואפילו כלה מין זה קודם שיביאו לו מין אחר כדלקמיה בסמוך. דאי הוה הטור איירי דווקא שאוכל בבית חבירו, אז די לו בברכה אחת מטעם דאתכא דבעל הבית סמכינן, כנזכר בסמוך בסימן ה'.
אבל כשאוכל בביתו דאז הוא תלוי בדעת עצמו צריך לברך, היה צריך לפרש. דאפילו אמורא בכה"ג צריך לפרש דבריו, כל שכן הפוסקים והמפרשים, וכל שכן הטור שדרכו בכל מקום לבאר דבריו היטב במראה ולא בחידות.
ומדלא פירש כאן בהדיא דבבית חבירו איירי, שמע מינה דסובר דאפילו בביתו אין צריך לברך:
Et il apparaît que le Tour parle même lorsqu'il mange dans sa maison, et même ainsi il tient qu'il n'est pas besoin lorsqu'on lui apporte, les gens de sa maison ou lui-même ensuite, davantage de cette espèce, et même si cette espèce s'est épuisée avant qu'on lui apporte une autre espèce, comme plus bas à côté. Car si le Tour ne parlait que lorsqu'il mange dans la maison de son compagnon, alors une seule berakha lui suffirait pour la raison que c'est à la table du maître de maison que nous nous appuyons, comme mentionné à côté au siman 5.
Mais lorsqu'il mange dans sa maison, alors cela dépend de sa propre intention et il faut bénir, il aurait fallu préciser. Car même un Amora en un tel cas doit préciser ses paroles, à plus forte raison les décideurs et les commentateurs, et à plus forte raison le Tour dont le chemin en tout lieu est d'expliquer ses paroles bien en clair et non en énigmes.
Et de ce qu'il n'a pas précisé ici explicitement qu'il parle dans la maison de son compagnon, on entend de là qu'il tient que même dans sa maison il n'est pas besoin de bénir :
ואין לפרש ג"כ דברי הטור שבכאן במה שכתב, אם מביאין לו יותר שאין צריך לברך, מיירי אפילו לא היה דעתו בתחילה לאכול, רק הפירות שלפניו ואחר כך נמלך לאכול עוד, אפ"ה אין צריך לחזור לברך. דפשוט הוא בכל הפוסקים דנמלך עושה היסח הדעת, ופשיטא דהוה צריך לחזור ולברך:
Et l'on ne peut pas non plus expliquer les paroles du Tour ici, en ce qu'il a écrit : si on lui apporte davantage il n'est pas besoin de bénir, qu'il parle même s'il n'avait pas en tête au départ de manger, seulement les fruits devant lui et qu'ensuite il s'est ravisé pour manger encore, et que même ainsi il n'est pas besoin de revenir bénir. Car c'est simple chez tous les décideurs qu'un nimlakh fait un hesseah ha-daat, et il est évident qu'il aurait fallu revenir bénir :
וגם אין לפרש דהטור מיירי דוקא כשהיה דעתו מתחילה כשבירך על כל מה שיביאו אז די לו בברכה אחת, אבל סתמא לא, כמו שכתב הטור עצמו כהאי גוונא בטור יורה דעה סימן י"ט גבי שחיטה וזה לשונו שם, ואם מתחילה כשבירך היו לפניו הרבה לשחוט ואחר כך הביאו לפניו אחרות כו', עד אלא כל מה שלא היה לפניו כשבירך צריך לברך עליו אלא א"כ היה דעתו על כל מה שיביאו לו. דאם כן הוה ליה לפרש כאן בהדיא כמו שפירש התם.
ומדכתב הכא אין צריך לברך סתם, ולא פירש דוקא כשהיה דעתו בתחלה על כל מה שיביאו לו רק כמו שפירש התם, משמע דאיירי התם בכל ענין אפילו לא היה דעתו בתחלה על כל מה שיביאו לו, רק כשהוא בירך בירך סתם. ואפילו הוא אוכל בביתו, אפילו הכי אין צריך לחזור ולברך כשיביאו לו בני ביתו או הוא עצמו עוד כל זמן שלא הסיח דעתו בבירור מלאכול עוד בשעת הברכה:
Et l'on ne peut pas non plus expliquer que le Tour ne parle que lorsque son intention dès le départ, lorsqu'il a béni, était sur tout ce qu'on apportera, alors une seule berakha lui suffit, mais simplement non, comme le Tour lui-même a écrit de cette manière dans le Tour Yoreh Deah siman 19 au sujet de l'abattage, et voici son langage là : et si dès le départ lorsqu'il a béni il y avait devant lui beaucoup à abattre et qu'ensuite on lui a apporté d'autres etc., jusqu'à : mais tout ce qui n'était pas devant lui lorsqu'il a béni, il faut bénir dessus, sauf si son intention était sur tout ce qu'on lui apportera. Car s'il en était ainsi, il aurait fallu préciser ici explicitement comme il a précisé là.
Et de ce qu'il a écrit ici : il n'est pas besoin de bénir, simplement, et qu'il n'a pas précisé seulement lorsque son intention dès le départ était sur tout ce qu'on lui apportera, seulement comme il a précisé là, il s'entend qu'il parle ici en tout cas, même si son intention dès le départ n'était pas sur tout ce qu'on lui apportera, seulement que lorsqu'il a béni il a béni simplement. Et même s'il mange dans sa maison, même ainsi il n'est pas besoin de revenir bénir lorsqu'on lui apporte, les gens de sa maison ou lui-même encore, tant qu'il n'a pas clairement détourné son esprit de manger encore au moment de la berakha :
ואם תאמר לפי האמת מאי שנא אכילה משחיטה. יש לפרש דיש קבע לסעודה, ואין קבע לשחיטה.
פירוש דאדם קובע קביעות גמור לאכילה, כי החיך יטעם אוכל וערב לפיהו ממתקים, ועל כן לגבי אכילה סתמא יביאו לו, ומסתמא אינו מסיח דעתו מאכילה כל זמן שהוא מוסב על השלחן. משא"כ לגבי שחיטה דאין קבע, דמסתמא מה שאינו לפניו אין דעתו עליו, וע"כ צריך להיות דעתו בודאי ובבירור על כל מה שיביאו לו, כמו שכתב הבית יוסף זה הטעם גופו ביורה דעה בהגהותיו על דברי הטור הנזכרים, ומצאת כי תדרשנו.
ומכל מקום, לכתחילה טוב ליזהר להיות דעתו בשעת ברכת הפירות על כל מה שיביאו לו, בין אוכל בביתו בין אוכל בבית חבירו, וכך כתב מורי בשלחן ערוך שלו (רו, ה בהג"ה):
Et si tu dis selon la vérité, en quoi le manger diffère de l'abattage. Il y a à expliquer qu'il y a une fixation pour le repas, et il n'y a pas de fixation pour l'abattage.
Explication : l'homme fixe une fixation complète pour le manger, car le palais goûtera l'aliment et doux à sa bouche les douceurs, et c'est pourquoi pour le manger, simplement on lui apportera, et simplement il ne détourne pas son esprit du manger tout le temps qu'il est accoudé à la table. Ce qui n'est pas le cas pour l'abattage, où il n'y a pas de fixation, car simplement ce qui n'est pas devant lui, son intention n'est pas dessus, et c'est pourquoi il faut que son intention soit à coup sûr et clairement sur tout ce qu'on lui apportera, comme a écrit le Beit Yossef cette raison même dans Yoreh Deah dans ses gloses sur les paroles du Tour mentionnées, et tu le trouveras car tu le chercheras (Deutéronome 4,29).
Et de toute manière, des le départ il est bon de prendre garde à avoir en tête au moment de la berakha des fruits tout ce qu'on lui apportera, tant s'il mange dans sa maison que s'il mange dans la maison de son compagnon, et ainsi a écrit mon maître dans son Choulhan Aroukh (206, 5 dans la glose) :
ומלבד זה הטעם הנזכר, יש טעם אחר דטוב להיות דעתו בשעת ברכת הפירות על כל מה שיביאו לו עוד אחר כך, דדלמא יתאוה לו לאכול ממין אחר שברכתו כברכת הראשון, ואז הדין נותן אם המין הראשון היה חביב לו יותר, פוטר המין השני מברכה. אבל אם אינו חביב, אינו פוטר אותו אלא אם כן נתכוין לו מתחילה, כדלקמן בכלל שאחר זה.
והוא אינו מאמין בעצמו אם היה המין הראשון שבירך עליו בורא פרי העץ או בורא פרי האדמה חביב עליו יותר מהמין הבא אחריו, אם לאו, ואז יעמוד עליהם הספק אם לברך על המין השני אם לאו. על כן טוב הוא שיכוון בשעת ברכה על כל מה שיביאו לו, כדי שיסתלק עצמו מן הספק, וק"ל:
Et outre cette raison mentionnée, il y a une autre raison qu'il est bon d'avoir en tête au moment de la berakha des fruits tout ce qu'on lui apportera encore ensuite, car peut-être il lui prendra envie de manger d'une autre espèce dont la berakha est comme la berakha de la première, et alors la loi donne : si la première espèce lui était plus chère, elle exempte la seconde espèce de berakha. Mais si elle n'est pas chère, elle ne l'exempte pas sauf s'il a eu l'intention pour elle dès le départ, comme plus bas dans le principe qui suit celui-ci.
Et il ne se fie pas à lui-même si la première espèce sur laquelle il a béni Bore péri haets ou Bore péri haadama lui était plus chère que l'espèce qui vient après elle, ou non, et alors le doute se tiendra sur eux s'il faut bénir sur la seconde espèce ou non. C'est pourquoi il est bon qu'il dirige son intention au moment de la berakha sur tout ce qu'on lui apportera, afin de s'écarter du doute, et c'est léger à comprendre :
ז' כתב הטור בסימן ק"ץ, אחר ששתה כוס של ברכת המזון, יברך ברכה אחת מעין ג', עיין לקמן כלל י"ב סימן א' ברכת יין מעין ג'. ואם דעתו לשתות עוד, לא יברך ברכה אחרונה עד לבסוף.
וישתה רביעית שלם, עד כאן. וכך כתב השלחן ערוך (קצ, ב-ג).
והטעם כתב הטור בסימן הנזכר, עיין לקמן בעשרה דברים הנאמרים בכלל ברכות בכלל ז':
7. Le Tour a écrit au siman 190, après qu'il a bu la coupe de Birkat haMazon, il bénira une seule berakha meein 3, vois plus bas klal 12 siman 1 la berakha du vin meein 3.
Et s'il a en tête de boire encore, il ne bénira pas de berakha finale jusqu'à la fin. Et qu'il boive un reviit (mesure d'un quart) entier, jusqu-ici.
Et ainsi a écrit le Choulhan Aroukh (190, 2-3). Et la raison, le Tour l'a écrite au siman mentionné, vois plus bas dans les dix choses dites dans le principe des berakhot au klal 7 :
ומה שאמר יברך ברכה אחת מעין ג', הוא הדין מי שבירך על השכר או דבש שקורין מע"ד שגם כן מחויב לברך אחריו ברכה אחרונה שהוא נפשות רבות אם שתה השיעור הנזכר, ואין סברא לחלק בענין זה בין יין לשאר משקין:
Et ce qu'il a dit : il bénira une seule berakha meein 3, c'est la même loi pour celui qui a béni sur la bière ou le miel qu'on appelle mead, qui est aussi tenu de bénir après lui une berakha finale qui est Bore nefachot rabot s'il a bu la mesure mentionnée, et il n'y a pas de raison de distinguer en cette affaire entre le vin et les autres boissons :
בדיני ברכת הפירות חיין ומבושלים, והאוכל פירות מבושלים שיש בהן מרק אם צריך ליטול ידיו לזה, ואם היו לפניו מינים הרבה איזה מהן קודם לברכה, ועל איזה פרי מברך בורא פרי העץ או בורא פרי האדמה, וסימן לידע איזהו פרי העץ או פרי האדמה, וירק וקטנית ולפתות חיין ומבושלין, ובו י"ג סימנים:
Dans les lois de la berakha des fruits crus et cuits, et celui qui mange des fruits cuits qui ont du bouillon, s'il faut qu'il se lave les mains pour cela, et s'il avait devant lui beaucoup d'espèces, laquelle d'elles précède pour la berakha, et sur quel fruit il bénit Bore péri haets ou Bore péri haadama, et un signe pour savoir lequel est fruit de l'arbre ou fruit de la terre, et légume et légumineuse et raves crus et cuits, et il y a en lui 13 signes :
א' האוכל פירות יבשים מבושלים כגון פלוימ"ן ושאר מינים שיש להם מרק, אין לאכול בלא נטילת ידים, כי הם דברים שטיבולם במשקים, וכל דברים שטיבולן במשקין צריך נטילה כמו שהם שנוים במסכת מכשירין פ"ו (ד) וחד מנהון מים, ומרק זו של פלוימ"ן או שאר פירות יבשים הוא בכלל מים:
1. Celui qui mange des fruits secs cuits comme des pflaumen et d'autres espèces qui ont du bouillon, il ne faut pas manger sans netilat yadayim, car ce sont des choses dont le trempage est dans des liquides, et toutes les choses dont le trempage est dans des liquides ont besoin de netila comme elles sont enseignées dans le traité Makhshirin chapitre 6 (4) et l'une d'elles est l'eau, et ce bouillon de pflaumen ou d'autres fruits secs est compris dans l'eau :
ואין להקשות על דברי אלה ממה שכתב רבינו עובדיה בפירוש המשנה הנזכרת זה לשונו, אין לי אלא מים, מנין לרבות היין והשמן וכו', עד תלמוד לומר מים, מה מים מיוחדים שאין להם שם לווי, אף היין והשמן והחלב כו' שאין להם שם לווי, יצאו מי תותים ומי רמונים ושאר כל מי פירות שיש להם שם לווי כו'. דהתם איירי במשקין היוצא מן הפרי עצמו כמו שכתוב בהדיא מי תותים ומי רמונים, רצו לומר מי תותים עצמם.
והוא הדין בשאר מי פירות שיש להם שם לווי המשקין היוצאין מהן, ר"ל מעצמן או שסוחטין מהן אין להם דין אלו הז' משקים הנזכרים שם אשר סימניהם י"ד שח"ט ד"ם, הואיל ויש להם שם לווי כנזכר. משא"כ בנידון דידן במרק של פלוימן, דעיקרן מים ואין שם מי פירות עליהם כלל, כי מי פירות בכל מקום הוא המים הנמשכים מן הפרי עצמו, ולא שהוא בשל ומבושל במים, דזה אינו קרוי מי פירות אלא מרק, דמשום שהוא מבושל עם הפרי ואין להם מראה מים לא נפקי בשביל זה מכלל מים:
Et l'on ne soulèvera pas de difficulté sur ces paroles-ci d'après ce qu'a écrit Rabbenou Ovadia dans le commentaire de la michna mentionnée, voici son langage : je n'ai que l'eau, d'où d'inclure le vin et l'huile etc., jusqu'à : l'Écriture dit eau, de même que l'eau est particulière en ce qu'elle n'a pas de nom d'accompagnement, ainsi le vin et l'huile et le lait etc. qui n'ont pas de nom d'accompagnement, sont sortis les eaux de mûres et les eaux de grenades et toutes les autres eaux de fruits qui ont un nom d'accompagnement etc. Car là il parle des liquides qui sortent du fruit lui-même comme il est écrit explicitement eaux de mûres et eaux de grenades, ils ont voulu dire les eaux des mûres elles-mêmes.
Et c'est la même loi pour les autres eaux de fruits qui ont un nom d'accompagnement, les liquides qui en sortent, c'est-à-dire d'elles-mêmes ou qu'on en presse, elles n'ont pas le statut de ces 7 liquides mentionnés là dont les signes sont י"ד שח"ט ד"ם, puisqu'elles ont un nom d'accompagnement comme mentionné. Ce qui n'est pas le cas dans notre affaire du bouillon de pflaumen, dont l'essentiel est de l'eau et le nom d'eaux de fruits n'est pas du tout sur elles, car eaux de fruits en tout lieu c'est l'eau qui s'écoule du fruit lui-même, et non qu'il a été cuit et bouilli dans l'eau, car cela n'est pas appelé eaux de fruits mais bouillon, car du fait qu'il est cuit avec le fruit et qu'elles n'ont pas l'apparence d'eau, elles ne sortent pas pour cela du statut d'eau :
על כן מן הראוי שיזהר אדם בזה שאין לאכול פירות יבשים או שאר דברים שיש להם מרק בלי נטילת ידים, כי זה הדין נוהג עתה בזמנינו,הגה"הואין להקשות מהא דכתב הטור סימן ר"ב, ואם בישל הפרי ונכנס טעם הפרי במים, כתב הרשב"א שמברך עליו שהכל. ואדוני אבי הרא"ש ז"ל כתב, אפשר אם בשלו ונכנס טעמו במים מברך עליו בורא פרי העץ, עד כאן לשונו.
א"כ שמע מיניה דמים שבישל בהם פרי אין בהם דין מים לדעת הרא"ש, אלא דין פרי. דמזה לא קשה מידי, דמה ענין ברכת הנהנין לזה, דגבי ברכת הנהנין בהנאה תליא מילתא, מאחר שנהנה מטעם הפרי שהן המים שבשל בהם פרי, מברך עליהן מעין ברכת הפרי, כי טעם הפרי נכנס במים כדלעיל.
אבל לשאר מילי, פשיטא דבמילתייהו קיימו, עד כאן: והא ראיה בפסח נוטלין ידינו קודם הטיבול מפני זה הטעם, וכך כתוב באורח חיים בסימן תע"ג (סעיף ו) עיין שם:
C'est pourquoi il convient que l'homme prenne garde en ceci, qu'il ne faut pas manger de fruits secs ou d'autres choses qui ont du bouillon sans netilat yadayim, car cette loi se pratique maintenant en nos temps. Glose : et l'on ne soulèvera pas de difficulté de ce qu'a écrit le Tour au siman 202 : et s'il a cuit le fruit et que le goût du fruit est entré dans l'eau, le Rashba (Rabbi Shlomo ben Aderet) a écrit qu'il bénit dessus chehakol.
Et mon seigneur mon père le Roch, de mémoire bénie, a écrit : il est possible que s'il l'a cuit et que son goût est entré dans l'eau, il bénit dessus Bore péri haets, jusqu-ici son langage. S'il en est ainsi, on entend de là que l'eau dans laquelle on a cuit un fruit n'a pas le statut d'eau selon l'avis du Roch, mais le statut de fruit.
De ceci il n'y a aucune difficulté, car quel rapport Birkat haNehenin a-t-elle avec ceci, car pour Birkat haNehenin la chose dépend de la jouissance, puisqu'il jouit du goût du fruit, qui est l'eau dans laquelle on a cuit un fruit, il bénit dessus de l'espèce de la berakha du fruit, car le goût du fruit est entré dans l'eau comme plus haut. Mais pour les autres affaires, il est évident qu'elles restent dans leur statut, jusqu-ici.
Et la preuve est qu'à Pessa'h nous nous lavons les mains avant le trempage à cause de cette raison, et ainsi est-il écrit dans Orah 'Hayim au siman 473 (paragraphe 6), vois là :
ובענין ברכה של נטילה זו, כיון דאיכא פלוגתא דרבוותא אם צריך לברך על נטילת ידים כשנוטל לדבר שטיבולו במשקה, אם לא. על כן יטול ידיו ולא יברך עליהן מספק.
וכן ראוי לעשות בכל דבר שיש בו פלוגתא וספק בברכות, שאין לברך, דברכות אינן מעכבות (ברכות יא, ב), ושמא יברך ברכה לבטלה. עיין לקמן בסוף חלק זה בכלל ז' מהעשרה כללים, וכן כתב האשר"י בריש פרק כסוי הדם, וכהאי גוונא כתב הטור ג"כ בסימן תע"ג בדין ברכת הלל, וכן פסק השלחן ערוך בסימן קנ"ח (סעיף ד) ובסימן תע"ג (סעיף ו) דאינו מברך על נטילה זו בין בסדר של פסח כשנוטל ידיו לטיבול הכרפס במי מלח, בין בשאר ימות השנה כשנוטל לטבול במשקה:
Et au sujet de la berakha de cette netila, puisqu'il y a une divergence des maîtres s'il faut bénir sur netilat yadayim lorsqu'il se lave pour une chose dont le trempage est dans un liquide, ou non. C'est pourquoi il se lavera les mains et ne bénira pas sur elles à cause du doute.
Et ainsi convient-il de faire en toute chose où il y a divergence et doute dans les berakhot, qu'il ne faut pas bénir, car les berakhot n'empêchent pas (Berakhot 11b), et de peur qu'il bénisse une berakha en vain. Vois plus bas à la fin de cette partie au klal 7 des dix principes, et ainsi a écrit l'Asheri (Piskei haRosh) au début du chapitre Couverture du sang, et de cette manière à écrit le Tour aussi au siman 473 dans la loi de la berakha du Hallel, et ainsi a décidé le Choulhan Aroukh au siman 158 (paragraphe 4) et au siman 473 (paragraphe 6) qu'il ne bénit pas sur cette netila, tant à l'ordre de Pessa'h lorsqu'il se lave les mains pour le trempage du karpas dans l'eau salée, qu'aux autres jours de l'année lorsqu'il se lave pour tremper dans un liquide :
ב' לטוורג"א הנקרא בלשון אשכנז פאווידל"א, שעושין מגודגניות שקורין ווייקסילי"ן, מסיק מורי בשלחן ערוך שלו (או"ח רב, ז בהג"ה) לברך עליו שהכל דלאו במלתייהו קיימו הואיל ונימוחו לגמרי. ואם בירך עליהם בורא פרי העץ יצא.
וכן הכריע בעל תרומת הדשן בסימן כ"ט, עיין לקמן כלל ו' סימן ב':
2. Sur le latwarga qu'on appelle en langue d'Ashkenaz powidla, que l'on fait de griottes qu'on appelle weichseln, mon maître conclut dans son Choulhan Aroukh (Orah 'Hayim 202, 7 dans la glose) de bénir sur lui chehakol, car ils ne sont pas restés dans leur statut puisqu'ils se sont entièrement dissous.
Et s'il a béni sur eux Bore péri haets, il s'est acquitté. Et ainsi a tranché l'auteur de Teroumat haDeshen au siman 29, vois plus bas klal 6 siman 2 :
ג' שומשמין מברך עליהם בורא פרי האדמה. טחונין, מברך עליהם שהכל.
כן כתב בית יוסף סימן ר"ד בשם אבודרהם, והביאו ג"כ בסימן ר"ג. ולא ידעתי למה השמיט הטור זה הדין, וגם השלחן ערוך לא זכרו:
3. Les sésames, il bénit sur eux Bore péri haadama.
Broyés, il bénit sur eux chehakol. Ainsi a écrit le Beit Yossef siman 204 au nom d'Aboudirham, et il l'a aussi apporté au siman 203.
Et je n'ai pas su pourquoi le Tour a omis cette loi, et aussi le Choulhan Aroukh ne l'a pas mentionnée :
ד' כתב בספר חסידים (בסימן תתנ"ב), אדם שיש בידו אגוז אחד, אל יברך בורא פרי העץ ואחר כך ישבר האגוז, שמא התליע הגרעין או נרקב עד שאינה ראויה לאכילה, נמצא שבירך ברכה לבטלה, עד כאן לשונו. ונראה לי דנקט אגוז, כי אם הבאיש ורימה היתה בו אינה ראויה לכלום, והוי ברכה לבטלה.
משא"כ שאר פרי שאף אם הבאיש והתליע בתוכו, עכ"ז לא בירך לבטלה בשביל קליפתו החיצונה ועליה חלה הברכה ג"כ, על כן יותר טוב לברך על הפרי כשהוא שלם משהוא חתוך, שכל מילי דברכות שלם עדיף. יעקב לוי:
4. Il a été écrit dans Sefer Hassidim (au siman 852), un homme qui a dans sa main une noix, qu'il ne bénisse pas Bore péri haets et qu'ensuite il casse la noix, de peur que le cerneau se soit vermoulu ou pourri jusqu'à n'être plus propre à être mangé, il se trouve qu'il a béni une berakha en vain, jusqu-ici son langage.
Et il m'apparaît qu'il a pris une noix, car si elle s'est corrompue et qu'un ver était en elle (Exode 16,20), elle n'est propre à rien, et c'est une berakha en vain. Ce qui n'est pas le cas des autres fruits, que même s'il s'est corrompu et s'est vermoulu à l'intérieur, malgré cela il n'a pas béni en vain à cause de son écorce extérieure et sur elle aussi la berakha s'est posée, c'est pourquoi il est mieux de bénir sur le fruit lorsqu'il est entier que lorsqu'il est coupé, car en toute affaire de berakhot l'entier est préférable.
Yaakov Levi :
ואני אוסיף על דבריו עוד טעם אחר, ואומר כי שבירת האגוז הוא הפסק בין הברכה ובין האכילה, דומיא דחתיכת הלחם שהוא חשיב הפסק לכתחלה בין ברכת המוציא ובין האכילה לסברת התוס' (ברכות לט, ב ד"ה והלכתא) והרא"ש:
Et j'ajouterai encore sur ses paroles une autre raison, et je dis que casser la noix est une interruption entre la berakha et le manger, à la manière de la coupure du pain qui est tenue pour une interruption dès le départ entre la berakha du hamotsi et le manger selon l'avis des Tossefot (Berakhot 39b s.v. et la halakha) et du Roch :