Ce passage poursuit la glose de Yaakov haLevi : un volume d'olive dans les miettes les fait considérer comme pain, et l'on bénit hamotsi et les trois berakhot même sans torita denahama (aspect de pain), puisqu'elles viennent d'un pain complet, alors que pat haba bekhisnin n'est jamais parvenu à cette catégorie. Selon le Chla, on bénit sur le panitz, pain séché auprès des braises puis trempé dans de la bière, hamotsi et les trois berakhot s'il y a un volume d'olive dans un seul morceau, même si le trempage fait s'en aller torita denahama. S'il manque ce volume dans un seul morceau et que la forme s'en est allée, on ne bénit que Bore minei mezonot.
Aussi : les cinq céréales en mets ou en grains entiers, le riz, le millet et chehakol en cas de doute ; les choses venues à cause du repas selon Rav Papa ; les fruits et la molita (tarte) de pommes au repas
ויש לומר דאי אית בהו כזית חשיבי ולא בטלי, ואפילו לית בהו תוריתא דנהמא אינן יוצאין לעולם מתורת פת, כמו שכתב הר"י ז"ל בפרק כיצד מברכין (ברכות כו, ב ד"ה ע"כ) גבי חביצא, ומביאו ג"כ הטור (סימן קסח), דאפילו אם נתבשלו הפירורין ולית בהו תוריתא דנהמא, אפילו הכי אי אית בהו כזית חשיבי ומברך עלייהו המוציא וג' ברכות, והטעם הוא הואיל והם באים מפת גמור. משא"כ לגבי פת הבאה בכיסנין, דלעולם לא בא לכלל פת לחם גמור, כן נראה לי זה הענין.
נאם הקטן בחכמה ובמנין, יעקב הלוי בן לאדוני אבי הרב המחבר יצ"ו, עד כאן הגה"ה:
Et l'on peut dire que s'il y a en eux un volume d'olive ils sont considérés et ne sont pas annulés, et même s'il n'y a pas en eux torita denahama (aspect de pain) ils ne sortent jamais du statut de pain, comme a écrit le Ri de mémoire bénie au chapitre Comment bénit-on (Berakhot 26b, s.v. jusqu-ici) au sujet de havitsa, et le Tour l'apporte aussi (siman 168), que même si les miettes ont été cuites et qu'il n'y a pas en elles torita denahama, même ainsi s'il y a en elles un volume d'olive elles sont considérées et l'on bénit sur elles hamotsi et les 3 berakhot, et la raison est puisqu'elles viennent d'un pain complet. Ce qui n'est pas ainsi pour pat haba bekhisnin, qui n'est jamais parvenu à la catégorie de pain complet, ainsi m'apparaît cette affaire.
Dit le petit en sagesse et en nombre, Yaakov haLevi fils de mon seigneur mon père le rav auteur, que son Rocher et son Rédempteur le gardent, jusqu-ici la glose :
פנים ונראה לעניות דעתי דיש ללמוד מכאן על אותן חתיכות לחם שמייבשין אצל הגחלים שקורין בלשון אחר פעני"ץ, ושורין אותם אח"כ בשכר, שיברך עליהם המוציא וג' ברכות אם יש בחתיכה פעני"ץ כזית. ואפי' השכר מתלבן מחמת אותה פעני"ץ ואזיל להו תוריתא דנהמא מחמת שרייתה, אפילו הכי מברכין עליה המוציא, והוא שיש בחתיכה אחת לבדה כזית שלם בלי צירוף שאר חתיכות.
אבל אם אין בחתיכה אחת כזית לבדה, אע"פ שיש כזית ע"י צירוף פרוסות קטנות, וגם אין לה תוריתא דנהמא, אינו מברך עליה רק בורא מיני מזונות, הואיל ואיכא ב' לריעותא, הפסד צורתא, וגם אין בה כזיתא:
Corps. Et il apparaît selon mon humble avis que l'on peut apprendre d'ici au sujet de ces morceaux de pain que l'on sèche auprès des braises qu'on appelle en une autre langue panitz, et qu'on les trempe ensuite dans de la bière, qu'il bénisse sur eux hamotsi et les 3 berakhot s'il y a dans le morceau de panitz un volume d'olive.
Et même si la bière blanchit à cause de ce panitz et que torita denahama s'en va à cause du trempage, même ainsi l'on bénit sur elle hamotsi, et c'est à condition qu'il y ait dans un seul morceau à lui seul un volume d'olive entier sans joindre les autres morceaux. Mais s'il n'y a pas dans un seul morceau un volume d'olive à lui seul, bien qu'il y ait un volume d'olive par jonction de petites tranches, et qu'elle n'a pas non plus torita denahama, il ne bénit sur elle que Bore minei mezonot, puisqu'il y a 2 défauts, la perte de la forme, et aussi il n'y a pas en elle un volume d'olive :
בדיני ברכות ה' מיני דגן ואורז ודוחן וקטנית שנעשה מהן תבשיל, ובו ב' סימנים:
Des lois des berakhot des 5 espèces de céréales et du riz et du millet et des légumes secs dont on a fait un mets, et il y a en cela 2 simanim :
א' כתב הטור בסימן ר"ח, ה' מיני דגן שעושה מהן תבשיל כגון מעשה קדירה ודייסא, ואפילו עירב בהן דבש ושאר מינין הרבה יותר מהן, מברך עליהן בורא מיני מזונות, ולבסוף ברכה אחת מעין ג', (עיין לקמן כלל י"ב סימן א'). אבל אם לא נתן מהן בתבשיל אלא להקפותו ולדבקו, כגון פאנקוכ"ן ומרצפני"ם, בטלים בתבשיל והתבשיל הוא עיקר, ויברך על העיקר ופוטר הטפל, דהיינו מה שיש בו מה' מינים.
והני מילי שעושה מהן תבשיל, פירוש שנתמעכו בתבשיל יפה דהוו כמו דייסא. אבל אם אוכל אותם בעין, רצה לומר כשהגרעינין שלימים, לא שנא חיין לא שנא מבושלין, אינן חשובין לקבוע עליהן ברכה, ומברך עליהן בורא פרי האדמה.
כי עיקר חשיבתן של ה' מיני דגן הוא אם נאפה מהן פת, או נעשה מהן תבשיל שזן ומפרנס את האדם, אז קובעין ברכה לעצמן לברך עליהן המוציא לחם מן הארץ או בורא מיני מזונות. אבל כשהן בעין, אינן נחשבין אלא כשאר פרי האדמה:
1. Le Tour a écrit au siman 208, les 5 espèces de céréales dont on fait un mets comme un mets de marmite et de la bouillie, et même s'il a mêlé en elles du miel et d'autres espèces beaucoup plus qu'elles, l'on bénit sur elles Bore minei mezonot, et à la fin une seule berakha à la manière des trois, (vois plus bas principe 12 siman 1).
Mais s'il n'en a mis dans le mets que pour l'épaissir et le lier, comme pankokhen et marzipanim, ils sont annulés dans le mets et le mets est le principal, et il bénira sur le principal et cela exempte l'accessoire, c'est-à-dire ce qu'il y a en lui des 5 espèces. Et ceci, lorsqu'on en fait un mets, explication : qu'ils ont été bien écrasés dans le mets car ils sont comme de la bouillie.
Mais s'il les mange en leur état, c'est-à-dire lorsque les grains sont entiers, qu'ils soient crus ou qu'ils soient cuits, ils ne sont pas considérés pour établir sur eux une berakha, et l'on bénit sur eux Bore péri haadama. Car l'essentiel de leur considération des 5 espèces de céréales est si l'on en a cuit du pain, ou que l'on en a fait un mets qui nourrit et sustente l'homme, alors elles établissent une berakha pour elles-mêmes pour bénir sur elles hamotsi le'hem min haarets ou Bore minei mezonot.
Mais lorsqu'elles sont en leur état, elles ne sont considérées que comme les autres fruits de la terre :
וברכה אחרונה, מסופקים התוספות (פרק כיצד מברכין (ברכות לז, א ד"ה הכוסס)) אם הוא בורא נפשות רבות, או מעין ג'. על כן כתבו שיש ליזהר שלא לאכול חטים חיין או מבושלין בעינייהו אלא בתוך הסעודה.
שאם אדם מסופק בברכה ראשונה, מברך מספק שהכל, דעל הכל שאמר שהכל יצא (ברכות פ"ו מ"ב). אבל ברכה אחרונה אין לומר אלא כפי שנתקנה.
עד כאן לשון הטור:
Et pour la berakha finale, les Tossefot sont en doute (chapitre Comment bénit-on (Berakhot 37a, s.v. hakoses)) si c'est Bore nefachot rabot, ou à la manière des trois. C'est pourquoi ils ont écrit qu'il faut prendre garde de ne pas manger de blés crus ou cuits en leur état sinon au sein du repas.
Car si un homme est en doute sur la première berakha, il bénit par doute chehakol, car sur tout ce sur quoi il a dit chehakol il s'est acquitté (Berakhot chapitre 6 michna 2). Mais une berakha finale on ne la dit que selon ce qui a été institué.
Jusqu-ici le langage du Tour :
ודע מה שכתב הטור ה' מיני דגן, אלו הן, חטה ושעורה וכוסמת ושבולת שועל ושיפון והוא דגן. ובכלל שעורים היא מה שקורין גרויפי"ן, ובכלל שבולת שועל הוא מה שקורין גרי"ץ, ועל כן יש ליזהר באותן הגרופי"ן שעושין משעורין, וגם מגרי"ץ שעושים משבולת שועל, שאין לאוכלן כי אם בתוך הסעודה כשגרעיניהם הן שלמים, מטעם שכתבו התוספת גבי חטים כנזכר:
Et sache ce qu'a écrit le Tour les 5 espèces de céréales, les voici, blé et orge et épeautre et avoine et seigle et c'est céréale. Et compris dans les orges est ce qu'on appelle groifin, et compris dans l'avoine est ce qu'on appelle gritz, et c'est pourquoi il faut prendre garde pour ces groifin que l'on fait d'orge, et aussi pour le gritz que l'on fait d'avoine, de ne les manger que au sein du repas lorsque leurs grains sont entiers, pour la raison qu'ont écrite les Tossefot au sujet des blés comme mentionné :
ב' וכתב עוד הטור במקום הנזכר, תבשיל של אורז, תחלה מברך עליה בורא מיני מזונות כיון דזיין, ואחריו בורא נפשות רבות, עיין לקמן בכלל י"ב סימן א' נוסח הברכה בורא נפשות רבות. ומיירי שבשלו עד שנתמעך יפה דהוי כמו דייסא.
אבל אם הוא בעין בין חי בין שלוק, והגרעינין שלם, מברך בורא פרי האדמה, כדלעיל סימן א'. ואם עירב מהן בתבשיל אחר, והתבשיל אחר הוא הרוב, מברך עליו כברכת התבשיל האחר, שאינו חשוב לגרר אחריו התבשיל כיון שאינו מה' מינים, עד כאן:
2. Et le Tour a encore écrit à l'endroit mentionné, un mets de riz, d'abord l'on bénit sur lui Bore minei mezonot puisqu'il nourrit, et après lui Bore nefachot rabot, vois plus bas au principe 12 siman 1 le texte de la berakha Bore nefachot rabot.
Et il s'agit du cas où on l'a cuit jusqu'à ce qu'il soit bien écrasé car c'est comme de la bouillie. Mais s'il est en son état, qu'il soit cru ou bouilli, et que les grains sont entiers, l'on bénit Bore péri haadama, comme plus haut siman 1.
Et s'il en a mêlé dans un autre mets, et que l'autre mets est la majorité, l'on bénit sur lui selon la berakha de l'autre mets, car il n'est pas considéré pour entraîner après lui le mets puisqu'il n'est pas des 5 espèces, jusqu-ici :
זה הכלל, כל מה שמברכים עליו בתחלה בורא מיני מזונות, מברך אחריו מעין ג', והוא שאכל כזית. חוץ מאורז, אע"ג שמברך עליו בתחלה בורא מיני מזונות, מברך אחריו בורא נפשות רבות.
ותבשיל של דוחן ושאר מיני קטנית, אינו בכלל מזון, ומברך עליו שהכל אם נתמעכו, ואחריו בורא נפשות רבות. כך כתב השלחן ערוך (רח, ז-ח):
Voici la règle, tout ce sur quoi l'on bénit d'abord Bore minei mezonot, l'on bénit après lui à la manière des trois, et c'est s'il a mangé un volume d'olive. Hors le riz, bien que l'on bénisse sur lui d'abord Bore minei mezonot, l'on bénit après lui Bore nefachot rabot.
Et un mets de millet et des autres espèces de légumes secs, il n'est pas dans la catégorie de nourriture, et l'on bénit sur lui chehakol s'ils ont été écrasés, et après lui Bore nefachot rabot. Ainsi a écrit le Choulhan Aroukh (208, 7-8) :
העושה תבשיל מקטנית שקורין ערבי"ז, אם נשארו שלימים, מברך בורא פרי האדמה. ואם נתמעכו הרבה, כגון מה שקורין דיק"ע ערבי"ז, יברך עליהן שהכל, כן נוכל ללמוד ממה שכתב מורי בשלחן ערוך שלו (עי' או"ח רח, ח), (עיין לקמן כלל ה' סימן י"ח):
Celui qui fait un mets de légumes secs qu'on appelle erbizin (pois), s'ils sont restés entiers, l'on bénit Bore péri haadama. Et s'ils ont été fort écrasés, comme ce qu'on appelle dike erbizin, il bénira sur eux chehakol, ainsi pouvons-nous apprendre de ce qu'a écrit mon maître dans son Choulhan Aroukh (vois Orah 'Hayim 208, 8), (vois plus bas principe 5 siman 18) :
ואורז הוא מה שקורין בלשון אחר היר"ז. ודוחן הוא מה שקורין ריי"ז, וזהו לפירוש רש"י בפרק כיצד מברכין (ברכות לז, א) שפירש, אורז, מיל.
ודוחן, פנ"י (לפנינו פנ"ץ). והתוספות כתבו שם (ד"ה רש"י פירש) ויש מפרשים, אורז ריז"ו.
ולהאי פירוש יש לפרש דדוחן היינו מי"ל, עד כאן. וכתב הבית יוסף על זה בסימן הנזכר, וסוגיין דעלמא כהאי פירושא.
וכן שמעתי אומרים בשם חכם אחד שהיה מחכמי זמנינו ז"ל, שהיה מפרש אורז ריי"ז, דוחן היר"ש. והיה נותן בהם סימנים פת הדראה, פירוש היר"ש דוח"ן, ריי"ז אור"ז.
ובספר מהרי"ל הביא שם הרבה מחברים דסבירא להו הכי:
Et le riz est ce qu'on appelle en une autre langue hirz. Et le millet est ce qu'on appelle reiz, et cela selon l'explication de Rachi au chapitre Comment bénit-on (Berakhot 37a) qui a expliqué, orez, mil.
Et dohan, pani (devant nous pants). Et les Tossefot ont écrit là (s.v.
Rachi a expliqué) et il y a qui expliquent, orez rizo. Et selon cette explication il faut expliquer que dohan c'est mil, jusqu-ici.
Et le Beit Yossef a écrit là-dessus au siman mentionné, et la pratique du monde va selon cette explication. Et ainsi j'ai entendu dire au nom d'un sage qui était des sages de notre temps de mémoire bénie, qui expliquait orez reiz, dohan hirsh.
Et il donnait en eux des signes פת הדראה, explication : היר"ש דוח"ן, ריי"ז אור"ז. Et dans le sefer Maharil (Moreno haRav Yaakov haLevi) il a apporté là beaucoup d'auteurs qui tiennent ainsi :
על כן נראה לי, הואיל ויש חילופי פירושים במלות אורז ודוחן, יכוין כל אחד שלא לאכלן כי אם בתוך הסעודה אחר ברכת המוציא, שאז אין צריכין ברכה כל עיקר, ויצא לכל הדעות. וחומרא זו לא שייכא כי אם כשנתמעכו בתבשיל יפה, אבל אם לא נתמעכו והגרעינין שלימים בין של אורז ובין של דוחן, יכול לאכול מהם לכתחלה בלא תוך הסעודה, ומברך עליו בתחלה בורא פרי האדמה, ולבסוף בורא נפשות רבות.
יעקב לוי:
C'est pourquoi il m'apparaît, puisqu'il y a des divergences d'explications dans les mots orez et dohan, que chacun vise à ne les manger que au sein du repas après la berakha du hamotsi, qu'alors ils n'ont besoin d'aucune berakha du tout, et il s'acquitte pour tous les avis. Et cette rigueur ne s'applique que lorsqu'ils ont été bien écrasés dans le mets, mais s'ils n'ont pas été écrasés et que les grains sont entiers, que ce soit de riz ou de millet, il peut en manger à priori hors du repas, et l'on bénit sur lui d'abord Bore péri haadama, et à la fin Bore nefachot rabot.
Yaakov Levi :
ואם צריך אדם לאכול אורז או דוחן בלא סעודה, נלע"ד שיברך מספק על שניהם שהכל נהיה בדברו, כמו שפסקו הפוסקים בכמה מקומות דכל היכא דאיכא ספיקא בברכה מברך שהכל נהיה בדברו, שעל הכל שאמר שהכל יצא (ברכות פ"ו מ"ב), כמו שהבאתי זה בכלל זה סימן א' (ד"ה ברכה אחרונה) בשם התוס' (ברכות לז, א ד"ה הכוסס), וסברא זו כתובה ג"כ בתרומת הדשן בסימן כ"ט, עיין לקמן כלל ה' סימן י"ג (צ"ל ט):
Et si un homme a besoin de manger du riz ou du millet sans repas, il m'apparaît selon mon humble avis qu'il bénisse par doute sur les deux chehakol niheya bidvaro, comme ont décidé les décideurs en plusieurs endroits, que partout où il y a un doute dans la berakha l'on bénit chehakol niheya bidvaro, car sur tout ce sur quoi il a dit chehakol il s'est acquitté (Berakhot chapitre 6 michna 2), comme j'ai apporté ceci dans ce principe siman 1 (s.v. berakha finale) au nom des Tossefot (Berakhot 37a, s.v. hakoses), et cette raison est écrite aussi dans le Terumat haDeshen au siman 29, vois plus bas principe 5 siman 13 (il faut dire : 9) :
בדיני ברכת הנהנין הנוהגים בתוך הסעודה ולאחר הסעודה ולאחר ברכת המזון, ומי שאוכל בבית חבירו או בביתו מיני פירות זה אחר זה, ובו ז' סעיפים:
Des lois de la berakha des jouissances qui ont cours au sein du repas et après le repas et après Birkat haMazon, et de celui qui mange dans la maison de son compagnon ou dans sa maison des espèces de fruits l'un après l'autre, et il y a en cela 7 alinéas :
א' גרסינן בפרק כיצד מברכין (ברכות מא, ב), אמר רב פפא הלכתא דברים הבאים בתוך הסעודה מחמת הסעודה, אינם טעונים ברכה לא לפניהם ולא לאחריהם. בתוך הסעודה שלא מחמת הסעודה, טעונין ברכה לפניהם, ואין טעונין ברכה לאחריהם.
לאחר הסעודה, טעונין ברכה בין לפניהם בין לאחריהם, עכ"ל הגמרא. ויש פירושים רבים וסברות רבות בשמועה זו:
1. Nous lisons au chapitre Comment bénit-on (Berakhot 41b), a dit Rav Papa : la loi, les choses qui viennent au sein du repas à cause du repas n'ont besoin de berakha ni avant elles ni après elles.
Au sein du repas non à cause du repas, elles ont besoin d'une berakha avant elles, et n'ont pas besoin de berakha après elles. Après le repas, elles ont besoin d'une berakha tant avant elles qu'après elles, jusqu-ici le langage de la Guemara.
Et il y a beaucoup d'explications et beaucoup de raisons dans cet enseignement :
והנראה לעניות דעתי, דהמחוור שבכולן הוא פירוש רבינו יונה ז"ל שכתב בשם ר"י הזקן וזהו כלל פירושו, דברים הבאים מחמת הסעודה, כגון בשר ודגים וביצים וירקות ודייסא וגבינה, שאין דרך לאכול אותם שלא בשעת סעודה, מעיקר סעודה הם, וכיון שמשביעין וכוונתו מתחילה עליהם להשביע, אע"פ שאוכל אותם בלא פת אינו מברך עליהם כלל, שנכלל עם הפת עצמו, וברכת המוציא שבירך תחלה, וברכת המזון שבירך בסוף פוטר אותם. לשון ריא"ז סביב האלפסי בפרק כיצד מברכין, דברים הבאים מחמת הסעודה, כגון בשר ודגים וכיוצא בהם שדרך בני אדם ללפת בהן את הפת, אע"פ שבאו לפניו בתוך הסעודה ולא היה דעתו עליהן בתחילה, הרי אלו אינן טעונין ברכה לא לפניהם ולא לאחריהן, שהן נפטרין בברכת הפת, עכ"ל:
Et ce qui apparaît selon mon humble avis, le plus clair de tous est l'explication de Rabbenou Yona de mémoire bénie qui a écrit au nom du Ri haZaken (Rabbenou Yitshak l'Ancien) et voici l'ensemble de son explication, les choses qui viennent à cause du repas, comme viande et poissons et œufs et légumes et bouillie et fromage, dont la voie n'est pas de les manger hors de l'heure du repas, elles sont de l'essentiel du repas, et puisqu'elles rassasient et que son intention dès le départ est sur elles pour rassasier, bien qu'il les mange sans pain il ne bénit sur elles du tout, car elles sont comprises avec le pain lui-même, et la berakha du hamotsi qu'il a bénie d'abord, et Birkat haMazon qu'il a bénie à la fin, les exemptent. Langage du Riaz (Rabbenou Yeshaya Aharone) autour de l'Alfasi au chapitre Comment bénit-on, les choses qui viennent à cause du repas, comme viande et poissons et ce qui leur ressemble dont la voie des hommes est d'y tremper le pain, bien qu'elles soient venues devant lui au sein du repas et qu'il n'avait pas son avis sur elles au départ, voici celles-ci n'ont besoin de berakha ni avant elles ni après elles, car elles sont exemptées par la berakha du pain, jusqu-ici son langage :
אבל דברים שאינם באים מחמת סעודה, כלומר אפילו שלא בשעת סעודה אוכלין אותן כל היום, כגון פירות תאנים וענבים וכל שאר מיני פירות, אם הביאן אותן תוך הסעודה ואוכל אותן בלא פת, אינו מעיקר סעודה וטעונה ברכה לפניהם, שאינם נגררים אחר ברכת המוציא שאומר מתחלה, דלא מעיקר הסעודה הם. אבל אין טעונין ברכה לאחריהם, שכיון שעתיד לברך על כל מה שאכל, גם זה נכלל עמו, וברכת המזון פוטר אותו:
Mais les choses qui ne viennent pas à cause du repas, c'est-à-dire que même hors de l'heure du repas on les mange tout le jour, comme des fruits, figues et raisins et toutes les autres espèces de fruits, s'il les a apportées au sein du repas et qu'il les mange sans pain, ce n'est pas de l'essentiel du repas et elles ont besoin d'une berakha avant elles, car elles ne sont pas entraînées après la berakha du hamotsi qu'il dit d'abord, car elles ne sont pas de l'essentiel du repas. Mais elles n'ont pas besoin de berakha après elles, puisqu'il est destiné à bénir sur tout ce qu'il a mangé, cela aussi est compris avec lui, et Birkat haMazon l'exempte :
ולאחר הסעודה, טעונין ברכה בין לפניהם בין לאחריהם. פירוש אחר שסיימו מלאכול אינו מטפל עם המאכל כלל, היינו לאחר שסילקו ידיהם מן הפת קודם שיברכו ברכת המזון, וצריך לברך עליו ברכה הראויה לה תחלה וסוף.
פירוש כל מה שמביאין אז, בין דברים הבאים מחמת הסעודה, בין שלא מחמת הסעודה, טעונין ברכה בין לפניהם בין לאחריהם, דהמוציא וברכת המזון אין פוטרין אלא מה שאוכלין בתוך עיקר הסעודה, עד כאן כלל פירוש הר"י בשם ר"י הזקן בעל התוס'. וכזה הפירוש עצמו שהבאתי לעיל בשם ר"י הזקן, כתב ג"כ הטור על מימרא דרב פפא בסימן קע"ז עיין שם.
והכלבו בסימן כ"ד מביא ג"כ פירוש ר"י ככתבו וכלשונו, וכך כתב אבודרהם בהלכות ברכות:
Et après le repas, elles ont besoin d'une berakha tant avant elles qu'après elles. Explication : après qu'ils ont achevé de manger il ne s'occupe plus de l'aliment du tout, c'est-à-dire après qu'ils ont retiré leurs mains du pain avant de bénir Birkat haMazon, et il faut bénir sur lui la berakha qui lui convient au début et à la fin.
Explication : tout ce que l'on apporte alors, tant les choses qui viennent à cause du repas que celles qui ne viennent pas à cause du repas, ont besoin d'une berakha tant avant elles qu'après elles, car le hamotsi et Birkat haMazon n'exemptent que ce que l'on mange au sein de l'essentiel du repas, jusqu-ici l'ensemble de l'explication du Ri au nom du Ri haZaken auteur des Tossefot. Et cette explication elle-même que j'ai apportée plus haut au nom du Ri haZaken, le Tour l'a aussi écrite sur le dire de Rav Papa au siman 177, vois là.
Et le Kolbo au siman 24 apporte aussi l'explication du Ri comme il l'a écrite et selon son langage, et ainsi a écrit Aboudraham dans les lois des berakhot :
ומדברי כולם שהאוכל פירות בסעודה בלא פת, יברך עליהם. פירוש מי שקבע סעודתו על הדברים הבאים מחמת הסעודה, והביאו לו פירות תוך סעודתו, אם יאכל מהם תחילה בלא פת, יברך עליהם.
אבל אם אוכל הפרי תחילה עם פת, יש דיעות בזה אם יברך על הפרי, אם לאו. על כן הרוצה להסתלק עצמו מן הספיקות, יאכל קצת מהם תחילה בלא פת, ויברך עליהם, ואח"כ יאכלם בין בפת בין בלא פת, וכך כתב הטור בהדיא בסוף סימן הנזכר.
וכך כתב המרדכי פרק כיצד מברכין אמימרא דרב פפא, והביאו האגור בסימן רל"ב וזה לשונו, וירא שמים האוכל פירות בסעודה, יאכל קצת מהם תחלה בלא פת ויברך עליהם, ואח"כ יאכלם בין בפת בין בלא פת, עד כאן לשונו:
Et des paroles de tous : celui qui mange des fruits au repas sans pain, il bénira sur eux. Explication : celui qui a fixé son repas sur les choses qui viennent à cause du repas, et on lui a apporté des fruits au sein de son repas, s'il en mange d'abord sans pain, il bénira sur eux.
Mais s'il mange le fruit d'abord avec du pain, il y a des avis en cela s'il bénira sur le fruit ou non. C'est pourquoi celui qui veut s'éloigner lui-même des doutes, qu'il en mange un peu d'abord sans pain, et qu'il bénisse sur eux, et ensuite qu'il les mange soit avec pain soit sans pain, et ainsi a écrit le Tour explicitement à la fin du siman mentionné.
Et ainsi a écrit le Mordekhai au chapitre Comment bénit-on sur le dire de Rav Papa, et l'Agour l'a apporté au siman 232 et voici son langage : et celui qui craint le Ciel qui mange des fruits au repas, qu'il en mange un peu d'abord sans pain et qu'il bénisse sur eux, et ensuite qu'il les mange soit avec pain soit sans pain, jusqu-ici son langage :
ב' ופירות מבושלים הבאים בתוך הסעודה, נלע"ד דטעונין גם כן ברכה לפניהם, הואיל שאין רגילין לבא לעיקר הסעודה מקרי גם כן שלא מחמת הסעודה, רק שיאכל קצת מהם תחלה בלא פת כדלעיל:
2. Et des fruits cuits qui viennent au sein du repas, il m'apparaît selon mon humble avis qu'ils ont besoin aussi d'une berakha avant eux, puisqu'ils n'ont pas l'habitude de venir à l'essentiel du repas, cela s'appelle aussi non à cause du repas, seulement qu'il en mange un peu d'abord sans pain comme plus haut :
כתוב בהגה"ה בתשב"ץ בהלכות סעודה זה לשונו, אם אוכל מוליאות של תפוחים בתוך הסעודה לאחר שבירך המוציא, אינו צריך לברך כלל על התפוחים שבתוך הטרטא"ה, לפי שהפת פוטרת את הכל והוי דברים הבאים בתוך הסעודה מחמת הסעודה, ואינם טעונים ברכה לא לפניהם ולא לאחריהםהגה"הואע"ג שכתב לעיל כלל ב' סימן ג' וסימן ד' דמברכין על פת כיסנין הבאה בתוך הסעודה, שאני מולייתא דהכא שעושין אותן לתבשיל ולמזון כמעשה קדירה ודרך לאוכלה בתוך הסעודה לתבשיל, כמו מה שקורין עפי"ל פלאדי"ן או פאבדי"ל פלאדי"ן ודומיהן, ואם הם באים בתוך הסעודה, מחמת הסעודה הם באים תמיד. אבל פת כיסנין הבאה בתוך הסעודה דלעיל, אינם באים לקבוע עליהם סעודה תמיד, רק הם באים לפעמים ג"כ לקנוח סעודה ואז הם בכלל דברים הבאים בתוך הסעודה שלא מחמת הסעודה דטעונין ברכה לפניהם כדלעיל כלל זה סימן א'.
וכבר כתבתי לעיל בהגהתי כלל ב' ד' דין לחמניות ופת הבאה בכיסנין הבאים בתוך הסעודה סימן אימתי מברך עליהן בתוך הסעודה, ואימתי פת פוטרתן הארכתי בזה קצת, עיין שם:. ולא דמי לפירות הבאים בתוך הסעודה דמברכין לפניהם, לפי שאין רגילות ללפת בהן את הפת.
אבל האי מולייתא אפילו היה אוכל אותה שלא בתוך הסעודה, אין צריך לברך על התפוחים, משום דקמחא עיקר, עכ"ל. ודלא כמו שכתוב שם בפנים, דנוטל קצת פירי קודם אכילה ומברך עליו בורא פרי העץ כו', דחומרא זו אתי לידי קולא, דהא הפרי נעשה עתה תבשיל ונתבטל תוך המולייתא, דקמחא עיקר כדלעיל, אם כן לפי זה הוי ברכה שבירך עליו לבטלה.
ואם ירצה להחמיר על עצמו ולהוציא עצמו מכל ספיקות בזה, יקח פרי אחר חי או מבושל, ויברך עליו בורא פרי העץ, ואחר כך יאכל אותן מוליאות כרצונו:
Il est écrit dans une glose du Tachbets (Rabbi Shimshon bar Tsadok) dans les lois du repas et voici son langage, s'il mange des molita de pommes au sein du repas après qu'il a béni hamotsi, il n'est pas besoin de bénir du tout sur les pommes qui sont dans la tarte, parce que le pain exempte tout et ce sont des choses qui viennent au sein du repas à cause du repas, et elles n'ont besoin de berakha ni avant elles ni après elles. Glose : et bien qu'il ait écrit plus haut principe 2 siman 3 et siman 4 que l'on bénit sur pat kisnin qui vient au sein du repas, cette molita-ci est différente, qu'on les fait pour mets et pour aliment comme un mets de marmite et la voie est de la manger au sein du repas comme mets, comme ce qu'on appelle apfel pladin ou pavdel pladin et ce qui leur ressemble, et si elles viennent au sein du repas, c'est à cause du repas qu'elles viennent toujours.
Mais pat kisnin qui vient au sein du repas ci-dessus, elles ne viennent pas pour fixer sur elles un repas toujours, seulement elles viennent parfois aussi pour dessert du repas et alors elles sont dans l'ensemble des choses qui viennent au sein du repas non à cause du repas qui ont besoin d'une berakha avant elles comme plus haut ce principe siman 1. Et déjà j'ai écrit plus haut dans ma glose principe 2, 4 la loi des lahmaniyot et du pat haba bekhisnin qui viennent au sein du repas, le siman quand l'on bénit sur elles au sein du repas, et quand le pain les exempte, j'ai un peu allongé en cela, vois là.
Et cela ne ressemble pas aux fruits qui viennent au sein du repas sur lesquels on bénit avant eux, parce qu'il n'est pas habituel d'y tremper le pain. Mais cette molita, même s'il la mangeait hors du repas, il n'est pas besoin de bénir sur les pommes, parce que la farine est le principal, jusqu-ici son langage.
Et non comme ce qui est écrit là dans le corps, qu'il prend un peu de fruit avant de manger et bénit sur lui Bore péri haets etc., car cette rigueur amène à une indulgence, car voici le fruit est devenu maintenant un mets et s'est annulé dans la molita, car la farine est le principal comme plus haut, dès lors selon cela la berakha qu'il a bénie sur lui serait en vain. Et s'il veut être strict sur lui-même et se faire sortir de tous les doutes en cela, qu'il prenne un autre fruit cru ou cuit, et qu'il bénisse sur lui Bore péri haets, et ensuite qu'il mange ces molita à son gré :