שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Shaar HaOtiyot, Kedushat HaAchilah, Birkot HaNehenin (2/13)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Sur les fruits de l'arbre on bénit Bore péri haets (Qui crée le fruit de l'arbre) : c'est l'Arbre de Vie qui porte des fruits selon son espèce dans la terre supérieure, et selon ce modèle on bénit en bas, puis Bore nefachot rabot. Hormis les fruits par lesquels la terre d'Israël a été louée, le Chla enseigne une seule berakha meein 3 (de l'espèce de trois), pour l'honneur de la terre d'Israël supérieure, source de toutes les berakhot. Elle est meein 4 mais appelée meein 3, car elles sont de la Torah et la quatrième des Scribes, secret de la Torah orale. Pour ce secret ils ont fixé Bore péri hagefen, vin supérieur de Bina.

Aussi : tenir de la droite ce sur quoi l'on bénit ; éveiller par la berakha la berakha d'en haut sur toute jouissance ; quatre rangs du pain pour le hamotsi, préféré, espèce des sept, entier et pain d'Israël

על פירות האילן מברך בורא פרי העץ (ברכות פ"ו מ"א), הוא עץ חיים הנושא פירות, כי הוא עץ פרי ועושה פרי למינו בארץ העליונה, ודוגמא זו מברכין על פירות האילן למטה, ולאחריהם מברכין בורא נפשות רבות. חוץ מהפירות שנשתבחה בהן ארץ ישראל, שמברכין עליהן ברכה אחת מעין ג'.

והטעם, לחלוק כבוד לארץ ישראל העליונה, כי הוא מעין כל הברכות, ותקנו ברכה זו כנגדה לכבודה, והוא ממין שלשה כי הכל בה. ואע"פ שהיא מעין ארבעה, נקראת מעין ג', מפני שהן מן התורה, ורביעית מדברי סופרים כנגדה כי היא רגל רביעית, והיא סוד תורה שבעל פה אשת חיל:

Sur les fruits de l'arbre on bénit Bore péri haets (Qui crée le fruit de l'arbre) (Berakhot chapitre 6, michna 1), c'est l'Arbre de Vie qui porte des fruits, car il est un arbre fruitier et il fait du fruit selon son espèce dans la terre supérieure, et selon ce modèle on bénit sur les fruits de l'arbre en bas, et après eux on bénit Bore nefachot rabot. Hormis les fruits par lesquels la terre d'Israël a été louée, sur lesquels on bénit une seule berakha meein 3 (de l'espèce de trois).

Et la raison, pour rendre honneur à la terre d'Israël supérieure, car elle est la source de toutes les berakhot, et ils ont institué cette berakha en regard d'elle pour son honneur, et elle est de l'espèce de trois car tout est en elle. Et bien qu'elle soit meein 4, elle est appelée meein 3, parce qu'elles sont de la Torah, et la quatrième est des paroles des Scribes en regard d'elle car elle est le quatrième pied, et c'est le secret de la Torah orale, femme de valeur :

גפן פוריה (ישעיה לב, יב), גפן ממצרים תסיע (תהלים פ, ט), ולסוד זה קבעו ברכה בפני עצמו על היין משום חשיבותו והיא בורא פרי הגפן, כי יינה משמח א-להים ואנשים הבא מיין העליון המשומר בינ"ה. וכבר ידעת אמרם ז"ל (ויק"ר לו, ב) גפן, זו כנסת ישראל:

Vigne féconde (Isaie 32,12), une vigne d'Égypte Tu as fait partir (Psaumes 80,9), et pour ce secret ils ont fixé une berakha à part sur le vin à cause de son importance, et c'est Bore péri hagefen (Qui crée le fruit de la vigne), car son vin réjouit Elokim et les hommes (Juges 9,13), venant du vin supérieur réservé dans Bina. Et déjà tu sais leur dit, de mémoire bénie (Vayikra Rabba 36,2) : vigne, c'est l'Assemblée d'Israël :

וכבר ידעת כי כל דבר שמברכין עליו לאוכלו או להריח בו, צריך המברך לאוחזו בימינו כשהוא מברך, כי הברכה בימינו, ושמאל לא תסייע (עי' ברכות נא, א):

Et déjà tu sais que toute chose sur laquelle on bénit pour la manger ou pour la sentir, celui qui bénit doit la tenir de sa droite quand il bénit, car la berakha est à sa droite, et la gauche n'assistera pas (voir Berakhot 51a) :

וברכת ה' היא תעשיר את האדמה והולידה והצמיחה ונתן זרע לזורע ולחם לאוכל, ומשם יפרד והיה האוכל לשלשה ראשים, הם שלשה עולמות להחיות ולקיים בו נפש כל חי מקרני ראמים ועד ביצי כנים, כי ברכת ה' מלאה הארץ, ולולא זה לא יעמוד רגע. ולפיכך חייב לברך על כל דבר שנהנין לעורר הברכה מלמעלה ראש עד סוף כי הכל תלוי בזה, כי בהשקות הארץ הראשונות, גם הארץ התחתונות תשתה, זרועיה תצמיח ונתנה הארץ יבולה ועץ השדה יתן פריו, אם בחקותי תלכו וברכתם גם אותי, עד כאן לשונו:

Et la berakha de ה' c'est elle qui enrichit (Proverbes 10,22) la terre, et elle a enfanté et a fait germer et Il a donné de la semence au semeur et du pain à celui qui mange (Isaie 55,10), et de là elle se sépare et la nourriture fut pour trois têtes (Genèse 2,10), ce sont trois mondes pour faire vivre et pour soutenir par elle l'âme de tout vivant, depuis les cornes des reemim jusqu'aux œufs des poux, car la berakha de ה' a rempli la terre, et sans cela elle ne tiendrait pas un instant. Et c'est pourquoi on est tenu de bénir sur toute chose dont on jouit, pour éveiller la berakha d'en haut, de la tête jusqu'à la fin, car tout dépend de ceci, car lorsqu'on abreuve les terres premières, aussi les terres inférieures boiront, sa semence germera et la terre donnera son produit et l'arbre du champ donnera son fruit (Lévitique 26,3-4), si vous marchez dans Mes statuts et que vous M'avez béni aussi, jusqu-ici son langage :

ואחרי רואי גודל הענין של ברכת הנהנין, על כן כדי שיהא מסודר לפניכם בתכלית השלמות, הנה אעתיק פה חלק הראשון מחיבור עמק ברכה של אדוני אבי מורי זלה"ה עם ההגהות שלי, כי בו מבוררים כל דיני ברכת הנהנין. ואשרי מי שבקי בהן ובשמותיהן לבית ישראל מברכותיהן:

Et après que j'ai vu la grandeur de l'affaire de Birkat haNehenin (berakha des jouissances), c'est pourquoi afin que ce soit ordonné devant vous dans la perfection achevée, voici je transcrirai ici la première partie de la composition Emek Berakha de mon seigneur mon père mon maître, que sa mémoire soit pour la vie du monde à venir, avec mes gloses, car en elle sont éclaircis toutes les lois de Birkat haNehenin. Et heureux qui est versé en elles et en leurs noms pour la maison d'Israël d'après leurs berakhot :

ידבר איזה פת עדיף לברכת המוציא, ויש בו ג' סימנים וכו'. עד סוף החלק נשלם הלכות מאכלות וקדושתן:

Il parlera quel pain est préférable pour la berakha du hamotsi, et il y a en lui 3 signes etc. Jusqu'à la fin de la partie sont achevées les lois des aliments et de leur sainteté :

א' כתב הטור בסימן קס"ח זה לשונו, היו לפניו חתיכות של פת ופת שלם הכל ממין אחד, מברך על השלם אפילו הוא פת קיבר, וחתיכות פת נקייה, ואפילו אם השלם קטן מן החתיכות. אבל אם השלם שעורין, והחתיכות מחטין ואפילו היא קטנה, (רצה לומר הפרוסה של חטין קטנה), מניח הפרוסה תחת השלימה ובוצע מן שתיהן יחד:

1. Le Tour a écrit au siman 168, voici son langage : s'il avait devant lui des morceaux de pain et un pain entier, le tout d'une seule espèce, il bénit sur l'entier même s'il est pain kibbar (grossier), et les morceaux sont de pain fin, et même si l'entier est plus petit que les morceaux.

Mais si l'entier est d'orge, et les morceaux de froment et même s'il est petit (il veut dire la tranche de froment est petite), il place la tranche sous l'entier et rompt des deux ensemble :

פת שעורין ופת כוסמין, (פירוש ורצונו לאכול משתיהן)הגה"הפירוש אם רוצה לאכול משתיהן. אבל אם אינו רוצה לאכול אלא מאחד, יבצע על אותו שרוצה לאכול, ולא יחוש לשני אע"פ שהוא חשוב וחביב עליו, כדלקמן בפנים בסימן שאחר זה:ומה שכתב כאן ובוצע משתיהן יחד, זהו דוקא לירא שמים, אבל מדינא מברך על הפרוסה של חטין לבד ופוטר את השלימים של שעורין, משום דאקדמיה קרא, וכל הקודם בפסוק קודם לברכה כדלקמן בפנים כלל ה' סימן ט'.

וכן הוא בהדיא פרק כיצד מברכין (ברכות לט, ב) בשמעתא הביאו לפניהם פתיתין ושלימים, דאמר שם, רב הונא אמר מברך על הפתיתין ופוטר את השלימה. ר' יוחנן אמר, שלימה מצוה מן המובחר.

אבל פרוסה של חטין ושלימה של שעורין, דברי הכל מברך על הפרוסה של חטין ופוטר את השלימה של שעורים וכו'. ובתר הכי אסיקנא, ירא שמים יוצא ידי שניהם, ומניח הפרוסה תוך השלימה ובוצע.

ופירשו התוס' והר"י והרא"ש, הירא שמים יצא ידי שניהם קאי אבבא שניה, אפרוסה של חטין ושלימה של שעורין וכו' הנזכר לעיל, ועלה קאמר וירא שמים וכו'. ולא קאי אבבא קמייתא, דהיינו פתיתין ושלימה דפליגי בה רב הונא ור' יוחנן וכו', והארכתי בזה בביאורים שלי וכאן אין מקום להאריך:, מברך על השעורין כיון שהוא מין ז', אע"פ שהכוסמין יפין יותר.

פת נקייה ופת קיבר והם מין אחד מברך על הנקייה. טהורה וטמאה וכו', עד וכן פת גוים נקייה ופת קיבר של ישראל, מברך על איזה מהן שירצה, עד כאן לשונו במקום הנזכר:

Pain d'orge et pain de kusmin (epautre), (explication : et il veut manger des deux) Glose (hagaha) : explication, s'il veut manger des deux. Mais s'il ne veut manger que de l'un, il rompra sur celui dont il veut manger, et il ne se souciera pas du second bien qu'il soit important et préféré pour lui, comme ci-dessous dans le corps au siman qui suit celui-ci.

Et ce qu'il a écrit ici : et il rompt des deux ensemble, ceci est précisément pour le craignant le Ciel, mais de par la loi il bénit sur la tranche de froment seule et acquitte les entiers d'orge, parce que le verset l'a fait précéder, et tout ce qui précède dans le verset précède pour la berakha comme ci-dessous dans le corps, klal 5 siman 9. Et ainsi est-il explicitement au chapitre Comment bénit-on (Berakhot 39b) dans la discussion : on a apporté devant eux des morceaux et des entiers, qu'il a dit là, Rav Huna a dit : il bénit sur les morceaux et acquitte l'entier.

Rabbi Yo'hanan a dit : un entier est une mitsva de la plus belle sorte. Mais une tranche de froment et un entier d'orge, tous conviennent qu'il bénit sur la tranche de froment et acquitte l'entier d'orge etc.

Et après cela nous avons conclu : le craignant le Ciel s'acquitte des deux, et il place la tranche dans l'entier et rompt. Et les Tossefot et le Ri (Rabbenou Yitshak) et le Roch (Rabbenou Acher) ont expliqué : le craignant le Ciel s'est acquitté des deux, cela porte sur la seconde clause, sur une tranche de froment et un entier d'orge etc. mentionné plus haut, et sur cela il a dit : et le craignant le Ciel etc.

Et cela ne porte pas sur la première clause, c'est-à-dire des morceaux et un entier sur lesquels Rav Huna et Rabbi Yo'hanan divergent etc., et j'ai allongé là-dessus dans mes commentaires et ici n'est pas le lieu d'allonger :, il bénit sur l'orge puisqu'il est une espèce des sept, bien que les kusmin soient plus beaux. Pain fin et pain kibbar et ils sont une seule espèce, il bénit sur le fin.

Pur et impur etc., jusqu'à : et de même pain de goyim fin et pain kibbar d'Israël, il bénit sur celui d'eux qu'il voudra, jusqu-ici son langage au lieu mentionné :

ומדבריו למדנו ארבע חילוקי מעלות בפת בענין ברכת המוציא, וסימנו חמש"ה חבי"ב מי"ן שבע"ה של"ם חל"ה, ותופס ח' תחת ה', כי אותיות אחה"ע מתחלפות. (ולאו דוקא חלה, אלא הוא הדין פת רצה לומר עיסת גוי שהוכשר התנור ע"י ישראל, כדלקמן בסימן זה).

והנה אבאר לך איכות הד' מעלות הללו אליבא הטור טעמם ונימוקם, ובמה שהתחלתי בו אפתח:

Et de ses paroles nous avons appris quatre distinctions de rangs dans le pain au sujet de la berakha du hamotsi, et leur signe est hamisha (חמשה) : haviv, min shiva, shalem, halla (חביב מין שבעה שלם חלה), et il prend un het à la place du hé, car les lettres אחה"ע s'interchangent. (Et ce n'est pas précisément halla, seulement c'est la même loi pour le pain, c'est-à-dire une pâte de goy dont le four a été rendu apte par Israël, comme ci-dessous en ce siman).

Et voici je t'expliquerai la qualité de ces 4 rangs selon le Tour, leur raison et leur motif, et par ce par quoi j'ai commencé je commencerai :

חביב כיצד, אם היו לפניו שתי לחם ממין אחד, ושתיהן שלימים או שתיהן פרוסות, ושתיהן פת של ישראל או שתיהן פת של גוי, אם האחד נקייה יותר משנייה סובר הטור בפשיטות דמברך על הנקייה כאשר נזכר לעיל בשמו, כמו שכתב פת נקייה ופת קיבר והם ממין אחד, מברך על הנקייה. וכתב בית יוסף על זה וזה לשונו, ודבר פשוט הוא דעל החשוב יותר ראוי לברך.

וכן כתבו התוספות שם (ברכות לט, ב ד"ה אבל) שני שלימים ממין אחד, אם האחד יותר נקי מברך על הנקייה דחביב ליה טפי, ומשמע ליה דאפילו שתיהן נקיות אלא שזה לבן מזה, מברך על היותר לבן, דהא ודאי חשיב חביב טפי, עכ"ל:

Haviv (préféré), comment : s'il avait devant lui deux pains d'une seule espèce, et tous deux entiers ou tous deux tranchés, et tous deux pain d'Israël ou tous deux pain de goy, si l'un est plus fin que l'autre, le Tour tient simplement qu'il bénit sur le plus fin comme mentionné plus haut en son nom, comme il a écrit : pain fin et pain kibbar et ils sont d'une seule espèce, il bénit sur le plus fin. Et le Beit Yossef a écrit là-dessus et voici son langage : et c'est une chose simple que sur le plus important il convient de bénir.

Et ainsi ont écrit les Tossefot là (Berakhot 39b s.v. mais) : deux entiers d'une seule espèce, si l'un est plus fin il bénit sur le plus fin car il lui est plus préféré, et il lui semble que même si tous deux sont fins seulement que celui-ci est plus blanc que celui-là, il bénit sur le plus blanc, car cela est certes tenu pour plus préféré, jusqu-ici son langage :

והטעם הוא מבואר מעצמו, דכל ברכת הנהנין תליא בחביבות, דעל חביבות הנאתו הוא מברך ומשבח כמוזכר בפוסקים, א"כ ראוי מפני זה להקדים את החביב טפי משום חבוב מצוה, הואיל וברכה אחת לשתיהן:

Et la raison est claire d'elle-même, que toute Birkat haNehenin dépend de la préférence, car sur la préférence de sa jouissance il bénit et loue comme mentionné chez les décideurs, s'il en est ainsi il convient à cause de ceci de faire précéder le plus préféré par affection de la mitsva, puisqu'il y a une seule berakha pour les deux :

מין שבעה כיצד, אם היו לפניו שתי לחם אחת מחטה או משעורה ואחת משאר מינין כגון כוסמין (שקורין טינקיל) או שיפון (שקורין קארין), סובר הטור דחיטי ושערי עדיפי אפילו אם האחרות חביבים עליו יותר לפי שהם מין ז' כנזכר לעיל בשמו, כמו שכתב פת שעורין ופת כוסמין מברך על השעורין וכו', כל שכן אם היה לפניו פת חטין עם פת שיפון או שאר מינין שמברך על החטים, משום דאית ביה תרתי, חביב ומין ז'. וכן פסק הטור ג"כ בסימן רי"א בהדיא דהלכה כר' יהודה דסבר מין ז' עדיף מחביב, והטעם הוא הואיל ונשתבח בהן ארץ ישראל עיין לקמן כלל ה' סימן ט':

Espèce des sept, comment : s'il avait devant lui deux pains, l'un de froment ou d'orge et l'un des autres espèces telles que kusmin (qu'on appelle tinkil) ou shiphon (seigle) (qu'on appelle karin), le Tour tient que froment et orge sont préférables même si les autres lui sont plus préférés, parce qu'ils sont une espèce des sept comme mentionné plus haut en son nom, comme il a écrit : pain d'orge et pain de kusmin, il bénit sur l'orge etc., à plus forte raison s'il avait devant lui pain de froment avec pain de shiphon ou d'autres espèces, qu'il bénit sur le froment, parce qu'il y a en lui deux, préféré et espèce des sept. Et ainsi a décidé le Tour aussi au siman 211 explicitement que la halakha est comme Rabbi Yehuda qui tient qu'une espèce des sept est préférable au préféré, et la raison est puisqu'en elles la terre d'Israël a été louée, vois plus bas klal 5 siman 9 :

שלם כיצד, אם היו לפניו חתיכות של פת ופת שלם הכל ממין אחד, סובר הטור דמברך על השלם אפילו היא פת קיבר וקטן, והחתיכה היא פת נקייה וגדולה. וזה אשר החל הטור לכתוב בריש סימן הנזכר, היו לפניו חתיכות של פת ופת שלם וכו':

Entier, comment : s'il avait devant lui des morceaux de pain et un pain entier, le tout d'une seule espèce, le Tour tient qu'il bénit sur l'entier même s'il est pain kibbar et petit, et le morceau est pain fin et grand. Et ceci est ce que le Tour a commencé à écrire au début du siman mentionné : s'il avait devant lui des morceaux de pain et un pain entier etc. :

חלה כיצד, אם היו לפניו שתי לחם אחת פת של גוי ואחת פת של ישראל ושניהם ממין אחד ובערך נקיות אחד, סובר הטור שצריך להקדים פת של ישראל. וזה נוכל ללמוד בפשיטות מדברי הטור שהבאתי לעיל במה שכתב, פת של גוי נקייה ופת קיבר של ישראל מברך על איזה מהן שירצה, ע"כ.

הנה מדיוקא שמעינן בהדיא דדוקא כשהפת של גוי נקייה ופת של ישראלהגה"הולאו דוקא פת של ישראל ממש רצה לומר פת של עיסת ישראל, אלא אפילו עיסת גוי שהוכשר התנור ע"י ישראל בחתוי גחלים או בשאר דברים המכשירים אותו כמו שנזכר ביורה דעה בסימן קי"ב, פת של ישראל קרי ליה לענין זה. ונוכל ללמוד זה מדקדוק לשון התוס' (ד"ה אבל פרוסה) והמרדכי בפרק כיצד מברכין בדין זה הנזכר, וזה לשונם שם, והוא הדין פת כשר ופת של גוי, אם שוים יברך על הכשר.

ואם פת של גוי נקי וחביב, ושל ישראל אינו נקי וחביב, על איזה שירצה יברך, עד כאן לשונם. מדפתח בכשר וסיים בשל ישראל, ולא נקטו חד לישנא באלו ב' בבות, או כולו לשון כשר, או כולו לשון פת של ישראל, משמע דלאוריא בא ולומר דא ודא אחת היא לענין קדימת ברכת המוציא.

וכיוצא בזה אמרינן בריש פרק המניח דפריך בגמרא (ב"ק כז, א) על משנה ראשונה זה לשונם, פתח בכד וסיים בחבית. ומשני, אמר רב פפא היינו כד היינו חבית, למאי נפקא מינה למקח ולממכר כו':

הוא קיבר, אז היה הדבר שקול לברך על איזה מהן שירצה, כי לכל אחת יש לה מעלה שאינה באחרת. כי פת של גוי יש לה מעלה שהיא נקייה, והאחרת יש לה מעלה שהוא פת של ישראל.

(ומסתברא בשניהם שלימים, או אינם שלימים. אבל אם האחד שלם, השלם קודם, משום דיש לזה מעלה יתירה על האחרת).

אבל אם היו שתיהן נקיות בשוה, אז לא יהיה הדבר שקול, רק יברך על פת של ישראל, דאם לא כן לימא רבותא, וק"ל:

Halla, comment : s'il avait devant lui deux pains, l'un pain de goy et l'un pain d'Israël, et tous deux d'une seule espèce et d'un même degré de finesse, le Tour tient qu'il faut faire précéder le pain d'Israël. Et ceci nous pouvons l'apprendre simplement des paroles du Tour que j'ai apportées plus haut en ce qu'il a écrit : pain de goy fin et pain kibbar d'Israël, il bénit sur celui d'eux qu'il voudra, jusqu-ici.

Voici, de la précision nous entendons explicitement que précisément lorsque le pain de goy est fin et le pain d'Israël Glose (hagaha) : et ce n'est pas précisément pain d'Israël à proprement parler, c'est-à-dire pain d'une pâte d'Israël, seulement même une pâte de goy dont le four a été rendu apte par Israël par le tisonnage des charbons ou par d'autres choses qui le rendent apte comme mentionné dans Yoreh Deah au siman 112, il l'appelle pain d'Israël pour cette affaire. Et nous pouvons apprendre ceci de la précision du langage des Tossefot (s.v. mais une tranche) et du Mordekhai au chapitre Comment bénit-on dans cette loi mentionnée, et voici leur langage là : et c'est la même loi, pain kasher et pain de goy, s'ils sont égaux il bénira sur le kasher.

Et si le pain de goy est fin et préféré, et celui d'Israël n'est pas fin et préféré, sur celui qu'il voudra il bénira, jusqu-ici leur langage. De ce qu'il a ouvert par kasher et a clos par d'Israël, et ils n'ont pas pris un seul langage en ces 2 clauses, ou tout entier langage de kasher, ou tout entier langage de pain d'Israël, il s'entend qu'il est venu éclairer et dire que ceci et ceci sont une seule chose pour l'affaire de la précédence de la berakha du hamotsi.

Et de même nous disons au début du chapitre HaManiah que la Guemara objecte (Bava Kamma 27a) sur la première michna, voici leur langage : il a ouvert par une cruche et a clos par un tonneau. Et elle répond, Rav Papa a dit : ceci est une cruche ceci est un tonneau, quelle différence pratique, pour l'achat et la vente etc. : est kibbar, alors la chose était égale pour bénir sur celui d'eux qu'il voudra, car à chacune il y a un rang qui n'est pas dans l'autre.

Car le pain de goy a le rang qu'il est fin, et l'autre a le rang que c'est pain d'Israël. (Et il est raisonnable lorsque tous deux sont entiers, ou qu'ils ne sont pas entiers.

Mais si l'un est entier, l'entier précède, parce que celui-ci a un rang de plus sur l'autre). Mais si tous deux étaient fins à égalité, alors la chose ne sera pas égale, seulement il bénira sur le pain d'Israël, car sinon qu'il dise un cas plus fort, et c'est léger à comprendre :

ועם זה נשלמו כללי הארבע חלוקי מעלות בפת, אשר סימניהם חמשה כאשר זכרנום למעלה בשם הטור. ומשום נעילת דל"ת חלוקי מעלות שבפת הנזכרים לעיל בשם הטור, הנני מביא עוד מה שכתב המרדכי פרק כיצד מברכין בזה הענין, כדי שיהיו הד' דברים הנזכרים בפת לענין ברכת המוציא שלימים ומותאמים יחדיו יהיו תמים, דבר ולא חצי דבר.

וזה לשונו שם, אבל פרוסה של חטין ושלימה של שעורין, דברי הכל מברך על הפרוסה של חטין, דחטין עדיפי משום דאקדמנהו קרא. אבל פתיתין ושלימים ממין אחד, אפילו יהיו הפתיתים מפת נקייה ושלימין פת קיבר, מברך על השלימים, כדאמרינן בירושלמי (ברכות מה, ב) שלימא דגלוסקאות ושלימא דבעל הבית, מברך על שלימא דגלוסקאות.

פרוסה דגלוסקאות ושלימה של בעל הבית, מברך על בעל הבית השלימה. וגרסינן בירושלמי (שם) פת טמאה ופת טהורה, מברך על הטהורה.

פת נקייה טמאה ופת קיבר טהורה, על איזה מהן שירצה מברך. והוא הדין פת כשר ופת של גוים, אם שוין יברך על הכשר.

ואם של גוים נקי וחביב, ושל ישראל אינו נקי וחביב, על איזה שירצה יברך, אם אינו נזהר מפת של גוים. ובית יוסף הביא זה בסימן קס"ח, וכתב עליו ונראה מדבריו, שאם נזהר מפת של גוי, לא יבצע אלא מפת של ישראל אע"פ שהוא קיבר.

אבל השר מקוצי צוה לסלק הפת של גוי לבן מעל השלחן עד לאחר ברכת המוציא, והטעם הוא כדי שלא יראה בושתו, עד כאן דברי המרדכי שם, והם מדברי התוס' ריש פרק כיצד מברכין בדבור המתחיל אבל פרוסה של חטין וכו':

Et avec ceci sont achevés les principes des quatre distinctions de rangs dans le pain, dont les signes sont hamisha comme nous les avons mentionnés plus haut au nom du Tour. Et à cause de la fermeture du dalet (דל"ת) des distinctions de rangs qui sont dans le pain mentionnées plus haut au nom du Tour, voici j'apporte encore ce qu'a écrit le Mordekhai au chapitre Comment bénit-on sur cette affaire, afin que les 4 choses mentionnées dans le pain pour l'affaire de la berakha du hamotsi soient entières et accordées ensemble elles seront complètes, une chose et non une demi-chose.

Et voici son langage là : mais une tranche de froment et un entier d'orge, tous conviennent qu'il bénit sur la tranche de froment, car le froment est préférable parce que le verset les a fait précéder. Mais des morceaux et des entiers d'une seule espèce, même si les morceaux sont de pain fin et les entiers pain kibbar, il bénit sur les entiers, comme nous disons dans le Yerushalmi (Berakhot 45b) : un entier de gluskaot (pains fins) et un entier du maître de maison, il bénit sur l'entier de gluskaot.

Une tranche de gluskaot et un entier du maître de maison, il bénit sur le maître de maison l'entier. Et nous apprenons dans le Yerushalmi (là) : pain impur et pain pur, il bénit sur le pur.

Pain fin impur et pain kibbar pur, sur celui d'eux qu'il voudra il bénit. Et c'est la même loi, pain kasher et pain de goyim, s'ils sont égaux il bénira sur le kasher.

Et si celui de goyim est fin et préféré, et celui d'Israël n'est pas fin et préféré, sur celui qu'il voudra il bénira, s'il ne se garde pas du pain de goyim. Et le Beit Yossef a apporté ceci au siman 168, et il a écrit là-dessus : et il apparaît de ses paroles, que s'il se garde du pain de goy, il ne rompra que du pain d'Israël bien qu'il soit kibbar.

Mais le Sar miKoutsi a ordonné d'écarter le pain de goy blanc de dessus la table jusqu'après la berakha du hamotsi, et la raison est afin qu'il ne voie pas sa honte, jusqu-ici les paroles du Mordekhai là, et elles sont des paroles des Tossefot au début du chapitre Comment bénit-on au mot commençant : mais une tranche de froment etc. :

ב' כתב מהר"י בתרומת הדשן סימן ל"ב בתשובת שאלה, והביאו בית יוסף בסימן הנזכר זה לשונו, בעל הבית שאינו נזהר מפת של גוים, ואין בדעתו לאכול כל הסעודה רק פת של גוים כי היא נקייה, אע"פ שבני ביתו אוכלין פת שאינו נקייה שהוא כשר ושתי הלחם מונחים על השלחן, צריך לבצוע על פת נקייה של גוי הואיל והוא בוצע ואין דעתו לאכול אלא מאותה הפת, ולא מן הכשר. דהא דאמרינן (ברכות מא, א) המוקדם בפסוק קודם, וכן החשוב או החביב קודם, היכא דרוצה לאכול משניהם.

אבל אם אינו רוצה לאכול אלא מאידך, אינו מחויב לאכול מן המוקדם או החשוב או החביב כדי להקדימו אפי' הוא לפניו, עד כאן לשונו. וכך כתב השלחן ערוך (ריא, ה בהג"ה), עיין לקמן כלל ה' סימן ט':

2. Maharai (Morenu haRav Rabbi Israël Isserlein) a écrit dans Teroumat haDeshen siman 32 en réponse à une question, et le Beit Yossef l'a apporté au siman mentionné, voici son langage : un maître de maison qui ne se garde pas du pain de goyim, et il n'a pas en tête de manger tout le repas sinon du pain de goyim car il est fin, bien que les gens de sa maison mangent un pain qui n'est pas fin qui est kasher et que les deux pains soient posés sur la table, il doit rompre sur le pain fin de goy puisqu'il est celui qui rompt et il n'a pas en tête de manger sinon de ce pain-là, et non du kasher.

Car ceci que nous disons (Berakhot 41a) : ce qui précède dans le verset précède, et de même l'important ou le préféré précède, c'est là où il veut manger des deux. Mais s'il ne veut manger que de l'autre, il n'est pas tenu de manger du précédent ou de l'important ou du préféré afin de le faire précéder même s'il est devant lui, jusqu-ici son langage.

Et ainsi a écrit le Choulhan Aroukh (211, 5 dans la glose), vois plus bas klal 5 siman 9 :

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