שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Shaar HaOtiyot, Kedushat HaAchilah, Emek Beracha (5/6)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Ce passage poursuit la comparaison entre le Tolaat Yaakov, qui compte trois actes à table en regard des couronnes de l'autel, et Rabbi Yosef Yavets, qui n'a nommé que les pauvres et la Torah. Pour le Chla, ils ne divergent pas : Yavets n'a pas compté Birkat haMazon, déjà de la Torah pour tout Israël, et ne parle que de la table d'un disciple des sages. La Guemara demande : une table d'un disciple des sages, comment : deux tiers gadil (grandeur) et un tiers galai (découvert). Il lit gadil comme Torah et pauvre, qui élèvent, et galai comme le manger et le boire, un tiers, selon Eliyahou à Rav Youda.

Aussi : les deux « comprends » du verset du prince, Torah et pauvre, et la roue de la pauvreté ; paroles de Torah à table à part de Birkat haMazon ; les sept espèces comme mesures, à penser en mangeant.

ובעל ראשית חכמה בשם הרר"י יעבץ לא זכר כי אם שני דברים שצריך האדם לקיים על שלחנו, אכילת עניים במקום קרבן. והתורה במקום השיר שהלוים אומרים וכו'.

והשלישי שהוא ברכת המזון, לא זכר ממנו דבר. מכל מקום אין חילוק ביניהם בענין המכוון כלל, אלו ואלו דברי א-להים חיים, ומר אמר חדא ומר אמר חדא ולא פליגי, רק שבעל תולעת יעקב נחית למניינא וקחשיב מה שצריך האדם לקיים על שלחנו, כדי שיהא שלחנו השלחן אשר לפני ה', רצוני לומר דומה למזבח ממש, ומונה אחת ואחת למצוא חשבון והם ג' כנגד המזבח שהיה מוכתר בג' כתרים כדלעיל, גם את זה לעומת זה עשה כנגד ג' דברים שהעולם עומד עליהם כניכר מתוכו.

והר"י יעב"ץ לא נחית למניינא רק הוא מונה אחת ואחת שצריך לקיים על שלחנו כי היכי דליהוי שלחנו מזבח כפרה כנזכר בדבריו והם אכילת עניים ותורה ובזאת יכופר עונו כאלו הקריב קרבנו אבל ברכת המזון שהיא דאורייתא ובלאו הכי מחויב לברך על המזון מן התורה לא חשיב בהדי אינך:

Et l'auteur de Reshit 'Hokhma au nom du Rav Rabbi Yosef Yavets n'a mentionné que deux choses que l'homme doit accomplir à sa table, le manger des pauvres à la place du sacrifice. Et la Torah à la place du chant que les Lévites disent etc.

Et le troisième qui est Birkat haMazon, il n'en a mentionné rien. Toutefois il n'y a aucune différence entre eux dans l'affaire de l'intention du tout, ceux-ci et ceux-ci sont paroles d'Elokim vivant, et l'un a dit une chose et l'autre a dit une chose et ils ne divergent pas, seulement que l'auteur du Tolaat Yaakov est descendu au dénombrement et compte ce que l'homme doit accomplir à sa table, afin que sa table soit la table qui est devant ה', je veux dire semblable à l'autel même, et il compte une à une pour trouver le compte et ils sont 3 en regard de l'autel qui était couronné de 3 couronnes comme plus haut, aussi ceci en regard de cela Il a fait en regard des 3 choses sur lesquelles le monde se tient, comme il apparaît de son sein.

Et Rabbi Yosef Yavets n'est pas descendu au dénombrement, seulement il compte une à une ce qu'il faut accomplir à sa table afin que sa table soit un autel d'expiation comme mentionné dans ses paroles, et ce sont le manger des pauvres et la Torah, et par cela son iniquité sera expiée comme s'il avait offert son sacrifice, mais Birkat haMazon qui est de la Torah, et même sans cela il est tenu de bénir sur le manger depuis la Torah, il ne l'a pas compté parmi ceux-là :

ועוד דהר"י יעב"ץ ז"ל עולה על השלחן מלכים מאן מלכי רבנן, רצוני לומר דלא איירי אלא משלחן של תלמיד חכם, ששלחנו גדול משלחן שאר העם כי פרוש הוא בכל דרכיו וחסיד בכל מעשיו וכל אשר הוא עושה ה' מצליח בידו שיכוין לשם מצוה, ואפילו הלחם אשר הוא אוכל אינו מכוין באכילתו להנאת גופו כי אם לקיום נפשו כמו שכתוב (משלי יג, כה) צדיק אוכל לשובע נפשו, רצה לומר נפש ממש, והוא דבר שהנשמה תלויה בו שמכווין בזה לשם מצוה כדי שתהא גופו בריא לעבודת השם יתברך כנזכר לעיל בתחילת סעיף זה, וממילא יכוין גם לזה שתהא שלחנו מזבח כפרה כפי היכולת:

Et encore, Rabbi Yosef Yavets, de mémoire bénie, monte à la table des rois, qui sont les rois, les rabbins, je veux dire qu'il ne traite que de la table d'un disciple des sages, car sa table est plus grande que la table du reste du peuple, car il est perush (abstinent) en toutes ses voies et pieux en tous ses actes, et tout ce qu'il fait, ה' fait réussir en sa main, qu'il vise pour une mitsva, et même le pain qu'il mange, il ne vise pas dans son manger au plaisir de son corps seulement au maintien de son âme, comme il est écrit (Proverbes 13,25) : le tsadik mange pour la satiété de son âme, cela veut dire l'âme même, et c'est une chose dont la nechama dépend, qu'il vise en cela pour une mitsva afin que son corps soit sain pour le service du Nom, béni soit-Il, comme mentionné plus haut au commencement de ce paragraphe, et de soi-même il visera aussi à ceci que sa table soit un autel d'expiation selon la possibilité :

אבל המון עם שאינם מדקדקים במצות כל כך, ג"כ אין מקפידים על זה שיהא שלחנם מזבח כפרה, על כן אינו מדבר בהם כי אם בשלחן של תלמיד חכם. ופירש ואמר, מה יעשה האדם שיהא שלחנו מכפר עליו עתה בזמן שאין בית המקדש קיים, כאלו הקריב קרבן ע"ג המזבח.

ואמר, שבמקום הקרבן יאכיל עניים, ובמקום השיר ידבר בדברי תורה ונחשב לו כאלו הקריב קרבן במזבח. ועל ידי שבשביל שאינו מדבר כאן כי אם בשלחן של תלמיד חכם הנזהר בכל מילי, ממילא נזהר ג"כ בשלחנו כדלעיל, על כן לא חשיב כאן בברכת המזון, כי ברכת המזון גם כל העם יבא בשלימות בזה, כי אין לך עני (ר"ל עניית תורה) שבישראל שלא יברך ברכת המזון:

Mais le commun du peuple qui ne sont pas si minutieux dans les mitsvot, aussi ne tiennent-ils pas à ceci que leur table soit un autel d'expiation, c'est pourquoi il ne parle pas d'eux, seulement de la table d'un disciple des sages. Et il a expliqué et dit, que fera l'homme afin que sa table expie pour lui maintenant au temps où le Temple n'existe pas, comme s'il avait offert un sacrifice sur l'autel.

Et il a dit, qu'à la place du sacrifice il fera manger des pauvres, et à la place du chant il parlera paroles de Torah, et cela lui sera compté comme s'il avait offert un sacrifice à l'autel. Et parce que, du fait qu'il ne parle ici que de la table d'un disciple des sages qui prend garde à toute chose, de soi-même il prend aussi garde à sa table comme plus haut, c'est pourquoi il n'a pas compté ici Birkat haMazon, car Birkat haMazon, aussi tout le peuple viendra en perfection en cela, car il n'y a pas de pauvre (c'est-à-dire pauvreté de Torah) en Israël qui ne bénisse Birkat haMazon :

ואפשר דלזה כוונו ז"ל במה שאמרו (בפרק חזקת הבתים (ב"ב נז, ב) והביאו הטור אורח חיים בסימן קס"ה) שלחן של תלמיד חכם כיצד. שני שלישי גדיל ושליש גלאי שעליו כוסות וקערות מונחות, (פירש רש"י (ד"ה שני שלישי), שני שלישי גדיל רוחב השלחן מכוסה במפה מצד האוכלין לקנח פיהם ולתת עליו את הפת, ושליש החיצון מגולה להניח עליו קערות וכוסות שלא ילכלכו המפה ויתבזו האוכלין), עד כאן לשון המאמר:

Et il est possible que c'est à cela qu'ont visé, de mémoire bénie, en ce qu'ils ont dit (au chapitre Hezkat haBatim (Bava Batra 57b) et le Tour Orah 'Hayim l'a apporté au siman 165) : une table d'un disciple des sages, comment. Deux tiers gadil et un tiers galai sur lequel coupes et plats sont posés, (Rachi a expliqué (s.v. deux tiers) : deux tiers gadil, la largeur de la table est couverte d'une nappe du côté des convives pour s'essuyer la bouche et y poser le pain, et le tiers extérieur est découvert pour y poser plats et coupes afin qu'ils ne salissent pas la nappe et que les convives ne soient méprisés), jusqu-ici le langage du dit :

על כרחך [המאמר הזה אומר דרשני, דלפי פשוטו קשה טובא. חדא, מדקאמר שלחן של תלמיד חכם כיצד, ולא אמר סתם שלחן של בני אדם כיצד,] משמע שיגיע להם מזה איזה מעשה טוב או מדה טובה כשיהיה השלחן שני שלישי גדיל וכו', וע"כ אמרו שלחן של ת"ח כי הם צריכין להיותן בעלי מדות טובות יותר משאר העם, כנזכר לעיל בסמוך, ובהרבה מקומות בתלמוד (עי' שבת נא, א) אמרו אדם חשוב שאני, ומי יתן ואדע איזהו דרך טובה או מדה טובה נמשך לת"ח מזה כשיהיה שלחנו מכוסה במפה שני שלישים ושליש מגולה.

עוד קשה למה אמר שלחנו של ת"ח כיצד וכו', והלא כלנו בני איש אחד, אחד חכם ואחד תם ואחד שאינו יודע פורסן מפה על השלחן משום צניעות ומשום נקיות בשיעור שוה לכלנו. עוד קשה למה הקפידו דוקא על זה השיעור, ב' שלישי גדיל ושליש גלאי לא פחות ולא יותר.

ועוד קשה למה יאמרו גדיל ולא מפה. ועוד קשה דקאמר שני שלישי גדיל ולא מפרש שעליו מונח הלחם וענייני הסעודה, כמו שמפרש גבי ושליש גלאי שעליו הקערות וכוסות מונחות:

Force est [ce dit dit : interprète-moi, car selon son sens simple c'est très difficile. Première, de ce qu'il dit une table d'un disciple des sages comment, et il n'a pas dit simplement une table des fils de l'homme comment,] il ressort qu'il leur viendra de cela quelque acte bon ou qualité bonne lorsque la table sera deux tiers gadil etc., et c'est pourquoi ils ont dit table d'un disciple des sages, car ils doivent être maîtres de bonnes qualités plus que le reste du peuple, comme mentionné plus haut tout près, et en beaucoup d'endroits dans le Talmud (vois Chabbat 51a) ils ont dit : un homme important est différent, et qui donnera que je sache quelle voie bonne ou qualité bonne découle au disciple des sages de ceci lorsque sa table sera couverte d'une nappe de deux tiers et un tiers découvert.

Encore il est difficile pourquoi il a dit sa table d'un disciple des sages comment etc., et voici nous sommes tous fils d'un seul homme, l'un sage et l'un simple et l'un qui ne sait pas, ils étendent une nappe sur la table à cause de la pudeur et à cause de la propreté en une mesure égale pour nous tous. Encore il est difficile pourquoi ils ont tenu précisément à cette mesure, 2 tiers gadil et un tiers galai, ni moins ni plus.

Et encore il est difficile pourquoi ils diraient gadil et non nappe. Et encore il est difficile qu'il dit deux tiers gadil et n'explique pas que dessus est posé le pain et les affaires du repas, comme il explique au sujet de et un tiers galai sur lequel les plats et les coupes sont posés :

על כן נראה לענ"ד, שרמזו רז"ל כאן למה שהזכרנו בסמוך בדברי הר"י יעבץ, והוא כי בהיות שמדרך התלמיד חכם להיותו פרוש ונזהר במעשיו יותר משאר העם כדאמרן, וכל אשר הוא עושה עושה בשביל תכלית טוב, או בשביל שהוא דרך אל התכלית ההוא, ולכך בעי במאמר הנזכר שלחן של תלמיד חכם כיצד, כי בודאי שלחן של ת"ח גדול משלחן שאר העם ביתר שאת וביתר עז התורה והמצות, כי לא יעשו דבר קטן או דבר גדול כי אם כשימשוך ממנו איזה תכלית טוב, וקא בעי באיזה דבר הוא שלחנם גדול משלחן שאר העם, (רצה לומר איזה תכלית טוב נמשך משלחן של ת"ח). והשיב שני שלישי גדיל, ומלת גדיל הוא מלשון גדולה ורוממות, רצה לומר הת"ח יעשה בשלחנו דהיינו בשעת אכילה ב' מיני מצות הנקראים גדיל, והם תורה ועני, כי טובים השנים למחילת חטא ולסליחת עון כדלעיל.

התורה נקראת גדיל, על שם שמגדלתו ורוממתו על כל המעשים (אבות ו, א). והמאכיל עני על שלחנו שזהו הצדקה המעולה כדלעיל הוא ג"כ נקראת גדיל, על שם הכתוב (משלי יד, לד) צדקה תרומם גוי, שדרשו רז"ל פרק קמא דב"ב (י, ב) אלו ישראל, דכתיב (ש"ב ז, כג) ומי כעמך ישראל גוי אחד בארץ:

C'est pourquoi il apparaît selon mon humble avis, que Razal ont fait allusion ici à ce que nous avons mentionné tout près dans les paroles de Rabbi Yosef Yavets, et c'est que, puisqu'il est de la voie du disciple des sages d'être perush et de prendre garde en ses actes plus que le reste du peuple comme nous avons dit, et tout ce qu'il fait il le fait pour une fin bonne, ou parce que c'est une voie vers cette fin-là, et c'est pourquoi il demande dans le dit mentionné : une table d'un disciple des sages, comment, car certainement la table d'un disciple des sages est plus grande que la table du reste du peuple en plus d'élévation et en plus de force de la Torah et des mitsvot, car ils ne feront chose petite ou chose grande que lorsqu'en découle quelque fin bonne, et il demande en quelle chose leur table est plus grande que la table du reste du peuple, (cela veut dire quelle fin bonne découle de la table d'un disciple des sages). Et il a répondu : deux tiers gadil, et le mot gadil est de la langue de grandeur et d'élévation, cela veut dire le disciple des sages fera à sa table, c'est-à-dire à l'heure du manger, 2 sortes de mitsvot appelées gadil, et elles sont Torah et pauvre, car les deux sont bons pour le pardon de la faute et pour le pardon de l'iniquité comme plus haut.

La Torah est appelée gadil, du nom qu'elle le grandit et l'élève au-dessus de tous les actes (Avot 6,1). Et celui qui fait manger un pauvre à sa table, et c'est la tsedaka supérieure comme plus haut, elle aussi est appelée gadil, du nom de l'écrit (Proverbes 14,34) : la tsedaka élève une nation, que Razal ont enseigné au premier chapitre de Bava Batra (10b) : ceux-ci sont Israël, car il est écrit (II Samuel 7,23) : et qui est comme Ton peuple Israël, une nation unique sur la terre :

ומה שאמר שליש גלאי וכו', זהו כפשוטו, כלומר כיון שעשה שלחנו מזבח כפרה בעני ותורה, נחשב לו סעודתו כקרבן במזבח ונסלח לו לכפר עליו, ואז יאכל וישתה כפי רצונו כי קדוש הוא, ומן הקדשים יאכל כדי חייו שהוא גופו בריא לעבודת הש"י כנזכר לעיל. ומלת גלאי הוא מורה על אכילה ושתייה, בשכבר ידעת כי מלת גלוי ומלת מפורסם עניינם אחד, וידעת ג"כ כי הפלסופים קראו להנאות הגשמיות מפורסמות, שמשתמשים במפורסמות והיא הגוף שהוא גלוי ומפורסם, והנשמה כל כבודה בת מלך פנימה, אין לה הנאה מזה כלל:

Et ce qu'il a dit un tiers galai etc., ceci est selon son sens simple, c'est-à-dire puisqu'il a fait de sa table un autel d'expiation par le pauvre et la Torah, son repas lui est compté comme un sacrifice à l'autel et il lui est pardonné pour expier pour lui, et alors il mangera et boira selon son vouloir car il est saint, et des choses saintes il mangera pour le besoin de sa vie, c'est que son corps soit sain pour le service du Nom, béni soit-Il, comme mentionné plus haut. Et le mot galai indique le manger et le boire, car tu as déjà su que le mot גלוי et le mot מפורסם leur affaire est une, et tu as su aussi que les philosophes ont appelé les plaisirs corporels mefourssamot, qu'on se sert des mefourssamot et c'est le corps qui est découvert et manifeste, et la nechama, toute sa gloire fille de roi est au-dedans (Psaumes 45,14), elle n'a aucun plaisir de ceci du tout :

ומה שאמר שליש לא פחות ולא יותר, מלתא אגב אורחיה קמ"ל מוסר השכל, שכשישתמש אדם במפורסמות דהיינו אכילה ושתייה כדרך כל הארץ, אז לא יאכל לשובע למלא בטנו ותאותו כבהמה, רק יאכל שליש, וישתה שליש, ושליש המותר יניח פנוי כדאמר אליהו לרב יודא בערבי פסחים ובגיטין (ע, א) אכול שליש ושתה שליש והנח שליש וכו', וזהו שליש גלאי, רצונו לומר פנוי, וקל להבין. ועם זה מתורצים הקושיות שהקשינו על המאמר, והכל עולה יפה מסכים מכל צד אלה מה שזכרנו בסמוך:

Et ce qu'il a dit un tiers, ni moins ni plus, une chose en passant il nous enseigne une morale d'intelligence, que lorsque l'homme se sert des mefourssamot, c'est-à-dire manger et boire à la manière de toute la terre, alors il ne mangera pas à satiété pour remplir son ventre et son désir comme une bête, seulement il mangera un tiers, et il boira un tiers, et le tiers restant il laissera libre, comme a dit Eliyahou à Rav Youda dans Arvei Pessahim et dans Gittin (70a) : mangé un tiers et bois un tiers et laisse un tiers etc., et c'est un tiers galai, il veut dire libre, et il est facile à comprendre. Et avec ceci sont résolues les difficultés que nous avons soulevées sur le dit, et le tout monte bien, s'accordant de tout côté, ceux-ci ce que nous avons mentionné tout près :

ואשרי המקיים שני דברים אלה על שלחנו, דהיינו דברי תורה וחלק לעניים, ואז הוי שלחנו השלחן אשר לפני ה', ונרצה לו לכפר עליו כאמור. ונראה שגם לזה רמז הכתוב במה שאמר (משלי כג, א), כי תשב ללחום את מושל וגו'.

ירצה, כי כאשר ישב האדם ללחום עם המושל הנכבד אשר נאמר עליו (שם טז, לב) ומושל ברוחו מלוכד עיר, והיא הנפש המשכלת בין תבין וגו' (משלי כג, א) ב' פעמים, אחת לתורה הנקראת בינה, ואחת לעני שיאכיל אותו על שלחנו, ולא ירע לבבו בתתו לו אם יבין את אשר לפניו מזומן לבא עליו, והוא על דרך שאמרו רז"ל בפרק שואל (שבת קנא, ב), לעולם יבקש אדם רחמים על מידה זו. פירש רש"י (ד"ה על מידה זו) שלא יבא לידי עניות, דדבר המזומן הוא לבא עליו או על בנו או על בן בנו, שאם הוא לא בא, בא בנו.

ואם בנו לא בא, בא בן בנו, שנאמר (דברים טו, י) כי בגלל הדבר הזה. תנא דבי ר' ישמעאל גלגל הוא שחוזר בעולם.

עוד שם (שבת קנא, ב), א"ר חייא לדביתהו כי אתו עניא אקדים ליה רפתא, כי היכי דלקדמו לבניך. אמרה ליה, מילט לייטת להו.

אמר לה, קרא כתיב, כי בגלל הדבר הזה, עד כאן. וזהו תבין השני הנאמר בקרא, רוצה לומר שיבין לאחריתו שאם הוא לא בא בא בנו וכו':

Et heureux celui qui accomplit ces deux choses à sa table, c'est-à-dire paroles de Torah et une part aux pauvres, et alors sa table est la table qui est devant ה', et il sera agréable pour lui pour expier pour lui comme dit. Et il apparaît qu'aussi à ceci a fait allusion l'écrit en ce qu'il a dit (Proverbes 23,1) : lorsque tu sièges pour manger avec un prince etc.

Il veut dire, car lorsque l'homme siégera pour combattre avec le prince honorable dont il est dit (la 16,32) : et qui domine son esprit plus que celui qui capture une ville, et c'est l'âme intelligente בין תבין etc. (Proverbes 23,1) 2 fois, l'une pour la Torah qui est appelée intelligence, et l'une pour le pauvre qu'il fera manger à sa table, et que son cœur ne soit pas mauvais en lui donnant s'il comprend ce qui est devant lui prêt à venir sur lui, et c'est à la manière de ce qu'ont dit Razal au chapitre Shoel (Chabbat 151b) : à jamais l'homme demandera miséricorde au sujet de cette mesure.

Rachi a expliqué (s.v. au sujet de cette mesure) : qu'il ne vienne pas à la pauvreté, car c'est une chose prête à venir sur lui ou sur son fils ou sur le fils de son fils, que s'il n'est pas venu, son fils vient. Et si son fils n'est pas venu, le fils de son fils vient, car il est dit (Deutéronome 15,10) : car בגלל cette chose.

Une baraita de l'école de Rabbi Yishmael : c'est un גלגל (roue) qui tourne dans le monde. Encore là (Chabbat 151b), Rabbi Hiyya a dit à sa femme : lorsque vient un pauvre, avance-lui le pain, afin qu'on avance ainsi à tes fils.

Elle lui dit : tu les maudis. Il lui dit : un verset est écrit, car à cause de cette chose, jusqu-ici.

Et c'est le second תבין dit dans le verset, cela veut dire qu'il comprenne pour sa fin, que s'il n'est pas venu, son fils vient etc. :

ועוד ידי נטויה לכתוב ולפרש דברי החכמים ז"ל הנזכרים בסמוך, במה שאמרו ששלחנו של אדם נעשה מזבח כפרה בחלק עניים ודברי תורה, שרצונם בזה ד"ת ממש לומר בתוך הסעודה איזו דין או חידוש, פסוק או אגדה, כמ"ש הרר"י יעבץ בהדיא בדבריו המובאים לעיל, לאפוקי ממי שכתב שע"י ברכת המזון יוצאין ידי חובת אמירת דברי תורה בשלחן. וכן משמע בהדיא מדברי בעל תולעת יעקב המובאים לעיל, מדחשיב ד"ת על השלחן בעד אנשי מעמד, וברכת המזון כנגד השיר, שמע מינה דס"ל דדברי תורה לחוד, וברכת המזון לחוד, ואין אחד פוטר את חבירו, מדמסיים בדברים הנזכרים לעיל.

והנה נכללו כאן השלשה דברים שהם קיום העולם. האחד, והיא תורה.

השני והיא עבודה, כנגדה ברכת המזון. והשלישי גמילות חסדים, והוא החסד שגמל עם העניים על שלחנו.

שמע מינה בהדיא דס"ל דכל הני שלשה, דהיינו חלק עניים וד"ת וברכת המזון צריכין לעשות על שלחנו כדי שיהיה שלחנו מזבח כפרה, וממילא נשמע מדבריו דס"ל בהדיא דצריך לומר ד"ת ממש, ואין ברכת המזון פוטרת דברי תורה:

Et encore ma main est tendue pour écrire et expliquer les paroles des sages, de mémoire bénie, mentionnées tout près, en ce qu'ils ont dit que la table de l'homme devient un autel d'expiation par une part aux pauvres et paroles de Torah, que leur vouloir en ceci est paroles de Torah même, dire au sein du repas quelque loi ou nouveauté, verset ou agada, comme a écrit le Rav Rabbi Yosef Yavets explicitement dans ses paroles apportées plus haut, pour exclure celui qui a écrit que par Birkat haMazon on s'acquitte de l'obligation de dire paroles de Torah à la table. Et ainsi il ressort explicitement des paroles de l'auteur du Tolaat Yaakov apportées plus haut, de ce qu'il a compté paroles de Torah à la table pour les hommes de maamad (délégations du Temple), et Birkat haMazon en regard du chant, apprends de là qu'il tient que paroles de Torah à part, et Birkat haMazon à part, et l'un n'exempte pas son compagnon, de ce qu'il conclut par les choses mentionnées plus haut.

Et voici sont comprises ici les trois choses qui sont le maintien du monde. L'une, et c'est Torah.

La deuxième et c'est le service, en regard d'elle Birkat haMazon. Et la troisième les actes de bonté, et c'est la bonté qu'il a faite avec les pauvres à sa table.

Apprends de là explicitement qu'il tient que toutes ces trois, c'est-à-dire une part aux pauvres et paroles de Torah et Birkat haMazon, il faut les faire à sa table afin que sa table soit un autel d'expiation, et de soi-même il s'entend de ses paroles qu'il tient explicitement qu'il faut dire paroles de Torah même, et Birkat haMazon n'exempte pas paroles de Torah :

ובעל ראשית חכמה בשער הקדושה פרק י"ז, האריך בזה בשם הזוהר שיאמר אדם ד"ת על שלחנו קודם שיברך ברכת המזון, כדי לייחד שלחן עם תורה זיל קרי ביה. ועל כן נמשלה התורה ללחם, שנאמר (משלי ט, ה) לכו לחמו בלחמי.

הכוונה, כמו שהלחם היא עיקר מזון הגוף, כך התורה היא עיקר מזון הנפש, ובא ללמדנו שראוי לכל אדם שלם שכשיאכל לחם אז יאכל בו לחם משנ"ה. האחד, הוא הלחם אשר נתן ה' לנו לאכלה, שהגוף נהנה ממנה ואין הנשמה נהנית ממנה, והוא הלחם החמריי.

והב' הוא הלחם הרוחני שהנשמה נהנית ממנה, והוא דברי תורה שידבר או שיחשוב האדם בשעת אכילה, כנזכר לעיל פעמים ושלש:

Et l'auteur de Reshit 'Hokhma à la porte de la sainteté chapitre 17, a allongé en cela au nom du Zohar, qu'un homme dise paroles de Torah à sa table avant qu'il bénisse Birkat haMazon, afin d'unifier table avec Torah, va lis en lui. Et c'est pourquoi la Torah a été comparée au pain, car il est dit (Proverbes 9,5) : venez, mangez de mon pain.

L'intention, comme le pain est l'essentiel de l'aliment du corps, ainsi la Torah est l'essentiel de l'aliment de l'âme, et il vient nous enseigner qu'il convient à tout homme parfait, lorsqu'il mange du pain, qu'alors il mange en lui un pain משנ"ה (Michna / double). L'un, c'est le pain que ה' nous a donné à manger, dont le corps jouit et la nechama n'en jouit pas, et c'est le pain matériel.

Et le 2e c'est le pain spirituel dont la nechama jouit, et ce sont paroles de Torah que l'homme dira ou pensera à l'heure du manger, comme mentionné plus haut deux fois et trois :

ואפשר שזהו ג"כ כונת רז"ל במה שאמרו בפרק כיצד מברכין (ברכות מא, א) ובפרק קמא דעירובין (ד, א), על פסוק (דברים ח, ח) ארץ חטה ושעורה וגו', שכל הפסוק הזה לשיעורין נאמר, כמו שמפרש והולך, חטה, כדתנן (נגעים יג, ט) ההולך לבית המנוגע וכו', עד שישהה בכדי אכילת פרס, פת חיטין ולא פת שעורין. שעורה, לעצם המת כשעורה וכו'.

גפן, כדי רביעית יין לנזיר. תאנה, כגרוגרת להוצאת שבת.

רמון, לכלי בעל הבית שיעורן כרמון. זית שמן, רוב שיעורן בזיתים.

דבש, ככותבת הגסה ליום הכפורים, עד כאן:

Et il est possible que ce soit aussi l'intention de Razal en ce qu'ils ont dit au chapitre Ketsad Mevarkhin (Berakhot 41a) et au premier chapitre de Erouvin (4a), sur le verset (Deutéronome 8,8) : une terre de froment et d'orge etc., que tout ce verset a été dit pour des mesures, comme il explique et va : froment, comme ils ont enseigné (Negaim 13,9) : celui qui va à une maison atteinte de plaie etc., jusqu'à ce qu'il séjourne le temps d'un manger de demi-pain, pain de froment et non pain d'orge. Orge, pour l'os du mort comme une orge etc.

Vigne, pour un quart de vin pour le nazir. Figue, comme une figue sèche pour la sortie du Chabbat.

Grenade, pour les ustensiles du maître de maison leur mesure comme une grenade. Olivier d'huile, la plupart de leurs mesures en olives.

Miel, comme une grosse datte pour Kippour, jusqu-ici :

כבר ידעת, שאין לנו מאכל ומשקה יותר משובח מבאלו ז' מינים שנשתבחה בהן ארץ ישראל, ובכולהו משערין בהם דברים שהם גופי התורה כנזכר, לרמוז אל הנזכר בסמוך שכשיאכל האדם מז' המינין חטה ושעורה וגו' שהן כלל כל המאכלים והמשקין, לא יתכוון האדם במאכלן אל מילוי הבטן מחטה ושעורה חומרי שהגוף נהנה מהן ואין הנשמה נהנית מהן, רק אל חטה ושעורה רוחני שהנשמה נהנית מהן, והוא שיתן דבריו לשיעורין, רצוני לומר שיחשוב על כל לגימא ולגימא הלכתות השיעורין היוצאים מזה הפסוק, שכל הפסוק הזה נאמר לשיעורין כדלעיל (ד"ה ואפשר שזהו), ומתוך כך יבוא לזכור ג"כ שאר דברי תורה, וממילא רווחא שמעתתא, כי מצוה גוררת מצוה:

Déjà tu as su, que nous n'avons aliment et boisson plus louable que ces 7 espèces par lesquelles a été louée la terre d'Israël, et en toutes on mesure par elles des choses qui sont des corps de Torah comme mentionné, pour faire allusion à ce qui a été mentionné tout près, que lorsque l'homme mange des 7 espèces, froment et orge etc., qui sont le tout de tous les aliments et les boissons, que l'homme ne vise pas dans leur manger au remplissage du ventre de froment et d'orge matériels dont le corps jouit et la nechama n'en jouit pas, seulement vers un froment et une orge spirituels dont la nechama jouit, et c'est qu'il donne ses paroles à des mesures, je veux dire qu'il pense à chaque gorgée et gorgée les halakhot des mesures qui sortent de ce verset, que tout ce verset a été dit pour des mesures comme plus haut (s.v. et il est possible que ce soit), et de là il viendra à se souvenir aussi des autres paroles de Torah, et de soi-même l'enseignement s'élargit, car une mitsva entraîne une mitsva :

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