שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Shaar HaOtiyot, Kedushat HaAchilah, Emek Beracha (4/6)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Ce passage poursuit : le manger grossier est pour le corps un poison mortel, racine des maladies ; Chelomo a dit : qui garde sa bouche et sa langue garde son âme des détresses. Le Chla enseigne qu'un disciple sage s'attarde à sa table : un pauvre peut venir, et l'Écrit commence par l'autel et termine par la table ; maintenant la table expie pour l'homme. Donner de son pain au pauvre est compté comme un sacrifice ; sans pauvre, ou s'il est pauvre, les paroles de Torah à table expient plus que les sacrifices. Le manger des pauvres, la Torah et Birkat haMazon font de la table un autel d'expiation.

Aussi : boire peu pendant le manger et beaucoup après ; se laver les mains entre la viande et les poissons ; prier D.ieu et aller chez un sage, la santé et la guérison étant dans la main du Créateur

ואכילה גסה לגוף של אדם כמו סם המות, והוא עיקר לכל החלאים. רוב החלאים שבאים על האדם, אינו אלא או מפני מאכלים רעים, או שהוא ממלא בטנו ואוכל אכילה גסה, ואפילו ממאכלים טובים.

הוא ששלמה אמר בחכמתו, (משלי כא, כג) שומר פיו ולשונו שומר מצרות נפשו. שומר פיו, מלאכול מאכל רע, או מלשבוע.

ולשונו, מלדבר אלא בצרכיו וכו':

Et le manger grossier est pour le corps de l'homme comme un poison mortel, et il est la racine de toutes les maladies. La plupart des maladies qui viennent sur l'homme ne sont que soit à cause d'aliments mauvais, soit parce qu'il emplit son ventre et mange un manger grossier, et même d'aliments bons.

C'est ce que Shelomo a dit dans sa sagesse (Proverbes 21,23) : qui garde sa bouche et sa langue garde son âme des détresses. Qui garde sa bouche : de manger un aliment mauvais, ou de se rassasier.

Et sa langue : de ne parler que pour ses besoins, etc. :

עוד שם, יש מאכלות שהם רעים ביותר עד מאוד, ראוי לאדם שלא לאוכלן לעולם, כגון הדגים הגדולים המלוחים הישנים, והגבינה המלוחה הישנה, והכמהין ופטריות, והבשר המלוח הישן, ויין מגתו, ותבשיל ששהה עד שנדף ריחו, וכן כל מאכל שריחו רע ביותר, הרי אלו לגוף כמו סם המות עד לעולם. ימנע אדם עצמו מפירות האילנות, ולא ירבה מהן ואפי' יבישין, ואין צריך לומר רטובין.

אבל קודם שיתבשלו כל צרכן, הרי הן כחרבו"ת לגוף, וכל החרובין רעים לעולם. כל פירות החמוצין רעים, ואין אוכלים מהן אלא מעט בימות החמה במקומות החמין.

והתאנים וענבים ושקדים טובים לעולם, בין רטובים בין יבשים, ואוכל אדם מהן כל צרכו. אבל לא יתמיד אכילתו בהן אעפ"י שהן טובים מכל פירות האילן.

והדבש והיין, רע לקטנים ויפה לזקנים, וכל שכן בימות הגשמים. וצריך האדם לאכול בימות החמה, שני שלישים מה שהוא אוכל בימות הגשמים.

עד כאן קיצור דבריו כי דלגנו הבלתי הכרח כל כך לכתוב:

Encore là, il y a des aliments qui sont très mauvais à l'extrême, il convient à l'homme de ne jamais les manger, comme les grands poissons salés anciens, et le fromage salé ancien, et les truffes et les champignons, et la viande salée ancienne, et le vin de sa cuve, et un mets qui a séjourné jusqu'à ce que son odeur se soit évaporée, et de même tout aliment dont l'odeur est très mauvaise, voici ceux-ci sont pour le corps comme un poison mortel à jamais. Qu'un homme s'abstienne des fruits des arbres, et qu'il n'en abuse pas, même secs, et il n'est pas besoin de dire les frais.

Mais avant qu'ils soient mûrs à souhait, voici ils sont comme des épées pour le corps, et tous les caroubes sont toujours mauvais. Tous les fruits acides sont mauvais, et l'on n'en mange qu'un peu aux jours de chaleur dans les lieux chauds.

Et les figues et les raisins et les amandes sont toujours bons, qu'ils soient frais ou secs, et l'homme en mange selon son besoin. Mais qu'il ne persiste pas à en manger, bien qu'ils soient meilleurs que tous les fruits de l'arbre.

Et le miel et le vin sont mauvais pour les petits et bons pour les vieillards, et d'autant plus aux jours des pluies. Et l'homme doit manger aux jours de chaleur les deux tiers de ce qu'il mange aux jours des pluies.

Jusqu-ici l'abrégé de ses paroles, car nous avons omis ce qui n'était pas tant nécessaire d'écrire :

בעוד שהאדם אוכל, לא ישתה אלא מעט, כי אם ישתה בעת אכילתו הרבה יהיה סבה שלא יתבשל המאכל כל צרכו, כמו הקדירה שאם ישימו בו מעט מים יתבשל המאכל כל צרכו, ואם מרובה לא יתבשל עד זמן ארוך, כך כתב בעל צדה לדרך במאמר א' כלל ג' (וכן הוא בשבילי אמונה בנתיב ה'). ודוקא בתוך האכילה, אבל אחר אכילה ישתה שתייה מרובה בבת אחת, כדי שישפשף המאכל שבאצטומכא, כמו שאמרו רז"ל בפ' כיצד מברכין (ברכות מ, א), ת"ר המקפה אכילתו במים אינו בא לידי חולי מעים.

ופירש רש"י, שותה מים הרבה אחר אכילתו עד שאכילתו צפה במים, ויצף הברזל (מל"ב ו, ו) מתרגמינן וקפא ברזלא, ע"כ:

Tandis que l'homme mange, qu'il ne boive que peu, car s'il boit beaucoup au moment de son manger, ce sera une cause que l'aliment ne cuise pas à souhait, comme la marmite : si l'on y met peu d'eau, l'aliment cuit à souhait, et si elle est abondante, il ne cuit pas avant un long temps ; ainsi a écrit l'auteur du Tseda laDerekh dans le discours 1, principe 3 (et ainsi est-il dans Shevilei Emunah, sentier 5). Et cela uniquement pendant le manger, mais après le manger qu'il boive une boisson abondante d'un seul coup, afin qu'il rince l'aliment qui est dans l'estomac, comme ont dit Razal au chapitre Comment on bénit (Berakhot 40a) : nos maîtres ont enseigné : celui qui fait flotter son manger dans l'eau ne vient pas à une maladie des entrailles.

Et Rachi a expliqué : il boit beaucoup d'eau après son manger jusqu'à ce que son manger flotte dans l'eau ; et le fer flotta (II Rois 6,6), on traduit וקפא ברזלא, jusqu-ici :

ויתר דברי המאכלים הבריאים לגוף או המזיקים לגוף, ובמה ירפא אדם מעיו עד שיהא קרוב לשלשול מעט, אשר זהו כלל גדול ברפואה שכל זמן שרעי יוצא בקושי חלאים רבים באים, או איזה מאכלים טובים לאכול בימות החמה, ואיזה טובים בימות הגשמים, ויש מן המאכלים שאין ראוי לאוכלן לא בימות החמה ולא בימות הגשמים, יעיין במיימוני במקום הנזכר, ובשבילי אמונה במקום הנזכר, ובצידה לדרך מאמר א' כלל ג'. וגם יעיין בזה במנורת המאור נר ד' פ"ג, וטוב לו:

Et le reste des propos des aliments sains pour le corps ou nuisibles pour le corps, et par quoi l'homme guérira ses entrailles jusqu'à ce qu'il soit proche d'un léger relâchement, ce qui est un grand principe en médecine : que tout le temps que le résidu sort avec difficulté, beaucoup de maladies viennent ; ou quels aliments sont bons à manger aux jours de chaleur, et lesquels sont bons aux jours des pluies, et il y a parmi les aliments qu'il n'est pas convenable de manger ni aux jours de chaleur ni aux jours des pluies : qu'il examine dans le Rambam au lieu mentionné, et dans Shevilei Emunah au lieu mentionné, et dans Tseda laDerekh discours 1 principe 3. Et qu'il examine aussi cela dans Menorat haMaor, lampe 4, chapitre 3, et ce lui sera bon :

ויחזור אחר מאכלים דקים, שהרי לפי דקותם יזדכך השכל ויתפקח הלב, כמו שאמרו ז"ל חמרא וריחני פקחין (מס' יומא (עו, ב)):

Et qu'il recherche des aliments fins, car selon leur finesse l'intellect se clarifie et le cœur s'éveille, comme ont dit nos Sages, de mémoire bénie : le vin et les aromates éveillent (traité Yoma 76b) :

ויזהר מהמאכלים הגסים כפי כחו, שהשכל יתעבה בהם וישחית מצלילותו וזכותו, (כי המאכל ישוב לגוף האוכל והיו לבשר אחד), ודבר זה בדוק ומנוסה מאנשי המדינה האוכלים למעדנים, והמשקה שלהם דקים וזכים, הלא הם המשכילים בכל חכמה ומביני מדע יותר מבני הכפר האוכלים השעורים והבצל ושאר מאכלים. כל זה מצאתי:

Et qu'il se garde des aliments grossiers selon sa force, car l'intellect s'épaissit en eux et se corrompt de sa clarté et de sa pureté (car l'aliment retourne au corps de celui qui mange et ils furent une seule chair (Genèse 2,24)), et cette chose est éprouvée et expérimentée des gens de la ville qui mangent des mets délicats, et leur boisson est fine et pure : ne sont-ils pas les intelligents en toute sagesse et ceux qui comprennent la science plus que les gens du village qui mangent l'orge et l'oignon et les autres aliments. Tout cela j'ai trouvé :

שלשה דברים אמרו רז"ל (שבת מא, א), אכל ולא שתה, אכילתו דם והוא תחילת חולה מעים, ולא אמרו אלא בסעודת שחרית. אמרו רז"ל בפרק כירה (שם) אכל ושתה ולא הלך ד' אמות, נרקבין בני מעיו והוא תחילת רוח רעה, ולא אמרו אלא ערבית.

היה צריך לנקביו, דומה לתנור שהסיקוהו על גבי אפרו, והוא תחילת ריח הפה, ע"כ. אמרו רז"ל לא יאכל תלמיד חכם מעומד ולא ישתה מעומד:

Trois choses ont dit Razal (Chabbat 41a) : il a mangé et n'a pas bu, son manger est sang et c'est le commencement d'une maladie des entrailles, et ils n'ont dit cela que pour le repas du matin. Ont dit Razal au chapitre le foyer (là) : il a mangé et bu et n'a pas marché quatre coudées, ses entrailles pourrissent et c'est le commencement d'un mauvais vent, et ils n'ont dit cela que pour le soir.

S'il avait besoin de ses nécessités, il ressemble à un four qu'on a allumé sur sa cendre, et c'est le commencement de l'odeur de la bouche, jusqu-ici. Ont dit Razal : qu'un disciple sage ne mange pas debout et ne boive pas debout :

כתב הטור סימן קע"ג זה לשונו, וא"א הרא"ש זלה"ה היה רגיל ליטול ידיו בין בשר לדגים, דחמירא סכנתא מאיסורא, ע"כ. (וכן כתב בטור יורה דעה בשמו סימן קי"ו).

וכתב בתורת חטאת כלל כ' בשם איסור והיתר הארוך, דגים שנמלחו עם עופות אין לאוסרם משום סכנה, שאין סכנה במליחה, עכ"ל. וגם טוב להפסיק ביניהם במשקה אשר ישתה, כי היכי דלא ליגעו ביחד באצטומכא שהיא כמבשל:

A écrit le Tour, siman 173, voici son langage : et mon seigneur mon père le Roch (Rabbenou Acher), de mémoire bénie pour la vie du monde à venir, avait l'habitude de se laver les mains entre la viande et les poissons, car le danger est plus grave que l'interdit, jusqu-ici. (Et ainsi a-t-il écrit dans le Tour Yoreh Deah en son nom, siman 116).

Et il a écrit dans Torat Hatat, principe 20, au nom de Issur veHeter haArokh : des poissons que l'on a salés avec des volailles, il n'y a pas à les interdire à cause du danger, car il n'y a pas de danger dans le salage, jusqu-ici son langage. Et il est aussi bon de séparer entre eux par une boisson qu'il boira, afin qu'ils ne se touchent pas ensemble dans l'estomac, qui est comme ce qui cuit :

כלל הדברים, הטובה שברפואות היא שמירת הבריאות, אשר יתרחק האדם מהמאכלים והמשקים הגסים והכבדים המסכנים החולאים, וגם מהרבות מהמאכלים והמשקים אעפ"י שהם קלים, לפי שמרבים הם עפושים בבני אדם, וגורמין להם סבות ומקרים לבוא לידי חולאים. וכשהוא זהיר בדברים אלו, אל יצטרך לרופא, זולתי אם יהא לו טבע רעוע.

ואם יצטרך לו, ואע"פ שהתירו לשאול ממנו עצה, כאמרם ז"ל (ברכות ס, א) ורפא ירפא (שמות כא, יט) מכאן שניתן רשות לרופא לרפאות, יתפלל לפני הש"י ויצעק ויתחנן לו, והוא ישמע תפלתו. וגם ילך אצל חכם שיתפלל בעדו, כדאמרינן (בפרק יש נוחלין (ב"ב קטז, א)) דרש רב פנחס בר חמא, כל מי שיש לו חולה בתוך ביתו ילך אצל חכם ויבקש עליו רחמים, שנאמר (משלי טז, יד) חמת מלך מלאכי מות ואיש חכם יכפרנה.

ועל כולם ישים אדם בטחונו בבורא עולם, אשר בידו לשמור הבריאות ולרפאות החולאים, כמו שכתוב (שמות טו, כו) אני ה' רופאך:

Le principe des choses : le meilleur des remèdes est la garde de la santé, que l'homme s'éloigne des aliments et des breuvages grossiers et lourds qui mettent en danger par les maladies, et aussi de l'abondance des aliments et des breuvages bien qu'ils soient légers, parce qu'ils multiplient les putréfactions dans les hommes, et leur causent des causes et des accidents de venir aux maladies. Et lorsqu'il est attentif à ces choses, qu'il n'ait pas besoin du médecin, sauf s'il a une nature chancelante.

Et s'il en a besoin, et bien que l'on ait permis de lui demander conseil, comme ont dit nos Sages, de mémoire bénie (Berakhot 60a) : et il guérira, il guérira (Exode 21,19), de là il a été donné permission au médecin de guérir, qu'il prie devant le Nom, béni soit-Il, et qu'il crie et Le supplie, et Il entendra sa tefila. Et qu'il aille aussi chez un sage qui priera pour lui, comme nous disons (au chapitre Ceux qui héritent (Baba Batra 116a)) : Rav Pinhas bar Hama a enseigné : quiconque a un malade dans sa maison, qu'il aille chez un sage et demande pour lui miséricorde, il est écrit (Proverbes 16,14) : la fureur du roi est des anges de mort, et un homme sage l'expiera.

Et par-dessus tout, que l'homme place sa confiance dans le Créateur du monde, qui a en Sa main de garder la santé et de guérir les maladies, comme il est écrit (Exode 15,26) : Je suis ה' ton guérisseur :

יאריך על שולחנו לעשות רצון קונו:

Qu'il s'attarde à sa table pour faire la volonté de son Créateur :

סעיף ו' וצריך תלמיד חכם למשוך ולהאריך על שלחנו, כדגרסינן בפרק הרואה (ברכות נד, ב) אמר רב יודא אמר רב ג' דברים מאריכין ימיו ושנותיו של אדם, המאריך בתפלתו, והמאריך על שלחנו, (פירש רש"י (ד"ה והמאריך) שמתוך כך עניים באים ומתפרנסים), והמאריך בבית הכסא, ופי' שם ראיה לכל אחד ואחד. ואמר טעם להאריך על שלחנו (שם נה, א), דלמא אתי עניא ויהב ליה, דכתיב (יחזקאל מא, כב) המזבח עץ ג' אמות גבוה, וכתיב (שם) וידבר אלי זה השלחן אשר לפני ה', פתח במזבח וסיים בשלחן.

רבי יוחנן ור' אלעזר דאמרו תרוייהו, כל זמן שבית המקדש קיים מזבח מכפר על ישראל, ועכשיו שלחנו של אדם מכפר עליו, עכ"ל:

Paragraphe 6. Et un disciple sage doit tirer et s'attarder à sa table, comme nous apprenons au chapitre Celui qui voit (Berakhot 54b) : a dit Rav Youda, a dit Rav : trois choses allongent les jours et les années de l'homme : celui qui s'attarde dans sa tefila, et celui qui s'attarde à sa table (Rachi a expliqué, au mot et celui qui s'attarde : car de là les pauvres viennent et sont nourris), et celui qui s'attarde aux commodités, et il a expliqué là une preuve pour chacun.

Et il a dit là raison de s'attarder à sa table (là 55a) : peut-être qu'un pauvre viendra et il lui donnera, il est écrit (Ezechiel 41,22) : l'autel, bois, trois coudées de haut, et il est écrit (là) : et Il me parla : ceci est la table qui est devant ה'. Il a commencé par l'autel et a terminé par la table.

Rabbi Yo'hanan et Rabbi Elazar ont dit tous deux : tout le temps que le Temple existe, l'autel expie pour Israël, et maintenant la table de l'homme expie pour lui, jusqu-ici son langage :

והנה לפי פשט המאמר, אם מאכיל עני על שלחנו (או שולח מנות לאין נכון לו) נחשב לו כקרבן במזבח. אמנם תינח כשאפשר לזכות לעני, אבל אם אדם הולך בדרך ואין עמו עני, או היכא דלא שכיחי עניים כמו בלילה שאין כל כך עניים לחזור, או במקום שאין עניים מצויים מה תקנתו כדי שיהא השלחן מזבח כפרה:

Et voici, selon le sens simple du dit : s'il nourrit un pauvre à sa table (ou qu'il envoie des parts à celui qui n'a rien de prêt), cela lui est compté comme un sacrifice sur l'autel. Toutefois cela va bien lorsqu'il est possible de faire mérite à un pauvre, mais si un homme va en chemin et qu'il n'a pas de pauvre avec lui, ou la où les pauvres ne sont pas fréquents, comme la nuit où il n'y a pas tant de pauvres qui font la ronde, ou dans un lieu où les pauvres ne se trouvent pas, quel est son remède afin que la table soit un autel d'expiation :

ואפשר לומר, שישער בדעתו שווי המאכל שהיה אפשר שיאכל אותו העני על שלחנו ויתן מחיר כסף שיקנה העני בהם צרכי סעודה, אבל לא נאמר כן בגמרא אלא דלמא אתי עניא ויהיב ליה, משמע שהעיקר שיתן מפרוסתו לעני, כדכתיב (ישעיהו נח, ז) הלא פרוס לרעב לחמך, משמע ממה שאתה אוכל, והטעם הוא משום דמקרב הנייתיה, כדאיתא גבי מר עוקבא (בכתובות בפרק מציאות האשה (סז, ב)). ועוד קשה שהעני עצמו שאין לו די סיפוקו לבד, היאך יהיה השלחן שלו מכפר עליו:

Et il est possible de dire qu'il estime dans son esprit la valeur de l'aliment qu'il était possible que le pauvre le mange à sa table, et qu'il donne un prix d'argent par lequel le pauvre achètera les besoins du repas ; mais cela n'a pas été dit ainsi dans la Guemara, seulement : peut-être qu'un pauvre viendra et il lui donnera, ce qui implique que l'essentiel est qu'il donne de sa part au pauvre, il est écrit (Isaie 58,7) : n'est-ce pas partager pour l'affamé ton pain, ce qui implique de ce que tu manges, et la raison est parce qu'il rapproche son bénéfice, comme il se trouve au sujet de Mar Oukva (dans Ketoubot, au chapitre Ce que la femme trouve (67b)). Et encore une difficulté : le pauvre lui-même, qui n'a pas assez pour lui seul, comment sa table expiera-t-elle pour lui :

ואפשר לתרץ, דאם אין לו עני ליתן לו בשעת אכילה לכפר עליו כנזכר, אז ידבר דברי תורה בשעת אכילה, כי התורה מכפרת יותר מן הקרבנות, כמו שאמרו רז"ל במסכת ר"ה (יח, א) ובמסכת יבמות (קה, א) על פסוק (ישעיהו כב, יד) אם יכופר וגו', בזבח ומנחה אינו מכפר, הא בדברי תורה מכפר. ואם הוא אוכל לבדו ואין לו עני ליתן לו, וגם אין אחר אתו בבית שיכול לדבר אתו דברי תורה, אז ילמוד עם עצמו בשעת אכילה, כי הוא כסותו לבדו לכסות עליו.

וכן אמרו ז"ל במסכת אבות (ג, ו) מנין שאפילו אחד שיושב ועוסק בתורה ששכינה עמו וכו'. ובמדרש רות (רבה ה) אמרו ז"ל, ויאכל בועז וישת וייטב לבו (רות ג, ז), שעסק בדברי תורה, שנאמר (תהלים קיט, עב) טוב לי תורת פיך, עד כאן לשונם.

נמצא כי בכל מקום שאין עניים, או הוא עצמו עני, יהיה שלחנו מזבח כפרה בעוסקו בתורה, וראוי שיקרא מזבח, שכמו שהמזבח נקרא מזבח מפני שזובחין עליו קרבנות, כן ע"י עסק התורה אדם זובח יצרו, כאמרם (סוכה נב, ב) אם פגע בך מנוול זה משכהו לבית המדרש וכו':

Et il est possible de résoudre : s'il n'a pas de pauvre à qui donner à l'heure du manger pour expier pour lui comme mentionné, alors qu'il parle des paroles de Torah à l'heure du manger, car la Torah expie plus que les sacrifices, comme ont dit Razal dans le traité Roch Hachana (18a) et dans le traité Yevamot (105a) sur le verset (Isaie 22,14) : si cela est expié etc., par un sacrifice et une offrande cela n'expie pas, donc par les paroles de Torah cela expie. Et s'il mange seul et n'a pas de pauvre à qui donner, et qu'il n'y a pas non plus un autre avec lui dans la maison avec qui il puisse parler des paroles de Torah, alors qu'il étudie avec lui-même à l'heure du manger, car c'est sa couverture seule pour le couvrir.

Et ainsi ont dit nos Sages, de mémoire bénie, dans le traité Avot (3,6) : d'où que même un seul qui sied et s'occupe de Torah, la Chekhina (Présence) est avec lui, etc. Et dans le Midrach Ruth (Rabba 5) ont dit nos Sages, de mémoire bénie : et Boaz mangea et but et son cœur fut bien (Ruth 3,7), qu'il s'occupa de paroles de Torah, il est écrit (Psaumes 119,72) : elle m'est bonne, la Torah de Ta bouche, jusqu-ici leur langage.

Il se trouve que partout où il n'y a pas de pauvres, ou qu'il est lui-même pauvre, sa table sera un autel d'expiation par son occupation de Torah, et il convient qu'elle soit appelée autel, car de même que l'autel est appelé autel parce que l'on y sacrifie des sacrifices, ainsi par l'occupation de Torah l'homme sacrifie son penchant, comme ils ont dit (Soucca 52b) : si ce vilain te rencontre, tire-le à la maison d'étude, etc. :

והמשכיל יתן אל לבו ענין זה, ומתחלת אכילתו ישים מגמת פניו שיתן מלחמו לדל כדי שיהיה שלחנו מזבח כפרה כדלעיל. ואם אין לו די ספוקו לבד, או יש לו והוא במקום שאין שם עני, יעסוק בתורה על שלחנו עם אוכלי לחמו, או הוא לבדו, כי היא מכפרת עון כקרבן או יותר מקרבן כדלעיל.

וטובים השנים, רצוני לומר יתן מלחמו לדל, וגם ילמוד תורה על שלחנו, ובזה יהיה שלחנו מזבח כפרה ממש כאלו הקריב קרבן על גבי המזבח, כמו שכתב בעל ראשית חכמה בשם החסיד ה"ר יוסף יעב"ץ במשנת ג' שאכלו על שלחן אחד (אבות ג, ג) זה לשונו, ורשב"ם ז"ל פירש פתח הכתוב (יחזקאל מא, כב) במזבח וסיים בשלחן, לומר שבזמן שבית המקדש קיים אדם מתכפר ע"י הקרבנות ושיר הלוים. עכשיו, במקום הקרבן מאכל העניים.

ובמקום השיר מדבר בדברי תורה. ויש נוהגים לשורר פזמונים או מזמורים אחר הסעודה, ומנהג יפה הוא להפטר מן העונש, אבל העיקר הדיבור הוא ממש לומר איזה דין או חידוש, פסוק או הגדה.

כי ג' חלוקות הן, צדיקים גמורים הא דאמרן, בינונים המזמור, רשעים ולא כלום, עכ"ל:

Et l'intelligent donnera à son cœur ce sujet, et dès le commencement de son manger il dirigera son visage à donner de son pain au pauvre afin que sa table soit un autel d'expiation comme plus haut. Et s'il n'a pas assez pour lui seul, ou qu'il a et qu'il est dans un lieu où il n'y a pas de pauvre, qu'il s'occupe de Torah à sa table avec ceux qui mangent son pain, ou lui seul, car elle expie la faute comme un sacrifice ou plus qu'un sacrifice comme plus haut.

Et les deux sont bons, je veux dire : qu'il donne de son pain au pauvre, et aussi qu'il étudie la Torah à sa table, et par cela sa table sera un autel d'expiation à proprement parler, comme s'il avait offert un sacrifice sur l'autel, comme a écrit l'auteur du Reshit 'Hokhma au nom du pieux Rabbi Yossef Yaavets sur la michna : trois qui ont mangé à une seule table (Avot 3,3), voici son langage : et le Rashbam a expliqué : l'Écrit à commencé (Ezechiel 41,22) par l'autel et a terminé par la table, pour dire qu'au temps où le Temple existe, l'homme est expié par les sacrifices et le chant des lévites. Maintenant, à la place du sacrifice, l'aliment des pauvres.

Et à la place du chant, il parle de paroles de Torah. Et il y en a qui ont l'usage de chanter des poèmes ou des psaumes après le repas, et c'est un bel usage pour se dégager du châtiment, mais l'essentiel de la parole est à proprement parler de dire quelque loi ou quelque nouveauté, un verset ou une aggada.

Car il y a trois parts : les tsadikim complets, cela que nous avons dit ; les moyens, le psaume ; les méchants, et rien, jusqu-ici son langage :

ובעל תולעת יעקב כתב בסתרי הברכות, על המאמר הנזכר פתח במזבח וסיים בשלחן וכו' וזה לשונו, ראוי לנו להודיע הדרך ישרה שיבור לו האדם בהיותו על שלחנו, ואז יהיה לו מזבח כפרה, בדבריהם ז"ל וכו', עד ובזה יהיה שלחן אשר יכפר על האדם בזמן הזה, כמו שהיה מכפר עליו בזמן הבית, כי כשאדם מאכיל את העניים על שלחנו הנה קרבנו זבח שלמים לה', לפיכך צריך להאכילם המשובח שעל השלחן, שכן חלב ודם קרב לגבוה, וכתיב (במדבר יח, ל) בהרימכם את חלבו ממנו, חלב דבר משובח כמו (בראשית מה, יח) וחלב הארץ, כי אין דבר משובח כמו המורם לגבוה, וזה דוגמת זבח שלמים הקרב לריח ניחוח לה'. וסידור ד"ת על השלחן דוגמת אנשי מעמד שהיו עוסקים במעשה בראשית וכו', עד וברכת המזון כנגד השיר שהיו אומרים בדוכן והתפלה שמתפללים.

והנה נכללו כאן הג' דברים שהם קיום העולם. האחד, והיא תורה.

השני, והיא העבודה, כנגדה ברכת המזון. והשלישי, גמילות חסדים, והוא החסד שגמל עם העניים על שלחנו, ואלה הם שלש אמות שהם גובה המזבח, אל תקרי אמות, אלא אימות, אלו השלשה דברים שצריך אדם לקיים על שולחנו הם אמות כל המצוות כו', עד עתה הראת לדעת איך הוא שולחנו של אדם מזבח כפרה עליו ועל כל העולם בזמן הזה, עד כאן לשונו לעניינינו, וקצרנו לשונו המצטרך אל כוונתינו, ודלגנו הבלתי מוכרח:

Et l'auteur du Tolaat Yaakov a écrit dans les secrets des berakhot, sur le dit mentionné : il a commencé par l'autel et a terminé par la table, etc., et voici son langage : il nous convient de faire connaître la voie droite que l'homme se choisira étant à sa table, et alors elle lui sera un autel d'expiation, selon leurs paroles, de mémoire bénie, etc., jusqu'à : et par cela ce sera une table qui expiera pour l'homme en ce temps, comme elle expiait pour lui au temps du Temple, car lorsqu'un homme nourrit les pauvres à sa table, voici son offrande est un sacrifice de paix pour ה', c'est pourquoi il faut les nourrir du meilleur qui est sur la table, car ainsi la graisse et le sang s'offrent au Très-Haut, et il est écrit (Nombres 18,30) : lorsque vous en prélevez sa graisse, graisse, une chose excellente, comme (Genèse 45,18) : et la graisse de la terre, car il n'y a rien d'excellent comme ce qui est prélevé pour le Très-Haut, et ceci est à l'image du sacrifice de paix qui s'offre en odeur agréable pour ה'. Et l'ordonnance des paroles de Torah sur la table est à l'image des hommes de service qui s'occupaient de l'œuvre de la Création, etc., jusqu'à : et Birkat haMazon en regard du chant qu'ils disaient sur l'estrade et de la tefila qu'ils prient.

Et voici, sont inclus ici les trois choses qui sont le maintien du monde. La première, et c'est la Torah.

La deuxième, et c'est le service, en regard d'elle Birkat haMazon. Et la troisième, les actes de bonté, et c'est la bonté qu'il a faite aux pauvres à sa table.

Et ce sont les trois amot (coudées) qui sont la hauteur de l'autel : ne lis pas amot, mais imahot (mères), ces trois choses qu'un homme doit accomplir à sa table sont les mères de toutes les mitsvot, etc., jusqu'à : maintenant tu as été montré pour savoir comment la table de l'homme est un autel d'expiation pour lui et pour tout le monde en ce temps, jusqu-ici son langage pour nos sujets, et nous avons abrégé son langage nécessaire à notre intention, et nous avons omis ce qui n'est pas indispensable :

והנראה לנו כפי הנכלל מדברי אלו ב' המפרשים הנזכרים, ה"ר יוסף יעבץ ותולעת יעקב, ששניהם לדבר אחד נתכוונו, להודיע לנו איך שלחנו של אדם מזבח כפרה בזמן הזה, אע"פ שנתחלפו המחברים הנזכרים בקצת משמעות הדרוש:

Et ce qui nous apparaît selon ce qui est inclus des paroles de ces deux commentateurs mentionnés, Rabbi Yossef Yaavets et Tolaat Yaakov, que tous deux ont visé à une seule chose : nous faire savoir comment la table de l'homme est un autel d'expiation en ce temps, bien que les auteurs mentionnés aient diffère en quelque signification du développement :

הבעל תולעת יעקב חשיב שלשה דברים שאדם צריך לקיים על שלחנו, אכילת עניים ותורה וברכת המזון, דומיא דשלחן גבוה שהוא המזבח שהיה מוכתר בשלשה כתרים. כהנים עוסקים בעבודה, והלוים שוררים על הדוכן, וישראלים במעמדם היו קורין במעשה בראשית.

אכילת עניים על שלחנו, דוגמת העבודה שהוא הקרבן. ודברי תורה על השלחן, דוגמת אנשי מעמד שהיו קורין במעשה בראשית בכל יום.

וברכת המזון, כנגד השיר שהיו הלוים אומרים בדוכן:

L'auteur du Tolaat Yaakov compte trois choses qu'un homme doit accomplir à sa table : le manger des pauvres, et la Torah, et Birkat haMazon, à l'image de la table d'en haut qui est l'autel, qui était couronné de trois couronnes. Les kohanim s'occupent du service, et les lévites chantent sur l'estrade, et les Israélites à leur poste lisaient dans l'œuvre de la Création.

Le manger des pauvres à sa table, à l'image du service qui est le sacrifice. Et les paroles de Torah sur la table, à l'image des hommes de service qui lisaient dans l'œuvre de la Création chaque jour.

Et Birkat haMazon, en regard du chant que les lévites disaient sur l'estrade :

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