שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Shaar HaOtiyot, Kedushat HaAchilah, Maachalot Asurot (4/14)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Le Beit Yossef écrit au nom du Zohar qu'il y a à être rigoureux pour la viande après le fromage, même la volaille. Qui d'Israël n'est pas vigilant, l'esprit d'impureté repose sur lui quarante jours, et un fils engendré alors reçoit une nechama du sitra ahara (l'autre côté). C'est pourquoi, dit le Chla, celui qui garde son âme se sanctifie même dans le permis. Mar Oukva se dit vinaigre fils de vin : son père attendait le lendemain à cette heure, lui un autre repas, six heures. Qui se sanctifie davantage, saint on dira de lui, et heureux ses fils.

Aussi : le vin gardé dans Bina et le stam yeinam (vin non-surveillé) ; le 'hadach (grain nouveau) interdit de la Torah en tout lieu ; la derissa (écrasement) du chat parmi les poules.

ובית יוסף כתב באורח חיים סימן קע"ג (ד"ה ויש מחמירין) בשם הזוהר, דיש להחמיר בבשר אחר גבינה אפילו בשר עוף, כמו בגבינה אחר בשר. ואמר שם בזוהר (פ' משפטים קכה, א), מי מישראל שאינו נזהר שורה עליו רוח הטומאה מ' יום.

ואם מוליד בן באינון מ' יום, נותנין לו נשמה מסטרא אחרא דלאו איהו קדישא בר מינן. על כן שומר נפשו ירחק ויקדש עצמו אפילו במותר לו מצד הדין.

מכל מקום המחמיר תבוא עליו ברכה. ובפרק כל הבשר (חולין קה, א) אמר מר עוקבא, אנא בהא מילתא חלא בר חמרא.

דאלו אבא, כד הוה אכיל בשרא לא הוה אכיל גבינה עד למחר כי השתא. ואלו אנא, בהאי סעודתא לא אכילנא, בסעודא אחרינא אכילנא, והיינו ו' שעות לדעת הרמב"ם (הל' מאכ"א ט, כח) והרא"ש והרשב"א, וקרא עצמו חלא.

על כן המתקדש ביותר קדוש יאמר לו, ואשרי בניו אחריו:

Et le Beit Yossef a écrit dans Orah 'Hayim siman 173 (s.v. et il y en a qui sont rigoureux) au nom du Zohar, qu'il y a à être rigoureux pour la viande après le fromage, même la viande de volaille, comme pour le fromage après la viande. Et il a dit là-bas dans le Zohar (paracha Michpatim 125a) : qui d'Israël n'est pas vigilant, l'esprit d'impureté repose sur lui quarante jours.

Et s'il engendre un fils en ces quarante jours, on lui donne une nechama du sitra ahara (l'autre côté) qui n'est pas sainte, loin de nous. C'est pourquoi celui qui garde son âme s'éloignera et se sanctifiera même dans ce qui lui est permis du côté de la loi.

Néanmoins, que la berakha vienne sur celui qui est rigoureux. Et au chapitre Kol haBassar (Houlin 105a) Mar Oukva a dit : moi, en cette affaire, je suis vinaigre fils de vin.

Car mon père, lorsqu'il mangeait de la viande, ne mangeait pas de fromage jusqu'au lendemain à cette heure. Et moi, dans ce repas-ci je ne mange pas, dans un autre repas je mange, et c'est six heures selon l'avis du Rambam (Lois des aliments interdits 9,28) et du Roch (Rabbenou Acher) et du Rashba (Rabbi Chelomo ben Aderet), et il s'est appelé vinaigre.

C'est pourquoi celui qui se sanctifie davantage, saint on dira de lui, et heureux ses fils après lui.

כלל פ"ה בענין תחיבת כף של בשר לחלב או איפכא דצריך ס', פסק דאין חילוק בין תחב הכף פעם אחת או ב' פעמים. ורש"ל כתב, בספרי כתבתי שצריך ב' פעמים ס'.

וקבלתי דאין צריך להחמיר באם תחב ג' פעמים להצריכו ג' פעמים ס', רק די בשני פעמים ס', דס' ראשון לבטל האיסור, וס' השניה אולי חזר וניעור, ותו לא חיישינן:

Klal 85 au sujet de l'enfoncement d'une cuiller de viande dans le lait ou l'inverse, qu'il faut soixante : il a décidé qu'il n'y a pas de différence entre s'il a enfoncé la cuiller une fois ou deux fois. Et Rashal (Maharshal, Rabbi Chelomo Louria) a écrit : dans mon sefer j'ai écrit qu'il faut deux fois soixante.

Et j'ai reçu qu'il n'est pas besoin d'être rigoureux, s'il a enfoncé trois fois, de lui exiger trois fois soixante, seulement deux fois soixante suffisent, car le premier soixante est pour annuler l'interdit, et le second soixante, peut-être qu'il s'est réveillé de nouveau, et au-delà nous ne craignons plus.

עוד שם, כתב בשערים דמהרא"י בשם אור זרוע, קדירה הנאסר מבשר וחלב שאסור בהנאה ובשלו בו מאכל, אע"ג דהקדירה אינה בת יומו ולא נאסר המאכל, מכל מקום צריך להשליך דמי הקדירה לנהר שלא ליהנות מדבר האסור בהנאה. ולי נראה דלפי מה שנהגו לחום בו חמין, אין לחוש גם לזה, וכמו שכתב הרא"ש לענין סכין של ע"ז ששחט בו, ע"כ.

ורש"ל פסק כמהרא"י בשם אור זרוע, וכתב, שלא דמי למה שנהגו לחום בו חמין שהוא לחוף בו הראש, אבל לא לשום מאכל ומשתה. והא ראיה, דמותר שם לכתחילה.

גם לא דמי לסכין ששחט בו, דשמא הנאות בישול אינו חשוב כ"כ דבר מועט כמו שחיטה. ועוד בספרי שדיתי נרגא בדברי הרא"ש, ופסקתי כדברי הרשב"א שצריך להשליך:

Encore là, il a écrit dans les Shearim, de Maharai (Morenu haRav Rabbi Israël Isserlein) au nom de l'Or Zaroua : une marmite interdite par viande et lait, qui est interdite à la jouissance, et l'on a cuit en elle un aliment, bien que la marmite ne soit pas du jour et que l'aliment n'ait pas été interdit, néanmoins il faut jeter le prix de la marmite au fleuve afin de ne pas jouir d'une chose interdite à la jouissance. Et il m'apparaît que selon ce que l'on a pratiqué de chauffer en elle de l'eau chaude, il n'y a pas à craindre cela non plus, et comme a écrit le Roch au sujet d'un couteau d'idolâtrie avec lequel on a égorgé, jusqu-ici.

Et Rashal a décidé comme Maharai au nom de l'Or Zaroua, et il a écrit que cela ne ressemble pas à ce que l'on a pratiqué de chauffer en elle de l'eau chaude, car c'est pour se laver la tête, mais non pour aucun aliment ni boisson. Et voici la preuve : que là-bas c'est permis à priori.

Aussi cela ne ressemble pas au couteau avec lequel on a égorgé, car peut-être que les jouissances de la cuisson ne sont pas considérées comme une si petite chose que l'abattage. Et encore, dans mon sefer j'ai jeté la hache dans les paroles du Roch, et j'ai décidé comme les paroles du Rashba qu'il faut jeter.

עוד שם, כשבא החכם להתיר האיסור שנפל בקדירה ולשערו בס', כתב בספר המצות צריך לחקור אם נתנו מים בקדירה אחר שנתנו בו האיסור. והטור חולק, שאפילו אם הוסיף בשוגג, קיימא לן כל איסורים שבתורה שריבה עליהן בשוגג מותרין כו'.

רש"ל פסק דצריך החכם לחקור אחר זה כדעת ספר המצות, וכן סובר הסמ"ק והמרדכי ובעל שערי דורא ומהרא"י. והאי דכל אסורים שבתורה, מוקמי לה בדבר יבש שאין מתערב, דומיא דתרומה דהתם.

אבל בדבר לח, חתיכה עצמה נעשית נבילה כבשר בחלב לכולי עלמא, ולדידן אף בשאר איסורין, ואין חילוק בין נודע התערובות בנתיים או לא נודע. וגם רמ"א כתב (יו"ד צט, ה) דטוב להחמיר ולנהוג לחקור אחר זה.

על כן כל ירא שמים יזכור בזה ולא ישכח:

Encore là, lorsque le sage vient permettre l'interdit qui est tombé dans la marmite et le mesurer à soixante, il a écrit dans le Sefer haMitsvot qu'il faut rechercher si l'on a mis de l'eau dans la marmite après que l'on y a mis l'interdit. Et le Tour diverge, que même s'il a ajouté par erreur, nous tenons : tous les interdits de la Torah, si l'on a augmenté sur eux par erreur, ils sont permis, etc.

Rashal a décidé qu'il faut que le sage recherche cela selon l'avis du Sefer haMitsvot, et ainsi tiennent le Semak (Sefer Mitsvot Katan) et le Mordekhai et l'auteur des Shaarei Doura et Maharai. Et ceci de tous les interdits de la Torah, nous l'établissons d'une chose sèche qui ne se mêle pas, à la manière du prélèvement là-bas.

Mais d'une chose liquide, la pièce elle-même devient nevelah (charogne) comme viande dans le lait selon tous les avis, et pour nous même dans les autres interdits, et il n'y a pas de différence entre si le mélange à été connu entre-temps où s'il n'a pas été connu. Et aussi le Rema (Rabbi Moché Isserles) a écrit (Yore Dea 99,5) qu'il est bon d'être rigoureux et de pratiquer de rechercher cela.

C'est pourquoi tout craignant le Ciel se souviendra de ceci et n'oubliera pas.

עוד שם, בדינא דאם נתוסף האיסור מצטרף לאסור, וכתב הני מילי דוקא שנתוסף ממין איסור ראשון, אבל אם אין האיסור השני ממין הראשון, אינן מצטרפין, ואדרבה השני מבטל את חבירו. כתב על זה רש"ל, דוקא אם נפלו שניהם כאחד.

אבל אם לא נפלו כאחד, דנעשו מתחילה הנותן טעם חתיכה דנבילה מאיסור ראשון, שוב אין לו היתר. וההיא דכל האיסורין שריבה שוגג כו', כבר כתבתי דמוקי ליה בדבר יבש, כדלעיל:

Encore là, dans la loi : si l'interdit s'est augmenté, il s'ajoute pour interdire, et il a écrit : ces paroles précisément lorsque s'est augmenté de l'espèce du premier interdit, mais si le second interdit n'est pas de l'espèce du premier, ils ne s'ajoutent pas, et au contraire le second annule son compagnon. Rashal a écrit là-dessus : précisément s'ils sont tombés tous deux ensemble.

Mais s'ils ne sont pas tombés ensemble, car ils sont devenus dès le départ, celui qui donne le goût, une pièce de nevelah du premier interdit, désormais il n'a plus de permis. Et celle de tous les interdits, s'il a augmenté par erreur, etc., j'ai déjà écrit que nous l'établissons d'une chose sèche, comme plus haut.

עוד שם, וכתב עוד הרשב"א, שאם נתערב במינו ושלא במינו ונשפך, רואין שאינו מינו כאלו אינו, ותולים לומר שמינו היה ונתבטל, כמו דאמרינן לקמן למאן דאית ליה מין במינו לא בטל, סלק את מינו כמי שאינו כו', הוא הדין איפכא. וזה לשון רש"ל, הי"ד הביאו לפסק הלכה, ואין נראה בעיני כלל, דבשלמא התם גבי מין במינו אין בו איסור משום צד נתינת טעם, אלא מגזירת הכתוב שאינו בטל, ומשום הכי כי איכא נמי בהדיא מין בשאין מינו אמרינן סלק את מינו כדי שיבטל הטעם בשאינו מינו, וממילא יותר הכל.

אבל הכא שאסר את שאינו מינו בנתינת טעם מדאורייתא, א"כ היכא שנשפך הרוטב אפילו איכא נמי מינו בהדיא, סוף סוף עדיין בספק עומד, וספיקא דאורייתא לחומרא, עד כאן לשונו:

Encore là, et le Rashba a encore écrit : si cela s'est mêlé dans son espèce et hors de son espèce et s'est versé, l'on considère ce qui n'est pas son espèce comme s'il n'est pas, et l'on s'appuie pour dire que c'était son espèce et qu'il s'est annulé, comme nous disons plus bas selon celui qui tient que l'espèce dans son espèce ne s'annule pas : écarte son espèce comme s'il n'est pas, etc., c'est la même loi à l'inverse. Et voici le langage de Rashal : le Tour Yore Dea l'a apporté pour décision de halakha, et cela n'apparaît pas à mes yeux du tout.

Car soit, là-bas, quant à l'espèce dans son espèce, il n'y a pas en lui d'interdit du côté du don de goût, seulement d'un décret de l'Écriture qu'il ne s'annule pas, et à cause de cela, lorsqu'il y a aussi avec lui de l'espèce hors de son espèce, nous disons : écarte son espèce afin que le goût s'annule dans ce qui n'est pas son espèce, et de soi-même le tout est permis. Mais ici, où il a interdit ce qui n'est pas son espèce par don de goût de la Torah, s'il en est ainsi, là où le jus s'est versé, même s'il y a aussi son espèce avec lui, finalement il se tient encore dans le doute, et un doute de la Torah va à la rigueur, jusqu-ici son langage.

כלל פ"ט נטלו הכליות כשירה. וכתב הרא"ש, וכן אם נקבו וחסרו, אפי' הגיע החסרון והנקב על הלובן כשירה.

וכתב רש"ל, ומה שהכשיר בחסרון כוליא עד החריץ, לא נהירא לי, ועיין בספרי פרק אלו טריפות:

Klal 89 : s'ils ont enlevé les reins, c'est kasher. Et le Roch a écrit : et ainsi s'ils ont été percés et ont manqué, même si le manque et le trou sont arrivés jusqu'au blanc, c'est kasher.

Et Rashal a écrit : et ce qu'il a déclaré kasher dans le manque d'un rein jusqu'au sillon, cela ne m'est pas clair, et vois dans mes sefarim, chapitre Elou Terefot.

עוד שם, וכתבו הגהות אשר"י, דאם נמצא דם בכוליא דכשירה. כתב רש"ל, בספרי כתבתי שיש לפקפק על היתר דם בכוליא:

Encore là, et les Hagahot Ashéri (gloses de l'Ashéri) ont écrit : si l'on a trouvé du sang dans le rein, c'est kasher. Rashal a écrit : dans mon sefer j'ai écrit qu'il y a à mettre en doute le permis du sang dans le rein.

כלל צ"ד כתב הרשב"א בתשובה, מחט שנמצאת בקורקבן וכולה נבלעת בעובי בשרו, ונשאר כחצי אצבע מצד הכיס גם מצד החוץ שלא היתה המחט אוכלת, ולא היה ניכר שם נקב לא לצד פנים ולא לצד חוץ, תלינן להקל דדרך פנים באתה, דדרכו לבוא דרך וושט עם המאכל. ובהג"ה שערי דורא כתב בשם מהר"ם לאסור בכהאי גוונא וכך כתוב באיסור והיתר הארוך.

ושמעתי מגדול אחד, דהרשב"א ומהר"ם לא פליגי. דהרשב"א מיירי במונח בעובי בשרו, דתלינן דדרך פנים באתה.

ומהר"ם מיירי שהיה מובלע לאורך הקורקבן. ובאמת הוא תירוץ יפה, ואז יתקיימו דברי שניהם.

אמנם אין להקל, כי גם מדברי רש"ל משמע שס"ל דמהר"ם מטריף בכל ענין, שכתב על דברי מהר"ם, הטעם מבחוץ במקום בשר ראוי להתרפא יותר שהוא רך, מהעור הפנימי שהוא קצת קשה. ומאחר שאינו ניכר מבפנים בודאי בא מן החוץ, עכ"ל:

Klal 94 : le Rashba a écrit dans une réponse : une aiguille que l'on a trouvée dans le gésier et elle est tout entière enfoncée dans l'épaisseur de sa chair, et il est resté comme un demi-doigt du côté de la poche aussi du côté de l'extérieur que l'aiguille n'avait pas mangé, et il n'y était pas reconnaissable de trou ni du côté de l'intérieur ni du côté de l'extérieur, l'on s'appuie pour être indulgent qu'elle est venue par le chemin de l'intérieur, car sa voie est de venir par l'oesophage avec l'aliment. Et dans la glose des Shaaréi Doura il a écrit au nom du Maharam (Maharam de Rothenburg) d'interdire en telle manière, et ainsi c'est écrit dans l'Issour véHéter haArokh (Interdit et permis long).

Et j'ai entendu d'un grand : que le Rashba et le Maharam ne divergent pas. Car le Rashba traite de celle posée dans l'épaisseur de sa chair, que l'on s'appuie qu'elle est venue par le chemin de l'intérieur.

Et le Maharam traite de celle enfoncée dans la longueur du gésier. Et en vérité c'est une belle résolution, et alors les paroles des deux se maintiennent.

Toutefois il n'y a pas à être indulgent, car aussi des paroles de Rashal il ressort qu'il tient que le Maharam déclare terefah en toute affaire, car il a écrit sur les paroles du Maharam : la raison est que de l'extérieur, à l'endroit de la chair, il convient de guérir davantage, car elle est molle, plus que la peau intérieure qui est un peu dure. Et puisqu'il n'est pas reconnaissable de l'intérieur, certainement elle est venue de l'extérieur, jusqu-ici son langage.

באתי להזכיר ולהזהיר, במי שיש לו תרנגולים בביתו וגם חתול, שיש לחוש לדריסה אם ראו החתול נכנס למקום התרנגולים. והטור יורה דעה סימן נ"ז הביא דברי הרשב"א שכתב, אפשר שחתולים שלנו הם בני תרבות עם התרנגולים, וכל שלא ראינו שרדף אחריהם והכה אין חוששין לו, וראוי לחוש להן.

הרי אם ראינו החתול רודף ומכה, פשיטא שטריפה, אף שהחתול מגודל בבית. וכשלא ראינו רודף ומכה, רק נכנס למקום התרנגולים, העולם אין חוששין.

וסיים, אבל מן הראוי הוא לחוש. וכתב הבית יוסף הטעם, משום דאשכחן בגמרא שהיו חוששין שמא דרס, והחתול ושונרא דידהו היו רגילין עם התרנגולים כמו שהם רגילין עכשיו.

ואף שבשלחן ערוך לא הוזכר שראוי לחוש, מכל מקום ראוי וראוי היא, מאחר דאשכחן בגמרא כן. וגם בש"ע לא סתם הדין, רק כתב (יו"ד נז, ה) יש אומרים כו'.

על כן כל בעל נפש יחוש:

Je viens rappeler et avertir, pour celui qui a des poules dans sa maison et aussi un chat, qu'il y a à craindre la derissa (écrasement) si l'on a vu le chat entrer au lieu des poules. Et le Tour Yore Dea siman 57 a apporté les paroles du Rashba qui a écrit : il est possible que nos chats sont civilisés avec les poules, et tant que nous n'avons pas vu qu'il a poursuivi après elles et frappé, l'on n'en craint pas, et il convient de les craindre.

Voici, si nous avons vu le chat poursuivre et frapper, il est évident que c'est terefah, même si le chat a été élevé dans la maison. Et lorsque nous n'avons pas vu poursuivre et frapper, seulement il est entré au lieu des poules, le monde n'en craint pas.

Et il a conclu : mais il est convenable de craindre. Et le Beit Yossef a écrit la raison : parce que nous trouvons dans la Guemara qu'ils craignaient peut-être qu'il ait écrasé, et le chat et le shunra qui étaient à eux étaient habitués avec les poules comme ils sont habitués maintenant.

Et même que dans le Choulhan Aroukh il n'a pas été mentionné qu'il convient de craindre, néanmoins il convient et il convient, puisque nous trouvons ainsi dans la Guemara. Et aussi dans le Choulhan Aroukh il n'a pas tranché la loi simplement, seulement il a écrit (Yore Dea 57,5) : il y en a qui disent, etc.

C'est pourquoi tout maître d'âme craindra.

עתה באתי לדבר ולהזהיר באזהרות גדולות מחמת שתיית יין. אתם בני יצ"ו הוו זהירין במאוד שלא לשתות יין בכל מקום ומקום אף אצל ישראל, אלא אם כן יהיה קים לכו בגוויה שהיין נעשה בהכשר ושמירה גדולה ממגע גוי.

כי המכשלה הזאת תחת יד רבים מעמינו להקל בשמירה יתירה, והפגם הגדול המגיע מאיסור סתם יינם של גוי והוא הדין למגעם ביין שלנו, רב ועצום הוא מאוד:

Maintenant je viens parler et avertir d'avertissements grands à cause de la boisson du vin. Vous, mes fils, que leur Rocher et leur Rédempteur les garde, soyez très vigilants de ne pas boire du vin en tout lieu et tout lieu, même chez un Israël, à moins qu'il vous soit établi en lui que le vin a été fait dans la cacherout et une garde grande du contact du goy.

Car cette pierre d'achoppement est sous la main de beaucoup de notre peuple, d'être indulgents dans une garde extraordinaire, et le grand défaut qui arrive de l'interdit du stam yeinam (vin non-surveillé) du goy, et c'est la même loi pour leur contact dans notre vin, il est grand et puissant beaucoup.

וזה לשון הזוהר פרשת שמיני (ח"ג מ, א), תא חזי, ישראל קדישין כל חיי עלמין דירתי כלא תליין בההוא עלמא דאתי, בגין דאיהו חיין דכלא לעילא ותתא, והוא אתר דיין דמנטרא שארי ואקרי יין, ומתמן נפקין חיין וקדושה לכלא. ויין דישראל בגין יין דישראל אחרא, ודא בדא תליא, דהא ישראל לעילא ביה נטיל חיין, ובגין כך אקרי עץ חיים, [עץ] מההוא אתר דאקרי חיים ונפיק חיין, ועל דא מברכין ליה להקדוש ברוך הוא ביין, וביין דישראל לתתא כהאי גוונא.

עובד עבודה זרה דאיהו מסאב ומאן דקריב ביה יסתאב, כד יקרב ביין דישראל הוא אסתאב ואסור, כל שכן מההוא יין דאיהו עביד. ועל דא לא תימא דדא הוא בלחודוי, אלא כל מה דעביד ישראל לתתא כי כלא הוא כעין דוגמא דלעילא, כל שכן יין דקאי באתר עילאה דוגמא דיין דמנטרא.

בגין כך ישראל שתיין יין דישראל דאתעביד כדקא חזי בקדושה, כגוונא דישראל דלעילא דשתי ואשתרשא ואתברכא בההוא יין עלאה קדישא, ולא שתאן יין דאתעביד במסאבותא ומסטרא דמסאבותא, דהא ביה שריא רוחא דמסאבותא ולאו הוא מסיטרא דישראל. ומאן דשתי בהדייהו, אסתאב רוחיה ואיסתאב איהו, ולית ליה חולקא בעלמא דאתי דהא ההוא עלמא דאתי יין דמנטרא איהו.

ועל דא ישראל קדישין בעיין לנטרא דא על כלא, בגין דאתקשרו באתר דעלמא דאתי, ובגין כך ביין אתברך קודשא בריך הוא, עד כאן לשונו:

Et voici le langage du Zohar, paracha Chemini (III 40a) : viens et vois, Israël saints, toute la vie des mondes qu'ils héritent, le tout dépend de ce monde à venir, parce qu'il est la vie de tout en haut et en bas, et c'est le lieu où le vin gardé demeure et est appelé vin, et de là sortent vie et sainteté pour tout. Et le vin d'Israël est à cause du vin de l'autre Israël, et ceci dépend de cela, car Israël d'en haut y prend vie, et à cause de cela il est appelé arbre de vie, [arbre] de ce lieu qui est appelé vie et d'où sort la vie, et pour cela l'on bénit le Saint, béni soit-Il, avec le vin, et avec le vin d'Israël d'en bas de cette manière.

Un servant d'idolâtrie qui est impur, et quiconque s'approche de lui s'impurifie, lorsqu'il s'approche du vin d'Israël, celui-ci s'impurifie et est interdit, à plus forte raison ce vin qu'il fait. Et pour cela ne dis pas que ceci est à lui seul, mais tout ce qu'Israël fait en bas, car le tout est à la manière du modèle d'en haut, à plus forte raison le vin qui se tient dans un lieu supérieur, modèle du vin gardé.

À cause de cela Israël boivent le vin d'Israël qui a été fait comme il convient dans la sainteté, à la manière d'Israël d'en haut qui boit et s'enracine et est béni dans ce vin supérieur saint, et ils ne boivent pas le vin qui a été fait dans l'impureté et du côté de l'impureté, car en lui repose un esprit d'impureté et il n'est pas du côté d'Israël. Et quiconque boit avec eux, son esprit s'impurifie et il s'impurifie lui-même, et il n'a pas de part dans le monde à venir, car ce monde à venir, c'est le vin gardé.

Et pour cela Israël saints ont besoin de garder ceci par-dessus tout, parce qu'ils sont liés au lieu du monde à venir, et à cause de cela le Saint, béni soit-Il, est béni avec le vin, jusqu-ici son langage.

ספירת בינ"ה שהיא עולם הבא, שם היין משומר ממגע גוי, ששם בבינה הששה קצוות של מעלה נעלמים ואין שם אחיזה לקליפה, רק בהתפשטות שש קצוות במקומה שהוא עולם הזה. וזהו שאמרו רז"ל (ברכות לד, ב) על עולם הבא שאמר הפסוק (ישעיה סד, ג) עין לא ראתה א-להים זולתך, שהוא יין המשומר מששת ימי בראשית, כלומר כי שם סוד ששה ימי בראשית משומרים.

ובחטא חוה שסחטה אשכול ענבים נתגברו כח הקליפות, ושם יין המשכר. אבל אנחנו ישראל, שנשמתינו מצד הקדושה, אז כל מגמתנו לעולם הבא, כהא דתנן (סנהדרין צ, א) כל ישראל יש להם חלק לעולם הבא.

ואנחנו ישראל למטה מכוונים נגד ישראל שלמעלה סוד תפאר"ת ישראל שהוא העץ מחיי עלמא הנ"ל. וכשישראל קדושים ומקדשים עצמם למטה לשתות ביין המשומר ממגע גוי, מתעורר יין המשומר בבינה להשפיע על ידי ישראל שלמעלה, על כן מברכין ומקדשין על היין.

ומי ששותה ממגע גוי, נסתאב וטמא טמא יקרא ואינו זוכה לחיי העולם הבא. ואמר הזוהר (הנ"ל), לא ביין בלבד כך, אלא מכל מאכלות אסורות הוא מטמא את עצמו, אלא שביין הוא מדריגה על כולם.

ומי הוא זה ואיזה הוא שלא ישים את לבו לדברים ההם להיות נזהר בתכלית הזהירות ולקדש עצמו בעש ר קדושות:

La sefira de Bina qui est le monde à venir, là le vin est gardé du contact du goy, car là dans Bina les six extrémités d'en haut sont cachées et il n'y a pas là de prise pour la kelipa (écorce), seulement dans le déploiement des six extrémités à sa place, qui est ce monde-ci. Et c'est ce qu'ont dit Razal (Berakhot 34b) sur le monde à venir, dont a dit le verset (Isaie 64,3) : œil n'a pas vu, Elokim, hors de Toi, que c'est le vin gardé depuis les six jours de la Création, c'est-à-dire que là le secret des six jours de la Création est gardé.

Et dans la faute de Hava qui a pressé une grappe de raisins, les forces des kelipot se sont fortifiées, et là est le vin enivrant. Mais nous Israël, dont nos nechamot sont du côté de la sainteté, alors toute notre visée est vers le monde à venir, comme cela qu'on a enseigné (Sanhédrin 90a) : tout Israël a une part au monde à venir.

Et nous Israël d'en bas sommes dirigés en face d'Israël d'en haut, secret de Tiferet Israël, qui est l'arbre des vies du monde mentionné plus haut. Et lorsque Israël sont saints et se sanctifient en bas pour boire du vin gardé du contact du goy, s'éveille le vin gardé dans Bina pour influer par Israël d'en haut, c'est pourquoi l'on bénit et l'on sanctifie sur le vin.

Et celui qui boit du contact du goy s'impurifie et impur, impur il sera appelé, et il n'obtient pas la vie du monde à venir. Et le Zohar a dit (mentionné plus haut) : ce n'est pas dans le vin seulement ainsi, mais de tous les aliments interdits il se souille lui-même, seulement que dans le vin c'est un degré au-dessus de tous.

Et qui est celui-ci et lequel est-il qui ne mettra pas son cœur à ces choses pour être vigilant dans l'extrême de la vigilance et se sanctifier en dix saintetés.

ומצאתי בספר טעמי מצות שחיבר הרב ר' מנחם הבבלי, שכתב בלאו שלא לשתות יין נסך, וזה לשונו, ובימי חרפי ראיתי אנשי מעשה שהיו מחמירים על עצמם, בראיית הגוי היין לא היו רוצים לשתותו אע"פ שלא נגע בו הערל, כיון שנתן עיניו בו אין בו סימן ברכה, ומנהג ותיקין הוא, כיון שהערל רואה גוון היין או ריחו נתאוה לו במחשבתו, וסתם מחשבת נכרי לעבודה זרה, אם כן אע"פ שהוא ביד ישראל כבר ציירו בשכלו. ואל תתמה על דקדוק החומרא בכל שהוא, שהנשמר ממנו זוכה ליין המשומר בענביו אחר שמשמח א-להים ואנשים בברכות, ותמה אני על המקילים בארצות הערלים כו'.

טעמו וראו הצורך הגדול להתקדש בזה, על כן קדושים תהיו ולהחמיר בכל החומרות, ועל זה נאמר קדש עצמך במותר לך:

Et j'ai trouvé dans le Sefer Taamei Mitsvot que composa le rav Rabbi Menahem haBavli, qu'il a écrit dans le tu-ne-feras-pas de ne pas boire le vin de libation, et voici son langage : et aux jours de ma jeunesse j'ai vu des hommes d'action qui étaient rigoureux sur eux-mêmes, à la vue du goy sur le vin ils ne voulaient pas le boire bien que l'arel (incirconcis) n'y eût pas touché, puisqu'il a posé ses yeux dessus il n'y a pas en lui de signe de berakha, et c'est un usage des anciens, puisque l'arel voit la couleur du vin ou son odeur, il le convoite dans sa pensée, et la pensée ordinaire du nokhri (étranger) est à l'idolâtrie, s'il en est ainsi, bien qu'il soit dans la main d'Israël, déjà il l'a figuré dans son intellect. Et ne t'étonne pas du scrupule de la rigueur en quelque peu que ce soit, car celui qui s'en garde mérite le vin gardé dans ses raisins, après qu'il réjouit Elokim et les hommes par les berakhot, et je m'étonne des indulgents dans les pays des arelim, etc.

Goûtez et voyez le grand besoin de se sanctifier en ceci, c'est pourquoi soyez saints et être rigoureux en toutes les rigueurs, et sur ceci il est dit : sanctifie-toi dans ce qui t'est permis.

עתה באתי על ענין דין של חדש, לאמר כזה ראה וקדש. איסור זה נוהג בין בזמן הבית בין שלא בזמן הבית, בין בארץ בין בחוץ לארץ, בין בשל ישראל בין בשל גוי.

והוא אסור מן התורה, דכן פסקו הפוסקים הלכתא כרבי אליעזר דסוף קדושין (לז, א), דסתם לן תנא כוותיה, דתנן בסוף מסכת ערלה (ג, ט), החדש אסור מן התורה בכל מקום. וראוי להצטער מאוד על מצוה זו שאין נזהרין בה אלא בני עלייה והנם מועטים:

Maintenant je viens sur l'affaire de la loi du 'hadach (grain nouveau), pour dire : comme ceci, vois et sanctifie. Cet interdit se pratique tant au temps du Temple que hors du temps du Temple, tant dans le pays que hors du pays, tant de celui d'Israël que de celui du goy.

Et il est interdit de la Torah, car ainsi ont décidé les décideurs, la halakha est comme Rabbi Eliezer de la fin de Kiddouchin (37a), car le Tanna a tranché simplement comme lui, car on a enseigné à la fin du traité Orla (3,9) : le 'hadach est interdit de la Torah en tout lieu. Et il convient de s'affliger beaucoup sur cette mitsva, que seuls les fils d'élévation y sont vigilants, et les voici peu nombreux.

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