שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Shaar HaOtiyot, Kedushat HaAchilah, Maachalot Asurot (1/14)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

« Et vous vous sanctifierez et vous serez saints » (Vayikra 11,44). Le Chla rapporte du Zohar qu’un esprit extérieur et impur demeure sur les aliments impurs : qui en mange souille son âme, car la chose impure devient une part de membre en lui. Rechit ''Hokhma écrit que, du permis mangé pour l’amour du Ciel, un esprit de sainteté demeure et l’âme jouit : « un tsadik mange à la satiété de son âme ». Il rapporte de l’Ari Z"L que l’homme ne vit pas du pain seul révélé, mais de l’influence qui frappe l’aliment et lui dit de grandir : l’âme jouit de l’âme de l’aliment, le corps du corps.

Aussi : être rigoureux où les décideurs divergent, à l’exemple de Ye'hezkel ; l’examen du couteau exige crainte du Ciel et un art extraordinaire ; ne pas manger une viande kasher par écrasement d’une adhérence terefah.

התורה הזכירה במאכלות אסורות ומותרות (ויקרא יא, מד) והתקדשתם והייתם קדושים, (שם כ, כה) ולא תשקצו את נפשותיכם, ופירשו בזוהר (ח"ג מא, ב) בענין הזה כי המאכלות הטמאים שהזהירה לנו התורה מהם שורה עליהם רוח חיצוני וטמא, ולכן בר ישראל האוכל מאותן הדברים מטמא את נפשו ומראה על עצמו שאין לו חלק בקדושה ולא בא-להי ישראל, כי הדבר הטמא נעשה חלק אבר בעצם האדם, והנפש מתלבשת שם, נמצא שהוא מטמא נפשו, ומטמא הנפש המתלבשת בגוף, ורוח הטומאה שורה עליו בר מינן. וכתב בראשית חכמה כן, האוכל מדברים המותרים ואכילתו לשם שמים שורה רוח צד הקדושה והטהרה, והנפש נהנית מהאכילה ההוא מצד הקדושה שבה, והיינו (משלי יג, כה) צדיק אוכל לשובע נפשו.

כי לפי פשוטו קשה מאי לשובע נפשו, שהרי הנפש היא רוחניית. אלא הענין שבאכילה עצמה יש בה צד קדושה, ומצד הקדושה ההיא הנפש שביעה:

La Torah a mentionné, dans les aliments interdits et permis (Lévitique 11,44) : et vous vous sanctifierez et vous serez saints, (là-bas 20,25) et vous ne rendrez pas vos âmes abominables. Et ils ont expliqué dans le Zohar (3, 41b) sur ce sujet que les aliments impurs dont la Torah nous a avertis, un esprit extérieur et impur demeure sur eux, et c'est pourquoi un fils d'Israël qui mange de ces choses-là souille son âme et montre sur lui-même qu'il n'a pas de part dans la sainteté ni en Elokei Israël, car la chose impure devient une part de membre dans l'essence même de l'homme, et l'âme s'y revêt, il se trouve qu'il souille son âme, et qu'il souille l'âme qui se revêt dans le corps, et l'esprit d'impureté demeure sur lui, loin de nous.

Et Reshit 'Hokhma a écrit ainsi : celui qui mange des choses permises et dont le manger est pour l'amour du Ciel, un esprit du côté de la sainteté et de la pureté demeure, et l'âme jouit de ce manger-la du côté de la sainteté qui est en elle, et c'est (Proverbes 13,25) : un tsadik mange à la satiété de son âme. Car selon le simple, il est difficile : que veut dire à la satiété de son âme, puisque l'âme est spirituelle.

Mais l'affaire est que dans le manger lui-même il y a un côté de sainteté, et du côté de cette sainteté-là l'âme est rassasiée :

ודבר זה מצאתי יותר מבואר בשם הא-להי האר"י ז"ל, שפירש הפסוק (דברים ח, ג) כי לא על הלחם לבדו יחיה האדם כי על כל מוצא פי ה' יחיה האדם. כבר חקרו הפילסופים לידע סיבת חיבור הנפש בגוף ע"י אכילה, וכי הנשמה בת אכילה היא, ולא עלתה בידם לידע הסיבה.

אבל הרב ז"ל הנ"ל אמר, אין לך דבר שאין בו צד קדושה, כמו שאמרו רז"ל (בר"ר י, ו) אין לך עשב מלמטה שאין לו מזל מלמעלה המכה בו ואומר לו גדל. הכוונה כח ההשפעה הבאה מלמעלה, כמו שכתוב (הושע ב, כג) נאם ה' אענה את השמים והם יענו את הארץ.

נמצא כל מאכל בעולם הוא מעורב בגוף. ונפש המאכל הנגלה הוא גוף וקדושת ההשפעה מלמעלה שמכה בו לאמור גדל זהו הנפש שלו.

וכשהאוכל אוכלו, אז ע"י אכילה נשאר גוף ונפש שלו מחוברים, כי הנפש נהנה מהנפש של המאכל, והגוף מהגוף. וזהו שכתוב (דברים ח, ג) כי לא על הלחם לבדו, רצה לומר על הלחם לבדו הנגלה לנו יחיה האדם, דזה אינו, דאם כן מה תועלת להנפש מזה.

אלא על כל מוצא פי ה', רצה לומר שיש למוצא הלחם פי ה', דהיינו ההשפעה שמכה בו ואומר לו שיצא לחוצה ויגדל, ע"ז יחיה האדם. וזה הפירוש הוא פירוש מופלא:

Et cette chose, je l'ai trouvée plus expliquée au nom du divin Ari Z"L (de mémoire bénie), qui a expliqué le verset (Deutéronome 8,3) : car ce n'est pas sur le pain seul que l'homme vivra, car sur tout ce qui sort de la bouche de ה' l'homme vivra. Déjà les philosophes ont cherché à savoir la cause de la jonction de l'âme au corps par le manger, et est-ce que la nechama est fille de manger, et il n'est pas venu en leur main de savoir la cause.

Mais le rav Z"L mentionné plus haut a dit : il n'est chose qui n'ait en elle un côté de sainteté, comme ont dit Razal (Bereshit Rabba 10,6) : il n'est herbe en bas qui n'ait un mazal (influence céleste) en haut qui la frappe et lui dit : grandis. L'intention est la force de l'influence qui vient d'en haut, comme il est écrit (Osée 2,23) : oracle de ה', Je répondrai aux cieux et eux répondront à la terre.

Il se trouve que tout aliment dans le monde est mêlé d'un corps. Et l'âme de l'aliment révélé, c'est un corps, et la sainteté de l'influence d'en haut qui le frappe pour dire : grandis, voilà son âme.

Et lorsque le mangeur le mange, alors par le manger son corps et son âme restent joints, car l'âme jouit de l'âme de l'aliment, et le corps du corps. Et c'est ce qui est écrit (Deutéronome 8,3) : car ce n'est pas sur le pain seul, c'est-à-dire sur le pain seul qui nous est révélé l'homme vivra, cela n'est pas, car s'il en était ainsi, quel profit y a-t-il pour l'âme de cela.

Mais sur tout ce qui sort de la bouche de ה', c'est-à-dire que la sortie du pain à la bouche de ה', c'est-à-dire l'influence qui le frappe et lui dit de sortir au-dehors et de grandir, par cela l'homme vivra. Et cette explication est une explication merveilleuse :

וכתב בראשית חכמה וזה לשונו, לכן ראוי להחמיר האדם על עצמו במאכל עצמו, שלא יהיה בו צד איסור כלל, שהרי יחזקאל הנביא היה משבח את עצמו שלא אכל מבהמה שהורה בה חכם אפילו שהיא מותרת, כיון שנפל בה ספק איסור כמו שאמרו רז"ל בפרק אלו טריפות (חולין לז, ב) על פסוק (יחזקאל ד, יד) ולא בא לפי בשר פיגול. כל שכן אם יהיה במאכל עצמו צד איסור, שראוי להתרחק ממנו.

והרי יש כמה דברים שנפל מחלוקת בין הפוסקים האחרונים הלכה כדברי מי, וזה אוסר וזה מתיר, ובודאי שיחזקאל הנביא ע"ה בדבר זה לא היה אוכל, שהרי אותו האוסר שויא לגביה חתיכה דאיסורא והוא חמור יותר מהורה בה חכם. וכתב בחובת הלבבות, שהחסידים היו פורשים משבעים שערים משערי המותר, מיראתם שער אחד משער האיסור, עכ"ל ראשית החכמה.

ראה עד היכן קדושת המאכל. והנה ראיתי בני עליה והנם מועטים אפשר אפי' שנים בדור אינם, שלא לאכול מדבר שיש בו מחלוקות, אף דנהג בעלמא ופסקו כהמתיר:

Et Reshit 'Hokhma a écrit, et voici son langage : c'est pourquoi il convient que l'homme soit rigoureux envers lui-même dans l'aliment lui-même, qu'il n'y ait en lui aucun côté d'interdit, car voici Ye'hezkel le prophète se louait lui-même de n'avoir pas mangé d'une bête sur laquelle un sage avait statué, même qu'elle soit permise, puisque un doute d'interdit était tombé en elle, comme ont dit Razal au chapitre Elu terefot (Houlin 37b) sur le verset (Ezechiel 4,14) : et de la chair pigoul (rejetée) n'est pas entrée dans ma bouche. À plus forte raison s'il y a dans l'aliment lui-même un côté d'interdit, qu'il convient de s'en éloigner.

Et voici il y a plusieurs choses où une contestation est tombée entre les décideurs derniers, la halakha selon les paroles de qui, et celui-ci interdit et celui-ci permet, et certainement Ye'hezkel le prophète, que la paix soit sur lui, en cette chose n'aurait pas mangé, car voici celui qui interdit la considère pour lui comme une pièce d'interdit, et c'est plus grave que un sage a statué sur elle. Et il a écrit dans Hovot HaLevavot que les pieux se retiraient de soixante-dix portes des portes du permis, de leur crainte d'une porte de la porte de l'interdit.

Jusqu-ici le langage de Reshit 'Hokhma. Vois jusqu'où va la sainteté de l'aliment.

Et voici j'ai vu des hommes d'élévation et les voici peu nombreux, il se peut même que deux dans une génération il n'y en a pas, de ne pas manger d'une chose où il y a des contestations, même que le monde ait pratiqué et qu'ils aient décidé comme celui qui permet :

מכל מקום הבנים בניי יצ"ו, ארשום לכם איזה עניינים להזהיר אתכם להחמיר במה שאין העולם נזהרים, ואל תהיו אחרי רבים לרעות, מאחר שהוא מצד דינא כמו שאפרש:

Néanmoins, les fils, mes fils, que leur Rocher et leur Rédempteur les garde, je noterai pour vous quelques sujets pour vous avertir d'être rigoureux en ce dont le monde ne se garde pas, et ne soyez pas après beaucoup pour le mal (Exode 23,2), puisqu'il est du côté de la loi comme je l'expliquerai :

עוד הנני מודיע אתכם, הנה רבותינו גדולי האחרונים הגאון מהר"ש לוריא ז"ל והגאון מהר"ם איסרלז ז"ל כל אחד מהם חיבר וסידר איסור והיתר, וכמה פעמים הם מחולקים. וכבר יצא טבעו של הגאון מהרמ"א ז"ל לילך אחריו ולפסוק כמוהו.

ולבד מן השמים זכה לזה כמו שנפסק הלכתא כבית הלל, אע"ג דבית שמאי הוה חריפי. רק כגון דא צריך אני להודיע, כי הגאון מהרש"ל ז"ל הוא בתראי בסדר חיבור איסור והיתר שלו לאחר שחיבר מהרמ"א ז"ל תורת חטאת שלו, כי כן היה המעשה, תלמידים של הגאון מהרש"ל ז"ל העתיקו איסור והיתר שלו והביאו אותו ליד מהרמ"א ז"ל כשחיבר התורת חטאת.

על כן הביא כמה פעמים איסור והיתר של הגאון מהרש"ל ז"ל ומשיג עליו. אח"כ בא התורת חטאת ליד הגאון מהרש"ל ז"ל, וכתב מהרש"ל ז"ל באיסור והיתר שלו מה שכתב, נמצא שזה הגאון מהרש"ל ז"ל הוא בתראי.

אבל כבר אמרתי שכבר נתפשט בתפוצת ישראל שבחוצה לארץ במלכות פולנייא ופיהם ומעהרין ואשכנז לפסוק כהגאון מהרמ"א ז"ל. אבל מכל מקום ראוי להיות כל איש שורר בביתו להתקדש ולהחמיר לאסור לעצמו, הן מה שאוסר זה, והן מה שאוסר זה, אף שמיקל לאחריני בהוראה לפי המנהג, יחמיר לעצמו.

ומכ"ש שלא יקל לעצמו, ויחמי ר לאחריני. וארשום איזה מקומות, וישמע חכם ויוסיף לקח:

Encore, je vous informe : voici nos maîtres les grands des derniers, le gaon Maharshal, notre maître le rav Rabbi Shelomo Luria, de mémoire bénie, et le gaon Maharam Isserlz, notre maître le rav Rabbi Moché Isserlès, de mémoire bénie, chacun d'eux a composé et ordonné Issur veHéter, et plusieurs fois ils sont divisés. Et déjà la nature du gaon le Rema Z"L est sortie, d'aller après lui et de décider comme lui.

Et outre cela, du Ciel il a mérité cela, comme il a été décidé que la halakha est comme Beit Hillel, bien que Beit Shammai fussent plus acérés. Seulement une chose comme celle-ci je dois informer, car le gaon Maharshal Z"L est le dernier dans l'ordre de la composition de son Issur veHéter, après que le Rema Z"L eut composé son Torat Hatat, car ainsi fut le fait : des disciples du gaon Maharshal Z"L ont copié son Issur veHéter et l'ont apporté dans la main du Rema Z"L lorsqu'il composait le Torat Hatat.

C'est pourquoi il a apporté plusieurs fois l'Issur veHéter du gaon Maharshal Z"L et objecté contre lui. Ensuite le Torat Hatat est venu dans la main du gaon Maharshal Z"L, et Maharshal Z"L a écrit dans son Issur veHéter ce qu'il a écrit, il se trouve que ce gaon Maharshal Z"L est le dernier.

Mais j'ai déjà dit que déjà s'est étendu dans la dispersion d'Israël qui est hors de la Terre, dans le royaume de Pologne et de Bohême et de Moravie et d'Ashkenaz, de décider comme le gaon le Rema Z"L. Mais néanmoins il convient que tout homme soit souverain dans sa maison, pour se sanctifier et être rigoureux, s'interdire à lui-même, tant ce que celui-ci interdit, que ce que celui-ci interdit, même s'il est indulgent pour les autres dans la décision selon la coutume, qu'il soit rigoureux pour lui-même.

Et à plus forte raison qu'il ne soit pas indulgent pour lui-même et rigoureux pour les autres. Et je noterai quelques endroits, et le sage écoutera et ajoutera de l'enseignement (Proverbes 1,5) :

והנה החומרות מצד הדין הם אלו. ראשית דבר דבר גדול מחמת בדיקת הסכין של שחיטה כתב רבינו יונה בשערי תשובה שלו והובא בבית יוסף בטור יורה דעה סוף סימן י"ח וזה לשונו, ולמוכיחים ינעם העד בעם ויזהרו בתורת השחיטה ובדקדוקיה, ויבחרו להם שוחט ירא חטא, כי עם רב מישראל תלוין עליו במצות השחיטה והבדיקה.

וגם אמנם אמרו רז"ל (חולין ג, ב) רוב מצויין אצל שחיטה מומחין הן, יש מקומות בלי משים ואין תוכחת מצויים שם, רבים מן העם הנמצאים אצל שחיטה בלתי מומחים. ועוד ראינו במקצת שערורי' כי רבים מהמומחים רחקו לבם מיראת חטא, ואשר איננו ירא לבו לא יבין לדקדק לבדיקת הסכין, כי צריך לכוון את לבו במאוד מאוד בבדיקתו, הלא תראה כי יבדק אדם פעמים ושלש ולא ירגיש בפגימה דקה לאחר כן ימצאנה, כי הכין לבו באחרונה ובחינת חוש המישוש כפי כוונת הלב, מלבד כי יפשע גבר מבלי יראה בבדיקת הסימנים ויתר דרכים וצדדים, עכ"ל:

Et voici les rigueurs du côté de la loi sont celles-ci. Première chose, une grande chose à cause de l'examen du couteau de l'abattage : Rabbenou Yona a écrit dans son Shaaréi Techouva, et il est apporté dans le Beit Yossef sur le Tour Yore Dea, fin du siman 18, et voici son langage : et pour ceux qui reprennent il sera agréable, le témoin dans le peuple, et qu'ils se gardent dans la Torah de l'abattage et ses minuties, et qu'ils se choisissent un abatteur craignant le péché, car un grand peuple d'Israël dépend de lui dans la mitsva de l'abattage et de l'examen.

Et aussi certes ont dit Razal (Houlin 3b) : la plupart de ceux qui se trouvent auprès de l'abattage sont des experts, il y a des endroits sans y prendre garde et il n'y a pas de réprimande qui s'y trouve, beaucoup du peuple qui se trouvent auprès de l'abattage sont sans expertise. Et encore nous avons vu dans quelque scandale que beaucoup des experts, leur cœur s'est éloigné de la crainte du péché, et celui dont le cœur ne craint pas ne comprendra pas à être minutieux pour l'examen du couteau, car il faut diriger son cœur très très fort dans son examen, ne verras-tu pas qu'un homme examinera deux et trois fois et ne sentira pas une entaille fine, ensuite il la trouvera, car il a préparé son cœur à la fin, et l'épreuve du sens du toucher est selon l'intention du cœur, outre qu'un homme faute sans crainte dans l'examen des signes et le reste des voies et des côtés.

Jusqu-ici son langage :

ואני הגבר מיום היותי לאיש נצטערתי על דבר זה, מה שאוכלים בשר מכל אשר יביאו מישובי העיר ואגפיה, אף כי נתמנה שם שוחט שקבלוהו בני הישוב ההוא, מ"מ לפעמים מקבלין לשוחט מכל אשר בחרו, אף שאינו מופלג בחסידות ובאומנות יתירה. ואף בעיר גדולה שהיא עיר ואם בישראל, ראוי לכל ירא וחרד לדבר על לב האב ב"ד לחקור ולדרוש איך הוא הסכין של שוחט דמתא, אף אם הוא ירא שמים, כי נוסף על יראת שמים צריך אומנות יתירה:

Et moi, l'homme, depuis le jour où je suis devenu un homme, je me suis affligé sur cette chose, ce qu'ils mangent de la viande de tout ce qu'on apporte des villages de la ville et de ses alentours, même qu'un abatteur y ait été nommé que les gens de ce village ont reçu, néanmoins parfois on reçoit pour abatteur de tous ceux qu'ils ont choisis, même s'il n'est pas distingué dans la piété et dans un art extraordinaire. Et même dans une grande ville qui est une ville et mère en Israël, il convient à tout craignant et tremblant de parler au cœur de l'av beit din (chef du tribunal) pour rechercher et s'enquérir comment est le couteau de l'abatteur de la ville, même s'il est craignant le Ciel, car outre la crainte du Ciel il faut un art extraordinaire :

ואני ראיתי אחד מן הפרושים האמתיים, שלא אכל בשר אם לא כששחט הוא בעצמו. והיה בא לעיר גדולה לא-להים המתנהגת בחסידות ובקדושה, ודברו עמו חכמי העיר למה לא יאכל הבשר ששוחט השוחט המומחה שלהם, ובכן לרוב הפצרתם לקח הסכין מן השוחט ובדק אותו, ואמר להשוחט תאמר לי איך אתה מחזיק הסכין.

אמר השוחט הוא כשר. אמר לו להשוחט בדוק אותו שנית, ובדק אותו שנית, ואמר שהוא כשר.

אחר כך הראה הוא לחכמים ואמר תראו שבכאן יש פגימה, וכדבריו כן היה, ותמהו חכמי העיר. ראו עד היכן הדבר מגיע, כי צריך להיות מופלג ביראת שמים, ומופלג בהבנת הבדיקה.

ולא לחנם היה המנהג של חכמי התלמוד לבדוק הסכין דוקא הם בעצמם ובכבודם, ולא להאמין לשום טבח אף שהוא ירא שמים, כי הרבה צריך ישוב הדעת ויראת שמים לבדיקת הסכין. והנה כשזיכני הש"י לבוא לירושלים ע"ה תוב"ב, ראה ראיתי הנהגת בדיקת הסכין בכאן באימה יתירה, ובהראותו לחכמי העיר, וכן המנהג בכל המלכות הזה, ראו עיני ושמח לבי:

Et j'ai vu l'un des vrais ascètes, qui ne mangeait de viande que lorsqu'il abattait lui-même. Et il venait dans une ville grande pour Elokim, qui se conduit dans la piété et la sainteté, et les sages de la ville ont parlé avec lui : pourquoi ne mangerait-il pas la viande qu'abat leur abatteur expert, et ainsi, devant l'abondance de leurs instances, il a pris le couteau de l'abatteur et l'a examiné, et il a dit à l'abatteur : dis-moi comment tu tiens le couteau.

L'abatteur a dit : il est kasher. Il a dit à l'abatteur : examine-le une seconde fois, et il l'a examiné une seconde fois, et il a dit qu'il est kasher.

Ensuite il l'a montré aux sages et a dit : voyez qu'ici il y a une entaille, et selon ses paroles ainsi était, et les sages de la ville se sont étonnés. Voyez jusqu'où la chose atteint, car il faut être distingué dans la crainte du Ciel, et distingué dans la compréhension de l'examen.

Et ce n'est pas pour rien que la coutume des sages du Talmud était d'examiner le couteau précisément eux-mêmes et en leur honneur, et de ne croire aucun boucher même s'il est craignant le Ciel, car il faut beaucoup de recueillement de l'esprit et de crainte du Ciel pour l'examen du couteau. Et voici, lorsque le Saint, béni soit-Il, m'a fait mériter de venir à Jérusalem la ville sainte, qu'elle soit bâtie et établie, j'ai vu, j'ai vu la conduite de l'examen du couteau ici avec une crainte extraordinaire, et en le montrant aux sages de la ville, et ainsi est la coutume dans tout ce royaume, mes yeux ont vu et mon cœur s'est réjoui :

עוד שנית בענין משמוש בסירכא למעך בה שנוהגין העולם, ונתפשט הנגע בהרבה מדינות וקהלות, וממעכין אפילו בנסרך שלא כסדרן שהוא טריפות המוזכר בתלמוד. כבר כתב הרשב"א שהעושין כן כאלו מאכילין טריפות בישראל, כך כתב רבינו ירוחם, וכתב כן בשם רבינו תם ובשם גדולי האחרונים.

ורמ"א בהגה"ה שלחן ערוך טור יורה דעה סימן ל"ט (סעיף יג) אף שהמובן מדבריו שאין הדבר כשר לעשות כן, מכל מקום לא מיחה, כי כן דרכו שלא לסתור מנהג הנהוג בכל מה דאפשר לקיימו. אמנם קנאת ה' צבאות תעשה זאת לבלתי שמוע אל המנהג הרע הזה, כי אף בניענוע הריאה שהורה מר יעקב גאון, רבו החולקים עליו:

Encore, deuxièmement, au sujet du maniement d'une adhérence pour l'écraser, que le monde pratique, et la plaie s'est étendue dans beaucoup de pays et de communautés, et ils écrasent même dans ce qui est adhésif hors de l'ordre, qui est une terefah mentionnée dans le Talmud. Déjà le Rashba, Rabbi Shelomo ben Aderet, a écrit que ceux qui font ainsi, c'est comme s'ils faisaient manger de la terefah en Israël, ainsi a écrit Rabbenou Yérouham, et il a écrit ainsi au nom de Rabbenou Tam et au nom des grands des derniers.

Et le Rema dans la glose du Choulhan Aroukh, Tour Yore Dea siman 39 (alinéa 13), même que le compris de ses paroles est que la chose n'est pas kasher à faire ainsi, néanmoins il n'a pas protesté, car telle est sa voie de ne pas contredire une coutume pratiquée en tout ce qu'il est possible de la maintenir. Toutefois la jalousie de ה' Tsevaot fera cela, de ne pas écouter cette mauvaise coutume, car même dans l'agitation du poumon qu'a statué Mar Yaakov Gaon, nombreux sont ceux qui divergent de lui :

ואתם בנים בניי יצ"ו, הנני מצוה אתכם שלא תאכלו בשר הנכשר מכח מיעוך במקום שהיתה טריפת הסירכא מצד הדין, ולא תקנו בשר מהטבח עד שתדרשנו אחר זה. ויושבי ארץ ישראל וכל תפוצות ישראל היושבים במלכות התוגר, כולם מטריפין:

Et vous, les fils, mes fils, je vous commande de ne pas manger de la viande déclarée kasher par la force de l'écrasement dans un endroit où il y avait une terefah de l'adhérence du côté de la loi, et n'achetez pas de viande du boucher jusqu'à ce que vous l'interrogiez là-dessus. Et les habitants de la terre d'Israël et toutes les dispersions d'Israël qui siègent dans le royaume du Turc, tous déclarent terefah :

בענין נסרכה המרה, כתב הגאון רמ"א בתורת חטאת שלו כלל סימן פ"ח זה לשונו, כתב הגהת מרדכי דחולין דף תשמ"ב ע"א דיש להסתפק אם נסרכה המרה למקום אחר אם הוא טריפה. ובמרדכי פרק אלו טריפות דף תשל"א פסק להיתר, וכן נראה מהאיסור והיתר הארוך כלל נ"ב.

וכן הוא דעת בית יוסף לענין חצר הכבד שנסרך, דלא מטרפין בסירכא רק בריאה. וכך כתב מהרי"ו בבדיקותיו לענין חצר הכבד הנסרך, דכשר.

ונראה דהוא הדין לענין מרה הנסרכת, דחד טעמא אית להו. ודלא כדברי תרומת הדשן שכתב סי' קס"ג דכל מקום שהנקב פוסל שם ומטריף, סירכא ג"כ טריפה שם, עכ"ל:

Au sujet de la bile qui s'est adhésée, le gaon le Rema a écrit dans son Torat Hatat, klal siman 88, voici son langage : l'Hagahot Mordekhai de Houlin, page 742a, a écrit qu'il y a à douter si la bile s'est adhésée à un autre endroit, si c'est terefah. Et dans le Mordekhai, chapitre Elu terefot, page 731, il a décidé pour le permis, et ainsi il apparaît de l'Issur veHéter long, klal 52.

Et ainsi est l'avis du Beit Yossef quant à la cour du foie qui s'est adhésée, que l'on ne déclare terefah par une adhérence que dans le poumon. Et ainsi a écrit Mahari Weil dans ses examens quant à la cour du foie adhésée, qu'elle est kasher.

Et il apparaît que c'est la même loi quant à la bile adhésée, car ils ont une seule raison. Et non comme les paroles de Terumat haDéshen qui a écrit siman 163 que tout endroit où un trou disqualifie et déclare terefah, une adhérence aussi est terefah là.

Jusqu-ici son langage :

כמדומה לי שהגאון רמ"א לא ראה דברי תרומת הדשן, שהרי שם סתר בטוב טעם שאין ראיה מחצר הכבד עיין שם. וכן מה שכתב הגאון דבמרדכי פרק אלו טריפות דף תשל"א פסק להיתר, לא היא, כי המרדכי לא כתב כן אלא לענין חצר הכבד, ואדרבה התרומת הדשן מוכיח מהמרדכי דסירכא טריפה בכל מקום שניקב טריפה.

וכן באיסור והיתר הארוך כלל נ"ב כתב כתרומת הדשן דטריפה בנסרכה. ומה שכתב בכלל נ"ב בענין דיבוק המרה בשם ראבי"ה, הוא ענין אחר ודו"ק.

ופשוט בעיני שהגאון רמ"א ז"ל לא ראה דברי תרומת הדשן בפנים בספרו, רק ראה ריש דברי תרומת הדשן שהביא הבית יוסף סוף סימן מ"ו. דאלו קרא כל התשובה שאין ראיה מחצר הכבד, ח"ו שהיה מתיר, על כן אין להכשיר.

אף שכתב שם הב"י בשם ארחות חיים להכשיר, ח"ו לעשות מעשה כן, מאחר שכל ראיותיו של רמ"א דחויות, ח"ו להכשיר מה שמטריף התרומת הדשן. זמן רב אחר שפסקתי פסק זה, ראיתי ספר אחד של שאלות ותשובות נקרא ספר משפטי שמואל, ופסק להטריף כדברי, והנאני במאוד:

Il me semble que le gaon le Rema n'a pas vu les paroles de Terumat haDeshen, car voici la il a réfuté avec une bonne raison qu'il n'y a pas de preuve de la cour du foie, vois là. Et de même ce qu'a écrit le gaon que dans le Mordekhai, chapitre Elu terefot, page 731, il a décidé pour le permis, il n'en est rien, car le Mordekhai n'a pas écrit ainsi sinon quant à la cour du foie, et au contraire Terumat haDeshen prouve du Mordekhai qu'une adhérence est terefah en tout endroit où si c'était percé c'est terefah.

Et de même dans l'Issur veHeter long, klal 52, il a écrit comme Terumat haDeshen que c'est terefah lorsqu'elle s'est adhesee. Et ce qu'il a écrit dans le klal 52 au sujet de l'adhérence de la bile au nom du Ravyah, Rabbi Eliezer ben Yoël HaLevi, c'est un autre sujet, et examine bien.

Et il est simple à mes yeux que le gaon le Rema Z"L n'a pas vu les paroles de Terumat haDeshen à l'intérieur dans son sefer, seulement il a vu le début des paroles de Terumat haDeshen qu'a apporté le Beit Yossef à la fin du siman 46. Car s'il avait lu toute la réponse, qu'il n'y a pas de preuve de la cour du foie, à Dieu ne plaise qu'il eût permis, c'est pourquoi il n'y a pas à déclarer kasher.

Même qu'ait écrit là le Beit Yossef au nom de Orhot Haim de déclarer kasher, à Dieu ne plaise de faire un acte ainsi, puisque toutes les preuves du Rema sont rejetées, à Dieu ne plaise de déclarer kasher ce que Terumat haDeshen déclare terefah. Longtemps après que j'ai décidé cette décision, j'ai vu un sefer de questions et réponses appelé sefer Mishpetei Shmuel, et il a décidé de déclarer terefah comme mes paroles, et cela m'a beaucoup plu :

טחול שנמצא נקוב בראשו העב במקום הדק שיש בו, דהיינו שהטחול אפילו בקצה הגס והעב יש לו בקצהו שפה סביב בראשו דק, אם הוא נידון כסומכי' או יהיה כקולשא וכשירה. שאלה זו בא לידי כמה פעמים, ונשאתי עם בעלי תריסין לאחר העיון בכל הפוסקים, ולא מצאנו היתר מפורש, ואדרבה קצת נוטה לשון הטור להטריף, שכתב ביורה דעה סימן מ"ג וזה לשונו, ניטל הטחול כשרה.

ובניקב יש חילוק בין ראשו הראשון, לחבירו. שהטחול בראשו האחד עב וכו'.

שנראה שאין חילוק רק בין הראש האחד לחבירו בלבד, אבל בראשו האחד מיהא אין שום חילוק בין הדק שבו לגס שבו, ואם איתא שכל נקב שהוא במקום הדק בכל מקום שיהיה הוא כשר, איך כתב שבניקב יש חילוק בראשו האחד לחבירו דוקא, הרי אף בראשו האחד יש הפרש בין הגס שבו, לדק שיש בו. על כן מי הוא זה ואיזה הוא אשר מלאו לבו להתיר.

וכן מצאתי בהדיא בתשובה אחת חדשה שפסק כן. וכתב בסוף התשובה וזה לשונו, סוף דבר, פה ליפנט"ו ובכלל המוריא"ה נוהגין להטריף בכל מקום שיהיה הנקב בצד העב, ואין חולקים בין הדקות שיש בו כלל.

וכן בצד הדק, מכשירים בכל הצד ההוא:

Une rate qui s'est trouvée percée dans sa tête épaisse, à l'endroit mince qu'il y a en elle, c'est-à-dire que la rate, même à l'extrémité grossière et épaisse, a à son extrémité une lèvre autour à sa tête mince, si elle est jugée comme la partie épaisse ou si elle serait comme la queue mince et kasher. Cette question est venue en ma main plusieurs fois, et j'ai discuté avec les maîtres des boucliers (disputants) après l'étude dans tous les décideurs, et nous n'avons pas trouvé de permis explicite, et au contraire le langage du Tour penche un peu à déclarer terefah, car il a écrit dans Yore Dea siman 43 et voici son langage : si la rate est ôtée, elle est kasher.

Et si elle est percée, il y a une distinction entre sa première tête et son compagnon. Car la rate, dans sa tête l'une, est épaisse, etc.

Qu'il apparaît qu'il n'y a de distinction que entre l'une tête et son compagnon seulement, mais dans sa tête l'une du moins il n'y a aucune distinction entre le mince qui est en elle et le gros qui est en elle, et s'il était que tout trou qui est à l'endroit mince, en tout endroit qu'il serait, est kasher, comment a-t-il écrit que si elle est percée il y a une distinction dans sa tête l'une versus son compagnon précisément, voici même dans sa tête l'une il y a une différence entre le gros qui est en elle et le mince qu'il y a en elle. C'est pourquoi qui est celui-ci et lequel est-il dont le cœur s'est rempli de permettre.

Et ainsi j'ai trouvé explicitement dans une réponse nouvelle qui a décidé ainsi. Et il a écrit à la fin de la réponse et voici son langage : fin de la chose, ici à Lipto et dans l'ensemble de la Moravie on pratique de déclarer terefah en tout endroit que le trou serait du côté épais, et l'on ne distingue pas quant à la minceur qu'il y a en elle du tout.

Et de même du côté mince, on déclare kasher dans tout ce côté-là :

עתה ארשום קצת מהחילוקים שבין הגאונים בתראי מהרש"ל ז"ל ומהרמ"א ז"ל, ולא ארשום במקום שרש"ל מתיר ורמ"א אוסר, דלא יש נפקותא מזה, מאחר דפסקינן בדור הזה אחר רמ"א, ומי יקל ראש, ומי הוא זה שיחמיר לאחריני ויקיל לעצמו. אך ארשום קצת מקומות שרש"ל מחמיר, ואף המיקל לאחריני ופוסק כרמ"א, מכל מקום ראוי שיחמיר לעצמו כרש"ל, כי על הרוב טעמו ונימוקו עמו:

Maintenant je noterai un peu des distinctions entre les géonim derniers, Maharshal Z"L et le Rema Z"L, et je ne noterai pas à l'endroit où Rashal permet et le Rema interdit, car il n'y a pas de différence pratique de cela, puisque nous décidons en cette génération d'après le Rema, et qui prendra à la légère, et qui est celui-ci qui sera rigoureux pour les autres et indulgent pour lui-même. Mais je noterai quelques endroits où Rashal est rigoureux, et même celui qui est indulgent pour les autres et décide comme le Rema, néanmoins il convient qu'il soit rigoureux pour lui-même comme Rashal, car sur la plupart son goût et son argument sont avec lui :

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