שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Shaar HaOtiyot, Vatranut

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Dans le traité Megila, on a demandé à Rabbi Nehounia le Grand : « par quoi as-tu prolongé tes jours ? » Il dit : de mes jours je n'ai pas reçu de présents, et j'étais cédant dans mon argent. Le Chla enseigne de peser dans les balances de la Torah, comme Yaakov qui tenait à de petits flacons et céda à Ésav l'or et l'argent pour la grotte. Pour les mitsvot d'argent, qu'il soit un grand cédant jusqu'à un cinquième, et qu'on ne laisse aucune mitsva à cause de son prix. À l'achat il prend le plus embelli même plus cher d'un tiers ; une fois acquis, il n'ajoute un tiers que si la mesure était étroite.

Aussi : l'embellissement au-delà d'un tiers remboursé de son vivant ; la cession dans le commerce, hors des querelles, et loin de la caution ; le prêt aux pauvres et la générosité des sefarim, du corps et de la Torah

במסכת מגילה (כח, א) שאלו את ר' נחוניא הגדול במה הארכת ימים. אמר להם מימי לא קבלתי מתנות, שנאמר (משלי טו, כז) ושונא מתנות יחיה.

ולא עמדתי על מדותי. ותרן בממוני הייתי.

ואין הכוונה לוותר ולבזבז, דהא אדרבה אמרו רז"ל תלמיד חכם מדקדק אפי' בפחות משוה פרוטה. אלא הענין יהיה נדיב במקום שראו לו להתנדב, וישקול דבר זה במאזנים של תורה וילמד מיעקב אבינו שהיה ציקני, שנאמר (בראשית לב, כה) ויותר יעקב לבדו, ואמרו רז"ל (חולין צא, א) ששכח פכין קטנים, מלמד שהצדיקים חביב עליהם ממונם, והכל בשביל שאין פושטין ידיהם בגזל.

ומצינו במקום אחר שהיה ותרן אין כמוהו, כמו שדרשו רז"ל (שמו"ר לא, יז) בקברי אשר כריתי (בראשית נ, ה), מלמד שנטל יעקב כל כסף וזהב שהביא מבית לבן ועשה כרי ואמר לעשו טול כרי זה בשביל חלקך במערה. לכן ממנו ילמוד האדם שלא יפזר לריק ושלא לצורך:

Dans le traité Megila (28a) on a demandé à Rabbi Nehounia le Grand : par quoi as-tu prolongé tes jours ? Il leur dit : de mes jours je n'ai pas reçu de présents, il est écrit (Proverbes 15,27) : et celui qui hait les présents vivra.

Et je n'ai pas tenu sur mes mesures. J'étais cédant dans mon argent.

Et l'intention n'est pas de céder et de gaspiller, car au contraire ont dit Razal : un disciple sage est exact même en moins de la valeur d'une perouta (plus petite pièce). Seulement le sujet : qu'il soit généreux au lieu où il lui convient de se porter généreux, et qu'il pèse cette chose dans les balances de la Torah, et qu'il apprenne de Yaakov notre père qui était avare, il est écrit (Genèse 32,25) : et Yaakov resta seul, et ont dit Razal (Houlin 91a) qu'il oublia de petits flacons, cela enseigne que pour les tsadikim leur argent leur est cher, et le tout parce qu'ils ne tendent pas les mains au vol.

Et nous trouvons en un autre lieu qu'il était cédant sans égal, comme ont exposé Razal (Shemot Rabba 31,17) : dans ma tombe que j'ai creusée (Genèse 50,5), cela enseigne que Yaakov prit tout l'argent et l'or qu'il avait amenés de la maison de Lavan et fit un כרי (tas) et dit à Esav : prends ce tas pour ta part dans la grotte. C'est pourquoi de lui l'homme apprendra à ne pas disperser en vain et sans besoin :

ובמקום מצוה, כגון בצדקה ובשאר מצות התלויות במעות, כגון לקנות רב וחבר וספרים, יהיה ותרן גדול, ואדרבה כל מצוה שקונה אותה ביוקר הרי זו מעולה. והזוהר (ח"ג קח, א) נתן סימן, חנם בלא מצוה, כי הקליפה בהפקירא ניחא לה.

על כן יבזבז בשביל מצוה, ואין להניח שום מצוה בשביל דמיה, שהרי רבן גמליאל לקח אתרוג באלף זוז (סוכה מא, ב), ובתנאי שלא יבזבז יותר מחומש, כמו שאמרו רז"ל (כתובות נ, א) המבזבז אל יבזבז יותר מחומש. ואעפ"י שמדברי התוספות והרא"ש בפרק קמא דבבא קמא משמע דאין צריך אדם לבזבז הון רב בעבור מצוה אחת, אפילו אם תהא מצוה עוברת, ולכך חשיב ליה לר"ג רבותא שקנה אתרוג באלף זוז אע"פ שהיה נשיא ועשיר.

מכל מקום הרוצה ליטול זה השם וליתן ממון רב בעבור מצוה רק שלא יהיה יותר מחומש, הרי זה זריז ונשכר ואוהב את ה' במאודו. ואפילו שאינה מצוה עוברת, כשיש עוד ביותר למכור אמרו רז"ל במסכת ב"ק פרק קמא (ט, ב) בהדור מצוה עד שליש במצוה.

פירש רש"י, שאם מוצא ב' ספרי תורות לקנות אחד הדור מחבירו יוסיף שליש הדמים ויקח את ההדור. דתניא (שבת קלג, ב) זה אלי ואנוהו (שמות טו, ב), התנאה לפניו במצות, עשה לפניו ס"ת נאה, לולב נאה, טלית נאה, ציצית נאה.

וזה לשון התוספות, עד שליש במצוה, פירוש שאדם מוצא אתרוג כאגוז כמו ששיערו, ואחר גדול ממנו שליש, יקנהו:

Et au lieu d'une mitsva, comme dans l'aumône et dans les autres mitsvot qui dépendent de l'argent, comme d'acheter un maître et un compagnon et des sefarim, qu'il soit un grand cédant, et au contraire toute mitsva qu'il achète cher, celle-ci est supérieure. Et le Zohar (volume 3, 108a) a donné un signe : חנם, sans mitsva, car la kelipa (écorce) est à l'aise dans le laisser-aller.

C'est pourquoi qu'il dépense pour une mitsva, et qu'on ne laisse aucune mitsva à cause de son prix, car voici Rabban Gamliel a pris un etrog pour mille zouz (Soucca 41b), et à condition qu'il ne dépense pas plus d'un cinquième, comme ont dit Razal (Ketouvot 50a) : celui qui dépense, qu'il ne dépense pas plus d'un cinquième. Et bien que des paroles des Tossefot et du Roch (Rabbenou Acher) au premier chapitre de Bava Kama il ressorte qu'un homme n'a pas besoin de dépenser une grande fortune pour une seule mitsva, même si c'est une mitsva qui passe, et c'est pourquoi on compte pour Rabban Gamliel une chose remarquable qu'il ait acheté un etrog pour mille zouz bien qu'il fut prince et riche.

Néanmoins celui qui veut prendre ce nom et donner beaucoup d'argent pour une mitsva seulement que ce ne soit pas plus d'un cinquième, voici celui-ci est diligent et récompense et aime ה' de son bien. Et même si ce n'est pas une mitsva qui passe, lorsqu'il y en a encore de plus à vendre, ont dit Razal dans le traité Bava Kama, premier chapitre (9b) : dans l'embellissement de la mitsva, jusqu'à un tiers dans la mitsva.

Rachi a expliqué : s'il trouve deux sifrei Torah à acheter, l'un plus beau que son compagnon, qu'il ajoute un tiers du prix et qu'il prenne le plus beau. Car il est enseigné (Chabbat 133b) : celui-ci est mon Dieu et je l'embellirai (Exode 15,2), embellis-toi devant Lui dans les mitsvot, fais devant Lui un sefer Torah beau, un loulav beau, un talit beau, des tsitsit belles.

Et voici le langage des Tossefot : jusqu'à un tiers dans la mitsva, c'est-à-dire qu'un homme trouve un etrog comme une noix comme ils ont mesuré, et un autre plus grand que lui d'un tiers, qu'il l'achète :

וזה לשון הרב הגדול רש"ל בספר ים שלמה על פירוש רש"י של שליש מצוה, שיוסיף שליש ליקח את ההדור כו', כתב וזה לשונו, וכן משמע להדיא דעת הרי"ף בפרק לולב הגזול שהביא האי מימרא הידור מצוה כו' על האי ברייתא עשה לך ספר תורה נאה כו'. וכן פירש הרא"ש לשם, שאם קנה לולב ונזדמן לו אחר יפה יותר, יוסיף עד שליש בדמי הראשון להחליפו ביפה, והיינו בהדיא כרש"י:

Et voici le langage du grand rav Rashal (Rabbi Shlomo Luria) dans le sefer Yam shel Shlomo sur l'explication de Rachi du tiers de la mitsva, qu'il ajoute un tiers pour prendre le plus beau, etc., il a écrit et voici son langage : et ainsi ressort explicitement l'avis du Rif (Rabbenou Yitshak Alfasi) au chapitre Loulav ha-gazoul, qui a apporté cette parole de l'embellissement de la mitsva, etc., sur cette baraita : fais-toi un sefer Torah beau, etc. Et ainsi a expliqué le Roch là-bas : s'il a acheté un loulav et qu'un autre plus beau s'est présenté à lui, qu'il ajoute jusqu'à un tiers du prix du premier pour l'échanger contre le beau, et c'est explicitement comme Rachi :

וקשה לי דא"כ אין לדבר סוף, אם נזדמנו לו עשרים הדורים אחד מחבירו וכי ליתב לכולא ביתיה. לכן נראה לי פירוש ר"ת עיקר, כאשר איתא בסמ"ג וזה לשונו, גרסינן בפרק קמא דב"ק בהדור מצוה עד שליש, ומפרש רבינו יעקב שאינו רוצה לומר בס"ת נאה או אתרוג נאה יוסיף שליש, שהרי לעולם ימצא נאה ונאה.

אלא אם קנה אתרוג כשיעורו כאגוז לר"מ, או כביצה לר' יהודה (סוכה לד, ב), ומצא נאה, יש לו ליתן עד שליש יותר. אבל אם גדול מכביצה, אין לו להוסיף עליו, לשון מורי רבינו יודא, עד כאן לשונו.

וכן פירש הרא"ש בבא קמא. ואין זה כל כך תמיהה על הרא"ש שדבריו סותרות.

כי בפרק לולב הגזול הביא רי"ף מאמר דהידור מצוה כו' על ברייתא דזה אלי ואנוהו כו', לכן פירש על דעת הרי"ף. ובכאן שהוא גוף המאמר פירש אליבא דתוספות.

וראיה שהטור בנו סי' תרנ"ו כתב כמו שכתוב בסמ"ג, עכ"ל רש"ל:

Et j'ai une difficulté : si ainsi, la chose n'a pas de fin, s'il s'est présenté à lui vingt plus beaux l'un que l'autre, donnera-t-il toute sa maison ? C'est pourquoi il m'apparaît que l'explication de Rabbenou Tam est l'essentielle, comme il est dans le Semag (Sefer Mitsvot Gadol) et voici son langage : nous lisons au premier chapitre de Bava Kama : dans l'embellissement de la mitsva jusqu'à un tiers, et explique Rabbenou Yaakov qu'il ne veut pas dire : pour un sefer Torah beau ou un etrog beau qu'il ajoute un tiers, car toujours il trouvera beau et plus beau.

Seulement s'il a acheté un etrog à sa mesure comme une noix selon Rabbi Meir, ou comme un œuf selon Rabbi Yehouda (Soucca 34b), et qu'il a trouvé un beau, il a à donner jusqu'à un tiers de plus. Mais s'il est plus grand qu'un œuf, il n'a pas à ajouter sur lui, langage de mon maître Rabbenou Youda, jusqu-ici son langage.

Et ainsi a expliqué le Roch dans Bava Kama. Et ce n'est pas une si grande étonnance sur le Roch que ses paroles se contredisent.

Car au chapitre Loulav ha-gazoul le Rif a apporté le dit de l'embellissement de la mitsva, etc., sur la baraita de : celui-ci est mon Dieu et je l'embellirai, etc., c'est pourquoi il a expliqué selon l'avis du Rif. Et ici, qui est le corps du dit, il a expliqué selon les Tossefot.

Et une preuve : que le Tour son fils, siman 656, a écrit comme il est écrit dans le Semag, jusqu-ici les paroles de Rashal :

ולי נראה דדברי רש"י אמתיים. ומה שהקשו על רש"י דאין לדבר סוף, שהרי לעולם ימצאו נאה ונאה.

נראה בעיני שלא דקדקו בדברי רש"י. כי כוונת רש"י הוא דוקא בעת שרוצה לקנות אתרוג, ויש כאן אתרוגים הרבה וכולם הם כשרים, אזי יקנה ביותר היותר מהודר אפילו אם צריך להוסיף שליש על דמי האתרוג הכשר שאינו מהודר כל כך, יוסיף.

אבל אם כבר קנה אתרוג כשר וזכה בו, דהיינו ששילם אותו, ואחר זמן נזדמן אתרוג יותר מהודר, מודה רש"י דאין צריך. וכן משמע לשון רש"י שכתב, אם מצא ב' ספרי תורות לקנות, משמע בעת שרוצה לקנות מצאם כך, וק"ל:

Et il m'apparaît que les paroles de Rachi sont vraies. Et ce qu'on a objecté sur Rachi que la chose n'a pas de fin, car toujours on trouvera beau et plus beau.

Il m'apparaît qu'ils n'ont pas été exacts dans les paroles de Rachi. Car l'intention de Rachi est précisément au moment où il veut acheter un etrog, et il y a ici beaucoup d'etrogim et tous sont casher, alors qu'il achète le plus embelli parmi les plus, même s'il faut ajouter un tiers sur le prix de l'etrog casher qui n'est pas si embelli, qu'il ajoute.

Mais s'il a déjà acheté un etrog casher et qu'il y a acquis, c'est-à-dire qu'il l'a payé, et après un temps s'est présenté un etrog plus embelli, Rachi convient qu'il n'est pas besoin. Et ainsi ressort le langage de Rachi qui a écrit : s'il a trouvé deux sifrei Torah à acheter, cela implique qu'au moment où il veut acheter il les a trouvés ainsi, et c'est facile :

והשתא נאמר, דסברת שניהם טובים, של רש"י ושל תוספות. דהיינו, בתחלת הקניה יקנה המהודר ביותר שנמצא, אפילו אם הוא ביוקר יותר משליש.

אבל אם כבר קנה אתרוג וזכה בו, אזי אינו צריך להוסיף שליש בשביל ההידור, רק צריך להוסיף שליש אפילו אח"כ בשביל גדלו, דהיינו אם לא היה זה שקנה רק שיעור מצומצם, יקנה יותר גדול ויוסיף שליש. אבל אם זה שקנה כבר היה גדול ואין מצומצם בשיעורו, אזי אינו צריך להוסיף אח"כ בשביל ההידור אלא דוקא בתחילת הקניה קודם שזכה בו יקנה המהודר:

Et maintenant nous dirons que les raisonnements des deux sont bons, celui de Rachi et celui des Tossefot. C'est-à-dire : au commencement de l'achat, qu'il achète le plus embelli qui se trouve, même s'il est plus cher de plus d'un tiers.

Mais s'il a déjà acheté un etrog et qu'il y a acquis, alors il n'a pas besoin d'ajouter un tiers pour l'embellissement, seulement il a besoin d'ajouter un tiers même ensuite pour sa grandeur, c'est-à-dire si celui qu'il a acheté n'était qu'une mesure étroite, qu'il en achète un plus grand et qu'il ajoute un tiers. Mais si celui qu'il a déjà acheté était grand et n'est pas étroit dans sa mesure, alors il n'a pas besoin d'ajouter ensuite pour l'embellissement, seulement précisément au commencement de l'achat, avant qu'il y ait acquis, qu'il achète le plus embelli :

ואז ניחא דברי הרא"ש בפרק לולב הגזול, ובפרק דבבא קמא, כי מסכים הרא"ש לדברי שניהם, ודברי רש"י ותוספות אלו ואלו דברי א-להים חיים. וירא שמים יוצא ידי שניהם:

Et alors sont à l'aise les paroles du Roch au chapitre Loulav ha-gazoul, et au chapitre de Bava Kama, car le Roch s'accorde aux paroles des deux, et les paroles de Rachi et des Tossefot, celles-ci et celles-là sont paroles du Dieu vivant. Et le craignant le Ciel sort quitte des deux :

ואיתא שם עוד בגמרא (ב"ק ט, ב), בעי רב אשי, שליש מלגיו, או שליש מלבר. תיקו.

במערבא אמרי משמי' דר' זירא, עד שליש משלו, מכאן ואילך משל הקב"ה. פירש רש"י עד שליש משלו, דהיינו אותו שליש שיוסיף בהידור מצוה משלו הוא, שאינו נפרע לו בחייו כדאמרינן (ע"ז ג, א) היום לעשותם (דברים ז, יא), ולא היום ליטול שכרם.

מכאן ואלך מה שיוסיף בהידור יותר על שליש יפרע לו הקב"ה בחייו, עכ"ל. ורצה לומר על שליש הוא מחסר ממון שלו, ושכר מצוה תהיה לו לעה"ב.

ומה שמוסיף על השליש, זו ההוספה לא תהיה חסר מממונו, רק הקב"ה יפרע לו, על דרך (ביצה טו, ב) לוו עלי ואני פורע, והקרן קיים גם כן לעה"ב. וכתבו הפוסקים דהא דאין מחויב לוותר בשביל מצוה עוברת הון רב, וגם לא יוותר יותר מחומש, זהו בקיום מצות עשה.

אבל לעבור על לא תעשה שהוא בקום ועשה, את כל הון ביתו יתן ולא יעבור:

Et il est encore là dans la Guemara (Bava Kama 9b) : Rav Ashi a demandé : un tiers du dedans, ou un tiers du dehors ? Teikou.

En Occident ils disent au nom de Rabbi Zeira : jusqu'à un tiers de lui, de là et au-delà de Celui du Saint, béni soit-Il. Rachi a expliqué : jusqu'à un tiers de lui, c'est-à-dire ce tiers qu'il ajoutera dans l'embellissement de la mitsva est de lui, qu'il ne lui est pas remboursé de son vivant, comme nous disons (Avoda Zara 3a) : aujourd'hui pour les faire (Deutéronome 7,11), et non aujourd'hui pour prendre leur salaire.

De là et au-delà, ce qu'il ajoutera dans l'embellissement de plus d'un tiers, le Saint, béni soit-Il, le lui remboursera de son vivant, jusqu-ici ses paroles. Et il veut dire : sur le tiers il diminue de son argent, et le salaire de la mitsva sera pour lui pour le monde à venir.

Et ce qu'il ajoute sur le tiers, cet ajout ne sera pas manquant de son argent, seulement le Saint, béni soit-Il, le lui remboursera, à la manière de (Betsa 15b) : empruntez sur Moi et Moi Je paie, et le capital existe aussi pour le monde à venir. Et ont écrit les décideurs que ceci, qu'il n'est pas tenu de céder pour une mitsva qui passe une grande fortune, et aussi qu'il ne cède pas plus d'un cinquième, cela est dans l'accomplissement d'une mitsva positive.

Mais pour transgresser un interdit qui est par un acte, tout le bien de sa maison il donnera et il ne transgressera pas :

עוד ממדת ותרנות בינו לבין חבירו. כתב הרמב"ם סוף פרק ג' מהלכות דעות וזה לשונו, משאו ומתנו באמת ואמונה, אומר על לאו לאו, ועל הן הן.

מדקדק על עצמו בחשבון, וכשנותן ומוכר מוותר לאחרים. וכשיקח מהם לא ידקדק עליהן, ונותן דמי המקח לאלתר.

מחייב עצמו בדברי מקח וממכר במקום שלא חייבה אותו התורה, כדי שיעמוד בדיבורו ולא ישנהו. ואם נתחייבו לו אחרים בדין, מאריך ומוחל להן ומלוה וחונן.

ולא ירד לתוך אומנות חבירו, עד כאן לשונו:

Encore de la mesure de cession entre lui et son compagnon. Le Rambam a écrit à la fin du chapitre 3 des lois des caractères et voici son langage : son commerce est dans la vérité et la fidélité, il dit sur le non non, et sur le oui oui.

Il est exact sur lui-même dans le compte, et lorsqu'il donne et vend il cède aux autres. Et lorsqu'il prend d'eux il ne sera pas exact sur eux, et il donne le prix de l'achat aussitôt.

Il s'oblige lui-même dans les paroles d'achat et de vente au lieu où la Torah ne l'a pas obligé, afin qu'il se tienne à sa parole et ne la change pas. Et si d'autres se sont obligés à lui en jugement, il prolonge et leur pardonne et prête et fait grâce.

Et il ne descendra pas dans le métier de son compagnon, jusqu-ici son langage :

ומכל שכן שלא יכנוס אדם לריב אשר לא לו, כמו שאמרו רז"ל (שבועות לא, א) אשר לא טוב עשה (יחזקאל יח, יח), זה הבא בהרשאה. וזה לשון אבא מורי זלה"ה בצוואת יש נוחלין, אשר תעשו (עי' שמות יח, כ) זו לפנים משורת הדין (עי' ב"ק ק, א).

אל תצאו לריב מהר עם בעלי חובות שלכם. שופטים ושוטרים תתנו לכם, פירוש לעצמיכם, רצוני לומר שפטו עצמיכם קודם שתבואו לדין, ואל תבואו במשפטים אפילו אם אתם זכאין, כי גנאי הוא לתלמיד חכם לבזות עצמו בפני דיינים, כי על השני בעלי דינין אמרו רז"ל (אבות א, ח) יהיו בעיניכם כרשעים, ולא חלקו בין גברא לגברא, עכ"ל.

על כן מדה גרועה באדם שהוא לוהט אחר מדת הדין, אף אם נתחייב לו חבירו בדין, ראוי לוותר דבר מה, אם לא שהוא בלתי אפשר לעמוד בו אז הדין יקוב את ההר, ואף גם זאת לא במהירות, כי אם במתון ואז מתדבק האדם במדת הרחמים של מעלה. ונגד הגויים מצוה רבה לקדש השם בממון להחזיר להם, כדי שיאמרו ברוך ה' א-להי ישראל:

Et à plus forte raison qu'un homme n'entre pas dans une querelle qui n'est pas à lui, comme ont dit Razal (Shevouot 31a) : il a fait ce qui n'est pas bon (Ezechiel 18,18), c'est celui qui vient avec une procuration. Et voici le langage de mon père mon maître, de mémoire bénie, dans le testament Yech Nohalin : ce que vous ferez (voir Exode 18,20), c'est au-delà de la ligne du jugement (voir Bava Kama 100a).

Ne sortez pas vite en querelle avec vos débiteurs. Des juges et des officiers vous vous donnerez, c'est-à-dire pour vous-mêmes, je veux dire : jugez-vous vous-mêmes avant de venir en jugement, et n'entrez pas dans les procès même si vous êtes innocents, car c'est une honte pour un disciple sage de s'avilir devant les juges, car sur les deux parties ont dit Razal (Avot 1,8) : qu'ils soient à vos yeux comme des méchants, et ils n'ont pas distingué entre un homme et un homme, jusqu-ici ses paroles.

C'est pourquoi c'est une mauvaise mesure en l'homme qu'il soit ardent après la mesure du jugement, même si son compagnon s'est obligé à lui en jugement, il convient de céder quelque chose, sinon qu'il est impossible d'y tenir alors le jugement transpercera la montagne, et même cela non dans la hâte, seulement avec calme, et alors l'homme s'attache à la mesure de miséricorde d'en haut. Et envers les nations c'est une grande mitsva de sanctifier le Nom avec de l'argent pour leur restituer, afin qu'ils disent : béni soit ה' le Dieu d'Israël :

ואף שמדת ותרנות טוב, יזהר אדם בותרנות שהזהירו רז"ל (יבמות קט, א) עליו לעולם ישמור אדם עצמו מהערבות. גם אנכי מצווה ומושבע מאבותיי זלה"ה שלא אהיה ערב בשביל אדם, כן אנכי מצווה אתכם בתוקף ציוויי והשמרו לכם במאוד:

Et bien que la mesure de cession soit bonne, que l'homme prenne garde dans la cession sur laquelle ont averti Razal (Yevamot 109a) : toujours l'homme se gardera de la caution. Moi aussi je suis commandé et juré par mes pères, de mémoire bénie, que je ne sois pas caution pour un homme, ainsi moi je vous commande dans la force de mon commandement : et gardez-vous beaucoup :

מצוה רבה וגדולה בלי שיעור להלוות לעניים על משכנות, על כן אחזו במצוה זו הרבה. ובכלל ראו תראו כל הצדקה וגמילות חסד לעני החשוב חשוב קודם, ושלא תכשלו ח"ו בעניים שאינם מהוגנים.

וענייך קודמין כו' (ב"מ עא, א). ועל כל פנים אל ישוב שום דך נכלם:

C'est une mitsva grande et grande sans mesure que de prêter aux pauvres sur gages, c'est pourquoi tenez beaucoup cette mitsva. Et en général voyez, voyez : toute l'aumône et le bienfait au pauvre, l'important, l'important d'abord, et que vous ne trébuchiez pas, loin de nous, dans des pauvres qui ne sont pas convenables.

Et tes pauvres précèdent, etc. (Bava Metsia 71a).

Et en tout cas qu'aucun abattu ne s'en retourne honteux :

וזה לשון ארחות צדיקים, ויהיה נדיב בממונו לכתוב ולקנות ספרים ולהשאילן למי שאין לו, בזה (תהלים קיב, ג) צדקתו עומדת לעד (כתובות נ, א). ויהיה ותרן בזה שלא יחוש אם יקלקלו הספרים עבור שלומדים בהם.

ועל כלי ביתו יהיה נדיב להשאיל לשכיניו ומיודעיו, ויהיה נדיב להלוות לעני כספו. ואם יוכל להספיק, ילוה גם לעשירים.

ויהיה נדיב במשאו ומתנו. לעולם אל ידקדק בדבר מועט, אם הוא מודד יין או שמן או איזה דבר שיהיה, לא יצמצם.

ויהיה נדיב בגופו לטרוח עבור כל אדם, לסבול עולם ומשאם, ולהצטער בצרתם ולהתפלל בעדם, ולשמוח בשמחתם, ולבקר חולים, ולעשות חסד עם המתים. וביותר צריך להיות נדיב בחכמת תורתו, ללמד כל אדם דעת להמשיך לבם לשמים, וזהו נדיבות הגדול שבכל מיני הנדיבות המתנדב לאדם להביאו לחיי העולם הבא, עכ"ל:

Et voici le langage de Orhot Tsadikim : et qu'il soit généreux de son argent pour écrire et acheter des sefarim et les prêter à qui n'en a pas, en cela (Psaumes 112,3) sa justice se tient à jamais (Ketouvot 50a). Et qu'il soit cédant en cela, qu'il ne s'inquiète pas si l'on gâte les sefarim parce qu'on étudie en eux.

Et sur les ustensiles de sa maison qu'il soit généreux de les prêter à ses voisins et à ses connaissances, et qu'il soit généreux de prêter au pauvre son argent. Et s'il peut suffire, qu'il prête aussi aux riches.

Et qu'il soit généreux dans son commerce. Toujours qu'il ne soit pas exact dans une petite chose, s'il mesure du vin ou de l'huile ou quelque chose que ce soit, qu'il ne restreigne pas.

Et qu'il soit généreux de son corps à se donner de la peine pour tout homme, à porter leur joug et leur fardeau, et à s'affliger dans leur détresse et à prier pour eux, et à se réjouir dans leur joie, et à visiter les malades, et à faire une bonté avec les morts. Et davantage il faut être généreux de la sagesse de sa Torah, à enseigner à tout homme la connaissance pour attirer leur cœur vers le Ciel, et c'est la générosité la plus grande parmi toutes les sortes de générosité, celui qui se porte généreux pour un homme afin de l'amener à la vie du monde à venir, jusqu-ici ses paroles :

נשלם אות וא"ו

La lettre vav est achevée.

💬
✉ Signaler une erreur de traduction