שני לוחות הברית

Chnei Louhot HaBrit (Shlah) — Shaar HaOtiyot, Emet Ve'Emunah (5/5)

Rabbi Yeshayahou Horowitz
En bref

Ce passage poursuit pourquoi l'on ne bénit pas sur plusieurs mitsvot positives. Le Chla voulait d'abord qu'on ne bénisse que sur une mitsva que l'homme est tenu de rechercher ; le kiddouch ha-Chem (sanctification du Nom) n'y entrerait pas, car s'il peut fuir, qu'il fuie. Il est revenu : l'aumône se recherche, et Rabbi Akiva désirait cette mitsva. Il y a lieu de bénir ; le Recanati l'écrit, mitsva positive de « et Je serai sanctifié au milieu des enfants d'Israël ». La formule est « de sanctifier Son Nom en public », par le lamed, car la mitsva est en lui et non en son envoyé, et seulement en public lorsque le non-juif veut le faire passer de la religion.

Aussi : le Zohar compte comme la ligature d'Yits'hak le consentement à mourir pour le Nom, si l'homme est tsadik en toutes ses voies ; une tefila instituée pour demander l'aide du Saint béni soit-Il pour la sainteté de Son Nom

ובראשית עיוני הייתי רוצה לומר טעם אחר מלבי למה אין מברכין על כמה מצות עשה, ומכח זה הטעם אזי לא יברכו ג"כ אמצות קדוש השם. וזהו הטעם שאין מברכים אלא על מצות עשה שמחויב אדם להדר אחריה ולעשות, כגון תפילין מילה סוכה ולולב מצה ומרור וכיוצא בהםהגה"הואין להקשות למה מברכין אציצית, הלא אינו מחויב דוקא בטלית שיש בו ד' כנפות, רק המצות עשה אם יש לו טלית בד' כנפות חייב לעשות בו ציצית.

ויש לתרץ, על כל פנים עושה מצוה כשמהדר אחר טלית של ד' כנפות כדי להביא עצמו לידי חיוב, ולא זו אלא אפילו מענישין על זה בעידן ריתחא כדאיתא במנחות (מא, א) דאמר ליה מלאכא לרב קטינא, קטינא קטינא, סדינא בקייטא, סרבלא בסיתווא, ציצית מה תהא עליה:, מה שאין כן במצות עשה שאין מחויב להדר אחריהן כגון לקט ושכחה ופיאה, וכי מחויב לקנות שדה כדי ליתן לקט שכחה פיאה, אלא אם יש לו שדה אז חל החיוב. וכן ושפטתם צדק, אין מחויב להדר להיות דיין, ואם הוא דיין אז מצות עשה שישפוט בצדק, אבל אינו מחויב לבוא לידי זה.

נמצא לפי זה שלא לברך בקידוש השם, כי אינו מחויב להביא עצמו לידי זה. ואדרבה אם יכול לברוח, יברח.

או אם יוכל לפדות עצמו בכל אשר לו, את כל הון ביתו יתן ולא יהרג:

Et au commencement de mon étude, je voulais dire une autre raison de mon cœur, pourquoi l'on ne bénit pas sur plusieurs mitsvot positives, et par la force de cette raison alors on ne bénirait pas non plus sur la mitsva de kiddouch ha-Chem (sanctification du Nom). Et voici la raison : on ne bénit que sur une mitsva positive qu'un homme est tenu de rechercher et d'accomplir, comme les tefilin, la circoncision, la soucca et le loulav, la matsa et le maror, et ce qui leur ressemble.

Glose : et il n'y a pas à objecter pourquoi l'on bénit sur les tsitsit, n'est-il pas tenu précisément d'un talith qui a quatre coins, seulement la mitsva positive : s'il a un talith à quatre coins, il est tenu d'y faire des tsitsit. Et l'on peut répondre : en tout cas il accomplit une mitsva lorsqu'il recherche un talith de quatre coins afin de s'amener lui-même à l'obligation, et non seulement cela, mais on le punit même pour cela au temps de la colère, comme il est dans Menahot (41a) que l'ange dit à Rav Ketina : Ketina, Ketina, un drap en été, un manteau en hiver, les tsitsit, qu'en sera-t-il ?

Ce qui n'est pas ainsi dans les mitsvot positives que l'on n'est pas tenu de rechercher, comme les épis tombés, la gerbe oubliée et le coin du champ : est-il tenu d'acheter un champ afin de donner les épis tombés, la gerbe oubliée et le coin du champ ? Seulement s'il a un champ, alors l'obligation prend effet.

Et de même 'et vous jugerez avec justice' (Deutéronome 1,16) : il n'est pas tenu de rechercher d'être juge, et s'il est juge, alors c'est une mitsva positive qu'il juge avec justice, mais il n'est pas tenu d'en venir à cela. Il en résulte selon cela de ne pas bénir sur le kiddouch ha-Chem, car il n'est pas tenu de s'amener lui-même à cela.

Et au contraire, s'il peut fuir, qu'il fuie. Ou s'il peut se racheter avec tout ce qu'il a, il donnera toute la fortune de sa maison et il ne sera pas tué.

אמנם חזרתי, דיש להשיב על טעם זה, צדקה יוכיח, דמצוה להדר אחריה, וכן כתיב (תהלים מא, ב) אשרי משכיל אל דל, כלומר שאינו ממתין עד שיבא הדל אליו רק הוא משכיל. אם לא שנאמר ונרכיב שני טעמים, דהיינו לענין צדקה שאין מברכין ישאר טעם האבודרה"ם אולי ימנע העני ולא יקבל.

ובשאר מצוות עשה ישאר טעם שלי, וזה דוחק. ועוד דמצינו בהדיא גם במצות עשה דקידוש השם להדר אחר מצוה זו, כדאמר ר' עקיבא (ברכות סא, ב) כל ימי הייתי מצטער על פסוק זה (דברים ו, ה) בכל נפשך, אפי' נוטל נפשך מתי יבא לידי ואקיימנו.

הן אמת שאין הפשט וגם אין הדין להדר שיבא לידי מיתה בקדושת השם, דכבר כתבתי אם יוכל לברוח יברח. מכל מקום שייך הידור, ונפשו היתה חושקת שתבוא המצוה זו לידו באופן שיהיה מוכרח לקיימה:

Toutefois je suis revenu, car il y a à répondre sur cette raison : l'aumône le prouve, car c'est une mitsva de la rechercher, et ainsi il est écrit (Psaumes 41,2) : heureux celui qui comprend le pauvre, c'est-à-dire qu'il n'attend pas jusqu'à ce que le pauvre vienne à lui, seulement il comprend. À moins que l'on dise et que l'on combine deux raisons, c'est-à-dire : pour l'aumône sur laquelle on ne bénit pas, restera la raison du Aboudraham, peut-être le pauvre se réfrénera et n'acceptera pas.

Et dans les autres mitsvot positives restera ma raison, et c'est force. Et encore, car nous trouvons explicitement aussi dans la mitsva positive de kiddouch ha-Chem de rechercher cette mitsva, comme a dit Rabbi Akiva (Berakhot 61b) : tous mes jours j'ai été affligé sur ce verset (Deutéronome 6,5) : de toute ton âme, même s'Il prend ton âme, quand viendra-t-elle à ma main et je l'accomplirai.

Il est vrai que ce n'est pas le sens simple et ce n'est pas non plus la halakha de rechercher que la mort en kiddouch ha-Chem vienne à sa main, car j'ai déjà écrit : s'il peut fuir, qu'il fuie. Néanmoins la recherche convient, et son âme désirait que cette mitsva vienne à sa main d'une manière qu'il soit contraint de l'accomplir.

על כן פשוט בעיני לברכה. לא מבעיא לתוספות (ד"ה כל הברכות) בפרק ג' שאכלו (ברכות מו, א) ובפרק ערבי פסחים (פסחים קד, ב ד"ה חוץ) ולמנהג אשכנז שמברכין על אתה הוא עד שלא נברא העולם כו', בא"י מקדש את שמך ברבים.

ונתקנה ע"פ הירושלמי שגזרו שלא לקרוא שמע, וקראו, ונתבטלה הגזירה. וחביב לנו זה שאנחנו מברכין עליו אע"פ שלא בא לידינו אנחנו היום פה, מכל שכן מי שמקדש השם בפועל.

אלא אפי' להרמב"ם דלא כתב חתימה בברכת אתה הוא, וכן נוהגין הספרדיים, מכל מקום לכולי עלמא באם בא קידוש השם לידו שהוא מקדש יברך. בפרט כי חביבה מצוה זו מכל מצוות עשה שבעולם, וכל הברכות תלויות בקדושה, כי כן נוסח הברכות וקדשנו, ואיך לא נברך על הקדושה עצמה:

C'est pourquoi il est simple à mes yeux qu'il y a lieu de bénir. Il n'est pas besoin de le dire pour les Tossefot (dibour ha-mathil 'toutes les berakhot') au chapitre 'trois qui ont mangé' (Berakhot 46a) et au chapitre Arvei Pessahim (Pessahim 104b, dibour ha-mathil 'hors') et pour la coutume d'Achkenaz, qui bénissent sur 'Tu es Celui qui existait avant que le monde fut créé, etc.', 'Béni sois-Tu, ה', qui sanctifiés Ton Nom en public'.

Et elle a été instituée d'après le Talmud de Jérusalem, que l'on avait décrété de ne pas lire le Chema, et ils lurent, et le décret fut annulé. Et cela nous est cher, que nous bénissons dessus bien que cela ne soit pas venu à notre main, nous aujourd'hui ici, à plus forte raison celui qui sanctifie le Nom en acte.

Mais même pour le Rambam, qui n'a pas écrit de clôture dans la berakha 'Tu es Celui', et ainsi pratiquent les Sépharadim, néanmoins selon tous les avis, si le kiddouch ha-Chem vient à sa main, qu'il sanctifie, il bénira. En particulier car cette mitsva est plus chère que toutes les mitsvot positives du monde, et toutes les berakhot dépendent de la sainteté, car ainsi est la formule des berakhot : 'et Il nous a sanctifiés', et comment ne bénirions-nous pas sur la sainteté elle-même.

אחר כותבי זה, מצאתי כן בהדיא בתשובת המקובל הרב רבינו מנחם מרקנאט"י סימן ע' וזה לשונו, המקדשים את השם חייבים לברך על קדוש השם הנכבד והנורא, כיון דהיא מצות עשה מדאורייתא, דכתיב (ויקרא כב, לב) ונקדשתי בתוך בני ישראל, עד כאן לשונו. ושמחתי כי כוונתי לדעת הגדול:

Après que j'eus écrit cela, j'ai trouvé ainsi explicitement dans la réponse du kabbaliste, le rav notre maître Menahem de Recanati, numéro 70, et voici son langage : ceux qui sanctifient le Nom sont tenus de bénir sur le kiddouch ha-Chem, l'Honoré et le Terrible, puisque c'est une mitsva positive de la Torah, car il est écrit (Lévitique 22,32) : et Je serai sanctifié au milieu des enfants d'Israël. Jusqu-ici ses paroles.

Et je me suis réjoui car j'ai visé selon l'avis du grand.

אמנם בענין נוסח הברכה נראה בעיני כמו שכתבתי לעיל, לקדש שמו ברבים. כי כבר נחלקו חכמי ישראל (פסחים ז, א) בטעם נוסח הברכות, לפעמים מברכין בעל, ופעמים מברכין בלמ"ד.

ורבינו תם (תוד"ה בלבער) חילק ונותן טעם לדבר, בכל מצות הנעשות מיד שייך לברך עליהן על, כגון על מקרא מגילה, על הטבילה, על נטילת ידים, על אכילת מצה, על אכילת מרור. אבל להניח תפלין, להתעטף בציצית, לישב בסוכה, יש בהן שיהיה זה לשון מורה על כך להיות עטוף בציצית, ולישב בסוכה ולאכול ולטייל ולישן כו'.

והקשו עליו מכמה ברכות, והובא באורך באשר"י ובר"ן פרק קמא דפסחים. אח"כ הביאו באחרונה דעת ריב"א שהי' מחלק, דמצות דאפשר לעשותן ע"י שליח מברך על, אבל המצוה שהוא צריך בעצמו לעשותה צריך לברך בלמ"ד.

וכתבו הרא"ש והר"ן שזוהי קצת סברת התלמוד כו'. דנראה מדבריהם שהם מסכימים עם סברת ריב"א, ותירצו בטוב טעם ודעת מהקושיות שקשה עליו מאיזה ברכות, ותירצו בתירוצי רויחי:

Toutefois, au sujet de la formule de la berakha, il paraît à mes yeux comme j'ai écrit plus haut : 'de sanctifier Son Nom en public'. Car déjà les sages d'Israël ont divergé (Pessahim 7a) sur la raison de la formule des berakhot : parfois l'on bénit par al, et parfois l'on bénit par le lamed.

Et Rabbenou Tam (Tossefot, dibour ha-mathil 'pour faire disparaître') a distingué et donné une raison à la chose : dans toutes les mitsvot qui se font aussitôt, il convient de bénir dessus al, comme 'sur la lecture de la megila', 'sur l'immersion', 'sur le lavage des mains', 'sur la consommation de matsa', 'sur la consommation de maror'. Mais 'de poser les tefilin', 'de s'envelopper de tsitsit', 'de s'asseoir dans la soucca', il y a en elles que ce soit un langage qui enseigne ainsi : d'être enveloppé de tsitsit, et de s'asseoir dans la soucca et de manger et de se promener et de dormir, etc.

Et l'on a objecté contre lui à partir de plusieurs berakhot, et cela est apporté au long dans le Roch et dans le Ran (Rabbenou Nissim), premier chapitre de Pessahim. Ensuite ils ont apporté à la fin l'avis du Riva (Rabbi Yits'hak ben Acher), qui distinguait : les mitsvot que l'on peut accomplir par un envoyé, on bénit al, mais la mitsva qu'il doit accomplir lui-même, il faut bénir par le lamed.

Et le Roch et le Ran ont écrit que c'est un peu le raisonnement du Talmud, etc. Car il paraît de leurs paroles qu'ils s'accordent avec le raisonnement du Riva, et ils ont répondu avec une bonne raison et une bonne connaissance aux objections qui sont difficiles contre lui à partir de certaines berakhot, et ils ont répondu par des réponses spacieuses.

נמצא צריך לברך בכאן בלמ"ד, כי היא מצוה בו ולא בשלוחו.הגה"ההקשו עליו ג"כ למה מברכין בנר חנוכה להדליק, הלא יכול לעשות ע"י שליח כו'. ותירצו כו' עיין שם.

ואני קבלתי על זה תירוץ יותר מרווח מהגאון מהר"ר שמעון ז"ל, דהטעם הוא משום דקיימא לן (שבת כג, א) הדלקה עושה מצוה. ואלו היה מברך על הדלקת נר חנוכה הי' משמע אף הדלוקה כבר חלה המצוה, דהיינו כשעושה הנחה אח"כ לשם חנוכה, על כן מברכין להדליק, שאנחנו חייבים להדליקה לשם חנוכה:

ואל תבין לישנא דהרב מרקנאט"י שהבאתי, שכתב לברך על קידוש השם, שרוצה לומר שכך היא נוסח הברכה. אלא דינא קאמר, שחייב אדם לברך על קדושת השם הנכבד והנורא.

אבל נוסח המחוור הוא כדפירשתי. ואף אם היתה כוונת הרב רקנאט"י על הנוסח, אפשר שהוא סובר כרבינו תם, אבל לפי המובן מהרא"ש והר"ן הסכימו עם ריב"א אז הנוסח כמו שכתבתי, ואין לשנות:

Il en résulte qu'il faut bénir ici par le lamed, car c'est une mitsva en lui et non en son envoyé. Glose : on a objecté contre lui aussi pourquoi l'on bénit sur la lampe de 'Hanouka 'd'allumer', n'est-il pas possible de le faire par un envoyé, etc.

Et ils ont répondu, etc., vois là. Et moi j'ai reçu sur cela une réponse plus spacieuse du gaon, notre maître le rav Rabbi Chimon, de mémoire bénie : la raison est parce qu'il est établi pour nous (Chabbat 23a) : l'allumage accomplit la mitsva.

Et si l'on bénissait 'sur l'allumage de la lampe de 'Hanouka', cela signifierait que même celle déjà allumée, la mitsva a déjà pris effet, c'est-à-dire lorsqu'il fait le dépôt ensuite au nom de 'Hanouka ; c'est pourquoi l'on bénit 'd'allumer', car nous sommes tenus de l'allumer au nom de 'Hanouka. Et ne comprends pas le langage du rav de Recanati que j'ai apporté, qui a écrit de bénir 'sur le kiddouch ha-Chem', comme s'il voulait dire que telle est la formule de la berakha.

Seulement il énonce la loi, qu'un homme est tenu de bénir sur la sainteté du Nom, l'Honoré et le Terrible. Mais la formule éclaircie est comme je l'ai expliqué.

Et même si l'intention du rav Recanati était sur la formule, il est possible qu'il tienne comme Rabbenou Tam, mais selon ce qui se comprend du Roch et du Ran, ils se sont accordés avec le Riva, alors la formule est comme j'ai écrit, et il n'y a pas à changer.

ודע כי הברכה הזו היא משום שמברכין על מצות עשה, ונקדשתי הוא מצות עשה, וזו המצות עשה היא לקדש שמו בפרהסיא ברבים בתוך בני ישראל, אבל כשאינו בפרהסיא אע"פ שדינו ליהרג ולא יעבור, כגון כפירה ורציחה וערוה וכן כל העבירות בשעת הגזירה, זהו חיוב בצד עצמו ואינו משום ונקדשתי, אז אין מקום לברכה. וכן אלו הקדושים והטהורים מישראל שמענים אותם כדי שיודע על דבר מה שיהיה היזק לישראל, והם אינם יודעים וסובלים העינוים אשר הם קשים ממות, אע"פ שהוא בפרהסיא ונודע לרבים מישראל, אין מקום לברכה זו מתרי טעמי.

חדא, דמצות עשה דונקדשתי אינו אלא כשהגוי רוצה להעבירו על דת מדתי תורה, או מדתי ישראל נהוגים והוא רוצה להעבירו על הדת, והוא בפרהסיא, על זה קאי ונקדשתי. אבל העינויים שהם אינם להעבירו על דת, רק כדי שיודה, אע"פ שקדוש יאמר לו והוא מבני עליה כמו פפוס ולוליינוס במס' תענית (יח, ב), זה אינו בכלל ונקדשתי.

ועוד איך יברך, אולי ח"ו לא יעמוד בנסיון, דאמרו רז"ל (כתובות לג, ב) אלמלא נגדו לחנניה מישאל ועזריה כו'. אבל מכל מקום שכר האיש הזה רב ועצום, וקדוש יאמר לו ובהיכלו כבוד אומר כולו:

Et sache que cette berakha est parce que l'on bénit sur une mitsva positive, et 'et Je serai sanctifié' est une mitsva positive, et cette mitsva positive est de sanctifier Son Nom en public, en foule, au milieu des enfants d'Israël ; mais lorsqu'il n'est pas en public, bien que sa loi soit d'être tué et de ne pas transgresser, comme le reniement, le meurtre et l'impudicité, et de même toutes les transgressions au temps du décret, cela est une obligation de son propre côté et ce n'est pas à cause de 'et Je serai sanctifié', alors il n'y a pas lieu de berakha. Et de même ces saints et purs d'Israël que l'on torture afin que l'on sache une chose d'où il y aurait un dommage pour Israël, et eux ne savent pas et supportent les tortures qui sont plus dures que la mort, bien que ce soit en public et connu de beaucoup d'Israël, il n'y a pas lieu de cette berakha pour deux raisons.

La première : la mitsva positive de 'et Je serai sanctifié' n'est que lorsque le non-juif veut le faire passer de la religion, d'une des religions de la Torah, ou d'une des religions d'Israël qui sont en usage, et il veut le faire passer de la religion, et c'est en public : c'est sur cela que porte 'et Je serai sanctifié'. Mais les tortures qui ne sont pas pour le faire passer de la religion, seulement afin qu'il avoue, bien que l'on dise de lui 'saint' et qu'il soit des fils de l'élévation, comme Papos et Loulianos dans le traité Taanit (18b), cela n'est pas dans le cadre de 'et Je serai sanctifié'.

Et encore : comment bénirait-il, peut-être, à Dieu ne plaise, il ne tiendra pas dans l'épreuve, car ont dit Razal (Ketoubot 33b) : si l'on avait flagellé Hanania, Mishael et Azaria, etc. Mais néanmoins le salaire de cet homme est grand et puissant, et l'on dira de lui 'saint', et dans Son palais toute gloire parle (Psaumes 29,9).

כתב בזוהר, המוסר עצמו למיתה בעבור קדושת השם, ועושה במחשבתו הסכמה חזקה בעת קבלת עול מלכות שמים באהבה וגו' בכל נפשך (דברים ו, ה) אפילו נוטל נפשך, אז הוא כאלו היה הדבר בפועל ונחשב כעקידת יצחק, ובתנאי שיהיה צדיק בכל דרכיו, כי בקרבן מום בו לא ירצה. ואני תקנתי תפלה נאה על זה שיתפלל האדם שיעזרהו הקב"ה לקדושת שמו, והיא מסודרת בין שאר התפילות:

Il a écrit dans le Zohar : celui qui se livre à la mort pour la sainteté du Nom, et qui fait dans sa pensée un accord fort au moment de recevoir le joug de la royauté des cieux avec amour, etc., 'de toute ton âme' (Deutéronome 6,5), même s'Il prend ton âme, alors c'est comme si la chose était en acte et cela est compté comme la ligature d'Yits'hak, et à condition qu'il soit tsadik en toutes ses voies, car dans un sacrifice, s'il y a un défaut en lui, Il n'agréera pas (Lévitique 22,21). Et moi j'ai institué une belle tefila sur cela, que l'homme prie que le Saint béni soit-Il l'aide pour la sainteté de Son Nom, et elle est disposée parmi les autres téfilot.

נשלם אות האל"ף

La lettre alef est achevée.

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