Ce passage poursuit : il en va de même de ce que nos Sages ont dit, le Saint béni soit-Il se lève du trône de justice et s'assied sur le trône de miséricorde. Pour le Chla, c'est une manière de parler propre aux hommes ; en réalité la chose dépend du choix de l'homme, c'est ainsi que cela s'éveille. Les nombreux versets de rigueur, « la colère de Hachem s'enflammera contre vous », ne sont nullement une émotion en D.ieu : cela vient uniquement du choix de l'homme, qui éveille sur lui-même l'ardeur de la colère, dont la racine est incluse dans le corps même de la volonté.
Aussi : la colère du sage applique le jugement de la Torah ; la pluie en son temps éveille l'abondance bonne, la volonté primordiale incluant les contraires ; la voix du don de la Torah contenait les quarante-neuf faces
וכן ענין מה שאמרו (ע"ז ג, ב) הקב"ה עומד מכסא דין ויושב על כסא רחמים. זה דרך לשון בני אדם, אבל הענין הוא בעצם כפי בחירת האדם, כך מתעורר.
וכן כמה פסוקים לדין ( דברים יא, יז) וחרה אף ה' בכם וגו', וכן הרבה, אין הענין התפעלות ח"ו, כמו בבן אדם שעתה היה מרוצה ולסיבת בעלי מרי נגדו נתקצף. רק זה בבחירתו, התעורר על עצמו החרון אף ושרשו הכלול ברצון הגוף:
Il en va de même de ce que nos Sages ont dit (Avoda Zara 3b) : le Saint béni soit-Il se lève du trône de justice et s'assied sur le trône de miséricorde. C'est là une manière de parler propre aux hommes ; en réalité la chose dépend du choix de l'homme : c'est ainsi que cela s'éveille.
Ainsi encore pour les nombreux versets qui parlent de rigueur (Deutéronome 11,17) : 'la colère de ה' s'enflammera contre vous', etc., et beaucoup d'autres semblables. Il ne s'agit nullement d'une émotion, à Dieu ne plaise, comme chez un homme qui était jusque-là satisfait et qui se met en fureur à cause de ceux qui se rebellent contre lui.
Cela vient uniquement de son propre choix : c'est lui qui a éveillé sur lui-même l'ardeur de la colère, dont la racine est incluse dans le corps même de la volonté.
הגה"ה וכן ענין הא דאמרו רז"ל (תענית ד, א) האי תלמיד חכם דרתח אורייתא הוא דרתח כו', רצו לומר אם התלמיד חכם מתרגז, ח"ו שמתרגז בהתלבשות הרוגז, רק אורייתא כלומר עושה דין תורה, על דרך משל שדנו ד' מיתות, וכי עשו בשנאה וברוגז חס ושלום, רק עשו דין תורה וק"ל, עד כאן הגה"ה:
Glose. Il en va de même de ce qu'ont dit nos Sages (Taanit 4a) : ce sage qui s'emporte, c'est la Torah qui s'emporte en lui, etc.
Ils ont voulu dire : si le sage se met en colère, à Dieu ne plaise qu'il s'emporte en se revêtant de la colère ; c'est plutôt 'la Torah', c'est-à-dire qu'il applique le jugement de la Torah. À titre de comparaison : lorsque le tribunal appliquait les quatre peines de mort, agissait-il par haine et par colère ?
À Dieu ne plaise ! Il ne faisait qu'appliquer le jugement de la Torah, et cela se comprend aisément.
Fin de la glose.
וכן לענין ברכה (דברים יא, יד) ונתתי וגו', לא השתנותם, רק התעוררות השפע הטוב במעשה טוב זה, כי הרצון הקדום כולל ההפכיים. וכן קול גדול ולא יסף במתן תורה, שהיא גילוי אצילות היה ג"כ זה הקול כלול ממ"ט פנים טמא וטהור ואסור ומותר וחייב וזכאי, כאשר הארכתי למעלה (בתחילת בית חכמה (ג)) :
Il en va de même pour la bénédiction (Deutéronome 11,14) : 'et je donnerai la pluie de votre terre en son temps', etc. Il n'y a là aucun changement en eux, mais seulement l'éveil de l'abondance bonne par cette bonne action, car la volonté primordiale inclut les contraires.
Ainsi également la 'voix puissante qui ne cessa point' lors du don de la Torah : puisqu'elle était une révélation d'Atsilout (le monde de l'Émanation), cette voix elle aussi contenait les quarante-neuf faces - impur et pur, interdit et permis, coupable et innocent - comme je l'ai exposé longuement plus haut (au début de Beit 'Hokhma, section 3).
על פי הענין שכתבתי, הנני אכנס באימה וביראה ברתת ובזיע לשער בית הבחירה :
Conformément à ce que j'ai écrit, me voici entrant avec effroi et crainte, avec tremblement et frisson, dans la section Beit HaBehira, la Maison du choix.