« Lorsque tu sortiras (au combat) », « et Hachem ton D.ieu le livrera en ta main, et tu captureras sa captivité » (Devarim 21,10). Pour le Sfat Emet, un point de vie de Hachem est caché en toute chose : on le combat en semaine ; le Chabbat, selon cette peine, révèle que Hachem fait vivre tout, Israël témoignant de la création encore tenue par les dix paroles. Même la guevoura contre le yetser hara (mauvais penchant) vient de Hachem, qui assiste pour qu'elle se fasse en la main de l'homme, « selon son action » (Tehilim 62,13). Capturer sa captivité, c'est restituer le point à Hachem en sachant qu'il ne vient que de Lui ; sans cela, la mitsva n'a rien fait.
תרל"א
[תרל״א] (5631)
כי תצא כו' ונתנו ה"א בידך ושבית שביו. כי בכל דבר יש נקודה חיות מהש"י רק שנסתר ונעלם וצריך מלחמה ועבודה כל ימות החול למצוא זאת הנקודה אח"כ נעשה שבת שמתגלה כי הש"י מחי' הכל שזה ענין ש"ק שבנ"י מעידין על בריאת שמים וארץ שגם עתה קיומם רק בעשרה מאמרות.
ובחול צריכין מלחמה ע"ז. ומ"מ גם השבת בא כפי הטירחה והעבודה בחול כמ"ש מי שטרח בע"ש יאכל בשבת.
וערב שבת הוא התערובות שיש מבחי' שבת גם בחול כמ"ש בדברו מעריב ערבים וצריך האדם לידע כי גם הגבורה נגד היצה"ר רק בכח הש"י כדכ' ונתנו ה"א בידך פי' אף שהי' ע"י כח התגברות האדם כדכ' בידך שהוא ע"ש הכח. ועכ"ז הש"י כל יכול והוא מסייע לאדם שיהי' בדרך כחו אף שהוא מהש"י כמ"ש ולך ה' החסד כו' כמעשהו.
ומקשין מה החסד. אך אדרבא אף שהכל מהש"י מ"מ נותן לאדם באופן שיהי' מן האדם עצמו.
ושבית שביו כשיודעין זה שהוא מהש"י. והכלל כי בכל מעשה טוב ומצוה יש ענין המעשה והחזרת הדבר להשי"ת.
כי אף שיטריח האדם ויעשה נפלאות אם לא יחזר המצוה להש"י לא עשה כלום כי לא החזיר את השליחות לבעליו. והחזרה לא יוכל להיות רק עי"ז שיודע שהכל מהש"י.
[וז"ש מי שדעתו שפלה כו'] וזה ושבית שביו. שיחזיר הנקודה אליו ית' ע"י שיודע שהוא רק ממנו ית':
'Lorsque tu sortiras (au combat)' etc., 'et Hachem ton Dieu le livrera en ta main, et tu captureras sa captivité' (Deutéronome 21,10). Car en toute chose il y a un point de vie venant de Hachem (béni soit-Il), sauf qu'il est caché et dissimulé, et il faut un combat et un labeur durant tous les jours de la semaine ouvrable pour trouver ce point.
Ensuite advient le Chabbat, où se révèle que Hachem fait vivre tout : c'est le sens du saint Chabbat, où Israël témoigne de la création des cieux et de la terre, car même maintenant leur maintien en existence ne tient qu'aux dix paroles (de la création). Et en semaine il faut combattre pour cela.
Néanmoins, le Chabbat lui aussi vient selon la peine et le labeur de la semaine, comme il est dit : celui qui a peine la veille de Chabbat mangera le Chabbat. Et la veille de Chabbat ('erev Chabbat') est le mélange, car il y a un aspect de Chabbat même dans la semaine, comme il est dit 'par Sa parole Il fait venir les soirs' (de la bénédiction du soir).
Et l'homme doit savoir que même la force ('guevoura') contre le mauvais penchant (yetser hara) ne vient que par la puissance de Hachem, comme il est écrit 'et Hachem ton Dieu le livrera en ta main' : cela signifie que, bien que ce fut par la force du surpassement de l'homme, comme il est écrit 'en ta main', qui dénote la puissance (de l'homme). Malgré cela Hachem est tout-puissant et c'est Lui qui assiste l'homme pour que cela se fasse à la manière de sa propre force, bien que cela vienne de Hachem, comme il est dit 'à Toi, Hachem, la bonté ('hessed)... selon son action' (Psaumes 62,13).
Et on objecte : où est la bonté (si chacun est rétribue selon son action) ? Mais au contraire : bien que tout vienne de Hachem, Il donne néanmoins à l'homme de telle sorte que cela provienne de l'homme lui-même. 'Et tu captureras sa captivité' : quand on sait que cela vient de Hachem.
Le principe est que dans toute bonne action et tout commandement (mitsva) il y a l'aspect de l'action et celui de la restitution de la chose à Hachem. Car même si l'homme peine et accomplit des merveilles, s'il ne restitue pas la mitsva à Hachem il n'à rien fait, car il n'à pas rendu la mission à son envoyeur.
Et cette restitution ne peut se faire que par le fait de savoir que tout vient de Hachem. [Et c'est ce qui est dit : celui dont l'esprit est humble etc.] Et c'est 'tu captureras sa captivité' : qu'il restitue le point vers Lui, béni soit-Il, par le fait de savoir qu'il ne vient que de Lui, béni soit-Il.
ברש"י לא דיברה תורה אלא נגד יצה"ר כו' והלא הי' מוטב שלא לתת כח ליצה"ר להסיחו לזה. אך כי זה עצמו שהתירו הכ' שלא יהי' האדם נדבק ונאסר להסט"א ע"י המעשה כמ"ש בתניא שם איסור ע"ש שמאסר האדם לכח הסט"א שיש במעשה האיסור.
וז"ש הכתוב מבשרו שסופו לשנאותה זה עצמו ההיתר. וכל ההפרש במעשה היתר שיוכל האדם לדבק עצמו בחיות הקדושה שיש בהדבר.
ולא בהגשמיות. ובמד' לוית חן הם לראשך לרשיותך כו' בית מעקה מלבוש גדילים כו' ע"ש.
שהתורה ומצות מחברין ומדבקין האדם להש"י ע"י שעושה המעשה לשם שמים יוכל לדבק גם בחי' עשי' עצמו להש"י ע"י אור התורה שיש במעשה המצוה. ובכל דבר רשות יש ג"כ מצוה להיות לש"ש או עשה או ל"ת קדושים תהיו.
ולא תתורו כו':
Selon Rachi : 'la Torah n'à parlé que face au mauvais penchant (yetser hara)' etc. Or n'aurait-il pas mieux valu ne pas donner de force au mauvais penchant pour l'inciter à cela ?
Mais cela même, que l'Écriture l'à permis, c'est pour que l'homme ne s'attaché pas et ne soit pas lié à la 'sitra a'hra' (le côté impur) par l'action, comme il est écrit dans le Tanya : le terme 'issour' (interdit) vient de ce qu'il lié ('mo'ssar') l'homme à la force de la sitra a'hra qui réside dans l'acte interdit. Et c'est ce que dit le verset 'de sa chair' - que sa fin sera de la haïr : c'est cela même le permis.
Toute la différence, dans un acte permis, c'est que l'homme peut s'attacher à la vitalité de sainteté qui est dans la chose, et non à la matérialité. Et dans le Midrach : 'elles sont une couronne de grâce pour ta tête' - pour ton domaine etc. : parapet de maison, vêtement, franges (tsitsit) etc., vois la.
Car la Torah et les commandements relient et attachent l'homme à Hachem : par le fait qu'il accomplit l'acte pour le nom du Ciel, il peut attacher même l'aspect de l'action elle-même à Hachem, par la lumière de la Torah qui est dans l'accomplissement de la mitsva. Et dans toute chose permise il y a aussi une mitsva à être au nom du Ciel, soit un commandement positif soit un négatif : 'vous serez saints' (Lévitique 19,2) et 'vous n'explorerez pas (à la suite de votre cœur)' (Nombres 15,39).
במד' בקן צפור נראה שאף שבאמת הוא רחמי הש"י מ"מ אין לאדם לעשות המצוה רק עבור גזירת המקום וז"ש האומר על קן צפור יגיעו כו' כי אין לאדם לומר כן אם כי הדבר אמת משום [ונשאלתי ע"ז מלשון הגמ' שעושה מדותיו של הקב"ה רחמים ואינם אלא גזירות. והשבתי כי פי' מדותיו הוא כפי שצימצם הקב"ה רצונו בתורה ומצות שיהי' לאדם במדה שיוכל לעשות רצון הש"י במעשה וכן פי' גזירה בזוה"ק מלשון חתיכה וחלק שנחתך ונגזר מפנימיות התורה.
וזה אינו ברחמים. אבל מקור המצוה בשמים ה' מלא רחמים.
וז"ש מדותיו של הקב"ה כו'] שאין השגת האדם בגזירת הש"י בחי' רחמים רק בגזירה כעבד שמקיים דברי רבו כנ"ל:
Dans le Midrach sur (le renvoi de la mère du) nid d'oiseau, il apparaît que, bien qu'en vérité ce soit une miséricorde de Hachem, l'homme ne doit néanmoins accomplir la mitsva qu'en raison du décret de l'Omniprésent. Et c'est ce qu'on a dit : 'celui qui dit sur le nid d'oiseau : Ta miséricorde s'étend...' etc.
(on le fait taire), car l'homme ne doit pas parler ainsi, même si la chose est vraie [Et on m'à interrogé la-dessus, à partir du langage de la Guemara (Berakhot 33b) selon lequel celui qui parle ainsi 'transforme en miséricorde les attributs (middot) du Saint, béni soit-Il, alors qu'ils ne sont que des décrets'. Et j'ai répondu : le sens de 'Ses attributs' est selon la manière dont le Saint, béni soit-Il, à resserre (tsimtsoum) Sa volonté dans la Torah et les commandements, afin que l'homme dispose d'une mesure lui permettant d'accomplir la volonté de Hachem par l'acte.
De même le sens de 'gezera' (décret) dans le saint Zohar vient du langage de 'coupe' et 'part', ce qui est tranché et découpe de l'intériorité de la Torah. Et cela n'est pas dans la miséricorde.
Mais la source de la mitsva est dans les cieux, Hachem plein de miséricorde. Et c'est ce que signifie 'les attributs du Saint, béni soit-Il' etc.] : car la saisie qu'à l'homme du décret de Hachem n'est pas dans l'aspect de miséricorde mais seulement dans le décret, tel un serviteur qui accomplit les paroles de son maître, comme ci-dessus.
כי תצא מחנה כו' ונשמרת כו' ה"א מתהלך כו' ולא יראה בך ע"ד ושב כו' הול"ל ושמרת. וי"ל כי המלחמה באמת נותנת שמירה לאדם.
ובספרי כי תצא לא תצא אלא במחנה. חז"ל דרשו בקרב מחניך הם האיברים של האדם [כן הגיד אא"ז מו"ר ז"ל וכן בילקוט בקרב כל אחד ע"ש] וזה תצא מחנה.
שיקבץ אדם באמת כל רצונות שבו וכל נפשו למסור עבור רצון המקום ואם מאסף כל כחותיו בעשיות מצוה וכדומה לסור מרע בהתאספות כל החיות. עי"ז עצמו ונשמרת ששוב אין מקום להיות מתבלבל ע"י דברי שטות מאחר שמרוצה למסור נפשו ואין דבר חביב מנפשו.
וכן איתא עצה זו בשם הבעש"ט ז"ל. ה"א מתהלך.
מהלך לא כתי'. רק ביד האדם לזכות לזה לעורר חיות הש"י שיש בנשמת האדם ולא יראה בך פי' חז"ל לבו רואה הערוה אסור.
והוא דבר גדול לבד שלא לחשוב ח"ו בדבר ערוה רק שלא יוכל הלב לראות ולהסתכל בשום דבר שאינו להשי"ת. כמ"ש קדושים תהיו:
'Lorsque tu sortiras en camp (contre tes ennemis)' etc., 'tu te garderas (de toute chose mauvaise)' etc., 'Hachem ton Dieu marche (au milieu de ton camp)' etc., 'et qu'Il ne voie en toi (rien d'indécent)' (Deutéronome 23,10-15). Sur le mode de 'et il reviendra' etc. : il aurait fallu dire 'et tu garderas' (à la forme active).
On peut expliquer que le combat lui-même procure une protection à l'homme. Et dans le Sifri : '"lorsque tu sortiras" - tu ne sortiras qu'en camp'.
Nos Sages ont expliqué 'au milieu de ton camp' : ce sont les membres de l'homme [ainsi l'à dit mon grand-père, mon maître et enseignant, de mémoire bénie ; de même dans le Yalkout : 'au milieu' de chacun, vois la]. Et c'est 'tu sortiras en camp' : que l'homme rassemble vraiment tous ses désirs et toute son âme pour se livrer en vue de la volonté de l'Omniprésent ; et s'il rassemble toutes ses forces dans l'accomplissement des commandements et autres, pour s'écarter du mal, par le rassemblement de toute sa vitalité - par cela même 'tu seras garde', car il n'y a plus de place pour se laisser troubler par des sottises, des lors qu'il est résolu à livrer son âme et qu'il n'est rien de plus cher que son âme.
Ainsi ce conseil est rapporté au nom du Ba'al Chem Tov, de mémoire bénie. 'Hachem ton Dieu marche' ('mit'halekh') : il n'est pas écrit 'mahalekh' (Il fait marcher) ; mais il est au pouvoir de l'homme de mériter cela, d'éveiller la vitalité de Hachem qui est dans l'âme de l'homme. 'Et qu'Il ne voie en toi' : nos Sages ont expliqué que si son cœur voit la nudité (l'indécence), c'est interdit. Et c'est une grande chose : non seulement ne pas penser, à Dieu ne plaise, à une chose indécente, mais que le cœur ne puisse voir ni regarder aucune chose qui ne soit pour Hachem, comme il est dit 'vous serez saints'.
תרל"ב
[תרל״ב] (5632)
במדרש לוית חן הם המצות מלוין האדם כו'. שיש בכל דבר מצוה שיוכל האדם לדבק הכל ע"י המצות להש"י.
לא דיברה תורה אלא נגד יצה"ר. והלא ביד הקב"ה לעזור לאדם נגדו או שלא יסיתנו ולמה הי' הצורך להתיר איסור.
רק שזה עצה להתיר דבר שמושך האדם לרע שע"ש זה נק' איסור כמ"ש בסה"ק שע"י נאסר האדם ונקשר לרע. רק עי"ז שגומר בדעתו שאם לא התירה הכתו' לא הי' נושאה.
עי"ז נעשה היתר שלא להיות נקשר ונאסר ע"י לסט"א ואם הי' איסור לא הי' יכול לגבור נגד היצה"ר רק עתה בנקל יותר לברר לעצמו שאם הי' אסורה לא הי' נושאה. ועצה זו נוהגת בכל דברי רשות שצריכין שמירה שלא להתדבק בהם ע"י שמברר לעצמו שאם לא הי' רצון הקב"ה להתנהג בעניני עוה"ז לא הי' עושהו כנ"ל:
Dans le Midrach : ''livyat hen' (couronne de grâce) - ce sont les commandements qui accompagnent l'homme' etc. : car en toute chose il y a une mitsva par laquelle l'homme peut tout attacher à Hachem au moyen des commandements. 'La Torah n'à parlé que face au mauvais penchant.' Or il est au pouvoir du Saint, béni soit-Il, d'aider l'homme contre lui, où de faire qu'il ne le séduise pas ; pourquoi donc était-il nécessaire de permettre un interdit ? C'est seulement un conseil : permettre une chose qui attire l'homme vers le mal - laquelle pour cela est appelée 'issour' (interdit), comme il est écrit dans les livres saints, car par elle l'homme est lié et attaché au mal.
C'est seulement par le fait qu'il décide en son esprit que, si l'Écriture ne l'avait pas permise, il ne l'aurait pas épousée : par cela cela devient permis, de sorte à ne pas être attaché et lié par la sitra a'hra ; car si c'était un interdit il n'aurait pas pu l'emporter sur le mauvais penchant. Mais maintenant il lui est plus aisé de clarifier pour lui-même que, si elle avait été interdite, il ne l'aurait pas épousée.
Et ce conseil vaut pour toutes les choses permises qui requièrent une garde, afin de ne pas s'y attacher, par le fait qu'il clarifié pour lui-même que, si ce n'était la volonté du Saint, béni soit-Il, de se conduire dans les affaires de ce monde, il ne le ferait pas, comme ci-dessus.
במדרש שמצינו קלה שבקלות חמורה שבחמורות מתן שכרה שוה. וקשה למה באמת כן.
וי"ל פשוט כי מה שהמצוה גדולה נותנת כח וחשק לאדם לקיימה כמ"ש במד' שאם הי' נגלה שכרן היו רצין לחמורות בלבד. ולכך הקלה קשה יותר לקיימה ומה"ט מתן שכרן שוה כנ"ל:
Dans le Midrach : nous trouvons que la plus légère des (mitsvot) légères et la plus grave des graves ont une même rétribution. Et il est difficile (de comprendre) pourquoi il en est vraiment ainsi.
On peut expliquer simplement : le fait qu'une mitsva soit grande donne à l'homme force et désir de l'accomplir, comme il est dit dans le Midrach que si leur récompense était révélée, les gens courraient aux seules (mitsvot) graves. C'est pourquoi la (mitsva) légère est plus difficile à accomplir, et pour cette raison leur rétribution est égale, comme ci-dessus.
ולא יראה בך כו' חז"ל פי' לא יראה לך בטל בלבך כו'. וכן י"ל כשלא יראה בך בעצמך שלא יהי' חשוב בעיני האדם וכשנמאס בעיניו נתבטל כנ"ל:
'Et qu'Il ne voie en toi' etc. Nos Sages ont expliqué : 'qu'il ne se voie pas en toi' - qu'il soit annulé dans ton cœur etc.
On peut aussi expliquer : quand il ne se voit pas en toi-même, qu'il ne soit pas important aux yeux de l'homme ; et quand il devient méprisable à ses yeux, il s'annule, comme ci-dessus.
תרל"ג
[תרל״ג] (5633)
במדרש לוית חן הם כו' המצות מלוין אותך כו' כי מה שמצות שבנ"י עושין מקובלין לפניו ית'. הוא מצד כי חן מקח על מקחו וכתי' וירא אלקים כו' כל אשר עשה כו' טוב מאוד כו'.
וזה החן שהוטב בעיני השי"ת הבריאה זה מקיים כל הנבראים ותכלית עבודתינו לעורר זה הרצון. ובכל דבר נמצא חן הזה רק ע"י המצוה שמיוחד למעשה מיוחדת מתעורר החן של המעשה ע"י המצוה.
וכן אברי האדם נגד רמ"ח מצות עשה וכל אבר שעושה בו מצוה עי"ז נעשה מקחו של הקב"ה שמעיד שנברא רק לעשות רצון בוראו כמ"ש כל מה שברא הקב"ה לכבודו ברא עי"ז מתעורר החן מקח על בעליו כיון שמקבל עליו עול מ"ש ונקרא בעליו כנ"ל. וכשמתעורר חן הזה נושע בכל הענינים וכדמצינו שמרע"ה ביקש על החן אם מצאתי חן כו'.
[וזה לשון מציאה שהחן יש בכל דבר רק שצריך להתעורר ע"י המעשה כנ"ל]:
Dans le Midrach : ''livyat hen' ce sont' etc., 'les commandements t'accompagnent' etc. : car le fait que les commandements accomplis par Israël soient agréés devant Lui, béni soit-Il, provient de ce que 'la grâce d'une acquisition est aux yeux de son acquéreur' ; et il est écrit 'Dieu vit... tout ce qu'Il avait fait... et voici c'était très bon' (Genèse 1,31). Et cette grâce (hen), par laquelle la création fut agréable aux yeux de Hachem, c'est elle qui maintient tous les êtres créés, et le but de notre service est d'éveiller cette volonté (ce bon vouloir).
En toute chose se trouve cette grâce, mais c'est seulement par la mitsva, assignée à un acte particulier, que s'éveille la grâce de cet acte au moyen de la mitsva. De même les membres de l'homme correspondent aux 248 commandements positifs, et tout membre par lequel on accomplit une mitsva devient par cela une acquisition du Saint, béni soit-Il, qui témoigne qu'il n'à été créé que pour faire la volonté de son Créateur, comme il est dit 'tout ce que le Saint, béni soit-Il, à créé, Il l'à créé pour Sa gloire' ; par cela s'éveille la grâce, l'acquisition (revenant) à son maître, des lors que (le membre) accepté sur lui le joug de la royauté (céleste) et est appelé sien (celui de son maître), comme ci-dessus.
Et quand cette grâce s'éveille, on est sauvé en toutes affaires, comme nous trouvons que Moché notre maître, la paix soit sur lui, demanda au sujet de la grâce : 'si j'ai trouvé grâce' etc. (Exode 33,13).
[Et c'est le terme de 'trouvaille' (metsia), car la grâce est en toute chose, sauf qu'elle doit être éveillée par l'acte, comme ci-dessus.]
מוציא שפתיך תשמור הוא שמירת הלשון שהפה הוא אבר פנימי יותר שכל ההבל ופנימיות האדם הוא יוצא ע"י מוצאות הפה ע"כ צריך שמירה יותר. ונראה דמצות תלמוד תורה הוא שמירת הפה דכל מ"ע נגד אבר מיוחד ולכן מצוה זו תמיד יום ולילה כי מוצאות הפה צריכין יותר שמירה כנ"ל.
כי כל שורש החיות בהאדם הוא בהבל הפנימי וכשאדם שומר הבל פיו זה שורש לכל המעשים כדכתי' תשמור ועשית כו' שכל המעשים תלוי בשמירת הפה כי יתרון בריאת האדם על הבע"ח כי הוא מדבר. וכ"כ לנפש חי' לרוח ממללא.
לזאת צריך לתת עיקר המעלה שלו להשי"ת כנ"ל. כי בריאת הפה ודיבור האדם הוא דבר נפלא יותר מכל הבריאה.
כמו שמבין מי שמתבונן בפלא זה. וכל מה שברא הקב"ה הכל לכבודו ברא כמ"ש תהלתי יספרו.
ואם כי להוציא דברים לפני השי"ת אינו בנקל אבל עכ"פ שנשמור הפה מדברים בטלים כנ"ל:
'Ce qui sort de tes lèvres, tu le garderas' (Deutéronome 23,24) : c'est la garde de la langue, car la bouche est un membre plus intérieur, puisque tout le souffle et l'intériorité de l'homme sortent par les issues de la bouche ; c'est pourquoi elle requiert davantage de garde. Et il apparaît que le commandement de l'étude de la Torah est la garde de la bouche, car chaque commandement positif correspond à un membre particulier ; c'est pourquoi ce commandement-la (l'étude) est perpétuel, jour et nuit, car les issues de la bouche requièrent davantage de garde, comme ci-dessus.
Car toute la racine de la vitalité chez l'homme est dans le souffle intérieur, et quand l'homme garde le souffle de sa bouche, c'est la racine de toutes les actions, comme il est écrit 'tu garderas et tu feras' etc. - toutes les actions dépendent de la garde de la bouche ; car la supériorité de la création de l'homme sur l'animal, c'est qu'il parle, ainsi qu'il est écrit '(l'homme devint) une âme vivante', que le Targoum d'Onkelos rend par 'un esprit parlant' (Genèse 2,7). Aussi doit-il consacrer sa qualité essentielle à Hachem, comme ci-dessus.
Car la création de la bouche et de la parole de l'homme est une chose plus merveilleuse que toute la création, comme le comprend celui qui médite ce prodige. Et tout ce que le Saint, béni soit-Il, à créé, Il l'à créé pour Sa gloire, comme il est dit 'ils raconteront Ma louange' (Isaie 43,21).
Et bien qu'il ne soit pas aisé de prononcer des paroles (dignes) devant Hachem, du moins gardons-nous la bouche des paroles vaines, comme ci-dessus.
תרל"ד
[תרל״ד] (5634)
אמו"ר זקני ז"ל פירש כי תצא כשיש קצת חירות מיצה"ר אז יהי' למלחמה כו' והוא כמ"ש והי' בהניח כו' לך כו' תמחה כו'. וזה סימן שהוא שונא מוחלט ליצה"ר כי בשעת החטא אף רשעים מתחרטים מיד רק כשיש חירות והשנאה כבושה.
עי"ז ונתנו ה"א בידך וכן פי' בזוה"ח מלחמה זו על היצה"ר. ואמר שהמלחמה בכח התורה וכ"א בראתי יצה"ר בראתי תבלין.
וברש"י לא דיברה תורה אלא כנגד היצה"ר. פי' כי התורה נעלמה מעיני כל חי רק נתלבשה התורה בדיבורים הללו לתת כח לאדם נגד היצה"ר כי היצרים שבאדם אין להם יסוד קבוע והיצה"ר בדמיונות שוא מבלבל האדם.
ויצר מלשון ציור ודמיון. אבל הנשמה שבאדם יש לה יסוד קבוע ובכחה לברר האמת מדמיונות ב' היצרים.
ובעבור היצר נתלבשה תורה בלבושים וציורים לעזור להאדם בעה"ז השפל. ושבית שביו פי' שם שיחזור האדם ניצוצות הקדושה שנשבה מאתו ית' בחיצוניות וקאי על ה' אלקיך הנזכר לעיל ע"ש.
שצריך האדם להבין מזה שנברא בעוה"ז בב' יצרים שהכל לכבודו ברא ודרך האמת הוא שכשזוכה אדם לצאת קצת מבלבולי היצר אז צריך לחול עליו בושה ממה שעבר עליו זמן זמנים בדברים בטלים ולא לבא לידי גאוה ח"ו. רק אדרבא לפי תיקונו יבוש יותר.
ועי"ז הבושה יכול לשוב ולתקן כל אשר עבר עליו וזהו ושבית שביו. ובימות החול שקשה לאדם למצוא מנוח מבילבולי יצה"ר צריך להתבייש מהש"י עי"ז שרחוק הוא מבחי' השבת.
והוא בשת שבא משבת וביטול הזמן, וע"ז נעשה בחי' שבת אח"כ וכדכ' בזוה"ק בראשית ירא שבת בשת כו' ע"ש:
Mon maître, mon père, mon grand-père, de mémoire bénie, à expliqué : 'lorsque tu sortiras' - quand il y a un peu de liberté à l'égard du mauvais penchant, alors il est temps de lui livrer combat etc. C'est comme il est dit 'et il arrivera, lorsqu'Il t'aura donne le repos... tu effaceras (le souvenir d'Amalek)' etc.
(Deutéronome 25,19). Et c'est le signe qu'on hait le mauvais penchant de façon absolue ; car à l'instant de la faute, même les méchants se repentent aussitôt ; (le vrai signe) c'est seulement quand il y a de la liberté et que la haine est enracinée (retenue).
Par cela 'Hachem ton Dieu le livrera en ta main'. Ainsi l'expliqué le Zohar Hadach : ce combat est contre le mauvais penchant.
Et il dit que le combat se mène par la force de la Torah, comme il est dit 'j'ai créé le mauvais penchant, j'ai créé la Torah comme remède (litt. épice)' (Kiddouchin 30b). Et selon Rachi : 'la Torah n'à parlé que face au mauvais penchant'.
Cela signifie : la Torah est cachée aux yeux de tout vivant ; seulement elle s'est revêtue de ces paroles (littérales) pour donner à l'homme force contre le mauvais penchant. Car les penchants qui sont dans l'homme n'ont pas de fondement stable, et le mauvais penchant trouble l'homme par de vaines imaginations - 'yetser' est du langage de 'tsiyour' (représentation) et d'imagination.
Mais l'âme (nechama) qui est dans l'homme à un fondement stable, et il est en son pouvoir de clarifier la vérité au milieu des imaginations des deux penchants. Et à cause du (mauvais) penchant, la Torah s'est revêtue de vêtements et de représentations pour aider l'homme dans ce bas monde. 'Et tu captureras sa captivité' : il expliqué la que l'homme fait revenir les étincelles de sainteté qui ont été captives (arrachées) de Lui, béni soit-Il, dans l'extériorité ; et cela se rapporte à 'Hachem ton Dieu' mentionné plus haut, vois la.
L'homme doit comprendre de la qu'il à été créé en ce monde avec deux penchants, tout ayant été créé pour Sa gloire ; et la voie de vérité est que, lorsque l'homme mérite de sortir quelque peu des troubles du penchant, alors la honte doit tomber sur lui pour ce qu'il à traversé, temps et temps, dans des choses vaines, et de ne pas en venir à l'orgueil, à Dieu ne plaise. Au contraire, à mesure de sa réparation il aura davantage honte.
Et par cette honte il peut revenir (faire techouva) et réparer tout ce qui lui est arrivé : c'est cela 'tu captureras sa captivité'. Et durant les jours de semaine, où il est difficile à l'homme de trouver le repos loin des troubles du mauvais penchant, il doit éprouver de la honte devant Hachem par le fait qu'il est éloigné de l'aspect du Chabbat.
Et c'est la honte ('bochet') qui vient du Chabbat et de la perte (mauvais usage) du temps ; et par cela advient ensuite l'aspect du Chabbat, comme il est écrit dans le saint Zohar : 'Berechit' (בראשית) se décompose en 'yare Chabbat, bochet' (crains le Chabbat, honte) etc., vois la.
בפסוק צעקה הנערה כו' מוכח שכל שיכול להנצל ע"י צעקה מיחשב רצון והקב"ה שומע תפלת כל פה. ואף שנראה לפעמים שא"י לצעוק.
מ"מ אם האדם מוכן לצעוק בכל לבו ע"ז נאמר טרם יקראו כו'. ואדרבא צעקה זו נשמעת יותר.
וחז"ל אמרו שקול פרידת הנשמה מגוף הולכת מסוף העולם כו'. והטעם נראה כיוון שממאן בזה בכל כחו ורוצה לצעוק ואינו יכול.
עי"ז הצעקה הולכת בכל מקום. כי כשיכול לצעוק הקול פוסק.
אבל הצעקה שהוא בכח ולא נכנס בפועל. נשמעת בכ"מ.
כי הרצון לצעוק בכל מקום. וכ"כ אבן מקיר תזעק כו' אף שלא שייך צעקה מכל זה נשמע כי המיאון בדבר הוא נחשב לצעקה כנ"ל.
ורמב"ן ז"ל הקשה אם לא הי' לנערה שכל לצעוק למה תמות. אבל הקב"ה נותן שכל למי שמוכן לצעקה כנ"ל.
ואף בשדה נאמר אין לנערה חטא מות מכלל שנחשב לחטא עכ"פ מה שלא זכתה לזה:
Au sujet du verset 'la jeûne fille à crié' etc. (Deutéronome 22,24 et 27), il ressort que quiconque peut se sauver par le cri, ce cri est compté comme (l'expression de sa) volonté, et le Saint, béni soit-Il, entend la prière de toute bouche.
Et bien qu'il apparaisse parfois qu'on ne peut crier, néanmoins, si l'homme est prêt à crier de tout son cœur, c'est sur cela qu'il est dit 'avant qu'ils appellent, (Je répondrai)' etc. (Isaie 65,24).
Au contraire, ce cri-la est encore mieux entendu. Nos Sages ont dit que la voix de la séparation de l'âme d'avec le corps va d'un bout du monde (à l'autre) etc.
La raison en paraît être : puisqu'on refuse (la mort) de toute sa force et qu'on veut crier sans le pouvoir, par cela le cri se propage en tout lieu. Car lorsqu'on peut crier, la voix s'arrête ; mais le cri qui reste en puissance sans passer à l'acte s'entend en tout lieu, car la volonté de crier est en tout lieu.
Ainsi il est écrit 'la pierre criera de la muraille' etc. (Habaquq 2,11) : bien qu'un cri ne s'applique pas (à une pierre), de tout cela il s'entend (quelque chose), car le refus d'une chose est compté comme un cri, comme ci-dessus.
Et le Ramban, de mémoire bénie, à soulevé l'objection : si la jeûne fille n'avait pas l'intelligence de crier, pourquoi serait-elle mise à mort ? Mais le Saint, béni soit-Il, donne l'intelligence à qui est prêt à crier, comme ci-dessus.
Et même dans les champs il est dit 'la jeûne fille n'à pas commis de faute méritant la mort' (Deutéronome 22,26), d'où l'on déduit qu'il est du moins compte comme une faute le fait qu'elle n'ait pas mérité cela (de crier).
לא תראה כו' שור אחיך כו' השב תשיבם כו'. י"ל שכל מי שרואה בחבירו תועה מדרך הישר.
וי"ל שור לשון הבטה. או שאר תנועה רעה צריך לתקנו.
והעצה ע"י תשובה כמ"ש בסה"ק כל מה שרואה האדם שייך לו וצריך לשוב ע"ז ועי"ז מביא הרהור תשובה גם בחבירו וז"ש השב תשיבם. כי כלל ישראל הם א' וכשא' מקלקל צד קדושה שבו נשאר בכלל ישראל כמ"ש ז"ל זכה נוטל חלק חבירו כו'.
אבל האדם צריך לחזור האבידה לבעליו. אשר תאבד ממנו ומצאתה.
לא תוכל להתעלם שצריך להיות שלא יוכל לסבול ולהתעלם מחטא חבירו ג"כ:
'Tu ne verras pas... le bœuf de ton frère (s'égarer)... tu les ramèneras assurément' etc. (Deutéronome 22,1).
On peut expliquer : quiconque voit son prochain s'égarer de la voie droite - et l'on peut dire que 'chor' (bœuf) est du langage de 'regard' ('hab'ta') - où voit tout autre mouvement mauvais, doit le réparer. Et le conseil est par la techouva, comme il est écrit dans les livres saints : tout ce que l'homme voit le concerne et il doit faire techouva la-dessus ; et par cela il suscite aussi une pensée de techouva chez son prochain.
Et c'est ce que dit 'tu les ramèneras assurément'. Car la communauté d'Israël est une, et quand l'un abîme le côté de sainteté qui est en lui, celui-ci demeure dans la communauté d'Israël, comme l'ont dit nos Sages : 'celui qui a mérité prend sa part et celle de son prochain' etc.
Mais l'homme doit ramener l'objet perdu à son propriétaire. 'Qui se perd de lui et que tu trouves : tu ne pourras te dérober' - il faut qu'il ne puisse tolérer ni se dérober devant la faute de son prochain non plus.
כי תצא מחנה כו' ונשמרת כו' ויד תהי' לך מחוץ כו'. י"ל שהוא עצה לאדם אף שא"י לתקן כל מעשיו.
מ"מ אין לך אדם מישראל שאין בו דברים טובים. וצריך לאסוף המעט טוב שבו שלא לערב בו דבר רע.
ועי"ז המעט יהי' לו כח ויד גם בדברים שמחוץ למחנה. כי מצוה גוררת מצוה.
וכ' טוב מעט לצדיק כו' כי המון רשעים רבים שכל עצת היצה"ר ע"י הריבוי שמוסיף חטאים קלים כמ"ש דברים שדש בעקביו. ותיקון הצדיק בבחי' מעט שיהי' חשוב אצלו מה שזוכה לקיים מצות בוראו אף שהוא מעט.
וכפי התדבקותו באותו המעט עץ חיים הוא להביאו לתקן הכל כראוי כנ"ל:
'Lorsque tu sortiras en camp' etc., 'tu te garderas' etc., 'et tu auras un endroit (litt. une place) hors (du camp)' etc. (Deutéronome 23,11-13).
On peut expliquer que c'est un conseil pour l'homme : même s'il ne peut réparer toutes ses actions, néanmoins il n'est aucun homme d'Israël en qui il n'y ait de bonnes choses. Il faut rassembler le peu de bien qui est en lui, de sorte à n'y mêler rien de mauvais.
Et par cela ce peu lui donnera force et prise ('yad') même dans les choses qui sont hors du camp, car une mitsva en entraîne une autre. Et il est écrit 'mieux vaut le peu du juste (que l'abondance de nombreux méchants)' (Psaumes 37,16), car tout le stratagème du mauvais penchant passe par la multiplication : il ajoute des fautes légères, comme il est dit 'les choses qu'on foule du talon'.
Et la réparation du juste est dans l'aspect du peu : que soit précieux à ses yeux ce qu'il mérite d'accomplir des commandements de son Créateur, même si c'est peu. Et à mesure de son attachement à ce peu, c'est un arbre de vie qui l'amène à tout réparer comme il convient, comme ci-dessus.
תרל"ה
[תרל״ה] (5635)
במדרש נולד מהול צריכין להטיף דם ברית מפני בריתו של אאע"ה המול ימול כו'. כי יש לבנ"י מצד עצם מדרגתם שייכות אל התורה ומצות.
לכן קיים אברהם אבינו ע"ה המצות קודם הציוי כי הי' מיוחד להתורה. כמ"ש אברהם גי' רמ"ח.
שהיו רמ"ח אבריו בקדושת הרמ"ח מצות כנ"ל. ולכן אף שנולד מהול צריך להמול שנית מצד שכח בנ"י בעשיות המצוה מסייע לעורר קדושת המצוה.
וז"ש המול ימול ב' בחי' הנ"ל. וזה ענין מ"ש קדשנו במצותיו וצונו.
כי הם ב' דברים גוף ההכנת ציור האדם הישראלי שיש בו קדושה זו לבד הציוי כנ"ל. כמ"ש שהתורה ובנ"י והקב"ה מעידין זה ע"ז.
ובמד' לוית כו' הם לראשך המצות מלוין את האדם. פי' שיש לבנ"י החן בשמים מצד שורשם.
וכל המצות הם רק לעורר החן שלהם. והבן:
Dans le Midrach : (un enfant) ne circoncis - il faut faire perler une goutte de sang d'alliance, à cause de l'alliance d'Abraham notre père, la paix soit sur lui, 'himol yimol' (il sera assurément circoncis) etc. Car Israël possède, du fait de l'essence même de son niveau, un lien avec la Torah et les commandements.
C'est pourquoi Abraham notre père, la paix soit sur lui, accomplit les commandements avant l'ordre (de leur prescription), car il était dévoue à la Torah, comme il est dit : 'Abraham' (אברהם) à pour valeur numérique (guematria) 248 (רמ״ח), car ses 248 membres étaient dans la sainteté des 248 commandements positifs, comme ci-dessus. C'est pourquoi, même ne circoncis, il faut le circoncire une seconde fois, du fait que la force d'Israël dans l'accomplissement de la mitsva aide à éveiller la sainteté de la mitsva.
Et c'est ce que dit 'himol yimol' : les deux aspects mentionnés ci-dessus. Et c'est le sens de ce que nous disons 'qui nous à sanctifiés par Ses commandements et nous à ordonné' : car ce sont deux choses - le corps de la disposition, la forme même de l'homme d'Israël en qui réside cette sainteté, en plus de l'ordre (du commandement), comme ci-dessus, ainsi qu'il est dit que la Torah, Israël et le Saint, béni soit-Il, témoignent l'un de l'autre.
Et dans le Midrach : ''livyat' etc., elles sont à ta tête', les commandements accompagnent l'homme : cela signifie qu'Israël possède la grâce (hen) dans les cieux du fait de sa racine, et tous les commandements ne font qu'éveiller leur grâce. Et comprends.
« Et ton camp sera saint » (Devarim 23,15) : le Sfat Emet rapporte de son aïeul que le camp désigne les membres, et que Hachem qui marche au milieu est l'esprit de sainteté en chaque homme d'Israël : selon la réparation de la nefech (l'âme) se déploie cet esprit. Le juste reçoit parfois la part que le méchant a perdue, et il doit la rendre lorsque celui-ci la réclame par la techouva ; sentir que l'aide dépasse son service le fait revenir, et éveille aussi le méchant. Ammon et Moab, faute de s'être annulés par le pain et l'eau, n'ont aucune prise et peuvent faire fauter.
Aussi : la captivité du mauvais penchant et la garde après la victoire ; le combat mené dans l'ensemble d'Israël ; les mitsvot qui éveillent la grâce de la racine.
והי' מחניך קדוש בשם מו"ז ז"ל שפי' מחניך על אברי האדם כו'. ה"א מתהלך הוא בחי' רוח קדושה שיש בכל איש ישראל וכפי תיקון הנפש שהוא מלבוש החיצון.
כמו כן מתפשט הרוח קדושה שבנפש האדם:
"Et ton camp sera saint" (Devarim 23,15). Au nom de mon maître et grand-père, de mémoire bénie, qui explique "ton camp" comme se rapportant aux membres de l'homme, etc.
"Hachem ton Dieu marche (au milieu de ton camp)" - c'est l'aspect de l'esprit de sainteté (roua'h ha-kodech) qui réside en chaque homme d'Israël. Et selon la rectification (tikoun) de la nefech, qui est le vêtement extérieur, ainsi se déploie l'esprit de sainteté qui est dans la nefech de l'homme.
לא תראה כו' השב תשיבם כו' תאבד ממנו ומצאתה כו'. דהנה חז"ל כתבו כי זכה הצדיק נוטל חלקו וחלק חבירו בג"ע.
ומסתמא כן הוא גם בעוה"ז שהרשע בעונותיו מאבד זכיותיו. וכל המעש"ט שעשה הכל נוטל הצדיק.
ולכן יש כמה פעמים שהצדיק מוצא סיוע במעשיו הטובים שלא ע"פ עבודתו. והוא שזכה לחלק הרשע.
אך האדם צריך להשים לב ע"ז ולחזור החלק לבעליו והי' עמך עד דרוש אחיך כי כששב הרשע בתשובה יחזירנו לו. וכ' השב תשיבם פי' שע"י שהצדיק מרגיש שאין זה ע"פ עבודתו.
עי"ז חוזר בתשובה. וע"י התשובה זו מתעורר גם הרשע לבוא להירהור תשובה.
כי נמצא שגרמו מעשיו זכות להצדיק ויש לו עי"ז עלי' לטוב. ויוכל להיות כי גם בעוה"ב כשהצדיק בעין טובה שלו רוצה להחזיר החלק לבעליו טוב הוא לשניהם:
"Tu ne verras pas... tu les rendras sûrement... elle se perd pour lui et tu la trouves..." (Devarim 22,1-3). Car nos Sages ont écrit que si le juste le mérite, il prend sa part et la part de son compagnon au Gan Éden (Haguiga 15à).
Et vraisemblablement il en est de même aussi dans ce monde-ci : le racha (le méchant), par ses fautes, perd ses mérites, et toutes les bonnes actions qu'il à faites, le juste les prend toutes. C'est pourquoi il arrive plusieurs fois que le juste trouve une aide dans ses bonnes actions qui n'est pas selon son propre service (avoda) ; c'est qu'il à hérité de la part du racha.
Mais l'homme doit y prêter attention et rendre la part à son propriétaire : "et cela restera avec toi jusqu'à ce que ton frère la réclame" (Devarim 22,2) - car lorsque le racha revient par la techouva, il la lui rendra. Et il est écrit "tu les rendras sûrement (השב תשיבם)" : cela signifie que du fait que le juste ressent que ce n'est pas selon son service, par la il fait techouva.
Et par cette techouva, le racha aussi s'éveille et vient à une pensée de techouva. Car il se trouve que ses actions ont procure un mérite au juste, et il à par la une élévation vers le bien.
Et il se peut que même dans le monde à venir, lorsque le juste, par son bon œil (ayin tova), veut rendre la part à son propriétaire, cela est bon pour les deux.
לא יבא עמוני כו' ע"ד אשר לא קדמו כו' ואשר שכר עליך כו'. קשה חיבור ב' הטעמים שכיון שרצו לקללם.
מה זה לחשוב על שלא יצאו בלחם ומים כו'. וברש"י ז"ל שגדול המחטיאו כו'.
וביאור הענין כי בנ"י נבראו לתקן כל הנבראים ולהטות כל האומות ג"כ להקב"ה כמו שיהי' בימות המשיח במהרה בימינו אמן. ולכן כל האומות צריכין לבקש איזה קירבות לבנ"י.
ומצד עצם שלהם הם מתנגדים לבנ"י ואיך יוכלו להתדבק בהם. ונאמר באדום כי אחיך הוא ובמצרי גר היית בארצו וכ"ז לבקש להם צד התקרבות ועמון ומואב אם היו מקדימין בלחם ומים.
פי' שהיו מבטלים עצמם לבנ"י. הי' להם מצד זה קצת אחיזה.
וכיון שלא קידמו הרגישו כי אין להם שום התדבקות וממילא הוצרכו לבקש עצות לאבד ח"ו בנ"י. וממילא גרמו קילקול לבנ"י כי בנ"י הם עיקר הבריאה ולכן בגודל רשעתם מרגישין גם בנ"י.
ואף שכל האומות רשעים הם. רק מצד שנמצא בכולם קצת ביטול לבנ"י ואינם מתנגדים מכל וכל ולכן דור שלישי יבא להם כו'.
ממילא אין יכולין להרע במעשיהם לבנ"י. אך הם שאין להם התקרבות כלל מצד זה יכולין להחטיא אותנו כנ"ל.
ולכן כל הטעמים עולין בגדר א' כנ"ל:
"Un Ammonite... ne viendra pas (dans l'assemblée de Hachem)... parce qu'ils ne vous ont pas devancés (avec du pain et de l'eau)... et parce qu'il à loue (Bilam) contre toi..." (Devarim 23,4-5). Il est difficile de relier les deux motifs : puisqu'ils ont voulu les maudire, quel sens y a-t-il à évoquer qu'ils ne sont pas sortis avec du pain et de l'eau ?
Et Rachi z"l (dit) que celui qui fait fauter (est pire que celui qui) tue, etc. L'explication de la chose : Bnei Israël ont été créés pour réparer toutes les créatures et incliner aussi toutes les nations vers le Saint béni soit-Il, comme ce sera aux jours du Machiah, bientôt et de nos jours, amen.
C'est pourquoi toutes les nations doivent chercher quelque rapprochement (kirva) envers Bnei Israël. Or, de par leur essence même, elles s'opposent à Bnei Israël ; comment pourraient-elles s'attacher à eux ?
Il est dit au sujet d'Edom "car c'est ton frère" et au sujet de l'Égyptien "tu as été étranger dans son pays" (Devarim 23,8) - tout cela pour leur chercher un côté de rapprochement. Et Ammon et Moab, s'ils avaient devancé avec du pain et de l'eau - c'est-à-dire s'ils s'étaient annulés devant Bnei Israël - ils auraient eu de ce fait un peu de prise (à'hiza).
Mais puisqu'ils n'ont pas devancé, ils ont ressenti qu'ils n'avaient aucun attachement, et de ce fait ils ont été contraints de chercher des moyens pour perdre, à Dieu ne plaise, Bnei Israël. Et de ce fait ils ont causé un dommage à Bnei Israël, car Bnei Israël sont l'essentiel de la création, et c'est pourquoi, dans la grandeur de leur méchanceté, Bnei Israël aussi le ressentent.
Et bien que toutes les nations soient mauvaises, c'est seulement parce qu'il se trouve en toutes un peu d'annulation envers Bnei Israël et qu'elles ne s'opposent pas totalement, c'est pourquoi "la troisième génération viendra à eux (dans l'assemblée)", etc. - de ce fait elles ne peuvent nuire par leurs actes à Bnei Israël. Mais eux (Ammon et Moab), qui n'ont aucun rapprochement de ce côté, peuvent nous faire fauter, comme ci-dessus.
C'est pourquoi tous les motifs relèvent d'un même registre, comme ci-dessus.
תרל"ו
5636 (תרל״ו)
כי תצא למלחמה כו' ונתנו ה"א כו' ושבית שביו. בהקדים דברי המד' ע"פ כי לוית חן הם לראשך המצות מלוין אותך כו'.
פי' שבוודאי נמצא בכלל כל הבריאה וכן בכל פרט איזה נקודה המעלת חן לפני הקב"ה. וכן כתיב וירא אלקים כו' כל אשר עשה והנה טוב מאד.
והסתכלות זה שהוטב בעיניו מקיים כל העולם. וזה תכלית מעשה בראשית.
וזה החן הוא סוד השבת שכן כתיב והנה טוב מאד ויהי ערב כו' יום הששי כו'. ולכן מצינו בכל מקום מצאתי חן בעיניך כו'.
הוא שהצדיק הוא הנקודה שהוטב בעיני המקום והוא יסוד העולמות כולם. והמצות הם עצות להתדבק במציאות חן הנ"ל.
והנה גם כל סט"א המתנגד לקדושה וכל מעשה היצר ותחבולותיו וודאי יש גם בהם נקודה קטנה אשר בעבורה רצה הקב"ה לתת להם כח לכל מעשיהם כמ"ש טוב מאוד יצה"ר. ואמת כי בהתגברות האדם על היצה"ר אז נתברר הטובה הגנוזה.
וזה ושבית שביו. כי קודם התגברות הצדיק הנקודה היא בשבי ואין ניכר בה כבוד מלכות שמים.
ואחר ונתנו ה"א בידך אז היא בחי' תשובה ושבת שהיא החזרת הדבר לשורשו ומקומו. אמנם יש עוד לידע כי אחר שזוכין קצת לגבור היצה"ר אז צריכין שמירה ביותר.
כי הכח שהי' בסט"א בא אל האדם והוא בא ממקום טמא שהי' בשבי' עד עתה. ולכן צריך האדם שמירה.
וכן י"ל בשבת ג"כ שכתב בזוה"ק שצריך שמירה כמ"ש פורס סוכת שלום כו'. שג"כ הטעם כנ"ל שכל הדברים יש להן עלי' בשבת לכן צריך שמירה.
והעצה ע"י תשובה פי' שבהיות כל אלה הדברים שנתרחקה נקודה הנ"ל להיותה בשבי. הכל בא מחטא הקדום וגם חטא אדם הראשון שיש לכל איש חלק בו כנודע.
וצריך אדם לשוב לתקן הכל וזה נק' ושבית שביו פי' שזאת התשובה הוא בעבור השבי ששב עתה בהתגברו על היצה"ר וזכה בזו הנקודה צריך לנקותו מכל דביקות טומאה והוא ע"י התשובה. ואז קיימת לעד ואינו מביא אותו עוד לידי חטא.
והבן כ"ז:
"Quand tu sortiras en guerre... et Hachem ton Dieu les livrera (entre tes mains)... et tu captureras sa captivité (ושבית שביו)" (Devarim 21,10). En introduisant les paroles du Midrach sur "car ce sont un ornement de grâce (livyat 'hen) pour ta tête" (Michlei 1,9) - les mitsvot t'accompagnent, etc.
C'est-à-dire qu'assurément il se trouve, dans l'ensemble de toute la création et de même en chaque détail, un certain point qui suscite la grâce ('hen) devant le Saint béni soit-Il. Et de même il est écrit "et Dieu vit... tout ce qu'il avait fait, et voici c'était très bon" (Berechit 1,31).
Et ce regard, qui fut bon à ses yeux, maintient tout le monde. Et c'est le but de l'œuvre de la création (maasse berechit).
Et cette grâce ('hen) est le secret du Chabbat, car ainsi il est écrit "et voici très bon... et il y eut soir... le sixième jour", etc. C'est pourquoi nous trouvons partout "j'ai trouvé grâce à tes yeux", etc. - c'est le juste qui est le point qui fut bon aux yeux de l'Omniprésent, et il est le fondement (yessod) de tous les mondes.
Et les mitsvot sont des conseils (etsot) pour s'attacher à cette réalité de grâce mentionnée. Et voici, même tout le Sitra À'hra (l'autre côté) qui s'oppose à la sainteté, et toute action du yetser et ses ruses, assurément il y a aussi en eux un petit point pour lequel le Saint béni soit-Il à voulu leur donner la force pour toutes leurs actions, comme il est dit "très bon - c'est le yetser ha-ra" (Berechit Rabba 9,7).
Et il est vrai que, lorsque l'homme l'emporte sur le yetser ha-ra, alors se clarifie le bien caché. Et c'est "et tu captureras sa captivité (ושבית שביו)" : car avant que le juste ne l'emporte, le point est en captivité et n'y transparaît pas la gloire de la royauté des cieux.
Et après "Hachem ton Dieu le livrera entre tes mains", alors il est dans l'aspect de la techouva et du Chabbat, qui est le retour de la chose à sa racine et à son lieu. Toutefois il faut encore savoir qu'après qu'on a mérité quelque peu de dominer le yetser ha-ra, alors il faut une garde (chemira) accrue.
Car la force qui était dans le Sitra À'hra vient à l'homme, et elle provient d'un lieu impur où elle était en captivité jusqu'à présent. C'est pourquoi l'homme à besoin d'une garde.
Et de même peut-on dire au sujet du Chabbat également, car il est écrit dans le Zohar (ha-kadoch) qu'il faut une garde, comme il est dit "il étend une souccah de paix", etc. - dont la raison est aussi comme ci-dessus, que toutes les choses ont une élévation le Chabbat, c'est pourquoi il faut une garde. Et le conseil est par la techouva : c'est-à-dire que, toutes ces choses par lesquelles le point mentionné s'est éloigné pour se trouver en captivité, tout vient de la faute antérieure et aussi de la faute d'Adam ha-Richon, à laquelle chaque homme à une part, comme on le sait.
Et l'homme doit revenir pour tout réparer, et c'est ce qu'on appelle "et tu captureras sa captivité" : c'est-à-dire que cette techouva est en raison de la captivité, car il revient maintenant en l'emportant sur le yetser ha-ra et il à mérité ce point ; il doit le purifier de tout attachement d'impureté, et c'est par la techouva. Et alors il subsiste à jamais et ne l'amène plus à la faute.
Comprends tout cela.
בספרי כי תצא לא תצא אלא במחנה. פי' אף שכל יחיד צריך להלחם ביצרו הרע.
עכ"ז יהי' המלחמה ע"י שיכניס עצמו בכלל ישראל. ויהי' כוונתו כדי שכלל ישראל יצליחו במלחמות ה'.
כי הכלל תלוי בפרט. ואז יוצא עמו כח מלחמת הציבור.
וגם דברי חז"ל שאמרו מחנה הם האברים שבאדם. ג"ז אמת.
כי יש בכל פרט כח כללי ג"כ שנק' עולם קטן. וכפי מה שמכניס כל רמ"ח אבריו לאסוף כולם לרצון זה.
כך יוכל להכניס עצמו בכלל ישראל:
Dans le Sifri : "Quand tu sortiras" - tu ne sortiras qu'en camp (be-ma'hane). C'est-à-dire : bien que chaque individu doive combattre son mauvais penchant, néanmoins le combat se fera par le fait qu'il s'introduit lui-même dans l'ensemble d'Israël (klal Israël).
Et son intention sera afin que l'ensemble d'Israël réussisse dans les guerres de Hachem. Car l'ensemble (klal) dépend du particulier (perat).
Et alors sort avec lui la force du combat de la collectivité (tsibour). Et de même les paroles de nos Sages qui ont dit que "ma'hane" (camp) désigne les membres de l'homme - cela aussi est vrai.
Car il y a en chaque particulier une force universelle (kelalit) aussi, qu'on appelle "un petit monde" (olam katan). Et selon ce qu'il introduit tous ses 248 membres pour les rassembler tous vers cette volonté, ainsi peut-il s'introduire lui-même dans l'ensemble d'Israël.
בפסוק הקם תקים עמו. כפי מה שא' עוזר לחבירו כענין אמרם הוי נושא בעול עם חבירך.
כמו כן זוכה לתקן עצמו ליישר אורחותיו להיות לו תקומה. וזה הקם תקים עמו.
והוא ענין יותר משבעה"ב עושה עם העני העני עושה עמו:
Sur le verset "tu relèveras sûrement (le fardeau) avec lui (הקם תקים עמו)" (Devarim 22,4). Selon ce qu'on dit : celui qui aide son compagnon, dans l'esprit de leur parole "sois portant le joug avec ton compagnon" (Avot 6,6) - de même il mérite de se réparer lui-même, de redresser ses voies pour avoir un relèvement (tekouma).
Et c'est "tu relèveras avec lui". Et c'est le sens de (ce qu'ils ont dit) : "plus que le maître de maison ne fait avec le pauvre, le pauvre fait avec lui" (Vayikra Rabba 34,8).
בפסוק ואשר שכר עליך כו' ולא אבה ה' כו' לשמוע כו' ויהפוך כו' הקללה לברכה כו'. וקשה מה ענין ולא אבה לרחקות עמון ומואב.
אמת כי מכיון שמזכיר הענין שעשה בו המקום נס מזכיר ג"כ חסדו ית'. אמנם נוכל לומר עוד כי פי' ויהפוך שהפך הקללה עליהם [וכמדומה לי שכ"נ ג"כ בספרי] שכיון שרצו לקלל בנ"י והש"י הי' מגן עליהם נתהפך הקללה עליהם כמ"ש מקללך אאור.
והנה פי' מ"ש ויהפוך כו' הקללה לברכה איך יתכן זה ההיפוך. ויש לפרש ע"פ מ"ש ראה אנכי נותן לפניכם כו' ברכה וקללה.
כי שניהם הם לישראל. כי בהיות הקללה עומדת מכוונת נגד הברכה לא תוכל להזיק כי יש לשניהם מקום.
לימין ישראל הברכות. והקללות בשמאל.
כענין ויהי הענן והחשך ויאר את הלילה כו'. ולכן כשקילל בלעם את בנ"י הפך הקב"ה הקללה לברכה.
פי' להיות מכוונת פנים בפנים נגד הברכה. וממילא נתהפך הקללה על ראשם.
והדברים מובנים למבין:
Sur le verset "et parce qu'il à loue (Bilam) contre toi... et Hachem n'à pas voulu... écouter... et il à transforme... la malédiction en bénédiction", etc. (Devarim 23,5-6).
Et il est difficile : quel rapport à "et il n'à pas voulu" avec l'éloignement d'Ammon et Moab ? Il est vrai que, puisqu'il mentionné l'affaire où l'Omniprésent lui à fait un miracle, il mentionné aussi Sa bonté, qu'Il soit béni.
Toutefois nous pouvons dire encore que le sens de "et il transforma" est qu'il retourna la malédiction sur eux [et il me semble qu'ainsi il apparaît aussi dans le Sifri] : car puisqu'ils ont voulu maudire Bnei Israël et que Hachem les protégeait, la malédiction s'est retournée sur eux, comme il est dit "celui qui te maudit, je le maudirai" (Berechit 12,3). Et voici le sens de ce qui est dit "et il transforma... la malédiction en bénédiction" : comment ce renversement est-il possible ?
On peut l'expliquer d'après ce qui est dit "vois, je place devant vous... bénédiction et malédiction" (Devarim 11,26). Car les deux sont pour Israël.
Car lorsque la malédiction se tient dirigée en face de la bénédiction, elle ne peut nuire, car il y a un lieu pour les deux : à la droite d'Israël les bénédictions, et les malédictions à gauche. Dans l'esprit de "et il y eut la nuée et l'obscurité, et elle éclaira la nuit", etc.
(Chemot 14,20). C'est pourquoi, lorsque Bilam maudit Bnei Israël, le Saint béni soit-Il transforma la malédiction en bénédiction : c'est-à-dire qu'elle fut dirigée face à face en face de la bénédiction, et de ce fait la malédiction se retourna sur leur tête.
Et les choses sont comprises par celui qui comprend.
תרל"ז
5637 (תרל״ז)
במדרש כי לוית חן הם כו' מצות מלוין האדם כו'. כי הנה הש"י בחר לו בנ"י נמצא יש לבנ"י החן בעיני המקום ב"ה.
אך ע"י התורה ומצות הם מעוררין אותו החן והמעשים מחברין את האדם אל שורש נשמתו ושם מציאת החן לבנ"י. ובמד' הנולד כשהוא מהול כו' המול ימול כו' פי' שהמצות לבד שהם פעולת המוכרחין בעצמם.
לבד זה הם ניתנו לבנ"י לתקן אותם שבכח המעשה יתדבקו בשורש נשמתם. ולכן אף שנולד מהול צריכין להטיף דם ברית מפני בריתו של אאע"ה.
כלומר שע"י המצות שבנ"י עושין מעוררין שורש אחדות בנ"י שהוא מציאת חן אומה הישראלית. וזה נק' בריתו של אאע"ה.
ומצד זה אין הפרש בין מצוה קלה לחמורה דסוף סוף ע"י המצוה מעורר כח נשמתו. וז"ש (למען יאריכון ימיך) [*והארכת ימים] בקלה שבקלות כו'.
ובגמ' מקשים הרי שמת כו' אלא בעולם שכולו ארוך כו'. פי' אריכת ימי האדם הוא כנ"ל שמתדבקין הימים והשנים של האדם בשורשן זה נק' אריכת ימים שמגיעים עד השורש ושם נק' שכולו ארוך והבן:
Dans le Midrach : "car ce sont un ornement de grâce (livyat 'hen)"... les mitsvot accompagnent l'homme, etc. Car voici, Hachem s'est choisi Bnei Israël ; il se trouve donc que Bnei Israël ont la grâce ('hen) aux yeux de l'Omniprésent, béni soit-Il.
Mais c'est par la Torah et les mitsvot qu'ils éveillent cette grâce, et les actions relient l'homme à la racine de son âme, et la est la réalité de la grâce pour Bnei Israël. Et dans le Midrach : "celui qui naît déjà circoncis... 'il sera sûrement circoncis (המול ימול)'", etc. - c'est-à-dire que les mitsvot, outre qu'elles sont des actes nécessaires en eux-mêmes, ont été de plus données à Bnei Israël pour les réparer, afin que par la force de l'action ils s'attachent à la racine de leur âme.
C'est pourquoi, même celui qui naît circoncis, il faut faire couler une goutte de sang de l'alliance (dam brit) à cause de l'alliance de notre père Avraham. C'est-à-dire que par les mitsvot que Bnei Israël accomplissent, ils éveillent la racine de l'unité de Bnei Israël, qui est la réalité de la grâce de la nation d'Israël.
Et c'est ce qu'on appelle "l'alliance de notre père Avraham". Et de ce côté, il n'y a pas de différence entre une mitsva légère et une (mitsva) grave, car en fin de compte, par la mitsva il éveille la force de son âme.
Et c'est ce qui est dit "(afin que tes jours se prolongent) [et tu prolongeras les jours]" pour la plus légère des légères, etc. Et dans la Guemara ils objectent : "voici que celui-ci est mort...
(en accomplissant cette mitsva) !" - mais (il s'agit) "dans le monde qui est entièrement long", etc. (Houlin 142a, Kidouchin 39b).
C'est-à-dire que le prolongement des jours de l'homme est comme ci-dessus : que les jours et les années de l'homme s'attachent à leur racine ; cela s'appelle "prolongement des jours", car ils atteignent jusqu'à la racine, et la cela s'appelle "entièrement long". Comprends.
בפסוק כי תבא בכרם רעך כו' בפועל הכתוב מדבר. ביאור הענין שבכח עסק התורה ומצות כראוי מוצא העובד טעמי תורה תמיד.
אך בהיות עובד ה' לאמיתו ואלה השגות וטעמים שמשיג הם רק כדי לעשות ולקיים וז"ש ואכלת כו' כנפשך שבעך. ולא להניח אל הכלים.
כי באמת צריך להיות תכלית החכמה כדי לידע איך לירא ולעבוד לפניו ית' באמת. ואז מתגלה לאדם בעת העסק השגות אמתיות.
אך הוא בהיותו מוטבע בכל לבו וכחו בתוך העבודה כמ"ש כי תבוא בכרם רעך הוא הכנסת כל הכח בעבודתו ית'. ואז נאמר לא תחסום שור בדישו כי כל המצות הם רמזים על הנהגתו ית' כמ"ש חקיו ומשפטיו לישראל.
וכמו שכן רצונו ית' שלא לחסום שור בדישו אף שדש מאכל אדם. כמו כן באמצעיות העבודה יכול גם נפש הבהמיות והחומר לאכול לשבעה ממאכל אדם.
והיא התפשטות מהגשמיות לפי שעה לכל א' כפי עבודתו. והבן כ"ז:
Sur le verset "quand tu viendras dans la vigne de ton prochain", etc. - "l'Écriture parle d'un ouvrier (poel)" (Devarim 23,25). Explication de la chose : par la force de l'occupation de la Torah et des mitsvot comme il se doit, celui qui sert (Hachem) trouve constamment les saveurs (teamim) de la Torah.
Mais lorsqu'il sert Hachem en vérité, ces perceptions (hassagot) et saveurs qu'il atteint ne sont que pour agir et accomplir. Et c'est ce qui est dit "et tu mangeras... selon ton âme, à satiété" - et non pour déposer dans les récipients (kelim).
Car en vérité, le but de la sagesse doit être de savoir comment craindre et servir devant Lui, qu'Il soit béni, en vérité. Et alors se révèlent à l'homme, au moment de l'occupation (à la Torah), des perceptions véritables.
Mais c'est lorsqu'il est immergé de tout son cœur et de toute sa force au sein du service, comme il est dit "quand tu viendras dans la vigne de ton prochain" - c'est l'introduction de toute la force dans Son service, qu'Il soit béni. Et alors il est dit "tu ne muselleras pas le bœuf pendant qu'il foule (le grain)" (Devarim 25,4), car toutes les mitsvot sont des allusions à Sa conduite, qu'Il soit béni, comme il est dit "ses lois et ses jugements à Israël" (Tehilim 147,19).
Et de même que telle est Sa volonté, qu'Il soit béni, de ne pas museler le bœuf pendant qu'il foule, bien qu'il foule de la nourriture d'homme - de même, par l'intermédiaire du service, l'âme animale et la matière peuvent aussi manger à satiété de la nourriture d'homme. Et c'est le dégagement de la matérialité, pour un instant, pour chacun selon son service.
Comprends tout cela.
תרל"ח
5638 (תרל״ח)
במדרש אורח חיים פן ת' נעו מעגלותי' ל"ת כו'. ע"פ מ"ש במ"א פי' המד' לוית חן הם שהמצות מביאין האדם לידע מציאת חן בעיני המקום ב"ה שזה תכלית עבודת האדם בעולם למצוא נקודה אמיתית שע"ז נברא.
וזו הנק' מוצאת חן בעיניו ית' והוא בחי' השבת שיש להבורא ית' נ"ר. כמ"ש וירא כו' כל אשר עשה והנה טוב כו'.
וע"י המצות יכולין לקשר ימי המעשה להשבת. והוא באמת שורש התורה שנק' עץ חיים למחזיקים שהחזקה בתורה היא ע"י המצות שהם ענפי אילן הזה.
והנה לבד שיש בודאי בכל מצוה ענין פרטי ושכר מיוחד שע"ז הוא המשל משינוי האילנות פרח לבן שכרו דינר זהב כו'. אכן עיקר רצונו ית' לזכות לדביקות התורה ע"י המצות.
ודבר זה עולה על כל הפרטים. ומצד זה אין הפרש בין מצוה חמורה לקלה.
ול"ק על משל המדרש מה בכך שיעבדו כולם אילנות הטובים. ואין זה קושיא כי הפרדס צריך להיות נמצא בו כל השלימות וכמן כן אם כי בפרט מצוה זו חמורה אך מצד הבאה אל השלימות והוא התדבקות באורח חיים זה עולה על כולנה.
וזה צריך להיות תכלית הכוונה בקיום המצות. וז"ש אורח ח' פן תפלס פי' שלא לשכוח בכוונה העיקרית לכן אין להשגיח בחמורה וקלה כנ"ל:
Dans le Midrach : "le sentier de la vie, de peur que tu ne le mesures (ora'h ''hayim pen tefalless) ; ses voies vacillent, tu ne (le) sauras pas", etc. (Michlei 5,6).
D'après ce qui est dit ailleurs, l'explication du Midrach "un ornement de grâce" : que les mitsvot amènent l'homme à connaître la réalité de la grâce aux yeux de l'Omniprésent, béni soit-Il, car tel est le but du service de l'homme dans le monde : trouver le point véritable pour lequel il à été créé. Et c'est cela "trouver grâce à ses yeux", qu'Il soit béni, et c'est l'aspect du Chabbat, où le Créateur, qu'Il soit béni, à du contentement (na'hat roua'h), comme il est dit "et il vit... tout ce qu'il avait fait, et voici c'était bon", etc.
Et par les mitsvot on peut relier les jours ouvrables (yemei ha-maasse) au Chabbat. Et c'est en vérité la racine de la Torah, qui est appelée "un arbre de vie pour ceux qui la saisissent" (Michlei 3,18), car la saisie de la Torah est par les mitsvot, qui sont les branches de cet arbre.
Et voici, outre qu'il y a certes en chaque mitsva un sens particulier et une récompense propre - c'est à cela que se rapporte la parabole des différents arbres : "(l'arbre) qui fleurit en blanc, sa récompense est un dinar d'or", etc. - toutefois, l'essentiel de Sa volonté, qu'Il soit béni, est de mériter l'attachement à la Torah par les mitsvot. Et cette chose l'emporte sur tous les détails.
Et de ce côté, il n'y a pas de différence entre une mitsva grave et une (mitsva) légère. Et il n'y a pas de difficulté sur la parabole du Midrach : qu'importe s'ils travaillent tous les bons arbres ?
Et ce n'est pas une objection, car le verger (pardes) doit contenir toute la perfection (chelemout) ; et de même, bien que dans le détail cette mitsva soit grave, toutefois du côté de la venue à la perfection - qui est l'attachement au "sentier de la vie" - celle-ci l'emporte sur toutes. Et cela doit être le but de l'intention dans l'accomplissement des mitsvot.
Et c'est ce qui est dit "le sentier de la vie, de peur que tu ne le mesures (pen tefalless)" : c'est-à-dire ne pas oublier l'intention essentielle ; c'est pourquoi il ne faut pas regarder au (caractère) grave où léger, comme ci-dessus.
בפסוק לא תראה כו' והתעלמת כו' השב תשיבם כו' הקם תקים. יש לפרש כשאדם מרגיל עצמו כך שלא יוכל להתעלם מהפסד של חבירו.
הן בגשמיות הן בתיקון הנפש. אז בכחו להשיב אליו אבידתו ולהקימו.
ומכ"ש באדם עצמו שענין זה נוהג כשא"י לסבול את הפחיתות שבו אז הוא נושע:
Sur le verset "tu ne verras pas... et tu te déroberais (ve-hitalamta)... tu les rendras sûrement... tu relèveras sûrement" (Devarim 22,1-4). On peut expliquer : lorsque l'homme s'habitué ainsi à ne pouvoir se détourner de la perte de son prochain - que ce soit dans le matériel où dans la rectification de la nefech - alors il à le pouvoir de lui rendre son objet perdu et de le relever.
Et à plus forte raison en l'homme lui-même : cette chose s'applique lorsqu'il ne peut supporter la bassesse qui est en lui, alors il est sauvé.
מוצא שפתיך תשמור אז ועשית כאשר נדרת כו'. כמ"ש במ"א כי קבלת האדם עושה רושם.
וכפי שמירת הפה כך דבריו עושין רושם. וחז"ל דרשו ועשית אזהרה לב"ד שיעשוך.
וכן המשפט ע"י שמקבל האדם עליו באמת דרך הטוב אף כי א"י לגבור במעשה נגד היצה"ר אז משמים כופין אותו. ואמת גם זה בכלל הבחירה מי שבוחר לצאת מן הבחירה ושיכפוהו משמים כופין אותו לטוב:
"Ce qui sort de tes lèvres, tu (le) garderas, et alors tu feras comme tu as voué", etc. (Devarim 23,24).
Comme il est dit ailleurs : l'engagement (kabbala) de l'homme laisse une empreinte (rochem). Et selon la garde de la bouche, ainsi ses paroles laissent une empreinte.
Et nos Sages ont interprété "et tu feras" comme un avertissement au tribunal (beit din) qu'il te fasse (accomplir ton vœu). Et de même le jugement : du fait que l'homme accepte véritablement sur lui la bonne voie, même s'il ne peut l'emporter par l'action contre le yetser ha-ra, alors du Ciel on le contraint.
Et il est vrai que cela aussi entre dans le (cadre du) libre-arbitre (be'hira) : celui qui choisit de sortir du (jeu du) libre-arbitre et qu'on le contraigne, du Ciel on le contraint au bien.
תרל"ט
5639 (תרל״ט)
כי תצא כו' על אויביך. ר"ל כשהוא בפנים והוא בן חורין.
אז הוא עיקר העסק לצאת כשהוא שליט על האויב. וז"ש רש"י במלחמת הרשות, כי כשהוא תוך המלחמה מוכרח הוא להלחם ונק' מלחמות חובה ואז א"י לשבות היפ"ת.
רק כשהוא בן חורין ורק מלחמות ה' נלחם אז יכול לשבות ניצוצי קדושה ע"י המלחמה. ואעפ"כ כיון שבא ע"י האויב צריך שמירה הרבה באלה העצות עד שתסיר שמלת שבי' הוא הלבוש שנתלבש מסט"א בהיות נשבה שם.
ודבר זה נוהג בכל איש ישראל שבוודאי ע"י מלחמות התאוות מרויח האדם וזוכה להשגה. עכ"ז כיון שבא ע"י היצה"ר צריך שמירה ובירור הרבה פעמים עד שיזכה לעלי' שלימה אל הבורא ית':
"Quand tu sortiras... contre tes ennemis" (Devarim 21,10). C'est-à-dire : lorsqu'il est à l'intérieur et qu'il est un homme libre (ben 'horin), alors c'est l'essentiel de l'occupation - sortir lorsqu'il domine l'ennemi.
Et c'est ce que dit Rachi "dans une guerre facultative (mil'hemet ha-rechout)", car lorsqu'il est au sein de la guerre, il est contraint de combattre, et cela s'appelle guerre obligatoire (mil'hemet 'hova), et alors il ne peut capturer la belle captive (yefat toar). Ce n'est que lorsqu'il est un homme libre et qu'il ne combat que les guerres de Hachem qu'il peut capturer les étincelles de sainteté (nitsotsei kedoucha) par la guerre.
Et néanmoins, puisque cela vient par l'ennemi, il faut une grande garde dans ces conseils, jusqu'à ce qu'il ôte le vêtement de la captivité (chimlat chivya) - c'est le vêtement (levouch) dont elle s'est revêtue du Sitra À'hra lorsqu'elle était captive la-bas. Et cette chose s'applique à tout homme d'Israël : car assurément, par les guerres des désirs (taavot), l'homme gagne et mérite une perception (hassaga).
Néanmoins, puisque cela vient par le yetser ha-ra, il faut une garde et un tri (birour) à maintes reprises, jusqu'à ce qu'il mérite une élévation complète vers le Créateur, qu'Il soit béni.
במדרש לוית חן כו' וענקים לגרגרותיך כו' ומשל הפרדס כו'. וכבר כ' במ"א.
וקיצור הדברים כי לכל מצוה יש שכר בפרט כפי המצוה. אבל לבד זה יש שכר בכלל על גמר הפרדס.
וזה השכר שוה לכל הפועלים. ושכר זה עולה על כולנה.
והיא בחי' אריכת ימים ששוותה תורה לקלה וחמורה. והיא התדבקות הימים בעולם שכולו ארוך והוא לוית חן, כי לכל דבר יש שורש בשמים.
ועי"ז מעלה חן ומתקיים למטה. וע"י תורה ומצות מתחבר להשורש.
ויופי הגוף ע"י הראש וזה וענקים לגרגרותיך כי חיבור הדעת להמעשה הוא עיקר החן והתכשיט. וקצרתי:
Dans le Midrach : "un ornement de grâce"... "et des colliers pour ta gorge (ve-anakim le-gargerotekha)", etc.
(Michlei 1,9), et la parabole du verger (pardes), etc. Et j'ai déjà écrit (à ce sujet) ailleurs.
Et en résume : chaque mitsva à une récompense en particulier selon la mitsva. Mais outre cela, il y a une récompense en général pour l'achèvement du verger.
Et cette récompense est égale pour tous les ouvriers. Et cette récompense l'emporte sur toutes.
Et c'est l'aspect du prolongement des jours, pour lequel la Torah à égalise la (mitsva) légère et la (mitsva) grave. Et c'est l'attachement des jours au "monde qui est entièrement long", et c'est "un ornement de grâce", car chaque chose à une racine dans les cieux.
Et par la elle fait monter la grâce et subsiste en bas. Et par la Torah et les mitsvot elle se relie à la racine.
Et la beauté du corps (est) par la tête, et c'est "et des colliers pour ta gorge", car la liaison de la connaissance (daat) à l'action est l'essentiel de la grâce et de la parure. Et j'ai abrégé.
תר"מ
5640 (תר״מ)
« Ce sont une parure de grâce pour ta tête ». Dans le Midrach, le Sfat Emet enseigne que la grâce est la racine de toute chose, le point du bien « et Hachem vit chacune Il fit, et voici bon », aspect du Chabbat, « et Noé trouva grâce ». Les jours ouvrables, les mitsvot attachent chaque acte à son origine, et par là un surplus, « et des colliers ». Toutes les mitsvot sont nécessaires : une empreinte de chacune reste dans le cœur, et de lui procèdent les issues de la vie. Nulle différence entre légère et grave : le but est de redresser le cœur, bien plus que toute récompense.
Aussi : les jours d'Eloul, le camp et les initiales d'Eloul ; « ervat davar » annulé dans le cœur comme le levain ; le cri de « la jeune fille », le Chema et la mesirout nefech (sacrifice de soi)
במדרש כי לוית חן הם כו'. חן הוא השורש של כל דבר והוא עיקר נקודת הטוב שנמצא בכל דבר שע"ז נאמר וירא א' כו' כל א' עשה והנה טוב והוא בחי' השבת רמז לדבר ונח מצא חן, ובימי המעשה יש עצות ע"י המצוות איך להעלות כל מעשה לדבקה בשורשה.
וז"ש לוית חן הם לראשך לדבק כ"ד בראשיתו ועי"ז יש עוד יתרון וז"ש וענקים כו'. ובזה יתפרש המשך המד' בפ' אורח חיים פן תפלס כו' ומשל הפרדס כי תכלית המצות להתדבק בשורש.
ולזה צריכין כל המצות כמ"ש במד' תנחומא ע"פ מכל משמר נצור לבך כי ממנו תוצאות חיים. פי' מזה הכלל דוקא שנשאר בלב רושם מכל מצוה וממנו ת"ח.
ולכן אין נ"מ בין קלה לחמורה אם כי שכרה מרובה אבל תכלית המצוה ליישר הלב וזה עולה כמה פעמים יותר מכל השכר. רק השי"ת משלם שכר גם על המצות שעצמותן טוב מאוד יותר מכל השכר.
וע"ז נאמר חכו ממתקים כדאיתא במד' בכמה מקומות:
Dans le Midrach, sur 'ce sont une parure de grâce' (loyat 'hen, Proverbes 1,9), etc. La grâce ('hen) est la racine de toute chose, et elle est le point essentiel du bien qui se trouve en chaque chose, celui dont il est dit 'et Dieu vit... chacune Il fit, et voici bon' (Genèse 1) ; c'est l'aspect du Chabbat, allusion à la chose : 'et Noé trouva grâce' (Genèse 6,8).
Durant les jours ouvrables, il y a des moyens, par les mitsvot, d'élever chaque acte pour l'attacher à sa racine. C'est le sens de 'ce sont une parure de grâce pour ta tête' : attacher chaque chose à son origine, et par la il y a encore un surplus, c'est le sens de 'et des colliers' etc.
Ainsi s'expliqué la suite du Midrach sur le verset 'le sentier de la vie, de peur que tu ne le pesés' (Proverbes 5,6) et la parabole du verger : car le but des mitsvot est de s'attacher à la racine. C'est pourquoi toutes les mitsvot sont nécessaires, comme il est dit dans le Midrach Tan'houma sur le verset 'par-dessus toute garde préserve ton cœur, car de lui procèdent les issues de la vie' (Proverbes 4,23).
Explication : de cette règle précisément, qu'il reste dans le cœur une empreinte de chaque mitsva, et de lui procèdent les issues de la vie. C'est pourquoi il n'y a pas de différence entre une mitsva légère et une grave ; bien que sa récompense soit grande, le but de la mitsva est de redresser le cœur, et cela vaut bien des fois plus que toute la récompense.
Seulement, le Saint béni soit-Il verse aussi une récompense pour les mitsvot dont l'essence même est très bonne, plus que toute la récompense. C'est sur cela qu'il est dit 'son palais n'est que douceurs' (Cantique 5,16), comme il est rapporté dans le Midrach en plusieurs endroits.
בפסוק כי תצא מחנה כו' ונשמרת מכ"ד רע כו' כי ה"א מתהלך כו'. רמז לימים הללו קודם ר"ה שהוא יום מלחמה כידוע ולכן יום תרועה כמ"ש במלחמה והרעותם בחצוצרות ונזכרתם כמ"ש בזוהר.
לכן יש חודש אלול מקודם להיות נשמר לזכות לסיוע משמים כמ"ש ה"א מתהלך כו' "להצילך "ולתת "א' "לפניך ר"ת אלול. כמ"ש בספרים הרמז "אני "לדודי "ודודי "לי פי' שבוודאי בנ"י צריכין עזר משמים רק כפי הקרבות אליו ית' כמו כן עוזר לנו השי"ת.
וצריכין רק הכנה לקבל השראת שכינתו ית'. וכמו שבנ"י מכינים עצמם בימים הללו לשוב אליו ית', כן הבורא ית' מגלה הארות הקדושה בלבות בנ"י בימים הללו.
ז"ש ואני תפלתי לך ה' עת רצון כי בנ"י מכוונים ויודעים להתעורר בתפלה בימים אלו. שגם בשמים מתעורר שערי רחמים כי אני ה' הוא שמי "וכבודי "לאחר "לא "אתן.
ר"ת אלול. שמסירין בימים אלו הסתרות הקליעות וסט"א ויש התגלות הקדושה כנ"ל:
Sur le verset 'lorsque tu sortiras en camp' etc., 'et tu te garderas de toute chose mauvaise' etc., 'car ה' ton Dieu marche' etc. (Deutéronome 23,10-15).
Allusion à ces jours qui précèdent Roch Hachana, qui est un jour de guerre comme on le sait, et c'est pourquoi un jour de teroua (sonnerie), comme il est dit 'à la guerre vous sonnerez les trompettes et vous serez rappelés' (Nombres 10,9), comme il est dit dans le Zohar. C'est pourquoi il y a le mois d'Eloul auparavant, pour se garder afin de mériter l'aide du Ciel, comme il est dit 'ה' ton Dieu marche' etc. : 'lehatsilekha oulatet oyvekha lefanekha' (pour te délivrer et livrer tes ennemis devant toi), dont les initiales forment Eloul.
Comme il est dit dans les livres, l'allusion 'Ani leDodi veDodi li' (Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi, Cantique 6,3). Explication : certes les enfants d'Israël ont besoin de l'aide du Ciel, mais à la mesure de leur rapprochement de Lui, ainsi le Saint béni soit-Il nous aide ; et il ne faut qu'une préparation pour recevoir la résidence de Sa Présence.
Et de même que les enfants d'Israël se préparent en ces jours à revenir à Lui, de même le Créateur révélé les lumières de la sainteté dans les cœurs d'Israël en ces jours. C'est le sens de 'et moi, ma prière est pour Toi, ה', en un temps de faveur' (Psaumes 69,14), car les enfants d'Israël savent s'éveiller par la prière en ces jours, de sorte que dans les Cieux aussi s'éveillent les portes de la miséricorde ; car 'Je suis ה', c'est mon Nom, ukhvodi leacher lo eten' (et ma gloire, à un autre je ne la donnerai pas, Isaie 42,8), dont les initiales forment Eloul ; car en ces jours on retire les dissimulations, les kelipot (écorces) et le Sitra À'hra (l'autre côté), et il y a révélation de la sainteté comme ci-dessus.
ובמ"א כ' פי' לא יראה בך ערות ד' כמ"ש חז"ל בפ' לא יראה לך שאור בטל בלבך שעי"ז שאינו חשוב בלב האדם ומואס בו. עי"ז זוכה לפטור ממנו.
כמ"ש בטל רצונך כדי שיבטל רצון אחרים. והש"י משפיע הארת קדושה בימים אלו שמרוב הארה והתעוררת אהבה אליו ית' צריכים להתבטל רצונות ואהבות זרים כמאמר כהמס דונג מפני אש כו':
Et ailleurs il est écrit une explication de 'qu'il ne se voie chez toi aucune nudité de chose' (ervat davar, Deutéronome 23,15), comme l'ont dit nos Sages sur 'qu'il ne se voie chez toi de levain' : annule-le dans ton cœur. Du fait qu'il n'à pas d'importance dans le cœur de l'homme et qu'il le répugne, par cela il mérite d'en être exempte, comme il est dit 'annule ta volonté afin qu'Il annule la volonté des autres' (Avot 2,4).
Et le Saint béni soit-Il répand une lumière de sainteté en ces jours, de sorte que, par l'abondance de la lumière et l'éveil de l'amour envers Lui, les volontés et les amours étrangers doivent s'annuler, selon la parole 'comme fond la cire devant le feu' (Psaumes 68,3) etc.
בפסוק את הנערה ע"ד א"ל צעקה בעיר כו' כ' במ"א כי זה ראי' שכל שיכולין להושע ע"י צעקה. כמ"ש כחן של ישראל בפה.
לא נחשב אונס. ובאמת בכלל ישראל בזמן המקדש היו נענים בכל עת.
וז"ש בעיר. ובגלות נאמר גם כי אזעק כו' שתם תפלתי לכן כתי' בשדה.
צעקה כו' ואין מושיע. עכ"ז גם בשדה כ' צעקה שצריכין מקודם לצעוק.
וע"ז נתקנו הג' תפלות בכל יום. ואיתא בגמ' הא יש מושיע כו' ניתן להציל בנפשו של רודף.
והיינו שע"י הצעקה יש הפלה לסט"א לגמרי. אכן צריכין מקודם להיות מוכן למס"נ כי באמת על ג' עבירות אלו צריכין למס"נ רק הרודף רוצה לכופו בע"כ לעבור.
אבל [*אם] הנרדף מוכן למס"נ אז צריכין להצילו בנפשו של רודף. וכן הוא בכל נפש אדם.
לכן התקינו ק"ש קודם התפלה שע"י המס"נ בק"ש יכולין להיות נושע בתפלה כנ"ל:
Sur le verset 'la jeûne fille' etc. - à propos de ce qui est dit 'elle à crié dans la ville' etc. (Deutéronome 22,24-27) - il est écrit ailleurs que ceci est une preuve : tant que l'on peut être sauvé par le cri, cela n'est pas considéré comme contrainte, comme il est dit 'la force d'Israël est dans la bouche'.
En vérité, l'ensemble d'Israël, au temps du Temple, était exaucé en tout temps - c'est le sens de 'dans la ville'. Et en exil il est dit 'même quand je crie... ma prière est arrêtée' (Lamentations 3,8), c'est pourquoi il est écrit 'dans le champ' : 'elle à crié... et nul ne la sauve' (Deutéronome 22,27).
Malgré cela, même 'dans le champ' il est écrit 'elle à crié', car il faut d'abord crier ; c'est pour cela qu'ont été instituées les trois prières chaque jour. Et il est enseigné dans la Guemara : 'or il y a un sauveur' etc. - il est permis de sauver au prix de la vie du poursuivant (rodef).
C'est-à-dire que par le cri il y a chute complète du Sitra À'hra. Cependant il faut d'abord être prêt au sacrifice de soi (mesirout nefech), car en vérité pour ces trois transgressions il faut se sacrifier ; seulement le poursuivant veut le forcer contre son gré à transgresser, mais [si] le poursuivi est prêt au sacrifice de soi, alors on doit le sauver au prix de la vie du poursuivant.
Il en est de même pour toute âme humaine. C'est pourquoi on a institué le Chema avant la prière : car par le sacrifice de soi dans le Chema, on peut être sauvé dans la prière, comme ci-dessus.
תרמ"א - תרמ"ב
5641 (תרמ״א) - 5642 (תרמ״ב)
ב"ה תצא. בקצרה
Avec l'aide du Ciel. Ki Tetse.
En bref.
בפסוק מוצא שפתיך תשמור כו' ועשית כו' אזהרה לב"ד שיעשוך. כופין אותו עד שיאמר רוצה אני.
ובוודאי לאו דווקא על הדיין מוטל דבר זה רק שהאדם עצמו יכוף א"ע ע"י היגיעה בתורה ותפלה שהדברים אלו היוצאין מן הלב הם מכניעים הגוף. לכן מצוון בכל יום לקבל בפה עמ"ש ועול מצות.
גם הוא הבטחה ועשית שבוודאי צריך כל אדם להאמין כי כל הקבלות שמקבלין על עצמינו בכל יום בוודאי יעשו פירות אם מיד אם לאחר זמן כי גם מלמעלה כופין את האדם החפץ באמת להטות הלב אליו ית' כמו שמבקשין וכוף את יצרינו. וכמו שהי' בכלל ע"י שקבלנו בהר סיני מלכותו ית' בנעשה ונשמע.
לכן אף שחטאנו. עכ"ז כתיב ביד חזקה כו' אמלוך עליכם.
כן בפרט כפי מה שמקבלין עמ"ש כראוי מתקיים אח"כ בוודאי. וכ"ז נרמז בק"ש ואהבת והי' א"ש.
שמקבלין ע"ע להתקרב אליו אם נזכה מתוך אהבה וח"ו כשלא נזכה לזה ונתחייב עונשין אבל הקב"ה יקרב אותנו בכל אופן שיהי':
Sur le verset 'ce qui sort de tes lèvres tu observeras... et tu accompliras' etc. (Deutéronome 23,24) : c'est un avertissement au tribunal 'qu'ils te fassent agir' - on le contraint jusqu'à ce qu'il dise 'je veux'.
Certes, cette chose n'incombe pas seulement au juge, mais l'homme lui-même doit se contraindre par l'effort dans la Torah et la prière, car ces paroles qui sortent du cœur soumettent le corps. C'est pourquoi on est commandé chaque jour d'accepter de la bouche le joug du Royaume des Cieux (ol malkhout chamayim) et le joug des mitsvot.
C'est aussi une promesse - 'et tu accompliras' : car assurément chacun doit croire que toutes les résolutions que nous prenons sur nous-mêmes chaque jour porteront certainement du fruit, soit aussitôt soit plus tard, car d'en haut aussi on contraint l'homme qui désire vraiment incliner son cœur vers Lui, comme nous le demandons 'et soumets notre penchant'. Et de même que, pour l'ensemble, par le fait que nous avons accepté au mont Sinaï Sa royauté par 'nous ferons et nous entendrons' (naase venichma), c'est pourquoi, bien que nous ayons péché, malgré cela il est écrit 'à main forte...
Je régnerai sur vous' (Ezechiel 20,33) : de même pour le particulier, selon ce que l'on accepte du joug des Cieux comme il convient, cela s'accomplit ensuite assurément. Tout cela est fait allusion dans le Chema, 'et tu aimeras' et 'il adviendra si vous écoutez' (Deutéronome 6,5 ; 11,13) : car on prend sur soi de se rapprocher de Lui - si nous méritons, par amour ; et à Dieu ne plaise, si nous ne méritons pas cela et devenons passibles de châtiments, mais le Saint béni soit-Il nous rapprochera de toute manière qui soit.
במדרש לוית חן כו' לראשך כו' בכ"מ מצות מלוין אותך כו' פי' שהמצות מחברים כל המעשים אל הראשית והשורש. כי התורה נעלמה מכל חי.
והוא הראשית והשורש של כל הבריאה וע"י המצות ממשיכין הארת התורה לכל המעשים ומחברין הדברים לשורשן וזה לראשך. כי בעוה"ז עלמא דשיקרא.
החושך יכסה. והמצות הם נרות להאיר אור התורה.
ולכן נשתלחה הנשמה בעוה"ז והמצות הם הלוי' כמו שמלוין אורח בדרך שכל הדרכים בחזקת מסוכנים והלוי' שומר המהלך בדרך. כן המצות מלוין האדם בדרך הזה שהנשמה מסוכנת בשליחות זה:
Dans le Midrach : 'une parure de grâce... pour ta tête' etc. - partout les mitsvot t'accompagnent etc. Explication : les mitsvot relient tous les actes au commencement et à la racine.
Car la Torah est cachée à tout vivant, et elle est le commencement et la racine de toute la création ; par les mitsvot on fait descendre la lumière de la Torah sur tous les actes et on relie les choses à leur racine - c'est 'pour ta tête'. Car en ce monde, monde du mensonge (alma dechikra), les ténèbres recouvrent, et les mitsvot sont des lampes pour éclairer la lumière de la Torah.
C'est pourquoi l'âme à été envoyée en ce monde, et les mitsvot sont l'escorte (levaya) : de même qu'on escorte un voyageur en chemin - car tous les chemins sont présumés dangereux et l'escorte protège celui qui marche - ainsi les mitsvot accompagnent l'homme sur ce chemin, où l'âme est en danger dans cette mission.
עוד למדרש [*במשל הפרדס] ע"פ המדרש ע"פ לוית חן הם כו'. כי נשמת בנ"י נשתלחו מעולם העליון לעוה"ז החשוך.
וע"י המצות ממשיכין כח הנשמה למטה דכ' נר מצוה וכ' נר ה' נשמת אדם והיינו שע"י המצות ממשיכין אור הנשמה לכן נק' מצות מלשון צוותא. ואיתא כי הקב"ה גנז האור ובכל יום יש הארה מאור הגנוז.
וע"ז מברכין יוצר אור. וכמו כן באדם שהוא עיקר הבריאה שנשאר הנשמה למעלה.
וע"ז מברכין על נשמותינו הפקודות לך. הגם כי הפשוט בלילות שהנשמות עולין.
גם זה אמת שנשמות בנ"י גנוזין למעלה גם עוה"ז נק' לילה. וע"י המצות מושכין הארה וע"ז כתי' ישלח עזרך מקודש כו' וכ' מלאכיו יצוה לך.
ע"י המצות. שבכל מצוה נברא מלאך כנודע.
והקב"ה וב"ש מאיר לכל אדם הארה מנשמתו בעת הראוי לכן גם בדרך כי יקרא קן צפור כו'. אם נצרך לאדם הארה ממצוה זו מזמין לו זאת המצוה.
וכמו כן יש בכל יום הארות מהנשמה לכן מברכין המאיר לארץ ולדרים עלי'. ואי הפי' על אור השמש היינו הך.
רק כמו שיש אור בעולם כן מאיר ביחוד לבני אדם מאור הגנוז שהוא הנשמה והפנימיות כנ"ל לכן לוית חן הם כנ"ל. וענקים לגרגרותיך הוא תוס' לבד תיקון הנפש שע"י המצות כנ"ל יש אח"כ שכר מיוחד כמו הענקה לעבד אחר כלות מלאכתו.
כן אם בנ"י גומרין שליחותן בעוה"ז יש אח"כ שכר מיוחד. וזה ענקים.
ובזה יש שנויים כי בוודאי מצות צורך גבוה כו' אבל לתיקון הנפש כולן שוין. וזה תיקון הפרדס כרם ה' צבאות ב"י לכן בקלה וחמורה אריכת ימים שהוא חיבור להשורש כמ"ש במ"א.
וזה חביב לפניו ית' יותר לכן לא גילה שכר המצות ודו"ק:
Encore, selon le Midrach [dans la parabole du verger], d'après le Midrach sur 'ce sont une parure de grâce' etc. Car les âmes des enfants d'Israël ont été envoyées du monde supérieur vers ce monde ténébreux, et par les mitsvot on fait descendre la force de l'âme en bas, comme il est écrit 'la mitsva est une lampe' (Proverbes 6,23) et il est écrit 'la lampe de ה' est l'âme de l'homme' (Proverbes 20,27) ; c'est-à-dire que par les mitsvot on fait descendre la lumière de l'âme - c'est pourquoi on les appelle mitsvot, du terme tsavta (attachement, compagnie).
Il est enseigné que le Saint béni soit-Il à mis en réserve la lumière (or ha-ganouz), et chaque jour il y a une lueur de cette lumière cachée ; c'est sur cela qu'on bénit 'Auteur de la lumière' (yotser or). De même chez l'homme, qui est l'essentiel de la création, dont l'âme demeure en haut ; c'est sur cela qu'on bénit 'sur nos âmes qui Te sont confiées'.
Bien que le sens simple concerne les nuits, où les âmes montent, ceci est aussi vrai : que les âmes des enfants d'Israël sont en réserve en haut, et ce monde aussi est appelé nuit. Par les mitsvot on attire la lueur, et c'est sur cela qu'il est écrit 'qu'Il envoie ton secours depuis le sanctuaire' etc.
(Psaumes 20,3), et il est écrit 'Il ordonnera pour toi Ses anges' (Psaumes 91,11) - par les mitsvot, car de chaque mitsva est créé un ange, comme on le sait. Et le Saint béni soit-Il et Son Nom éclaire pour chaque homme une lueur de son âme au moment opportun ; ainsi même en chemin, 'si se rencontre un nid d'oiseau' etc.
(Deutéronome 22,6) : si l'homme à besoin d'une lueur de cette mitsva, Il lui présente cette mitsva. De même il y a chaque jour des lueurs venant de l'âme, c'est pourquoi on bénit 'Celui qui éclaire la terre et ceux qui l'habitent'.
Et si l'on explique cela de la lumière du soleil, c'est la même chose : de même qu'il y a une lumière dans le monde, ainsi Il éclaire spécialement pour les hommes de la lumière cachée, qui est l'âme et l'intériorité, comme ci-dessus ; c'est pourquoi 'ce sont une parure de grâce' comme ci-dessus. Et 'des colliers pour ta gorge' est un surplus : outre la réparation de l'âme qui vient par les mitsvot comme ci-dessus, il y a ensuite une récompense particulière, comme la gratification (haanaka) donnée au serviteur à la fin de son travail.
Ainsi, si les enfants d'Israël achèvent leur mission en ce monde, il y a ensuite une récompense particulière - ce sont les 'colliers'. En cela il y a des variations, car assurément les mitsvot sont un besoin d'en haut etc., mais pour la réparation de l'âme elles sont toutes égales.
C'est la réparation du verger, 'la vigne de ה' Tsevaot' - la maison d'Israël (Isaie 5,7). C'est pourquoi, pour la légère comme pour la grave, il y a longueur de jours, qui est le rattachement à la racine, comme il est dit ailleurs ; et cela Lui est plus cher, c'est pourquoi Il n'à pas révélé la récompense des mitsvot - et comprends bien.
בפסוק מוצא שפתיך תשמור ודרשו חז"ל מ"ש מ"ע תשמור מל"ת כו'. כי הנדר והקבלה של מצוה היא מסייע הרבה אל האדם.
לכן איתא שנשבעין לקיים המצוה שנא' נשבעתי ואקיימה. וכן מקבלין בנ"י ב"פ בכל יום עול מלכותו ית'.
וקבלה זו מסייעת אל האדם אך זה תליא כפי שמירת הפה מדברי הבלי עוה"ז. כן יש כח בפה לקבל ושיעשה דיבורו רושם לכן צריכין לשמור הפה ומקפידין מאוד על לשון הרע.
וכמ"ש זכור אשר עשה ה"א למרים כו' וכ' בצאתכם ממצרים ע"י שאחר יצ"מ ניתן כח הפה והקול לבנ"י כמ"ש במ"א פי' אנכי ה"א המעלך מא"מ הרחב פיך כו' וכן הי' מתן תורה אחר יצ"מ. ולכן מאז צריכין מאוד לשמור הפה.
וכפי השמירה מל"ת כן מסייע הפה לקיים המ"ע. ולכן צריכין לקיים הנדר.
ואז מקבלין שכר על הקבלה בפ"ע ועל הקיום בפ"ע. ולעומת זה כ' ג"כ דרוש ידרשנו דרישה על הנדר כיון שלא קיים הי' הקבלה עבירה ודרישה על שלא קיים הנדר.
והאמת כי אם הי' הקבלה כראוי וודאי הי' מקיים והוי זה סימן שלא קיבל עליו בלב שלם. וכ' בקהלת כאשר תדור כו' לאלקים כו' לשלמו כי אין חפץ בכסילים כו' פי' כי אם שהרצון והקבלה שנק' חפץ הוא חשוב מאד בשמים אבל לא בכסילים שאין מקיימים.
וגם אינו כלל רצון אמת וזה אין חפץ בכסילים. מכלל שהמקיים גם הקבלה חביב לפניו ית':
Sur le verset 'ce qui sort de tes lèvres tu observeras', et nos Sages ont expliqué : ce qui est un commandement positif (mitsvat asse), 'tu observeras' - c'est un commandement négatif (lo taasse) etc. Car le vœu et l'acceptation d'une mitsva aident beaucoup l'homme ; c'est pourquoi il est enseigné que l'on prête serment d'accomplir la mitsva, comme il est dit 'j'ai juré et je l'accomplirai' (Psaumes 119,106).
De même les enfants d'Israël acceptent deux fois par jour le joug de Sa royauté, et cette acceptation aide l'homme ; mais cela dépend de la garde de la bouche des paroles vaines de ce monde. Ainsi il y a une force dans la bouche pour accepter et pour que sa parole laisse une empreinte - c'est pourquoi il faut garder la bouche, et l'on est très rigoureux au sujet de la médisance (lachon hara).
Comme il est dit 'souviens-toi de ce que ה' ton Dieu à fait à Miriam' etc. (Deutéronome 24,9), et il est écrit 'à votre sortie d'Égypte' - parce qu'après la sortie d'Égypte fut donnée aux enfants d'Israël la force de la bouche et de la voix, comme il est dit ailleurs, explication de 'Je suis ה' ton Dieu qui t'à fait monter du pays d'Égypte, élargis ta bouche' etc.
(Psaumes 81,11) ; de même le don de la Torah eut lieu après la sortie d'Égypte, et c'est pourquoi, depuis lors, il faut beaucoup garder la bouche. Et selon la garde du commandement négatif, ainsi la bouche aide à accomplir le commandement positif ; c'est pourquoi il faut accomplir le vœu, et alors on reçoit une récompense pour l'acceptation à part et pour l'accomplissement à part.
À l'oppose, il est écrit aussi 'Il le réclamera sûrement' (Deutéronome 23,22) - une réclamation au sujet du vœu : puisqu'il n'à pas accompli, l'acceptation fut une transgression, et une réclamation pour n'avoir pas accompli le vœu. Et la vérité est que si l'acceptation avait été comme il convient, il aurait certainement accompli ; c'est le signe qu'il n'à pas accepté de tout cœur.
Il est écrit dans l'Ecclésiaste 'lorsque tu voués... à Dieu... de l'accomplir, car Il n'à pas de plaisir dans les insensés' etc. (Ecclésiaste 5,3).
Explication : bien que la volonté et l'acceptation, appelées 'plaisir' (hefets), soient très importantes dans les Cieux - mais pas chez les insensés qui n'accomplissent pas, et ce n'est même pas du tout une volonté vraie, c'est 'Il n'à pas de plaisir dans les insensés'. On en déduit que chez celui qui accomplit, l'acceptation aussi Lui est chère.
בפסוק כ"ת מחנה כו' ונשמרת כו' פי' כשנכנסין למלחמה עם היצה"ר צריכין שמירה ביותר וכמו כן מכינים אז בשמים סיועות והצלות אל האדם. ובעבור זה עצמו מתחזק אז גם היצה"ר כדרך המלחמה.
וכן בכלל באלה הימים ימי אלול שהם ימי תשובה ומלחמה שע"ז רומז השופר. ונפתחין שערי רחמים בשמים בימים אלו שידו פשוטה לקבל שבים.
ולכן צריך כל אדם להתעורר בתשובה וכמו שדרשו חז"ל בתפלה על פסוק מדוע באתי ואין איש. כמו כן בימים אלו שהקב"ה פותח יד לדופקי בתשובה צריך כ"א לדפוק עתה על דלתות התשובה וז"ש כי ה"א מתהלך שידע האדם כי הש"י כביכול מקדים ומוכן לעזור להבאים לטהר וכמ"ש במ"א כי ר"ת להצילך כו' הוא אלול:
Sur le verset 'lorsque tu sortiras en camp' etc., 'et tu te garderas' etc. Explication : quand on entre en guerre contre le mauvais penchant (yetser hara), il faut une garde accrue, et de même on prépare alors dans les Cieux des aides et des délivrances pour l'homme ; mais à cause de cela même, le mauvais penchant aussi se renforce alors, comme c'est la voie de la guerre.
Ainsi en général en ces jours, les jours d'Eloul, qui sont des jours de repentir et de guerre - c'est cela que rappelle le chofar. Et les portes de la miséricorde s'ouvrent dans les Cieux en ces jours, où Sa main est tendue pour accueillir ceux qui reviennent.
C'est pourquoi chacun doit s'éveiller au repentir, comme nos Sages l'ont expliqué au sujet de la prière sur le verset 'pourquoi suis-Je venu et il n'y a personne' (Isaie 50,2). De même en ces jours, où le Saint béni soit-Il ouvre la main à ceux qui frappent par le repentir, chacun doit maintenant frapper aux portes du repentir.
C'est le sens de 'car ה' ton Dieu marche' : que l'homme sache que le Saint béni soit-Il, pour ainsi dire, devancé et se tient prêt à aider ceux qui viennent se purifier, comme il est dit ailleurs que les initiales de 'lehatsilekha' etc. forment Eloul.
במדרש במשל הפרדס נראה כי מי שאינו עובד ע"מ לקבל פרס וחביב אצלו לעשות רצון הבורא ית' להשלים כל הפרדס אף שיודע כי באילן זה יקבל יותר שכר אין נ"מ אצלו. אליו מגלין שכר המצות לכן כ' א"ח פן תפלס לכן נעו מעגלותי' כו' אבל מי שאינו חושב השכר יוכל לידע.
וכן יש לרמוז במשנה הוי זהיר במצוה קלה שאין אתה יודע מתן ש' של מצות אתה דייקא. כי מי שיודע מתן שכרן וודאי הוא זהיר בקלה כמו בחמורה כי בלא"ה אין מגלין לו כמ"ש:
Dans le Midrach, dans la parabole du verger, il apparaît que celui qui ne sert pas afin de recevoir un salaire (peras) et pour qui il est cher d'accomplir la volonté du Créateur, d'achever tout le verger - bien qu'il sache que de cet arbre-ci il recevra plus de récompense, cela ne fait pour lui aucune différence - à celui-là on révélé la récompense des mitsvot. C'est pourquoi il est écrit 'le sentier de la vie, de peur que tu ne le pesés, ses ornières sont mouvantes' etc.
(Proverbes 5,6) ; mais celui qui ne compte pas la récompense pourra la connaître. De même on peut faire allusion dans la Michna 'sois attentif à une mitsva légère comme à une grave, car tu ne connais pas le don de récompense des mitsvot' (Avot 2,1) - 'toi' précisément : car celui qui connaît le don de leur récompense est certainement attentif à la légère comme à la grave ; à lui, de toute façon, on ne révélé pas, comme il est dit.
תרמ"ג
5643 (תרמ״ג)
כי תצא למלחמה. כי עיקר המלחמה צריך להיות כשיש לאדם מנוחה אז יוצא כדי להלחם אבל בשעה שצריכין להלחם אז הדרך מסוכן.
וז"ש רש"י במלחמת הרשות הכ' מדבר כמ"ש כשהוא בן חורין אז יצא להלחם. וז"ש והי' בהניח ה"א לך אז תמחה זכר עמלק.
והי' לשון שמחה לפניו במרום כשבנ"י גוברין על האומות מתוך המנוחה כי הלא בוודאי בנ"י נבראו לעמוד נגד הרשעים רק אם לא היינו חוטאים הי' מתקנין הכל מתוך המנוחה. וע"י החטא צריך להיות המלחמה מתוך הגלות אבל כשיהי' מתוך המנוחה היא עיקר הרצון לפניו ית'.
ובשעת המנוחה צריכין דייקא לזכור להלחם לכן כ' לא תשכח כי בשעה שהוא לוחם עמנו א"צ להזהר שלא לשכוח:
'Lorsque tu sortiras en guerre' (Deutéronome 21,10). Car l'essentiel de la guerre doit avoir lieu quand l'homme à du repos : alors il sort pour combattre ; mais à l'heure où l'on est contraint de combattre, alors le chemin est dangereux.
C'est ce que dit Rachi : 'l'Écriture parle d'une guerre facultative' (mil'hemet ha-rechout), comme il est dit : quand il est homme libre, alors il sort combattre. C'est le sens de 'et il adviendra, lorsque ה' ton Dieu t'aura donne le repos... alors tu effaceras le souvenir d'Amalek' (Deutéronome 25,19). 'Vehaya' (et il adviendra) est une expression de joie (sim'ha) devant Lui dans les hauteurs, quand les enfants d'Israël l'emportent sur les nations à partir du repos ; car assurément les enfants d'Israël ont été créés pour se dresser contre les méchants - seulement, si nous n'avions pas péché, tout se réparerait à partir du repos.
Par le péché, la guerre doit se faire depuis l'exil, mais quand elle se fait à partir du repos, c'est cela la volonté essentielle devant Lui. Et à l'heure du repos, il faut précisément se souvenir de combattre, c'est pourquoi il est écrit 'tu n'oublieras pas' (Deutéronome 25,19) ; car à l'heure où Il combat avec nous, il n'est pas besoin de prendre garde à ne pas oublier.
במדרש ע"פ לוית חן הם כו'. כבר כתבנו במ"א.
ובקיצור הדברים דכ' וירא אלקים כו' כל א' עשה כו' טוב מאוד. א"כ הלא יש בכל דבר איזהו נקודה שמעלת חן לפניו ונקודה זאת מעוררין ע"י נר מצוה שמאיר בעלמא דחשוכא לראות ולמצא הנקודה והשורש והראשית.
והוא ענין. המצות שיש בכל המעשים.
וע"י העלאת חן אז ניתוסף כח וחיות חדש וזהו ענקים לגרגרותיך. כמ"ש אחר פסוק וירא הנ"ל ויכלו כו' ונעשה מזה ש"ק ויברך ויקדש וכן הוא תמיד ע"י היגיעה בימי המעשה במצות אז מעלה חן בש"ק וניתוסף בו נשמה יתירה ענקים לגרגרותיך מה שאין כלי של הגוף יכול להכיל לכן נק' נשמה יתירה כמ"ש במ"א ונק' ענקים כנ"ל.
וזה עצמו י"ל בענין המדרש בפסוק אורח חיים פן תפלס כו'. משל הפועלים והפרדס כו' ע"ש.
והענין שלמטה יש לכל מצוה תיקון פרטי בחי' לוית חן כנ"ל. אבל בשורש התוספות שהוא למעלה למעלה בחי' התורה למעלה מהמצות בחי' ענקים ונשמה יתירה שם אין הפרש בין מצוה קלה לחמורה וזה ענין אריכת ימים כמ"ש במ"א שהוא התדבקות בעולם ארוך ובשורש שכשאין לו הפסק נק' אורך ימים וכידוע בס"ק שיש ג"ע תחתון ועליון:
Dans le Midrach sur 'ce sont une parure de grâce' etc. Nous l'avons déjà écrit ailleurs.
En résume : il est écrit 'et Dieu vit... chacune Il fit... très bon' (Genèse 1,31). Ainsi donc, il y a certes en chaque chose un point qui évoque la grâce devant Lui, et ce point on l'éveille par 'la lampe de la mitsva', qui éclaire dans le monde ténébreux (alma dechokha) pour voir et trouver le point, la racine et le commencement - c'est le thème des mitsvot qui sont dans tous les actes.
Par l'élévation de la grâce, alors s'ajoute une force et une vitalité nouvelle - c'est 'des colliers pour ta gorge'. Comme il est écrit après le verset 'et Il vit' susdit : 'et furent achevés' etc.
(Genèse 2,1) ; il s'en fit le saint Chabbat, 'et Il bénit et sanctifia'. Il en est toujours ainsi : par l'effort durant les jours ouvrables dans les mitsvot, alors on élève la grâce au saint Chabbat, et s'y ajoute une âme supplémentaire (nechama yetera) - 'des colliers pour ta gorge', ce que le réceptacle du corps ne peut contenir, c'est pourquoi on l'appelle 'âme supplémentaire', comme il est dit ailleurs, et on l'appelle 'colliers' comme ci-dessus.
Cela même on peut le dire au sujet du Midrach sur le verset 'le sentier de la vie, de peur que tu ne le pesés' etc., la parabole des ouvriers et du verger etc., vois-y. Le thème est qu'en bas, chaque mitsva à une réparation particulière, aspect de 'parure de grâce' comme ci-dessus ; mais dans la racine du surplus, qui est tout en haut, aspect de la Torah au-dessus des mitsvot, aspect des 'colliers' et de l'âme supplémentaire - la, il n'y a pas de différence entre une mitsva légère et une grave, et c'est le thème de la longueur des jours, comme il est dit ailleurs, qui est l'attachement au 'monde long' et à la racine ; car ce qui n'à pas d'interruption est appelé 'longueur de jours'.
Et c'est connu dans les livres saints qu'il y a un Gan Éden inférieur et supérieur.
בפסוק כ"ת מחנה כו' ונשמרת מכ"ד רע. הוא ג"כ עצה ע"י הכניסה להלחם עם הסט"א זוכין להשמר מכ"ד רע.
ה"א מתהלך בקרב מחניך. הל"ל מהלך.
וי"ל כי הכוונה שידעו בנ"י כי השראת השכינה בעולמות תלוי בעבודת בנ"י וז"ש שתהלוכתו היא בקרב מחניך. והטעם להצילך כו' כמ"ש חז"ל בפסוק כח מעשיו הגיד כדי לתת להם נחלת גוים.
שע"י שהכל נעשה על ידינו ממילא נוטלים חלק בראש:
Sur le verset 'lorsque tu sortiras en camp' etc., 'et tu te garderas de toute chose mauvaise'. C'est aussi un conseil : par le fait d'entrer en guerre contre le Sitra À'hra, on mérite d'être préserve de toute chose mauvaise. 'ה' ton Dieu marche au sein de ton camp' - il aurait fallu dire 'mehalekh' (marche).
On peut dire que l'intention est que les enfants d'Israël sachent que la résidence de la Présence (Chekhina) dans les mondes dépend du service des enfants d'Israël - c'est le sens de 'sa marche se fait au sein de ton camp'. Et la raison, 'pour te délivrer' etc., comme l'ont dit nos Sages sur le verset 'la force de Ses œuvres Il à déclarée, pour leur donner l'héritage des nations' (Psaumes 111,6) : parce que tout se fait par nous, on prend de ce fait une part en premier.
« Souviens-toi de ce que Hachem ton D.ieu a fait à Miriam, à votre sortie d’Égypte » (Devarim 24,9) : le verset rattache cela à la sortie d’Égypte. Selon le Sfat Emet, la force des Bnei Israël est dans la bouche ; « vous » êtes appelés adam, car l’homme parle et se conduit selon sa volonté. Ils reçoivent le niveau de la parole et doivent garder la bouche : la Torah est donnée face à la langue, la manne pour la bouche. La tsaraat (lèpre) est une bonne mesure pour Israël, qui ne peut supporter le lachon hara (mauvaise langue) en son intériorité ; Miriam est punie ainsi, et le châtiment des tsadikim est un don et une miséricorde.
Aussi : le corps, nid pour l’âme, prépare au Chabbat le déploiement de la néchama yétéra ; D.ieu place la miséricorde en chaque créature selon un décret ; deux souvenirs, Miriam pour la langue et Amalek pour l’alliance de la chair
בפסוק זכור א' אשר עשה ה"א למרים כו' בצאתכם ממצרים. תלה הכ' ביצ"מ.
כי הנה כחן של בנ"י בפה וזכו לזה ביצ"מ דכ' ואתנה צאני כו' אדם אתם דרשו חז"ל אתם קרויין אדם. והענין כי יתרון האדם שהוא מדבר ומנהיג עצמו ע"פ רצונו.
וזה יתכן להיות שבח כשהוא נותן דעתו לילך בדרך התורה ורצון הש"י. אבל הרשעים הלא מוטב הי' להם אם לא יהי' [*להם] בחי' הדיבור לכן אתם קרוים אדם.
ובנ"י כשיצאו ממצרים ניתן להם בחי' הדיבור כמ"ש שנעשו כקטן שנולד ואביו חייב ללמדו תורה כשמתחיל לדבר ולכן אחר יצ"מ הוצרכו בנ"י לשמור מאוד הפה והלשון. ונגד הלשון ניתן לנו התורה.
ולשמור הפה ניתן לנו המן במדבר. והאמת כי גם הצרעת מדה טובה לבנ"י שא"י לסבול הלשון הרע בפנימיותם לכן נולד מזה נגע כמ"ש בפ' מצורע במד' בפסוק ונתתי נגע צרעת שהיא מתנה לטובה כמ"ש שם אך טוב לישראל א' לברי לבב פי' מי שרוצה להיות בר לבב מסייעין לו מן השמים והראי' שנענשה מרים בצרעת וידוע שיסורים של הצדיקים הם לטובה והעונש שלהם הוא מתנה ורחמים כנ"ל:
Sur le verset "Souviens-toi de ce que le Nom ton Dieu à fait à Miriam... à votre sortie d'Égypte" (Deut 24,9). Le verset rattache [cela] à la sortie d'Égypte.
Car voici, la force des Bnei Israël est dans la bouche, et ils méritèrent cela à la sortie d'Égypte, comme il est écrit "Vous êtes mon troupeau... vous êtes des hommes (adam)" (Ez 34,31), que nos Sages, de mémoire bénie, ont exposé : "vous" êtes appelés adam. Le sens : la supériorité de l'homme est qu'il parle et se conduit selon sa volonté.
Et cela peut être une louange lorsqu'il applique son intelligence à marcher dans la voie de la Torah et de la volonté du Nom. Mais les méchants, mieux vaudrait pour eux ne pas avoir [*en eux] le niveau de la parole ; c'est pourquoi "vous" [Israël] êtes appelés adam.
Et les Bnei Israël, en sortant d'Égypte, reçurent le niveau de la parole, comme il est dit qu'ils devinrent comme un nouveau-ne dont le père est tenu de lui enseigner la Torah quand il commence à parler. C'est pourquoi, après la sortie d'Égypte, les Bnei Israël durent garder très soigneusement la bouche et la langue.
Et face à la langue la Torah nous fut donnée ; et pour garder la bouche la manne nous fut donnée au désert. En vérité, même la tsaraat (lèpre) est une bonne mesure pour Israël, qui ne peut supporter le lashon hara (mauvaise langue) en son intériorité ; c'est pourquoi il en naît une plaie, comme il est dit dans la paracha Metzora, dans le Midrach, sur le verset "et je mettrai une plaie de tsaraat" (Lev 14,34), qu'elle est un don pour le bien, comme il y est dit "Ah, Dieu est bon pour Israël, pour les [hommes] au cœur pur" (Ps 73,1) : explication, celui qui veut être pur de cœur, on l'aide depuis le Ciel ; et la preuve, c'est que Miriam fut punie par la tsaraat, et l'on sait que les souffrances des tsadikim (justes) sont pour le bien et que leur châtiment est un don et une miséricorde, comme ci-dessus.
תרמ"ה
5645 (תרמ״ה)
במדרש כי יקרא ק"צ. לוית חן הם לראשך כו'.
כי עיקר ציור האדם ברמ"ח אברים וגידים הוא רק רמז ודמיון לנשמת האדם הכלולה מתרי"ג מ"ע ול"ת. וע"י המצות במעשה יכולין להמשיך הארת הנשמה באיברי הגוף ואז חל עליו הצורה המיוחדת לאדם דכתיב וייצר דרשו חז"ל ב' יצירות בעוה"ז ובעוה"ב והצורה שהוא הפנימיות ניתנה רק לבנ"י ולכן כ' עם זו יצרתי לי הגם כי כל היצורים מאתו ית' אבל הצורה המיוחדת לאדם ניתנה לבנ"י בכח המצות כנ"ל כמ"ש אדם אתם.
וכפי הכנת האדם להיות איבריו מוכנים לקבל הארת הנשמה כן מתגלה ומתפשטין כחות הנשמה שמתחלקת לתרי"ג כנ"ל. כדכ' בזוה"ק שהגוף הוא קן להנשמה וע"ז נאמר קן צפור שצפור רומז לנשמה וכפי תיקון הקן שהוא הגוף וכ' גם צפור מצאה בית.
ואז מתקיים נמי ודרור קן לה שהוא בחי' השבת שנק' מנוחה ויש בו נשמה יתירה כפי תיקון הכנת מקום ובית להנשמה בימי המעשה כן יש בש"ק התפשטות הנשמה יתירה. ומקודם כ' נכספה וגם כלתה כו'.
ובכח זה ביקש הנביא ע"י שמצא בעצמו התגלות הנשמה ונשמה היתירה ממילא בכח זה יכולין לעלות יותר ויותר עד לבא לחצרות ה'. אשר שתה אפרוחי' היא התלהבות שבא ע"י התגלות כחות הנשמה להיות משתוקקין תמיד לחצרות ה' ולמזבחך ודו"ק:
Dans le Midrach sur "Ki yikare ken tsipor" ("si un nid d'oiseau se rencontre", Deut 22,6) : "Ce sont une parure gracieuse (livyat hen) pour ta tête..." (Prov 1,9). Car l'essentiel de la figure de l'homme, en 248 membres et tendons, n'est qu'une allusion et une image de l'âme de l'homme, laquelle est composée des 613 mitsvot positives et négatives.
Et par les mitsvot dans l'action on peut faire descendre l'illumination de l'âme dans les membres du corps, et alors se pose sur lui la forme (tsoura) propre à l'homme, comme il est écrit "va-yitser" ("et il forma", Gen 2,7), que nos Sages ont exposé : deux formations (yetsirot), en ce monde et dans le monde à venir. Et la forme, qui est l'intériorité, ne fut donnée qu'aux Bnei Israël ; c'est pourquoi il est écrit "ce peuple que j'ai forme pour moi" (Isaie 43,21).
Bien que toutes les créatures soient de Lui, béni soit-Il, la forme propre à l'homme fut donnée aux Bnei Israël par la force des mitsvot, comme ci-dessus, comme il est dit "vous êtes adam". Et selon la préparation de l'homme à rendre ses membres aptes à recevoir l'illumination de l'âme, ainsi se révèlent et se déploient les forces de l'âme, qui se divise en 613, comme ci-dessus.
Comme il est écrit dans le saint Zohar que le corps est un nid (ken) pour l'âme ; et sur cela il est dit "un nid d'oiseau", car l'oiseau (tsipor) fait allusion à l'âme ; et selon la réparation du nid, qui est le corps, il est écrit aussi "même l'oiseau à trouvé une maison" (Ps 84,4). Et alors s'accomplit aussi "et l'hirondelle (dror) un nid pour elle" (ibid.), qui est le niveau du Chabbat, appelé "repos" (menuha), et il y a en lui une âme supplémentaire (nechama yetera) : selon la réparation de la préparation d'un lieu et d'une maison pour l'âme durant les jours ouvrables, ainsi il y a le saint Chabbat un déploiement de l'âme supplémentaire.
Et auparavant il est écrit "mon âme à soupire et aussi à langui..." (Ps 84,3). Et par cette force le prophète pria, du fait qu'il trouva en lui-même la révélation de l'âme ; et l'âme supplémentaire en découle d'elle-même, et par cette force on peut monter toujours plus haut jusqu'à venir aux parvis du Nom.
"Ou elle à placé ses oisillons" (Ps 84,4), c'est l'enthousiasme (hitlahavout) qui vient par la révélation des forces de l'âme, aspirant toujours aux parvis du Nom "et à Ton autel". Étudie-le bien.
בפסוק זכור את א"ע ה"א למרים כו' דרשו חז"ל שהוא אזהרה ללשון הרע. והענין הוא כי מאחר שכחן של בנ"י בפה והוא בחי' תורה שבע"פ והוא הבאר שניתנה בזכות מרים.
וכ' והאבן גדולה ע"פ הבאר. יתכן לרמוז על חטא לה"ר שדרשו חז"ל שנק' גדולה כמ"ש לשון מדברת גדולות.
ולכן ע"י שמירת הפה יכולין לבא לבחי' הבאר וע"י שמרים הי' בחי' הנ"ל הצריכה שמירה ביותר וכ' מוצא שפתיך תשמור שכפי רוב קדושת האבר והמקום כן צריך שמירה ביותר. וע"י התחברות בנ"י שהיא היפך לה"ר ושנאת חנם זוכין להתגלות תורה שבע"פ כמ"ש ונאספו שמה כו' וגללו את האבן.
[אבנים הם אותיות וכמו שיש בקדושה כן יש זה לעומת זה דברי הבל ובנינין דשקר]:
Sur le verset "Souviens-toi de ce que le Nom ton Dieu à fait à Miriam..." (Deut 24,9), nos Sages ont exposé que c'est un avertissement contre le lashon hara. Le sens : puisque la force des Bnei Israël est dans la bouche, et c'est le niveau de la Torah orale (Torah she-be-al pe), et c'est le puits qui fut donné par le mérite de Miriam.
Et il est écrit "et la pierre était grande sur la bouche du puits" (Gen 29,2) : on peut y voir une allusion à la faute du lashon hara, que nos Sages ont appelée "grande", comme il est dit "une langue qui parle de grandes choses" (Ps 12,4). C'est pourquoi, par la garde de la bouche, on peut parvenir au niveau du puits ; et du fait que Miriam était au niveau susdit, elle avait besoin d'une garde accrue, et il est écrit "ce qui sort de tes lèvres, tu le garderas" (Deut 23,24), car selon l'abondance de la sainteté de l'organe et du lieu, ainsi faut-il une garde accrue.
Et par l'union des Bnei Israël, qui est l'oppose du lashon hara et de la haine gratuite, on mérite la révélation de la Torah orale, comme il est dit "et ils se rassemblaient la... et roulaient la pierre" (Gen 29,3). [Les pierres (avanim) sont les lettres (otiot) ; et de même qu'il y en a dans la sainteté, de même il y a, en face de cela (ze le-oumat ze), des paroles vaines et des édifices de mensonge.]
תרמ"ז
5647 (תרמ״ז)
במדרש תנחומא מכל משמר כו' כי ממנו תצאות חיים. דהל"ל מהם.
רק דקאי על הכלל מכל משמר כי לעיקר החיים זוכין בצירוף כל המצות שניתקן כל האדם ע"י תרי"ג מצות כמ"ש במד' חיים הם למוצאיהם שממצה אותם כדכ' כל המצוה ע"ש פ' עקב. וזה משל הפרדס שמביא המד' כי בפרט יש קלות וחמורות אבל עיקר השכר כשזוכין לשלימות הפרדס כי כרם ה' בית ישראל.
ובזה קלה כחמורה. ובמד' לוית חן הם כו'.
כי המצות בעשי'. ומ"מ על ידיהם זוכין גם לבחי' מחשבה ודיבור.
חן לראשך הוא הנשמה בחי' מחשבה. וענקים לגרגרותך הדיבור שכשניתקן הגוף ונפש ע"י המעשים ממילא זוכין אח"כ לרוח ולנשמה כנ"ל:
Dans le Midrach Tan'houma : "De toute garde... car de lui sortent les sources de la vie" (Prov 4,23). Il aurait fallu dire "d'eux".
Seulement, cela se rapporte à l'ensemble (klal) : "de toute garde", car à l'essentiel de la vie on mérite par la combinaison de toutes les mitsvot, tout l'homme étant réparé par les 613 mitsvot, comme il est dit dans le Midrach "elles sont la vie pour ceux qui les trouvent (motseihem)", qui les épuisent (metsae otam), comme il est écrit "tout le commandement" (kol ha-mitsva), voir la paracha Ekev. Et c'est la parabole du verger (pardes) qu'apporte le Midrach : car dans le détail il y a des [mitsvot] légères et graves, mais l'essentiel de la récompense est quand on mérite la plénitude du verger, car "la vigne du Nom c'est la maison d'Israël" (Isaie 5,7).
En cela la légère est comme la grave. Et dans le Midrach "ce sont une parure gracieuse..." : car les mitsvot sont dans l'action, et pourtant par elles on mérite aussi le niveau de la pensée et de la parole.
"Une grâce pour ta tête", c'est l'âme, niveau de la pensée ; "et des colliers pour ta gorge", la parole ; car lorsque le corps et l'âme (nefech) sont réparés par les actions, on mérite ensuite de soi-même l'esprit (roua'h) et l'âme (nechama), comme ci-dessus.
בפסוק השמר בנגע כו' זכור את אשר ע' כו' למרים כו'. גדול כח פיהם של בנ"י וכל כחן בפה לכן צריכין מאוד לשמור פה ולשון.
וכמו שיש בשבת זכור ושמור ואמרו בזוה"ק שכל התורה כלולה בזכור ושמור כמו כן בלשון הרע כ' השמר וכ' זכור. וכן כתיב מוצא שפתיך ת' דרשו חז"ל מ"ש מ"ע תשמור מל"ת כו' שכל התורה תלוי בפה כנ"ל.
ובאמת גם בשבת היא בחי' הפה דיש ראי' שמיעה ריחא ודיבור. וימי המעשה הם בחי' ב' עיינין [ב'] אודנין ב' נוקבין דחוטמא.
והשבת הוא הפה שנק' סהדותא ושבת יעשה כולו תורה. לכן אמרו לכל יש בן זוג.
אבל הפה יחיד. ומיוחד לכנס"י לקבל הדיבורים שבתורה כמ"ש ישקני כו' [וגם בגוף ב' ידין ורגלין וראש וגוף.
והמילה בחי' השבת שאין לו ב"ז רק כנס"י. וראי' שמיעה ריחא הכל הוא לדבר שמבחוץ שרואה ושומע מדבר שמחוץ ודיבור בגרמייהו קיימא.
והיא בחי' השבת כנ"ל] ועיין לקמן בפ' כי תבא מ"ש מזה. ותלה הכ' ביצ"מ כמ"ש בדרך בצאתכם ממצרים.
כמ"ש אנכי ה"א המעלך מא"מ הרחב פיך כו'. פי' כמו שביצ"מ בכלל הי' התגלות הפנימיות והנהגתו ית' את העולם כדאיתא בזוה"ק במצרים הי' הדיבור בגלות פי' הנהגתו ית' הי' נסתר וביצ"מ בניסים ונפלאות נתגלה אלקותו ית"ש.
כן הי' בכל פרט נפש ישראל שהנפש היא במאסר הגוף. ואיש ישראל הוא בן חורין שהנפש מתגלה בו וזה עיקר גאולת מצרים בנפשות בנ"י לכן צריך איש ישראל לשמור הפה שהוא חיות הפנימי כמ"ש ויפח באפיו כו'.
לנפש חי' רוח ממללא. וזה טעם רשעים בחייהם קרוים מתים שהנפש נסתר ונכסה בגשם הגוף.
לכן בשבת שנק' סהדותא ובנ"י מעידין על הבורא ית' היא זכר ליצ"מ כדאיתא ודבר דבר שלא יהי' דבורך בשבת כמו בחול ע"י שבו יש גאולה בנפש ויכולין להעיד עליו ית' בהתגלות:
Sur le verset "Prends garde à la plaie... souviens-toi de ce que [le Nom ton Dieu] à fait à Miriam..." (Deut 24,8-9). Grande est la force de la bouche des Bnei Israël, et toute leur force est dans la bouche ; c'est pourquoi il leur faut beaucoup garder la bouche et la langue.
Et de même qu'il y a dans le Chabbat "souviens-toi" (zakhor) et "garde" (shamor), et l'on a dit dans le Zohar que toute la Torah est comprise dans "zakhor" et "shamor", de même, au sujet du lashon hara, il est écrit "prends garde" (hishamer) et il est écrit "souviens-toi" (zakhor). Et de même il est écrit "ce qui sort de tes lèvres, tu le garderas", que nos Sages ont exposé : ce qui est écrit "tu garderas", [se rapporte] à une mitsva positive ; ["tu accompliras",] à une mitsva négative... car toute la Torah dépend de la bouche, comme ci-dessus.
Et en vérité, le Chabbat aussi est au niveau de la bouche, car il y a la vue, l'ouïe, l'odorat et la parole ; et les jours ouvrables sont au niveau des deux yeux, des [deux] oreilles, des deux narines. Et le Chabbat est la bouche, appelée "témoignage" (sahadouta), et "le Chabbat il fera de tout une Torah".
C'est pourquoi on a dit : chaque [jour] à son partenaire (ben zoug), mais la bouche est unique et propre à l'Assemblée d'Israël (Knesset Israël) pour recevoir les paroles de la Torah, comme il est dit "qu'il m'embrasse..." (Cant 1,2). [Et de même dans le corps : deux mains, deux jambes, une tête et un corps ; et la circoncision (mila) est au niveau du Chabbat, qui n'à de partenaire que l'Assemblée d'Israël.
Et la vue, l'ouïe, l'odorat se rapportent tous à une chose extérieure, car il voit et entend une chose du dehors, mais la parole subsiste par elle-même (be-garmayhou kayma) ; et c'est le niveau du Chabbat, comme ci-dessus.] Et vois plus loin, dans la paracha Ki Tavo, ce qui est dit à ce sujet. Et le verset rattache [cela] à la sortie d'Égypte, comme il est dit en chemin "à votre sortie d'Égypte", comme il est dit "Je suis le Nom ton Dieu qui te fais monter du pays d'Égypte, élargis ta bouche..." (Ps 81,11).
Explication : de même qu'à la sortie d'Égypte, dans l'ensemble, il y eut révélation de l'intériorité et de Sa conduite du monde, comme il est dit dans le Zohar qu'en Égypte la parole (dibbur) était en exil, c'est-à-dire que Sa conduite était cachée, et qu'à la sortie d'Égypte, par les miracles et les prodiges, Sa divinité, béni soit Son Nom, se révéla ; de même il en fut dans chaque âme particulière d'Israël, l'âme étant dans la prison du corps. Et l'homme d'Israël est un homme libre (ben horin) en qui l'âme se révèle ; et c'est l'essentiel de la délivrance d'Égypte : dans les âmes des Bnei Israël.
C'est pourquoi l'homme d'Israël doit garder la bouche, qui est la vitalité intérieure, comme il est dit "et il insuffla en ses narines... une âme vivante" (Gen 2,7), un esprit qui parle (roua'h memalela). Et c'est le sens de "les méchants, de leur vivant, sont appelés morts" : car l'âme est cachée et recouverte dans la matière du corps.
C'est pourquoi le Chabbat, appelé "témoignage", où les Bnei Israël témoignent du Créateur, béni soit-Il, est un rappel de la sortie d'Égypte, comme il est dit "et parler une parole" (Isaie 58,13), que ta parole du Chabbat ne soit pas comme au jour ouvrable, parce qu'en lui il y a délivrance dans l'âme et qu'on peut témoigner de Lui, béni soit-Il, dans la révélation.
עוד למד' אורח חיים פן ת' נעו מעג' לא תדע כו' ע"ש. והענין הוא דקודם החטא כ' וישם שם כו' האדם כו' לעבדה ולשמרה ודרשו חז"ל במ"ע ול"ת ואח"כ ויגרש את האדם ע"י שאכל מעץ הדעת טו"ר וניתן אח"כ המצוות בגשמיות כמו שהוא בעוה"ז ומצד זה התערובת נמצא קלות וחמורות שיש מקום שקשה לברר.
אבל בשורש המצות שהם אורח חיים ע"ז נאמר פן תפלס. לא תדע.
כי מצד הידיעה שיש תערובות א"י להשיג המצוות כמו שהם בשורש עץ החיים. ושם כל המצוות הם אחד.
ואיתא במשנה רצה הקב"ה לזכות ישראל הרבה להם תורה ומצוות כו'. והלא התורה ומצוות קודמין לכל הבריאה.
רק לזכות את ישראל המשיך הקב"ה התלבשות התורה ומצוות בגשמיות. וז"ש לוית חן הם המצות מלוות אותך כי עיקר החן התורה שנק' עץ החיים.
והמצוות שלפנינו הם לוית חן כמ"ש יגדיל תורה ויאדיר וכמ"ש במ"א מזה:
Encore, du Midrach : "Le sentier de la vie, de peur que tu ne le pesés (pen tefalless) ; ses ornières vacillent, tu ne [le] connais pas..." (Prov 5,6), voir la. Le sens : avant la faute il est écrit "et il le plaça la... l'homme... pour la travailler et la garder" (Gen 2,15), et nos Sages ont exposé : par une mitsva positive et une négative ; et ensuite "il chassa l'homme" (Gen 3,24), du fait qu'il mangea de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, et les mitsvot furent alors données dans la matérialité comme elles sont en ce monde.
Et du fait de ce mélange se trouvent [des mitsvot] légères et graves, car il y a des cas où il est difficile de discerner. Mais dans la racine des mitsvot, qui sont "le sentier de la vie", sur cela il est dit "de peur que tu ne le pesés", "tu ne connais pas" : car du côté de la connaissance (yediaa), où il y a mélange, on ne peut atteindre les mitsvot telles qu'elles sont dans la racine de l'arbre de vie.
Et la, toutes les mitsvot sont une. Et il est dit dans la Michna : le Saint, béni soit-Il, voulut conférer du mérite à Israël, c'est pourquoi il leur multiplia la Torah et les mitsvot...
Or la Torah et les mitsvot précédent toute la création ; seulement, pour conférer du mérite à Israël, le Saint, béni soit-Il, fit descendre le revêtement (hitlabchout) de la Torah et des mitsvot dans la matérialité. Et c'est ce que dit "ce sont une parure gracieuse" : les mitsvot t'accompagnent (melavot), car l'essentiel de la grâce (hen) est la Torah, appelée "arbre de vie" ; et les mitsvot qui sont devant nous sont une "escorte de grâce", comme il est dit "il magnifiera la Torah et la rendra glorieuse" (Isaie 42,21), et comme il est dit ailleurs à ce sujet.
במדרש כשם שנתן רחמיו על האדם כך על הבהמה ועל העוף כו' ומקשים דאיתא במשנה האומר על קן צפור יגיעו רחמיך משתקין אותו. ובגמ' שעושה מדותיו של הקב"ה רחמים ואינם אלא גזירות ע"ש.
אכן נראה דכוונת המד' שנתן רחמיו בכל הברואים כדכ' ורחמיו על כל מעשיו. פי' הענין כי האדם מרחם על האדם ולא על הבהמה כי אין האדם יודע ומשיג דעת הבהמה כלל.
לכן אין בו רחמנות עלי'. כי אין ענין דעת ורחמנות של הבהמה משגת להאדם.
וכמו כן מלאכים אין מבינים דעת האדם וכבהמה המה להם. אכן הש"י היודע הכל הוא יודע דעת המלאכים והאדם והבהמה וכל בריאה.
לכן רחמיו על כל מעשיו. והש"י יודע כי רחמנות של האם על האפרוחים בענין זה אם תלקח אם על הבנים.
וכמו כן אם ישחט אותו ואת בנו ביום א'. ובאמת זה עצמו שהטביע הקב"ה ענין רחמים בכל ברי' במדה ידוע.
ואדרבא מחמת אלה המצות שנתן הש"י בבהמה ובעוף מחמת זה נמצא בהם ענין זה הרחמים. ובאמת כל קיום הבריאה הוא ברחמים כמ"ש המנהג כו' ובריותיו ברחמים לכן נמצא הרחמים בכל הבריאה ובנ"י שהם עיקר הבריאה הם רחמנים ביותר.
אך בכל בריאה יש מן הרחמים כפי גזירתו ית' וז"ש המד' שנתן רחמיו כו'. ובגמ' הפי' מי שאומר שטעם המצוה ע"י שהש"י מרחם על הקן צפור.
וזה אינו אדרבא במצוה זו נתן הש"י הרחמים בהציפור עצמו כמ"ש. וז"ש שאינם אלא גזירות שגזר להיות נמצא רחמים בכל ברי' במדה ידוע כנ"ל:
Dans le Midrach : de même qu'Il à donné Sa miséricorde sur l'homme, de même sur la bête et sur l'oiseau... Et l'on objecte, car il est dit dans la Michna : celui qui dit "sur un nid d'oiseau parvient Ta miséricorde", on le fait taire.
Et dans la Guemara : parce qu'il fait des mesures (midot) du Saint, béni soit-Il, de la miséricorde, alors qu'elles ne sont que des décrets (gezerot), voir la. Cependant il semble que l'intention du Midrach est qu'Il à placé Sa miséricorde dans toutes les créatures, comme il est écrit "et Sa miséricorde sur toutes Ses œuvres" (Ps 145,9).
Explication de la chose : l'homme à pitié de l'homme et non de la bête, car l'homme ne connaît ni ne saisit du tout l'entendement (daat) de la bête ; c'est pourquoi il n'à pas de pitié pour elle, car le domaine de l'entendement et de la pitié de la bête n'est pas atteint par l'homme. De même les anges ne comprennent pas l'entendement de l'homme, et il est pour eux comme une bête.
Cependant le Nom, qui sait tout, connaît l'entendement des anges, de l'homme, de la bête et de toute créature ; c'est pourquoi Sa miséricorde est sur toutes Ses œuvres. Et le Nom sait que la pitié de la mère pour ses oisillons est de cette nature : "si l'on prend la mère sur les enfants".
Et de même "si l'on égorge lui et son fils en un seul jour". Et en vérité, cela même, que le Saint, béni soit-Il, à imprimé la notion de miséricorde en chaque créature selon une mesure déterminée ; au contraire, c'est en raison de ces mitsvot que le Nom à données à l'égard de la bête et de l'oiseau que se trouve en eux cette notion de miséricorde.
Et en vérité, toute la subsistance de la création est par la miséricorde, comme il est dit "qui conduit... et Ses créatures avec miséricorde" ; c'est pourquoi la miséricorde se trouve dans toute la création, et les Bnei Israël, qui sont l'essentiel de la création, sont miséricordieux au plus haut point. Mais dans chaque créature il y a de la miséricorde selon Son décret, béni soit-Il.
Et c'est ce que dit le Midrach "qu'Il à donné Sa miséricorde...". Et dans la Guemara, l'explication : celui qui dit que la raison de la mitsva est que le Nom à pitié du nid d'oiseau, cela est faux ; au contraire, dans cette mitsva le Nom à placé la miséricorde dans l'oiseau lui-même, comme il à été dit.
Et c'est ce que signifie "elles ne sont que des décrets" : qu'Il à décrété que la miséricorde se trouve en chaque créature selon une mesure déterminée, comme ci-dessus.
בפסוק כ"ת מחנה ע"א ונשמרת מכ"ד רע. דרשו חז"ל דיבור רע.
כי ב' אלו ברית הלשון והמעור הם כלי זיינם של בנ"י כדכ' רוממות אל וחרב פיפיות ואמת כי הם בחי' יעקב ויוסף התורה והברית. ואא"ז מו"ר ז"ל אמר כי השומר ברית דעלה איתמר חגור חרבך כו' מנצח אותו רשע שנא' לו ועל חרבך תחי' לכן כ' ויחלוש יהושע א' עמלק כו' לפי חרב פי' לפי כח החרב שהי' נמצא בבנ"י ודפח"ח.
והם אלו ב' הזכירות אשר עשה ה"א למרים לשמור ברית הלשון ואשר עשה לך עמלק לשמור ברית המעור. והם ג"כ ב' האותות לכל איש ישראל תפלין ומילה שבת ומילה.
דכ' בתפילין למען תהי' תורת ה' בפיך. ובכלי זיין זה יכולין להלחם עם האויב שהוא עמלק.
להצילך ולתת א' לפניך הם ג"כ ב' בחי' להינצל מצד בחי' התורה כדמצינו ביעקב אבינו שברח ללבן וניצל מעשו כדכ' לך עמי בא בחדריך וכ"א במד' הצפינו עצמיכם בד"ת. אבל לתת אויבך לפניך הוא לצאת עמו במלחמה לעקרו ולאבדו והוא בכח ברית המעור כדאיתא כשנולד יוסף אמר יעקב שלחני ואלכה כדפרש"י שם.
[והענין הוא שבתורה אור אין לו שום מגע והוא הצלה ובריחה ממנו. אבל בית יוסף להבה שלוחם עמו בסמוך לו ומאבדו לגמרי] וכמו כן נתן הקב"ה המצות לישראל בכל יום להיות כלי זיינם.
וציצית ותפילין בציצית הוא להצילך כמ"ש אשר תכסה בה. ותפילין לתת אויבך לפניך כמ"ש בזוה"ק לקשרא שפחה תחות גבירתא:
Sur le verset "Quand tu sortiras en camp contre tes ennemis... tu te garderas de toute chose mauvaise" (Deut 23,10), nos Sages ont exposé : d'une parole mauvaise (dibbour ra). Car ces deux, l'alliance de la langue et l'alliance de la chair (la circoncision, brit ha-maor), sont l'armé des Bnei Israël, comme il est écrit "les louanges de Dieu dans leur gorge et une épée à deux tranchants dans leur main" (Ps 149,6).
Et en vérité, ils sont au niveau de Yaakov et de Yossef, la Torah et l'alliance. Et mon grand-père, mon maître et enseigneur, de mémoire bénie, à dit que celui qui garde l'alliance, sur lui il est dit "ceins ton épée..." (Ps 45,4), il vainc ce méchant, dont il est dit "et par ton épée tu vivras" (Gen 27,40) ; c'est pourquoi il est écrit "et Yehoshoua affaiblit Amalek... au fil de l'épée" (Ex 17,13), c'est-à-dire selon la force de l'épée qui se trouvait chez les Bnei Israël, et ce sont paroles agréables.
Et ce sont ces deux "souvenirs" (zekhirot) : "ce que le Nom ton Dieu à fait à Miriam", pour garder l'alliance de la langue ; et "ce qu'Amalek t'à fait", pour garder l'alliance de la chair. Et ce sont aussi les deux signes (otot) de chaque homme d'Israël : tefilin et circoncision, Chabbat et circoncision.
Car il est écrit au sujet des tefilin "afin que la Torah du Nom soit dans ta bouche" (Ex 13,9). Et par cette armé on peut combattre l'ennemi, qui est Amalek.
"Pour te sauver et livrer [ton ennemi] devant toi" (Deut 23,15), ce sont aussi deux niveaux : être sauvé du côté du niveau de la Torah, comme on le trouve chez notre père Yaakov qui s'enfuit chez Lavan et fut sauvé d'Esav, comme il est écrit "va, mon peuple, entre dans tes chambres" (Isaie 26,20), et comme il est dit dans le Midrach "cachez-vous dans les paroles de la Torah". Mais "livrer ton ennemi devant toi", c'est sortir avec lui au combat pour le déraciner et le perdre, et c'est par la force de l'alliance de la chair, comme il est dit : quand Yossef naquit, Yaakov dit "renvoie-moi que je m'en aille" (Gen 30,25), comme l'expliqué Rachi la.
[Et le sens est que la Torah est lumière, elle n'à aucun contact [avec le mal] et c'est une délivrance et une fuite loin de lui ; mais "la maison de Yossef sera une flamme" (Ovadia 1,18) qui le combat de près et le perd totalement.] Et de même le Saint, béni soit-Il, à donné les mitsvot à Israël chaque jour pour être leur armé. Et les tsitsit et les tefilin : les tsitsit sont pour "te sauver", comme il est dit "dont tu te couvres" (Deut 22,12) ; et les tefilin pour "livrer ton ennemi devant toi", comme il est dit dans le Zohar "lier la servante sous sa maîtresse".
בפסוק על אשר לא קידמו כו' בלחם ומים כו' בצאתכם ממצרים. פי' בס' קדושת לוי כי כשיצאו בנ"י ממצרים ונבחרו להיות סגולה מכל העמים ניתן להם דרך כל השפע הבאה משמים והם יכולים לקרב גם כל האומות.
ועמון ומואב שלא נתנו זו הקדימה של לחם ומים לבנ"י לכן לא יבאו בקהל ה' ע"ש דפח"ח. כי לכן נק' גרים שע"י שמבטלין עצמם ונגררין אחר בנ"י יכולין ג"כ להתקרב.
וכיון שרצו לקלל את בנ"י א"כ לא האמינו שבנ"י הם קיום כל האומות. ומיושב ב' הטעמים דלפי פשוטו קשה מאחר ששכרו לקלל אותנו מה נחשב שלא קידמו בלחם ומים ולפי הנ"ל הכל אחד:
Sur le verset "parce qu'ils ne sont pas venus au-devant [de vous] avec du pain et de l'eau... à votre sortie d'Égypte" (Deut 23,5). Explication dans le livre Kedoushat Levi : lorsque les Bnei Israël sortirent d'Égypte et furent choisis pour être un trésor (segoula) parmi tous les peuples, il leur fut donné d'être la voie de toute l'abondance venant du Ciel, et ils peuvent rapprocher aussi toutes les nations.
Et Ammon et Moab, qui ne donnèrent pas cette venue au-devant (kedima) de pain et d'eau aux Bnei Israël, c'est pourquoi ils n'entreront pas dans l'assemblée du Nom, voir la, paroles agréables. Car c'est pourquoi les convertis sont appelés gerim : parce qu'en s'annulant eux-mêmes et en se laissant entraîner à la suite des Bnei Israël, ils peuvent eux aussi se rapprocher.
Et puisqu'ils voulurent maudire les Bnei Israël, c'est donc qu'ils ne crurent pas que les Bnei Israël sont la subsistance de toutes les nations. Et ainsi se résolvent les deux raisons : car selon le sens simple il est difficile [de comprendre] : puisqu'ils l'ont soudoye pour nous maudire, qu'importe qu'ils ne soient pas venus au-devant avec du pain et de l'eau ?
Mais selon ce qui précède, tout est un.
תרנ"א
5651 (תרנ״א)
« Prends garde à la plaie de la lèpre (tsaraat) » (Devarim 24, 8-9) : « garde » et « souvenir » disent que toute la Torah dépend de la bouche, car « la mort et la vie sont au pouvoir de la langue ». Selon le Sfat Emet, le colporteur de médisance (lachon hara) multiplie les fautes autant que l'idolâtrie, la débauche et le meurtre, qui atteignent nefech, roua'h et nechama ; il faut le don de soi (messirout nefech). La bouche répare le corps ; par sa garde, l'âme illumine et se lie au corps. Elle y est comme en prison, et les enfants d'Israël en sortirent à la sortie d'Égypte ; du colporteur, « que le Nom retranche », l'âme est retranchée du corps.
במדרש הנולד מהול צריך להטיף ממנו ד"ב מפני בריתו של א"א המול ימול כו'. עוד שם לוית חן הם לראשך בכ"מ שתלך המצות מלוות אותך כו'.
כי הקב"ה נתן לבנ"י להיות להם חלק בתורה ומצות לבד מה שיש בכל מצוה כמה פעולות נשגבות בשמים ובארץ. אבל המצוה נגמרת במעשה איש הישראלי.
וע"ז אומרים ויהי נועם ה"א עלינו. וזה פי' וכרות עמו הברית עמו בשותפות כדאיתא במדרשים.
וזה עיקר האות כמ"ש חז"ל צבאות אות הוא בצבא שלו שבנ"י שהם עמו וחלקו חל שם שמים במעשי ידיהם לכן דוקא המול ימול. שהגם שבריתו ית' נחתם בנפש ישראל צריך להיות נגלה ע"י מעשה האדם וכן הוא בכל המצות רק מילה נק' ברית שכל התרי"ג מצות תלוין בו שהוא מצוה ראשונה המיוחדת לעם ה'.
וזהו עצמו פי' לוית חן שנעשה הברית והתקשרות ע"י המצוה לכן נק' מצוה מלשון צוותא וחיבור וכדאיתא בס' שערי הקדושה שע"י כל מצוה נמשך חיות הנפש לאותו אבר פרטי. ומתקשר הגוף בנפש הרוחניי ולכן מצוה גוררת מצוה ע"י שמקשר הגשמיי ברוחניי.
וכמו כן עבירה כורת ומפריד הגוף מהנפש ונמשך ע"י לגשמיות יותר וגוררת עבירה. ובמד' מדייק ראשך רשיותך.
פי' הגוף הוא מדרגה השפלה שבאדם וע"י המצוה מתעלה ומתדבק בנפש הרוחניי. וע"ז כ' נר לרגלי ד' רגלי הוא הגוף דרגא תחתונה לכן ע"י המצוה יש מציאת חן כדכ' מוכיח אדם אחרי חן ימצא.
וכמו כן באדם עצמו כשמוכיח ומושך הגוף אחר הפנימיות מוצא חן בעיני המקום. וענקים לגרגרותיך הוא פריעת שכר לעוה"ב והוא כמו הענקת עבד ע"י העבודה לתקן הגוף אל הנשמה מתעלה הנשמה בעוה"ב וע"ז כ' ואור לנתיבתי עיקר הנתיב המיוחד לאדם בעולם שכולו ארוך.
ושבת מעין עוה"ב יורד נשמה יתירה שהיא למעלה מהתלבשות הגוף הגשמיי ונק' ענקים לגרגרותיך:
Dans le Midrach : celui qui naît déjà circoncis, il faut en faire perler du sang de l'alliance (dam berit) à cause de l'alliance d'Abraham notre père, "il sera assurément circoncis" (Gn 17,13), etc. La aussi : "ce sont une parure gracieuse (livyat hen) pour ta tête" (Pr 1,9) : en tout lieu où tu iras, les mitsvot t'accompagnent, etc.
Car le Saint béni soit-Il à donné aux enfants d'Israël d'avoir une part dans la Torah et les mitsvot, outre le fait que chaque mitsva comporte plusieurs actions sublimes dans les cieux et sur la terre. Mais la mitsva s'achève par l'action de l'homme d'Israël.
Et c'est à ce sujet qu'on dit "que la douceur (noam) du Nom notre Dieu soit sur nous" (Ps 90,17). Tel est le sens de "et Tu as conclu avec lui l'alliance" (Ne 9,8) : "avec lui", en association (choutafout, partenariat), comme il est dit dans les Midrashim.
Et tel est l'essentiel du signe (ot), comme l'ont dit nos Sages de mémoire bénie : "Tsevaot" est un signe dans Son armée, car les enfants d'Israël, qui sont Son peuple et Sa part, le Nom du Ciel repose sur les œuvres de leurs mains ; c'est pourquoi précisément "il sera assurément circoncis". Car, bien que Son alliance (béni soit-Il) soit scellée dans l'âme d'Israël, elle doit se révéler par l'action de l'homme.
Il en va ainsi pour toutes les mitsvot ; seulement la circoncision est appelée "alliance" (berit), car les 613 mitsvot en dépendent, étant la première mitsva propre au peuple du Nom. Et c'est cela même le sens de "livyat hen" : l'alliance et le lien (hitkachrout) se réalisent par la mitsva.
C'est pourquoi "mitsva" est nommée ainsi du terme "tsavta" (compagnie) et "hibbour" (union), et comme il est dit dans le livre Chaarei ha-Kedoucha : par chaque mitsva la vitalité de l'âme se prolonge vers ce membre particulier, et le corps se lie à l'âme spirituelle. C'est pourquoi une mitsva en entraîne une autre, en ce qu'elle relie le matériel au spirituel.
De même, une transgression tranche et sépare le corps de l'âme, l'entraînant davantage vers la matérialité, et une transgression en entraîne une autre. Et dans le Midrach on précise : "ta tête (rochekha)" : "ton autorité (rechoutekha)".
C'est-à-dire : le corps est le degré le plus bas de l'homme, et par la mitsva il s'élève et s'attaché à l'âme spirituelle. Et c'est à ce sujet qu'il est écrit "une lampe pour mes pieds est Ta parole" (Ps 119,105) : "mes pieds", c'est le corps, le degré inférieur.
C'est pourquoi par la mitsva il y a trouvaille de grâce (hen), comme il est écrit "celui qui reprend un homme trouvera ensuite grâce" (Pr 28,23). De même, chez l'homme lui-même : lorsqu'il reprend et attire le corps vers l'intériorité, il trouve grâce aux yeux de l'Omniprésent.
Et "des colliers pour ta gorge" (Pr 1,9), c'est le versement de la récompense pour le monde à venir, semblable à la gratification (haanaka) de l'esclave affranchi par son service : en réparant (letaken) le corps vers l'âme, l'âme s'élève dans le monde à venir. Et c'est à ce sujet qu'il est écrit "et une lumière pour mon sentier" (Ps 119,105) : l'essentiel du sentier propre à l'homme dans le monde qui est entièrement long (éternel).
Et le Chabbat, avant-goût du monde à venir, une âme supplémentaire (nechama yetera) descend, qui est au-dessus du revêtement du corps matériel, et elle est appelée "des colliers pour ta gorge".
במדרש הנ"ל לרשיותך כשבן תורה נעשה זקן מסבבין אותו כו'. פי' ת"ח שהזקין ואין בכחו להתגבר במעשי המצות בכח וזריזות כמו בימי הבחרות יש לו לקרב וללמד אנשים אחרים דרך עבודת הבורא שדברי זקנים נשמעים ביותר וזה לוית חן כו'.
כמ"ש מוכיח אדם א' חן ימצא וכ"כ עד זקנה ושיבה אא"ת עד אגיד זרועך לד' לכל יבא גבורתיך:
Dans le Midrach susmentionné : "à ton autorité" : lorsqu'un homme de la Torah (ben Torah) devient vieux, on l'entoure, etc. C'est-à-dire : un érudit (talmid 'hakham) qui a vieilli et n'à plus la force de se surpasser dans l'accomplissement des mitsvot avec vigueur et empressement comme aux jours de sa jeunesse, il lui revient de rapprocher et d'enseigner à d'autres hommes la voie du service du Créateur, car les paroles des anciens sont davantage écoutées ; et c'est cela "une parure gracieuse", etc., comme il est écrit "celui qui reprend un homme trouvera ensuite grâce" (Pr 28,23).
Et il est écrit de même "jusqu'à la vieillesse et aux cheveux blancs, Dieu, ne m'abandonne pas, jusqu'à ce que j'annonce Ton bras à la génération, à tous ceux qui viendront Ta puissance" (Ps 71,18).
בפסוק השמר בנגע הצרעת כו' זכור א"א עשה כו' למרים כו'. כבר כתבנו בפ' מצורע כי הצרעת היא שמירה אל הפנימיות שלא יתפשט רק במקום הראוי.
כי הנה כח הפה ניתן לבנ"י. לכן צריך להיות להם שמירת הפה שהיא חיות הפנימיות ובנ"י מיוחדים לזה כדכ' גן נעול גל נעול.
והיא בחי' זכור ושמור שזה כלל מ"ע ול"ת ושניהם נזכרים בכאן השמר וזכור. וכ"כ מוצא שפתיך תשמור דרשו חז"ל מ"ש מ"ע תשמור זו מצות ל"ת.
לרמוז שכל המצות תלוין בזה כי השפתים עושים ב' הפעולות להוציא הדיבור ולשמור הדיבור. ובהפטרה רני עקרה אמרו בגמ' דההוא צדוקי שאל לברורי' בשביל שהיא עקרה רני והשיבה לו רני עקרה דלא ילדה בני רשיעיא כוותייכו ע"ש.
והוא כנ"ל שכנס"י היא מתעקרת לעשות תולדות שלא יהי' צדיקים. בחי' גן נעול כנ"ל.
וכ"כ כחוט השני שפתותיך ומד' נאוה היא ב' כחות הנ"ל. וכמ"ש חז"ל בחורבנה העמידה לי צדיקים וז"ש רבים בני שוממה כו' פי' שביותר יכולין להיות ניתקן ע"י העיתים הסגורים שהכל הוא לטובה כי כל ההסגר שנעשה לבנ"י הוא לטובתם וכ"כ בורא ניב שפתים ש"ש לרחוק ולקרוב כו' ורפאתיו.
פי' שיש רפואה ע"י הריחוק כמו ע"י הקירוב וכן כשביקש מרע"ה אל נא רפא נ"ל השיב הקב"ה תסגר ז' ימים ואחר תאסף שהי' רפואתה ע"י ההסגר וכ"א חז"ל [*דלפעמים] נגעים יסורים של אהבה הם לכן כ' השמר בנגע כו' ככל אשר יורו כו' שהכל היא רפואה ושמירה לטובה כנ"ל. וכן בגלות כל ימי הסתר הכל לטובה וזהו רני עקרה כמ"ש והבן כי המה דברים יקרים:
Sur le verset "prends garde à la plaie de la lèpre (tsaraat)... souviens-toi de ce que fit... à Miryam..." (Dt 24,8-9). Nous avons déjà écrit dans la paracha Metsora que la lèpre est une garde envers l'intériorité, afin qu'elle ne se répande que dans le lieu convenable.
Car voici, le pouvoir de la parole (koah ha-pe) à été donné aux enfants d'Israël ; c'est pourquoi ils doivent avoir la garde de la bouche, qui est la vitalité de l'intériorité, et les enfants d'Israël y sont propres, comme il est écrit "un jardin clos, une source fermée" (Ct 4,12). Et c'est l'aspect (behina) de "souviens-toi" et "garde", qui est le principe général des commandements positifs (mitsvot asse) et négatifs (lo taasse), et tous deux sont mentionnés ici : "prends garde" et "souviens-toi".
Et il est écrit de même "ce qui sort de tes lèvres, tu le garderas" (Dt 23,24) ; nos Sages ont interprété : "ce qui sort de tes lèvres" est un commandement positif, "tu garderas" est un commandement négatif, pour signifier que toutes les mitsvot dépendent de cela, car les lèvres accomplissent les deux actions : émettre la parole et garder la parole. Et dans la haftara "réjouis-toi, stérile" (Is 54,1), on a dit dans la Guemara qu'un certain sadducéen (tsedoki) demanda à Brouria : est-ce parce qu'elle est stérile qu'elle doit se réjouir ?
Et elle lui répondit : "réjouis-toi, stérile", toi qui n'as pas enfanté des fils mauvais comme vous ; vois la-bas (Berakhot 10a). Et c'est comme ci-dessus : la Communauté d'Israël (Knesset Israël) se rend stérile pour ne pas engendrer des descendants qui ne seraient pas justes, l'aspect de "jardin clos" comme ci-dessus.
Et il est écrit de même "comme un fil écarlate sont tes lèvres, et ta parole (midbarekh) est belle" (Ct 4,3) : ce sont les deux forces susmentionnées. Et comme l'ont dit nos Sages : "dans sa ruine, elle m'à suscite des justes", et c'est ce que dit "nombreux sont les fils de la délaissée (chomema)..." (Is 54,1), c'est-à-dire qu'ils peuvent d'autant plus être réparés par les temps de fermeture, car tout est pour le bien : toute clausure (hesger) imposée aux enfants d'Israël est pour leur bien.
Et il est écrit de même "Je créé le fruit (niv) des lèvres : paix, paix à celui qui est loin et à celui qui est proche... et Je le guérirai" (Is 57,19), c'est-à-dire qu'il y a une guérison par l'éloignement comme par le rapprochement. De même, lorsque Moché notre maître demanda "de grâce, guéris-la donc" (Nb 12,13), le Saint béni soit-Il répondit "qu'elle soit enfermée sept jours, puis elle sera recueillie" (Nb 12,14), car sa guérison advint par la clausure.
Et nos Sages ont dit que parfois les plaies (negaim) sont des souffrances d'amour (yissourim chel ahava) ; c'est pourquoi il est écrit "prends garde à la plaie... selon tout ce qu'enseigneront..." (Dt 24,8), car tout est guérison et garde pour le bien, comme ci-dessus. Et de même dans l'exil, tous les jours de dissimulation, tout est pour le bien, et c'est "réjouis-toi, stérile" comme il est dit ; comprends, car ce sont des paroles précieuses.
תרנ"ג
[תרנ״ג] (5653)
במדרש תינוק שנולד מהול מה למול אותו כו' צריך להטיף ממנו דם ברית מפני בריתו של אברהם אע"ה. הענין הוא כי זה החילוק בין א"א ע"ה דכ' בו התהלך לפני והי' תמים.
וצדיקים הראשונים אדם ונח נולדו כשהן מהול אבל אברהם זכה בעצמו למצות מילה ומה"ט נולד ערל שרצה הקב"ה שיבוא בעצמו אל השלימות ולהסיר הערלה בכח מצות ה' שניתן לו ובמד' ששאל טורנספורס הרשע את ר"ע איזה מעשה נאה של הקב"ה או של בני אדם והביא לו גלוסקאות ע"ש במד' תנחומא פ' [תזריע] ומסיים שלכך לא נולד האדם מהול שהמצות ניתנו לצרף את הבריות א' אלוה צרופה ע"ש. ובאמת הכל מעשה הש"י אך מה שהאדם מסייע להוציא מכח אל הפועל חביב לפניו ית"ש ביותר.
ובגמ' איתא גדולים מעשה צדיקים ממעשה שמים וארץ דכ' ידי יסדה ארץ. ובמעשה צדיקים כ' מקדש ה' כוננו ידיך והנה גם זה הוא מעשה הקב"ה דכ' כוננו ידיך אך הוא ע"י התעוררות הצדיקים.
וע"ז כתיב כח מעשיו הגיד לעמו. כי מעשה בראשית נברא בהתלבשות הטבע.
אבל הצדיקים בידם לפתוח הפנימיות ושיתגלה דרך הגנוז לצדיקים שהוא מעין עוה"ב וזה עצמו סוד המילה דאיתא עוה"ז נברא בה' ועוה"ב בי'. ורמז היוד שחתם בבשרינו בכח המילה לרמוז שאנחנו בני עוה"ב וז"ש במד' אנכי מגן לך שאמר אאע"ה שמא יבא א' וידחה בריתי ע"ש שהשיב לו הקב"ה מנח לא העמדתי מגינים של צדיקים כו'.
והוא כנ"ל שמה שזכה א"א ע"ה להיות נועם ה' חל על מעשה ידיו זה מתקיים לעד. ולכן צריכין להטיף דם ברית שיהי' בכח מעשה האדם.
וזה עצמו ג"כ ענין שלוח הקן דאיתא במד' שהיא נתינת רחמיו על העופות ובמשנה איתא האומר על ק"צ יגיעו רחמיך משתקין אותו. ופי' מו"ז ז"ל שהפי' הוא שבנ"י יעוררו מדת הרחמים למעלה ע"י מעשיהם וכ"ה בתקונים.
והוא כמ"ש שהקב"ה רוצה שיהי' מדת הרחמים בעולם ע"י מעשה הצדיקים. [וי"ל עוד כי בחי' והאם רובצת הי' כמו תיבת נח שלא הי' כדאי בעצמו.
אבל בחי' שלח תשלח כו' הבנים תקח לך הוא הדרך שניתן לאברהם אבינו ע"ה. לכן והארכת ימים שהיא מתקיים לעד והיא בחי' אשה מזרעת תחלה יולדת זכר.
ודו"ק]:
Dans le Midrach : un enfant qui naît déjà circoncis, comment le circoncire... il faut en faire perler du sang de l'alliance à cause de l'alliance d'Abraham, la paix soit sur lui. Le sujet est le suivant : telle est la différence concernant Abraham notre père, la paix sur lui, dont il est écrit "marche devant Moi et sois intègre (tamim)" (Gn 17,1).
Les premiers justes, Adam et Noé, naquirent circoncis, mais Abraham mérita par lui-même la mitsva de la circoncision ; pour cette raison il naquit incirconcis (arel), car le Saint béni soit-Il voulut qu'il parvienne de lui-même à la perfection et retire le prépuce (orla) par la force de la mitsva du Nom qui lui fut donnée. Et dans le Midrach, où Tinneius Rufus le mécréant demanda à Rabbi Akiva : quelle œuvre est la plus belle, celle du Saint béni soit-Il où celle des fils de l'homme ? et Rabbi Akiva lui apporta des pains fins (gelouskaot) ; vois la-bas dans le Midrach Tan'houma, paracha Tazria, et il conclut que c'est pourquoi l'homme ne naît pas circoncis : les mitsvot ont été données pour affiner (letsaref) les créatures, "toute parole de Dieu (Eloah) est affinée (tseroufa)" (Pr 30,5) ; vois la-bas.
Et en vérité tout est l'œuvre du Nom béni soit-Il, mais ce en quoi l'homme contribué à faire passer de la puissance à l'acte Lui est d'autant plus cher, béni soit Son nom. Et dans la Guemara il est dit : plus grandes sont les œuvres des justes que l'œuvre du ciel et de la terre, car il est écrit "Ma main à fondé la terre" (Is 48,13), au singulier ; tandis que sur l'œuvre des justes il est écrit "le sanctuaire du Nom qu'ont établi Tes mains" (Ex 15,17), au pluriel.
Or ceci aussi est l'œuvre du Saint béni soit-Il, car il est écrit "Tes mains ont établi", mais cela advient par l'éveil (hitorerout) des justes. Et c'est à ce sujet qu'il est écrit "la puissance de Ses œuvres, Il l'à déclarée à Son peuple" (Ps 111,6).
Car l'œuvre de la Création fut créée dans le revêtement de la nature, mais les justes ont le pouvoir d'ouvrir l'intériorité et de faire se révéler la voie cachée (ganouz) réservée aux justes, qui est un avant-goût du monde à venir. Et c'est cela même le secret de la circoncision, comme il est dit : ce monde-ci fut créé avec la lettre hé, et le monde à venir avec la lettre youd.
Et l'allusion du youd qu'Il à scellé dans notre chair par la force de la circoncision signifie que nous sommes les fils du monde à venir. Et c'est ce que dit le Midrach sur "Je suis un bouclier (maguen) pour toi" (Gn 15,1) : Abraham notre père avait dit, peut-être viendra quelqu'un qui annulera mon alliance ; vois la-bas, où le Saint béni soit-Il lui répondit : depuis Noé n'ai-Je pas suscite des boucliers de justes, etc.
Et c'est comme ci-dessus : ce qu'Abraham notre père, la paix sur lui, mérita, que la douceur du Nom repose sur l'œuvre de ses mains, cela subsiste à jamais. C'est pourquoi il faut faire perler le sang de l'alliance, afin que ce soit par la force de l'action de l'homme.
Et c'est aussi cela même le sujet du renvoi du nid (chilloual ha-ken), dont il est dit dans le Midrach qu'il est le dépôt de Sa miséricorde sur les oiseaux. Et dans la Michna il est dit : celui qui dit "sur un nid d'oiseau parvient Ta miséricorde (al kan tsippor yagiou rahamekha)", on le fait taire.
Et mon grand-père, de mémoire bénie, à expliqué que le sens est que les enfants d'Israël éveillent la mesure de miséricorde en haut par leurs actes, et il en est de même dans les Tikkounim. Et c'est comme il est dit : le Saint béni soit-Il veut que la mesure de miséricorde soit dans le monde par l'œuvre des justes.
[Et l'on peut dire encore que l'aspect "et la mère est couchée sur les petits" (Dt 22,6) était comme l'arche de Noé, qui n'était pas méritante par elle-même. Mais l'aspect "tu renverras assurément la mère... et les petits tu prendras pour toi" (Dt 22,7) est la voie donnée à Abraham notre père, la paix sur lui.
C'est pourquoi "et tu prolongeras tes jours" (Dt 22,7), qui subsiste à jamais, et c'est l'aspect "la femme qui émet la semence en premier enfanté un mâle". Et examine bien.]
בפסוק השמר בנגע הצרעת כו' זכור א"א עשה כו' למרים כו' בצאתכם ממצרים. כ' בזה שמירה וזכירה לומר שהתורה כולה תלוי' בפה כמ"ש מות וחיים ביד לשון ובגמ' איתא יכרת ה' שפתי חלקות לשון מד' גדולות כו' המספר לה"ר מרבה חטאים כמו ע"ז וג"ע וש"ד ע"ש בערכין הענין הוא כי אלה הג' הם פוגמים בנפש רוח נשמה לכן צריכין למס"נ עליהם.
ובחי' הפה הוא תיקון הגוף לקבל הארת נר"נ לכן איתא ל"מ לגוף טוב משתיקה שע"י שמירת הפה שזה יתרון האדם ויפח באפיו כו' לנפש חי' רוח ממללא ע"י מאיר ומתקשר הנפש בגוף לכן שומר פיו ולשונו ש' מצרות נפשו כי הנפש בגוף כמו במאסר ובנ"י ביצ"מ יצאו מזה המאסר לכן צריכין לשמור הפה ומספר לה"ר כ' יכרת ה' שנכרת הנפש מהגוף. כמ"ש מו"ח ביד לשון.
ודו"ק כי קצרתי:
Sur le verset "prends garde à la plaie de la lèpre... souviens-toi de ce que fit... à Miryam... à votre sortie d'Égypte" (Dt 24,8-9). Il est écrit à ce propos "garde" et "souvenir", pour dire que toute la Torah dépend de la bouche, comme il est écrit "la mort et la vie sont au pouvoir de la langue" (Pr 18,21).
Et dans la Guemara il est dit "que le Nom retranche les lèvres flatteuses, la langue qui parle avec arrogance (gedolot)" (Ps 12,4) ; ... celui qui colporte de la médisance (lachon hara) multiplie les fautes autant que l'idolâtrie (avoda zara), la débauche (guilouy arayot) et le meurtre (chefikhout damim) ; vois la-bas dans le traité Arakhin. Le sujet est que ces trois fautes portent atteinte à la nefech, au roua'h et à la nechama, c'est pourquoi il faut se sacrifier (messirout nefech) à leur égard.
Et l'aspect de la bouche est la réparation (tikkoun) du corps pour recevoir l'illumination de la nefech-roua'h-nechama. C'est pourquoi il est dit : rien n'est meilleur pour le corps que le silence, car par la garde de la bouche, qui est la supériorité de l'homme, "et Il insuffla en ses narines... et l'homme devint une âme vivante" (Gn 2,7), que le Targoum rend "un esprit qui parle (roua'h memalela)" : c'est par la parole que l'âme illumine et se lie au corps.
C'est pourquoi "celui qui garde sa bouche et sa langue garde son âme des détresses" (Pr 21,23), car l'âme dans le corps est comme en prison, et les enfants d'Israël à la sortie d'Égypte (yetsiat Mitsrayim) sortirent de cette prison. C'est pourquoi il faut garder la bouche ; et du colporteur de médisance il est écrit "que le Nom retranche", car l'âme se trouve retranchée du corps, comme il est écrit "la mort et la vie sont au pouvoir de la langue".
Et examine bien, car j'ai été bref.
תרנ"ה
[תרנ״ה] (5655)
במדרש כשם שנתן רחמיו על האדם כך על בהמה ועוף כי יקרא קן כו' ומקשין דאיתא במשנה האומר על ק"צ יגיעו רחמיך משתקין אותו ואמרו בגמ' הטעם שעושה מדתיו של הקב"ה רחמים ואינן אלא גזירות ונראה לפרש ע"פ מ"ש בס' חובת הלבבות בביאור ההפרש בטובת אלקים על האדם בין טובת איש לאיש שהם הכל לטובת עצמו ואפי' העשיר החומל על הרש מפני שכואב לו צער העני ה"ז מכוון לדחות הצער מעל עצמו ע"ש תחילת שער עבודת הא'. למדנו מדבריו כי אין רחמיו של הקב"ה מסוג רחמי אדם כי לא שייך בו ענין הרחמנות של ב"ו שהרי הכל מאתו ית' והצער שמגיע להברי' הכל במשפטו ולא שייך אצלו רחמנות רק שכך גזר הקב"ה להנהיג העולם במדת הרחמים.
ולכן נק' הקב"ה בעל הרחמים שאינו כמו ב"ו שהרחמים גוברין עליו לשנות את רצונו. רק אדרבא הקב"ה שליט על הרחמים ונתן רחמיו על הכל וזה עצמו דברי המדרש כשם שנתן רחמיו על האדם כך על הבהמה כנ"ל שהכל גזירה מלפניו.
וזה שאומר על ק"צ יגיעו רחמיך נראה שמשוה רחמיו של הקב"ה בסוג רחמי האדם אלא שמפליא לומר שגם על ק"צ הגיע רחמיו וז"ש שעושה מדותיו של הקב"ה רחמים כמדת ב"ו. אבל רחמיו של הקב"ה הם גזירות כמ"ש.
ורש"י נדחק לפרש מדותיו מצותיו. ולמ"ש יתכן לפרש כפשוטו שמדותיו עצמם הם גזירות כי חפץ חסד הוא והבן שוב ראיתי מזה בס' צדה לדרך ע"ש:
Dans le Midrach : de même qu'Il à déposé Sa miséricorde sur l'homme, ainsi sur la bête et l'oiseau, "si se rencontre devant toi un nid d'oiseau..." (Dt 22,6), etc. Et l'on objecte, car il est dit dans la Michna : celui qui dit "sur un nid d'oiseau parvient Ta miséricorde", on le fait taire, et l'on a dit dans la Guemara que la raison est qu'il fait des mesures du Saint béni soit-Il de la miséricorde, alors qu'elles ne sont que des décrets (gezerot).
Et il semble qu'on puisse l'expliquer d'après ce qui est écrit dans le livre Hovot ha-Levavot (les Devoirs des cœurs), dans l'explication de la différence entre le bien que Dieu fait à l'homme et le bien d'un homme envers un autre, ce dernier étant toujours pour son propre bien : même le riche qui a pitié du pauvre parce que la souffrance du pauvre lui fait mal, cela vise à repousser la souffrance de lui-même ; vois la-bas, au début du Portique du service de Dieu. Nous apprenons de ses paroles que la miséricorde du Saint béni soit-Il n'est pas du genre de la miséricorde humaine, car ne s'applique pas à Lui la notion de compassion propre à la créature de chair et de sang (bassar va-dam) ; car tout vient de Lui, béni soit-Il, et la souffrance qui atteint les créatures est entièrement selon Son jugement, et la compassion ne s'applique pas à Lui ; seulement le Saint béni soit-Il à ainsi décrété de conduire le monde par la mesure de miséricorde.
C'est pourquoi le Saint béni soit-Il est appelé "maître de la miséricorde (baal ha-rahamim)", car Il n'est pas comme la créature de chair et de sang sur qui la pitié l'emporte au point de changer sa volonté. Au contraire, le Saint béni soit-Il domine la miséricorde et à déposé Sa miséricorde sur toute chose.
Et c'est cela même les paroles du Midrach : "de même qu'Il à déposé Sa miséricorde sur l'homme, ainsi sur la bête", comme ci-dessus, car tout est un décret venu de devant Lui. Et celui qui dit "sur un nid d'oiseau parvient Ta miséricorde", il semble qu'il assimilé la miséricorde du Saint béni soit-Il au genre de la miséricorde humaine, sauf qu'il prétend énoncer une merveille : que même sur un nid d'oiseau est parvenue Sa miséricorde ; et c'est ce que dit la Guemara : qu'il fait des mesures du Saint béni soit-Il de la miséricorde, à la manière de la créature de chair et de sang.
Mais la miséricorde du Saint béni soit-Il, ce sont des décrets, comme il à été dit. Et Rachi à peine à expliquer "Ses mesures" par "Ses commandements", mais d'après ce que nous avons dit, on peut l'expliquer selon son sens simple : que Ses mesures elles-mêmes sont des décrets, car "Il se plaît à la bonté (hafets 'hessed)" (Mi 7,18) ; comprends.
Par la suite j'ai vu un propos à ce sujet dans le livre Tseda la-Derekh ; vois la-bas.
במדרש לוית חן הם בכ"מ המצות מלוות אותך. המצות ניתנו לתקן מלבוש האדם שהגוף ברמ"ח אברים הוא מלבוש אל רמ"ח בחי' שיש בנפש שהוא ציור האדם הפנימי וע"י המצות מתקן האבר להיות דומה ונמשך אחר הנפש והנשמה ואז חל עליו חן וחסד.
והשי"ת נתן לנו המצות לזכות על ידן לחן וחסד כדאיתא רצה הקב"ה לזכות את ישראל הרבה להם תורה ומצות דכ' כרחם אב על בנים וישראל שנק' בנים הוא בציור הפנימי כמ"ש לעיל פ' שופטים מזה. ולכן אמרו כשהבן יגע בתורה מתמלא עליו רחמים והמצות הם היגיעה להתדבק בפנימיות שהוא התורה וזה מלה דקיימא בעובדא כמ"ש ועשיתם אתם עצמיכם.
וכל מצוה שאדם עושה לשמה כדי להעלות האבר להדביקו בשורשה אז הקב"ה מתמלא עליו רחמים ועיקר התעוררות הרחמים הוא על הנפש להאיר לה מתוך חשכות הגוף. והנה שבת מתעלה האדם בשורשו וחל עליו החן וזה שנק' שבת מנוחה ויש בו נשמה יתירה שהוא התגלות ציור הפנימי לכן שקול שבת ככל המצות.
ופי' מוז"ל באלו המצות שאמרו ששקולין לכל המצות שהם מתקנים כל האברים וכ"כ באוה"ח. לכן אמרו בקידוש היום אשר קדשנו במצותיו ורצה בנו כו' ולא אמרו בפרט וצונו על השבת כמו בכל ברכת המצות לרמוז כי קדושת השבת כולל קדושת כל המצות.
וזה ענין נר שבת משום שלום בית שהגוף הוא בית לנשמה וע"י השבת שהוא לוית חן הנ"ל ונעשה שלום בית ודו"ק:
Dans le Midrach : "une parure gracieuse" : en tout lieu les mitsvot t'accompagnent. Les mitsvot ont été données pour réparer le vêtement de l'homme, car le corps, avec ses 248 membres, est un vêtement pour les 248 aspects que possède l'âme, laquelle est la figure de l'homme intérieur.
Et par les mitsvot le membre est réparé pour ressembler et être attire à la suite de la nefech et de la nechama, et alors reposent sur lui grâce (hen) et bonté ('hessed). Et le Nom béni soit-Il nous à donné les mitsvot pour mériter par elles grâce et bonté, comme il est dit : le Saint béni soit-Il à voulu conférer du mérite à Israël, c'est pourquoi Il leur a multiplié Torah et mitsvot.
Car il est écrit "comme un père à pitié de ses fils" (Ps 103,13) ; et Israël, appelé "fils", l'est selon la figure intérieure, comme nous l'avons écrit plus haut, paracha Choftim, à ce sujet. C'est pourquoi ils ont dit : lorsque le fils peine dans la Torah, le Père se remplit de miséricorde envers lui.
Et les mitsvot sont l'effort pour s'attacher à l'intériorité, qui est la Torah, et c'est "une parole qui se réalise dans l'acte (mila de-kayma be-ouvda)", comme il est écrit "et vous les accomplirez (ve-assitem otam)", lu "vous-mêmes (atsmekhem)". Et toute mitsva que l'homme accomplit pour elle-même (lichma), afin d'élever le membre pour l'attacher à sa racine, alors le Saint béni soit-Il se remplit de miséricorde envers lui, et l'essentiel de l'éveil de la miséricorde porte sur l'âme, pour l'illuminer du sein de l'obscurité du corps.
Or, le Chabbat, l'homme s'élève dans sa racine et la grâce repose sur lui ; c'est ce qu'on appelle "le Chabbat du repos (menoula)", et il comporte une âme supplémentaire, qui est la révélation de la figure intérieure. C'est pourquoi le Chabbat équivaut à toutes les mitsvot.
Et mon grand-père de mémoire bénie à expliqué, au sujet de ces mitsvot dont on a dit qu'elles équivalent à toutes les mitsvot, que c'est parce qu'elles réparent tous les membres ; et il en est ainsi écrit dans le Or ha-'Hayim. C'est pourquoi on dit dans le kiddouch du jour "qui nous à sanctifiés par Ses commandements et à pris plaisir en nous", etc., et on n'à pas dit en particulier "et Il nous à ordonné au sujet du Chabbat" comme dans toute bénédiction de mitsva, pour signifier que la sainteté du Chabbat englobe la sainteté de toutes les mitsvot.
Et c'est le sujet de la lampe du Chabbat, en raison de la paix du foyer (chelom bayit), car le corps est une maison pour l'âme ; et par le Chabbat, qui est la "parure gracieuse" susmentionnée, se fait la paix du foyer. Et examine bien.
Ce passage poursuit le Midrach : la Torah n’a pas révélé la récompense des mitsvot, et une longueur de jours (arikhat yamim) est dite pour une mitsva légère comme pour une grave. Selon le Sfat Emet, le verger de la parabole est la vigne de Hé’, la maison d’Israël, et les mitsvot réparent les membres, ce qui vaut plus que tout salaire. Parce qu’il est difficile de se réparer en ce bas monde, le Saint béni soit-Il a fixé une récompense, mais la finalité des mitsvot est au-dessus de toute récompense. C’est le sens de « la récompense d’une mitsva est une mitsva » : en toutes, une longueur de jours, attachement au monde qui est tout entier long.
Aussi : les 248 commandements positifs rattachent les membres à l’âme et les 365 interdits purifient les tendons ; la mila ôte le mal mêlé à l’âme, même chez qui naît circoncis ; le nid d’oiseau éveille la miséricorde en haut.
וזה עצמו ענין המד' שכ' שלא גילה תורה שכר מצות ונאמר אריכת ימים בקלה ובחמורה משל למלך ששכר פועלים לפרדס ע"ש. הענין הוא כי הפרדס הוא כרם ה' בית ישראל והמצות הם לתקן האברים וזה יותר מכל מיני תשלומי שכר ומה שיש קלה וחמורה כמו באדם הגשמיי שיש אבר שהנשמה תלוי' בה ויש אבר גדול וקטן כמו כן הוא בפנימיות והפרדס אינו ניתקן רק בתיקון כל המצות ואמת שלפי שקשה בעוה"ז לתקן עצמו קבע הקב"ה שכר לאדם אבל תכלית המצות הוא למעלה מכל השכר והראי' שע"ז משלם הקב"ה השכר א"כ זה התכלית נעלה ביותר וזה שכר מצוה מצוה ולכן יש בכולן אריכת ימים שהיא התדבקות בעולם שכולו ארוך.
והנה כמו שרמ"ח מ"ע הם מדביקין האברים לשורש הנפש כן שס"ה ל"ת הם לנקות הגידין להיות נמשך חיות הנפש בגוף וכל מל"ת כשעובר ח"ו מחשיך ומסתם הגיד שאין החיות יוכל לימשך ולכן רמזו חז"ל להקיש כל הלאווין ללאו דחסימה שהגוף היא בחי' נפש בהמיות ולכן צריך האדם שלא לחסום פי שור בדישו שיוכל לקבל חיות מנפש האדם שבו. וכל המצות הם ליתן חירות לנפש האדם.
וזה ג"כ ענין לא תלבש שעטנז כו' גדילים תעשה לך להתיר כלאים בציצית הרמז היא כמו שמלבוש כלאים היא מאסר הגוף שהיא בחי' לבוש אל הנפש. כמו כן טלית מצויץ נותן חירות לגוף ולכן תלה הקב"ה מצות ציצית ביצ"מ שכשהוציאנו הקב"ה ממצרים נתן לנו החירות שלא נעשה שום דבר להיות נאסר ומשעובד לגשמיות.
דכ' אחר החטא ויעש כו' לאדם כו' כתנות עור ויש כתנות אור. והענין הוא כי אחר החטא ניתן באדם חלק ממשכא דחויא כדאיתא בזוהר לתקן במה דחאב אכן נשאר לצדיקים אור בזה המלבוש והוא המילה אור זרוע לצדיק שלא יהי' נכסה העור בכל הגוף ונשאר חלק התגלות אור הפנימי לבנ"י והמילה היא הפתח להאיר הגוף מתוך החשיכה וזה גדילים תעשה לך להיות דבוק ואחוז המלבוש בפנימיות הנפש על ד' כנפות כסותך כמ"ש במ"א שע"ש זה נק' כנפי שיכולין לפרוח ולצאת מתוך המאסר בכח המילה כענין שנא' וינס החוצה וכ"כ מי יעלה לנו השמימה כו'.
ולפי שיש בציצית התדבקות בשורש לכן מותר כלאים שאין הכלאים יכולין להסתיר האור כשיש בו ציצית שהיא בחי' החירות:
C'est la même chose que ce qu'enseigné le Midrach écrivant que la Torah n'à pas révélé la récompense des mitsvot, et qu'il est dit une longueur de jours (arikhat yamim) aussi bien pour une mitsva légère que pour une grave : parabole d'un roi qui loua des ouvriers pour un verger (pardes) - vois la-bas. Le sens est que le verger est la vigne de Hé' (le Nom), la maison d'Israël, et les mitsvot servent à réparer les membres, ce qui vaut plus que toute forme de paiement d'un salaire.
Et le fait qu'il y en ait une légère et une grave, c'est comme chez l'homme matériel, où il y a un membre dont l'âme dépend, et un membre grand où petit ; de même en est-il dans l'intériorité (penimiyout). Et le verger ne se répare que par la réparation de toutes les mitsvot.
Et en vérité, parce qu'il est difficile en ce bas monde de se réparer soi-même, le Saint béni soit-Il à fixé une récompense pour l'homme ; mais la finalité des mitsvot est au-dessus de toute récompense. Et la preuve en est que le Saint béni soit-Il verse pour cela [même] un salaire - donc cette finalité est des plus élevées.
Et c'est [le sens de] 'la récompense d'une mitsva est [une autre] mitsva'. C'est pourquoi il y a en toutes une longueur de jours, qui est l'attachement au monde qui est tout entier long.
Et voici : de même que les 248 commandements positifs (ramah mitsvot asse) attachent les membres à la racine de l'âme, de même les 365 interdits (chsah lo taasse) servent à purifier les tendons (guidin), pour que la vitalité de l'âme se prolonge dans le corps. Et chaque interdit, lorsqu'on le transgresse (à Dieu ne plaise), obscurcit et bouche le tendon, de sorte que la vitalité ne puisse plus se prolonger.
C'est pourquoi nos Sages (que leur mémoire soit une bénédiction) ont fait allusion en assimilant tous les interdits à l'interdit de museler (lav dechasima), car le corps est de l'ordre de l'âme animale ; c'est pourquoi l'homme doit ne pas museler le bœuf pendant qu'il foule (Deut 25,4), afin que [le corps] puisse recevoir la vitalité de l'âme humaine qui est en lui. Et toutes les mitsvot servent à donner la liberté à l'âme de l'homme.
Et c'est aussi le sens de 'tu ne revêtiras pas de chaatnez (mélange de laine et de lin)... tu te feras des tressés (guedilim)' (Deut 22,11-12) - permettant le mélange (kilayim) dans les tsitsit : l'allusion est que, de même que le vêtement de kilayim est un emprisonnement du corps - lequel est de l'ordre d'un vêtement pour l'âme - de même le talith muni de tsitsit donne la liberté au corps. C'est pourquoi le Saint béni soit-Il à rattaché la mitsva des tsitsit à la sortie d'Égypte : car lorsque le Saint béni soit-Il nous à fait sortir d'Égypte, Il nous à donné la liberté de ne rien faire qui nous rende prisonniers et asservis à la matérialité.
Car il est écrit après la faute : 'Il fit... pour Adam... des tuniques de peau (ktonot or)' (Genèse 3,21) - et il existe [aussi] des tuniques de lumière (ktonot or). Le sens est qu'après la faute il fut place en l'homme une part de la peau du serpent (mashkha dechivya), comme il est rapporté dans le Zohar, afin de réparer ce en quoi il avait fauté ; mais il resta aux justes une lumière dans ce vêtement, qui est la circoncision (mila) - 'une lumière est semée pour le juste' (Ps 97,11) - de sorte que la peau ne recouvre pas tout le corps et qu'il reste une part de révélation de la lumière intérieure pour les enfants d'Israël.
Et la circoncision est l'ouverture pour éclairer le corps du sein des ténèbres. Et c'est [le sens de] 'tu te feras des tressés' - que le vêtement soit attaché et saisi à l'intériorité de l'âme, 'sur les quatre coins (kanfot) de ton habit' (Deut 22,12), comme je l'ai écrit ailleurs : c'est pour cela qu'ils sont appelés 'ailes (kenafayim)', car par elles on peut s'envoler et sortir de l'emprisonnement par la force de la mila, à la manière de ce qui est dit 'il s'enfuit dehors (vayanas hahoutsa)' (Genèse 39,12), et de même 'qui montera pour nous au ciel...' (Deut 30,12).
Et parce qu'il y a dans les tsitsit un attachement à la racine, c'est pourquoi le kilayim y est permis - car le kilayim ne peut cacher la lumière lorsqu'il s'y trouve les tsitsit, qui sont de l'ordre de la liberté :
תרנ"ו
5656 (תרנ״ו)
במדרש הנולד מהול צריכין להטיף ממנו דם ברית מפני בריתו של א"א ע"ה דכ' המול ימול ד"א ב' מילות מילה ופריעה ע"ש המל צריך להיות נימול. והכל ענין א'.
כי עיקר המילה הוא בנפש ולפי שאחר החטא של אדה"ר נעשה תערובת טו"ר בכל הבריאה לכן נתן הקב"ה שע"י מצות מילה הוסר הרע שנתערב בנפש כי הגוף מלבוש הנפש לכן כיון שיש ערלה בגוף הסימן שיש פסולת בנפש וע"י הסרת הערלה במצות מילה הוסר הערלה בנפש וזה ב' מילות וזה בריתו של א"א שנתן לו הקב"ה שיהי' בכח מצוה זו לתקן הנפש ולכן אפי' נולד מהול עכ"ז לתקן הנפש צריכין להטיף דם ברית ולכן דווקא הנימול יוכל למול. ויש ערלה שצריכין להסיר לגמרי וזה חיתוך ויש פריעה כי האדם כלול מכל העולמות ויש עולם עשי' שהרע גובר ביותר וזה עור החיתוך ויש עולם שהרע בשוה וצריכין לפרוע ולהכניע הרע אל הטוב.
ויש אטיפא דדמא שהיא קצת פסולת. ואחר כל המילות אלו מתגלה סוד המילה שהוא פנימיות הטוב בלי רע.
ומילה כולל כל מ"ע ולית. ובהסרת הערלה היא בחי' שמור שס"ה ל"ת.
ובהתגלות ברית מילה הוא זכור רמ"ח מ"ע. ופי' ברית היא התקשרות שע"י אלו המצות שנק' בריתות חל שם שמים על האדם.
ובפסוק כי תצא מחנה כו' ונשמרת מכ"ד רע. דרשו חז"ל דיבור רע כי ה' אלקיך מתהלך ב' מחניך כו' כי הנה ברית הלשון וברית המעור הם כלי זיינן של בנ"י כמ"ש רוממות א' בגרונם וחרב כו' ועל אלו כ' וחמשים עלו מזוינים שנק' צבאות ה' בכח ב' בריתות אלו ה"א מתהלך בקרב מחניך.
מדת הרחמים והדין להצילך ולתת אויבך כו'. ובשניהם כ' זכור זכירת מרים ברית הלשון וזכירת עמלק ברית המעור ותלה הכ' שניהם ביציאת מצרים לומר כי עיקר הגלות והגאולה תלוי בב' בריתות אלו.
וכפי שמירת הבריתות כך נק' צבאות ה' ונוצחין על הסט"א והם ברית מילה ושבת ומילה ותפילין כמ"ש במ"א. ולפי שבמלחמה צריכין סיוע ממדת הגבורה כמ"ש ה"א מההלך חרבא בנרתיקא לכן צריכין שמירה ביותר ועי' בתיקוני זוהר בתיקון כ"א (מ"ד ב'):
Dans le Midrach : celui qui naît déjà circoncis (nolad mahoul), on doit faire perler de lui du sang d'alliance (dam brit), à cause de l'alliance de notre père Abraham (que la paix soit sur lui), car il est écrit 'circoncire il sera circoncis (himol yimol)' (Genèse 17,13) ; autre explication : deux circoncisions, la mila et la peria (le decouvrement) - vois la-bas : celui qui circoncit doit lui-même être circoncis. Et tout est une seule et même chose.
Car l'essentiel de la mila est dans l'âme (nefech), et parce qu'après la faute d'Adam il se produisit un mélange de bien et de mal dans toute la création, le Saint béni soit-Il à donc dispose que par la mitsva de la mila soit ôte le mal qui s'est mêlé à l'âme - car le corps est le vêtement de l'âme ; c'est pourquoi, du fait qu'il y a un prépuce (orla) dans le corps, c'est le signe qu'il y a un déchet (psolet) dans l'âme, et par le retrait du prépuce dans la mitsva de la mila est ôte le prépuce de l'âme. Voilà les deux circoncisions, et voilà l'alliance de notre père Abraham que le Saint béni soit-Il lui à donnée : qu'il soit au pouvoir de cette mitsva de réparer l'âme.
C'est pourquoi même celui qui naît circoncis, malgré cela, pour réparer l'âme, on doit faire perler du sang d'alliance ; et c'est pourquoi précisément celui qui est circoncis peut circoncire. Et il y a un prépuce qu'il faut ôter entièrement, c'est la coupe (hitoukh) ; et il y a la peria.
Car l'homme est composé de tous les mondes : il y a le monde de l'action (assiya) où le mal l'emporte le plus, c'est la peau de la coupe ; et il y a un monde où le mal est à égalité, et il faut découvrir (paroa) et soumettre le mal au bien ; et il y a le fait de faire perler du sang (atifa dedama), qui est un peu de déchet. Et après toutes ces circoncisions se révèle le secret de la mila, qui est l'intériorité du bien sans mal.
Et la mila englobe tous les commandements positifs et négatifs. Dans le retrait du prépuce, c'est de l'ordre du 'garde (chamor)' - les 365 interdits ; et dans la révélation de l'alliance de la mila, c'est le 'souviens-toi (zakhor)' - les 248 commandements positifs.
Et le sens de 'alliance (brit)' est un lien (hitkachrout) : par ces mitsvot appelées 'alliances', le Nom du Ciel se pose sur l'homme. Et dans le verset 'lorsque tu sortiras en camp [contre tes ennemis]... tu te garderas de toute chose mauvaise' (Deut 23,10), nos Sages ont interprété : une parole mauvaise (dibbour ra), car 'Hé' ton Dieu marche au sein de ton camp' (Deut 23,15) ; car voici, l'alliance de la langue et l'alliance de la chair (brit ha-lachon et brit ha-maor) sont les armes des enfants d'Israël, comme il est écrit 'les louanges de Dieu dans leur gorge et une épée...' (Ps 149,6) ; et sur celles-ci il est écrit 'et armes (vahamouchim) montèrent [les enfants d'Israël]' (Exode 13,18) - que l'on lit 'armes (mezouyanim)', appelés 'les armées de Hé' (tsivot Hachem)' ; par la force de ces deux alliances, 'Hé' ton Dieu marche au sein de ton camp' - les mesures de miséricorde et de rigueur, pour te sauver et livrer ton ennemi...
Et pour les deux il est écrit 'souviens-toi' : le souvenir de Miryam - l'alliance de la langue, et le souvenir d'Amalek - l'alliance de la chair ; et le verset à rattaché les deux à la sortie d'Égypte, pour dire que l'essentiel de l'exil et de la délivrance dépend de ces deux alliances. Et selon la garde des alliances, ainsi [Israël] est appelé 'les armées de Hé'' et ils l'emportent sur la Sitra Ahara (l'autre côté) ; et ce sont l'alliance de la mila et le Chabbat, la mila et les tefilin, comme je l'ai écrit ailleurs.
Et parce que dans la guerre on a besoin de l'aide de la mesure de rigueur (guevoura), comme il est écrit 'Hé' ton Dieu marche [au sein de ton camp]' - l'épée dans son fourreau (harba benartika), c'est pourquoi il faut une garde accrue ; et vois dans les Tikounei Zohar, au tikoun 21 (44b) :
תרנ"ז
5657 (תרנ״ז)
במדרש אורח חיים פן תפלס א"ת יושב ושוקל במצותי' של תורה מצוה זו קלה כו' מעגלותי' לא תדע. כי באמת שורש המצות למעלה באחדות אחת וזה בבחי' אור תורה ונר מצוה הוא התחלקות אור תורה בכל נר ונר וכן הוא בנפש האדם שמחי' כל האברים והוא אחדות אחת והפעולות בכל אבר כפי מהות האבר כן הוא בתורה ומצוה.
והנה אדה"ר קודם החטא שהי' לו רק מצוה אחת היא כלל כל המצות באחדות א' והי' מוכן לעץ החיים. ואחר החטא מעה"ד טו"ר נמשך לעלמא דפרודא ולכן כ' פן ישלח ידו ולקח כו' היינו שלא באחדות האמת.
וז"ש אורח חיים פן תפ' שבבחי' תורה ועץ החיים לא יש פירוד ושום הפרש בין מצוה למצוה וז"ש א"ת שוקל במצותי' של תורה דייקא. לא תדע כי הדעת נתקלקל ע"י החטא וא"י להשיג האחדות בשלימות.
וז"ש חז"ל שלא להיות כעבדים המשמשים ע"מ לקבל פרס פרס הוא חלק ואינו בשורש האחדות והעושה ע"מ לקבל פרס זה שכרו. אבל העושה לשמה יש לו חלק באחדות הנ"ל והיא בחי' אורח חיים כמו מים חיים מים שאין להם סוף ותכלית ובדבר שאין לו ראשית ותכלית לא שייך חלק.
ולכן שכר אריכת ימים כ' בקלה ובחמורה שהיא הדביקות בעולם שכולו ארוך ששם הכל אחד כנ"ל:
Dans le Midrach : 'le chemin de la vie, de peur que tu ne le pesés (orah 'hayim pen tefalles)' (Prov 5,6) - ne lis pas [ainsi, mais] : [si] tu sièges et pesés parmi les mitsvot de la Torah 'cette mitsva est légère...', 'ses sentiers, tu ne les connaîtras pas (naou maagloteiha lo teda)'. Car en vérité la racine des mitsvot est en haut, dans une unité une, et cela est de l'ordre de la 'lumière de la Torah' ; et la 'lampe de la mitsva' (ner mitsva ve-or Torah, Prov 6,23) est la répartition de la lumière de la Torah en chaque lampe.
Et de même en est-il dans l'âme de l'homme, qui fait vivre tous les membres et qui est une unité une, les actions en chaque membre étant selon la nature du membre ; ainsi en est-il dans la Torah et la mitsva. Et voici : Adam avant la faute, qui n'avait qu'une seule mitsva - laquelle est l'ensemble de toutes les mitsvot dans une unité une - et il était prêt pour l'arbre de vie.
Et après la faute de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, il fut entraîne vers le monde de la séparation (alma deperouda) ; c'est pourquoi il est écrit 'de peur qu'il n'étende sa main et ne prenne...' (Genèse 3,22), c'est-à-dire non pas dans l'unité de la vérité. Et c'est [le sens de] 'le chemin de la vie, de peur que tu ne le pesés', car dans l'ordre de la Torah et de l'arbre de vie il n'y a pas de séparation ni aucune différence entre une mitsva et une autre.
Et c'est [le sens de] : ne lis pas [ainsi mais] 'tu pesés parmi les mitsvot de la Torah' précisément. 'Tu ne connaîtras pas' - car la connaissance (daat) fut abîmée par la faute, et l'on ne peut atteindre l'unité dans sa perfection. Et c'est ce que disent nos Sages : ne pas être comme des serviteurs qui servent le maître en vue de recevoir une gratification (peras) - la gratification est une part (helek) et n'est pas dans la racine de l'unité ; et celui qui agit en vue de recevoir une gratification, c'est la son salaire.
Mais celui qui agit pour Son Nom (lichma) à une part dans l'unité susdite, qui est de l'ordre du 'chemin de la vie', comme 'des eaux vives (mayim 'hayim)', des eaux qui n'ont ni fin ni terme ; et dans une chose qui n'à ni commencement ni terme, la notion de part ne s'applique pas. C'est pourquoi le salaire d'une longueur de jours est écrit pour la [mitsva] légère comme pour la grave, car il est l'attachement au monde qui est tout entier long, où tout est un, comme susdit :
במדרש זכור את א"ע ה"א למרים משל למטרונא כו' כך מרים אמרה שירה כו' ע"ש הענין הוא להיות כח איש ישראל בפה לכן צריכין לשמור הפה מלה"ר. ומרים הי' בחי' תורה שבע"פ לכן באר בזכות מרים שהיא פי הבאר דכ' עלי באר ענו לה שהיא בחי' תורה שבע"פ וע"ש זה נק' מרים פועה שפועה אל הילד ע"ש.
ולפי שהי' כחה גדול בפה נתענשה בדברה על משה כמ"ש שמדקדק עם הצדיקים כחוט השערה:
Dans le Midrach : 'souviens-toi de ce que Hé' ton Dieu à fait à Miryam' (Deut 24,9) - parabole d'une grande dame (matrona)... ainsi Miryam prononça un cantique... - vois la-bas. Le sens est que la force de l'homme d'Israël est dans la bouche (pe) ; c'est pourquoi il faut garder la bouche du lachon hara (médisance).
Et Miryam était de l'ordre de la Torah orale (Torah chebeal pe) ; c'est pourquoi le puits [du désert] fut [donné] par le mérite de Miryam, qui est 'la bouche du puits' (pi ha-béer), car il est écrit 'monte, o puits, chantez-le (ali béer enou lah)' (Nombres 21,17) - lequel [puits] est de l'ordre de la Torah orale ; et c'est pour cela qu'elle est appelée 'Miryam Poua', car elle roucoulait (poa) vers l'enfant - vois la-bas. Et parce que sa force était grande dans la bouche, elle fut punie pour avoir parle de Moche, comme il est dit qu'Il est rigoureux (medakdek) avec les justes à l'épaisseur d'un cheveu :
במדרש לוית חן הם כו'. כבר כתבתי במ"א כי כח המצות להעלות נפש הבהמיות לבחי' אדם כיון שהגוף יש לו חלק בעשיות המצות מתעלה באותו שעה כמו לא תחסום שור בדישו אע"פ שעוסק במאכל אדם המצוה שלא למנוע ממנו בשעת דישה והרמז כי בעשית המצוה מתעלה גם הגוף.
וע"ז אחז"ל רצה הקב"ה לזכות א"י הרבה להם תו"מ כי הנשמה טהורה הוא א"כ הזיכוך הוא רק לנפש הבהמיות. ולכן בנ"י נק' אדם שע"י המצות מהפכין גם חלק הבהמיות להיות בכלל אדם וע"ז נא' אדם ובהמה תושיע ה':
Dans le Midrach : 'ce sont une parure gracieuse (loyat hen)' (Prov 1,9)... J'ai déjà écrit ailleurs que le pouvoir des mitsvot est d'élever l'âme animale (nefech ha-behamiyout) au niveau d'homme (adam) : puisque le corps à une part dans l'accomplissement des mitsvot, il s'élève à ce moment-la, comme 'tu ne musèleras pas le bœuf pendant qu'il foule' (Deut 25,4) - bien qu'il s'occupe de la nourriture de l'homme, la mitsva est de ne pas l'en empêcher au moment du foulage, et l'allusion est que par l'accomplissement de la mitsva le corps aussi s'élève.
Et à ce propos nos Sages (de mémoire bénie) ont dit : le Saint béni soit-Il à voulu conférer du mérite à Israël, c'est pourquoi Il leur a multiplié Torah et mitsvot (Makkot 23b) - car l'âme (nechama) est pure ; donc l'affinage (zikoukh) ne concerne que l'âme animale. C'est pourquoi les enfants d'Israël sont appelés 'adam', car par les mitsvot ils transforment aussi la part animale pour qu'elle soit incluse dans [le niveau d']adam ; et à ce propos il est dit 'l'homme et la bête, Tu les sauvés, Hé'' (Ps 36,7) :
תרנ"ח
5658 (תרנ״ח)
במדרש כי יקרא קן צפור לוית חן הם כו' בכ"מ שתלך המצות מלוות אותך כו'. עיקר תכלית המצות לחבר הגוף אל הנשמה כי הוא לבוש וציור אל הנשמה וע"י המצות מוציאין מכח אל הפועל זה הציור והוא החן כמ"ש ויהי נועם ה"א עלינו.
וכ' תמשילהו במעשי ידיך. כי הנשמות מ"י של הקב"ה כמ"ש ונשמות אני עשיתי.
והאדם מושל על הנשמה שיכול להוציא כחות הנשמה אל הפועל. עוד פי' תמשילהו כי הגוף ציור ומשל ומלבוש אל הנשמה כמ"ש אין צייר כאלקינו צר צורה תוך צורה כי ציור הגוף מעין ציור הנשמה.
אכן עוד פי' ת' במעשי ידך ממש כמ"ש אשר קדשנו במצותיו כי המצות הם הנהגת מלכותו ית"ש ונמסר לבנ"י כפי מה שמקיימים למטה כך נעשה בשמים. דכ' נעשה אדם בצלמנו כדמותינו החילוק בין צלם לדמות כי צלם הוא ציור הפנימי הקבוע ודמות הוא ציור הנראה וכמו כן באדם מלבד שנעשה בצלם אלקים.
אף גם זאת כל הפעולות והתנועה שלו צריך להיות כפי הנהגה עליונה זהו תמשילהו במעשי ידך כמ"ש בזוה"ק שמא דקב"ה סתים וגליא וכמו כן התורה וכמו כן בנ"י. ועל ב' אלו הם ב' בריתות אות המילה רמז על הצלם שקבוע לעולם.
ואות תפילין ושבת רמז לדמות ופעולות האדם וזה שורש המצות. וע"ז כ' כח מעשיו הגיד והמשיך לעמו.
ולכן כשרוצין לגלות מדת הרחמים למעלה מזמנים לאיש ישראל קן צפור כדי שיתעורר רחמים על ידו כמ"ש בזוהר כי הכל נעשה באמצעות איש ישראל כנ"ל:
Dans le Midrach : 'lorsque se rencontre devant toi un nid d'oiseau (ki yikare kan tsipor)' (Deut 22,6) - 'ce sont une parure gracieuse'... en tout lieu où tu iras, les mitsvot t'accompagnent... La finalité essentielle des mitsvot est de relier le corps à l'âme, car il est un vêtement et une représentation (tsiour) pour l'âme ; et par les mitsvot on fait passer de la puissance à l'acte cette représentation, qui est la grâce (hen), comme il est écrit 'que la faveur (noam) de Hé' notre Dieu soit sur nous' (Ps 90,17).
Et il est écrit 'Tu le fais dominer sur les œuvres de Tes mains (tamchilehou)' (Ps 8,7) : car les âmes sont l'œuvre des mains (maasse yadayim) du Saint béni soit-Il, comme il est écrit 'et les âmes, c'est Moi qui les ai faites' (Isaie 57,16), et l'homme domine sur l'âme en ce qu'il peut faire passer les puissances de l'âme à l'acte. Autre explication de 'Tu le fais dominer' : car le corps est représentation, image (machal) et vêtement pour l'âme, comme il est écrit 'nul artiste comme notre Dieu, qui forme une forme au sein d'une forme', car la représentation du corps est à l'image de la représentation de l'âme.
Toutefois, autre explication encore de 'Tu le fais dominer sur les œuvres de Tes mains' au sens propre, comme il est dit 'qui nous à sanctifiés par Ses mitsvot' : car les mitsvot sont la conduite de Sa royauté (que Son Nom soit béni), remise aux enfants d'Israël - selon ce qu'ils accomplissent en bas, ainsi cela se fait dans les cieux. Car il est écrit 'faisons l'homme à notre image (tselem), selon notre ressemblance (demout)' (Genèse 1,26) : la différence entre 'tselem' et 'demout' est que le tselem est la représentation intérieure fixe, et la demout est la représentation apparente.
De même en l'homme : outre qu'il fut fait à l'image de Dieu (tselem Elokim), en plus de cela, toutes ses actions et son mouvement doivent être conformes à la conduite d'en haut - c'est [le sens de] 'Tu le fais dominer sur les œuvres de Tes mains', comme il est dit dans le saint Zohar : 'le Nom du Saint béni soit-Il est caché et révélé (satim ve-galya)', et de même la Torah, et de même les enfants d'Israël. Et à ces deux [aspects] correspondent les deux alliances : le signe de la mila fait allusion au tselem qui est fixe à jamais, et le signe des tefilin et le Chabbat font allusion à la demout et aux actions de l'homme ; et c'est la racine des mitsvot.
Et à ce propos il est écrit 'Il à annoncé à Son peuple la puissance de Ses œuvres' (Ps 111,6) et [la] lui à transmise. C'est pourquoi, lorsqu'on veut révéler la mesure de miséricorde en haut, on prépare à l'homme d'Israël un nid d'oiseau, afin que la miséricorde s'éveille par lui, comme il est dit dans le Zohar : car tout se fait par l'intermédiaire de l'homme d'Israël, comme susdit :
בפסוק מוצא שפתיך תשמור אחז"ל מ"ש מ"ע תשמור מל"ת. הרמז כי כל תרי"ג מצות תלוין בזה כי עיקר חיות הנשמה בפה כמ"ש ויפח באפיו כו' לנפש חי' רוח ממללא.
וע"י המצות נפתח חיות הנשמה וע"ז כ' אשר יעשה כו' האדם וחי בהם שנעשה נפש חי'. ומ"ע לפתוח הפה.
ומל"ת לשמור שלא יתפשט כח הנשמה לסט"א ח"ו וזה עיקר כח איש ישראל כמ"ש ואשים דברי בפיך וזה ניתן לבנ"י במתן תורה. ז"ש כאשר נדרת לה"א כמ"ש אשר דיבר ה' נעשה שקיבלו בנ"י על עצמן לברר הנהגת הש"י בעולם דבר ה' היא הנהגה שלו והיא נגנז בתורה בעשרה מאמרות ועשרת הדיברות.
נדבה אשר דברת יתכן לרמוז על הקדמת נעשה לנשמע שהיא נדבה ברצון טוב ביותר למעלה מן הטבע. [ויובן שפיר לפמ"ש בענין הקדמת נעשה לנשמע]:
Sur le verset 'ce qui sort de tes lèvres, tu le garderas' (Deut 23,24), nos Sages (de mémoire bénie) ont dit : ce qui est [du domaine du] commandement positif (mitsvat asse), 'tu garderas' [signifie que le transgresser devient] un interdit (lo taasse). L'allusion est que toutes les 613 mitsvot dépendent de cela, car l'essentiel de la vitalité de l'âme est dans la bouche, comme il est écrit 'Il insuffla en ses narines... et l'homme devint un être vivant (nefech haya)' (Genèse 2,7) - [que le Targoum rend] 'un esprit qui parle (roua'h memalela)'.
Et par les mitsvot s'ouvre la vitalité de l'âme, et à ce propos il est écrit 'que l'homme accomplira... et il vivra par elles' (Lévitique 18,5) - qu'il devienne une âme vivante. Et le commandement positif est d'ouvrir la bouche, et l'interdit, de garder que la puissance de l'âme ne se répande vers la Sitra Ahara (à Dieu ne plaise) ; et c'est l'essentiel de la force de l'homme d'Israël, comme il est écrit 'et J'ai placé Mes paroles dans ta bouche' (Isaie 51,16) - ce qui fut donné aux enfants d'Israël au don de la Torah.
C'est [le sens de] 'comme tu l'as voué à Hé' ton Dieu' (Deut 23,24), comme il est écrit 'ce qu'à dit Hé' nous ferons' - car les enfants d'Israël ont pris sur eux de clarifier la conduite du Saint béni soit-Il dans le monde ; la parole de Hé' est Sa conduite, et elle est enfouie dans la Torah, dans les dix paroles (assara maamarot) et les dix commandements (asseret ha-dibrot). 'Un don volontaire, ce que tu as prononce (nedava acher dibarta)' (Deut 23,24) - il est possible d'y voir une allusion à l'antériorité du 'nous ferons' sur le 'nous écouterons' (naase le-nichma), qui est un don volontaire (nedava), d'un bon gré, au-dessus de la nature. [Et cela se comprend bien selon ce que j'ai écrit au sujet de l'antériorité du 'nous ferons' au 'nous écouterons'.] :
תרנ"ט
5659 (תרנ״ט)
במדרש כי יקרא ק"צ הנולד מהול צריך להטיף ממנו דם ברית מפני בריתו של א"א כו' המול ימול ע"ש. הענין הוא כי א"א נולד ערל והקב"ה נתן בידו הכח להסיר הערלה זה עיקר כריתות הברית שנמסר לו פנימיות האדם והנה מצות מילה רומז על כל המצות שהן להסיר מכסה הגשמיות מכל אבר ולגלות פנימיות החיות שהוא באמת רמ"ח מצות וכל מצוה הוא מפתח מיוחד לאבר מיוחד.
והקב"ה בחכמה ברא את האדם. וכ' מה רב טובך א' צפנת ליראיך ולכן כ' שש אנכי ע"א כמוצא שלל רב וחז"ל דרשו על המילה שהוא כלל כל המצות אבל כמו כן נמצא אוצרות מטמוניות בכל אבר ובכח המצות נפתחים אלה האוצרות והוא ממש כמוצא שלל רב והקב"ה רצה לזכות את ישראל והרבה להם המצות שיוכלו בכחם למצוא אלה המטמוניות שהטמין הקב"ה באדם כמ"ש נר לרגלי דבריך.
וז"ש במד' לוית חן הם. ובאמת כל ציור האדם רומז לעולמות עליונים ובכל מצוה נפתח שער מיוחד וכמו כן בכל שמירת מל"ת נעשה תיקון למעלה לסתום פי המקטרגים וכח סט"א שבכל העולמות.
ורצה הקב"ה שיהי' התיקון על ידינו ז"ש המל ימול שע"י מילה שלמטה יתעורר ברית מילה שלמעלה. וכמו כן בהעברת סט"א כמ"ש תמחה זכר עמלק למטה ואני אמחה מלמעלה נמצא מתחבר מעשה האדם לתיקון העליון זה נק' לוית חן.
ועיקר תכלית המצות כמ"ש בזוה"ק י"ה עם שמי שס"ה זכרי עם ו"ה רמ"ח נמצא בשמירת כל התרי"ג חל שם ה' על האדם ולכן כ' במד' שצריכין ליזהר במצוה קלה כבחמורה שתכלית התיקון בא בשמירת כל המצות דווקא. ואפי' בזה"ז שא"י לקיים כל המצות במעשה יכולין לקיים בדיבור ומחשבה כמ"ש חישב אדם לעשות מצוה.
וכמו כן העוסק בפ' חטאת ועולה כאילו הקריב. וזה שסמך המד' על מצות קן ציפור שע"י שליחות האם יתעורר רחמים למעלה ומזמנים מן השמים קן צפור לאיש ישראל כדי שעל ידו יתעורר הרחמים למעלה בעבור שרצונו ית' שע"י בנ"י יהי' כל התקונים:
Dans le Midrach : 'lorsque se rencontre devant toi un nid d'oiseau' - celui qui naît circoncis, on doit faire perler de lui du sang d'alliance à cause de l'alliance de notre père Abraham... 'circoncire il sera circoncis' - vois la-bas. Le sens est qu'Abraham naquit incirconcis (arel), et le Saint béni soit-Il à mis en son pouvoir la force d'ôter le prépuce - c'est l'essentiel de la conclusion de l'alliance : que lui fut remise l'intériorité de l'homme.
Et voici, la mitsva de la mila fait allusion à toutes les mitsvot, qui servent à ôter le voile de la matérialité de chaque membre et à révéler l'intériorité de la vitalité - laquelle est en vérité les 248 mitsvot, chaque mitsva étant une clé particulière pour un membre particulier. Et le Saint béni soit-Il à créé l'homme avec sagesse.
Et il est écrit 'combien est grande Ta bonté que Tu as réservée (tsafanta) à ceux qui Te craignent' (Ps 31,20) ; c'est pourquoi il est écrit 'je me réjouis de Ta parole comme celui qui trouve un grand butin (chalal rav)' (Ps 119,162). Et nos Sages ont interprété [cela] au sujet de la mila, qui est l'ensemble de toutes les mitsvot ; mais de même se trouvent des trésors cachés (otsarot matmoniyot) dans chaque membre, et par la force des mitsvot ces trésors s'ouvrent, et c'est littéralement comme 'celui qui trouve un grand butin'.
Et le Saint béni soit-Il à voulu conférer du mérite à Israël et leur a multiplié les mitsvot, afin qu'ils puissent par leur force trouver ces trésors cachés que le Saint béni soit-Il à enfouis dans l'homme, comme il est écrit 'une lampe pour mes pieds est Ta parole' (Ps 119,105). Et c'est [le sens de] ce que dit le Midrach : 'ce sont une parure gracieuse'.
Et en vérité toute la représentation de l'homme fait allusion aux mondes supérieurs, et en chaque mitsva s'ouvre une porte (chaar) particulière ; et de même, en chaque garde d'un interdit se fait une réparation en haut, pour fermer la bouche des accusateurs (mekatreguim) et la force de la Sitra Ahara qui est dans tous les mondes. Et le Saint béni soit-Il à voulu que la réparation se fasse par nous ; c'est [le sens de] 'celui qui circoncit sera circoncis' - car par la mila d'en bas s'éveille l'alliance de la mila d'en haut.
Et de même dans l'effacement de la Sitra Ahara, comme il est écrit : 'tu effaceras le souvenir d'Amalek' en bas 'et Moi J'effacerai' d'en haut ; il se trouve que l'acte de l'homme se relie à la réparation supérieure - c'est ce qu'on appelle 'parure gracieuse (loyat hen)'. Et la finalité essentielle des mitsvot est comme il est dit dans le saint Zohar : 'Youd-Hé avec Mon Nom (chemi), 365 ; zikhri (Mon souvenir) avec Vav-Hé, 248' ; il se trouve que dans la garde de l'ensemble des 613, le Nom de Hé' se pose sur l'homme.
C'est pourquoi il est écrit dans le Midrach qu'il faut prendre garde à une mitsva légère comme à une grave, car la finalité de la réparation vient précisément dans la garde de toutes les mitsvot. Et même de nos jours où l'on ne peut accomplir toutes les mitsvot en acte, on peut les accomplir par la parole et la pensée, comme il est dit : 'un homme à pensé à accomplir une mitsva [mais en a été empêché par force majeure, l'Écriture la lui compte comme s'il l'avait faite]'.
Et de même, celui qui s'occupe [d'étudier] la section du sacrifice pour la faute (hatat) et de l'holocauste (ola), c'est comme s'il l'avait offert. Et c'est pourquoi le Midrach à rattaché [cela] à la mitsva du nid d'oiseau : car par le renvoi de la mère s'éveille la miséricorde en haut, et l'on prépare depuis les cieux un nid d'oiseau à l'homme d'Israël, afin que par lui s'éveille la miséricorde en haut - parce que Sa volonté (qu'Il soit béni) est que par les enfants d'Israël se fassent toutes les réparations :
תר"ס
5660 (תר״ס)
« Celui qui naît circoncis, on doit faire couler de lui une goutte de sang d'alliance », dit le Midrach, à cause de l'alliance d'Avraham. Pour le Sfat Emet, l'essentiel est qu'Israël puisse ôter le prépuce (orla) et révéler la lumière intérieure. Les âmes d'Israël n'ont aucune part dans le Sitra Ahara (l'autre côté) : « la part de Hachem est Son peuple ». Dans le corps, « le circoncis sera circoncis » : celui qui est par essence circoncis, que son corps le soit. Ce signe témoigne de la racine de l'âme en haut, sans prépuce ; par les mitsvot on attache les kelim (réceptacles) d'en bas à la racine, on est appelé « intègre et complet », la bénédiction se pose.
Aussi : les guerres de mitsva qui révèlent la force de l'âme aux jours ouvrables ; la lèpre comme garde de la langue et liberté de la Torah ; la restitution de l'objet perdu au Chabbat, jour du souvenir
במדרש בנולד כשהוא מהול צריכין להטיף ממנו דם ברית מפני בריתו של א"א ע"ה המל ימול כו'. כי עיקר ברית מילה שניתן לא"א שיהי' בכחו וכח תולדותיו להסיר הערלה ולגלות אור הפנימי.
והנה המילה ניתן רק לבנ"י שהם בעצם נמולים כי נפשות בנ"י אין להם חלק בסט"א חלק ה' עמו ולכן גם בגשמיות הגוף צריכין להסיר הערלה זה המל ימול מי שהוא בעצם נימול ימול גם הגוף. וזה עיקר האות ברית שהוא עדות על שורש הנפש למעלה שאין בה ערלה וזה שורש כל המצות שברית מילה יצא מן הכלל ללמד על הכלל כולו יצא שכל האברים יש להם שורש למעלה וע"י רמ"ח ושס"ה מצות מדבקין הכלים שלמטה להיות דבקים בשורש כמ"ש במדרש לוית חן הם הוא התדבקות בשורשם.
ואז נק' תמים ושלם ואז חל עליהם הברכה. וזה ענקים לגרגרותך שאין כלי מחזיק ברכה אלא שלום כמו השבת שנק' שלום לפי שבו יש עלי' לתחתונים למעלה ולכן ויברך את יום השביעי כמו כן מילה בנפש כי שם צוה ה' את הברכה וא"א ע"ה הראשון וכ' והי' ברכה וה' ברך א"א בכל.
ועוד לוית חן בנפש במעשה המצות. וענקים לגרגרותך בחי' רוח בקול ודיבור שזוכין אחר תיקון המעשה:
Dans le Midrach : celui qui naît déjà circoncis, on doit faire couler de lui une goutte de sang d'alliance à cause de l'alliance d'Avraham notre père, paix sur lui, 'le circoncis sera circoncis' etc. Car l'essentiel de l'alliance de la circoncision, donnée à Avraham, est qu'il soit en son pouvoir et au pouvoir de sa descendance d'ôter le prépuce (orla) et de révéler la lumière intérieure.
Or la circoncision n'à été donnée qu'aux enfants d'Israël, qui sont par essence circoncis, car les âmes d'Israël n'ont aucune part dans le Sitra Ahara (l'autre côté, les forces du mal) : 'la part de Hachem est Son peuple' (Deutéronome 32,9). C'est pourquoi, dans la corporeite du corps aussi, ils doivent ôter le prépuce : 'le circoncis sera circoncis', celui qui est par essence circoncis, que son corps aussi soit circoncis.
Et c'est l'essentiel du signe de l'alliance, qui témoigne de la racine de l'âme en haut, où il n'y a pas de prépuce ; et c'est la racine de toutes les mitsvot, car la circoncision 'est sortie de la règle générale pour enseigner sur la règle générale tout entière' : elle est sortie [pour enseigner] que tous les membres ont une racine en haut, et que par les 248 [membres] et 365 [tendons] mitsvot on attache les kelim (réceptacles) d'en bas afin qu'ils adhèrent à la racine, comme il est dit dans le Midrach 'une guirlande de grâce (loyat hen)' - c'est leur attachement à leur racine. Alors on est appelé 'intègre et complet (tamim ve-chalem)', et alors la bénédiction se pose sur eux.
Et c'est 'des colliers pour ta gorge (anakim le-gargerotekha)', car aucun réceptacle ne contient la bénédiction si ce n'est la paix (chalom), comme le Chabbat qui est appelé paix, parce qu'en lui il y a une élévation des [mondes] inférieurs vers le haut ; c'est pourquoi 'Il bénit le septième jour' (Genèse 2,3). De même, la circoncision est dans l'âme, car la 'Hachem à ordonné la bénédiction' (Psaumes 133,3), et Avraham notre père, paix sur lui, fut le premier, comme il est écrit 'sois une bénédiction' (Genèse 12,2) et 'Hachem bénit Avraham en tout' (Genèse 24,1).
Et de plus, 'une guirlande de grâce' dans l'âme, par l'accomplissement des mitsvot ; et 'des colliers pour ta gorge', l'aspect du souffle (roua'h), dans la voix et la parole, que l'on mérite après la réparation (tikoun) de l'acte.
בפסוק כ"ת מחנה כו' ה"א מתהלך בקרב מחנך. כשאדם מכין עצמו למלחמות מצוה מסייע לו כח הנשמה דאיתא לעולם יראה אדם עצמו כאלו קדוש שרוי בתוך מעיו.
ונקודה הקדושה טמונה בו וע"י המלחמה מתגלה ומתפשט כח הנשמה בכל האברים. וכמו שזוכין בשבת לבחי' נשמה יתירה ע"י המנוחה כמו כן בימי המעשה ע"י המלחמה לשם שמים:
Sur le verset 'Quand tu sortiras (ki tetse) en camp etc., Hachem ton Dieu marche au sein de ton camp' (Deutéronome 23,10 et 23,15). Quand l'homme se prépare aux guerres de mitsva, la force de l'âme (nechama) l'assiste, car il est enseigné : que l'homme se voie toujours comme si un être saint résidait au sein de ses entrailles.
Et le point saint est enfoui en lui, et par la guerre la force de l'âme se révèle et se déploie dans tous les membres. Et de même qu'au Chabbat on mérite l'aspect de l'âme supplémentaire (nechama yetera) par le repos, de même aux jours ouvrables par la guerre pour le nom du Ciel.
בפסוק השמר בנגע הצרעת כו' זכור את א"ע ה"א למרים בצאתכם ממצרים. כבר כתבנו במ"א כי השמר היא שמירה שע"י הצרעת נשמרים נפשות בנ"י וברית הלשון וזה כולל כל התורה דכ' בי' שמירה וזכירה וזה כלל המ"ע ול"ת שכולם ניתנו כדי שיהי' איש ישראל בן חורין לכן הקדים לנו יצ"מ ואח"כ התורה שמלמדת איך להיות נשאר הנפש בחירות שלא להתקשר בגשמיות ע"י תרי"ג עיטין שבתורה וכל המצוה שכ' בי' יצ"מ הוא לומר שע"י המצוה יתדבק בחירות וכמו כן בפרשת לקט שכחה פיאה וזכרת כי עבד היית לומר שע"י זו המצוה יהי' הלחם בלי פסולת ושלא יתדבק בעשרו יותר מדאי לכן נתנה תורה מצות מעשרות וצדקות שהיא שמירה להעושר ואיש ישראל צריך להיות בן חורין בנפש וגוף וכל אשר לו.
לכן גם בדירה ניתן מצות מזוזה. ובטלית מצות ציצית שהכל מסייע אל החירות והיא זכר ליצ"מ.
לכן מצות ציצית סמוכה לכלאים שע"י הכלאים מתערב בו פסולת וציצית הוא חירות אל המלבוש. וזה כלל כל התורה לכן אמרו חרות על הלוחות חירות אין לך בן חורין אלא העוסק בתורה שמלמדת לאדם דרך החירות כנ"ל.
ושמירת הלשון היא חירות בנפש. נפש חי' רוח ממללא:
Sur le verset 'Prends garde à la plaie de la lèpre (tsaraat) etc. Souviens-toi de ce que Hachem ton Dieu à fait à Miriam lors de votre sortie d'Égypte' (Deutéronome 24,8-9).
Nous avons déjà écrit ailleurs que 'prends garde' est une garde (chemira) : par la lèpre les âmes d'Israël et l'alliance de la langue (brit ha-lachon) sont gardées ; et cela englobe toute la Torah, où il est écrit 'garde' et 'souviens-toi'. Et c'est le principe des commandements positifs et négatifs, qui tous ont été donnés afin que l'homme d'Israël soit un homme libre (ben horin) ; c'est pourquoi Il nous à fait précéder la sortie d'Égypte, puis la Torah, qui enseigne comment l'âme demeure dans la liberté et ne s'attaché pas à la corporeite, par les 613 conseils (etin) qui sont dans la Torah.
Et chaque mitsva où est écrite la sortie d'Égypte vient dire que par la mitsva on adhère à la liberté. De même dans la section du glanage (leket), de l'oubli (chikha) et du coin du champ (pea) : 'et tu te souviendras que tu as été esclave' (Deutéronome 24,22), pour dire que par cette mitsva le pain sera sans déchet (psolet), et qu'on ne s'attachera pas outre mesure à sa richesse ; c'est pourquoi la Torah à donné les mitsvot des dîmes (maasserot) et des aumônes (tsedakot), qui sont une garde pour la richesse.
Et l'homme d'Israël doit être libre dans l'âme, le corps et tout ce qui lui appartient ; c'est pourquoi, dans la demeure aussi, à été donnée la mitsva de la mezouza, et dans le vêtement (talith) la mitsva des tsitsit, car tout aide à la liberté, et elle est un rappel de la sortie d'Égypte. C'est pourquoi la mitsva des tsitsit est voisine [de l'interdit] du mélange d'espèces (kilayim), car par le kilayim du déchet se mêle au vêtement, tandis que les tsitsit sont une liberté pour le vêtement.
Et c'est le principe de toute la Torah ; c'est pourquoi ils ont dit 'grave (harout) sur les Tables' : lis 'liberté (herout)' - 'tu n'as d'homme libre que celui qui s'occupe de la Torah' (Avot 6,2), qui enseigne à l'homme le chemin de la liberté, comme dit. Et la garde de la langue est une liberté dans l'âme : 'l'âme vivante' (Genèse 2,7) - un souffle qui parle (roua'h memalela).
תרס"א
5661 (תרס״א)
במצות השבת אבידה. כי כל המתנות שניתנו משמים אל בנ"י לעולם נמצאים הם בתוך בנ"י דגמירי משמיא מיהב יהבי משקל לא שקלי.
ואיתא זכה נוטל חלקו וחלק חבירו בג"ע והיתכן שיהי' חלק ג"ע בלי עבודה שבעוה"ז רק בכל מצוה נמשך שפע קדושה מלמעלה והחוטא אובד כל השפע ובאו הזכותים אל הצדיק והוא עובד בהם להשי"ת וכמו דאיתא בא"א ע"ה נטל שכר כולם. וכן איתא במרע"ה שזכה ונטל כל הכתרים של בנ"י שניטל מהם אחר החטא וכן הוא בכל אבידת אחיך א"ת ממנו ומצאתה כי נמצא הוא ביד איזה צדיק וכ' והי' עמך עד דרוש אחיך אותו.
ובוודאי בשבת קודש דאיתא שמחזיר מרע"ה לישראל הכתרים מפני שבש"ק הם דורשין ומחפשין אחר האבידה. כי בעוה"ז השכחה גוברת ואין זוכרין כלל מה שנאבד לנו ושבת יומא דזכירה והנשמה יתירה מזכרת האדם לזכור לחפש אחר האבידה.
וזה הרמז וינפש וי אבדה נפש. שהשבת מזכיר לאדם מה שנאבד ממנו.
וכל שבת יש בו השבת אבידה. מכלל שניתן לנו המצוה של השבת אבידה מכ"ש שכך הם מדותיו של הקב"ה ששומרין להשיב את האבידה להדורש אחרי' וזה הרמז בכל יום ב"ק יוצאת מהר חורב ומכרזת להזכיר לאדם לחפש אחר האבידה.
ואיתא בגמ' אפי' מומר כל שאינו להכעיס מכריזין על אבדתו:
Dans la mitsva de la restitution de l'objet perdu (hachavat aveda). Car tous les dons donnés du Ciel aux enfants d'Israël se trouvent toujours au sein des enfants d'Israël, car il est établi : 'du Ciel on donne, on ne reprend pas' (ils donnent en pesant, ils ne reprennent pas).
Et il est enseigné : 'celui qui mérite prend sa part et la part de son compagnon au Gan Éden' (Haguiga 15à) - or se peut-il qu'il y ait une part de Gan Éden sans travail (avoda) en ce monde ? Plutôt, par chaque mitsva un flux (chefa) de sainteté est attiré d'en haut, et le fauteur perd tout le flux, et les mérites viennent au juste (tsadik), qui les fait servir au Saint béni soit-Il, comme il est enseigné au sujet d'Avraham notre père, paix sur lui, qu'il à pris la récompense de tous.
Et de même il est enseigné au sujet de Moche notre maître, paix sur lui, qu'il à mérité et pris toutes les couronnes des enfants d'Israël qui leur furent ôtées après la faute. Et ainsi en est-il pour tout : 'l'objet perdu de ton frère que ton frère aura perdu et que tu trouveras' (Deutéronome 22,3), car il se trouve dans la main de quelque juste, et il est écrit 'il sera avec toi jusqu'à ce que ton frère le réclame (dorech)' (Deutéronome 22,2).
Et assurément au saint Chabbat, dont il est enseigné que Moche notre maître rend à Israël les couronnes, parce qu'au saint Chabbat ils réclament et recherchent l'objet perdu. Car en ce monde l'oubli l'emporte, et l'on ne se souvient nullement de ce qui nous à été perdu ; or le Chabbat est le jour du souvenir (yoma de-zekhira), et l'âme supplémentaire rappelle à l'homme de se souvenir et de rechercher l'objet perdu.
Et c'est l'allusion de 'Il se reposa (vayinafach)' : 'malheur (vay), l'âme est perdue (avda nafch)' (Betsa 16a) - car le Chabbat rappelle à l'homme ce qui lui à été perdu, et chaque Chabbat comporte une restitution de l'objet perdu. Du fait même que nous à été donnée la mitsva de la restitution de l'objet perdu, à plus forte raison telles sont les mesures (midot) du Saint béni soit-Il, qui gardent pour restituer l'objet perdu à celui qui le recherche.
Et c'est l'allusion de 'chaque jour une voix céleste (bat kol) sort du mont Horeb' (Avot 6,2) et proclame, pour rappeler à l'homme de rechercher l'objet perdu. Et il est enseigné dans la Guemara : même pour un renégat (moumar), tant qu'il ne l'est pas par provocation (le-hakhis), on proclame au sujet de son objet perdu (Baba Metsia 27a).
בפסוק מוצא שפתיך ת' כבר כ' במ"א כי הוא לכלל ישראל לשמור כח הפה שזכו בנ"י בקבלת התורה ואשים דברי בפיך. וכפי השמירה זוכין למ"ע ול"ת ועשית כאשר נדרת שאמרת א' דיבר ה' נעשה נדבה אשר דברת הוא הקדמת נעשה לנשמע.
דנדר הוא הרי עלי והוא בחי' עבודה מיראה כדאיתא דנודרין בעת צרה ומקבל עליו עלי מנח אכתפי' כדאיתא בגמ'. אבל נדבה היא הרי זו והיא בחי' אהבה ואחדות שמרגיש כח אלקית ודביקות בנדבת לבו ובאמת זה מיוחד רק לבנ"י בכח התורה כמ"ש בפיך וכ' ואשים דברי בפיך.
וכ' עם זו יצרתי לי כו'. ואיתא ויפתוהו בפיהם באמרם נעשה ונשמע ואין זה דבר קטן לפתות הבורא ית"ש והיא שהרגישו וקיבלו כח אלקי בהקדימם נעשה לנשמע ולפי שנתדבקו באחדות האמת נשאר להם רשימה קבוע לעולם כדאיתא נדבה הרי זו מתה או נאבדה אין חייב באחריותו ולכן אפי' שאבדנו נעשה אעפ"כ שמירה היא לנו בכל עת ששבין בתשובה.
וזה כל ענין ההפרש בין נדר שמקבל עליו ולכן כ' בזה אל תאחר כמ"ש תוחלת ממשכה מ' לב. וע"ח תאוה באה מה שמקבלין בכח התורה ומרגיש בו חיות אלקות זה בחי' הרי זו.
ואין בו תערובת פסולת. ודו"ק:
Sur le verset 'ce qui sort de tes lèvres, tu le garderas (tichmor)' (Deutéronome 23,24). Nous avons déjà écrit ailleurs que cela s'adresse à l'ensemble d'Israël, pour garder la force de la bouche que les enfants d'Israël ont mérité en recevant la Torah : 'j'ai mis Mes paroles dans ta bouche' (Isaie 51,16).
Et selon la garde, on mérite les commandements positifs et négatifs. 'Et tu accompliras comme tu as voué' (Deutéronome 23,24), car tu as dit 'une chose Dieu à dite' (Psaumes 62,12) : 'nous ferons (naasse)' ; 'l'offrande volontaire (nedava) que tu as prononcée' (Deutéronome 23,24), c'est le fait d'avoir fait précéder 'nous ferons' à 'nous écouterons'. Car le vœu (neder) est 'me voici tenu (harei alai)', et c'est l'aspect du service par crainte (avoda mi-yira), comme il est enseigné que l'on voué en temps de détresse, et il prend sur lui 'une charge posée sur mon épaule', comme il est enseigné dans la Guemara.
Mais l'offrande volontaire (nedava) est 'voici ceci (harei zo)', et c'est l'aspect de l'amour et de l'unité, où l'on ressent une force divine et une adhésion (dvekout) dans l'élan de son cœur ; et en vérité cela est propre aux seuls enfants d'Israël, par la force de la Torah, comme il est écrit 'dans ta bouche', et il est écrit 'j'ai mis Mes paroles dans ta bouche' (Isaie 51,16), et il est écrit 'ce peuple que Je Me suis forme pour Moi etc.' (Isaie 43,21). Et il est enseigné : 'ils Le séduisirent de leur bouche' (Psaumes 78,36) en disant 'nous ferons et nous écouterons' ; et ce n'est pas peu de chose que de séduire le Créateur, béni soit Son nom, et c'est qu'ils ont ressenti et reçu une force divine en faisant précéder 'nous ferons' à 'nous écouterons'.
Et parce qu'ils se sont attachés à l'unité de la vérité, il leur est demeure une empreinte (rechima) fixée pour toujours, comme il est enseigné : une offrande volontaire (nedava) qui a péri où s'est perdue, on n'en est pas responsable ; c'est pourquoi, même si nous avons perdu le 'nous ferons', malgré tout elle est une garde pour nous chaque fois que l'on revient par le repentir (techouva). Et c'est tout le sens de la différence avec le vœu (neder), qu'il prend sur lui ; c'est pourquoi il est écrit à son sujet 'ne tarde pas' (Deutéronome 23,22), comme il est dit 'l'attente prolongée rend le cœur malade' (Proverbes 13,12). 'Mais un arbre de vie, c'est un désir accompli (ve-ets 'hayim taava baa)' (Proverbes 13,12) - ce que l'on reçoit par la force de la Torah, où l'on ressent la vitalité de la divinité, c'est l'aspect de 'voici ceci (harei zo)', et il n'y a en lui aucun mélange de déchet.
Et comprends bien (ve-dok).