« Bénissez le Nom, vous Ses anges » (Tehilim 103,20) désigne les êtres d'en bas qui ne peuvent tenir dans Ses fonctions. Selon le Sfat Emet, tout homme d'Israël envoyé accomplir la volonté du Père est ange, s'il ne pose aucun acte hors de cette volonté. Chaque acte porte une étincelle sainte : qui le voue à Sa seule volonté y entend cette volonté. Sa prise est l'intériorité qui fait vivre toute chose. Telle est la dimension de Moché, toujours prêt, qui entend l'appel comme un ange voué à sa mission. On ne s'approche que par la mitsva, qui donne la force de l'accomplir : cette adhésion est le daat de Moché.
Aussi : le korban rapproche les actes, et le propre de chacun passe par Israël ; beaucoup ou peu, pourvu que le cœur vise le Ciel ; le Chabbat, livrer son âme suffit sans offrande en acte
תרל"א
[5631]
במד' ברכו ה' מלאכיו תחתונים שאינם יכולין לעמוד בתפקידיו כתיב מלאכיו כו'. כי באמת כל איש ישראל שנשתלח בעולם לעשות רצון אבינו שבשמים נק' שליח ומלאך.
אך כי המלאך אין לו שום דבר רק השליחות. [ולכך נק' עומדים בלי השתנות מבחי' שליח ומלאך כנ"ל] וכשאדם שומר עצמו שלא להיות שום מעשה בלי קיום רצונו ית' שהרי ענין זה נמצא גם בתוך כל מעשה שיש בו ניצוץ קדוש והוא כח הפועל בנפעל וצריך להיות כל מעשה האדם רק כדי להיות נעשה רצון ומבוקש השי"ת.
ואז נקרא באמת מלאך שהרי מוצא לעצמו בכל מעשה שליחות וקיום רצונו ית'. וזהו עושי דברו שעושין הדיבור ע"י הכנה בכל מעשה להיות רק לרצונו זוכין לשמוע בכל מעשה ממש מה שרצונו ית' בזה גופי'.
וזהו גבורי כח שעיקר אחיזתם בכח שבכל דבר שהוא הפנימיות והוא רצונו ית' המחי' כל כנ"ל. וזהו שאמר ויקרא אל משה הפי' שכן הי' בחי' משה רבינו ע"ה שהי' מוכן תמיד לנבואה והי' שומע תמיד קול הקריאה כמו מלאך שעוסק תמיד בשליחותו ית' שאין לו דבר אחר בעולם כנ"ל:
Dans le Midrach : 'Bénissez le Nom, vous Ses anges' (Tehilim 103,20) - les êtres d'en bas qui ne peuvent tenir dans Ses fonctions ; il est écrit 'Ses anges', etc. Car en vérité tout homme d'Israël envoyé dans le monde pour accomplir la volonté de notre Père qui est aux cieux est appelé messager (chalia'h) et ange (malakh).
Seulement, l'ange n'à rien d'autre que sa mission. [Et c'est pourquoi ils sont appelés 'ceux qui se tiennent debout', sans changement, du fait de leur qualité de messager et d'ange, comme dit plus haut.] Et lorsque l'homme se garde de ne poser aucun acte sans l'accomplissement de Sa volonté béni soit-Il - car cette dimension se trouve aussi à l'intérieur de chaque acte qui contient une étincelle sainte, laquelle est la force de l'agent dans l'action, et tout acte de l'homme doit être uniquement afin que s'accomplisse la volonté et le désir du Nom béni soit-Il - alors il est véritablement appelé ange, car il trouve pour lui-même dans chaque acte une mission et l'accomplissement de Sa volonté béni soit-Il.
Et c'est le sens de 'ceux qui font Sa parole' (osei devaro), qui réalisent la parole par une préparation, dans chaque acte, à n'être que pour Sa volonté : ils méritent d'entendre dans chaque acte concret ce qu'est Sa volonté béni soit-Il en cette chose même. Et c'est 'les puissants en force' (gibborei koah), dont la prise essentielle est dans la force qui est en chaque chose, c'est-à-dire l'intériorité, qui est Sa volonté béni soit-Il faisant vivre tout, comme dit.
Et c'est ce qui est dit 'Il appela Moche' (Vayikra 1,1) : le sens est que telle était la dimension de Moche notre maître, la paix sur lui, qui était toujours prêt à la prophétie et entendait toujours la voix de l'appel, comme un ange occupe en permanence à Sa mission béni soit-Il, qui n'à aucune autre chose au monde, comme dit plus haut.
ובמד' ת"ח שאין בו דעת נבילה טובה ממנו שגם מרע"ה לא נכנס עד שקרא לו כו'. פי' כנ"ל כי מי יכול לגשת לעשות רצון השי"ת רק ע"י כח המצוה שקדשנו במצותיו וצונו.
וכן פי' אא"ז מו"ר זצלה"ה כי המצוה נותנת כח שנוכל לעשותה. והוא כנ"ל שכל אדם הוא שליח רק ע"י שבכל מעשיו זוכר השליחות וזה נק' דעת כי החכמה בפ"ע ג"כ נק' חכמה והתיישבות החכמה והבינה באדם נקרא דעת שיודע ודבוק בזאת החכמה והוא ידיעה פנימיות שבכל מעשה ומחשבה גדול וקטן דבוק בפנימיות חיות השי"ת כח הפועל כנ"ל.
ומרע"ה שהי' כלל הדעת של בני ישראל נאמר ויקרא כו' שהי' מיוחד תמיד אל הקריאה:
Et dans le Midrach : un érudit de la Torah (talmid 'hakham) qui n'à pas de daat (connaissance intérieure), une charogne vaut mieux que lui ; car Moche notre maître lui-même n'entra pas jusqu'à ce qu'on l'appelât, etc. L'explication est comme ci-dessus : qui peut s'approcher pour accomplir la volonté du Nom béni soit-Il, sinon par la force de la mitsva, 'qui nous à sanctifiés par Ses commandements et nous à ordonné'.
Ainsi l'à expliqué mon aïeul, mon maître et enseignant (le Chidouchei HaRim), de mémoire bénie pour la vie du monde à venir : la mitsva donne la force de pouvoir l'accomplir. Et c'est comme dit : tout homme n'est messager que du fait que, dans tous ses actes, il se souvient de la mission, et cela s'appelle daat.
Car la sagesse ('hokhma) en elle-même s'appelle seulement 'hokhma, mais l'établissement de la 'hokhma et de la bina dans l'homme s'appelle daat : il connaît et adhère à cette sagesse ; c'est une connaissance intérieure par laquelle, dans chaque acte et chaque pensée, grand où petit, il adhère à l'intériorité de la vitalité du Nom béni soit-Il, la force agissante, comme dit. Et Moche notre maître, qui était le daat collectif des enfants d'Israël, il est dit à son sujet 'Il appela', etc., car il était toujours voué à l'appel.
אדם כי יקריב מכם. הפשוט ליתן מפנימיות כחו ורצונו להשי"ת.
בטל רצונך כו'. והוא בחי' קרבן לקרב כל המעשים להשי"ת.
וכ' מכם כמ"ש אא"ז ז"ל פי' המשנה אם אין אני לי כו' ע"ש פ' תשא ודפח"ח. וז"ש שהגם שכל אחד יתן ענין שלי יהי' ע"י הכנסת עצמו בתוך כלל ישראל:
'Un homme lorsqu'il approchera une offrande d'entre vous' (Vayikra 1,2). Le sens simple : donner de l'intériorité de sa force et de sa volonté au Nom béni soit-Il. 'Annule ta volonté [devant la Sienne]', etc.
C'est la dimension du korban (offrande, de la racine 'rapprocher'), qui consiste à rapprocher tous les actes du Nom béni soit-Il. Et il est écrit 'd'entre vous' (mikem), comme l'à dit mon aïeul, de mémoire bénie, en expliquant la Michna 'Si je ne suis pas pour moi, [qui le sera pour moi]', etc. - voir la parachat Ki Tissa, et ce sont des paroles de sage pleines de grâce.
Et c'est ce qui est dit : bien que chacun doive donner ce qui lui est propre (l'affaire du 'moi'), cela ne se réalise qu'en s'integrant lui-même au sein de la collectivité d'Israël.
אא"ז מו"ר זצלה"ה הגיד בשם הרב ז"ל מפרשיסחא על מ"ש אחד המרבה וא' הממעיט ובלבד שיכוין לבו כו'. והקשה בט"ז סימן א' אי גם המרבה מכוון לשם שמים טפי עדיף.
ותירץ הוא ז"ל למשל ב' סוחרים שנסעו לדרך אחד. והא' בא מיד.
והב' הי' לו סיבות ומניעות עד שלזמן רב בא ג"כ ושאלוהו מה זה שלא באת עד עתה והשיב מאחר שבאתי ג"כ מה שהי' הי'. עכ"ד ולא פי' יותר.
ונ"פ שפי' ובלבד שיכוון לבו שסוף ותכלית מעשיו יהיה שיהי' מכוון להשי"ת כראוי בין שבא לו זה ע"י עבודה מעט. או ע"י יגיעות הרבה.
רק שיועילו מעשיו לכוון לבו לשמים. והדברים נכונים מאוד.
שהרי גם כאן נאמר זה על הקרבן מנחה שמאחר שנתקרב קרבנו להשי"ת וזה תכלית המכוון וסוף דבר. א"כ אין נ"מ בין שהי' מרבה וממעיט.
כי סוף הכל אחד שיתקרב להשי"ת. וזה עצמו פי' יכוון לבו כענין הקרבן להיות נמשך אחר השורש והוא חיותו ית' שניתן בכל דבר:
Mon aïeul, mon maître et enseignant, de mémoire bénie, à rapporté au nom du Rav de Pchiskha, de mémoire bénie, sur ce qui est dit : 'l'un qui fait beaucoup et l'un qui fait peu, pourvu qu'il oriente son cœur [vers le Ciel]', etc. Le Taz (Orah Haim, chapitre 1) souleva une difficulté : si celui qui fait beaucoup oriente lui aussi son intention vers le Ciel, ne serait-il pas davantage préférable ?
Et lui, de mémoire bénie, répondit par une parabole : deux marchands partirent pour une même route ; l'un arriva aussitôt, l'autre eut des empêchements et des obstacles, jusqu'à arriver lui aussi, longtemps après. On lui demanda : pourquoi n'es-tu pas arrivé avant maintenant ?
Il répondit : puisque je suis arrive moi aussi, ce qui fut fut. Ainsi ses paroles, et il n'expliqua pas davantage.
Et il semble que le sens de 'pourvu qu'il oriente son cœur' est que la fin et le but de ses actes soit d'être oriente vers le Nom béni soit-Il comme il convient, que cela lui vienne par un peu de service où par de nombreux efforts, pourvu que ses actes servent à orienter son cœur vers le Ciel. Et ces paroles sont très justes.
Car ici aussi cela est dit à propos de l'offrande de farine (minha) : puisque son offrande s'est rapprochée du Nom béni soit-Il - et c'est cela le but visé et la fin de la chose - alors il n'y a pas de différence entre celui qui fait beaucoup et celui qui fait peu, car la fin de tout est une : se rapprocher du Nom béni soit-Il. Et c'est cela même le sens de 'qu'il oriente son cœur', à la manière de l'offrande : être entraîné à la suite de la racine, qui est Sa vitalité béni soit-Il placée en toute chose.
אא"ז מו"ר ז"ל הגיד פי' המדרש צפונה לפני ה' כו' זוכר עקידת יצחק. כי עיקר הקרבן הי' הרצון למסור נפשו להשי"ת.
וזה ההסתר שהי' בהקרבן. ונק' צפונה.
וזה יוכל להיות גם עתה. ופי' צפונה לפני ה' להיות מקום הצפון שבאדם להשי"ת ולא בגילוי על המצח עכ"ד ז"ל.
ובוודאי כי זה עיקר בחי' הקרבן כי יקריב מכם. להיות כל האדם משועבד להשי"ת.
וזה עקידת יצחק. ורק שהי' במעשה ג"כ שצוה השי"ת להקריב במעשה ממש בהמה ועוף.
והנה בשבת אין מקריבין קרבן יחיד. וי"ל גם כן כי בשבת אין צורך לבחי' המעשה שבשבת נאסר כל המלאכות ולכך הרצון בלבד להיות מוסר נפשו להשי"ת הוא הקרבן.
רק בחול הענין ע"י עשי' להיות נמשך ההארה גם במעשה. לכך צריך קרבן במעשה גם כן כנ"ל:
Mon aïeul, mon maître et enseignant, de mémoire bénie, à donné l'explication du Midrach 'vers le nord (tsafona), devant le Nom' (Vayikra 1,11), etc. : cela rappelle la ligature d'Its'hak (akedat Yits'hak). Car l'essentiel de l'offrande était la volonté de livrer son âme au Nom béni soit-Il ; et c'était la le caractère caché qu'il y avait dans l'offrande, appelé 'tsafona' (le caché, le nord).
Et cela peut exister aussi maintenant. Le sens de 'tsafona, devant le Nom' est que le lieu caché (tsafoun) qui est dans l'homme soit voué au Nom béni soit-Il, et non exhibe ouvertement sur le front.
Ainsi ses paroles, de mémoire bénie. Et assurément c'est la la dimension essentielle de l'offrande, 'lorsqu'il approchera d'entre vous' : que l'homme tout entier soit asservi au Nom béni soit-Il ; et c'est la ligature d'Its'hak.
Seulement, cela s'accomplissait aussi par un acte, car le Nom béni soit-Il ordonna d'offrir concrètement, en acte, un animal et un oiseau. Or, le Chabbat, on n'offre pas d'offrande individuelle.
Et l'on peut dire aussi que, le Chabbat, il n'est pas besoin de la dimension de l'acte, car le Chabbat tous les travaux (melakhot) sont interdits ; c'est pourquoi la seule volonté de livrer son âme au Nom béni soit-Il est l'offrande. Ce n'est qu'en semaine que la chose se fait par une action, afin que l'illumination soit entraînée aussi dans l'acte ; c'est pourquoi il faut alors une offrande en acte, elle aussi, comme dit plus haut.
תרל"ב
[5632]
יקריב אותו לרצונו מלמד שכופין אותו כו'. פי' מי שרוצה עכ"פ להיות תחת עול מלכותו ית'.
יכול לפעול גם כן שיכופו אותו מן השמים ג"כ אם רוצה בזה. כי הכל לפי רצון האדם:
'Il l'approchera selon sa volonté' (Vayikra 1,3) - cela enseigne qu'on le contraint [jusqu'à ce qu'il dise : je veux], etc. L'explication : celui qui veut, en tout cas, être sous le joug de Sa royauté béni soit-Il, peut faire en sorte qu'on le contraigne du Ciel également, s'il le veut.
Car tout est selon la volonté de l'homme.
תרל"ה
[5635]
ברש"י אדם למה נאמר. מה אדם לא הקריב מן הגזל כו'.
כי האדם מקריב נפש בהמה ומתכפר לו. ומה טעם יהי' מכופר בנפש הבהמה.
רק מצד שהאדם ממשיך חיות לכל הבע"ח שהוא למעלה מהם כמאמר כל שתה תחת רגליו. ובוודאי אדה"ר הוא המדבר ומשפיע חיות לבעלי חיים כסדר דצח"מ.
וכן בכלל. כל דור ודור.
אבל האדם הפרטי אם אינו במדריגות מדבר כמו שמצינו יתוש קדמך א"כ נקרא גזילה מה שמביא נפש בע"ח להתכפר בו. רק העצה לבטל עצמו לכלל ישראל כמ"ש כי יקריב מכם כו':
Dans Rachi (Vayikra 1,2) : pourquoi est-il dit 'Adam' (homme) ? De même qu'Adam n'offrit rien de volé, etc.
Car l'homme offre l'âme d'un animal et il lui est pardonne. Et pour quelle raison serait-il expie par l'âme de l'animal ?
Uniquement du fait que l'homme fait couler la vitalité vers tous les êtres vivants, étant au-dessus d'eux, selon la parole 'tu as tout place sous ses pieds' (Tehilim 8,7). Et assurément le premier homme (Adam HaRichon) est le parlant qui insuffle la vitalité aux êtres vivants, selon l'ordre minéral-végétal-animal-parlant (domem, tsomeah, haï, medaber) ; et il en va de même en général, à chaque génération.
Mais l'homme particulier, s'il n'est pas au niveau de 'parlant' - comme nous trouvons 'le moustique t'à précédé' - alors ce qu'il apporte, l'âme d'un être vivant pour être expie par elle, est appelé vol. Le seul conseil est de s'annuler devant la collectivité d'Israël, comme il est dit 'lorsqu'il approchera d'entre vous', etc.
תרל"ו
[5636]
במד' ברכו ה' מלאכיו כו'. תחתונים שאינם יכולין לעמוד כו'.
קשה דאין הקב"ה בא בטרוניא עם בריותיו. אך הפי' שאינם יכולין לעמוד בתפקידיו כי בוודאי יש בכל איש ישראל נקודה מיוחדת להשי"ת אשר הוא בחי' מלאך ממש.
אך א"י לעמוד במדרגה זו תמיד רק לעתים כמאמר אין לך אדם שאין לו שעה. והמלאך הוא בכללו תמיד כן.
אכן מכלל ישראל נתוסף כח לצדיקי הדור להיותם ממש כמלאכים כמ"ש דומה למלאך ה' צבאות. והנה בני ישראל הקדימו נעשה לנשמע כמלאכי השרת כמ"ש חז"ל מי גילה רז זה לבני שמלאכי השרת משתמשין בו כו' ואח"כ אבדו נעשה.
ומרע"ה לא הי' בכלל החטא ולכן נשאר בו הקדמה זו. ולכן נתקיים בו לשמוע בקול דברו כמ"ש ויקרא לשון שמלאכי השרת משתמשין בו כמ"ש רש"י ז"ל.
והוא התגלות עיקר חיות הפנימיות כמ"ש ויקרא לאור יום ואמרו חז"ל קריא רחמנא לנהורא ופקדי' אמצותא דיממא כו'. והוא התדבקות הנברא בהבורא.
וכן התדבקות הנבראים זה לזה להתבטל ביחד לבוראם ית"ש. והנה בנ"י באומרם דבר אתה עמנו ונשמעה כו' לאשר נתנו כחם למרע"ה לכן בעת שניטל מהם מעלתם זכו לקבל מאמרי השי"ת ע"י מרע"ה.
וזה הי' כל תיקונם אח"כ לאשר אמרו זה לשם שמים כמ"ש הטיבו אשר דברו כו':
Dans le Midrach : 'Bénissez le Nom, vous Ses anges', etc. - les êtres d'en bas qui ne peuvent tenir, etc. Cela fait difficulté, car le Saint béni soit-Il ne vient pas avec exigence excessive (teruniya) envers Ses créatures.
Mais le sens de 'qui ne peuvent tenir dans Ses fonctions' est qu'assurément il y a en chaque homme d'Israël un point particulier voué au Nom béni soit-Il, qui est la dimension d'un véritable ange. Seulement il ne peut se tenir à ce niveau en permanence, mais seulement par moments, selon la parole 'il n'est pas d'homme qui n'ait son heure'.
Tandis que l'ange, lui, est ainsi en totalité et en permanence. Cependant, de la collectivité d'Israël, une force supplémentaire est donnée aux justes de la génération, pour qu'ils soient réellement comme des anges, selon ce qui est dit 'semblable à un ange du Nom des armées'.
Or les enfants d'Israël firent précéder 'nous ferons' à 'nous entendrons', comme les anges du service, selon la parole de nos Sages, de mémoire bénie : 'qui a révélé à Mes enfants ce secret dont usent les anges du service', etc. ; puis ils perdirent le 'nous ferons'. Mais Moche notre maître ne fut pas dans la faute [du veau], c'est pourquoi cette antériorité demeura en lui.
Et c'est pourquoi s'accomplit en lui d'entendre la voix de Sa parole, comme il est dit 'Il appela' (vayikra), terme dont usent les anges du service, comme l'à écrit Rachi, de mémoire bénie. Et c'est le dévoilement de l'essentiel de la vitalité intérieure, comme il est dit 'Il appela la lumière jour' (Berechit 1,5) ; et nos Sages, de mémoire bénie, ont dit : 'le Miséricordieux appela la lumière et la chargea de la mitsva du jour', etc.
C'est l'attachement de la créature au Créateur ; et de même l'attachement des créatures les unes aux autres, pour s'annuler ensemble devant leur Créateur, béni soit Son nom. Or les enfants d'Israël, en disant 'parle-nous, toi, et nous entendrons', etc., du fait qu'ils avaient donne leur force à Moche notre maître, c'est pourquoi, au moment où leur grandeur leur fut retirée, ils méritèrent de recevoir les paroles du Nom béni soit-Il par l'intermédiaire de Moche notre maître.
Et ce fut la toute leur réparation par la suite, du fait qu'ils avaient dit cela pour le Ciel, comme il est dit 'ils ont bien parle', etc.
במשנה נאמר בבהמה ריח ניחוח ובעוף ריח ניחוח ובמנחה ריח ניחוח לומר לך אחד המרבה ואחד הממעיט ובלבד שיכוון לבו לשמים. בט"ז הקשה ממ"נ אי גם המרבה כוונתו לשמים אם כן המרבה עדיף ע"ש שמיישב בטוב טעם ודעת.
אעפ"כ נראה דקושיא מעיקרא ליתא. כי באמת אין הפרש בין מרבה לממעיט אף אם שניהם מתכוונים לטוב.
כי בעבודת הבורא אין נ"מ בריבוי רק בהתעוררות רצון אמת בלב. ואדרבא מי שאינו יכול לעשות הרבה ומכוון בהמעט אפשר חשוב יותר.
ובאמת נראה הפי' מרבה וממעיט בענין ימי הטובה וימי הרעה כי התרבות המעשים טובים בעת פתיחות לב האדם. והתמעטות המעשים בימי הרעה שניהם בקנה אחד עולים.
והוא כענין שאמרו בשם הרב מלובלין הקדוש ז"ל לפרש הגמ' משנכנס אדר מרבין בשמחה ואב ממעטין בשמחה. ופי' להרבות צד הקדושה ולמעט צד הטומאה.
וכן נפרש כאן. וגם דברים אלו נכללין בדברי הט"ז ע"ש באו"ח סימן א':
Dans la Michna il est dit : au sujet du bétail 'odeur agréable', au sujet de l'oiseau 'odeur agréable', et au sujet de l'offrande de farine 'odeur agréable' - pour t'enseigner : l'un qui fait beaucoup et l'un qui fait peu, pourvu qu'il oriente son cœur vers le Ciel. Le Taz souleva une difficulté de type 'de toute façon' (mima nafshakh) : si celui qui fait beaucoup à lui aussi son intention pour le Ciel, alors celui qui fait beaucoup est préférable - voir la-bas où il résout la chose avec bon goût et bon sens.
Néanmoins il apparaît que la difficulté n'existe pas des le départ. Car en vérité il n'y a pas de différence entre celui qui fait beaucoup et celui qui fait peu, même si tous deux orientent leur intention vers le bien.
Car dans le service du Créateur il n'y a pas de différence dans la quantité, seulement dans l'éveil d'une volonté véritable dans le cœur. Bien au contraire, celui qui ne peut pas faire beaucoup et oriente son intention dans le peu est peut-être plus estime.
Et en vérité il apparaît que le sens de 'beaucoup' et 'peu' se rapporte aux jours de bien et aux jours de mal : car la multiplication des bonnes actions au temps de l'ouverture du cœur de l'homme, et la diminution des actions aux jours de mal, montent toutes deux d'un même faisceau. C'est à la manière de ce qui a été dit au nom du saint Rav de Lublin, de mémoire bénie, pour expliquer la Guemara 'des l'entrée du mois d'Adar on augmente la joie, et au mois d'Av on diminue la joie' : le sens est d'augmenter le côté de la sainteté et de diminuer le côté de l'impureté.
Et de même nous l'expliquerons ici. Et ces paroles aussi sont incluses dans les propos du Taz - voir la-bas, dans Orah Haim, chapitre 1.
תרל"ז
[5637]
במד' ברכו ה' מלאכיו כו'. תחתונים שאינם יכולים לעמוד בתפקידיו נאמר מלאכיו ולא כל מלאכיו כו'.
מ"מ נקראו כולם מלאכיו ע"י שמתבטלין להצדיקים שהם דומין במעשיהם ג"כ למלאכים. וענין ההפרש בין מלאכי עליונים לבני ישראל שנקראו ג"כ מלאכיו.
כי המלאך הוא מתוקן בלי חסרון ואין צריך לבוא אל השלימות ע"י השליחות ועושה השליחות רק לקיים רצון הבורא. אבל תחתונים ניתן להם המצות אשר עי"ז הם מתוקנים.
אמנם וודאי כמו שהי' הבריאה באדם הראשון הי' כמו המלאך כו'. וכן הי' בשעת הקדמת נעשה לנשמע שכתיב עושי דברו לשמוע כו'.
פי' שהעשי' שהוא התיקון הוא בשלימות קודם השמיעה. ממילא השליחות רק לעשות רצונו ית' בלי נגיעות עצמיות.
וז"ש קדמה קריאה כו' שקריאת משה משה הוא הסימן שהוא בשלימות הגמור. וזה י"ל בספרי משה משה הוא קודם שנדבר הוא אחר שנדבר כו'.
פי' הפשוט שלא בא לידי גבהות. אבל יש לומר כמ"ש שהי' ניתקן קודם הדיבור כמו אח"כ:
Dans le Midrach : 'Bénissez le Nom, vous Ses anges', etc. - les êtres d'en bas qui ne peuvent tenir dans Ses fonctions ; il est dit 'Ses anges' et non 'tous Ses anges', etc. Quoi qu'il en soit, tous sont appelés 'Ses anges' du fait qu'ils s'annulent devant les justes, lesquels ressemblent eux aussi, par leurs actes, aux anges.
Et voici la différence entre les anges d'en haut et les enfants d'Israël qui sont eux aussi appelés 'Ses anges' : l'ange est parfait, sans manque, et n'à pas besoin de parvenir à la perfection par la mission ; il n'accomplit la mission que pour réaliser la volonté du Créateur. Mais aux êtres d'en bas ont été donnés les commandements, par lesquels ils se réparent.
Toutefois, assurément, telle que fut la création chez le premier homme, il était comme l'ange, etc. Et de même il en fut au moment où 'nous ferons' précéda 'nous entendrons', ainsi qu'il est écrit 'ceux qui font Sa parole pour entendre', etc.
Le sens : le 'faire', qui est la réparation (tikoun), est déjà parfait avant l'écoute ; par conséquent la mission n'est que pour accomplir Sa volonté béni soit-Il, sans intérêts personnels. Et c'est ce qui est dit : l'appel précéda, etc., car l'appel 'Moche, Moche' est le signe qu'il était dans la perfection complète.
Et l'on peut dire, dans le Sifri : 'Moche, Moche' - il est le même avant qu'on lui parle et après qu'on lui parle, etc. Le sens simple : il ne parvint pas à l'orgueil.
Mais on peut dire, comme nous l'avons dit, qu'il était réparé avant la parole comme après.
ובמד' משל כו' בכל מקום כתב שמו של מלך כאשר צוה ה' את משה כו' אני מבפנים והוא מבחוץ קראו לו שיכנס כו' ע"ש. דכתיב ולא יכול משה לבוא כו'.
נמצא שפעל מרע"ה בהקמת המשכן המשכת מדריגה שלמעלה מכחו והשגתו עד שלא יכול לבוא כו'. והוא סימן נפלא מי שאין לו נגיעה כלל ועושה רק רצון הבורא וחפץ בזה שיהי' נעשה כרצונו ית' במה שאין שולט שם השגת האדם וכפי כוונת העושה המצוה כך מתעורר המצוה.
וזה הכח נרשם במעשה המצוה. וז"ש שבכל דבר כתב כאשר צוה כו' עי"ז פעל שנתקיים בפועל הקדושה במשכן ממקום גבוה מאוד עד שלא יכול לבוא כו'.
ועי"ז הי' שכרו שקרא אליו שע"י שביטל עצמו כך היא המדה שיתעלה עד שם כנ"ל. אמנם באמת איני יכול לעשות זה רק מי שהוא מתוקן בשלימות וממילא אין לו נגיעה ויכול לעשות השליחות בשלימות כנ"ל.
ומרע"ה לא הי' בכלל חטא העגל לכן נשאר מתוקן כמו קודם החטא כמלאך. ואיתא כי בש"ק מחזיר מרע"ה לבנ"י הכתרים של הקדמת נעשה כו'.
לכן בני ישראל בשבת קודש הם מתוקנים ויכולין גם כן לקיים המצות בשבת לשמו ית' בלבד:
Et dans le Midrach, une parabole, etc. : en tout lieu il est écrit le nom du roi, 'comme le Nom l'avait ordonné à Moche', etc. ; 'moi je suis à l'intérieur et lui à l'extérieur, appelez-le qu'il entre', etc. - voir la-bas. Car il est écrit 'et Moche ne pouvait entrer', etc.
Il en ressort que Moche notre maître, par l'érection du Tabernacle (Michkan), fit couler un niveau supérieur à sa propre force et à sa compréhension, au point qu'il ne pouvait entrer, etc. C'est un signe merveilleux : celui qui n'à aucun intérêt personnel et n'accomplit que la volonté du Créateur, et qui désire que se fasse selon Sa volonté béni soit-Il la-même où la compréhension de l'homme n'à pas de prise ; et selon l'intention de celui qui accomplit la mitsva, ainsi s'éveille la mitsva, et cette force s'inscrit dans l'accomplissement de la mitsva.
Et c'est ce qui est dit : en chaque chose il est écrit 'comme Il l'avait ordonné', etc. ; par cela il fit que se réalisât en acte la sainteté dans le Tabernacle, depuis un lieu très élevé, au point qu'il ne pouvait entrer, etc. Et par cela sa récompense fut qu'Il l'appela vers Lui : car du fait qu'il s'annula ainsi, telle est la mesure - qu'il s'élève jusque-là, comme dit.
Toutefois, en vérité, seul peut faire cela celui qui est parfaitement réparé et n'à donc aucun intérêt personnel, et peut accomplir la mission dans la perfection, comme dit. Et Moche notre maître ne fut pas dans la faute du veau, c'est pourquoi il demeura réparé comme avant la faute, tel un ange.
Et il est enseigné que, le saint Chabbat, Moche notre maître restitue aux enfants d'Israël les couronnes de l'antériorité de 'nous ferons', etc. C'est pourquoi les enfants d'Israël, le saint Chabbat, sont réparés et peuvent eux aussi accomplir les commandements le Chabbat pour Son nom béni soit-Il uniquement.
בפסוק ונפש כי תחטא כו' והוא עד כו' במדרש מפרש על בנ"י שכל אחד מושבע מהר סיני וזה ושמעה קול אלה והוא עד כמ"ש אתם עדי. או ראה אתה הראת.
או ידע וידעת היום כו'. פי' שבני ישראל נשלחו בעוה"ז לברר מלכותו ית' ויש לכל אחד מישראל השגה וידיעה בנקודת הלב להכיר כבוד מלכותו ית' וצריך למשוך הכל אחר זאת הידיעה.
וזה אם לא יגיד הגדה לשון המשכה. כי תחטא יש לפרש ששליחת הנפש בעוה"ז הוא חסרון בגוף הנפש אך התיקון ע"י בירור כבודו ית' בעולם וז"ש הפסוק שזה תיקון הנפש בעולם.
אך י"ל עוד שקאי אחר החטא ממש שאין צדיק בארץ כו'. ולמה כן.
שע"י החטא אם יתחזק לשוב להשי"ת יוכל לתקן יותר ולהמשיך כל המעשים אחר הבורא ית'. וז"ש כי תחטא ואעפ"כ יש בו הידיעה כו' שהיא נפש הישראלי אם לא יגיד כו' שזה תיקון החטא כנ"ל:
Sur le verset 'Et une âme lorsqu'elle fautera', etc., 'et il est témoin', etc. (Vayikra 5,1) : le Midrach l'expliqué à propos des enfants d'Israël, dont chacun est juré depuis le mont Sinaï ; et c'est 'et elle entendra la voix d'une adjuration (ala)', 'et il est témoin', comme il est dit 'vous êtes Mes témoins' (Yechayahou 43,10) ; où bien 'où il à vu', 'toi, il t'à été donné de voir' (Devarim 4,35) ; où 'où il à su', 'et tu sauras aujourd'hui', etc.
(Devarim 4,39). Le sens : les enfants d'Israël ont été envoyés en ce monde pour manifester Sa royauté béni soit-Il, et chacun d'Israël à une perception et une connaissance dans le point du cœur pour reconnaître la gloire de Sa royauté béni soit-Il, et il doit tout entraîner à la suite de cette connaissance.
Et c'est 'si (im lo) il ne le rapporte pas' (yaggid), le terme 'haggada' étant de la langue de l'entraînement (hamchakha). 'Lorsqu'elle fautera' : on peut expliquer que l'envoi de l'âme en ce monde est en soi un manque dans le corps de l'âme ; mais la réparation se fait par la manifestation de Sa gloire béni soit-Il dans le monde, et c'est ce que dit le verset : voilà la réparation de l'âme dans le monde. Mais on peut dire encore que cela se rapporte à après la faute proprement dite, car 'il n'est pas de juste sur terre [qui fasse le bien et ne faute pas]', etc.
Et pourquoi cela ? Parce que par la faute, si l'homme se renforce pour revenir vers le Nom béni soit-Il, il peut réparer davantage et entraîner tous les actes à la suite du Créateur béni soit-Il.
Et c'est ce qui est dit 'lorsqu'elle fautera' - et néanmoins il y a en elle la connaissance, etc., qui est l'âme d'Israël - 'si il ne le rapporte pas', etc., car c'est la la réparation de la faute, comme dit plus haut.
תרל"ח
[5638]
בעזה"י פ' ויקרא. שבת זכור.
ואיני זוכר כראוי:
Avec l'aide du Ciel, parachat Vayikra. Chabbat Zakhor.
Et je ne me souviens pas comme il conviendrait.
במד' ברכו ה' מלאכיו. לא כל מלאכיו.
תחתונים ע"י שאינם יכולין לעמוד בתפקידיו של הקב"ה כו'. ויש להקשות דאלו הצדיקים ונביאים שנקראו מלאכיו נראה שהם קדושי עליון ומדוע לא נאמר כל מלאכיו.
אבל נראה הפי' שגם באותן הנבחרים מדייק המד' שנק' מלאכיו ולא כל מלאכיו. הגם שאמת שנשמת הצדיק גבוה מהמלאך אבל היא מתלבשת בכמה נמנומים שונים.
וז"ש שאינם יכולין לעמוד בתפקידיו. כי עמידה היא בכל הקומה מראש עד סוף דמות העומד.
וזה רק בעליונים שהם נבדלו מהגשמיות. אבל תחתונים ע"כ יש להם אחיזה בגשמיות.
אכן הנביאים יש להם התרוממות וביטול הגשמיות לעתים הן רב הן מעט ואז נק' מלאכיו. ולכן נקראו גבורי כח שיש להם כח לגבור נגד לבוש הגשמיי ולהתעלות לבחי' עליונים.
ולכן קדמה קריאה משה משה הוא התחברות נשמתו בהשורש לשון חיבה לשון זירוז כן הוא בתו"כ. לשון חיבה הוא על משה הראשון שהוא השורש.
לשון זירוז הוא על משה שני שצריך זירוז כנ"ל:
Dans le Midrach : 'Bénissez le Nom, vous Ses anges' - et non 'tous Ses anges' ; les êtres d'en bas, du fait qu'ils ne peuvent tenir dans les fonctions du Saint béni soit-Il, etc. Et il y a lieu de faire difficulté : ces justes et prophètes qui sont appelés 'Ses anges' apparaissent comme des saints d'en haut, alors pourquoi n'est-il pas dit 'tous Ses anges' ?
Mais il apparaît que le sens est que, même au sujet de ces élus, le Midrach précise qu'ils sont appelés 'Ses anges' et non 'tous Ses anges'. Bien qu'il soit vrai que l'âme du juste est plus élevée que l'ange, elle se revêt cependant de plusieurs assoupissements divers.
Et c'est ce que dit 'qui ne peuvent tenir dans Ses fonctions'. Car la station debout (amida) se fait dans toute la stature, de la tête jusqu'au bout de la figure de celui qui se tient debout ; et cela n'appartient qu'aux êtres d'en haut, qui sont séparés de la matérialité.
Mais les êtres d'en bas ont nécessairement une prise dans la matérialité. Toutefois les prophètes ont une élévation et une annulation de la matérialité par moments, tantôt beaucoup tantôt peu, et alors ils sont appelés 'Ses anges'.
C'est pourquoi ils sont appelés 'les puissants en force', car ils ont la force de vaincre le vêtement matériel et de s'élever à la dimension des êtres d'en haut. Et c'est pourquoi l'appel précède : 'Moche, Moche' est la jonction de son âme à sa racine ; terme d'affection, terme d'empressement, ainsi est-ce dans la Torat Kohanim.
Le terme d'affection porte sur le premier 'Moche', qui est la racine ; le terme d'empressement porte sur le second 'Moche', qui a besoin d'empressement, comme dit plus haut.
« Ceux qui accomplissent Sa parole pour écouter la voix de Sa parole » (Tehilim 103,20), car ils ont fait précéder « nous ferons » à « nous écouterons ». Le Sfat Emet en donne le sens simple des Sages : le Chema précède « Vehaya im chamoa » pour accepter d’abord le joug du Royaume des cieux, ensuite le joug des commandements. « Tout ce qu’a dit le Nom, nous ferons » (Chemot 24,7) est l’acceptation de Sa royauté ; ensuite on mérite d’écouter la voix de Sa parole, les commandements, car une voix de Sa parole est dans chaque commandement. Chaque accomplissement est encore acceptation de Sa royauté : il faut toujours faire pour écouter davantage, et non se libérer de soi-même.
Aussi : la Torah orale, accomplir Sa parole, précède l’écrite après « nous ferons » ; Moché reste au degré d’avant la faute, « vayikra » des anges ; le Michkan unit la parole et la voix
עושי דברו לשמוע בקול דברו שהקדימו נעשה לנשמע כו'. ביאור הענין עפ"י פשוטו כמו שאמרו חכמים למה קדמה פרשת שמע לוהי' אם שמוע שבתחלה יקבל עליו עול מלכות שמים אח"כ עול מצות.
וכל אשר דיבר ה' נעשה הוא קבלת מלכותו עושי דברו בכלל. אח"כ זוכין לשמוע בקול דברו הם המצות דכתיב אם שמוע תשמעו אל מצותי.
מכלל שיש קול דבר ה' בכל מצוה. כמ"ש חכמים שכל אבר מבקש מאדם קיים המצוה התלוי' בי כו'.
ובכל קיום מצוה נק' ג"כ קבלת מלכותו. וזוכין אח"כ לשמוע יותר.
וכך צריך להיות עושי דברו כדי לשמוע ביותר ולא להיפטר בעצמו רק לעשות תמיד לשמוע יותר ולעשות יותר בכל עת. וזה באמת ההפרש בענין התחתונים שכל כחם ע"י הביטול למלכות שמים ומי שיש לו כח לעמוד בהיכל המלך כמשה שלא נפל מהתרוממות הנ"ל.
אבל בנ"י אמרו אם יוספים אנחנו כו'. כמ"ש במד' הרימותי בחור מעם כו':
'Ceux qui accomplissent Sa parole pour écouter la voix de Sa parole' (Psaumes 103,20), car ils ont fait précéder 'nous ferons' à 'nous écouterons', etc. Explication de la chose selon son sens simple, comme l'ont dit les Sages : pourquoi la section du Chema précède-t-elle 'Vehaya im chamoa' ?
Afin que d'abord l'homme accepte sur lui le joug du Royaume des cieux, et ensuite le joug des commandements. Et 'tout ce qu'à dit le Nom, nous ferons' (Exode 24,7) est l'acceptation de Sa royauté, 'ceux qui accomplissent Sa parole' en général.
Ensuite on mérite d'écouter la voix de Sa parole, ce sont les commandements, comme il est écrit 'si vous écoutez Mes commandements' (Deutéronome 11,13). D'où l'on déduit qu'il y a une voix de la parole du Nom dans chaque commandement, comme l'ont dit les Sages : chaque membre demande à l'homme, accomplis le commandement qui dépend de moi, etc.
Et dans chaque accomplissement d'un commandement, cela s'appelle aussi acceptation de Sa royauté, et on mérite ensuite d'écouter davantage. Ainsi doit-on être 'celui qui accomplit Sa parole' afin d'écouter davantage, et non se libérer de soi-même, mais faire toujours pour écouter davantage et faire davantage à chaque instant.
Et c'est en vérité la différence concernant les êtres inférieurs, dont toute la force vient de l'annulation (bitoul) devant le Royaume des cieux ; et celui qui a la force de se tenir dans le palais du Roi, comme Moché, qui n'est pas tombe de l'élévation mentionnée. Mais les enfants d'Israël dirent 'si nous continuons à entendre, nous mourrons' (Deutéronome 5,22), etc., comme il est dit dans le Midrach : 'J'ai élève un élu du peuple', etc.
תרל"ט
[תרל"ט]
במד' ברכו ה' מלאכיו ולא כל מלאכיו תחתונים שאינם יכולים לעמוד בתפקידיו כו'. פי' גם הצדיקים שנקראו מלאכים אעפ"כ א"י לומר בהם כל מלאכיו.
כי יש בהם חלק גשמיי ג"כ ויצה"ר. רק לעתים מתקדשים כמלאכים.
אכן וודאי זאת הוא אחר החטא. אבל מרע"ה שנשאר במעלה ראשונה שהיו בנ"י קודם החטא כמ"ש חירות כו'.
לכן הוא מלאך ממש. ואמר עוד עושי דברו כו'.
הענין הוא דיש תורה שבכתב ושבע"פ. עושי דברו תורה שבע"פ.
לשמוע בקול דברו תורה שבכתב. וביאור הענין דבנ"י נוסף להם התורה על המלאכים.
אבל ענין המלאך להיות עושה רצון בוראו מעצמו. וזה הי' עבודת בנ"י מקודם.
דכתי' כל אשר דבר ה' נעשה. והיינו שבנ"י בעצמותם יכולין לכוון דעת הבורא ית' בלי שום ציווי.
והוא תורה שבע"פ. ולכן בלוחות ראשונות הי' תורה שבע"פ קודם שבכתב וזה הקדמת נעשה לנשמע.
אך אחר החטא צריכין לעורר הכל בכח התורה. ולכן מרע"ה כתיב בו ויקרא לשון שמלאכי השרת משתמשין.
והוא דביקות מצד עצמותו קודם הדיבור והציווי. והוא הקדמת נעשה כנ"ל.
והבן כל זה מאוד:
Dans le Midrach : 'Bénissez le Nom, Ses anges' (Psaumes 103,20) et non tous Ses anges, les êtres inférieurs qui ne peuvent se tenir dans Ses fonctions, etc. Explication : même les justes, appelés anges, on ne peut malgré tout dire d'eux 'tous Ses anges', car il y a en eux aussi une part matérielle et le yetser hara (mauvais penchant) ; ce n'est qu'à certains moments qu'ils se sanctifient comme des anges.
Mais assurément cela est après la faute. Toutefois Moché notre maître, qui est resté au premier degré où se trouvaient les enfants d'Israël avant la faute, comme il est dit 'liberté' (gravée sur les Tables), etc., est donc un ange véritable.
Et il est dit encore 'ceux qui accomplissent Sa parole', etc. La chose est qu'il y a la Torah écrite et la Torah orale : 'ceux qui accomplissent Sa parole', c'est la Torah orale ; 'écouter la voix de Sa parole', c'est la Torah écrite.
Explication : aux enfants d'Israël s'est ajoutée la Torah par rapport aux anges. Mais le propre de l'ange est d'accomplir la volonté de son Créateur de lui-même, et tel était le service des enfants d'Israël auparavant, car il est écrit 'tout ce qu'à dit le Nom, nous ferons'.
C'est-à-dire que les enfants d'Israël, par leur essence même, pouvaient viser la pensée du Créateur, béni soit-Il, sans aucun ordre ; et c'est la Torah orale. C'est pourquoi, dans les premières Tables, la Torah orale précédait l'écrite, et c'est le fait de faire précéder 'nous ferons' à 'nous écouterons'.
Mais après la faute, il faut tout éveiller par la force de la Torah. C'est pourquoi, à propos de Moché notre maître, il est écrit 'vayikra' (Il appela), expression qu'emploient les anges du service ; et c'est l'attachement (devekout) de par son essence, avant la parole et l'ordre, et c'est le fait de faire précéder 'nous ferons', comme ci-dessus.
Comprends bien tout cela.
תר"מ
[תר"מ]
ב"ה. ויקרא.
החודש. בקיצור:
Avec l'aide du Nom. Vayikra.
[Chabbat] Hachodech. En bref :
במד' עושי דברו לשמוע כו'. הפשוט שעל ידי מעשה המשכן זכו לשמוע קול דברו.
ומרע"ה גמר עשיות המשכן שלא הי' יכולין להקימו. לכן ויקרא אל משה.
וביאור הענין דבמשכן ובשבת כתיב אלה הדברים אשר צוה ה' לעשות שנקראו עשי' והיינו עושי דברו תיקון העשי'. והוא מלכות שמים להנהיג כל המעשים אחר רצונו ית'.
כמ"ש אשר דבר ה' נעשה היינו הנהגת הבורא ית' שיהיו נמשכין אחר הנהגתו. כענין דבר אחד לדור.
שההנהגה נק' דבר. לכן אשר דבר כו' ר"ת שם אדנות.
ועי"ז זוכין אח"כ לפנימיות שבמעשה. וז"ש לשמוע בקול דברו.
ומרע"ה הקים המשכן היינו תיקון העשי' עד שורשו. חיבור דיבור וקול.
וז"ש ויקרא כו' והוא מ"ש לעיל בפ' ויקהל בפי' והותר שאחר תיקון השלימות חל עליו שם שמים ושורה ברכה מהמשכות אור שלמעלה מהטבע. וכן מ"ש בחנוכת המזבח ויקריבו נשיאי ישראל.
שאחר גמר המשכן נתרוממו נפשות בנ"י מכש"כ הנשיאים וראשי בנ"י. וכמו כן יש מזה בכל חודש ניסן שהוא ר"ה למלכי ישראל שצריכין ראשי בנ"י להרגיש התרוממות הדעת בימים הללו.
הם העומדים על הפקודים. פקודים הם הפרטים.
וכח הראשים בא ע"י הפרטים. כלל הצריך לפרט.
וכן במד' הרימותי בחור מעם. עכ"ז כתיב מעם.
כי גם התרוממות מרע"ה הי' בכח כללות ישראל. וז"ש רש"י דברי כבושין כו'.
כי בנ"י הי' להם קצת שפלות שלא זכו לעמוד במדריגתם. והשיב השי"ת להם כי התרוממת מרע"ה הוא בעד כללות ישראל:
Dans le Midrach : 'ceux qui accomplissent Sa parole pour écouter', etc. Le sens simple : c'est par l'œuvre du Tabernacle (Michkan) qu'ils méritèrent d'écouter la voix de Sa parole.
Et Moché notre maître acheva la construction du Tabernacle, que les autres ne pouvaient ériger ; c'est pourquoi 'Il appela Moché'. Explication : à propos du Tabernacle et du Chabbat il est écrit 'ce sont les choses que le Nom à ordonné de faire' (Exode 35,1), qui sont appelées 'faire' (assia), et c'est 'ceux qui accomplissent Sa parole', la réparation (tikoun) de l'action.
Et c'est le Royaume des cieux, conduire toutes les actions selon Sa volonté, béni soit-Il, comme il est dit 'ce qu'à dit le Nom, nous ferons' : c'est la conduite (hanhaga) du Créateur, béni soit-Il, afin qu'elles soient entraînées à la suite de Sa conduite, à la manière de 'un seul conducteur par génération' - car la conduite est appelée 'parole' (dabar). C'est pourquoi 'ce qu'à dit (acher dibber)' forme par ses initiales le Nom de Seigneurie (Adnout).
Et par ce moyen on mérite ensuite l'intériorité qui est dans l'action, et c'est ce que dit 'pour écouter la voix de Sa parole'. Et Moché notre maître érigea le Tabernacle, c'est-à-dire la réparation de l'action jusqu'à sa racine, l'union de la parole (dibbour) et de la voix (kol) ; et c'est ce que dit 'Il appela', etc.
Et c'est ce qui a été dit plus haut dans la section Vayakhel, dans l'explication de 'et il y en eut de reste' (Exode 36,7) : qu'après la réparation de la perfection, le Nom du Ciel repose sur lui et une bénédiction réside par l'attraction d'une lumière au-dessus de la nature. De même ce qui est dit à l'inauguration de l'autel, 'les princes d'Israël offrirent' (Nombres 7,2) : qu'après l'achèvement du Tabernacle, les âmes des enfants d'Israël s'élevèrent, à plus forte raison les princes et les chefs des enfants d'Israël.
Et de même il y a de cela chaque mois de Nissan, qui est le nouvel an pour les rois d'Israël, où les chefs des enfants d'Israël doivent ressentir l'élévation de la connaissance (daat) en ces jours. Ce sont ceux qui président au dénombrement (pekoudim) ; les pekoudim sont les détails, et la force des chefs vient par les détails : le général à besoin du particulier.
Et de même dans le Midrach : 'J'ai élève un élu du peuple' - malgré tout il est écrit 'du peuple', car même l'élévation de Moché notre maître était par la force de la collectivité d'Israël. Et c'est ce que dit Rachi : 'des paroles de reproche (divrei kevouchin)', etc.
Car les enfants d'Israël avaient un certain abaissement, de n'avoir pas mérité de se tenir à leur degré ; et le Nom, béni soit-Il, leur répondit que l'élévation de Moché notre maître est pour la collectivité d'Israël.
תרמ"א
[תרמ"א]
במד' גבורי כח עושי דברו כו'. כי הי' ראוי בקבלת התורה להיות כל עם ה' נביאים כמ"ש לעתיד ונבאו בניכם ובנותיכם.
אכן בנ"י אמרו אם יוספים כו'. וכמ"ש ככל אשר שאלת כו'.
כי מזלייהו חזו שלא ישארו כולם במדריגה זו. ונתקן אח"כ ע"י התכללות במדריגות כהנים לוים ישראלים ומרע"ה על כולם.
וז"ש במדרש בנוהג שבעולם כו' משא שאין ס"ר יכולין כו'. והענין הוא להוכיח כי הי' דבורו עם מרע"ה בכח כל בני ישראל.
כמ"ש בשבילכם הוא נדבר עמי. ולכך אמר להם דברי כבושין אלו.
שלא יעלה על דעתם ח"ו כי נתרחקו הם. רק שכח הנבואה אליו על ידם הוא.
וכמ"ש אדם אחד מאלף כו' שבא מכח האלף. [אפשר פי' זה שמעתי מפי מו"ז זלה"ה].
ולכן נחלקו בב' מדריגות. עושי דברו לשמוע בקול דברו.
שיש עוסקי תורה ושזוכין לשמוע קול דברו. ויש עוסקים במצות ומעשים טובים.
וכמ"ש בשומרי שביעית הכתוב מדבר. שהם אנשים פשוטים שבישראל ועל ידיהם מתעלין גם הצדיקים וזוכין עי"ז לשמוע בקול דברו.
וכ' ולא יכול משה לבוא כו' הגם דכתיב ויבוא משה בתוך הענן כו'. אכן נפרש שזאת הנבואה עתה הי' צריך להיות באמצעיות בנ"י.
וכל זמן שבני ישראל לא נתקנו כראוי. לא הי' יכול להיות.
ומזה נוכל ללמוד צדקת רועה נאמן של ישראל. שהגם שנאמר לו ואעשה אותך לגוי גדול.
עכ"ז לא רצה לפרוש עצמו מכלל ישראל. ומעיד עליו הכתוב ולא יכול לבוא כו'.
כפי מה שפרשנו שכ"ז שהרגיש שלא נתקנו כל בנ"י לא יכול כו'. וכמ"ש ע"ז במדרש מכאן ת"ח שאין בו דיעה נבילה טובה הימנו כו'.
ואח"כ כתיב ויקרא. שזכו בנ"י להתקרב ע"י מרע"ה.
דקריאה לשון דביקות. ונאמר באותו יום השמיני קרא משה לאהרן ולבניו ולזקני ישראל.
הוא כנ"ל שנעשה תיקון והתכללות בני ישראל זה בזה עד מרע"ה שנקרא ויקרא אליו. וכענין וקרא זה אל זה כו':
Dans le Midrach : 'puissants en force, qui accomplissent Sa parole', etc. Car il aurait convenu, lors du don de la Torah, que tout le peuple du Nom soit prophètes, comme il est dit pour l'avenir 'vos fils et vos filles prophétiseront' (Joël 3,1).
Mais les enfants d'Israël dirent 'si nous continuons', etc., et comme il est écrit 'selon tout ce que tu as demande' (Deutéronome 18,16). Car par leur constellation (mazal) ils virent qu'ils ne resteraient pas tous à ce degré.
Et cela fut réparé ensuite par l'inclusion mutuelle dans les degrés de prêtres (kohanim), lévites et Israélites, et Moché notre maître au-dessus de tous. Et c'est ce que dit le Midrach : 'à la manière du monde', etc., 'une charge que six-cent-mille ne peuvent porter', etc.
Le sens est de prouver que Sa parole avec Moché notre maître était par la force de tous les enfants d'Israël, comme il est dit 'c'est à cause de vous qu'Il parle avec moi'. C'est pourquoi Il leur adressa ces paroles de reproche, afin qu'il ne leur vienne pas à l'esprit, à Dieu ne plaise, qu'ils sont éloignés, mais que la force de la prophétie vers lui est par leur intermédiaire.
Et comme il est dit 'un homme sur mille' (Ecclésiaste 7,28), etc., qui vient de la force des mille. [Il se peut que cette explication, je l'ai entendue de la bouche de mon grand-père, de mémoire bénie.] C'est pourquoi ils se sont divisés en deux degrés : 'ceux qui accomplissent Sa parole', 'pour écouter la voix de Sa parole'.
Car il y a ceux qui s'occupent de la Torah et méritent d'écouter la voix de Sa parole, et il y a ceux qui s'occupent des commandements et des bonnes actions, comme il est dit : 'l'Écriture parle de ceux qui observent la septième année (chemita)'. Ce sont des hommes simples en Israël, et par eux s'élèvent aussi les justes, qui méritent par ce moyen d'écouter la voix de Sa parole.
Et il est écrit 'Moché ne pouvait entrer' (Exode 40,35), etc., bien qu'il soit écrit 'Moché entra au milieu de la nuée' (Exode 24,18), etc. Mais nous expliquons que cette prophétie devait maintenant se faire par l'intermédiaire des enfants d'Israël, et tant que les enfants d'Israël n'étaient pas réparés comme il convient, elle ne pouvait avoir lieu.
De cela nous pouvons apprendre la justice du berger fidèle d'Israël : bien qu'il lui ait été dit 'et Je ferai de toi une grande nation' (Exode 32,10), malgré tout il ne voulut pas se séparer de la collectivité d'Israël, et l'Écriture témoigne sur lui 'il ne pouvait entrer', etc., selon ce que nous avons expliqué : tant qu'il sentait que tous les enfants d'Israël n'étaient pas réparés, il ne pouvait pas, etc. Et comme il est dit à ce sujet dans le Midrach : 'de la, un disciple des sages sans discernement (deot), une charogne vaut mieux que lui', etc.
Et ensuite il est écrit 'Il appela' : car les enfants d'Israël méritèrent de s'approcher par Moché notre maître, car 'appel' (keria) est une expression d'attachement (devekout). Et il est dit en ce huitième jour 'Moché appela Aharon, ses fils et les anciens d'Israël' (Lévitique 9,1) - c'est comme ci-dessus, qu'il se fit une réparation et une inclusion des enfants d'Israël l'un dans l'autre jusqu'à Moché notre maître, envers qui 'Il appela' ; et à la manière de 'l'un appelait l'autre' (Isaie 6,3), etc.
תרמ"ב
[תרמ"ב]
ויקרא אל משה לכל דברות כו' קדמה קריאה לשון חיבה כמ"ש במד' מלאכיו גבורי כח הנביאים נקראו מלאכים כו' פניו בוערות כלפידים כו'. שקודם הנבואה משתנה באמת לבחי' מלאך.
כי השליחות להמעשה גדול מאוד מגוף המעשה. לכן מלאכיו לא כל מלאכיו שאינם יכולין לעמוד בתפקידיו של הקב"ה.
פי' אף שבפועל מקיימין כל בנ"י המצות. אבל לקבל הציווי ופקודת ה' הוא רק הנביא שנק' מלאך ה' כמ"ש הרימותי בחור מעם.
כי הצדיקים הם התרומה שבוחר השי"ת לחלקו. ובכח הצדיקים נשאר קדושה לכל בנ"י.
ומעין זה נמצא קצת בכל איש ישראל בפרט. כפי מה שמכין עצמו לקיים מצות ה'.
וזה ענין ברכת המצות עובר לעשייתן. שכח הברכה למעלה מגוף המצוה בחי' דביקות וקריאה כנ"ל:
'Il appela Moché' - à toutes les paroles, etc., l'appel précédait, expression d'affection, comme il est dit dans le Midrach : 'Ses anges, puissants en force' - les prophètes sont appelés anges, etc., 'son visage brûlant comme des torches', etc. Car avant la prophétie il se transforme en vérité au niveau (dimension) d'ange, car l'envoi pour l'action est bien plus grand que le corps de l'action.
C'est pourquoi 'Ses anges' et non 'tous Ses anges', ceux qui ne peuvent se tenir dans les fonctions du Saint, béni soit-Il. Explication : bien qu'en fait tous les enfants d'Israël accomplissent les commandements, recevoir l'ordre et le commandement du Nom n'appartient qu'au prophète, appelé 'ange du Nom', comme il est dit 'J'ai élève un élu du peuple'.
Car les justes sont le prélèvement (terouma) que le Nom, béni soit-Il, choisit pour Sa part, et par la force des justes une sainteté demeure pour tous les enfants d'Israël. Et un peu de cela se trouve en chaque homme d'Israël en particulier, selon la manière dont il se prépare à accomplir les commandements du Nom.
Et c'est le sens de la bénédiction sur les commandements qui précède leur accomplissement : car la force de la bénédiction est au-dessus du corps du commandement, niveau d'attachement (devekout) et d'appel, comme ci-dessus.
במד' ת"ח שאין בו דעת נבילה טובה כו' שהרי מרע"ה רבן של כל הנביאים לא רצה לכנוס בלי קריאה. ולכאורה קשה הא כתיב ולא יכול משה לבוא כו'.
אך בדרך שאדם רוצה לילך מוליכין אותו. ולפי עניוות אותו צדיק נאמר ולא יכול.
והאמת כפי מה שמתקרב האדם אל הקב"ה וב"ש. ממילא נופל עליו בושה והכנעה.
ולפי רוממות של מרע"ה כך הי' ענותנותו וזהו העדות על מדריגה גדולה שלו. ודרשו חז"ל אדם ובהמה שערומין בדעת כאדם ומשימין עצמן כמו בהמה.
נמצא שזה עיקר הדעת להבין איך לעשות עצמו כבהמה. ולא כל אדם זוכה לבחי' ענוה באמת.
רק לבטל עצמו אל החכמים. והחכמים אשר להם הדעת הם משימין עצמן כבהמה להבורא ית"ש כמ"ש בהמות הייתי עמך.
שכפי הדביקות כך נמצאת ההכנעה. וז"ש ולא יכול משה לבוא.
ואז ויקרא אליו כו':
Dans le Midrach : 'un disciple des sages sans discernement (daat), une charogne vaut mieux que lui', etc. - car voici, Moché notre maître, le maître de tous les prophètes, ne voulut pas entrer sans appel. À première vue c'est difficile : n'est-il pas écrit 'Moché ne pouvait entrer', etc. ?
Mais 'sur la voie que l'homme veut suivre, on le conduit', et c'est selon l'humilité de ce juste qu'il est dit 'il ne pouvait'. Et la vérité est qu'à mesure que l'homme s'approche du Saint, béni soit-Il et béni soit Son Nom, aussitôt tombent sur lui la honte et la soumission.
Et à la mesure de l'élévation de Moché notre maître, telle était son humilité, et c'est le témoignage de son grand degré. Et nos Sages, de mémoire bénie, ont expliqué 'homme et bête' (Psaumes 36,7) : ceux qui sont ruses en connaissance comme un homme et se font eux-mêmes comme une bête.
Il en résulte que c'est cela l'essentiel de la connaissance : comprendre comment se faire soi-même comme une bête. Et tout homme ne mérite pas le niveau d'humilité véritable, seulement d'annuler soi-même devant les sages ; et les sages, qui possèdent la connaissance, se font eux-mêmes comme une bête devant le Créateur, béni soit Son Nom, comme il est dit 'j'étais une bête auprès de Toi' (Psaumes 73,22).
Car à mesure de l'attachement, telle se trouve la soumission. Et c'est ce que dit 'Moché ne pouvait entrer', et alors 'Il l'appela', etc.
ונפש כי תקריב קרבן מנחה מי דרכו להתנדב מנחה עני מעלה הכתוב כאלו הקריב נפשו. וכן במשנה.
נאמר בעולת בהמה ריח ניחוח ובעוף ריח ניחוח ובמנחה ריח ניחוח ללמדך אחד המרבה כו'. ובוודאי אין הכוונה על הפרש שיווי של הקרבן.
דכך לי דינר כך לי מאה מנה כלפי שמיא. ומאי קמ"ל בזה.
אכן באמת כוונתם גם על הממעיט שאין לו דעת להעלות קרבן חשוב. כי בוודאי גדלה מעלת העולה על המנחה.
שהוא העלאת החי וזה העלאת הצומח. אעפ"כ מי שמכיר את מקומו בוחר במעט אשר יהי' באמת.
מלקפוץ למעלה ממדריגתו. כמ"ש במד' בפסוק טוב מלא כף נחת כו'.
וכ"כ הט"ז באו"ח שהממעיט לשם שמים. היינו שאינו רוצה להרבות.
ע"י שמבין שיעשה יותר בטוב. זה המעט.
וזה הרצון אמת חשוב לפניו יותר כאלו הקריב נפשו שהוא מדבר למעלה ממדריגת החי כנ"ל:
'Et une âme (nefech) qui offre une offrande d'oblation (min'ha)' (Lévitique 2,1) - qui a coutume d'offrir volontairement une oblation ? Le pauvre.
L'Écriture le compte comme s'il avait offert son âme. De même dans la Michna : il est dit à propos de l'holocauste de bête 'odeur agréable', pour l'oiseau 'odeur agréable' et pour l'oblation 'odeur agréable', pour t'enseigner : c'est un pour celui qui fait beaucoup comme pour celui qui fait peu, etc.
Et assurément l'intention ne porte pas sur la différence de valeur de l'offrande, car c'est égal, un denier où cent mines, du point de vue du Ciel ; qu'est-ce que cela nous enseigne donc ? Mais en vérité leur intention porte aussi sur celui qui fait peu, qui n'à pas le discernement d'offrir une offrande importante.
Car assurément la vertu de l'holocauste (ola) est supérieure à celle de l'oblation, car c'est l'élévation du vivant, tandis que celle-ci est l'élévation du végétal. Malgré cela, celui qui connaît sa place choisit le peu qui sera véritable, plutôt que de bondir au-dessus de son degré, comme il est dit dans le Midrach sur le verset 'mieux vaut une paume pleine de tranquillité' (Ecclésiaste 4,6), etc.
Et ainsi à écrit le Taz dans Orach Chaim, que celui qui fait peu pour l'amour du Ciel - c'est-à-dire qu'il ne veut pas faire beaucoup parce qu'il comprend qu'il fera mieux avec ce peu - cette volonté véritable est plus estimée devant Lui, comme s'il avait offert son âme, ce qui est au-dessus du degré du vivant, comme ci-dessus.
תרמ"ג
[תרמ"ג]
בשם מו"ז ז"ל על המאמר בתנא דבי אליהו ובמדרש כל האומר פסוק ושחט כו' צפונה לפני ה' הקב"ה זוכר לו עקידת יצחק דכתיב כי יקריב מכם כו' מן הבהמה כו' הבקר כו'. הענין הוא כי צריך להיות הרצון למסור נפשו לה'.
רק השי"ת נותן להיות הבהמה תמורת האדם. וזה פעל יצחק אבינו במה שנעקד.
והקב"ה קיבל שה חלופו. נמצא עיקר הקרבן הוא מן האדם עכ"ד ז"ל.
וזה ענין הסמיכה בכל כחו. דבמחשבה ורצון הוא מוסר נפשו.
רק שצריך להיות פעולה במעשה ג"כ. וזה נעשה ע"י הבע"ח.
אבל הפנימיות יש גם עתה. לכן תפלות נגד תמידין תיקנום דכתיב ונשלמה פרים שפתינו.
שהדיבור יהי' כמעשה להצטרף עם המס"נ במחשבה. דכתיב ואשפוך את נפשי לפני ה'.
שעיקר התפלה צריך להיות במס"נ לה'. כי התמידין היו קרבן צבור.
ולכן היו אנשי מעמד בעבור כל ישראל. לקיים מסירת נפש כי יקריב מכם כנ"ל.
ע"כ צריכין להיות מוכן לזה הקרבן מאתנו ממש. ואז הי' הקב"ה בונה ביתו לקבל הקרבן במעשה כנ"ל.
ואז אחר החטא היו בנ"י באמת מוכנים למסור נפשם לה'. וניתן להם העצה במעשה ע"י הקרבן כנ"ל.
וביאר מו"ז ז"ל כנ"ל פי' צפונה לפני ה' היינו המחשבה ורצון שהוא עיקר הקרבן מן האדם עצמו לפני ה' הבוחן לבית:
Au nom de mon grand-père, de mémoire bénie, sur l'enseignement du Tana deve Eliyahou et du Midrach : quiconque récite le verset 'et il l'égorgera... au côté nord devant le Nom' (Lévitique 1,11), le Saint, béni soit-Il, lui rappelle la ligature (akeda) d'Its'hak, car il est écrit 'lorsqu'un homme d'entre vous offrira... du bétail... du gros bétail', etc. La chose est qu'il faut qu'il y ait la volonté de livrer son âme au Nom ; seulement le Nom, béni soit-Il, accorde que la bête tienne lieu de l'homme.
Et c'est ce qu'accomplit notre père Its'hak en étant ligature, et le Saint, béni soit-Il, accepta un agneau en son remplacement. Il en résulte que l'essentiel de l'offrande vient de l'homme - fin de ses paroles, de mémoire bénie.
Et c'est le sens de l'imposition des mains (semikha) de toute sa force : car en pensée et en volonté il livre son âme, seulement il faut qu'il y ait aussi une opération dans l'acte, et cela se fait par l'animal ; mais l'intériorité existe aussi maintenant. C'est pourquoi les prières, on les a instituées face aux sacrifices perpétuels (temidin), car il est écrit 'et nous acquitterons par nos lèvres [l'offrande des] taureaux' (Osée 14,3) : que la parole soit comme l'acte, pour se joindre au don de soi (mesirout nefech) dans la pensée, car il est écrit 'et je répands mon âme devant le Nom' (1 Samuel 1,15) - car l'essentiel de la prière doit être dans le don de soi au Nom.
Car les sacrifices perpétuels étaient un sacrifice communautaire, et c'est pourquoi il y avait les hommes de la station (anchei maamad) au nom de tout Israël, pour accomplir le don de l'âme, 'lorsqu'un homme d'entre vous offrira', comme ci-dessus. C'est pourquoi nous devons être prêts pour cette offrande de nous-mêmes véritablement, et alors le Saint, béni soit-Il, bâtissait Sa maison pour recevoir l'offrande dans l'acte, comme ci-dessus.
Et alors, après la faute, les enfants d'Israël étaient véritablement prêts à livrer leur âme au Nom, et il leur fut donné le conseil dans l'acte, par l'offrande, comme ci-dessus. Et mon grand-père, de mémoire bénie, expliqua comme ci-dessus : le sens de 'au côté nord (tsafona) devant le Nom' est la pensée et la volonté - qui sont l'essentiel de l'offrande provenant de l'homme lui-même - devant le Nom qui sonde le cœur.
תרמ"ד
[תרמ"ד]
במד' ברכו ה' מלאכיו ולא כל מלאכיו. תחתונים שאינם יכולין לעמוד בתפקידיו של הקב"ה כתיב מלאכיו ולא כל מלאכיו כו' ע"ש כל המאמר.
פי' אינם יכולין לעמוד מצד עצמם רק בעזר השי"ת כדכתיב ולא יכול משה לבוא כו'. אך ע"י הקריאה שהיא החיבה ודביקות והתקשרות בכח נשמתו.
שהוא החלק שבעליונים. דהאדם כלול מעליונים ותחתונים.
ובכח זה יכולין לעמוד. לכן הי' הקריאה משה משה.
שהוא ב' החלקים. שיש לכל צדיק למעלה ולמטה כמ"ש בזוה"ק פרשת נח.
וכמו כן ללמד לכל בנ"י שכל קיום המצוה צריך להיות מקודם התעוררות דביקות בהשי"ת. וזה ענין ברכת המצות עובר לעשייתן.
כמו שקדמה קריאה לכל דיברות ולכל אמירות כו'. וז"ש המדרש ת"ח שאין בו דעת נבילה טובה הימנו.
פי' כי כל כח החכם שהוא כלי שיכול לקבל חיות אלקות בכח נשמתו. והוא ע"י הביטול.
אבל כשאין בו הדביקות אל השורש וחסר חיות שלו כי בחלק זה התחתון אינו יכול לעמוד. א"כ הוא כנבילה שחסר בו החיות.
והנה קודם החטא היו בני ישראל מוכנים להיות מלאכים ממש. כמ"ש אמרתי א-להים אתם כו'.
ואחר החטא הי' התיקון ע"י הקרבנות. דכ' תבחר ותקרב.
ובני ישראל מקודם נבחרו. אח"כ נתקרבו אחר החטא בכח התשובה.
וזה ענין הקרבנות. וחודש ניסן הזה מיוחד לב' המדריגות.
שבו הי' הבחירה הראשונה במצוה ראשונה שנצטוו בו. ואח"כ הי' בו הקמת המשכן.
ביום השמיני. קרב אל המזבח כו' שהוא בחי' ותקרב.
ואפשר לפרש בזה מ"ש ולא יכול משה לבוא. הגם כי עלה בענן להר.
אך עתה היו בני ישראל בבחי' בעלי תשובות. ובמקום שבע"ת עומדין אין צדיקים גמורים יכולין לעמוד:
Dans le Midrach : 'Bénissez le Nom, Ses anges' et non tous Ses anges. Les êtres inférieurs qui ne peuvent se tenir dans les fonctions du Saint, béni soit-Il : il est écrit 'Ses anges' et non 'tous Ses anges', etc. - voir la-bas tout l'enseignement.
Explication : ils ne peuvent se tenir de par eux-mêmes, mais seulement avec l'aide du Nom, béni soit-Il, comme il est écrit 'Moché ne pouvait entrer', etc. Mais par l'appel, qui est l'affection, l'attachement (devekout) et la liaison par la force de son âme - qui est la part venant des mondes supérieurs, car l'homme est composé de supérieur et d'inférieur - par cette force ils peuvent se tenir.
C'est pourquoi l'appel fut 'Moché, Moché', représentant les deux parts que possède chaque juste, en haut et en bas, comme il est dit dans le Zohar hakadoch, section Noa'h. Et de même pour enseigner à tous les enfants d'Israël que tout accomplissement de commandement doit être précède d'un éveil d'attachement au Nom, béni soit-Il ; et c'est le sens de la bénédiction sur les commandements qui précède leur accomplissement, de même que l'appel précédait toutes les paroles et toutes les énonciations, etc.
Et c'est ce que dit le Midrach : 'un disciple des sages sans connaissance (daat), une charogne vaut mieux que lui'. Explication : car toute la force du sage, c'est qu'il est un réceptacle (keli) capable de recevoir la vitalité divine par la force de son âme, et cela par l'annulation (bitoul) ; mais lorsqu'il n'à pas l'attachement à la racine, sa propre vitalité lui manque, car dans cette part inférieure il ne peut se tenir - il est alors comme une charogne à qui manque la vitalité.
Et voici, avant la faute, les enfants d'Israël étaient prêts à être des anges véritables, comme il est dit 'J'avais dit : vous êtes des êtres divins (Elokim)' (Psaumes 82,6), etc. Et après la faute, la réparation se fit par les sacrifices, car il est écrit 'que Tu choisis et rapprochés' (Psaumes 65,5).
Et les enfants d'Israël furent d'abord choisis (nivharou), puis rapprochés (nitkarvou) après la faute par la force du repentir (techouva) ; et c'est le sens des sacrifices. Et ce mois de Nissan est particulièrement dédié aux deux degrés : car en lui eut lieu le premier choix, dans le premier commandement qui leur fut ordonné, et ensuite eut lieu en lui l'érection du Tabernacle, au huitième jour, 'approche-toi de l'autel', etc., ce qui est le niveau de 'et Tu rapprochés'.
Et l'on peut expliquer par la ce qui est dit 'Moché ne pouvait entrer', bien qu'il fut monte dans la nuée sur la montagne : mais maintenant les enfants d'Israël étaient au niveau de repentants (baalei techouva), et 'à la place où se tiennent les repentants, les justes parfaits ne peuvent se tenir'.
תרמ"ה
[תרמ"ה]
מפ' ויקרא בקיצור
De la section Vayikra, en bref.
Dans le Midrach, « et Moché ne pouvait entrer » : les êtres d'en haut tiennent dans les charges du Saint, béni soit-Il, et non ceux d'en bas. Selon le Sfat Emet, l'âme d'Israël en haut dépasse les anges ; ici-bas elle ne tient que par l'appel et l'assistance du Ciel (siata dichmaya), car la sainteté ne se révèle en ce monde que par l'occultation. « Vayikra » et « Il appela la lumière jour » : une étincelle de la lumière cachée (or haganouz) brille par temps, et la Torah, révélée au don, fut séparée par le Michkan pour entendre la parole. Le daat, sagesse dissimulée, fait la havdala ; les prophéties de Moché étaient de jour, et « vayikra » est un terme d'affection.
Aussi : le baal techouva dépasse le tsadik parfait ; Israël, créé pour témoigner, doit se repentir même de l'inadvertance (chogeg) ; le Chabbat est une paume qui contient la bénédiction, méritée par le labeur des jours ouvrables.
במד' גבורי כח כו'. דכתיב ולא יכול משה לבוא.
הגם כי כחו של מרע"ה מאוד נעלה. מ"מ אמרו בשבילכם הוא נדבר עמי.
פרשנו כי מדריגת בנ"י עתה היו בעלי תשובות. ובדרך ושביל הזה שהיו בנ"י מוכנים דיבר עמו.
וזה הדרך הוא שצריך קריאה והתקרבות. וי"ל פי' הפסוק כי שכן עליו הענן וכבוד ה' מלא.
שהם ב' מדריגות של צדיק גמור ושל בעל תשובה. ובנ"י תיקנו ב' הדרכים.
תבחר ותקרב כמ"ש במ"א. ואז הם בחילא סגי יתיר.
שכן עליו הוא מדריגה הבאה בעזר עליון. וכן פרשנו הטעם שחטאת מתן דמו על הקרנות.
ועולה למטה. משום שבע"ת הוא בחוזק ובמדריגה למעלה מצדיק גמור:
Dans le Midrach: 'puissants en force' etc. (Ps 103,20).
Car il est écrit 'et Moché ne pouvait entrer dans la tente de la rencontre' (Ex 40,35). Bien que la force de Moché notre maître, la paix sur lui, soit très élevée, ils ont néanmoins dit: c'est à cause de vous qu'Il parlait avec moi.
Nous avons expliqué que le niveau d'Israël était alors celui des pénitents (baalei techouva). Et c'est par cette voie et ce sentier, auquel Israël était préparé, qu'Il parla avec lui.
Et cette voie nécessité un appel (keria) et un rapprochement. On peut expliquer le sens du verset 'car la nuée reposait sur elle et la gloire de ה' remplissait (le Tabernacle)': ce sont deux niveaux, celui du juste parfait (tsaddik gamour) et celui du pénitent (baal techouva).
Et Israël à réparé les deux voies. 'Tu choisis et tu rapprochés' (Ps 65,5), comme nous l'avons écrit ailleurs. Et alors ils sont dans une force bien plus grande.
Car 'reposait sur elle' est un niveau qui vient par un secours suprême. Et ainsi avons-nous expliqué la raison pour laquelle le sacrifice pour le péché (hatat) place son sang sur les cornes (de l'autel), tandis que l'holocauste (ola le péché) est en bas: parce que le pénitent est dans la force et à un niveau supérieur au juste parfait.
תרמ"ו
[Année 5646 (תרמ"ו)]
במד' עליונים שיכולין לעמוד בתפקידיו של הקב"ה כו' כל כו'. דכתיב ולא יכול משה לבוא.
הגם כי הי' בהר ארבעים יום ולילה ג"פ. הרי שעליונים יכולין לעמוד ולא תחתונים.
ובוודאי נשמת בנ"י למעלה המה גבוהים ממלאכים. אבל כשנשתלחו למטה אינם יכולין לעמוד רק ע"י קריאה וסייעתא דשמיא.
והטעם שאין הקדושה יכולה להתגלות בעולם הזה רק ע"י הסתר. ובמד' תנחומא כתיב הכא ויקרא וכ' התם ויקרא לאור יום אין אור אלא תורה כו' ע"ש.
והענין הוא דהאור שברא הקב"ה היה מאיר כו' וראה שאין כדאי כו' וגנזו כו'. והיינו שהבדיל בין תערובות אור וחושך.
ולכך הי' קריאה לאור יום. שיש זמנים שיש בהם התנוצצות מאור הגנוז.
וככל הדברים האלה הי' ג"כ בתורה. בעת קבלת התורה הי' בהתגלות.
אח"כ שנעשה קלקול ע"י החטא הי' צריך הבדלה ע"י המשכן וביהמ"ק. דכתיב ונועדתי לך שם כו'.
הרי שכל המשכן נעשה להיות כלי לשמוע דבר ה'. וז"ש עושי דברו לשמוע כו' כמ"ש במ"א באורך.
דבעת קבלת התורה היו ראוין כל בנ"י להיות נביאי ה'. וכן אור התורה מתגלה תמיד כמ"ש חז"ל בת קול יוצאת כו'.
רק שאין יכולין לשמוע. ובמשכן וביהמ"ק הי' לישראל דעת והתקשרות לקבל הדברים.
שע"י מקום הקודש נבדלו בני ישראל מתערובות הרשעים שנמצא בעולם. וז"ש ויקרא אל משה כמ"ש לאור יום.
שנבואות מרע"ה הי' ביום. ולחשך כו' לילה כמו שנמצא בבלעם ויקר כו' ובלילה.
וזה ההבדל שנעשה כמ"ש חז"ל ויקרא בלשון חיבה כו'. וזה הדעת שכתיב ונועדתי שמה כו'.
דאיתא אם אין דעת הבדלה מנין. כי חכמה הוא בהתגלות כמו שהי' מקודם החטא בפרהסיא.
ודעת הוא החכמה הצפונה. וע"ז כתיב מה רב טובך כו'.
וז"ש ויקרא כו'. וז"ש במדרש ת"ח שאין בו דעת כו'.
כי בעוה"ז צריכין לשמור החכמה בדרך הסתר כנ"ל:
Dans le Midrach: les êtres d'en haut qui peuvent tenir dans les chargés du Saint, béni soit-Il, etc., 'tous' etc. Car il est écrit 'et Moché ne pouvait entrer' - bien qu'il fut sur la montagne quarante jours et quarante nuits, trois fois.
Voici donc que les êtres d'en haut peuvent tenir, et non ceux d'en bas. Et certes l'âme d'Israël, en haut, est plus élevée que les anges.
Mais lorsqu'ils furent envoyés en bas, ils ne peuvent tenir que par l'appel et l'assistance du Ciel (siata dichmaya). Et la raison est que la sainteté ne peut se révéler en ce monde que par l'occultation.
Et dans le Midrach Tan'houma: il est écrit ici 'vayikra' (Il appela), et il est écrit la-bas 'Il appela la lumière jour' (Gen 1,5); or il n'y a de 'lumière' que la Torah etc., vois la-bas. Et l'affaire est que la lumière que le Saint béni soit-Il créa éclairait etc., et Il vit qu'elle n'était pas digne etc., et Il la cacha etc.
C'est-à-dire qu'Il sépara le mélange de lumière et d'obscurité. Et c'est pourquoi il y eut un appel à la lumière du jour: car il est des temps où brille une étincelle de la lumière cachée (or haganouz).
Et comme toutes ces choses, il en fut de même pour la Torah. Au moment du don de la Torah, elle était en révélation.
Ensuite, quand se produisit la dégradation par la faute, il fallut une séparation par le Tabernacle (Michkan) et le Temple. Car il est écrit 'et Je me rencontrerai avec toi la' etc.
(Ex 25,22). Voici donc que tout le Tabernacle fut fait pour être un instrument (kli) pour entendre la parole de ה'.
Et c'est ce qui est dit 'ceux qui accomplissent Sa parole pour entendre' etc. (Ps 103,20), comme nous l'avons écrit ailleurs longuement.
Car au moment du don de la Torah, tout Israël était digne d'être prophète de ה'. Et de même, la lumière de la Torah se révèle constamment, comme l'ont dit nos sages: une voix céleste (bat kol) sort etc.; seulement on ne peut pas l'entendre.
Et dans le Tabernacle et le Temple, Israël avait la connaissance (daat) et l'attachement pour recevoir les paroles. Car par le lieu saint, Israël s'est séparé du mélange des méchants qui se trouve dans le monde.
Et c'est ce qui est dit 'Il appela Moché', comme il est dit 'à la lumière le jour': car les prophéties de Moché notre maître se produisaient de jour. 'Et l'obscurité (il appela) nuit', comme on le trouve chez Bilam 'et (Dieu) rencontra' (vayikar) etc., et de nuit. Et c'est la séparation qui fut faite, comme l'ont dit nos sages: 'vayikra' est un terme d'affection etc.
Et c'est cette connaissance (daat) dont il est écrit 'et Je me rencontrerai la' etc. Car il est enseigné: s'il n'y a pas de daat, d'où viendrait la séparation (havdala)?
Car la sagesse ('hokhma) est en révélation, comme c'était avant la faute, en public. Et le daat est la sagesse dissimulée.
Et sur cela il est écrit 'combien grande est Ta bonté (que Tu as cachée)' etc. (Ps 31,20).
Et c'est ce qui est dit 'vayikra' etc. Et c'est ce que dit le Midrach: un érudit (talmid 'hakham) qui n'à pas de daat etc.
Car en ce monde il faut garder la sagesse par la voie de l'occultation, comme ci-dessus.
בפסוק ונפש כי תחטא כו'. ובמד' והוא עד כו' ואתם עדי כו' אתה הראת לדעת כו'.
דהנה בנ"י הוצרכו כפרה על השוגג מה שלא הי' כן בבן נח. והטעם כי בני ישראל נבראו להעיד על הבורא ית'.
וא"י לברר העדות כשיש איזה פגם בהם. ועיין באוה"ח כי החטא אפילו בשוגג עושה פגם בנפש.
וזה פי' נפש כי תחטא ע"ש. ולכן א"י לעשות שליחות כו'.
ואם לא יגיד ונשא עונו כי כל הבריאה ע"ז הי'. ונק' עון לשון מזיד אף שבא ע"י השוגג.
ולכן צריכין לשוב על השוגג כדי שיהיו כשירין לעדות הנ"ל. ואיתא בגמרא האומר ויכולו בשבת מלאכים מלוין אותו וא"ל וסר עונך וחטאתך תכופר.
וכ' בשלטי הגבורים הטעם כי אם אינו אומר ויכולו עובר בלא יגיד ונשא עונו ע"ש פ' כל כתבי. ולפי מ"ש א"ש טפי שהוא סימן שנתכפרו לו החטאים ע"י שזכה לזה העדות של שבת שהוא תכלית בריאת האדם.
ולכן השבת מעיד על בנ"י בזה עצמו שהם מעידין על הבורא יתברך כנ"ל:
Sur le verset 'et une âme qui péchera' etc. (Lev 5,1).
Et dans le Midrach: 'et il est témoin' etc. (Lev 5,1), 'et vous êtes Mes témoins' etc.
(Is 43,10), 'tu as été montre pour savoir' etc. (Deut 4,35).
Or voici, Israël avait besoin d'expiation pour la faute par inadvertance (chogeg), ce qui n'était pas le cas du fils de Noé. Et la raison est qu'Israël à été créé pour témoigner du Créateur, béni soit-Il.
Et l'on ne peut pas établir clairement le témoignage s'il y a en eux quelque défaut. Et vois dans le Or haHaim que la faute, même par inadvertance, cause un défaut dans l'âme (nefech).
Et c'est le sens de 'une âme qui péchera', vois la-bas. Et c'est pourquoi l'on ne peut pas accomplir la mission etc. 'Et s'il ne le déclare pas, il portera sa faute' (Lev 5,1), car toute la Création fut pour cela.
Et cela est appelé 'avon', terme de faute volontaire (mezid), même si elle est venue par inadvertance. Et c'est pourquoi il faut se repentir de la faute par inadvertance, afin d'être apte au témoignage susdit.
Et il est enseigné dans la Guemara: celui qui dit 'vayekhoulou' (Gen 2,1) le Chabbat, des anges l'accompagnent et lui disent 've-sar avonekha ve-hatatekha tekhoupar' ('ta faute s'écarte et ton péché sera expie', Is 6,7). Et il est écrit dans le Chiltei haGiborim la raison: car s'il ne dit pas 'vayekhoulou', il transgresse 's'il ne le déclare pas, il portera sa faute', vois au chapitre Kol Kitvei.
Et selon ce que nous avons écrit, c'est encore mieux, car c'est un signe que ses fautes lui ont été pardonnées du fait qu'il à mérité ce témoignage du Chabbat, qui est le but de la création de l'homme. Et c'est pourquoi le Chabbat témoigne sur Israël, par cela même qu'ils témoignent du Créateur, béni soit-Il, comme ci-dessus.
תרמ"ז-תרמ"ח
[Années 5647-5648 (תרמ"ז-תרמ"ח)]
במד' גבורי כח כו' תחתונים שאינם יכולין לעמוד בתפקידיו כתיב מלאכיו ולא כל מלאכיו. פי' כי כל איש ישראל הוא מלאך ושליח לעשות רצון אביו שבשמים וכשעושה המצוה נק' מלאך אך העליונים הם לעולם דביקים בשליחות הזה.
ותחתונים יש בהם גשמיות וחלק גופני. ובאמת הצדיקים שכובשין את יצרם ונק' גבורי כח כמ"ש איזהו גבור הכובש.
כי הכח הוא הנשמה כמ"ש בזוה"ק בפסוק אשר תמצא ידך לעשות בכחך זו הנשמה ע"ש. ואותן שמכניעים החומר והגשמיות שבגוף אל כח הנפש והנשמה.
הם מלאכים ממש:
Dans le Midrach: 'puissants en force' etc. - ceux d'en bas qui ne peuvent tenir dans Ses chargés: il est écrit 'Ses anges' et non 'tous Ses anges'. Explication: car tout homme d'Israël est un ange et un envoyé pour accomplir la volonté de son Père qui est aux cieux, et quand il accomplit la mitsva il est appelé 'ange'.
Mais ceux d'en haut sont attachés à jamais à cette mission, tandis que ceux d'en bas ont en eux de la matérialité et une part corporelle. Et en vérité, les justes qui domptent leur penchant (yetser) sont appelés 'puissants en force', comme il est dit 'qui est fort? celui qui dompte son penchant' (Avot 4,1).
Car la force (koach) est l'âme (nechama), comme il est dit dans le Zohar sur le verset 'ce que ta main trouve à faire, fais-le avec ta force' (Eccl 9,10): c'est l'âme, vois la-bas. Et ceux qui soumettent la matière et la corporalité du corps à la force de l'âme et de la nechama, ceux-là sont des anges véritables.
במדרש ת"ח שאין בו דעת נבלה טובה הימנו שהרי מרע"ה לא נכנס עד שקראו כו'. וקשה דהא כתיב ולא יכול משה לבוא.
אכן נראה שהוא כענין שכתוב בדרך שאדם רוצה לילך. וע"י שמשה רבינו ע"ה הי' עניו מאוד לכן לא הי' יכול באמת לבוא.
וזהו עצמו ענין הדעת שיהי' נמשך אחר החכמה. שכשהבין שצריך להיות עניו נשתנה עצמו ומהותו עד שלא יכול לבוא.
ות"ח שלומד ואינו נמשך במעשה אחר החכמה נבלה טובה ממנו כנ"ל:
Dans le Midrach: un érudit qui n'à pas de daat (connaissance), une charogne (nevela) vaut mieux que lui - car Moché notre maître n'entra pas jusqu'à ce qu'Il l'appelât etc. Et c'est difficile, car il est écrit 'et Moché ne pouvait entrer'.
Mais il apparaît que c'est de l'ordre de ce qui est écrit: 'sur le chemin que l'homme veut prendre, on le mène' (Makot 10b). Et parce que Moché notre maître était très humble, il ne pouvait donc vraiment pas entrer.
Et c'est cela même l'affaire du daat: qu'il soit entraîne à la suite de la sagesse ('hokhma). Car lorsqu'il comprit qu'il devait être humble, sa propre personne et son essence changèrent au point qu'il ne pouvait entrer.
Et l'érudit qui étudie mais n'est pas entraîne dans l'action à la suite de la sagesse, une charogne vaut mieux que lui, comme ci-dessus.
במד' ונפש כי תחטא ע"ש המשל למלך שהושיב ב' שומרין בפרדס אחד סומא ואחד חיגר כו'. להבין דברי חכמים וחידותם דקשה מה שמירה הוא בפיסח וסומא.
ונראה שהרמז על אדם הראשון שקודם החטא לא הי' הרגשה לנשמה בהנאת הגופניות. רק אחר החטא כתיב ותפקחנה עיני שניהם כו' בטפשין דהאי עלמא.
א"כ מקודם הי' נפש טהורה ולא ראה בהבלי עולם. וממילא הי' הגוף כמו חיגר.
כי כל מעשה עוה"ז לא עשו פגם בנפשו. רק ע"י החטא נתערבו הנפש והגוף.
ומזה בא כל הקלקולים. אכן כתיב אם לא יגיד ונשא עונו כו'.
מכלל שיש תקנה בהגדה כמ"ש במ"א בענין השומר שבת אפילו עובד ע"ז מוחלין לו. כי עתה צריך הנפש להעלות ולתקן גם הגוף וכל הגשמיות כמו שיהי' לעתיד התיקון בשלימות.
וכמ"ש במד' כי העונש הוא בשיתוף הנפש עם הגוף. כמו שהי' החטא.
ממילא מדה טובה מרובה השכר הוא ג"כ בשיתוף הנפש עם הגוף. ובאמת הנשמה היא חלק אלקי ממעל וכל מה שהנשמה מרגשת צריכה להעלותה עמה.
וז"ש ראה כו' ידע. צריך להגיד ולהמשיך.
ושבת סהדותא איקרי. לכן יש בו מצות עונג הגוף ג"כ.
ואיתא בפסוק מכנף הארץ זמירות שמענו. כי כתיב שש כנפים ובכל יום החיות אומרות שירה בכנף אחד ושבת אין להם עוד כנף אומר הקב"ה יש לי כנף אחד בארץ הוא כנס"י ע"ש בתוס' סנהדרין ל"ז.
ושמעתי מפי מו"ז ז"ל מה ענין שירה בכנף לחיות הקודש. רק שע"י השירה מתעלין כמו העוף בכנפיו.
וכ"כ האר"י ז"ל שכל עלי' ע"י שירה ע"ש. א"כ בני ישראל בשבת יש להם עלי' בכח העדות.
והוא למעלה מצבא מרום. כי שבת הוא מעין עוה"ב.
ולעתיד כתיב כעת יאמר ליעקב כו' מה פעל אל. שיהיי' מחיצתן לפנים ממלאכי השרת:
Dans le Midrach sur 'et une âme qui péchera', vois la-bas la parabole du roi qui plaça deux gardiens dans un verger (pardes), l'un aveugle et l'autre boiteux etc. Pour comprendre les paroles des sages et leurs énigmes, car il est difficile: quelle garde peuvent faire un boiteux et un aveugle?
Et il apparaît que l'allusion porte sur Adam, le premier homme, qui, avant la faute, n'avait pas de sensation pour l'âme dans le plaisir de la corporalité. C'est seulement après la faute qu'il est écrit 'et leurs yeux à tous deux s'ouvrirent' etc.
(Gen 3,7), aux sottises de ce monde. Ainsi, auparavant il avait une âme pure et ne voyait pas les vanités du monde.
Et de ce fait le corps était comme un boiteux, car toutes les actions de ce monde ne faisaient pas de défaut à son âme. C'est seulement par la faute que l'âme et le corps se mélangèrent.
Et de la vinrent toutes les dégradations. Mais il est écrit 's'il ne le déclare pas, il portera sa faute' etc.; d'où l'on déduit qu'il y a une réparation dans la déclaration (hagada), comme nous l'avons écrit ailleurs à propos de celui qui garde le Chabbat: même s'il sert des idoles, on lui pardonne.
Car maintenant l'âme doit élever et réparer aussi le corps et toute la corporalité, comme sera la réparation dans sa plénitude à l'avenir. Et comme il est dit dans le Midrach: le châtiment est dans l'association de l'âme avec le corps, comme le fut la faute; de même, la mesure de bien étant plus grande, la récompense aussi est dans l'association de l'âme avec le corps.
Et en vérité l'âme (nechama) est une part divine d'en haut, et tout ce que l'âme ressent, elle doit l'élever avec elle. Et c'est ce qui est dit 'il à vu... il à su': il faut déclarer et prolonger (l'attirer en bas).
Et le Chabbat est appelé témoignage (sahaduta). C'est pourquoi il y a aussi en lui la mitsva du plaisir du corps.
Et il est enseigné sur le verset 'du bout de la terre nous avons entendu des chants' (Is 24,16): car il est écrit 'six ailes' (Is 6,2), et chaque jour les Hayot disent un chant avec une aile, et le Chabbat elles n'ont plus d'aile; le Saint béni soit-Il dit: J'ai une aile sur la terre, c'est Knesset Israël (l'assemblée d'Israël), vois dans les Tossafot Sanhédrin 37. Et j'ai entendu de la bouche de mon grand-père et maître, de mémoire bénie: quel rapport y a-t-il entre le chant avec une aile et les saintes Hayot?
Seulement, par le chant elles s'élèvent comme l'oiseau par ses ailes. Et ainsi à écrit le Ari, de mémoire bénie, que toute élévation se fait par le chant, vois la-bas.
Ainsi Israël, le Chabbat, à une élévation par la force du témoignage. Et elle est au-dessus de l'armée d'en haut.
Car le Chabbat est un avant-goût du monde à venir. Et à l'avenir il est écrit 'en ce temps il sera dit à Yaakov... ce qu'à fait Dieu' (Nb 23,23), car leur enceinte (mehitsa) sera plus intérieure que celle des anges du service.
תרמ"ט
[Année 5649 (תרמ"ט)]
בפסוק ויקרא כו' לאמר. דרשו חז"ל דברי כבושין בשבילכם הוא נדבר עמי.
דכתיב ולא יכול משה לבוא. פרשנו כבר ע"י שהי' ענין המשכן והקרבנות בחי' בעלי תשובה.
ולכן בכל הני מילי דנתקשה מרע"ה היה מצד שהי' בחי' צדיק גמור. ואלה התיקונים היו בבחי' בעלי תשובה כמאמר חז"ל במקום שבע"ת עומדין כו'.
וגם מחצית השקל שהי' לכפר על החטא. ורמזו חז"ל שהראה לו הקב"ה מתחת כסא הכבוד כו'.
כמ"ש גדולה תשובה שמגעת עד כסא הכבוד. והיינו שהשי"ת עוזר לבע"ת שלא בהדרגה.
ומרע"ה הי' כמ"ש עשה האלקים את האדם ישר כו'. [וכזה נמצא בזוה"ק בר"מ ע"י דלא עבידנא קיצוץ ופירוד ע"ש פ' משפטים] אבל תיקון בע"ת הוא אחר שבקשו חשבונות רבים.
והוא דרך אחר. וז"ש בשבילכם הוא נדבר.
שהוא שביל ודרך המיוחד לבעלי תשובה:
Sur le verset 'Il appela... pour dire' (Lev 1,1). Nos sages ont expliqué: des paroles de reproche (divrei kevouchin) - c'est à cause de vous qu'Il parlait avec moi.
Car il est écrit 'et Moché ne pouvait entrer'. Nous avons déjà expliqué que, du fait que l'affaire du Tabernacle et des sacrifices était de l'ordre des pénitents (baalei techouva), c'est pourquoi, dans toutes ces choses où Moché notre maître éprouva de la difficulté, c'était du côté où il était de l'ordre du juste parfait (tsaddik gamour).
Et ces réparations étaient de l'ordre des baalei techouva, selon la parole de nos sages: 'à la place où se tiennent les pénitents, les justes parfaits ne peuvent s'y tenir' etc. Et de même le demi-sicle (mahatsit hachekel) qui servait à expier la faute.
Et nos sages ont fait allusion que le Saint béni soit-Il le lui montra de dessous le Trône de gloire etc., comme il est dit: grande est la techouva, car elle atteint le Trône de gloire. C'est-à-dire que le Saint béni soit-Il aide le pénitent sans progression graduelle.
Et Moché notre maître était comme il est dit 'Dieu à fait l'homme droit' etc. (Eccl 7,29).
[Et de même on trouve dans le Zohar, dans le Raaya Mehemna: 'parce que je ne fais pas de retranchement ni de séparation', vois au chapitre Michpatim.] Mais la réparation du pénitent vient après qu'ils ont cherche de nombreux calculs (Eccl 7,29). Et c'est une autre voie.
Et c'est ce qui est dit 'c'est à cause de vous qu'Il parlait': car c'est un sentier et une voie propres aux baalei techouva.
במד' טוב מלא כף כו' זה השבת. ממלא חפנים עמל ימי המעשה.
נקראים ימי המעשה חפנים שבהם השפע בא ע"י שליח מדרגא לדרגא אחרת. והוא התלבשות השפע בגשמיות.
אבל שבת נקרא מלא כף שהוא כלי מחזיק ברכה כמ"ש ויכלו שנעשין כלים. וכדאיתא בזוה"ק כיון דלא אשתכח בי' מנא כו' אלא כולא בשביעאה תליין.
ומ"מ עיקר השכר מקבלין ע"י העמל בימי המעשה. וז"ש ממלא חפנים שבכח ימי המעשה זוכין אל השבת.
ז"ש ורעות רוח כו':
Dans le Midrach: 'mieux vaut une paume pleine de repos' etc. (Eccl 4,6) - c'est le Chabbat; 'que deux poignées pleines de labeur' - les jours ouvrables (jours de l'action).
Les jours ouvrables sont appelés 'poignées' (hofnaim), car en eux l'abondance (chefa) vient par un intermédiaire, de degré en degré. Et c'est le revêtement de l'abondance dans la matérialité.
Mais le Chabbat est appelé 'paume pleine' (mélo kaf), car c'est un instrument (kli) qui contient la bénédiction, comme il est dit 'vayekhoulou' - qu'ils deviennent des instruments (kelim). Et comme il est enseigné dans le Zohar: puisqu'il ne s'y trouve pas de manne etc., mais tout dépend du septième jour.
Et néanmoins l'essentiel de la récompense se reçoit par le labeur des jours ouvrables. Et c'est ce qui est dit 'deux poignées pleines': car par la force des jours ouvrables on mérite le Chabbat.
C'est ce qui est dit 'et poursuite de vent' etc. (Eccl 4,6).
במדרש ונפש כי תחטא כו' והוא עד כמ"ש אתם עדי אתה הראת לדעת כו'. כבר כתבתי במ"א רק להוסיף עמ"ש שם דז"ש ושמעה קול אלה כו' שיש לכל נפש ישראל תיקונים המיוחדים לו ונשתלח לעולם על דבר מיוחד לברר זאת כמ"ש בחי' תורה ממו"ז ז"ל פ' תשא.
והנפש צריך להעיד ולברר זה שנברא עליו ולמשוך מעשה הגוף אחר זאת הנקודה שהטמין בה הקב"ה. ואם לאו הוא חטא וחסרון גם בנפש.
וז"ש אם לא יגיד להמשיך גם הגוף אחר הנפש. ונשא עונו שנפגם גם הנפש.
ששלימות הנפש תליא בתיקון הגוף. והנפש הוא העד שצריך להעיד ולהזהיר הגוף.
וכן הוא בכלל שנק' בנ"י הנפש. ובשבת קודש דסהדותא איקרי יורד נשמה יתירה שלא נתקלקל ע"י הגוף.
כדי שתוכל להעיד על הבורא ית'. כי הגוף מחשיך שלא תוכל הנפש להעיד ולברר האמת.
וזאת תכלית עבודת האדם. וכשזוכין לגבור הנפש על הגוף ולהעיד העדות הוא סימן על תיקון כל העונות.
לכן אמרו חז"ל האומר ויכלו בש"ק כו' סר עונך וחטאתך תכופר כמ"ש כבר מזה. ולכן כמו שבנ"י מעידין בש"ק עליו ית'.
כן השבת עדות על בני ישראל. [*דזה] שזוכין להעיד העדות הוא עצמו עדות על תיקונם ושלימותם.
ובכל שבת ושבת ניתוסף איזה הארה לנפש הישראלי. וזה ענין ושמעה קול אלה כו' ראה כו' ידע.
כל אחד לפי מדריגה שלו. ובימי המעשה צריכין להמשיך כל המעשים אחר מה שקיבל הנפש בשבת קודש שלא להיות אם לא יגיד כו'.
ודו"ק כי קצרתי ממיעוט פנאי:
Dans le Midrach 'et une âme qui péchera' etc., 'et il est témoin', comme il est dit 'vous êtes Mes témoins', 'tu as été montre pour savoir' etc. J'ai déjà écrit ailleurs; seulement pour ajouter à ce que j'ai écrit la-bas, que c'est le sens de 'et il entend la voix d'imprécation' etc.
(Lev 5,1): car chaque âme d'Israël à des réparations qui lui sont propres, et elle à été envoyée dans le monde pour une chose particulière, pour la clarifier, comme il est dit dans un enseignement de Torah de mon grand-père et maître, de mémoire bénie, au chapitre Tissa. Et l'âme doit témoigner et clarifier ce pour quoi elle à été créée, et entraîner l'action du corps à la suite de ce point que le Saint béni soit-Il y a caché.
Et sinon, c'est une faute et un manque, aussi dans l'âme. Et c'est le sens de 's'il ne le déclare pas' - il faut entraîner aussi le corps à la suite de l'âme; 'il portera sa faute' - car l'âme aussi est atteinte, puisque la plénitude de l'âme dépend de la réparation du corps.
Et l'âme est le témoin qui doit témoigner et avertir le corps. Et ainsi en est-il dans l'ensemble, car Israël est appelé 'l'âme' (nefech).
Et le Chabbat saint, qui est appelé témoignage (sahaduta), il y descend une âme supplémentaire (nechama yetera) qui n'à pas été dégradée par le corps, afin qu'elle puisse témoigner du Créateur, béni soit-Il. Car le corps obscurcit, de sorte que l'âme ne peut témoigner et clarifier la vérité.
Et c'est le but du service de l'homme. Et lorsqu'on mérite que l'âme l'emporte sur le corps et de rendre le témoignage, c'est un signe de la réparation de toutes les fautes.
C'est pourquoi nos sages ont dit: celui qui dit 'vayekhoulou' le Chabbat saint etc., 'ta faute s'écarte et ton péché sera expie', comme je l'ai déjà dit à ce sujet. Et c'est pourquoi, de même qu'Israël témoigne le Chabbat saint sur Lui, béni soit-Il, ainsi le Chabbat est un témoignage sur Israël.
[Car cela] même, qu'ils méritent de rendre le témoignage, est en soi un témoignage sur leur réparation et leur perfection. Et à chaque Chabbat s'ajoute quelque illumination à l'âme d'Israël.
Et c'est le sens de 'et il entend la voix d'imprécation' etc., 'il à vu... il à su' - chacun selon son niveau. Et durant les jours ouvrables il faut entraîner toutes les actions à la suite de ce que l'âme à reçu le Chabbat saint, pour ne pas être dans 's'il ne le déclare pas' etc.
Et sois précis, car j'ai abrégé par manque de temps.
תר"נ
[Année 5650 (תר"נ)]
לכל הדברות וצווים קדמה קריאה לשון חיבה לשון זירוז. והוא רמז לכל המעשים שאדם עובד בהם את הבורא ית'.
צריכין להקדים התלהבות ודביקות לעובדא. וזה שהקדימו חז"ל ברכות המצות עובר לעשייתן.
ואיתא עובדא בלא דחילו ורחימו לא פרחת לעילא שצריכין להקדים אהבה ויראה קודם כל מצוה והוא קריאה. חיבה וזירוז הוא רחימו ודחילו כנ"ל:
À toutes les paroles et à tous les commandements à précédé un appel (keria), terme d'affection, terme d'incitation. Et c'est une allusion à toutes les actions par lesquelles l'homme sert le Créateur, béni soit-Il: il faut faire précéder l'enthousiasme (hitlahavout) et l'attachement (devekout) à l'acte.
Et c'est ce que nos sages ont fait précéder: les bénédictions des mitsvot précédent leur accomplissement. Et il est enseigné: un acte sans crainte et sans amour ne s'envole pas vers le haut - car il faut faire précéder l'amour et la crainte avant toute mitsva, et c'est l'appel.
L'affection et l'incitation sont l'amour (rehimou) et la crainte (dehilou), comme ci-dessus.
ובמד' ת"ח שאין בו דעת כו' דעה חסרת מה קנית כו'. ועיין הלשון בתנחומא כי בכל עת ישב לו משה מן הצד ע"ש.
היינו שמשה רבינו ע"ה הגם כי השי"ת בחר בו מכל הנביאים. הי' בדעתו בכל עת עניו מאד.
ועלה על דעתו שמעתה לא יזכה למדריגה זו. ושמא נמצאים בישראל עתה טובים (מהם) [*ממנו] לכן לכל דיבור הי' קריאה ודביקות אליו מחדש מן השמים.
לאשר הי' תמיד שפל ביותר. והוא עדות על דביקות אמיתיות כי כל הקרוב יותר אליו ית' מתבטל במאוד.
ומשל המד' דעה חסרת יש להבין מ"מ אטו אין מקח בעולם לבד הדעת. אבל הפי' הוא בכל קנין שנחסר על ידו הדעת אינו קנין כלל.
וכמו כן כל קנין שנקנה על ידו הדעת אין בו מחסור. והוא ללמד לכל עובד ה' שמכל מצוה ועבודה צריך לזכות לדביקות.
והסימן הוא שנעשה שפל ביותר כנ"ל. ואמרו חז"ל סימן דלא ידע כלום שבוחי.
הגם שבוודאי יש לו במה לשבוחי נפשי'. אבל הוא סימן שהוא חוסר הדעת.
וא"כ מה קנית. דכתיב אל יתהלל כו' השכל וידוע אותי.
שאם יש במעלות אלו החכמה וגבורה ועושר. דעת ודביקות בשורש הדברים.
בזאת יתהלל. ולכן משה רבינו ע"ה שזכה אל הדעת נעשה בכל עת עניו ביותר.
והוא סימן על הדעת כנ"ל:
Et dans le Midrach: un érudit qui n'à pas de daat etc., 'tu manques de connaissance, qu'as-tu acquis?' etc. Et vois le texte dans le Tan'houma, car en tout temps Moché se tenait à l'écart, vois la-bas.
C'est-à-dire que Moché notre maître, bien que le Saint béni soit-Il l'ait choisi parmi tous les prophètes, était dans sa pensée, en tout temps, très humble. Et il lui venait à l'esprit que désormais il ne mériterait plus ce niveau, et que peut-être se trouvaient alors en Israël des hommes meilleurs que lui.
C'est pourquoi, à chaque parole, il y avait pour lui un appel et un attachement de nouveau, du Ciel, parce qu'il était toujours extrêmement humble. Et c'est un témoignage sur un attachement véritable, car quiconque est plus proche de Lui, béni soit-Il, s'annule extrêmement.
Et la parabole du Midrach 'tu manques de connaissance' est à comprendre: n'y a-t-il donc pas d'acquisition (mikah) dans le monde hormis le daat? Mais l'explication est: toute acquisition où fait défaut le daat n'est pas du tout une acquisition; et de même, toute acquisition acquise par le daat n'à en elle aucun manque.
Et c'est pour enseigner à tout serviteur de ה' que, de toute mitsva et de tout service, il doit mériter l'attachement. Et le signe en est qu'il devient extrêmement humble, comme ci-dessus.
Et nos sages ont dit: le signe de celui qui ne sait rien, c'est qu'il se vante; bien que certes il ait de quoi se vanter, c'est un signe qu'il manque de daat. Et alors, qu'as-tu acquis?
Car il est écrit 'que ne se vante pas le sage de sa sagesse... mais en ceci: qu'il comprend et Me connaît' (Jer 9,22-23). Car s'il y a dans ces qualités - la sagesse, la force et la richesse - du daat et de l'attachement à la racine des choses, en cela qu'il se vante.
Et c'est pourquoi Moché notre maître, qui mérita le daat, devint en tout temps extrêmement humble. Et c'est un signe du daat, comme ci-dessus.
בפסוק נפש כי תחטא במד' ה' שמות לנפש כו' ונדמה להקב"ה ע"ש. כי האדם זוכה ע"י מעשיו לשלימות הנפש כמ"ש בזוה"ק זכה יתיר נותנין לו נפש כו' רוח נשמה ע"ש.
וכמו כן ע"י החטא נתמעט הארת הנפש. תחטא לשון חסרון.
והקב"ה נתן לבנ"י תיקונים בקרבן לכפר השוגג כדי שלא יבוא לזדון כדאיתא במד' תנחומא כי השוגג פתח לבוא למזיד. וע"ז כתיב פודה ה' נפש כו' ולא יאשמו כו'.
וכיון שהנפש נדמה להקב"ה א"כ יש חלק נפש שאין בו מגע חטא כלל והיא נשמה יתירה הבאה בש"ק דכתיב וינפש שלימות הנפש. ונק' מתנה טובה בבית גנזי שאין בה מגע רע כלל.
והוא היפוך מנפש כי תחטא. ולכן הזוכה לזה מוחלין לו עונותיו כמ"ש חז"ל מחללו מחול לו:
Sur le verset 'une âme qui péchera'. Dans le Midrach: cinq noms à l'âme (nefech) etc., et elle ressemble au Saint béni soit-Il, vois la-bas.
Car l'homme mérite par ses actions la plénitude de l'âme, comme il est dit dans le Zohar: s'il mérite davantage, on lui donne 'nefech' etc., 'roua'h', 'nechama', vois la-bas. Et de même, par la faute, l'illumination de l'âme diminue: 'techeta' (péchera) - terme de manque.
Et le Saint béni soit-Il à donné à Israël des réparations par le sacrifice, pour expier l'inadvertance (chogeg), afin qu'il ne vienne pas à la faute volontaire (zadon), comme il est enseigné dans le Midrach Tan'houma, car l'inadvertance ouvre la porte à venir à la faute volontaire. Et sur cela il est écrit 'ה' racheté l'âme de Ses serviteurs, et ils ne seront pas coupables' etc.
(Ps 34,23). Et puisque l'âme ressemble au Saint béni soit-Il, il y a donc une part de l'âme qui n'à aucun contact avec la faute, et c'est la nechama yetera (âme supplémentaire) qui vient le Chabbat saint, comme il est écrit 'vayinafach' (Ex 31,17) - la plénitude de l'âme.
Et elle est appelée 'un bon présent dans Mon trésor', qui n'à aucun contact avec le mal. Et c'est l'oppose de 'une âme qui péchera'.
Et c'est pourquoi celui qui mérite cela, on lui pardonne ses fautes, comme l'ont dit nos sages: 'celui qui le profane (mehallelo), il lui est pardonne (mahoul lo)'.
תרנ"ה
[Année 5655 (תרנ"ה)]
« Vayikra » s'écrit avec un aleph petit. Pour le Sfat Emet, les lettres petites tiennent à l'action : la lumière de la Torah se contracte dans les mitsvot, aspect de « la mitsva est une lampe », et Torat Kohanim réside dans l'action. La Torah est l'aspect de la parole, propre à Moché ; les grandes lettres sont plus haut, dans la pensée. L'aleph est petit car c'est une chose menue à l'égard de Moché. Il faut relier l'action à la parole et la parole à la pensée : celui qui accomplit la mitsva lichma (pour elle-même), comme Moché, relie cette action à la parole du Nom propre à cette mitsva.
Aussi : les inférieurs ont besoin d'une préparation pour recevoir les paroles du Nom, les supérieurs sont toujours prêts ; l'adam englobe les créatures et peut tout rapprocher de la racine ; l'appel « Vayikra » est d'affection, « vayikar » est fortuit comme pour Bileam
בענין א' זעירא דויקרא. דיש אתוון רברבין ובינונים וזעירין.
ובחי' אתוון זעירין נראה דהוא מלה דתליא בעובדא שאור תורה מתפשט ומתצמצם בתוך מעשה המצות בחי' נר מצוה. וזה ענין תורת כהנים שהוא בעובדא.
דיש בחי' מחשבה דיבור ומעשה. והתורה היא בחי' הדיבור.
וזה הי' מיוחד למרע"ה כמו שהי' במתן תורה דכתיב שם ומשה עלה מעצמו שהי' מיוחד למדריגה זו. ואתוון רברבין הם עוד למעלה בשורש התורה שבכתב בחי' מחשבה.
ולכן הם רברבין. כמו שבמחשבה יכולין לחשוב למעלה מהמציאות והטבע.
והדיבור בחי' ממוצע בין המחשבה והמעשה. ולכן כתיב ויקרא בא' זעירא כי הוא מלה זוטרתא לגבי משה.
ובמד' עושי דברו לשמוע בקול דברו. כי צריכין לקשר המעשה בדיבור.
ודיבור במחשבה. ולכן ניתן תורת הכהנים ע"י מרע"ה שיקשר בחי' המעשה בדיבור כמ"ש במד' בכ"ד שהי' עושה הי' כותב שמו של מלך שכתב בכל דבר כאשר צוה ה' את משה ע"ש במד' המשל.
והענין הוא דכתיב לעולם ה' דברך נצב בשמים. כמ"ש דבריו חיים וקיימים.
שכל דיבור ית"ש קיים בשמים ולכן המקיים המצוה לשמה כמשה רבינו. מתקשר זה המעשה ממש בדבר ה' של זו המצוה.
והוא חתימת שמו של מלך. וע"ז מבקשין ויהי נועם ה"א עלינו כו'.
וזה פי' לשמה כי כל התורה שמותיו של הקב"ה. נמצא יש שם מיוחד לכל מצוה שבתורה.
וזהו עושי דברו לשמוע בקול דברו. ובימי המעשה זוכין אל התורה בכח העשי' כמ"ש בזוה"ק תפילין קודם התפלה ועשו לי מקדש ושכנתי ע"ש פ' [*חיי'].
ובשבת אין צריכין תפילין שהם עצמם אות ומאיר אור התורה בעצם היום. וכמו כן נתמעט שבת ממלאכת המשכן בחי' עושי דברו:
Au sujet du aleph petit de Vayikra (le mot Vayikra est écrit avec un aleph réduit). Il y a des lettres grandes, des moyennes et des petites.
Et dans l'aspect des lettres petites il apparaît que c'est une chose qui dépend de l'action, car la lumière de la Torah se répand et se contracte à l'intérieur de l'accomplissement des mitsvot, aspect de 'la mitsva est une lampe' (ner mitsva). Et c'est le sens de Torat Kohanim (le Lévitique) qui réside dans l'action.
Car il y a l'aspect de la pensée, de la parole et de l'action. Et la Torah est l'aspect de la parole.
Et cela était propre à Moche notre maître (Moche rabbenou), comme au don de la Torah dont il est écrit la 'et Moche monta' de lui-même, car il était propre à ce niveau. Et les grandes lettres sont plus haut encore, dans la racine de la Torah écrite, aspect de la pensée.
C'est pourquoi elles sont grandes, car dans la pensée on peut penser au-delà de la réalité et de la nature. Et la parole est l'aspect intermédiaire entre la pensée et l'action.
C'est pourquoi il est écrit 'Vayikra' avec un aleph petit, car c'est une chose menue à l'égard de Moche. Et dans le Midrach: 'ceux qui accomplissent Sa parole pour écouter la voix de Sa parole' (Ps 103,20).
Car il faut relier l'action à la parole, et la parole à la pensée. C'est pourquoi la Torat Kohanim fut donnée par Moche notre maître, afin qu'il relie l'aspect de l'action à la parole, comme il est dit dans le Midrach: pour chaque chose qu'il faisait il écrivait le nom du roi, car il écrivait sur toute chose 'comme le Nom l'avait ordonné à Moche', vois la parabole dans le Midrach.
Et l'idée est qu'il est écrit 'pour toujours, o Nom, Ta parole se tient dans les cieux' (Ps 119,89), comme il est dit 'Ses paroles sont vivantes et subsistantes', car toute parole du Nom béni subsiste dans les cieux. C'est pourquoi celui qui accomplit la mitsva pour elle-même (lichma), comme Moche notre maître, relie cette action-la même à la parole du Nom propre à cette mitsva.
Et c'est la signature du nom du roi. Et sur cela on implore 'que la faveur du Nom notre Dieu soit sur nous', etc.
(Ps 90,17). Et c'est le sens de lichma, car toute la Torah est faite des Noms du Saint béni soit-Il.
Il se trouve donc un Nom particulier pour chaque mitsva de la Torah. Et c'est 'ceux qui accomplissent Sa parole pour écouter la voix de Sa parole'.
Et durant les jours ouvrables on mérite la Torah par la force de l'action, comme il est dit dans le saint Zohar que les téfilines précédent la prière, 'faites-Moi un sanctuaire et Je résiderai' (Ex 25,8), vois-y dans la paracha [Haye Sara]. Et le Chabbat on n'à pas besoin de téfilines, car ils sont eux-mêmes un signe, et la lumière de la Torah éclaire dans l'essence même du jour.
Et de même le Chabbat fut soustrait de l'œuvre du Michkan, aspect de 'ceux qui accomplissent Sa parole'.
במד' ברכו ה' מלאכיו גבורי כח כו' עליונים שיכולין לעמוד בתפקידיו נאמר בהם כל כו' תחתונים כו'. הענין דכתיב עושי דברו לשמוע בקול דברו.
כי תחתונים צריכין הכנה להיות מוכן לקבל דברי ה' ועליונים לעולם מוכנים לזה ואין להם מציאות רק לעשות רצון קונם. ותחתונים צריכין הכנה.
וכן בנין המשכן והמקדש הי' הכנה עושי דברו לשמוע. כמ"ש וישמע כו' הקול מדבר כו' מבין כו' הכרובים כו'.
אכן בשעת קבלת התורה היו בנ"י מוכנים להיות כמלאכי השרת. כמ"ש אמרתי א-להים אתם ובני עליון כולכם כמו עליונים שנאמר בהם כל צבאיו.
ומשה רבינו ע"ה נשאר בזו המדריגה. לכן לא הוצרך לסייע למלאכת המשכן כמ"ש במד' כלי יקר שפתי דעת דבורך חביב עלי.
ובאמת זה מתנת אלקים כמ"ש ישמח משה במתנת חלקו. וכ' ויתן אל משה.
והטעם כי עבד נאמן קראת לו. כי התחתונים מקבלים הכל ע"י יסורים כדאיתא ג' מתנות כו' וכולן ע"י יסורים.
כי צריכין נסיון להיות מוכנים לקבל. אבל משה עבד נאמן לכן ניתן לו במתנה.
ובשבת קודש מחזיר מרע"ה לבני ישראל ג"כ זה הכח. לכן נק' שבת מתנה טובה.
ואיתא במשנה התקן עצמך ללמוד תורה שאינה ירושה לך. ואעפ"כ כתיב תורה צוה לנו משה מורשה קהלת יעקב.
אך מצידנו צריכין הכנה רק מצד משה רבינו ע"ה מחזיר לנו כנ"ל בירושה:
Dans le Midrach: 'Bénissez le Nom, Ses anges, forts et puissants', etc. (Ps 103,20) - les êtres supérieurs qui peuvent se tenir dans Ses fonctions, d'eux il est dit 'toutes [Ses armées]', etc.; les inférieurs, etc.
L'idée est qu'il est écrit 'ceux qui accomplissent Sa parole pour écouter la voix de Sa parole'. Car les inférieurs ont besoin d'une préparation pour être prêts à recevoir les paroles du Nom, tandis que les supérieurs sont toujours prêts à cela et n'ont d'autre existence que d'accomplir la volonté de leur Créateur.
Et les inférieurs ont besoin d'une préparation. Ainsi la construction du Michkan et du Temple était une préparation: 'ceux qui accomplissent Sa parole pour écouter'.
Comme il est écrit 'et il entendait la voix qui lui parlait... d'entre les chérubins', etc. (Nb 7,89).
Toutefois, au moment de recevoir la Torah, les enfants d'Israël étaient prêts à être comme les anges de service, comme il est dit 'J'ai dit: vous êtes des êtres divins, et fils du Très-Haut vous tous' (Ps 82,6), tels les supérieurs dont il est dit 'toutes Ses armées'. Et Moche notre maître, sur lui la paix, resta à ce niveau.
C'est pourquoi il n'eut pas besoin d'aider à l'œuvre du Michkan, comme il est dit dans le Midrach Keli Yakar: 'les lèvres de la connaissance, ta parole m'est chère' (cf. Pr 20,15).
Et en vérité ceci est un don de Dieu, comme il est dit 'que Moche se réjouisse du don de sa part'. Et il est écrit 'et Il donna à Moche' (Ex 31,18).
Et la raison est 'serviteur fidèle Tu l'as appelé'. Car les inférieurs reçoivent tout par les souffrances, comme il est enseigné: trois dons... et tous par les souffrances.
Car il faut une épreuve pour être prêts à recevoir. Mais Moche est un serviteur fidèle, c'est pourquoi cela lui fut donné en présent.
Et le saint Chabbat, Moche notre maître restitue aussi cette force aux enfants d'Israël. C'est pourquoi le Chabbat est appelé un bon présent.
Et il est enseigné dans la Michna: 'préparé-toi à étudier la Torah, car elle n'est pas un héritage pour toi' (Avot 2,12). Et pourtant il est écrit 'Moche nous à prescrit une Torah, héritage de la communauté de Yaakov' (Dt 33,4).
Mais de notre côté il faut une préparation; seulement, du côté de Moche notre maître, il nous la restitue, comme dit plus haut, en héritage.
תרנ"ז
[תרנ"ז]
במד' ברכו ה' מלאכיו ולא כל מלאכיו. תחתונים שאינם יכולין לעמוד בתפקידיו של הקב"ה כו'.
כי האדם כלול מעליונים ותחתונים בחי' נשמה וגוף. ובמתן תורה כתיב אמרתי כו' ובני עליון כולכם.
פי' שהי' ניתקן גם חלק הגוף. ואח"כ נפלו ממדריגה זו.
לכן לא כל מלאכיו. לכן כתיב שאו ידיכם קודש וברכו את ה'.
שצריכין לבטל הגוף וחלק התחתון אל שורש הנשמה. ובזאת יבואו אל הקודש.
ועל ב' אלו כתיב עושי דברו. לשמוע בקול דברו.
ומשה רבינו ע"ה נשאר באותה מדרגה ראשונה. ונק' איש האלקים.
ולכן כתיב ויקרא. ואמרו חז"ל שהקריאה הי' משה משה ששמו שלמטה אחד עם שמו שלמעלה.
ולא נכתב פסיק בין משה משה:
Dans le Midrach: 'Bénissez le Nom, Ses anges' - et non pas tous Ses anges: les inférieurs qui ne peuvent se tenir dans les fonctions du Saint béni soit-Il, etc. Car l'homme est composé de supérieur et d'inférieur, aspect de l'âme et du corps.
Et au don de la Torah il est écrit 'J'ai dit... et fils du Très-Haut vous tous', c'est-à-dire que même la part du corps fut réparée. Puis ils déchurent de ce niveau.
C'est pourquoi 'non pas tous Ses anges'. C'est pourquoi il est écrit 'élevez vos mains vers le sanctuaire et bénissez le Nom' (Ps 134,2).
Car il faut annuler le corps et la part inférieure devant la racine de l'âme. Et par cela ils viendront vers le saint.
Et sur ces deux il est écrit 'ceux qui accomplissent Sa parole pour écouter la voix de Sa parole'. Et Moche notre maître, sur lui la paix, resta à ce premier niveau.
Et il est appelé 'homme de Dieu' (ich haElokim). C'est pourquoi il est écrit 'Vayikra' (Il appela).
Et nos sages ont dit que l'appel était 'Moche, Moche', car son nom d'en bas ne fait qu'un avec son nom d'en haut. Et il n'y a pas de signe de séparation (pessik) écrit entre 'Moche Moche'.
תרנ"ח
[תרנ"ח]
במד' ברכו ה' מלאכיו תחתונים שאינם יכולים לעמוד בתפקידיו נאמר מלאכיו ולא כל מלאכיו. עושי דברו לשמוע כו'.
ודורש על מרע"ה שכולם אמרו אם יוספים כו' ומרע"ה שומע וחי כו'. פי' שאינם יכולין לעמוד בתפקידיו לגמור המצוה בשלימות.
כמו שהי' במלאכת המשכן שמשה רבינו ע"ה הקים את המשכן ואין המצוה נקראת אלא על מי שגומרה. והנה הגמר ותכלית של המעשה לבוא מתוכה אל השמיעה.
כמ"ש עושי דברו לשמוע בקול דברו. דכתיב נר מצוה ותורה אור.
א"כ תכלית המצוה להכין הנר ולהעלות מתוכו אור תורה. וע"ז אמרו נעשה ונשמע לזכות אל אור תורה ע"י נר מצוה.
וכן הוא בכל פרט איש ישראל. וזהו אשרי איש שישמע למצותיך.
כי בכל מצוה יש בה כח התורה השייך למצוה זו. ועושי דברו על דעת כן כדי לשמוע.
יכולין לבוא לזה. לכן כ' ויקרא אל משה כנ"ל:
Dans le Midrach: 'Bénissez le Nom, Ses anges' - les inférieurs qui ne peuvent se tenir dans Ses fonctions, il est dit 'Ses anges' et non 'tous Ses anges'. 'Ceux qui accomplissent Sa parole pour écouter', etc. Et [le Midrach] l'expliqué au sujet de Moche notre maître, car tous [les enfants d'Israël] dirent 'si nous continuons [à entendre nous mourrons]', etc., tandis que Moche notre maître entend et vit, etc.
L'explication: ils ne peuvent se tenir dans Ses fonctions pour achever la mitsva dans sa perfection. Comme il en fut de l'œuvre du Michkan, où Moche notre maître dressa le Michkan, et la mitsva n'est appelée que du nom de celui qui l'achève.
Or l'achèvement et le but de l'action est de parvenir par elle à l'écoute. Comme il est dit 'ceux qui accomplissent Sa parole pour écouter la voix de Sa parole'.
Car il est écrit 'la mitsva est une lampe et la Torah est lumière' (Pr 6,23). Si donc, le but de la mitsva est de préparer la lampe et d'en faire monter la lumière de la Torah.
Et sur cela ils dirent 'nous ferons et nous écouterons' (naasse venichma), pour mériter la lumière de la Torah par la lampe de la mitsva. Et il en est ainsi pour chaque individu d'Israël.
Et c'est 'heureux l'homme qui écoute Tes mitsvot'. Car dans chaque mitsva réside la force de la Torah qui se rapporte à cette mitsva.
Et 'ceux qui accomplissent Sa parole' dans cette intention, afin d'écouter, peuvent parvenir à cela. C'est pourquoi il est écrit 'et Il appela Moche', comme dit plus haut.
במד' יש זהב כו' עגמה נפשו של מרע"ה שלא התנדב למשכן א"ל הקב"ה דבורך חביב עלי כו'. כל מה שנתן לנו מרע"ה נשאר לדורות כמ"ש מורשה כו'.
ואם הי' למשה רבינו ע"ה חלק בעשיות המשכן וקרבנות הי' ג"כ נשאר לדורות. ולכן עגמה נפשו.
והקב"ה השיב כי כלי יקר שפתי דעת שנשאר כוחו בדיבור. כמ"ש ונשלמה פרים שפתינו כמ"ש זאת התורה לעולה למנחה כו' ודו"ק:
Dans le Midrach: 'il y a de l'or...' (Pr 20,15) - l'âme de Moche notre maître s'affligea de n'avoir pas fait de don pour le Michkan. Le Saint béni soit-Il lui dit: 'ta parole m'est chère', etc.
Tout ce que Moche notre maître nous à donné demeure pour les générations, comme il est dit 'héritage', etc. Et si Moche notre maître avait eu une part dans la fabrication du Michkan et des sacrifices, cela aussi serait demeure pour les générations.
C'est pourquoi son âme s'affligea. Et le Saint béni soit-Il répondit que 'les lèvres de la connaissance sont un objet précieux' (Pr 20,15), car sa force est demeurée dans la parole.
Comme il est dit 'et nous acquitterons par des taureaux l'offrande de nos lèvres' (Os 14,3), comme il est écrit 'ceci est la Torah pour l'holocauste, pour l'oblation', etc. (Lv 7,37), et comprends bien.
במד' אדם כי יקריב הה"ד אדם אחד מאלף מצאתי כו' זה אברהם כו' משה כו'. כי האדם כולל כל הברואים ולכן בידו לקרב הכל אל השורש.
וכן הי' אדם הראשון קודם החטא שהי' מקרב כל הבריאה אליו ית"ש. אך אחר החטא ניטל זה הציור אדם שנקרא ע"ש כדמותינו.
וע"ז כתיב וירדו בדגת הים כו'. ובמד' להיות רודה עליהם אם זכה.
ואם לאו נעשה ירוד לפניהם. כי באמת האדם שליט על הכל כמ"ש עשיתי ארץ ואדם עליה בראתי.
אך אם נמשך אחר היצה"ר נעשה עוד ירוד. ולכן כשבא אברהם ותיקן החטא חל עליו שם אדם כמ"ש האדם הגדול בענקים כו'.
וכמו כן בנ"י בכלל שנאמר עליהם אדם אתם קרוין אדם. לפי שנעשו בני חורין ביציאת מצרים.
וחל עליהם צורת אדם. לכן כי יקריב מכם.
וכתיב התם לא דבר רק הוא מכם. הרמז כי אין שום דבר שאין לאיש ישראל בו חלק.
הואיל והוא האדם כנ"ל. ולכן כתיב אדם כי יקריב מכם כו':
Dans le Midrach: 'un homme (adam) qui offrira' (Lv 1,2) - c'est ce qui est écrit 'un homme sur mille j'ai trouvé', etc. (Ec 7,28): c'est Abraham..., Moche..., etc.
Car l'homme englobe toutes les créatures, c'est pourquoi il est en son pouvoir de tout rapprocher de la racine. Et ainsi était Adam le premier avant la faute, qui rapprochait toute la création vers Lui, le Nom béni.
Mais après la faute fut retirée cette forme d'adam, qui est nomme d'après 'à notre ressemblance' (Gn 1,26). Et sur cela il est écrit 'et qu'ils dominent sur les poissons de la mer', etc.
(Gn 1,26). Et dans le Midrach: 'pour dominer sur eux' s'il le mérite, et sinon il devient abaisse devant eux.
Car en vérité l'homme domine sur tout, comme il est dit 'J'ai fait la terre et sur elle j'ai créé l'homme' (Is 45,12). Mais s'il se laisse entraîner après le mauvais penchant (yetser hara), il devient encore plus abaisse.
C'est pourquoi lorsque Abraham vint et répara la faute, le nom d'adam se posa sur lui, comme il est dit 'l'homme le plus grand parmi les géants', etc. (Jos 14,15).
Et de même les enfants d'Israël dans leur ensemble, dont il est dit 'vous êtes appelés adam', parce qu'ils devinrent des hommes libres à la sortie d'Égypte. Et la forme d'adam se posa sur eux.
C'est pourquoi 'lorsqu'un homme offrira d'entre vous'. Et il est écrit la 'ce n'est pas une chose vaine pour vous' (Dt 32,47), l'allusion étant qu'il n'est aucune chose où l'individu d'Israël n'ait une part, puisqu'il est l'adam comme dit plus haut.
C'est pourquoi il est écrit 'un homme qui offrira d'entre vous', etc.
תר"ס
[תר"ס]
מפ' ויקרא ומפ' זכור
De la paracha Vayikra et de la paracha Zakhor.
במד' ברכו ה' מלאכיו. תחתונים שאינם יכולין לעמוד בתפקידיו של הקב"ה נאמר מלאכיו ולא כל מלאכיו.
שבאמת גם בני ישראל נקראו מלאכים שנשתלחו לעשות מצות ה'. ובמתן תורה קבלו כח אלקות אך שלא נשארו במדריגה זו בשלימות.
מ"מ נמצא באיש ישראל חלק מלאכות ה'. וע"ז כתיב אם יש עליו מלאך מליץ אחד מני אלף כו'.
ואמרו חז"ל אפילו תתקצ"ט מלמדין חובה ואחד מלמד זכות ואפילו באותו מלאך תתקצ"ט חלקים לחובה ואחד לזכות הוא ניצל. ופי' שע"י מעשיהם מצות ה' נמצא כח מלאך מליץ יושר עליו בשמים.
ואיתא במד' פסיקתא כי מלאך אחד מני אלף רמוז על משה רבינו ע"ה שהציל את כלי בני ישראל ע"ש בפ' שקלים. ויתכן לרמוז מאמרם ז"ל לפי מ"ש האר"י ז"ל כי לאחר החטא נלקח ממרע"ה מדריגות הגבוהות אשר הי' לו בקבלת התורה ונשאר לו חלק אחד מאלף.
וזה א' זעירא דויקרא ע"ש. ואעפ"כ בחלק אחד מני אלף שבו הציל את כל בנ"י.
ואיתא כי בשבת קודש מחזירין למשה רבינו ע"ה כל מה שהי' לו מקודם. וכן הוא בכלל ישראל.
כי כחו של מרע"ה נמצא בתוך כלל ישראל. וזהו הברכה דכתיב ויברך כו' את יום השביעי.
ואיתא בזוה"ק ויצא ברכתא דקוב"ה לא פחות מאלף. א"כ זוכין בשבת לכל אותן אלף מדריגות שהיו בשעת קבלת התורה כנ"ל:
Dans le Midrach: 'Bénissez le Nom, Ses anges' - les inférieurs qui ne peuvent se tenir dans les fonctions du Saint béni soit-Il, il est dit 'Ses anges' et non 'tous Ses anges'. Car en vérité les enfants d'Israël aussi sont appelés anges (mal'akhim), ayant été envoyés accomplir les mitsvot du Nom.
Et au don de la Torah ils reçurent une force divine, seulement ils ne demeurèrent pas à ce niveau dans sa perfection. Néanmoins il se trouve dans l'individu d'Israël une part de mission divine (mal'akhout).
Et sur cela il est écrit 'si un ange intercesseur est sur lui, un entre mille', etc. (Jb 33,23).
Et nos sages ont dit: même si neuf cent quatre-vingt-dix-neuf plaident à charge et un seul plaide en sa faveur, et même dans cet ange-la neuf cent quatre-vingt-dix-neuf parts sont à charge et une à décharge, il est sauvé. Et l'explication: par leurs actions, les mitsvot du Nom, il se trouve la force d'un ange défenseur qui plaide pour lui dans les cieux.
Et il est enseigné dans le Midrach Pessikta que 'un ange sur mille' fait allusion à Moche notre maître qui a sauvé l'ensemble des enfants d'Israël, vois-y dans la paracha Chekalim. Et il convient d'expliquer par allusion leur propos, selon ce qu'à écrit le Ari (Rabbi Its'hak Louria) de mémoire bénie, qu'après la faute furent retirés de Moche notre maître les hauts niveaux qu'il avait à la réception de la Torah, et il lui resta une part sur mille.
Et c'est le aleph petit de Vayikra, vois-y. Et pourtant, par cette unique part sur mille qui était en lui, il sauva tout Israël.
Et il est enseigné que le saint Chabbat on restitue à Moche notre maître tout ce qu'il avait auparavant. Et il en est de même pour l'ensemble d'Israël, car la force de Moche notre maître se trouve au sein de l'ensemble d'Israël.
Et c'est la bénédiction dont il est écrit 'et Il bénit... le septième jour' (Gn 2,3). Et il est enseigné dans le saint Zohar 'Vayetse' que la bénédiction du Saint béni soit-Il n'est pas moindre que mille.
Si donc, on mérite le Chabbat tous ces mille niveaux qui étaient au moment de la réception de la Torah, comme dit plus haut.
בפסוק ויקרא אל משה אמרו חז"ל לכל הדברות וצווים קדמה קריאה לשון חיבה ולנביאי האומות כתיב ויקר. הענין הוא כי בני ישראל מיוחדים בעצם אל הנבואה.
וזהו הקריאה לומר כי מיוחדת הנבואה אליו. אבל לבלעם כתיב ויקר שנדבר עמו בדרך עראי ובמקרה.
וע"ז כתיב אנכי ה' אלקיך עליך ייחד שמו ביותר. והטעם כי בנ"י בעבודתם ג"כ מיוחדים אליו.
ואפילו נמצא באומות איזה מעשה טוב הוא במקרה. אבל בנ"י עבודתם מיוחדת אליו שיודעים שכל בריאתם בעולם לעשות שליחות הבורא ית"ש כמ"ש עם זו יצרתי לי כו'.
ואם עושין עבודתם במקרה נחשב להם לחטא כמ"ש אם תלכו עמי קרי כו'. כי איש ישראל צריך להיות מיוחד לעבודת השי"ת.
ובמדה זו שהם מודדין כך מודדין להם מן השמים להיות הנבואה ביחוד עליהם. וזה ענין ברכת המצות שאמרו חז"ל שצריך להיות עובר לעשייתן היינו שהכנה והתשוקה קודם עשיית המצוה מתעלה עוד ביותר מעיקר המצוה.
כי במעשה המצוה שייך פניות ותערובות אבל ע"י התשוקה מתדבקין בשורש המצוה כח התורה והקב"ה אשר צוה לעשות המצוה. וע"י אור תורה נעשה המצוה בלי פסולת.
ולכן כתיב ויבוא עמלק כו' ברפידים שרפו ידיהם מן המצות. היינו אעפ"י שעשו את המצוה אבל לא הי' בקביעות וזריזות כראוי.
מיד ויבוא עמלק. אבל כשעושין את המצוה בקביעות וזריזות זה בחי' בית יעקב אש ויוסף להבה.
וע"ש זה נק' צדיק יסוד עולם. שהמצות הם אצלו בקביעות ויסוד.
אז בית עשו לקש:
Sur le verset 'et Il appela Moche' (Lv 1,1), nos sages ont dit qu'à toutes les paroles et commandements précédait un appel, expression d'affection; et pour les prophètes des nations il est écrit 'vayikar' (Il se manifesta de façon fortuite). L'idée est que les enfants d'Israël sont essentiellement liés à la prophétie.
Et c'est l'appel, pour dire que la prophétie lui est propre. Mais pour Bileam il est écrit 'vayikar', car Il lui parla de façon passagère et fortuite.
Et sur cela il est écrit 'Je suis le Nom ton Dieu' (Ex 20,2) - sur toi Il à particularisé Son Nom davantage. Et la raison est que les enfants d'Israël, dans leur service aussi, Lui sont propres.
Et même si l'on trouve chez les nations quelque bonne action, c'est fortuit. Mais les enfants d'Israël, leur service Lui est propre, car ils savent que toute leur création dans le monde est pour accomplir la mission du Créateur, le Nom béni, comme il est dit 'ce peuple que J'ai forme pour Moi', etc.
(Is 43,21). Et s'ils font leur service de façon fortuite, cela leur est compté comme faute, comme il est dit 'si vous marchez avec Moi par hasard (keri)', etc.
(Lv 26,21). Car l'individu d'Israël doit être voué au service du Nom béni soit-Il.
Et selon la mesure dont ils mesurent, ainsi on les mesure depuis les cieux, pour que la prophétie soit particulièrement sur eux. Et c'est le sens de la bénédiction sur les mitsvot, dont nos sages ont dit qu'elle doit précéder leur accomplissement (over la'assiatan), c'est-à-dire que la préparation et le désir avant l'accomplissement de la mitsva s'élèvent encore plus que le corps même de la mitsva.
Car dans l'accomplissement de la mitsva peuvent se mêler des intérêts et des mélanges, mais par le désir on s'attaché à la racine de la mitsva, la force de la Torah et le Saint béni soit-Il qui a ordonné d'accomplir la mitsva. Et par la lumière de la Torah la mitsva se fait sans scorie.
C'est pourquoi il est écrit 'et Amalek vint... à Refidim' (Ex 17,8), car ils avaient relâche leurs mains (rafou yedehem) des mitsvot. C'est-à-dire que, bien qu'ils aient accompli la mitsva, ce n'était pas avec la constance et l'empressement requis.
Aussitôt 'Amalek vint'. Mais lorsqu'on accomplit la mitsva avec constance et empressement, c'est l'aspect de 'la maison de Yaakov sera un feu et Joseph une flamme' (Ov 1,18).
Et pour cela il est appelé 'le juste, fondement du monde' (tsadik yessod olam, Pr 10,25), car les mitsvot sont chez lui en constance et en fondement. Alors 'la maison d'Esav sera du chaume' (Ov 1,18).
תרס"א
[תרס"א]
ויקרא א' זעירא. דהנה משה רבינו ע"ה קיבל כל התורה בארבעים יום וארבעים לילה בשמים.
א"כ למה נאמר לו פרשיות אלו באהל מועד למטה. רק שבני ישראל לא היו מוכנים לקבל התורה שנאמרה לו בשמים.
שהיא בחי' אלף רבתא. וזה הלימוד הי' בקטנות מול מדרגת משה רבינו ע"ה דלגבי' מילתא זוטרתא הוא.
וז"ש וידבר כו' לאמר. שהי' זה לימוד לאמר לבנ"י.
וז"ש בשבילכם הוא נדבר עמי. באותו שביל והדרך שיוכלו בנ"י לקבל.
והנה זה בעצמו ענין הקרבנות. כמ"ש במדרש אשרי תבחר ותקרב.
בחירה בחי' משה בחירו. וכן היו מוכנים בנ"י במתן תורה שנבחרו להיות חלק ה' עמו.
והם עצמם התורה ממש. כדאיתא אורייתא וקוב"ה וישראל כולהו חד.
אבל כאשר נפלנו ממדרגה זו צריכין להתקרבות ע"י הקרבנות. וזה מלה דקיימא בעובדא:
'Vayikra' avec un aleph petit. Car voici, Moche notre maître, sur lui la paix, reçut toute la Torah en quarante jours et quarante nuits dans les cieux.
Si donc, pourquoi ces sections lui furent-elles dites dans la tente d'assignation, en bas? C'est seulement que les enfants d'Israël n'étaient pas prêts à recevoir la Torah qui lui fut dite dans les cieux, laquelle est l'aspect du aleph grand.
Et cet enseignement était en petitesse (katnout) au regard du niveau de Moche notre maître, à l'égard duquel c'est une chose menue. Et c'est ce que dit '[le Nom] parla... pour dire (lemor)', car cet enseignement était pour être dit aux enfants d'Israël.
Et c'est ce que [Moche dit]: 'c'est pour vous qu'Il à parlé avec moi', par ce sentier et ce chemin par lesquels les enfants d'Israël peuvent recevoir. Et voici, ceci même est l'idée des sacrifices (korbanot).
Comme il est dit dans le Midrach 'heureux celui que Tu choisis et rapprochés' (Ps 65,5). Le choix (be'hira) est l'aspect de 'Moche Son élu (be'hiro)'.
Et de même les enfants d'Israël étaient prêts au don de la Torah, ayant été choisis pour être la part du Nom, Son peuple. Et ils sont eux-mêmes la Torah même, comme il est enseigné 'la Torah, le Saint béni soit-Il et Israël sont tous un'.
Mais lorsque nous sommes tombés de ce niveau, il nous faut le rapprochement par les sacrifices. Et c'est une chose qui subsiste dans l'action.
במד' ברכו ה' מלאכיו ולא כל מלאכיו תחתונים שאינם יכולים לעמוד בתפקידיו של הקב"ה כו'. דהנה כתיב ולא יכול משה לבוא כו' כי שכן עליו הענן כו'.
והלא הי' מ' יום ומ' לילה תוך הענן. אבל כתיב משה משה.
ומשה שלמעלה היה תוך הענן. ולמטה הוא חלק ממשה שלמעלה.
ולכן הי' צריך קריאה מקודם משה משה לחבר משה שלמטה למשה שלמעלה. וב' אלו הבחי' עליונים ותחתונים האדם כלול משניהם.
נשמתו שלמעלה יכולה לעמוד. אבל כשנשתלחה למטה היא רק חלק מן הנשמה והשורש נשאר למעלה.
ובאמת זה עצמו ענין הקרבנות לקרב החלק שלמטה אל השורש. ולכן בשבת שיש הארת נשמה יתירה.
הוא הזמן להעיד על הבורא. שבת סהדותא איקרי.
לפי שהוא יומא דנשמתין. ונקרא שלום שנדבק החלק בהשורש.
ואז ברכו ה' מלאכיו:
Dans le Midrach: 'Bénissez le Nom, Ses anges' et non tous Ses anges - les inférieurs qui ne peuvent se tenir dans les fonctions du Saint béni soit-Il, etc. Car voici, il est écrit 'et Moche ne pouvait entrer... car la nuée reposait sur lui', etc.
(Ex 40,35). Or n'était-il pas quarante jours et quarante nuits au sein de la nuée?
Mais il est écrit 'Moche Moche'. Et le Moche d'en haut était au sein de la nuée, et celui d'en bas est une part du Moche d'en haut.
C'est pourquoi il fallait d'abord l'appel 'Moche Moche' pour relier le Moche d'en bas au Moche d'en haut. Et ces deux aspects, supérieur et inférieur, l'homme est composé des deux.
Son âme d'en haut peut se tenir [dans les fonctions], mais lorsqu'elle est envoyée en bas elle n'est qu'une part de l'âme, et la racine demeure en haut. Et en vérité ceci même est l'idée des sacrifices: rapprocher la part d'en bas de la racine.
C'est pourquoi le Chabbat, où il y a l'illumination d'une âme supplémentaire (nechama yetera), est le temps de témoigner sur le Créateur. 'Le Chabbat est appelé témoignage'. Parce qu'il est le jour des âmes (yoma dineshamin).
Et il est appelé paix (chalom), car la part s'attaché à la racine. Et alors 'Bénissez le Nom, Ses anges'.
בפסוק נפש כי תחטא ובמדרש וגם הנפש לא תמנא לפי שהיא מלמעלה משל לעירוני שנטל בת מלכים כו'. כי הנפש יש בה כמה מדריגות.
כדאיתא זכה נטל נפש. זכה יתיר יהבין לי' רוחא.
יהבין לי' נשמתא ע"ש בזוהר אמור. ולעולם אין לזה שיעור שהנשמה חלק אלקות.
ולעולם הנפש לא תמלא. אבל כפי עבודת האדם זוכה להאיר הנפש ולהשלימה.
וע"ז ניתן המצות כמ"ש אשר יעשה אותם האדם וחי בהם להמשיך חיות הנשמה אל הגוף ולהגביר הנפש על הגוף. וע"י החטא להיפוך שליט הגוף על הנפש.
וזה נפש כי תחטא לשון חסרון. שעכ"פ צריך האדם להיות בינוני.
זה וזה שופטן. ולא שיגבר הגוף על הנפש.
שזה מדת הרשעים. בחייהם קרוין מתים.
שאין הנפש שליט לחיות את הגוף. אבל הצדיקים משליטין הנפש על הגוף.
ואז גם הגוף בכלל החיים. ובשבת קודש מאיר הנשמה יתירה.
וזה היפוך נפש כי תחטא. אדרבא הנפש מתחזק בשלימות:
Sur le verset 'une âme (nefech) qui péchera' (Lv 5,1), et dans le Midrach: 'et aussi l'âme ne se remplira pas' (Ec 6,7), parce qu'elle vient d'en haut; parabole d'un homme de la campagne qui épousa une fille de rois, etc. Car l'âme (nefech) comporte plusieurs niveaux.
Comme il est enseigné: s'il le mérite, il reçoit une nefech; s'il mérite davantage, on lui donne un roua'h; on lui donne une nechama, vois-y dans le Zohar de la paracha Emor. Et cela n'à jamais de mesure, car la nechama est une part du divin.
Et jamais la nefech ne se remplira. Mais selon le service de l'homme, il mérite d'illuminer la nefech et de la parfaire.
Et sur cela furent données les mitsvot, comme il est dit 'que l'homme accomplira et vivra par elles' (Lv 18,5), pour attirer la vitalité de la nechama vers le corps et faire prévaloir la nefech sur le corps. Et par la faute c'est l'inverse: le corps domine sur la nefech.
Et c'est 'une âme qui péchera', expression de manque. Car en tout cas l'homme doit être moyen (benoni), 'celui-ci et celui-là le jugent', et que le corps ne prévale pas sur la nefech, ce qui est la mesure des méchants, qui de leur vivant sont appelés morts, car la nefech ne domine pas pour faire vivre le corps.
Mais les justes font prévaloir la nefech sur le corps, et alors le corps aussi est inclus dans la vie. Et le saint Chabbat, l'âme supplémentaire illumine.
Et c'est l'inverse de 'une âme qui péchera'; au contraire, la nefech se renforce dans la perfection.