« Il y a ceux qui héritent et font hériter » (Michna Baba Batra 8,1) : le Noam Elimele'h entend les tsadikim qui cheminent par le monde « Yech » (l'Être). Ils héritent en recevant d'en haut l'influx (chefa) pour l'attirer vers le bas, et font hériter en suscitant un influx en haut, comme « Israël nourrit son Père qui est aux cieux ». Le tsadik se fait comme un désert (midbar), la Torah lui est donnée en don (matana) ; il la fait hériter à D.ieu et attire l'influx en haut puis en bas. L'étude pour elle-même (lichma) fait connaître le Nom et attache à la divinité ; nos Sages ont permis d'étudier autrement pour que l'homme ne demeure pas oisif.
Aussi : la Che'hina appelée « zot » et le taureau qui adoucit les rigueurs ; les premiers hassidim qui s'attardent une heure avant de prier ; les tsadikim qui apaisent les décrets, en secret ou par D.ieu Lui-même.
וזהו "יש נוחלין ומנחילין" רצה לומר אותם הצדיקים ההולכים במדריגתם על ידי עולם הנקרא "יש", "נוחלים" רצה לומר שהם נוחלין מלמעלה השפעה להמשיכה למטה, "ומנחילין" היינו שהם גורמים השפעה למעלה בעולמות עליונים על דרך ישראל מפרנסין לאביהם שבשמים. ומפרש המשנה "נוחלין ומנחילין הבנים את האב" היינו ישראל הצדיקים הנקראים בנים למקום והוא אבינו, אנו מנחילין אותו ית"ש השפעה למעלה, "והאב את הבנים" והוא נותן לנו השפעה למטה.
וזהו "וממדבר מתנה" כו׳, דהיינו שצריך הצדיק לעשות עצמו כמדבר ואז ניתן לו התורה במתגה, "וממתנה נחליאל" רצה לומר שמנחיל התורה לאל ית׳, "ומנחליאל במות" רצה לומר על ידי זה נותן השפעה למעלה בעולמות העליונים, "ומבמות הגיא" פירוש שממשיך השפעה למטה, "והאחין מן האב" פירוש שגם זה גורם השפעה כשיש אחדות בין ישראל, ו"אחין" הוא מלשון מאחה, "מן האב" פירוש על ידי שאב אחד לכולם, על ידי זה יש להם אחדות גמור, "ויש נוחלין ולא מנחילין", דאיתא בגמרא אורך ימים בימינה כו׳ אלא העוסק לשמה יש לו גם אורך ימים והעוסקים שלא לשמה עושר וכבוד לבד, והיינו שהוא על כל פנים גורם השפעה למטה, אבל לא למעלה בעולמות עליונים, ועיקר עסק התורה הקדושה צריך להיות לשמה, שעל ידי זה יוכל לבוא לדעת את ה׳ ולהכיר גדולותיו ונפלאותיו ולהדבק עצמו באלקות, וזהו "וידבר כו׳ את כל הדברים לאמר אנכי" כו׳ רצה לומר שהש"י ב"ה אמר לנו "כל הדברים", היינו כל התורה כולה, כדי "לאמר אנכי ה׳ א-להיך", פירוש שעל ידי התורה יהיה יכול לומר אלקותו לנו, ובכל זה התירו לנו חכמים קצת ואמרו "לעולם ילמוד אדם כו׳ שמתוך כך יבא לשמה", ששורש היסוד והעיקר הוא לשמה כדי להשיג אלקותו ית"ש, ומה שאמרו שמותר ללמוד שלא לשמה, הוא כדי שלא ילך האדם בטל לגמרי חלילה וישועמם, וזהו "שמע בני מוסר אביך" רמז בזה העסק בתורה לשמה, והאיך הוא הדרך ללמדה לשמה? ומפרש שיהא התורה כשתלמוד אותה למוסר לך, שתייסר ותוכיח אותך שתלמוד לשמה ובדביקות, ועל ידי זה הוא נקרא בן לאב הוא הבורא ב"ה, "ואל תטוש תורת אמך" רצה לומר על כל פנים אל תעזוב את התורה לגמרי חלילה, ולמוד אפילו שלא לשמה שזה נקרא בשם נוקבא, שאינו אלא מקבל ולא משפיע. וזהו "יש נוחלין ולא מנחילין הבן את האם" היינו הלומד שלא לשמה הנקרא בשם נוקבא, שזה אינו אלא נוחל השפע למטה וכנ"ל.
Et c'est le sens de 'il y a ceux qui héritent et font hériter' (Michna Baba Batra 8,1) : cela veut dire, ces tsadikim qui cheminent dans leur degré par le moyen du monde appelé 'Yech' (l'Être, littéralement 'il y a'). 'Ils héritent' veut dire qu'ils reçoivent d'en haut l'influx (chefa) pour l'attirer vers le bas ; 'et ils font hériter', c'est-à-dire qu'ils suscitent un influx en haut, dans les mondes supérieurs, à la manière de 'Israël nourrit son Père qui est aux cieux'. Et la Michna précise : 'ils héritent et font hériter - les fils et le père', c'est-à-dire Israël, les tsadikim, qui sont appelés 'fils' du Lieu (Dieu), et Lui est notre Père : nous Lui faisons hériter, à Lui béni soit Son Nom, l'influx d'en haut ; 'et le père aux fils' - et Lui nous donne l'influx en bas.
Et c'est le sens de 'et du désert à Matana' etc. (Nombres 21,18) : le tsadik doit se faire lui-même comme un désert (midbar), et alors la Torah lui est donnée en don (matana). 'Et de Matana à Nahaliël' veut dire qu'il fait hériter la Torah a Dieu (nahal-El), béni soit-Il. 'Et de Nahaliël à Bamot' veut dire que par cela il donne l'influx en haut, dans les mondes supérieurs (bamot, les hauteurs). 'Et de Bamot à la vallée' (Nombres 21,20) : cela signifie qu'il attire l'influx vers le bas. 'Et les frères du côté du père' (Michna Baba Batra 8,1) : cela signifie que cela aussi suscite l'influx, lorsqu'il y a unité entre Israël ; et 'frères' (ahin) est de la langue de 'méahé' (recoudre, rejoindre). 'Du côté du père' signifie : parce qu'ils ont tous un seul Père, par cela ils ont une unité parfaite. 'Et il y a ceux qui héritent et ne font pas hériter' : car il est enseigné dans la Guemara, sur 'longueur de jours est dans sa droite, dans sa gauche richesse et honneur' (Proverbes 3,16), que celui qui s'occupe de la Torah pour elle-même (lichma) a aussi longueur de jours, tandis que ceux qui s'en occupent non pour elle-même n'ont que richesse et honneur (Chabat 63a) ; c'est-à-dire qu'en tout état de cause il suscite l'influx en bas, mais non en haut dans les mondes supérieurs.
Or l'essentiel de l'occupation de la sainte Torah doit être pour elle-même, car par cela on peut parvenir à connaître le Nom et à reconnaître Sa grandeur et Ses merveilles, et à s'attacher à la divinité. Et c'est le sens de 'et Il dit etc. toutes ces paroles, en disant : Je suis' etc.
(Exode 20,1-2) : cela veut dire que le Nom béni soit-Il nous a dit 'toutes ces paroles', c'est-à-dire la Torah tout entière, afin de 'dire : Je suis le Nom ton Dieu', c'est-à-dire que par le moyen de la Torah Il puisse nous dire Sa divinité. Et malgré tout cela nos Sages nous ont permis quelque chose et ont dit : 'que l'homme étudie toujours etc., car par ce biais il en viendra à étudier pour elle-même' (Pessahim 50b) - car la racine, le fondement et l'essentiel est 'pour elle-même', afin d'atteindre Sa divinité, béni soit Son Nom ; et ce qu'ils ont dit, qu'il est permis d'étudier non pour elle-même, c'est afin que l'homme ne demeure pas totalement oisif, à Dieu ne plaise, et ne se laisse pas abattre.
Et c'est le sens de 'écoute, mon fils, la réprimande de ton père' (Proverbes 1,8) : il y a là une allusion à l'occupation de la Torah pour elle-même. Et de quelle manière y parvient-on ?
Il explique : que la Torah, quand tu l'étudieras, te soit une réprimande (moussar), qu'elle te corrige et te reprenne pour que tu étudies pour elle-même et dans l'attachement (dvékout) ; et par cela il est appelé fils du Père, qui est le Créateur béni soit-Il. 'Et n'abandonne pas l'enseignement de ta mère' veut dire : en tout état de cause, ne délaisse pas la Torah entièrement, à Dieu ne plaise, et étudie même non pour elle-même - ce qui est appelé du nom de noukva (le principe féminin, qui reçoit), car cela ne fait que recevoir et n'influe pas. Et c'est le sens de 'il y a ceux qui héritent et ne font pas hériter : le fils et la mère' - c'est-à-dire celui qui étudie non pour elle-même, qui est appelé du nom de noukva, lequel ne fait qu'hériter l'influx en bas, comme ci-dessus.
זאת מנוחתי עדי עד פה אשב כי אותיה. נראה בצירוף הפסוק "בזאת יבא אהרן אל הקודש בפר בן בקר", י"ל הפירוש כי ידוע שהשכינה נקראת "זאת" שהוא דין, והמתקת הדינים צריך להיות בדוגמתו, דהיינו עם גבורה שבחסד, שהשורש הוא חסד הוא ממתיק חסד שבגבורה ונעשה הכל חסד.
וזהו "בזאת כו׳ בפר" דהוא דינים כידוע, "בן בקר" הוא חסד מלשון בוקר, והיינו גבורה שבחסד נקרא בן, שהשורש הוא חסד ועל ידי זה נמתקין הדינים ונעשים רחמים גמורים. וזהו "זאת מנוחתי עדי עד פה אשב" רצה לומר ש"זאת" כנ"ל "היא מנוחתי", מחמת שאני ממתיק הדינים "עד פ"ה אשב", והיינו "פ"ה" עם הכולל הוא גימטריא אלקים, "אשב" פירוש שאני משיב ומהפך הדין לרחמים גמורים, "כי איויתיה" מחמת שתאוותי תמיד על זאת.
והבן.
'Voici Mon repos à tout jamais, ici Je demeurerai car Je l'ai désirée' (Psaumes 132,14). Il semble qu'on puisse l'expliquer en le rapprochant du verset 'c'est avec ceci (bezot) qu'Aharon entrera dans le sanctuaire : avec un jeune taureau' (Lévitique 16,3).
On peut dire que le sens est le suivant : il est connu que la Chekhina est appelée 'zot' (ceci, au féminin), qui est rigueur (din) ; et l'adoucissement des rigueurs doit se faire par son semblable, c'est-à-dire par la guevoura qui est dans le 'hessed - car sa racine est 'hessed, et elle adoucit le 'hessed qui est dans la guevoura, et tout devient 'hessed. Et c'est le sens de 'avec ceci etc., avec un taureau' - car le taureau (par) représente les rigueurs, comme on sait ; 'fils du bovin' (ben bakar) est 'hessed, de la langue de 'boker' (matin) ; et c'est là guevoura qui est dans le 'hessed, appelée 'fils', car sa racine est 'hessed, et par cela les rigueurs sont adoucies et deviennent miséricorde entière.
Et c'est le sens de 'voici Mon repos à tout jamais, ici (po) Je demeurerai' : cela veut dire que 'zot', comme ci-dessus, 'est Mon repos', parce que J'adoucis les rigueurs ; 'jusqu'à po Je demeurerai' - et 'po' (פ"ה) avec le kolel (l'unité ajoutée au compte) à la guematria de Elo-kim (אלקים, 86) ; 'échev' (Je demeurerai) signifie que Je fais revenir (méchiv) et retourne la rigueur en miséricorde entière ; 'car Je l'ai désirée' - parce que Mon désir est toujours porte sur ceci. Et comprends.
אשרי יושבי ביתך כו׳ אשרי העם כו׳, נ"ל דהנה איתא בגמרא חסידים הראשונים היו שוהים שעה אחת כו׳, וכוונתם היה כדי לזכך ולטהר את מחשבתם ולדבק עצמם בעולמות עליונים עד הגיעם קרוב להתפשטות הגשמיות כמבואר בש"ע א"ח, רק אחר כך בשעת התפילה, הדיבור של תפילתם הקדושה נתלבש ממילא במחשבותם הקודמות, וזהו פירוש הגמרא מחשבה טובה הקב"ה מצרפה למעשה, היינו הדיבור שהוא מעשה נגד המחשבה, ועוד יש מדריגה גדולה מזו, דהיינו בשעת התפילה מחשבים גם כן בעולמות ודבוקים שם כאילו אינם בזה העולם כלל, ומובן ממילא "אשרי יושבי ביתך" פירוש שיושבים בעולמות עליונים "עוד יהללוך סלה" רצה לומר אפילו בשעת תפילתם "אשרי העם שככה לו".
'Heureux ceux qui habitent Ta maison' etc. (Psaumes 84,5), 'heureux le peuple' etc.
(Psaumes 144,15). Il me semble ceci : voici, il est enseigné dans la Guemara que les premiers hassidim s'attardaient une heure avant de prier (Berakhot 32b), et leur intention était de purifier et de clarifier leur pensée et de s'attacher aux mondes supérieurs jusqu'à parvenir tout près du dépouillement de la corporalité, comme cela est expliqué dans le Choulhan Aroukh, Orah Haim ; et ensuite seulement, au moment de la prière, la parole de leur sainte prière se revêtait d'elle-même de leurs pensées précédentes.
Et c'est le sens de la parole de la Guemara : 'une bonne pensée, le Saint béni soit-Il la joint à l'acte' (Kidouchin 40a), c'est-à-dire la parole, qui est un acte par rapport à la pensée. Et il y a encore un degré plus grand que celui-ci : c'est qu'au moment même de la prière ils pensent également dans les mondes et y sont attachés comme s'ils n'étaient pas du tout dans ce monde-ci.
Et l'on comprend dès lors 'heureux ceux qui habitent Ta maison' : ils habitent dans les mondes supérieurs ; 'encore Te loueront-ils, sela' veut dire même au moment de leur prière ; 'heureux le peuple à qui il en est ainsi'.
דהנה הקב"ה נתן לצדיקים מתנה שיהא כח בידם לבטל גזירות ולהמתיק הדינים, כאשר כתבנו מזה פעמים הרבה. ונקדים לפרש מה שאנו אומרים "כי כל א-להי העמים אלילים וד׳ שמים עשה", ולכאורה איך מקושר סיפא לרישא, וגם היה לכתוב וד׳ אלקינו כדבר והיפוכו.
אך נראה דהנה ידוע שכל האומות הם תחת השרים המושל עליהם ומנהיגם, והשר אינו יכול למחול להם על סרחונם, אבל אנחנו בני ישראל אין לנו שום שר ומנהיג, רק הבורא ב"ה בכבודו ובעצמו, ומחמת חסדיו הגדולים נתן כח ביד הצדיקים להמתיק דינים ולבטל ממנו כל הגזירות, ולפעמים חלילה הקיטרוג גדול ואין כח כל כך ביד הצדיק להמתיקו, ובעולם העליון הוא עלמא דקשוט, ואז השי"ת ב"ה ברוב רחמיו וחסדיו הגדולים משיב להמקטרג הדין עמך, וכתיב בתורתי אם לא בריתי חוקות שמים וארץ לא שמתי, וכיון שאתה אומר שבני חטאו לפני, אם כן אחריב ואבטל שמים וארץ וכל אשר בהם, ואז בשמעו כך הוא מירתת מאד מדבר הזה, מפני שגם הוא יהיה בטל כשלא יהיה שמים וארץ, ואז גם הוא חוזר מדבריו ונהפוך לסניגור, וזהו "כי כל א-להי העמים אלילים" והם מקטרגים עלינו, והפעולה לזה "וד׳ שמים עשה" כנ"ל. וזה שאמר דוד המלך עליו השלום "השמים שמים לה'" כנ"ל שהשמים הם לד׳, פירוש להוי"ה המרמז לרחמים, שעל ידי השמים נהפך הדין לרחמים כנ"ל, וזה השי"ת ב"ה בעצמו עושה דבר זה, "והארץ נתן לבני אדם" פירוש שגם נתן כח לצדיקים אשר בארץ שיהא כח בידם להמתיק הדינים.
Voici, le Saint béni soit-Il a donné aux tsadikim ce don qu'ils aient le pouvoir d'annuler les décrets et d'adoucir les rigueurs, comme nous l'avons écrit à ce sujet bien des fois. Et nous commencerons par expliquer ce que nous disons : 'car tous les dieux des peuples sont des idoles, et le Nom a fait les cieux' (Psaumes 96,5).
À première vue, comment la fin du verset se rattache-t-elle à son début ? Et il aurait fallu écrire 'et le Nom notre Dieu', comme une chose et son contraire.
Mais il semble que voici : il est connu que toutes les nations sont sous des princes célestes qui les gouvernent et les conduisent, et le prince ne peut pas leur pardonner leur faute ; mais nous, les enfants d'Israël, nous n'avons aucun prince ni conducteur, seulement le Créateur béni soit-Il en Sa gloire et Lui-même ; et en raison de Ses grandes bontés Il a donné le pouvoir aux tsadikim d'adoucir les rigueurs et d'annuler de nous tous les décrets. Et parfois, à Dieu ne plaise, l'accusation est grande et le tsadik n'a pas assez de force pour l'adoucir ; or le monde supérieur est le monde de vérité.
Alors le Nom béni soit-Il, dans Sa grande miséricorde et Ses grandes bontés, répond à l'accusateur : le droit est avec toi, et il est écrit dans Ma Torah 'si Mon alliance n'existait pas, Je n'aurais pas établi les lois du ciel et de la terre' (Jérémie 33,25) ; et puisque tu dis que Mes enfants ont péché devant Moi, alors Je détruirai et J'annulerai le ciel et la terre et tout ce qui s'y trouve. Et alors, en entendant cela, l'accusateur est saisi d'une très grande crainte devant cette chose, parce que lui aussi sera annulé s'il n'y a plus ni ciel ni terre ; et alors lui aussi revient sur ses paroles et se retourne en défenseur.
Et c'est le sens de 'car tous les dieux des peuples sont des idoles' - et ce sont eux qui nous accusent ; et le remède à cela est 'et le Nom a fait les cieux', comme ci-dessus. Et c'est ce qu'a dit le roi David, la paix soit sur lui : 'les cieux sont les cieux du Nom' (Psaumes 115,16), comme ci-dessus, que les cieux appartiennent au Nom - c'est-à-dire au Nom de quatre lettres, qui fait allusion à la miséricorde, car par le moyen des cieux la rigueur se retourne en miséricorde, comme ci-dessus, et c'est le Nom béni soit-Il Lui-même qui accomplit cette chose ; 'et la terre, Il l'a donnée aux fils de l'homme' : cela signifie qu'Il a donné aussi le pouvoir aux tsadikim qui sont sur la terre, qu'ils aient le pouvoir d'adoucir les rigueurs.
וזהו "אשרי העם שככה לו" מלשון וחמת המלך שככה, פירוש אשריו להעם כשיש צדיקים כאלו בעולם, אשר כח בידם לשכך כעס וחימה, ולהשקיט הדינין והקיטרוגים ממנו, "אשרי העם שד׳ א-להיו" רצה לומר כנ"ל שאף לפעמים חלילה שהקיטרוג גדול ואין כח ביד הצדיק להמתיקו, ואז הקב"ה עושה פעולתו בכבודו ובעצמו להמתיקו על ידי תשובת שמים וארץ, ומבטל הדינים ומהפכן לרחמים גדולים עלינו ועל כל ישראל, אמן.
Et c'est le sens de 'heureux le peuple à qui il en est ainsi (chékakha lo)' (Psaumes 144,15), de la langue de 'et la fureur du roi s'apaisa (chakhakha)' (Esther 7,10) : cela signifie, heureux ce peuple lorsqu'il y a dans le monde de tels tsadikim, qui ont le pouvoir d'apaiser la colère et la fureur, et de faire taire les rigueurs et les accusations portées contre lui. 'Heureux le peuple dont le Nom est son Dieu' veut dire, comme ci-dessus, que même lorsque parfois, à Dieu ne plaise, l'accusation est grande et que le tsadik n'a pas le pouvoir de l'adoucir, alors le Saint béni soit-Il accomplit Son œuvre en Sa gloire et Lui-même pour l'adoucir, par la réponse du ciel et de la terre, et Il annule les rigueurs et les retourne en grande miséricorde sur nous et sur tout Israël, amen.
או יאמר ונקדים פסוק "לא יהיה לך אלקים אחרים על פני", שמלת פני אין לו פירוש. ונראה דהנה הצדיק ברצותו להמתיק דינים ולבטלם, צריך לעשות זה בהסתר דבר עד מאד, מפני המקטרג שלא יבין בו, והפנים הוא נגלה, וזהו "לא יהיה לך אלקים אחרים על פני" פירוש שלא יהיה לך הדינים שהם אלקים אחרים, שלא יהיו "לך" פירוש שלך, שלא יהיו נמתקים כשיהיו "על פני" כשתעשה זה בנגלה, כי אם בנסתר כנ"ל, וזהו "אשרי העם שככה לו" שפירושו כנ"ל שיש צדיק שיוכל לשכך הדינים בסתר, ו"לו" דייקא שהוא לשון נסתר, "אשרי העם שד׳ אלקיו", דהנה יש עוד אופן להמתיק דינים, היינו כשישראל הם באחדות, והיינו "ד׳ אלקיו" לשון יחיד, שהם כולם כאיש אחד, ואשרי להם שדינים נמתקים מאליהם.
Ou bien on dira ainsi, et nous commencerons par le verset 'tu n'auras pas d'autres dieux devant Ma face (al panai)' (Exode 20,3), où le mot 'panai' (Ma face) semble sans explication. Et il semble que voici : le tsadik, lorsqu'il veut adoucir les rigueurs et les annuler, doit le faire dans un secret extrême, à cause de l'accusateur, afin que celui-ci ne s'en aperçoive pas ; or la face (panim) est ce qui est dévoilé.
Et c'est le sens de 'tu n'auras pas d'autres dieux sur Ma face' : cela signifie que tu n'auras pas les rigueurs, qui sont 'des elo-kim autres' (les rigueurs étant désignées par le nom Elo-kim), qu'elles ne soient pas 'à toi', c'est-à-dire tiennes ; qu'elles ne soient pas adoucies si c'est 'sur la face', lorsque tu feras cela de manière dévoilée, mais seulement dans le caché, comme ci-dessus. Et c'est le sens de 'heureux le peuple à qui il en est ainsi (chékakha lo)', dont le sens est comme ci-dessus, à savoir qu'il y a un tsadik capable d'apaiser les rigueurs en secret ; et 'lo' précisément, qui est une forme du caché (la troisième personne). 'Heureux le peuple dont le Nom est son Dieu' : car il y a encore une autre manière d'adoucir les rigueurs, à savoir lorsque Israël est dans l'unité ; et c'est 'le Nom est son Dieu' au singulier, car ils sont tous comme un seul homme, et heureux sont-ils, car les rigueurs sont adoucies d'elles-mêmes.
או יאמר משום דלפעמים הצדיק בעצמו צריך לרחמים, ואז נשאר העולם מבלי מגין, וצריך הקב"ה ברחמיו הגדולים בעצמו להמתיק הדינים, וזהו "אשרי העם שככה לו" רצה לומר שיש צדיק כזה שאף לצורך עצמו יכול להמתיק דינים, וזהו מדריגה גדולה כי אין חבוש מתיר את עצמו[162], ולא כן הוא שאף לעצמו יכול לפעול, אך שהעולם נשאר מבלי מגין, כי הצדיק שרוצה להמשיך השפעות לישראל, צריך שלא יחוש לעצמו כלל, ולא יהא כוונתו להנאתו כי אם רק בשביל ישראל לבד, ואמר "אשרי העם שד׳ אלקיו" פירוש שהקב"ה בעצמו יעשה זאת בזמן ההוא, וימתיק בעצמו הדינים ויהפכם לרחמים על ישראל עמו, אמן.
Ou bien on dira ainsi, parce que parfois le tsadik lui-même a besoin de miséricorde, et alors le monde reste sans protecteur, et il faut que le Saint béni soit-Il, dans Sa grande miséricorde, adoucisse Lui-même les rigueurs. Et c'est le sens de 'heureux le peuple à qui il en est ainsi' : cela veut dire qu'il existe un tsadik tel que, même pour son propre besoin, il peut adoucir les rigueurs - et c'est un grand degré, car 'le prisonnier ne se délivre pas lui-même de sa prison' (Berakhot 5b), tandis que celui-ci n'est pas ainsi et peut agir même pour lui-même ; seulement, le monde reste sans protecteur, car le tsadik qui veut attirer les influx sur Israël doit ne se soucier aucunement de lui-même, et son intention ne doit pas viser son propre agrément, mais uniquement Israël seul.
Et il a dit : 'heureux le peuple dont le Nom est son Dieu', c'est-à-dire que le Saint béni soit-Il fera Lui-même cela en ce temps-là, et adoucira Lui-même les rigueurs et les retournera en miséricorde sur Israël Son peuple, amen.
טוב ד׳ לכל. נראה דהעולם הבא נקרא "הכל", כדאיתא בגמרא שלשה הקב"ה הטעימן מעין עולם הבא אברהם יצחק יעקב שנאמר בכל מכל כל.
וזהו "טוב" פירוש המעשים טובים של אדם, הקב"ה עושה מהם סגולה לעולם הבא, וזהו "ד׳ לכל" שהוא משלם לו בעולם הבא הנקרא כל, "ורחמיו על כל מעשיו" פירוש ועניני עולם הזה שהשי"ת נותן לאדם, שהם נקרא "מעשיו", שהם בזה העולם העשיה, הם אינם אלא מצד הרחמים והחסד מהבורא ב"ה.
'Le Nom est bon envers tous' (Psaumes 145,9). On peut expliquer que voici : le monde à venir est appelé 'tout' (kol), comme il est enseigné dans la Guemara que le Saint béni soit-Il a fait goûter à trois hommes un avant-goût du monde à venir - Avraham, Yits'hak et Yaakov - ainsi qu'il est dit 'en tout', 'de tout', 'tout' (Baba Batra 16b-17a).
Et c'est 'bon' : cela signifie que les bonnes actions de l'homme, le Saint béni soit-Il en fait un trésor pour le monde à venir ; et c'est 'le Nom envers tout (kol)' - qu'Il le lui paie dans le monde à venir, qui est appelé 'kol'. 'Et Sa miséricorde est sur toutes Ses œuvres' : cela signifie que les choses de ce monde-ci que le Nom béni soit-Il donne à l'homme, qui sont appelées 'Ses œuvres' parce qu'elles sont dans ce monde-ci, le monde de l'action (assiya), ne viennent que du côté de la miséricorde et de la bonté du Créateur béni soit-Il.
אני בצדק אחזה פניך אשבעה בהקיץ תמונתך. נ"ל דכך אמר דוד מחמת שהיה אוהב ישראל, וחשק מאד להטיב לישראל להסיר מהם כל דינים, ואמר "אני בצדק" פירוש בצדקה, ותפילה הנקרא גם כן צדקה, כמרומז במילת "צדק" - צ׳ אמנין, ק׳ ברכות, ד׳ קדושות, כידוע, וכל מה שאני עושה זה הכל בשביל ישראל, לאחוז מהם הפנים של זעם, וזו היא "אחזה פניך", ובאיזה אופן יהיה לי שכר לעולם הבא? אינו כי אם על ידי שאני מחשב תמיד בעולמות עליונים ועוסק תמיד ברוממותך, וזו "אשבעה" בעולם הבא, הוא "בהקיץ תמונתיך" כמו בשביל הקיץ תמונתך, מה שאני מקיץ ומעורר עצמי לחשוב בתמונתך, אבל השורש המצוות המעשים טובים, אני נותן לישראל להשפיע עליהם רחמים.
'Moi, dans la justice je contemplerai Ta face, je me rassasierai à mon réveil de Ton image' (Psaumes 17,15). Il me semble que David a parlé ainsi parce qu'il aimait Israël et désirait ardemment faire du bien à Israël, en écartant d'eux toutes les rigueurs.
Et il a dit 'moi, dans la justice (tsedek)' - c'est-à-dire par la charité (tsedaka), et par la prière, qui est elle aussi appelée charité, comme il y est fait allusion dans le mot 'tsedek' (צדק) : tsadi (צ) - quatre-vingt-dix amen, kouf (ק) - cent bénédictions, dalet (ד) - quatre kedouchot, comme on sait ; et tout ce que je fais, tout cela est pour Israël, pour saisir et écarter d'eux la face de la colère - et c'est 'je contemplerai Ta face' (éhèzé de la langue de saisir). Et de quelle manière aurai-je une récompense dans le monde à venir ?
Uniquement parce que je pense constamment dans les mondes supérieurs et m'occupe constamment de Ta grandeur ; et c'est 'je me rassasierai' dans le monde à venir, ce qui est 'à mon réveil de Ton image' - comme si l'on disait 'en raison de ce que j'éveille Ton image', c'est-à-dire ce que je m'éveille et me réveille pour penser à Ton image ; mais la racine des mitsvot et des bonnes actions, je la donne à Israël, pour faire couler sur eux la miséricorde.
העושה תפילתו קבע אין תפילתו תחנונים. על דרך המשל אדם המסתכל באיזה חפץ טוב, ואינו משים אל לב מדי יום מעלות החפץ ההוא, אז החפץ ההוא אינו נושא חן בעיניו מחמת ההרגל בו.
ותחנונים הוא לשון חן, והיינו "מי שעושה תפילתו קבע" פירוש שאינו מתאמץ עצמו בכל יום בתשוקה יתירה יותר מיום הקודם לו, "אין תפילתו תחנונים" שאין נושאת חן בעיניו. וזהו "ד׳ חנינו לך קווינו" פירוש מחמת שלך כל תשוקתינו ומקוים אנחנו לך, לכך הוא לחן לנו עד מאד.
'Celui qui fait de sa prière une chose fixe, sa prière n'est pas supplication' (Michna Berakhot 4,4). À titre de parabole : un homme qui regarde un objet précieux et ne prête pas attention chaque jour aux qualités de cet objet, alors cet objet ne trouve plus grâce à ses yeux, à cause de l'habitude qu'il en a.
Or 'tahanounim' (supplications) est de la langue de 'hen' (grâce). Et c'est 'celui qui fait de sa prière une chose fixe', c'est-à-dire qui ne se force pas chaque jour à un désir plus grand que celui de la veille : 'sa prière n'est pas supplication', car elle ne trouve pas grâce à ses yeux.
Et c'est le sens de 'Nom, fais-nous grâce, c'est vers Toi que nous espérons' (Isaie 33,2) : cela signifie que, parce que tout notre désir est tourné vers Toi et que nous espérons en Toi, pour cela elle nous est en grâce à l'extrême.
קדם ידעתי מעדותיך כי לעולם יסדתם כו׳. בהקדים לפרש על דרך הרמז "כיצד עלה בכבש" פירוש כיצד עולה ממדריגה למדריגה, ומפרש "ופנה לסובב" פירוש שיפנה עצמו לסביבות ישראל להשפיע להם די צרכיהם, "דרומית" רצה לומר הרוצה לבוא אל החכמה, כמו "הרוצה להחכים ידרים", "מזרחית" פירוש מיד בקומו בבוקר לא יפנה רק אל התורה, שמזה יבוא לו שיזריח אור גדול, וזהו "השמש יצא על הארץ" פירוש כשיבוא הבהירות על הארץ, הוא הגוף, על ידי עסק התורה, "ולוט בא צוערה" רצה לומר יצר הרע הנקרא לוט בא צוערה, מלשון מצער, שנעשה מצער וקטן, "מזרחית צפונית" פירוש עם האור הזה יכול להשפיע השפעות וטובות גדולות, שצריך לזה הצפנה והטמנה גדולה, שלא יבין המקטרג, על דרך שפירשתי "הרוצה להעשיר יצפין" פירוש מי שרוצה להעשיר את ישראל ולהמשיך עליהם השפעה, צריך להצפין הדבר מן הקטרוג.
וזהו "מצפון זהב יאתה" על ידי שיצפין יבא זהב, היינו השפעות.
'Depuis longtemps j'ai su, par Tes témoignages, que Tu les as fondés pour toujours' etc. (Psaumes 119,152).
Nous commencerons par expliquer par voie d'allusion : 'comment montait-il sur la rampe de l'autel ?' (Michna Zevahim 6,3) - cela signifie : comment monte-t-on de degré en degré ? Et il explique : 'et il se tournait vers le pourtour' - cela signifie qu'il se tourne vers ce qui entoure Israël pour leur faire couler tout ce dont ils ont besoin. 'Angle sud' veut dire celui qui veut parvenir à la sagesse, comme dans 'celui qui veut devenir sage, qu'il aille au sud' (Baba Batra 25b). 'Angle est' signifie que dès son lever le matin il ne se tournera que vers la Torah, ce dont il lui adviendra qu'une grande lumière se lèvera.
Et c'est 'le soleil se leva sur la terre' (Genèse 19,23) : lorsque la clarté vient sur la terre, qui est le corps, par le moyen de l'occupation de la Torah, 'et Lot arriva à Tsoar' - cela veut dire que le mauvais penchant (yetser hara), qui est appelé Lot, 'arriva à Tsoar', de la langue de 'mitséar' (menu), car il devient menu et petit. 'Angle est-nord' signifie qu'avec cette lumière il peut faire couler de grands influx et de grands bienfaits, ce qui requiert une grande dissimulation et un grand enfouissement (nord, tsafon, de la langue de cacher), pour que l'accusateur ne s'en aperçoive pas - selon ce que j'ai expliqué sur 'celui qui veut devenir riche, qu'il aille au nord (yatsfin)' (Baba Batra 25b) : celui qui veut enrichir Israël et attirer sur eux l'influx doit cacher la chose à l'accusation. Et c'est 'du nord vient l'or' (Job 37,22) : par le fait de cacher (yatsfin) viendra l'or, c'est-à-dire les influx.
וזהו "קדם" רצה לומר על ידי מזרח האור, "ידעתי מעדותיך" פירוש אוכל לדעת השני דברים הנקראים "עדות", דהיינו מנורה היתה בדרום ושולחן בצפון ונאמר בשניהם "עדות". וזהו "ידעתי מעדותיך" שאוכל להשיג החכמה כדי להשפיע, "כי לעולם יסדתם" פירוש שכל זה יסדת בשביל העולם, כדי להשפיע להם.
Et c'est 'kédem' (depuis longtemps, littéralement : l'orient) : cela veut dire par le moyen du levant de la lumière ; 'j'ai su par Tes témoignages' signifie que je pourrai connaître les deux choses appelées 'témoignage' (edout), à savoir la menora qui était au sud et la table qui était au nord (Yoma 33b), et il est dit de l'une et de l'autre 'témoignage'. Et c'est 'j'ai su par Tes témoignages', que je pourrai atteindre la sagesse afin de faire couler l'influx ; 'car Tu les as fondés pour toujours (leolam)' signifie que tout cela, Tu l'as fondé pour le monde (olam), afin de faire couler sur eux.
טעמו וראו כי טוב ד׳. ויש לפרש דהנה האדם אין רשאי להנות מהעוה"ז, הן אכילה ושתיה, והן הראיה שאדם רואה בעיניו שהם עיקר החמדה, כדרך שאמרו עין רואה ולב חומד, ואם כן צריך האדם שכל ראיותיו לא יהיו כי אם בדבר ד׳ וברוממותו לבחון בנפלאותיו, ומובן ממילא "טעמו" פירוש כל מה שתטעמו בפה היא אכילה ושתיה, "וראו" וכל מה שתראו, זה לא יהיה הכל כי אם להבין "כי טוב ד׳" להכיר טובתו וגדולתו יתברך.
'Goûtez et voyez que le Nom est bon' (Psaumes 34,9). On peut expliquer que voici : l'homme n'a pas le droit de jouir de ce monde-ci, ni par le manger et le boire, ni par la vue que l'homme voit de ses yeux, lesquels sont l'essentiel de la convoitise, selon ce qu'ils ont dit : 'l'œil voit et le cœur convoite'.
S'il en est ainsi, il faut que toutes les visions de l'homme ne soient que dans la parole du Nom et dans Sa grandeur, pour scruter Ses merveilles. Et l'on comprend dès lors 'goûtez' : tout ce que vous goûterez par la bouche, c'est le manger et le boire ; 'et voyez' : tout ce que vous verrez - que tout cela ne soit que pour comprendre 'que le Nom est bon', pour reconnaître Sa bonté et Sa grandeur, béni soit-Il.
או יאמר טעמו וראו כו׳, דאיתא מה שישראל התרעמו על המן אף שהיו טועמין בו כל מיני טעמים שרצו לטעום, רק מחמת שלא ראו בעיניהם המאכל ההוא, והיה להם זה כסומא אשר אין לו שובע, וזהו "טעמו וראו כי טוב ה׳" פירוש מה שאתם טועמין המאכל וגם רואין אותו מה הדבר ההוא, הכל מחמת כי טוב ה׳.
Ou bien on dira : 'goûtez et voyez' etc. Il est enseigné que ce dont Israël s'est plaint au sujet de la manne, bien qu'ils y goûtassent tous les goûts qu'ils voulaient goûter, venait seulement de ce qu'ils ne voyaient pas de leurs yeux cet aliment, et cela était pour eux comme un aveugle qui n'a pas de satiété (Yoma 74b).
Et c'est 'goûtez et voyez que le Nom est bon' : cela signifie que le fait que vous goûtiez l'aliment et que vous le voyiez aussi, ce qu'est cette chose, tout cela vient de ce que le Nom est bon.