Ce passage poursuit le sens de « et s'il est mangé » : ceux qui aimaient l'argent prennent les trésors de l'océan et ne s'envolent pas vers le gan éden, à la différence des tsadikim habitués au devekout. « Et quand vous moissonnerez la moisson de votre terre » : le Noam Elimele'h y voit les voies de la techouva, moissonner les kelipot (écorces) de la terrestrité nées des fautes de jeunesse. On n'achève pas le coin du champ, l'âme dite champ de pommiers, par des jeûnes plus que de raison, afin de ne pas affaiblir sa force de servir D.ieu. Vouloir aussi glaner l'argent est interdit : on fait techouva dans la perfection et l'on laisse au pauvre par la tsedaka.
Aussi : les yeux de Hachem par les tsadikim qui provoquent la providence ; un manque du tsadik nourrit la kelipat noga (écorce de clarté) ; à la vigne, l'attachement supérieur, on laisse le peret à qui doit encore sanctifier ses membres
וזהו "ואם האכל יאכל" וכו׳, פי׳ ע"פ שכתוב בספרים שלעתיד כשיבוא משיח צדקנו, יקבץ את העם המפוזרים, והצדיקים יהיו סמוכים אצלו תמיד, ואותם אנשים שהתנהגו בזה העולם בגלות כשורה, אך לא היה להם שכל של אמת לעבוד את הבורא ב"ה בכל האופן, והיו אוהבי ממון רק ששמרו עצמם מן החטא לפי שכלם, אז משיח מביא אותם אל הים אוקיינוס ופותח להם האוצרות הגנוזים שם, ומלא שם אבנים טובות וכסף וזהב הרבה מאד, ונוטלין משם כל חפצם, והולכים לביתם ברב בצע כסף והון רב, וכשמשיח פורח לגן עדן בקדושתו הגדולה, אז הצדיקים שבדור פורחים אחריו לג"ע בכח קדושתן ופרישותן הגדולה, ואותם אנשים שקבלו טובתם ורצונם באוצרות הזהב, כשרואים הגדולה הזאת הם רוצים ג"כ לעשות כן ולפרוח ביניהם, ואינם יכולין מחמת כובד משאם גשמיותם שדבקו עצמם בכסף וזהב, וזה הוא "ואם האכל יאכל ביום השלישי" פי׳ שגם ביום השלישי יהיה להם אכילה גשמיות, שיקבלו תענוג מאכילתם ומכספם וזהבם, "פגול הוא לא ירצה ואוכליו כו׳ ונכרתה הנפש" כו׳, פי׳ כי אף שיתן להם משיח כל חפצם ורצונם, אבל נפשם תכרת ביום ההוא מעם הקדש בעת פריחתן לג"ע, וישארו הם למטה, משא"כ הצדיקים אשר חפצם ורצונם היו תמיד לעבוד את הבורא ב"ה בשלימות גדול, והלכו תמיד בדביקות גדול עמו ית', והורגלו בכך כל ימי חיותם, ונעשו כלי מוכן לכך, ויהיה להם קל הדבר מאד בביאת משיחנו ב"ב אמן סלה.
Et c'est le sens de "et s'il est mangé, il sera mangé" etc. (Vayikra 19,7).
Explication d'après ce qui est écrit dans les livres : dans l'avenir, quand viendra le Messie de notre justice, il rassemblera le peuple dispersé, et les justes se tiendront auprès de lui en permanence. Quant à ces hommes qui se sont conduits en ce monde, dans l'exil, de façon droite, mais qui n'avaient pas l'intelligence véritable pour servir le Créateur, béni soit-Il, de toutes les manières, et qui aimaient l'argent, se gardant seulement de la faute selon leur entendement : alors le Messie les mène à l'océan et leur ouvre les trésors qui y sont cachés, et il y a là des pierres précieuses, de l'argent et de l'or en très grande quantité, et ils y prennent tout ce qu'ils désirent, et ils s'en vont chez eux avec un profit d'argent abondant et une grande fortune.
Et lorsque le Messie s'envole vers le gan éden (le jardin d'Éden) dans sa grande sainteté, alors les justes de la génération s'envolent après lui vers le gan éden par la force de leur sainteté et de leur grand détachement. Et ces hommes-là, qui ont reçu leur bien et leur désir dans les trésors d'or, quand ils voient cette grandeur, veulent eux aussi faire de même et s'envoler parmi eux, mais ils ne le peuvent pas, à cause du poids de leur charge, leur matérialité, car ils se sont attachés eux-mêmes à l'argent et à l'or.
Et c'est là le sens de "et s'il est mangé, il sera mangé le troisième jour" : explication, que même au troisième jour ils auront une consommation matérielle, qu'ils recevront du plaisir de leur nourriture, de leur argent et de leur or ; "c'est une abomination, il ne sera pas agréé, et celui qui en mange" etc. "et cette âme sera retranchée" etc.
(Vayikra 19,7-8). Explication : bien que le Messie leur donne tout leur désir et toute leur volonté, leur âme sera pourtant retranchée en ce jour-là du peuple saint, au moment où ceux-ci s'envoleront vers le gan éden, et eux resteront en bas.
Il n'en va pas de même des justes, dont le désir et la volonté furent toujours de servir le Créateur, béni soit-Il, dans une grande perfection, qui marchèrent toujours dans un grand attachement (devekout) à Lui, qu'Il soit béni, qui s'y habituèrent tous les jours de leur vie et devinrent un kli (réceptacle) prêt à cela : pour eux la chose sera très facile à la venue de notre Messie, rapidement et de nos jours, amen sela.
ובקוצרכם את קציר ארצכם כו׳. נראה דהתורה מלמדת אותנו דרכי התשובה, והיינו שצריך האדם לתקן מה שקלקל ולשוב על חטאת נעוריו, וזה נקרא מחצדי חקלא, שהוא קוצר את הקליפות שנבראו ע"י חטאיו, ואמר הכתוב "ובקוצרכם את קציר ארצכם" פי׳ הארציות והחומריות, כשתתחיל לחצוד ולקצור הקליפות, "לא תכלה פאת שדך" שהנשמה נקראת שדה, היינו שדה תפוחים, לא תכלה אותה ע"י שתסגף אותה בתעניות וסיגופים יותר מדאי, רק הכל בהשכל, כדי שלא תכלה ח"ו את נשמתך שלא תוכל לעבוד הבורא ב"ה, ע"י חלישת כחך שתחליש חלילה.
"Et quand vous moissonnerez la moisson de votre terre" etc. (Vayikra 19,9).
Il apparaît que la Torah nous enseigne les voies du retour (techouva), à savoir que l'homme doit réparer ce qu'il a abîmé et revenir des fautes de sa jeunesse. Et cela s'appelle מחצדי חקלא (les moissonneurs du champ), car il moissonne les kelipot (écorces, forces d'impureté) qui ont été créées par ses fautes.
Et le verset dit "et quand vous moissonnerez la moisson de votre terre", explication : la terrestrité et la matérialité ; lorsque tu commenceras à faucher et à moissonner les kelipot, "tu n'achèveras pas le coin de ton champ" - car l'âme est appelée champ, à savoir le champ de pommiers (שדה תפוחים) - tu ne l'achèveras pas en la mortifiant par des jeûnes et des macérations plus que de raison, mais tout avec discernement, afin que tu ne détruises pas, à Dieu ne plaise, ton âme, au point de ne plus pouvoir servir le Créateur, béni soit-Il, par l'affaiblissement de ta force que tu affaiblirais, à Dieu ne plaise.
וזהו "עיניך בשדה אשר יקצרו הנערים", ונקדים לפרש פסוק "עיני ה׳ אל צדיקים" כי אצל הבורא ב"ה וב"ש אין שייך לתארו בשום דמות ותואר חלילה, וכיון שאנו רוצים לומר בו איזה השגחה שהוא משגיח בדבר, אין שייך לתת בו לשון עינים, אלא מכח הצדיקים העושים רצונו וגורמים ההשגחה, אנו אומרים בו מלשון עינים, שהשפעתו הולכת על ידי הצדיקים ובהם שייך לשון עינים, וזהו "עיני ה׳ אל צדיקים} כלומר בשביל הצדיקים הגורמים השגחה שישגיח עלינו הבורא ב"ה בעינא פקיחא,, שייך לומר עיני ה׳. וזהו "עיניך בשדה" פי׳ כמדבר אל השכינה הנקראת רות כידוע, "עיניך בשדה" שתשגיח על ישראל ע"י "אשר יקצרון הנערים" הם אשר מתחרטין ועושין תשובה על חטאת נעוריהם.
וזהו "וירא אלקים את האור כי טוב" שהקב"ה משגיח על ישראל להטיב להם, וזהו "וירא אלקים את האור" הם הטובות הגדולות המאירין עיניו של אדם, "כי טוב" ע"י הצדיק הנקרא טוב.
Et c'est le sens de "tes yeux sur le champ qu'ils moissonnent, les jeunes gens" (Rout 2,9). Nous introduirons d'abord l'explication du verset "les yeux de ה' sont vers les justes" (Tehilim 34,16) : car auprès du Créateur, béni soit-Il et béni soit Son nom, il n'est pas possible de Le décrire par une image ni un attribut quelconque, à Dieu ne plaise ; et puisque nous voulons dire de Lui une certaine providence, qu'Il veille sur une chose, il n'est pas possible d'employer à Son sujet le terme d'yeux, si ce n'est en vertu des justes qui font Sa volonté et provoquent la providence : c'est par eux que nous employons à Son sujet une expression tirée des yeux, car Son influx passe par les justes, et à leur égard le terme d'yeux convient.
Et c'est "les yeux de ה' sont vers les justes", c'est-à-dire : à cause des justes qui provoquent la providence, pour que le Créateur, béni soit-Il, veille sur nous בעינא פקיחא (d'un œil ouvert), il convient de dire "les yeux de ה'". Et c'est "tes yeux sur le champ", explication : comme s'il parlait à la Chekhina, qui est appelée Rout, ainsi qu'il est connu ; "tes yeux sur le champ", que tu veilles sur Israël par "ce que moissonnent les jeunes gens" : ce sont ceux qui se repentent et font techouva sur les fautes de leur jeunesse.
Et c'est "et Elokim vit la lumière, qu'elle était bonne" (Berechit 1,4), car le Saint, béni soit-Il, veille sur Israël pour leur faire du bien ; et c'est "et Elokim vit la lumière" : ce sont les grands bienfaits qui illuminent les yeux de l'homme ; "qu'elle était bonne", par le juste qui est appelé "bon".
ונחזור לביאור הכתוב "ולקט קצירך" כו׳, אם תרצה לעשות שניהם כא׳, דהיינו ללקוט כסף וזהב ועשירות מלשון וילקט יוסף, וגם תרצה לקצור את חטאת נעורים, "לא תלקט" לא תעשה כך, רק תעשה תשובה בשלימות, " לעני ולגר תעזוב אותם" פי׳ ע"י צדקה, כמש"ה וחטאך בצדקה פרוק.
Et revenons à l'explication du verset "et le glanage de ta moisson" etc. (Vayikra 19,9) : si tu veux faire les deux ensemble, c'est-à-dire glaner de l'argent, de l'or et la richesse - au sens de "et Yossef ramassa" (Berechit 47,14) - et vouloir aussi moissonner les fautes de la jeunesse, alors "tu ne glaneras pas" : ne fais pas ainsi, mais fais techouva dans la perfection ; "pour le pauvre et pour l'étranger tu les laisseras" (Vayikra 19,10), explication : par la tsedaka, comme le dit le verset "et tes fautes, rachète-les par la tsedaka" (Daniel 4,24).
או יאמר ובקוצרכם כו׳. כי לפעמים אף הצדיק הגדול אשר כבר יש לו שמירה מן השמים, אעפ"כ לפעמים עושה דבר בחסרון כל שהוא, כגון שאינו מכוין כראוי באיזה ברכה בתפילתו הזכה והדומה לזה, ומאין בא זה לצדיק כזה? נראה שהוא על דרך הכתוב בספרים שיש קליפת נוגה הסמוך לקדושה, כי משם יונקים, לזה היא סמוכה אל הקדושה שיהיו להם מקום לחיות, והכל תלוי בצדיק, וכיון שלא היה לצדיק שום פגם כלל, אז לא היה מקום לקליפת נוגה לינק מהקדושה ולא היה לה חיות כלל, לזה צריך הצדיק הנ"ל להיות לו איזה חסרון במקצת, למען יתן להם חיות ג"כ, וזהו "ובקוצרכם" פי׳ כשתרצו לקצור את הקליפות ולבערם, "לא תכלה פאת שדך לקצור" ר"ל שתעזוב להם איזה חיות קצת ממה לינק, וק"ל.
Ou bien on peut expliquer "et quand vous moissonnerez" etc. ainsi : car parfois même le grand juste, qui possède déjà une protection venue du Ciel, accomplit malgré tout parfois une chose avec quelque manque, par exemple qu'il n'a pas l'intention voulue dans telle bénédiction de sa prière pure, ou chose semblable. Et d'où cela vient-il à un tel juste ?
Il apparaît que c'est selon ce qui est écrit dans les livres : qu'il existe la kelipat noga (l'écorce de clarté, la kelipa intermédiaire) qui est proche de la sainteté, car c'est de là qu'elles tirent leur subsistance ; c'est pour cela qu'elle est proche de la sainteté, afin qu'elles aient un lieu d'où vivre. Et tout dépend du juste : puisque le juste n'avait aucun défaut du tout, alors la kelipat noga n'avait aucun endroit d'où téter de la sainteté et n'avait aucune vitalité.
C'est pourquoi ce juste dont il est question doit avoir quelque manque partiel, afin de leur donner elles aussi une vitalité. Et c'est "et quand vous moissonnerez", explication : quand vous voudrez moissonner les kelipot et les détruire, "tu n'achèveras pas de moissonner le coin de ton champ", c'est-à-dire que tu leur laisseras un peu de vitalité dont téter, et cela se comprend aisément.
וכרמך לא תעולל. כי כרם מרומז לדביקות עליון, רמז ליין המשומר בענביו, והפסוק מוכיח לאדם ואומר לו לכשתהיה במדריגת כרם, שהוא הדביקות העליון, "לא תעולל" פי׳ לא תעזוב את מדריגתך להיות כעולל ויונק אשר בער מאיש ולא בינת אדם לו, אך תראה לעלות מעלה מעלה, וכשתהיה כך, "ופרט כרמך לא תלקט" פי׳ כי האדם צריך לקדש איבריו וגידיו בעובדין טבין, ולייגען במעשים טובים, שיהיו האיברים מקודשים בדביקות הבורא ב"ה ולעבודתו, ומזומנים שלא יעכבו כלל במחשבת רוממות האל ית׳, ולזה נצטוינו במצות העבודה בידים ובכל הגוף, למען התקדש גופנו שיהיה מוכן לעבוד הבורא האמיתי, והעיקר הוא לדבקה בו, ולזה נברא העולם להטיב לברואים, וההטבה הוא לקרבם אליו, כמש"ה ועתה ישראל כו׳ ולדבקה בו כו׳ לטוב לך, וכשהאדם נגמר בעבודתו וכל אבריו הגשמיים כבר מקודשים ומוכנים לעבודה לדבקה בו באמת בלי שום מניעה מהם כלל, אז א"צ כלל לעשות המצוה בגופו ממש, דהיינו למשל לעשות סוכה בידיו ממש כדי לייגע גופו בעבודה, כי כבר גופו מקודש, אלא צריך לקיים המצוה ההיא לישב בסוכה, ותיעשה המעשה המצוה ע"י מי שצריך עדיין לקדש איבריו, או לטחון חיטים לפסח, הטחינה גופא אינו צריך ע"י צדיק גמור, כ"א קיום המצוה ההיא בלא העבודה, והעבדות המעשה של המצוה נקרא "פרט" לשון פרטיות, וזו היא "ופרט כרמך" פי׳ כשאתה במדריגת "כרם" המרומז לדביקות כנ"ל, "לא תלקט" הפרט שבה, כי אינך צריך לזה כבר, "לעני ולגר תעזוב אותם" הם המדריגה השפלה ממך, הנכנסין לעבודה ולא נתקדשו אבריהם עדיין כל צרכם, הם יתנהגו כך כדי שיבואו אל הדביקות העליון, הולך ואור עד נכון היום.
"Et ta vigne, tu ne grappilleras pas" (Vayikra 19,10). Car la vigne fait allusion à l'attachement supérieur (devekout), allusion au vin conservé dans ses raisins.
Et le verset avertit l'homme et lui dit : lorsque tu seras au niveau de la "vigne", qui est l'attachement supérieur, "tu ne grappilleras pas" (לא תעולל), explication : tu n'abandonneras pas ton niveau pour devenir comme un nourrisson (עולל) et un enfant à la mamelle, qui est "plus stupide qu'un homme et n'a pas l'intelligence humaine" (Michle 30,2) ; mais tu chercheras à monter toujours plus haut. Et lorsque tu seras ainsi, "et le grain tombé de ta vigne, tu ne le ramasseras pas", explication : car l'homme doit sanctifier ses membres et ses tendons par de bonnes actions, et se fatiguer dans les bonnes œuvres, afin que les membres soient sanctifiés dans l'attachement au Créateur, béni soit-Il, et à Son service, et prêts à ne faire aucun obstacle à la pensée de l'élévation de Dieu, qu'Il soit béni.
C'est pour cela qu'il nous a été ordonné d'accomplir le service par les mains et par tout le corps, afin que notre corps soit sanctifié et devienne apte à servir le Créateur véritable ; et l'essentiel est de s'attacher à Lui. Et c'est pour cela que le monde à été créé : pour faire du bien aux créatures, et ce bien consiste à les rapprocher de Lui, comme le dit le verset "et maintenant, Israël" etc.
"et t'attacher à Lui" etc. "pour ton bien" (Devarim 10,12-20).
Et lorsque l'homme est achevé dans son service, et que tous ses membres matériels sont déjà sanctifiés et prêts au service, pour s'attacher à Lui en vérité sans aucun empêchement de leur part, alors il n'a plus du tout besoin d'accomplir la mitsva avec son corps même - c'est-à-dire, par exemple, de construire la souka de ses propres mains afin de fatiguer son corps dans le service, car son corps est déjà sanctifié - mais il lui faut accomplir cette mitsva-là, s'asseoir dans la souka, et l'acte de la mitsva sera fait par celui qui doit encore sanctifier ses membres. Ou bien moudre le blé pour Pessa'h : la mouture elle-même n'a pas besoin d'être faite par un juste accompli, mais seulement l'accomplissement de cette mitsva sans le labeur ; et le labeur de l'acte de la mitsva est appelé "פרט" (peret, le grain tombé de la vigne), au sens de "particulier" (פרטיות).
Et c'est "et le grain tombé de ta vigne", explication : quand tu es au niveau de la "vigne" qui fait allusion à l'attachement comme ci-dessus, "tu ne ramasseras pas" le peret qui s'y trouve, car tu n'en as déjà plus besoin ; "pour le pauvre et pour l'étranger tu les laisseras" : ce sont ceux dont le niveau est inférieur au tien, qui entrent dans le service et dont les membres ne sont pas encore sanctifiés autant qu'il faut ; eux se conduiront ainsi afin de parvenir à l'attachement supérieur, "allant et brillant jusqu'à ce que le jour soit affermi" (Michle 4,18).