נועם אלימלך

Noam Elimelech — Sefer Vayikra, Tazria (3/3)

Rabbi Élimélech de Lizhensk
En bref

« Dans la peau de sa chair une enflure, une dartre ou une tache claire » (Vayikra 13,2) : parfois une pensée de techouva et des actes, sans entière intériorité, car il n'a pas fait techouva sur les fautes de sa jeunesse. Pour le Noam Elimele'h, séét, c'est qu'il élève son cœur ; sapahat, qu'il pense s'adjoindre à des justes ; baheret, qu'il lui vient quelque clarté pour le service du Nom, seulement du dehors, « dans la peau de sa chair ». Cela lui advient à cause de la plaie de tsaraat depuis sa jeunesse. Et c'est pourquoi il sera amené au kohen, le tsadik grand et achevé de sa génération, pour un retour complet et une crainte parfaite dans l'intériorité.

אדם כי יהיה בעור בשרו שאת או ספחת או בהרת כו׳ לנגע צרעת והובא אל אהרן הכהן כו׳. דהנה לפעמים יבוא אדם להרהור תשובה, ועושה איזה עובדא להבורא ב"ה, דהיינו תפילה ושאר דברים שעושה, והם אינם בפנימיות לגמרי, מחמת שלא תיקן את עצמו עדיין, ולא עשה תשובה על חטאת נעוריו.

וזהו "אדם כי יהיה בעור בשרו שאת" רצה לומר שישא לבבו בקרבו באיזה הרהור תשובה לעבודת השם, "או ספחת" פירוש שיבוא לו הרהור שיחבר עצמו לאנשים צדיקים, כמו ספחני נא כו׳, "או בהרת" שיבוא לו איזה בהירות לעבודתו ית"ש, רק שכל זאת אינו בתמימות לגמרי, רק מבחוץ מראה עצמו כך, "בעור בשרו" ולבו בל עמו לגמרי, אמר הכתוב שזה בא לו מחמת שלא טיהר עצמו לגמרי מחטאת נעורים, וזהו "לנגע צרעת" כמו בשביל נגע צרעת שבו מנעוריו, ולכן "והובא אל הכהן" שזה האדם צריך לבוא לצדיק גדול וגמור שבדורו, והוא נקרא כהן, ואז יחזור בתשובה אצלו לגמרי, ויבוא לו יראה תמימה בפנימיותו. והשם יזכנו לעבדו בלב ונפש בכל מאודינו ולבנו, אמן כן יהי רצון.

"Un homme, lorsqu'il y aura dans la peau de sa chair une enflure (séét), ou une dartre (sapahat), ou une tache claire (baheret), etc., pour une plaie de lèpre (tsaraat), il sera amené à Aharon le kohen, etc." (Vayikra 13,2). Car voici : parfois un homme en vient à une pensée de retour (techouva, retour vers le Nom), et il accomplit quelque acte pour le Créateur, béni soit-Il, c'est-à-dire la prière et les autres choses qu'il fait, mais elles ne sont pas entièrement dans l'intériorité, parce qu'il ne s'est pas encore réparé lui-même et n'a pas fait techouva sur les fautes de sa jeunesse.

Et c'est là le sens de "un homme, lorsqu'il y aura dans la peau de sa chair une enflure (séét)" : cela veut dire qu'il élèvera son cœur au dedans de lui (séét, de la racine nasso, élever) par quelque pensée de retour vers le service du Nom ; "ou une dartre (sapahat)" : l'explication est qu'il lui vient une pensée de s'adjoindre à des hommes justes, comme dans "adjoins-moi (sepaheni), de grâce, etc." (Chemouel I 2,36) ; "ou une tache claire (baheret)" : qu'il lui vient quelque clarté (behirout) pour le service de Celui dont le Nom est béni. Seulement, tout cela n'est pas entièrement dans la simplicité parfaite, mais c'est seulement du dehors qu'il se montre ainsi, "dans la peau de sa chair", tandis que son cœur n'est pas entièrement avec lui.

L'Écriture dit que cela lui advient parce qu'il ne s'est pas entièrement purifié des fautes de sa jeunesse, et c'est là "pour une plaie de lèpre (tsaraat)", comme s'il était dit : à cause de la plaie de lèpre qui est en lui depuis sa jeunesse. Et c'est pourquoi "il sera amené au kohen" : cet homme-là doit venir auprès du juste (tsadik) grand et achevé qui est dans sa génération, et celui-ci est appelé kohen ; alors il fera auprès de lui un retour complet, et il lui viendra une crainte parfaite dans son intériorité.

Et que le Nom nous accorde le mérite de Le servir avec le cœur et l'âme, de tout notre pouvoir et de tout notre cœur, amen, qu'il en soit ainsi.

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