נועם אלימלך

Noam Elimelech — Sefer Shemot, Mishpatim (3/4)

Rabbi Élimélech de Lizhensk
En bref

Ce passage poursuit : tu n'offriras pas le sacrifice avec du 'hamets ; que la graisse des flancs ne fasse pas passer la nuit à « ma fête » jusqu'au matin, jusqu'à la vieillesse : reviens aujourd'hui. « Jusqu'au coucher du soleil », tu rendras l'âme au Saint béni soit-Il par une techouva immédiate. Pour le Noam Elimele'h, l'essentiel est « sa seule couverture » : les fautes sont couvertes ; qu'il aille dans la solitude, pleure et accepte de ne plus retourner à sa sottise, chaque jour. Il fait ensuite un vêtement pour la Che'hina par la Torah et les mitsvot, et couche sans pensée étrangère ; s'il crie vers Lui, « Je l'entendrai, car Je suis miséricordieux ».

Aussi : adoucir les dinim sans les maudire et les ramener à la sainteté ; s'attacher au tsadik appelé prince, s'éloigner s'il agit comme le peuple ; les quatre dommages face aux Patriarches et à David, trois degrés qui réparent le bœuf.

‎וזהו "לא תשחט על חמץ דם זבחי", פירוש דזבח ע"ש דם, דעיקר הזבח הוא הדם, ואמר כשתשחט זבח לי, לא תהיה עם חמץ כנ"ל, "ולא ילין חלב חגי עד בוקר", דדוד המלך ע"ה אמר "זה דרכם כסל למו", פירש"י ז"ל "זה דרכם של רשעים, כסל למו שיש להם חלב על כסליהם ומכסים אותם ואינם יועצות אותם לשוב מרעתם", "ואחריהם בפיהם ירצו סלה", יש לומר הפירוש כך, שתמיד הוא בפיהם שבאחריתם, דהיינו לעת זקנותם, ירצו את אשר קלקלו ועיוותו. וי"ל ג"כ הפירוש כאן כך, "ולא ילין חלב" פירוש החלב שהוא על הכסלים, לא יהיה מלין "את חגי" היינו קדושתי, דהיינו האש התלהבות לשוב בתשובה, אל ילין "עד בוקר", היינו עד הזקנה, שלא תאמר עוד יש לי זמן לשוב, אלא תשוב מיד, כי מי יודע מה יולד יום, ישוב היום שמא ימות למחר.

Et c'est le sens de "Tu n'offriras pas le sang de mon sacrifice avec du pain levé" (Chemot 23,18). Explication : le sacrifice (zevah) est nommé d'après le sang, car l'essentiel du sacrifice est le sang ; et il dit : lorsque tu m'offriras un sacrifice, tu ne seras pas avec du hamets (levain, image du mauvais penchant) comme ci-dessus.

"Et la graisse de ma fête ne passera pas la nuit jusqu'au matin" : David le roi, la paix soit sur lui, a dit "Telle est leur voie, leur sottise (kessel) est à eux" (Tehilim 49,14), et Rachi (Rabbi Chelomo Yitshaki), de mémoire bénie, explique : "Telle est la voie des méchants ; kessel lamo, ils ont de la graisse sur leurs flancs (kessalim) et elle les recouvre, et elle ne leur conseille pas de revenir de leur mal." "Et après eux, de leur bouche ils se complaisent, sela." On peut expliquer ainsi : ils ont toujours à la bouche qu'à leur fin, c'est-à-dire au temps de leur vieillesse, ils réformeront ce qu'ils ont abîmé et perverti. Et l'on peut aussi expliquer ici ainsi : "et ne passera pas la nuit la graisse", explication, la graisse qui est sur les flancs, qu'elle ne fasse pas passer la nuit à "ma fête", c'est-à-dire ma sainteté, à savoir le feu de l'enthousiasme à revenir en techouva (retour, repentir) ; qu'elle ne demeure pas "jusqu'au matin", c'est-à-dire jusqu'à la vieillesse, en te disant : j'ai encore du temps pour revenir ; mais reviens immédiatement, car qui sait ce que le jour enfantera ; qu'il revienne aujourd'hui, car peut-être mourra-t-il demain.

‎ונחזור לביאור הכתוב הנ"ל, "עד בא השמש", דהיינו קודם שבא לך הבהירות והקדושה "תשיב" את הנשמה "לו" להקב"ה, שתשוב בתשובה מיד. והנה הכתוב מלמד אותנו מה היא עיקר התשובה, ואמר "כי היא כסותו לבדה", פירוש דמצינו באבימלך שאמר לשרה "הנה נתתי אלף כסף לאחיך הנה הוא לך כסות עינים", לבל יאמרו שהתעללתי בך בעבירה ח"ו, והממון שנתתי לך יכסה זאת שלא יאמרו כך, והוא הפירוש כאן "כי הוא כסותו (לבדה)", פירוש העיקר התשובה שע"י זה יכוסו העבירות, [א].

"לבדה", פירוש ילך בבדידות בזויות הבית וישים אל לבו איך חטא לפני מלך מ"ה הקב"ה, ויבכה בדמעות שליש על עוונותיו בחרטה גמורה, ולקבל על עצמו שלא ישוב עוד לכסלה, וככה יעשה בכל יום תמיד, ובודאי בעזה"י הוא מכסה העוונות בזה. ב.

"שמלתו לעורו", פירוש אח"כ יעשה שמלה להשכינה, לאור העליון, ע"י התורה והמצוות שעשה, דאותיות אחה"ע מתחלפין. ג.

"במה ישכב", פירוש ישכב בהשקט על מיטתו, שלא יבוא לו שום הרהור ומחשבה, "במה" לשון ונחנו מה. ואם יאמר איך אפשר שיהיה לי תקנה על עוונותי ע"י התשובה הזאת? ואמר "והיה כי יצעק אלי" בבכי וזעקה, "ושמעתי כי חנון אני".

וק"ל.

Et revenons à l'explication du verset mentionné plus haut : "jusqu'au coucher du soleil" (Chemot 22,25), c'est-à-dire avant que ne te viennent la clarté et la sainteté, "tu rendras" l'âme "à lui", au Saint béni soit-Il, c'est-à-dire que tu reviennes en techouva immédiatement. Et voici que le verset nous enseigne quel est l'essentiel de la techouva, et il dit "car c'est sa seule couverture" : explication, nous trouvons chez Avimelekh, qui dit à Sara "Voici, j'ai donné mille pièces d'argent à ton frère ; voici, cela te sera une couverture des yeux" (Berechit 20,16), afin qu'on ne dise pas que je t'ai outragée par une faute, à Dieu ne plaise, et l'argent que je t'ai donné couvrira cela pour qu'on ne parle pas ainsi.

Et telle est l'explication ici : "car c'est sa couverture (elle seule)", explication : l'essentiel est la techouva, car par elle les fautes sont couvertes. [1.] "Elle seule (levada)", explication : qu'il aille dans la solitude, dans les recoins de la maison, et qu'il mette sur son cœur comment il a fauté devant le Roi des rois des rois, le Saint béni soit-Il, et qu'il pleure à chaudes larmes sur ses fautes dans un regret complet, et qu'il accepte sur lui de ne plus retourner à sa sottise ; et qu'il fasse ainsi chaque jour continuellement, et certainement, avec l'aide de ה', il couvre par cela les fautes.

2. "Son vêtement pour sa peau", explication : ensuite il fera un vêtement pour la Chekhina, pour la lumière supérieure, par la Torah et les mitsvot qu'il a accomplies, car les lettres alef, het, hé, ayin se substituent l'une à l'autre (ainsi "oro", sa peau, se lit "oro", sa lumière).

3. "Dans quoi couchera-t-il", explication : il couchera en tranquillité sur son lit, sans qu'il lui vienne aucune pensée étrangère ni imagination ; "bameh" (dans quoi) est du même langage que "et nous, que sommes-nous (venahnou ma)" (Chemot 16,7).

Et s'il dit : comment est-il possible qu'il y ait pour moi une réparation de mes fautes par cette techouva ? Il dit alors : "Et il arrivera, s'il crie vers Moi" avec pleurs et clameur, "Je l'entendrai, car Je suis miséricordieux" (Chemot 22,26).

Et cela est facile à comprendre.

א-להים לא תקלל וכו׳. נראה לפרש דהנה התורה הקדושה מלמדת אותנו את הדרך אשר נלך בה להינצל מן הדינים שלא ישלטו בנו, דהיינו שצריכים אנחנו להמתיק הדינים שגם הם יסכימו עמנו לרחמים, וחלילה להתגרות עמהם לקללם ח"ו רק להמתיק אותם.

וזה שאמר הכתוב "א-להים לא תקלל", ר"ל הדינים לא תקלל, וזהו "זובח לא-להים יחרם כו׳", פירוש כשתרצה לזבוח הדינים, "יחרם בלתי לה׳ לבדו", "יחרם" הוא לשון הקדש, ע"ד דאיתא בגמרא "סתם חרמים להקדש", וזהו "יחרם לה׳ כו׳", פירוש העיקר להביאם אל הקדושה לה' לבדו, ולהפכם לרחמים ממילא. וזהו "ואלה המשפטים אשר תשים וכו׳", וי"ו מוסיף על ענין ראשון הנאמר בפרשת יתרו העשרת הדברות שנצטוו ישראל, וכאשר תשמור כל הדברים, אזי כל המשפטים תשים לפניהם, שיהיו הדינים נמתקים ממילא.

"Tu ne maudiras pas Elokim etc." (Chemot 22,27). Il semble qu'on puisse expliquer ainsi : voici que la sainte Torah nous enseigne la voie dans laquelle nous devons marcher pour être sauvés des dinim (rigueurs, jugements sévères) afin qu'ils ne dominent pas sur nous, a savoir que nous devons adoucir les dinim pour qu'eux aussi consentent avec nous a la miséricorde ; et à Dieu ne plaise de les provoquer en les maudissant, mais seulement de les adoucir.

Et c'est ce que dit le verset "Tu ne maudiras pas Elokim", c'est-à-dire : les dinim, tu ne les maudiras pas. Et c'est "Celui qui sacrifie aux dieux sera voué à l'anathème etc." (Chemot 22,19) : explication, lorsque tu voudras sacrifier les dinim, "il sera voué (yohoram), si ce n'est à ה' seul" ; "yohoram" est un terme de consécration, dans l'esprit de ce qui est dit dans la Guemara : "les anathèmes indéterminés vont au hekdech (biens consacrés au Temple)".

Et c'est "il sera voué à ה' etc.", explication : l'essentiel est de les amener à la sainteté, à ה' seul, et de les retourner ainsi d'eux-mêmes en miséricorde. Et c'est "Et voici les lois que tu placeras devant eux etc." (Chemot 21,1) : le vav ajouté au sujet précédent énoncé dans la paracha Yitro, les dix paroles qui furent ordonnées à Israël ; et lorsque tu garderas toutes ces paroles, alors "tu placeras devant eux toutes les lois (michpatim)", de sorte que les dinim seront adoucis d'eux-mêmes.

"ונשיא בעמך לא תאור", דהצדיק גמור ההולך תמיד בקדושה נקרא נשיא, וזהו "והנשיאים הביאו את אבני השוהם", דאבני החושן היו כנגד י"ב צרופי הויה ב"ה, והנשיאים שהיו צדיקים גמורים הם הביאו את האבנים האלה, דהיינו שפעלו ותקנו והביאו את י"ב צרופים הנ"ל, ואל הצדיק האמיתי הזה הנ"ל אנחנו מחויבים לחבר אליו, בכדי להוסיף לו אור גדול בקדושתו, שתתפשט אורו על כל העולמות. וזהו "נר ה׳ נשמת אדם", ר"ל האור ה׳ צריך אתה להכניסו אל הצדיק הגמור אשר לו נשמת אדם, דהיינו נשמה עליונה וגבוהה.

"Et tu ne maudiras pas un prince dans ton peuple" (Chemot 22,27) : car le tsadik parfait, qui marche constamment dans la sainteté, est appelé nassi (prince). Et c'est "et les princes apportèrent les pierres de choham" (Chemot 35,27), car les pierres du pectoral correspondaient aux douze permutations du Nom, béni soit-Il ; et les princes, qui étaient des tsadikim parfaits, ce sont eux qui apportèrent ces pierres, c'est-à-dire qu'ils opérèrent, réparèrent et amenèrent les douze permutations mentionnées.

Et à ce tsadik véritable dont il est question, nous avons l'obligation de nous attacher, afin de lui ajouter une grande lumière dans sa sainteté, pour que sa lumière se répande sur tous les mondes. Et c'est "la lampe de ה' est l'âme de l'homme" (Michle 20,27), c'est-à-dire : la lumière de ה', tu dois la faire entrer dans le tsadik parfait qui possède une "âme d'homme", c'est-à-dire une âme supérieure et élevée.

‎ואמר הכתוב "ונשיא בעמך וכו׳", דהנה הנביא הוכיח את ישראל "ועמך כמריבי כהן", יש לומר פירושו, דאיתא בגמרא דחז"ל תקנו לכהנים גט מקושר מחמת שהם קפדנים ובתוך כך יתרצה לה שלא יגרשנה, ולהבין באמת מה שהכהנים קפדנים, הוא מחמת שהכהן יש בו צד קדושה יתירה, ואורייתא הוא דמרתחי ליה, כדאיתא כל רותחא בישא בר מרתחא דרבנן דהוא טב, והוכיח הנביא "ועמך כו'", ר"ל הפשוטי בני אדם הנקראים בשם "עם", "כמריבי כהן", פירוש הם רתחנים וקפדנים ככהן, וזהו "ועמך" שהם פשוטי עם, "ככהן", אומרים שאורייתא הוא דמרתחי להם, ואין לך עון גדול ככועס שהוא כעובד ע"ז ר"ל, וצריך הרחקה גדולה מאד מאיש נבל כזה. וזהו "ונשיא בעמך", ר"ל כשהנשיא עושה מעשה עם ומעורב במידות העם כנ"ל ועמך כמריבי כהן, "לא תאור", פירוש הרחק תרחיק ממנו כמשור המועד, ואל תתחבר אליו להאיר בו באורך אור ה׳.

Et le verset dit "et un prince dans ton peuple etc." : voici que le prophète a fait reproche à Israël, "et ton peuple est comme ceux qui querellent le cohen" (Hochea 4,4). On peut expliquer ainsi : il est dit dans la Guemara que nos Sages ont institué pour les cohanim le guet mekouchar (acte de divorce noué, d'une rédaction longue et compliquée), parce qu'ils sont irascibles, et que dans cet intervalle il s'apaisera à son égard et ne la répudiera pas.

Et pour comprendre en vérité pourquoi les cohanim sont irascibles : c'est parce que le cohen possède un aspect de sainteté supplémentaire, et "c'est la Torah qui le fait bouillir", comme il est dit : toute ébullition est mauvaise, sauf l'ébullition des sages, qui est bonne. Et le prophète a fait reproche : "et ton peuple etc.", c'est-à-dire les hommes simples appelés du nom de "peuple" (am), "comme ceux qui querellent le cohen", explication : ils sont bouillants et irascibles comme le cohen ; et c'est "et ton peuple", qui sont des gens simples, "comme le cohen", ils disent que c'est la Torah qui les fait bouillir.

Or tu n'as pas de faute aussi grande que celle de celui qui se met en colère, car il est comme un idolâtre, que le Miséricordieux nous en préserve, et il faut s'éloigner très grandement d'un homme vil de cette sorte. Et c'est "et un prince dans ton peuple", c'est-à-dire : lorsque le prince agit à la manière du peuple et se mêle aux traits du peuple comme ci-dessus, "et ton peuple est comme ceux qui querellent le cohen", alors "lo taor" (tu ne le maudiras pas), explication : éloigne-toi, éloigne-toi de lui comme d'un bœuf reconnu dangereux (chor mouad), et ne t'attache pas à lui pour l'éclairer de ta lumière, la lumière de ה'.

"מלאתך ודמעך לא תאחר", פירוש וגם אם תזכה שתהיה מלא מיראת ה׳ וקדושו וזהו "מלאתך", ו"דמעך" לשון דמעות, דהיינו הבכיה ודמעות, "לא תאחר", פירוש תראה מאד מאד שלא יהיה בהם שום פניה ח"ו כדי שלא יהיו נתונים לאחרים ר"ל אל הקליפות ח"ו, וזהו "לא תאחר" לשון אחרים, נכרים.

"Ta plénitude et ton offrande tu ne différeras pas" (Chemot 22,28), explication : et même si tu mérites d'être rempli de la crainte de ה' et de Sa sainteté, et c'est "ta plénitude (mêle'atekha)", et "dim'akha" au sens de larmes (dema'ot), à savoir les pleurs et les larmes, alors "lo te'aher" (tu ne différeras pas), explication : veille très très fort à ce qu'il n'y ait en eux aucun intérêt personnel, à Dieu ne plaise, afin qu'ils ne soient pas donnés à d'autres, que le Miséricordieux nous en préserve, c'est-à-dire aux kelipot (écorces, forces d'impureté), à Dieu ne plaise. Et c'est "lo te'aher", du langage de "aherim" (autres), des étrangers.

‎ואמר הכתוב "בכור בניך" זה רמז על הצדיק הקדוש מרחם אמו, כמו בכור שהוא קדוש מרחם, שנתקדש ע"י אביו במחשבות קדושות בשעת תשמיש, והוא נקרא בן למקום ב"ה, ואמר "בניך", פירוש מה שאתה נקרא בשם "בן" הוא לטובתך, ע"ד אם תצדק מה תפעל לו יתברך, וזהו "בניך" דייקא, ר"ל המדריגה הזאת שאתה נקרא בן הוא לך לטובתך, ואומר השי"ת אל הצדיק השלם מרחם אמו "בכור בניך תתן לי", ר"ל שתראה ליתן לי מה ששייך לי, ור"ל ליחד קב"ה ושכינתיה שהוא דבר הראוי ושייך לי.

Et le verset dit "le premier-né de tes fils" : ceci fait allusion au tsadik saint depuis le sein de sa mère, comme le premier-né qui est saint depuis la matrice, ayant été sanctifié par son père par des pensées saintes au moment de l'union, et il est appelé fils de l'Omniprésent, béni soit-Il. Et il dit "de tes fils (banekha)", explication : le fait que tu sois appelé du nom de "fils" est pour ton propre bien, dans l'esprit de "si tu es juste, que Lui donnes-tu ?" (Iyov 35,7) ; et c'est "tes fils" précisément, c'est-à-dire que ce degré par lequel tu es appelé fils est pour toi, pour ton bien.

Et le Nom, béni soit-Il, dit au tsadik parfait depuis le sein de sa mère : "le premier-né de tes fils, tu Me le donneras", c'est-à-dire : veille à Me donner ce qui M'appartient, à savoir unir le Saint béni soit-Il et Sa Chekhina, ce qui est la chose qui convient et qui M'appartient.

"כן תעשה לשורך וכו׳", דאיתא בגמרא (בבא קמא ב, א) "ארבעה אבות נזיקין השור" וכו׳, ואיתא בספר יצירה רמז לארבעה כחות הקליפות ר"ל, שהם נגד אבות הקדושים ע"ה, ולכאורה הלא האבות הם רק שלשה ואת זה לעומת זה עשה ה׳ ולמה האבות נזיקין הם ד׳? אך באמת דוד המלך ע"ה רגל רביעי, ונמצא גם בהקדושה הם ד׳ אבות.

"Ainsi feras-tu pour ton bœuf etc." (Chemot 22,29). Il est dit dans la Guemara (Baba Kama 2a) : "quatre catégories principales (avot) de dommages : le bœuf" etc. ; et il est dit dans le Sefer Yetsira une allusion aux quatre forces des kelipot, que le Miséricordieux nous en préserve, qui se tiennent face aux saints Patriarches (avot), la paix soit sur eux.

Et à première vue, les Patriarches ne sont que trois, et "Dieu a fait celui-ci en face de celui-là" (Kohelet 7,14) : pourquoi donc les catégories principales de dommages sont-elles au nombre de quatre ? Mais en vérité David le roi, la paix soit sur lui, est le quatrième pied (du Trône), et il se trouve que du côté de la sainteté aussi ils sont quatre avot.

‎וזהו הפירוש שאמר התנא "בתולה נשאת ליום הרביעי" (כתובות ב, א), רמז על השכינה שנקראת בתולה, כמש"ה קום בתולת ישראל, דהיינו היחוד הגמור בעת התחלת מלכות בית דוד שהוא רגל רביעי, כשהיה מאיר מלכותו כיום, אז היה היחוד האמתי הגמור, "ואלמנה ליום חמישי", רמז על השכינה הקדושה בגלות המר הזה שנקראת אלמנה גלמודה, אזי היחוד הוא ע"י הצדיקים, שהוא רמז חמישי דהוי ביה ברכה לדגים, הוא הצדיק הנקרא כן שהיא מדריגה עליונה, וע"י אור קדושתו הזכה והצלולה כיום, זוכה וגורם יחוד קב"ה ושכינתיה בגלות המר הזה, ואמר התנא "שפעמיים בשבת בתי דינים יושבין בעיירות", רמז על ב׳ מקדשים, שהיו הדינים שורים בעיירות ארץ ישראל בעוה"ר ונחרבו, "שאם היה לו טענת בתולים", ר"ל כאשר המצא תמצא צדיקים כאלה שיהיו להם טענות לעשות את השכינה שתהיה בתוליה חוזרים להקרא בתולה במהרה כמאז, "היה משכים לבית דין", ר"ל אזי יהיה מוקדם להדינים וידו על העליונה ותקיפה על הדינים. וזהו שהתורה הקדושה מלמדת אותנו אשר נוכל ליחד השכינה ביחוד האמתי, הוא ע"י התורה הקדושה הלומדה לשמה.

Et telle est l'explication de ce qu'a dit le Tana : "La vierge se marie le quatrième jour" (Ketoubot 2a), allusion à la Chekhina qui est appelée vierge, comme il est écrit "lève-toi, vierge d'Israël" (Amos 5,2) ; à savoir l'union parfaite au temps du commencement de la royauté de la maison de David, qui est le quatrième pied, lorsque sa royauté brillait comme le jour : alors il y avait l'union véritable et parfaite. "Et la veuve le cinquième jour", allusion à la sainte Chekhina dans cet exil amer, où elle est appelée veuve solitaire ; alors l'union se fait par les tsadikim, ce à quoi fait allusion le cinquième jour, où il y eut la bénédiction pour les poissons : c'est le tsadik qui est ainsi appelé, ce qui est un degré supérieur ; et par la lumière de sa sainteté, pure et limpide comme le jour, il mérite et provoque l'union du Saint béni soit-Il et de Sa Chekhina dans cet exil amer.

Et le Tana a dit "que deux fois par semaine les tribunaux siègent dans les villes", allusion aux deux Temples, car les dinim résidaient dans les villes de la terre d'Israël, et par nos nombreuses fautes elles furent détruites. "Afin que, s'il avait une réclamation touchant la virginité", c'est-à-dire : lorsque se trouveront de tels tsadikim qui auront des arguments pour faire que la Chekhina retrouve sa virginité et soit de nouveau appelée vierge, rapidement, comme autrefois, alors "il se levait tôt pour le tribunal", c'est-à-dire qu'il devancera les dinim et sa main sera au-dessus, forte sur les dinim.

Et c'est ce que la sainte Torah nous enseigne : ce par quoi nous pouvons unir la Chekhina de l'union véritable, c'est par la sainte Torah étudiée lichma (pour elle-même).

‎וזהו "כי יפתה איש בתולה", "יפתה" לשון יפוי, דהיינו האיש הצדיק אשר ייפה את השכינה להקרא בתולה, "אשר לא אורסה" רמז על לימוד תורה לשמה, ע"ד דאיתא בגמרא "כל הלומד תורה בפני עם הארץ כאילו בועל ארוסתו בפניו שנאמר תורה צוה לנו משה מורשה אל תיקרי מורשה אלא מאורסה", ולהבין כוונת דברי חז"ל הקדושים י"ל שרמזו על הלומד תורה עם איזה פניות ח"ו לשום כוונה אחרת שלא לשם שמים, והיינו "בפני עם הארץ", דהיינו שלומד כדי להנות ממנה להתגאות ולהשתרר על ע"ה, אזי הוא כבועל ארוסתו, אבל הצדיק הלומד תורה לשמה שלא לשום פניה אחרת אזי הוא מיחד שם הויה ב"ה. וזהו "אשר לא אורסה", פירוש שלא למד באופן זה ח"ו שיהיה כבועל ארוסתו, רק שלמד לשמה, אזי הוא מיפה להשכינה, "ושכב עמה" רמז לקב"ה ושכינתיה, ואמר הכתוב "מהר ימהרנה", פירוש העיקר צריך שיהיה מהיר וזריז במלאכתו מלאכת שמים, ע"ד שאמרו חז"ל זריזות מביא כו׳ ולידי רוח הקודש עד תחיית המתים, וצריך זירוז ביותר, "לו לאשה" רומז שיפעול בעבודתו שיביא לימין, דהשמאל נכלל בימין הנקרא בשם זכר והשמאל נקרא בשם נוקבא, וזהו "לו לאשה", פירוש שיכניס הנוקבא "לו", ר"ל לדוכרא.

וזהו בכל מקום אשר "אזכיר" את שמי, ולא נאמר אשר "תזכיר" את שמי, רמז על הכנסת שמו בדוכרא שהם רחמים גמורים, אז אבא אליך וברכתיך. וזהו "זכור את יום השבת לקדשו", שכל קדושת שבת תראה להביא למדרגת זכר.

Et c'est "Si un homme séduit une vierge" (Chemot 22,15) : "yefateh" (il séduira) au sens de yipouy (embellissement), c'est-à-dire l'homme tsadik qui embellit la Chekhina pour qu'elle soit appelée vierge ; "qui n'est pas fiancée (orassa)", allusion à l'étude de la Torah lichma, dans l'esprit de ce qui est dit dans la Guemara : "Quiconque étudie la Torah devant un ignorant (am haarets) est comme s'il cohabitait avec sa fiancée en sa présence, car il est dit : Moche nous a ordonné la Torah, héritage (moracha) ; ne lis pas moracha mais me'orassa (fiancée)". Et pour comprendre l'intention des paroles de nos saints Sages, on peut dire qu'ils ont fait allusion à celui qui étudie la Torah avec quelque intérêt personnel, à Dieu ne plaise, dans une autre intention qui n'est pas pour le Ciel ; et c'est "devant un am haarets", c'est-à-dire qu'il étudie afin d'en tirer profit, de s'enorgueillir et de dominer les ignorants : alors il est comme celui qui cohabite avec sa fiancée.

Mais le tsadik qui étudie la Torah lichma, sans aucun autre intérêt, celui-là unit le Nom, béni soit-Il. Et c'est "qui n'est pas fiancée", explication : il n'a pas étudié de cette manière, à Dieu ne plaise, ou il serait comme celui qui cohabite avec sa fiancée, mais il a étudié lichma, et alors il embellit la Chekhina.

"Et il couche avec elle", allusion au Saint béni soit-Il et à Sa Chekhina. Et le verset dit "maher yimharena" (il la dotera assurément), explication : l'essentiel est qu'il soit rapide (mahir) et empressé dans son ouvrage, l'ouvrage du Ciel, dans l'esprit de ce qu'ont dit nos Sages : l'empressement mène etc., et jusqu'à l'esprit saint et jusqu'à la résurrection des morts ; et il faut un empressement plus grand encore.

"Lo le-icha" (à lui pour femme), allusion à ce qu'il opérera par son service : amener à la droite, car la gauche est incluse dans la droite, laquelle est appelée du nom de masculin (zakhar), tandis que la gauche est appelée du nom de Noukva (le féminin) ; et c'est "lo le-icha", explication : qu'il fasse entrer la Noukva "lo", à lui, c'est-à-dire dans le doukhra (le masculin). Et c'est "en tout lieu où Je ferai mentionner (azkir) Mon Nom" (Chemot 20,21), et il n'est pas dit "où tu mentionneras (tazkir) Mon Nom" : allusion à l'introduction de Son Nom dans le doukhra, qui est miséricorde complète ; alors "Je viendrai à toi et Je te bénirai".

Et c'est "Souviens-toi (zakhor) du jour du Chabbat pour le sanctifier" (Chemot 20,8) : toute la sainteté du Chabbat, veille à l'amener au degré de zakhar (masculin).

‎ונחזור לביאור הגמרא "מבעה רב אמר זה אדם ושמואל אמר זה שן" (בבא קמא ג, א), וי"ל דמר רמז חדא ומר רמז חדא ולא פליגי, וכ"ע סברי מבעה זה שור, דאיתא בגמרא "שלשה אבות נאמרו בשור קרן שן ורגל", ולכאורה לפי דברינו הנ"ל שהאבות נזיקין הם לעומת האבות הקדושים, והרי בשור לבד הם שלשה ונמצא יתירים מהקדושה? אך הרמז הוא על ענין שלש מדריגות אשר בהם יתוקן ה"שור", רמז על סיטרא דשמאלא כמאמר ופני השור מהשמאל, וצריך לתקן סיטרא דשמאל להכניס בימין, והוא הגורם לביאת משיח במהרה בימינו הנקרא שור, "בכור שורו הדר לו", פירוש הצדיק הנקרא בכור כנ"ל, ה"הדר לו", שיתוקן השור כנ"ל.

Et revenons à l'explication de la Guemara : "Mave : Rav dit que c'est l'homme, et Chemouel dit que c'est la dent" (Baba Kama 3a). On peut dire que l'un a fait allusion à une chose et l'autre à une autre, et qu'ils ne sont pas en désaccord ; et tous s'accordent que "mave" c'est le bœuf, car il est dit dans la Guemara : "trois catégories principales ont été énoncées à propos du bœuf : la corne, la dent et le pied".

Et à première vue, selon nos paroles ci-dessus, les catégories principales de dommages se tiennent face aux saints Patriarches ; or dans le bœuf seul elles sont trois, et il se trouverait qu'elles sont plus nombreuses que du côté de la sainteté ? Mais l'allusion porte sur les trois degrés par lesquels sera réparé le "bœuf", allusion au côté gauche (sitra dessemala), selon la parole "et la face du bœuf à gauche" (Ye'hezkel 1,10) ; et il faut réparer le côté gauche pour le faire entrer dans la droite, et c'est cela qui provoque la venue du Machiah, rapidement de nos jours, lui qui est appelé bœuf : "son taureau premier-né, la splendeur est à lui" (Devarim 33,17), explication : le tsadik appelé premier-né comme ci-dessus, "la splendeur est à lui (hadar lo)", c'est-à-dire que le bœuf sera réparé comme ci-dessus.

‎והם שלש מדריגות. א "קרן", והוא רמז על ביאת המשיח בעתו ע"ד "זכה אחישנה לא זכה בעתו", ע"ד הרמז "במשוך היובל המה יעלו בהר", פירוש "במשוך", אם יהיה נמשך זמן הגאולה, "היובל המה יעלו בהר", "יובל", היינו כשיבוא זמן היובל דהיינו בעתה, אז "יעלו בהר", דהיינו ע"ד ועלו מושיעים בהר ציון, וזה רמז "קרן" דיובל היינו קרן.

Et ce sont trois degrés. 1.

"Keren" (la corne), et cela fait allusion à la venue du Machiah "en son temps", dans l'esprit de "s'ils le méritent, Je la hâterai ; s'ils ne le méritent pas, en son temps" ; et dans l'esprit de l'allusion "quand le yovel se prolongera, eux monteront sur la montagne" (Chemot 19,13), explication : "bimchokh" (quand se prolongera), si le temps de la délivrance vient à se prolonger, "le yovel, eux monteront sur la montagne" ; "yovel", c'est-à-dire lorsque viendra le temps du yovel (jubilé), à savoir "en son temps", alors "ils monteront sur la montagne", dans l'esprit de "et des sauveurs monteront sur la montagne de Tsion" (Ovadia 1,21) ; et telle est l'allusion de "keren", car le yovel est précisément une corne (keren).

‎ב. הוא "רגל" רמז על הצדיק המרגיל את עצמו בקדושתו, יכול לפעול שיהיה אחישנה.

וזהו "כי יבער איש שדה או כרם", דהנה יש שני מיני שדות כמש"ה "ראה ריח בני כריח שדה", וזהו ישראל הקדושים המשולים לשדה חקל תפוחים, ולעומת זה עשה אלקים, כמ"ש "ועשו בא מן השדה", נקרא "שדה אחר", וגם ישראל נקראים "כרם", [כרם] היה לידידי, כרם ה׳ צבאות. ואמר הכתוב "כי יבער איש" לשון הבערה והדלקה, דהיינו איש צדיק שיבער את עצמו בהתלהבות אש על ה"שדה או כרם" הם ישראל, "ושלח את בעירה" ודרשו חז"ל זו רגל, ר"ל כנ"ל, שעם ההרגל יפעול "ובער בשדה אחר", פירוש שיבער ויכלה השדה אחר, "מיטב שדהו ומיטב כרמו ישלם", כל המיטב של השדה והכרם ישלם, לשון ישלם ויתקן הכל על מכונו.

2. C'est "reguel" (le pied), allusion au tsadik qui s'accoutume (marguil) lui-même à sa sainteté : celui-là peut opérer que ce soit "Je la hâterai".

Et c'est "Si un homme fait paître (yav'er) un champ ou une vigne" (Chemot 22,4) : voici qu'il y a deux sortes de champs, comme il est écrit "vois, l'odeur de mon fils est comme l'odeur d'un champ" (Berechit 27,27), et ce sont les saints d'Israël, comparés au champ, au champ des pommiers ; et "Dieu a fait celui-ci en face de celui-là", comme il est écrit "et Esav revint du champ" (Berechit 25,29), qui est appelé "un autre champ (sade aher)". Et Israël est aussi appelé "vigne" : "[une vigne] était à mon bien-aimé", "la vigne de ה' Tsevaot" (Yechayahou 5,1 et 5,7).

Et le verset dit "ki yav'er ich", du langage d'embrasement et d'allumage, c'est-à-dire un homme tsadik qui s'embrase lui-même d'un feu d'enthousiasme sur "le champ ou la vigne", qui sont Israël ; "et il envoie sa bête (be'iro)", et nos Sages ont expliqué : c'est le pied, c'est-à-dire comme ci-dessus, que par l'accoutumance il opérera "et il fait paître dans un autre champ", explication : qu'il consumera et fera disparaître le "champ autre" ; "le meilleur de son champ et le meilleur de sa vigne il paiera", tout le meilleur du champ et de la vigne il paiera, au sens de "yechalem" : il paiera et remettra tout en sa place.

‎ג. הוא "שן", רמז על התעוררות החסדים שנתעורר על ידי הצדיק, שיש לנו ל"ב שיניים כנגד ל"ב נתיבות פליאות חכמה, ועם היחוד הזה נתעוררים חסדים, דהנה יש ב' מיני חסדים, חסדים מגולים וחסדים מכוסים, ולזה רמז "שן פעמים מגולה ופעמים מכוסה", כדאיתא בגמרא למה נקרא מבעה שן משום דפעמים מגולה.

וזהו "לעושה נפלאות גדולות לבדו", כי החסדים הם מכוסים והם אצל השי"ת לבדו, הוא עושה עמנו נפלאות "כי לעולם חסדו".

3. C'est "chen" (la dent), allusion à l'éveil des hassadim (bontés) qui est suscité par le tsadik ; car nous avons trente-deux dents, correspondant aux trente-deux voies merveilleuses de la sagesse, et par cette union les hassadim s'éveillent.

Or voici qu'il y a deux sortes de hassadim : les hassadim découverts et les hassadim couverts, et c'est à cela que fait allusion "la dent, parfois découverte et parfois couverte", comme il est dit dans la Guemara : pourquoi "mave" est-il appelé dent ? Parce qu'elle est parfois découverte.

Et c'est "à Celui qui fait de grandes merveilles, Lui seul" (Tehilim 136,4), car les hassadim sont couverts et ils sont auprès du Nom, béni soit-Il, seul ; c'est Lui qui fait avec nous des merveilles, "car Sa bonté (hassdo) est éternelle".

‎וזהו הפלוגתא רב ושמואל, "רב אמר מבעה זה אדם", ד"אדם" נוטריקון אדם דוד משיח, דהיינו שהצדיק יכול לפעול הכל, ויכול לפעול לגרום ביאת המשיח, "ושמואל אמר מבעה זה השן", דאיתא בגמרא "שמואל סבר אין בין עוה"ז לימות המשיח אלא שעבוד מלכיות", וזהו מבעה זה שן, ר"ל שיוכל לפעול חסדים כנ"ל.

Et telle est la controverse de Rav et de Chemouel : "Rav dit que mave, c'est l'homme (adam)", car "adam" (אדם) est le notarikon (acronyme) de Adam, David, Machiah, c'est-à-dire que le tsadik peut tout opérer, et qu'il peut opérer et provoquer la venue du Machiah. "Et Chemouel dit que mave, c'est la dent", car il est dit dans la Guemara : "Chemouel estime qu'il n'y a entre ce monde-ci et les jours du Machiah que l'asservissement aux royaumes" ; et c'est "mave, c'est la dent", c'est-à-dire qu'il pourra opérer les hassadim comme ci-dessus.

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