נועם אלימלך

Noam Elimelech — Sefer Bereshit, Vayeshev (3/4)

Rabbi Élimélech de Lizhensk
En bref

Ce passage poursuit les noms : Yissakhar pour la subsistance du degré de Gad, Zévouloun pour la demeure de la Che'hina auprès du tsadik, et Yossef pour réparer Dan et Naftali. Le Noam Elimele'h revient à « et il était jeune garçon auprès des fils de Bilha » : « naar » désigne un grand degré ; Yossef ramène les hommes inférieurs au bien et porte toute mauvaise chose devant leur Père qui est aux cieux. Le Saint béni soit-Il, appelé Israël, aime Yossef, fils de sa vieillesse : il unifie l'Israël d'en bas avec l'Israël d'en haut et élève la Che'hina jusqu'à la ''Hokhma ; le Nom béni soit-Il lui fait des vêtements saints pour le monde à venir.

Aussi : le machal du Maguid de Rovno sur la Che'hina en exil ; six jours on ramasse les étincelles et le Chabbat les kelipot tombent ; « que nul ne sorte de sa place » et les deux alef de ''Hokhma et de Bina.

‎ואחר שראו האימהות שיצאו ד' מדריגות הנ"ל מהשפחות, והיו יודעים שיהיה עוד ד' מדריגות אחרים שעל ידם יהיה קיום לפשוטי עם, ושיכניסם לעבודתו יתברך להחזיר בתשובה להשפלים, ולזה קראה לאה את שם בנה החמישי "יששכר", לשון "יש שכר", רמז שכוונתה היה לתקן שיהיה קיום לבן השפחה שקראה אותו גד, לרמז שיהיה לו מזל בממון ועשירות, וצריך שיושפע לו על ידי הצדיק, הגם שיש לו מזל, אעפ"כ אין השפעה באה כי אם ע"י הצדיק, וקראה אותו יששכר "כי שכר שכרתיך בדודאי בני", דשכר מצוה בהאי עלמא ליכא, רק הפירות של המצוה אדם אוכל בעוה"ז, והפירות של המצוה הוא ע"י שאדם עושה המצוה בשמחה וחדוה, וזה שרמזה בדבריה "בדודאי בני" לשון דודים וחיבה של בני, דהיינו ע"י אהבה והשמחה של המצוה ראוי השכר בעוה"ז.

Et après que les matriarches virent que les quatre degrés susdits étaient sortis des servantes, et qu'elles savaient qu'il y aurait encore quatre autres degrés par lesquels il y aurait subsistance (kiyoum) pour les gens simples, et qui les feraient entrer dans le service de Lui béni soit-Il pour ramener les hommes bas à la techouva (retour, repentir) - pour cela Léa appela le nom de son cinquième fils "Yissakhar", de la langue de "yech sakhar" (il y a une récompense), allusion à ce que son intention était de réparer qu'il y ait subsistance pour le fils de la servante qu'elle avait appelé Gad, pour faire allusion à ce qu'il aurait dû mazal (fortune, chance) dans l'argent et la richesse ; et il faut que cela lui soit épanché par le tsadik : bien qu'il ait du mazal, malgré cela l'épanchement ne vient que par le tsadik. Et elle l'appela Yissakhar, "car je t'ai bel et bien loué (sakhôr sekhartikha) avec les mandragores de mon fils" (Genèse 30,16) - car il n'y a pas de récompense de la mitsva en ce monde-ci (Kidouchin 39b), seuls les fruits de la mitsva l'homme les consomme en ce monde-ci ; et les fruits de la mitsva viennent de ce que l'homme accomplit la mitsva dans la joie et l'allégresse.

Et c'est ce à quoi elle a fait allusion dans ses paroles "bedoudaéï béni" (avec les mandragores de mon fils) - de la langue de "dôdim" (amours) et d'affection de mon fils, c'est-à-dire que par l'amour et la joie de la mitsva la récompense est méritée en ce monde-ci.

‎ולשני קראה "זבולון", רמזה שע"י הבן של השפחה שקראתה אשר, דהיינו שהוא מתנהג כשורה, יהיה השראת שכינה על הצדיק שלא יעוכב השראתה בעבורו, וזהו "הפעם יזבלני אישי", ר"ל שיהיה דירת השי"ת אצל הצדיק, ע"ד ששמעתי משל מתוק מפי אדומ"ו הרב המגיד דק"ק ראווני זלה"ה, והוא שאנו רואים שכעת אשר אנחנו בגלות המר, יש בני אדם שזוכים לרוח הקודש בקל יותר מבימי הנביאים, שהיו צריכין השבעות והתבודדות רב כידוע כדי שישיגו הנבואה ורוה"ק, ואמר משל נפלא ומתוק, למשל המלך שהוא במקום כבודו בביתו בחצירו בפלטין שלו, ויבוא איזה אוהב המלך וירצה להזמינו לסעודתו לביתו, אזי בוודאי יכעוס עליו המלך, כי אין זה כבוד של מלך לצאת מפלטין שלו לבית אחרים גם אם יהיה הסעודה גדולה עד למאוד, ובלתי אפשרי שיזמין את המלך לביתו עד שיכין כל הכנות ויעמיד מליצים ופרקליטין גדולים שימצא חן בעיני המלך שיבוא לסעודתו, אבל כשהמלך נוסע בדרך ורוצה ללון בדרך, אזי כאשר ימצא מקום נקי באכסניא נקיה, אף אם בית המלון הוא בכפר, אם הוא רק נקי, אזי זה בית מלונו ללון שם. והנמשל מובן ממילא, בזמן שבית המקדש קיים והיתה שכינת כבודו בבית קדשי הקדשים, אזי אם היה אדם רוצה לשאוב רוה"ק או נביאות, היה צריך עבודה גדולה, כמו שמצינו בשמחת בית השואבה ששם היו שואבים רוה"ק, אבל עתה בגלות המר, שגם השכינה הקדושה גלתה עמנו ובעו"ה היא נע ונד בארץ, ותשוקתה מאוד למצוא מקום דירה לשכון בה, ואם מצאה מנוח מקום נקי, אדם שהוא רק נקי מעבירות וחטאים, אזי שם היא דירתה, ודפח"ח.

וזהו "הפעם יזבלני כו'" לשון דירה, דהיינו בגלות המר יהיה לה דירה להשכינה.

Et le second, elle l'appela "Zévouloun" : elle fit allusion à ce que par le fils de la servante qu'elle avait appelé Acher - c'est-à-dire celui qui se conduit comme il convient - il y aurait résidence de la Chekhina sur le tsadik, sa résidence n'étant plus retardée à cause de lui. Et c'est "cette fois mon mari me fera une demeure (yizbeléni)" (Genèse 30,20), c'est-à-dire qu'il y aura une demeure du Nom béni soit-Il auprès du tsadik.

À la manière de ce que j'ai entendu, un doux mashal (parabole), de la bouche de mon seigneur, mon maître et mon rabbi le Rav le Maguid de la sainte communauté de Rovno, que son souvenir soit pour la vie du monde à venir. Et le voici : nous voyons que maintenant, alors que nous sommes dans l'amer exil, il y a des hommes qui méritent le roua'h hakodech (l'esprit saint) plus facilement qu'aux jours des prophètes, lesquels avaient besoin d'adjurations et d'une grande hitbodedout (retraite solitaire), comme on le sait, pour atteindre la prophétie et le roua'h hakodech.

Et il dit un mashal merveilleux et doux : par exemple le roi qui est au lieu de sa gloire, dans sa maison, dans sa cour, dans son palais, et vient quelque ami du roi qui veut l'inviter à son festin, dans sa maison - alors certainement le roi se fâchera contre lui, car ce n'est pas l'honneur d'un roi de sortir de son palais pour la maison d'autrui, même si le festin devait être extrêmement grand ; et il est impossible d'inviter le roi dans sa maison à moins de faire tous les préparatifs et de poster des avocats et de grands intercesseurs, afin de trouver grâce aux yeux du roi pour qu'il vienne à son festin. Mais lorsque le roi voyage en chemin et veut passer la nuit en route, alors, s'il trouve un endroit propre, une auberge propre - même si l'auberge est dans un village -, pourvu seulement qu'elle soit propre, alors c'est là son gîte pour y passer la nuit.

Et le nimchal (l'application de la parabole) se comprend de lui-même : au temps où le Temple existait et où la Chekhina de Sa gloire était dans le Saint des Saints, alors, si un homme voulait puiser le roua'h hakodech ou la prophétie, il lui fallait un grand service, comme nous le trouvons à la Simhat Beit Hachoéva (la réjouissance de la maison du puisage), où l'on puisait le roua'h hakodech ; mais maintenant, dans l'amer exil, où la sainte Chekhina elle aussi est partie en exil avec nous et, pour nos nombreuses fautes, elle erre et vagabonde sur la terre, et où son désir est grand de trouver un lieu de demeure où résider - si elle a trouvé un repos, un endroit propre, un homme qui soit seulement propre de transgressions et de fautes, alors c'est là sa demeure. Et les paroles de la bouche du sage sont grâce (Ecclésiaste 10,12).

Et c'est "cette fois mon mari me fera une demeure etc.", de la langue de demeure (dira), c'est-à-dire que dans l'amer exil il y aura une demeure pour la Chekhina.

‎ורחל אמנו היתה רוצה לתקן את שני המדריגות הנולדים משפחתה בלהה, ולכן קראה שם בנה "יוסף", "ותאמר אסף אלקים את חרפתי כו' לאמר יוסף ה' לי בן אחר", ולכאורה היה לה לקרותו "אסף", כמו שאמרה אסף אלקים את חרפתי? אך היא רמזה בקוראה שמו יוסף שני דברים כאחד, כי היא ידעה שמתה בלידתה את בנימין ותקרא אותו בן אוני, ובלתי אפשרי לרמוז בשמו להנ"ל, ולכן רמזה הכל בשם בנה יוסף, דהיינו שהוא יתקן את המדריגה הפחותה של בני אדם אשר רמזה לו בשם דן כנ"ל, שהוא לשון דין, שפיהם מלא בקללות וארורים, וע"י הצדיק הזה "אסף אלקים את חרפתי", שהוא יחזירם למוטב. והוא גם הוא יתקן את המדריגה השפלה של בני אדם שרמזה בשם נפתלי כנ"ל, ולכן קראה שמו "יוסף" רמז למדריגה גדולה, כי יוסף הוא תפילת מוסף, שאז הוא העלאת העולמות כולם למעלה עד מדריגת חכמה כידוע ליודעי חן, ואמרה "יוסף כו' בן אחר", רמז שיהיה במדריגה גדולה יותר מאותו הבן שרמזה לאה שקראה אותו ראובן - "ראו בן" כנ"ל, והוא יתקן הכל.

Et Rahel notre mère voulait réparer les deux degrés nés de sa servante Bilha, et c'est pourquoi elle appela le nom de son fils "Yossef" : "et elle dit : Dieu a retiré (assaf) mon opprobre etc., disant : que ה' m'ajoute (yossef) un autre fils" (Genèse 30,23-24). À première vue, elle aurait dû l'appeler "Assaf", comme elle a dit "Dieu a retiré mon opprobre" ?

Mais elle a fait allusion, en l'appelant du nom de Yossef, à deux choses en une : car elle savait qu'elle mourrait en enfantant Binyamin et qu'elle l'appellerait "Ben Oni" (fils de ma douleur), et qu'il serait impossible de faire allusion par son nom à ce qui précède ; c'est pourquoi elle fit allusion à tout dans le nom de son fils Yossef, à savoir qu'il réparera le degré inférieur des hommes auquel elle a fait allusion par le nom de Dan comme ci-dessus, qui est de la langue de "din" (jugement, rigueur), ceux dont la bouche est pleine de malédictions et d'imprécations ; et par ce tsadik-là "Dieu a retiré mon opprobre", car il les ramènera au bien. Et lui aussi réparera le degré bas des hommes auquel elle a fait allusion par le nom de Naftali comme ci-dessus.

Et c'est pourquoi elle l'appela "Yossef", allusion à un grand degré, car Yossef, c'est la prière de Moussaf, où se fait l'élévation de tous les mondes vers le haut jusqu'au degré de 'Hokhma (Sagesse), comme cela est connu de ceux qui connaissent la grâce (les kabbalistes). Et elle dit "yossef etc. un autre fils", allusion à ce qu'il sera à un degré plus grand que ce fils auquel Léa fit allusion en l'appelant Reouven - "reou ben" (voyez, un fils) comme ci-dessus - et il réparera tout.

‎ונחזור לביאור הכתוב "והוא נער את בני בלהה", רמז אחר זה יבוא למדריגה גדולה, כי "נער" רמז למדריגה גדולה כמו שמצינו ביהושע שנקרא נער, וכמו שאמר הכתוב נער ישראל ואוהבהו, והוא מחזיר את בני בלהה, דהיינו בני אדם הפחותים השפלים המרומזים בשם ב' בני בלהה כנ"ל, הוא מחזירם למוטב ומכניסם להקדושה. ואחר זה יבוא עוד למדריגה יותר גדולה "ויבא יוסף את דבתם רעה אל אביהם", דהיינו כל דבר רע שיארע ח"ו לשום בר ישראל, אזי מביא אותו הדבר לפני אביהם שבשמים ומתפלל עליהם שיסיר מהם כל דבר רע.

Et revenons à l'explication du verset "et il était jeune garçon (naar) auprès des fils de Bilha" (Genèse 37,2) : allusion à ce qu'après cela il viendra à un grand degré, car "naar" fait allusion à un grand degré, comme nous le trouvons chez Yehochoua qui est appelé "naar" (Exode 33,11), et comme le dit l'Écriture "car Israël est un jeune garçon (naar) et Je l'aime" (Osée 11,1). Et il ramène les fils de Bilha, c'est-à-dire les hommes inférieurs et bas auxquels font allusion les deux fils de Bilha comme ci-dessus : il les ramène au bien et les fait entrer dans la sainteté.

Et après cela il viendra encore à un degré plus grand : "et Yossef rapporta leur mauvaise rumeur à leur père" (Genèse 37,2), c'est-à-dire que toute mauvaise chose qui surviendrait, à Dieu ne plaise, à quelque fils d'Israël, alors il porte cette chose devant leur Père qui est aux cieux et prie pour eux, afin qu'Il écarte d'eux toute mauvaise chose.

"וישראל אהב את יוסף כו' כי בן זקונים הוא לו", רמז אחר שיזכה למדריגה העליונה שנקרא בשם "ישראל", שהוא מעורר ומיחד את העולם הנקרא "ישראל סבא" כידוע, וזהו "שמע ישראל", לשון "וישמע שאול" שהוא לשון כניסה ויחוד, והיינו שהוא מיחד ישראל דלתתא עם ישראל דלעילא, והבן, ואז הקב"ה שנקרא ג"כ בשם "ישראל" כידוע ליודעי חן, "אהב את יוסף" שמעלה את השכינה ממלכות עד חכמה כנ"ל, אוהב אותו "מכל בניו, כי בן זקונים הוא לו" ותרגום "כי בר חכים הוא", רמז להנ"ל שמעלה עד החכמה. וזהו "אם אין אני לי מי לי", רמז "אני" היא השכינה נקרא אני, וחכמה נקרא "אין", וזהו "אם אין אני כו'", ר"ל כשמעלה השכינה עד חכמה, אזי יוצא מהם שם "מי" שהוא רחמים גדולים.

וזהו "אני ה' אשר הוצאתי אתכם מארץ מצרים", ר"ל ע"י היחוד השכינה למעלה, הוצאתי את ישראל, "להיות לכם לאלקים", ר"ל שיהיה שם אלקים בידכם. והבן.

"ועשה לו כתונת פסים", פירוש השי"ת עושה לו לבושין קדישין מלובן העליון לעוה"ב. והבן.

"Et Israël aimait Yossef etc., car il était pour lui un fils de sa vieillesse (ben zekounim)" (Genèse 37,3) : allusion à ce qu'après cela il méritera le degré supérieur, celui qui est appelé du nom d'"Israël", où il éveille et unifie le monde appelé "Israël Saba" (Israël l'ancien), comme on le sait. Et c'est "Écoute (chema) Israël" (Deutéronome 6,4), de la langue de "et Chaoul convoqua (vayechama) le peuple" (1 Samuel 15,4), qui est un terme de rassemblement et d'union ; à savoir qu'il unifie l'Israël d'en bas (dieltata) avec l'Israël d'en haut (dile'ela).

Et comprends. Et alors le Saint béni soit-Il, qui est lui aussi appelé du nom d'"Israël", comme cela est connu de ceux qui connaissent la grâce, "aimait Yossef", celui qui élève la Chekhina depuis Malkhout jusqu'à 'Hokhma comme ci-dessus ; Il l'aime "plus que tous ses fils, car il était pour lui un fils de sa vieillesse", et le Targoum rend "car il est un fils sage (bar hakim)" - allusion à ce qui précède, qu'il élève jusqu'à la 'Hokhma.

Et c'est "si je ne suis pas pour moi, qui est pour moi ?" (Avot 1,14) : allusion - "ani" (moi) est la Chekhina, qui est appelée "ani", et 'Hokhma est appelée "ain" (néant) ; et c'est "im ain ani etc.", c'est-à-dire que lorsqu'il élève la Chekhina jusqu'à 'Hokhma, alors il en sort le Nom "mi" (qui), qui est de grandes miséricordes. Et c'est "Je suis ה' qui vous ai fait sortir du pays d'Égypte" (Nombres 15,41), c'est-à-dire : par l'union de la Chekhina en haut, J'ai fait sortir Israël, "pour être pour vous Elokim", c'est-à-dire que le Nom Elokim sera dans votre main.

Et comprends. "Et il lui fit une tunique bigarrée (ketonet passim)" (Genèse 37,3) : explication, le Nom béni soit-Il lui fait des vêtements saints (levouchin kadichin) de la blancheur supérieure pour le monde à venir.

Et comprends.

או יאמר "ויבא יוסף את דבתם כו'", דהנה כתיב "ששת ימים תלקטוהו וביום השביעי שבת לא יהיה בו", נ"ל דהנה צריך האדם לעבוד הבורא ב"ה ביראה ובאהבה כל ששת ימי החול, דהיינו שיראה את שפלות עצמו ורוממות אל יתברך, ועי"ז הוא מעלה ניצוצות הקדושות שנפלו לחיצונים, וזהו "ששת ימים תלקטוהו" רמז ללקט הנ"ק כל ששת ימי החול, ואז "ביום השביעי שבת לא יהיה בו", ר"ל ממילא כשיגיע יום השבת נופלים כל הקליפות החיצונים לנוקבא דתהומא רבא ולא יהיה להם שום אחיזה בהקדושה. וזה שאמר הכתוב "שבו איש תחתיו כו'", דהיינו ביום השבת שהחיצונים נפלו למטה והם מתחת לאדם, צריכים אתם לישב עליהם לכבוש אותם שלא ליתן להם להרים ראש כלל מעתה על השבוע הבא.

Ou bien il dira "et Yossef rapporta leur rumeur etc." : car voici, il est écrit "six jours vous le ramasserez, et le septième jour, chabbat, il n'y en aura pas" (Exode 16,26). Il me semble [l'expliquer ainsi] : voici, l'homme doit servir le Créateur béni soit-Il dans la crainte et dans l'amour tous les six jours ouvrables, c'est-à-dire qu'il voie sa propre bassesse et l'exaltation du Dieu béni soit-Il ; et par cela il élève les étincelles saintes (nitsotsot) qui sont tombées aux forces extérieures (hitsonim).

Et c'est "six jours vous le ramasserez", allusion à ramasser les étincelles saintes tous les six jours ouvrables ; et alors "le septième jour, chabbat, il n'y en aura pas", c'est-à-dire que d'elles-mêmes, lorsque arrive le jour du chabbat, toutes les kelipot (écorces) extérieures tombent dans la noukva de l'abîme profond (noukva detehoma raba) et elles n'ont plus aucune prise dans la sainteté. Et c'est ce qu'a dit l'Écriture "que chacun demeure à sa place (tahtav, littéralement : sous lui) etc." (Exode 16,29), c'est-à-dire : au jour du chabbat, où les forces extérieures sont tombées en bas et se trouvent au-dessous de l'homme, il vous faut vous asseoir sur elles pour les soumettre, afin de ne pas leur permettre de relever la tête le moins du monde, désormais, pour la semaine qui vient.

‎ואמר הכתוב בכל זאת אינו יוצא ידי חובתו, רק צריך האדם לעלות למדריגה יתירה מזו, דהיינו "אל יצא איש ממקומו", ולמדו חז"ל "מכאן לתחום שבת אלפים אמה", דהנה השכינה נקראת "מקום", וזהו "כל הקובע מקום לתפילתו", ר"ל עם תפילתו הוא מעלה את השכינה תתאה לקובעה לשכינתא עילאה, ואז כשהצדיק עולה למקום העליון אזי המלאכים שואלים "מה פעל אל", וזהו "איה מקום כבודו", ולזה ציוה הכתוב "אל יצא איש ממקומו", דהנה כל ימי החול, העולמות הם מטי ולא מטי, וכמו כן הצדיק מוכרח להיות כל ימי השבוע בסוד מטי ולא מטי, שצריך לצאת ממדריגת אהבה ליראה ומיראה לאהבה, אבל ביום השבת קודש שהעולמות יש להם עליה כמו קודם החטא שהוא עולם התיקון, וצריך הצדיק ג"כ להיות במדריגה זאת שלא יצא ממקומו העליון. וזהו "עולת שבת בשבתו על עולת התמיד", שהעולה של חול היא בסוד מטי ולא מטי כנ"ל, דהיינו עולה ויורד, אבל "עולת שבת" הוא "בשבתו" למעלה ולא מטי כלל.

Et l'Écriture dit que malgré tout cela il ne s'acquitte pas encore de son devoir : il faut encore que l'homme monte à un degré supérieur à celui-là, à savoir "que nul ne sorte de sa place (mimkomo)" (Exode 16,29) - et nos maîtres de mémoire bénie en ont appris "de là, que la limite du chabbat (tehoum) est de deux mille coudées" (Erouvin 51a). Car voici, la Chekhina est appelée "makom" (lieu, place).

Et c'est "quiconque fixe un lieu (makom) pour sa prière" (Berakhot 6b), c'est-à-dire : par sa prière il élève la Chekhina inférieure pour la fixer à la Chekhina supérieure ; et alors, lorsque le tsadik monte au lieu supérieur, les anges demandent "qu'a fait Dieu ?" (Nombres 23,23), et c'est "où est le lieu de Sa gloire ?" (liturgie de la Kedoucha). C'est pourquoi l'Écriture a ordonné "que nul ne sorte de sa place".

Car voici, tous les jours ouvrables les mondes sont dans l'état de "mati velo mati" (atteignant et n'atteignant pas) ; et de même le tsadik est contraint d'être tous les jours de la semaine dans le secret de "mati velo mati", car il lui faut sortir du degré d'amour vers la crainte et de la crainte vers l'amour. Mais au jour du saint chabbat, où les mondes ont une élévation comme avant la faute, qui est le monde du tikoun (de la réparation), le tsadik doit lui aussi être à ce degré-là et ne pas sortir de son lieu supérieur.

Et c'est "l'holocauste du chabbat en son chabbat, en plus de l'holocauste perpétuel" (Nombres 28,10) : car l'holocauste (ola, littéralement : ce qui monte) des jours ouvrables est dans le secret de "mati velo mati" comme ci-dessus, c'est-à-dire qu'il monte et descend ; mais "l'holocauste du chabbat" est "en son chabbat" (bechabbato, terme de demeure) en haut, et il n'y a en lui aucun "lo mati" (non-atteinte) du tout.

‎זה שרמזו חז"ל שלמדו מפסוק אל יצא כו' ב' אלפים אמה, רמז לב' אלפים, דהיינו אלף חכמה אלף בינה, דחכמה נקרא "אין", וזהו "אם אין אני כו'", ר"ל כשהצדיק עולה למדריגת חכמה נקרא "אני", פירוש אז אין צריך לירד להיות מוכנע ושפל כ"אין", ונקרא "אני" כאדם האומר אני הוא ע"ד אני ואפסי כו', ו"אני" הם אותיות "אין", אתווין דדין כאתווין דדין, ואמר "אם אין אני", ש"אני" הוא ב"אין", דהיינו במדריגת חכמה, "מי לי", פירוש אז תיקנתי כל צורכי את העולם הנקרא "מי", שהוא מעולם בינה ששם נמתקים כל הדינים בשורשם ולא ישלוט שום דין בעולם, וזהו "אם אני כאן הכל כאן", ר"ל אם אני במדרגת "אני", "הכל כאן", ר"ל אזי מתוקן מדריגת ה"כל" שהוא צדיק יסוד עולם, ואין כח להדינים לשלוט בזה העולם. וזהו "שויתי ה' לנגדי תמיד", פירוש מה שתיקנתי את השם הויה ב"ה למעלה, עי"ז גרמתי שגם בזה העולם יהיה תמיד רחמים גמורים, וזהו "לנגדי," רמז לזה העולם שהוא לפני, לנגדי.

וזהו "אלף חכמה אלף בינה", פירושו מובן ממילא, כשהצדיק הוא במקומו העליון כנ"ל שעלה למעלה למדריגת חכמה, אזי מתוקן ה"אלף בינה" כל צורכו ואין שום פגע. וזהו שאמרו חז"ל "היוצא חוץ לתחום יש לו ד' אמות לכל רוח", ר"ל אם עולה במדריגתו עוד למעלה ממדריגת חכמה שהיא סוד מוסף, יש לו ד' אמות של הלכה לכל רוח, פירוש שגם הרוח צפון שהוא בלי מחיצה כדאיתא הטעם, הוא פועל ג"כ מה שאמר הכתוב ואת הצפוני ארחיק מכם, שאז יעבור רוח הטומאה מן הארץ, ואין צורך לרוח צפון שיהא פרוץ בלי מחיצה.

C'est ce à quoi nos maîtres de mémoire bénie ont fait allusion en apprenant du verset "que nul ne sorte etc." les deux mille coudées : allusion aux deux "alafim" (milliers, et aussi : deux alef), à savoir "un alef de 'Hokhma, un alef de Bina" (d'après "je t'enseignerai (aalefkha) la sagesse, je t'enseignerai la compréhension", Job 33,33). Car 'Hokhma est appelée "ain" (néant), et c'est "im ain ani etc." (si je ne suis pas pour moi), c'est-à-dire : lorsque le tsadik monte au degré de 'Hokhma, il est appelé "ani" (moi) - explication : alors il n'a plus besoin de descendre pour être soumis et bas comme le "ain", et il est appelé "ani" comme un homme qui dit "c'est moi", à la manière de "moi et rien d'autre etc." (Isaie 47,8) ; et "ani" (אני) est fait des lettres de "ain" (אין), les lettres de l'un sont comme les lettres de l'autre.

Et il a dit "im ain ani" : que le "ani" est dans le "ain", c'est-à-dire au degré de 'Hokhma ; "mi li" (qui est pour moi) - explication : alors j'ai réparé autant qu'il le fallait le monde appelé "mi" (qui), qui est du monde de Bina, où tous les jugements (dinim) sont adoucis à leur racine, et aucun jugement ne dominera dans le monde. Et c'est "si je suis ici, tout est ici" (Souka 53a), c'est-à-dire : si je suis au degré de "ani", "tout est ici", c'est-à-dire qu'alors est réparé le degré du "kol" (tout), qui est le tsadik fondement du monde (yessod olam), et les jugements n'ont plus la force de dominer dans ce monde-ci.

Et c'est "j'ai placé ה' devant moi (lenegdi) constamment" (Psaumes 16,8) - explication : du fait que j'ai réparé le Nom Havaya béni soit-Il en haut, par cela j'ai causé que dans ce monde-ci aussi il y ait toujours des miséricordes complètes ; et c'est "lenegdi", allusion à ce monde-ci qui est devant moi, en face de moi. Et c'est "un alef de 'Hokhma, un alef de Bina" : son explication se comprend d'elle-même - lorsque le tsadik est en son lieu supérieur comme ci-dessus, étant monté en haut au degré de 'Hokhma, alors l'"alef de Bina" est réparé autant qu'il le faut et il n'y a plus aucun mal.

Et c'est ce qu'ont dit nos maîtres de mémoire bénie : "celui qui sort hors de la limite du chabbat à quatre coudées dans chaque direction (roua'h)" (Erouvin 41b) - c'est-à-dire : s'il monte dans son degré encore plus haut que le degré de 'Hokhma, qui est le secret de Moussaf, il a les quatre coudées de la halakha (Berakhot 8a) dans chaque roua'h (vent, direction) - explication : même le vent du nord (roua'h tsafon), qui est sans cloison, selon la raison qui en est enseignée, il opère lui aussi ce qu'a dit l'Écriture "et celui du nord (hatsefoni), Je l'éloignerai de vous" (Joël 2,20) ; car alors l'esprit d'impureté passera de la terre (Zacharie 13,2), et il ne sera plus besoin que le vent du nord soit ouvert, sans cloison.

‎וזהו "ויבא יוסף את דבתם רעה אל אביהם", פירוש הצדיק הזה הנקרא יוסף, רמז שהוא במדריגה גדולה הנ"ל, אזי מביא כל המעשים המקולקלים אל אביהם שבשמים, ששם הכל בטל ומבוטל ואין ממש, "וישראל אהב את יוסף כו'", הקב"ה נקרא "ישראל" כמו שנאמר לעיל, עיקר אהבתו הוא להצדיק שעולה למדריגת מוסף. וזה שאמרה רחל "אסף א-להים את חרפתי ותקרא שמו יוסף", ולכאורה היה לה לקרותו "אסף" כמו שאמרה אסף אלקים, אך הרמז הוא להנ"ל, דהיינו אסף אלקים את כל החרפות והשפלות ונתבטל הכל, "ותקרא שמו יוסף", רמז ע"י השורש המדריגה שהיא מדריגת מוסף כנ"ל.

Et c'est "et Yossef rapporta leur mauvaise rumeur à leur père" - explication : ce tsadik appelé Yossef, allusion à ce qu'il est au grand degré susdit, alors il porte toutes les actions corrompues à leur Père qui est aux cieux, où tout est annulé et aboli et n'a aucune réalité. "Et Israël aimait Yossef etc." : le Saint béni soit-Il est appelé "Israël", comme il a été dit plus haut, et l'essentiel de Son amour va au tsadik qui monte au degré de Moussaf.

Et c'est ce qu'a dit Rahel, "Dieu a retiré mon opprobre, et elle appela son nom Yossef" ; à première vue, elle aurait dû l'appeler "Assaf", comme elle a dit "Dieu a retiré" ; mais l'allusion est à ce qui précède, à savoir : Dieu a retiré tous les opprobres et toutes les bassesses et tout a été annulé - "et elle appela son nom Yossef", allusion à ce que cela se fait par la racine du degré, qui est le degré de Moussaf comme ci-dessus.

‎וזה שפירש רש"י ז"ל "ביקש יעקב לישב בשלוה", דהיינו שהיה במדריגה זו שכפה כל הדינים תחתיו ורצה לישב בשלוה, "קפץ עליו רוגזו של יוסף", פירוש ע"ד שאמרנו הפירוש "ויחלום יוסף חלום ויגד לאחיו ויוסיפו עוד שנוא אותו", י"ל שכוונת אחי יוסף הצדיקים היה לטובת יוסף, כששמעו שאמר חלום חלמתי, ואותיות "חלם" הוא אותיות "מחל", והבינו שיעלה לגדולה כדאיתא "אין אדם עולה לגדולה אלא א"כ מוחלין לו כל עונותיו", ולכן "ויוסיפו עוד שנוא אותו", למען עי"ז יתחזק יותר לעלות למדריגה גדולה, וזהו ג"כ "קפץ עליו רוגזו של יוסף", ר"ל בכדי שיעלה למדריגה גדולה שהוא מדרגת מוסף, וזהו "וישראל אהב את יוסף", עיין לעיל.

Et c'est ce qu'a expliqué Rachi de mémoire bénie : "Yaakov demanda à demeurer dans la tranquillité" (Rachi sur Genèse 37,2) - c'est-à-dire qu'il était à ce degré où il avait soumis tous les jugements sous lui, et il voulait demeurer dans la tranquillité ; "bondit sur lui la colère de Yossef" - explication, à la manière dont nous avons dit l'explication de "et Yossef rêva un rêve et le raconta à ses frères, et ils le haïrent encore davantage" (Genèse 37,5) : on peut dire que l'intention des frères de Yossef, qui étaient des tsadikim, était pour le bien de Yossef ; lorsqu'ils entendirent qu'il disait "j'ai rêve un rêve", et que les lettres de "halam" (חלם, il a rêve) sont les lettres de "mahal" (מחל, il a pardonné), ils comprirent qu'il monterait à la grandeur, comme il est enseigné : "un homme ne monte à la grandeur que si on lui pardonne toutes ses fautes" (Sanhédrin 14a) ; c'est pourquoi "ils le haïrent encore davantage", afin que par cela il se renforce davantage pour monter à un grand degré. Et c'est aussi "bondit sur lui la colère de Yossef", c'est-à-dire : afin qu'il monte au grand degré, qui est le degré de Moussaf.

Et c'est "et Israël aimait Yossef" - vois plus haut.

‎וזהו "בונה בשמים עליותיו", רמז לצדיקים בני עליה שע"י מעשיהם הם בונים שמים חדשים, פועלים "ואגודתו על ארץ", ר"ל כל האגודות שהם על הארץ, "יסדה", ר"ל הוא מיסד אותם ברחמים מאין פגע, והכל רחמים גמורים. והבן.

Et c'est "Il bâtit dans les cieux Ses étages (aliyotav)" (Amos 9,6) : allusion aux tsadikim, hommes de l'élévation (benei aliya), qui par leurs actions bâtissent des cieux nouveaux ; ils opèrent "et Sa voûte (vaagoudato) sur la terre" - c'est-à-dire toutes les assemblées (agoudot) qui sont sur la terre - "Il l'a fondée", c'est-à-dire qu'Il les fonde dans la miséricorde, sans aucun mal, et tout est miséricordes complètes. Et comprends.

ויאמרו המלוך תמלוך עלינו אם משול תמשול בנו. ע"ד הנ"ל, שיוסף היה מעלה את מידת מלכות כנ"ל, וזה היה תשוקתם ג"כ, וכיוונו בדבריהם להעלאת השכינה על ידו, ואמרו "המלך (תמלוך)", ר"ל "ה מלך" כו', רמז לה"א אחרונה שהיא מידת מלכות, "מלך תמלוך עלינו" להעלותה למעלה, "אם משול תמשל בנו", דהנה הצדיק כשרוצה לפעול איזה דבר צריך להמשיל את הדבר הצריך ע"פ משל, וכוונתו שע"פ המשל יתוקן הנמשל שהוא הדבר הצורך לו, וזהו שנאמר בשלמה המלך ע"ה "ויהי לו שלשת אלפים משל", פירוש שלשת אלפים, דהיינו ג' אלפין, שע"י הג' אלפין של שם אה"י יתוקן כל דבר הצורך, ותיקן שלמה המלך ע"פ המשל את האלפין הנ"ל, "ויהי שירו חמשה" אלפי"ן, רמז אחר שבא אל מדריגה גדולה להודות ולשורר להשי"ת בשירות ותשבחות, עי"ז פעל להעלות את השכינה, היא ה"א אחרונה, עד חכמה שהיא רמז אלף, שהוא פלא חכמה.

והבן.

"Et ils dirent : régnerais-tu donc sur nous, ou dominerais-tu donc sur nous ?" (Genèse 37,8). À la manière de ce qui précède : Yossef élevait la midda (attribut) de Malkhout comme ci-dessus, et c'était là aussi leur désir ; et ils visaient dans leurs paroles l'élévation de la Chekhina par lui.

Et ils dirent "hamalokh (timlokh)", c'est-à-dire "ha melekh" etc. : allusion au hé final du Nom, qui est la midda de Malkhout ; "melekh timlokh aleinou" (règne donc sur nous), pour l'élever en haut. "Im machol timchol banou" (ou dominerais-tu donc sur nous) : car voici, le tsadik, lorsqu'il veut opérer quelque chose, doit mettre en parabole (limchol) la chose dont il a besoin, au moyen d'un machal (parabole), et son intention est que par le machal soit réparé le nimchal (ce que la parabole désigne), qui est la chose dont il a besoin.

Et c'est ce qui est dit au sujet du roi Salomon, la paix sur lui : "et il eut trois mille paraboles (chelochet alafim machal)" (1 Rois 5,12) - explication : "trois mille", c'est-à-dire trois alef, car par les trois alef du Nom אה"י (Ehy-é) toute chose nécessaire est réparée ; et le roi Salomon répara au moyen du machal les alef susdits. "Et son chant fut de cinq [mille]" (1 Rois 5,12) - cinq alef : allusion à ce qu'après être venu à un grand degré pour rendre grâce et chanter au Nom béni soit-Il par des chants et des louanges, il opéra par cela d'élever la Chekhina, qui est le hé final, jusqu'à 'Hokhma, à laquelle fait allusion l'alef, qui est le "pelé" (merveille) de la 'Hokhma.

Et comprends.

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