Ce passage poursuit : « et à une coudée tu l'achèveras par le haut » (Berechit 6,16), la prière qui éclaire comme une pierre précieuse pour annuler les dinim (rigueurs) en les élevant vers la « mère » supérieure. « Et tu mettras l'entrée de l'arche sur son côté » : le tsadik entre en techouva par l'ouverture du hé. Pour le Noam Elimele'h, l'entrée de l'hitbodedout (retraite solitaire) est étroite : on se force, on mortifie le ventre, jusqu'à ce que le ciel élargisse, et l'on répare trois mondes. Les étages, dit Rachi, sont pour l'homme, l'habitation et le fumier : être merkava (char), extraire les nitsotsot (étincelles) de la nourriture et repousser les scories.
Aussi : l'arche au septième mois, Tichri, où la prière est plus agréée ; les eaux, la Torah, qui diminuent jusqu'au dixième degré ; le corbeau et la colombe, degrés de tsadikim, jusqu'au baal techouva qui ne cesse pas.
וזהו "ואל אמה תכלנה מלמעלה", דהיינו שתעשה "צוהר לתיבה", ר"ל שתאיר תפילתך כאבן טוב לבטל הדינים והגזירות מישראל, וע"י מה תוכל לבטל הדינים? אמר הכתוב "ואל אמה", ר"ל אמה לשון 'אם', דהרחמים עליונים נקראים 'אם' המרחפת על בנים ומרחמת עליהם, והיינו "ואל אמה", ר"ל 'אם' העליונה, לשם "תכלנה" את הדינים בהעלותם מלמעלה.
Et c'est 'et à une coudée (ama) tu l'achèveras par le haut' (Bereshit 6,16), c'est-à-dire que tu feras 'une ouverture de lumière (tsohar) à l'arche', ce qui veut dire que ta prière éclairera comme une pierre précieuse afin d'annuler les dinim (rigueurs, jugements) et les décrets qui pèsent sur Israël. Et par quel moyen pourras-tu annuler les dinim ?
Le verset dit 'et à une coudée (ואל אמה)', c'est-à-dire que 'ama' est du langage de 'em' (mère), car les compassions supérieures sont appelées 'em' (mère), celle qui plane au-dessus des enfants et a compassion d'eux. Et c'est 'et à une coudée (ואל אמה)', c'est-à-dire vers la 'mère (em)' supérieure : c'est là que 'tu les achèveras (tekhalena)', les dinim, en les élevant vers le haut.
ופתח התיבה בצדה תשים, רמז שהצדיק צריך להיות תמיד בתשובה, ע"ד דאיתא בגמרא "למה 'כרעי דהא תלוי' מאן דבעי למיעל" כו׳, וזהו "בצדה תשים", דהיינו שיכנס באותו פתח שהוא מן הצד של הה"א, שהוא רמז לתשובה.
'Et tu mettras l'entrée de l'arche sur son côté' (Bereshit 6,16) : allusion à ce que le tsadik doit toujours se trouver en techouva (retour, repentir), selon ce qui se trouve dans la guemara : 'pourquoi le pied de ce [hé] est-il suspendu ? Pour que celui qui veut entrer' etc.
(Menahot 29b). Et c'est 'sur son côté tu la mettras', c'est-à-dire qu'il entrera par cette ouverture qui se trouve du côté de la lettre hé (ה), laquelle est une allusion à la techouva.
או יאמר "ופתח התיבה בצדה תשים", ר"ל שהתורה מלמדת אותנו העיקר התחלת והחיזוק לבוא בקדושה, וגם שנראה לאדם קשה מאד, אעפ"כ ידחוק עצמו בעל כרחו עד שמן השמים ירחמוהו, ע"ד שאמרתי כבר "כל האומר הקב"ה וותרן יותר מעוהי", ופירשתי כך, הרוצה שיוותר לו השי"ת עוונותיו וחטאיו, יותר מעוהי, ר"ל צריך לוותר את מעיו, דהיינו שלא למלאות כריסו באכילה ושתיה ותענוגי עוה"ז רק כדי חיותו, והיינו כאילו מוותר המעיים שאינו משגיח עליהם ומסגף אותם בכל מה דאפשר. ואיתא בגמרא למה 'כרעא דהא תלוי' מאן דבעי ליעול בהאי ליעול, דהיינו בפתח קטן צריך הבעל תשובה לדחוק עצמו עד שמן השמים ירחיב לו, וזהו "ופתח התיבה", היינו הפתח של התבודדות, "בצדה תשים", דהיינו שתכנס בפתח קטן ודחוק והתחזק עצמך בכל פעם יותר עד שתתקן עצמך בכל שלש העולמות שצריך האדם לתקן, דהיינו עולם השפל ועולם הגלגלים ועולם המלאכים, וזהו "תחתים שנים ושלישים תעשיה".
וק"ל.
Ou bien on peut dire : 'et tu mettras l'entrée de l'arche sur son côté', c'est-à-dire que la Torah nous enseigne l'essentiel du commencement et du renforcement pour venir dans la sainteté : même si la chose paraît à l'homme très difficile, malgré cela qu'il se presse et se force lui-même malgré lui, jusqu'à ce que du ciel on ait compassion de lui. Selon ce que j'ai déjà dit sur 'quiconque dit que le Saint béni soit-Il est indulgent (vatran), que ses entrailles soient relâchées (יותר מעוהי)' (Bava Kama 50a).
Et j'ai expliqué ainsi : celui qui veut que le Nom béni soit-Il lui remette (yevater) ses fautes et ses péchés, 'yoter meohi', c'est-à-dire qu'il doit renoncer à ses entrailles (meav), à savoir ne pas remplir son ventre de manger, de boire et des plaisirs de ce monde-ci, mais seulement selon ce qu'il faut à sa subsistance vitale; et c'est comme s'il renonçait à ses entrailles, puisqu'il n'y prend point garde et les mortifie autant qu'il est possible. Et il se trouve dans la guemara : pourquoi le pied de ce [hé] est-il suspendu ?
Que celui qui veut entrer entre par là (Menahot 29b) : c'est-à-dire que par une petite ouverture le baal techouva (pénitent) doit se presser lui-même, jusqu'à ce que du ciel on l'élargisse. Et c'est 'et l'entrée de l'arche', à savoir l'entrée de l'hitbodedout (retraite solitaire, isolement méditatif), 'sur son côté tu la mettras', c'est-à-dire que tu entreras par une ouverture petite et étroite, et que tu te renforceras chaque fois davantage jusqu'à ce que tu te réparés toi-même dans les trois mondes que l'homme doit réparer, à savoir le monde inférieur, le monde des sphères célestes et le monde des anges.
Et c'est 'tu la feras avec des étages inférieurs, des deuxièmes et des troisièmes'. Et cela est facile à comprendre.
"תחתים שנים ושלישים תעשיה", פירש רש"י ז"ל "עליונים לאדם אמצעים למדור תחתים לזבל". יש לומר הפירוש כך, דעיקר צריך הצדיק לתקן בעבודתו שלש עולמות, והם מרומזים בגוף האדם, דהיינו ראש האדם הוא כסא ומרכבה, וזהו "ואראה דמות כמראה אדם יושב על כסא", ר"ל עם הכסא, דהיינו דמות מראה אדם כו׳ שהוא הצדיק גמור שהוא כסא ומרכבה כמו כסא העליון, והבן, וזהו "עליונים לאדם" כנ"ל שיהיה מרכבה וכסא, "אמצעים למדור ותחתים לזבל", שצריך האדם להתנהג באכילתו בכוונה עכ"פ להוציא הניצוצות הקדושות שבתוך המאכל ולדחות הפסולת, וזהו רמז "שנים", דהיינו אמצע גוף, לקבל המאכל להוציא הנ"ק, "ותחתים לזבל", לכווין לדחות את הפסולת.
'Tu la feras avec des étages inférieurs, des deuxièmes et des troisièmes' (Bereshit 6,16). Rachi de mémoire bénie a expliqué : 'les supérieurs pour l'homme, les intermédiaires pour l'habitation, les inférieurs pour le fumier'.
On peut dire l'explication ainsi : l'essentiel est que le tsadik doit réparer par son service trois mondes, et ils sont évoqués par allusion dans le corps de l'homme, à savoir que la tête de l'homme est un trône et un char (merkava). Et c'est 'et je vis une ressemblance comme l'aspect d'un homme assis sur un trône' (Ye'hezkel 1,26), c'est-à-dire avec le trône, à savoir 'une ressemblance d'aspect d'homme' etc., qui est le tsadik parfait, lequel est trône et char comme le trône supérieur - et comprends.
Et c'est 'les supérieurs pour l'homme' comme il vient d'être dit, à savoir qu'il soit char et trône. 'Les intermédiaires pour l'habitation et les inférieurs pour le fumier' : car l'homme doit se conduire dans son manger avec intention, à tout le moins pour faire sortir les étincelles saintes (nitsotsot) qui sont à l'intérieur de la nourriture et repousser les scories (pesolet). Et c'est l'allusion de 'deuxièmes', à savoir le milieu du corps, qui reçoit la nourriture pour en faire sortir les étincelles saintes; 'et les inférieurs pour le fumier', pour avoir l'intention de repousser les scories.
ותנח התיבה בחודש השביעי כו׳. רמז שעיקר הוא לאדם לתקן את מעשיו בחודש השביעי הוא תשרי, ואז תפילתו רצוי יותר משאר ימות השנה כמו שדרשו חז"ל "דרשו ה׳ בהמצאו - אלו עשרת ימי תשובה", שאז הוא כח יותר השראת הקדושה, וזה "ותנח התיבה כו׳ בשבעה עשר יום לחודש", דהיינו לאחר שעברו ג"כ ימי החג שני ימים הראשונים, וקיים בהם מצות סוכה ולולב ואז יש כח להקדושה לשלוט, "על הרי אררט" רמז להקליפות, לשבר אותם ע"י הקדושה.
'Et l'arche se reposa au septième mois' etc. (Bereshit 8,4).
Allusion à ce que l'essentiel, pour l'homme, est de réparer ses actes au septième mois, qui est Tichri; et alors sa prière est plus agréée que dans le reste des jours de l'année, comme l'ont expliqué nos maîtres de mémoire bénie : "'cherchez ה' pendant qu'Il se laisse trouver' (Yechayahou 55,6) - ce sont les dix jours de techouva" (Roch Hachana 18a), car alors la force de la résidence de la sainteté est plus grande. Et c'est 'et l'arche se reposa' etc. 'au dix-septième jour du mois', c'est-à-dire après que sont passés aussi les jours de la fête, les deux premiers jours, et qu'il y a accompli les mitsvot de la soukka et du loulav; et alors la sainteté a la force de dominer. 'Sur les montagnes d'Ararat' : allusion aux kelipot (écorces, forces d'impureté), pour les briser par le moyen de la sainteté.
והמים היו הלוך וחסור עד החודש העשירי. פירוש "המים", התורה הקדושה נקראת מים ע"ד 'כל צמא לכו למים', הוא הקדושה והדביקות שבאדם, "[היו הלוך וחסור]", שהוא בלתי אפשרי להיות בתמידות, רק לפעמים הוא הולך בהדביקות ולפעמים הוא חסר דהיינו שנפסק מהדביקות ע"ד 'מטי ולא מטי', "עד החודש העשירי", ר"ל עד שנתחדש בו מדריגה העשירי שהוא הקדושה העליונה, 'עשירי יהיה קודש', "באחד לחודש נראו ראשי ההרים", ר"ל אעפ"י שבא אל המדריגה זו שבא אל אחדות גמור, אעפ"כ לא נראו בו אלא ראשי ההרים, דהיינו שלא בא עדיין אלא למקצת הקדושה, שעבודת הבורא ב"ה הוא דבר שאין לו סוף
'Et les eaux allaient en diminuant jusqu'au dixième mois' (Bereshit 8,5). Explication : 'les eaux', la Torah sainte est appelée 'eaux', selon 'quiconque a soif, allez vers les eaux' (Yechayahou 55,1); c'est la sainteté et l'attachement (devekout) qui sont dans l'homme. '[Elles allaient en diminuant]', car il est impossible que cela soit en permanence : parfois il va dans l'attachement, et parfois il est en manque, c'est-à-dire qu'il est interrompu de l'attachement, selon 'atteignant et n'atteignant pas (mati velo mati)'. 'Jusqu'au dixième mois', c'est-à-dire jusqu'à ce que se renouvelle en lui le dixième degré, qui est la sainteté supérieure : 'le dixième sera saint' (Vayikra 27,32). 'Au premier du mois apparurent les sommets des montagnes', c'est-à-dire que bien qu'il soit venu à ce degré, où il est parvenu à une unité complète, malgré cela il n'a vu en lui que les sommets des montagnes, à savoir qu'il n'est encore venu qu'à une part de la sainteté, car le service du Créateur béni soit-Il est une chose qui n'a pas de fin.
"ויהי מקץ ארבעים יום", פירוש אחר שיזכה האדם לבוא לתוכן התורה הקדושה שנתנה למשה רבינו ע"ה למ׳ יום, "ויפתח נח את חלון התיבה אשר עשה", פירוש אז השי"ת ב"ה הנקרא 'נח' ע"ש ששוכן ונח בעולמו להשגיח על בריותיו, פותח להצדיק שער בקדושתו שיהא הולך ומתגבר בקדושה רבה, "וישלח את העורב", פירוש הכתוב מונה וחושב מדריגת צדיקים שברא הקב"ה בעולמו, ופירוש "וישלח כו׳" דהיינו ששלח הצדיק בעולם, "את העורב", רמז שיש בני אדם שברא אותם הקב"ה שיתעסקו במשא ומתן באמונה לפרנס בניו ובני ביתו, והם נקראים בשם 'עורב' ע"ד דאיתא בגמרא (כתובות מט, ב) על אותם בני אדם שאינם רוצים לפרנס את בניהם, היו מכריזים עליהם 'עורבא בעי בני והאי גברא לא בעי בני', וגם 'עורב' הוא לשון מתיקות, שזה הוא ערב ומתוק בעיני השי"ת ב"ה ובעיני הבריות בעוסקו במשא ומתן באמונה, וזהו "וישלח את העורב", היינו הצדיקים הנ"ל הנקראים בשם 'עורב' כנ"ל, "ויצא יצוא ושוב", פירוש וצריך האדם הזה שתיכף ומיד שיצא יצוא לעסקיו, אזי ישוב מיד, דהיינו שיבחן שיהא כוונתו לשמים וישוב כוונתו להשי"ת ב"ה, "עד יבושת המים", כן יהיה דרך הזה מתנהג עד שיבוא משיח צדקנו במהרה.
'Et ce fut au bout de quarante jours' (Bereshit 8,6). Explication : après que l'homme a mérité de venir au contenu de la Torah sainte, qui fut donnée à Moche notre maître, la paix soit sur lui, en quarante (מ) jours. 'Et Noah ouvrit la fenêtre de l'arche qu'il avait faite' : explication - alors le Nom béni soit-Il, béni soit-Il, qui est appelé 'Noah' parce qu'Il réside et repose (noah) dans Son monde pour veiller sur Ses créatures, ouvre au tsadik une porte dans Sa sainteté, afin qu'il aille en se renforçant dans une grande sainteté. 'Et il envoya le corbeau (orev)' : explication - le verset dénombre et compte les degrés des tsadikim que le Saint béni soit-Il a créés dans Son monde.
Et l'explication de 'et il envoya' etc., à savoir qu'Il a envoyé le tsadik dans le monde. 'Le corbeau' : allusion à ce qu'il y a des hommes que le Saint béni soit-Il a créés pour qu'ils s'occupent de négoce (massa oumatan) avec fidélité, afin de nourrir ses fils et les gens de sa maison; et ceux-là sont appelés du nom de 'corbeau (orev)', selon ce qui se trouve dans la guemara (Ketoubot 49b) : au sujet de ces hommes qui ne veulent pas nourrir leurs enfants, on proclamait à leur sujet 'le corbeau veut des enfants, et cet homme-là ne veut pas d'enfants'. Et de plus, 'orev' est un mot de douceur, car celui-là est agréable (arev) et doux aux yeux du Nom béni soit-Il, béni soit-Il, et aux yeux des créatures, lorsqu'il s'occupe de négoce avec fidélité.
Et c'est 'et il envoya le corbeau', à savoir les tsadikim susdits appelés du nom de 'corbeau' comme il vient d'être dit. 'Et il sortit, sortant et revenant' : explication - il faut que cet homme, aussitôt qu'il est sorti à ses affaires, revienne immédiatement, c'est-à-dire qu'il s'examine pour que son intention soit pour le ciel et qu'il fasse revenir son intention vers le Nom béni soit-Il, béni soit-Il. 'Jusqu'au dessèchement des eaux' : ainsi cette voie se conduira jusqu'à ce que vienne le machiah de notre justice, rapidement.
ומדריגה הב׳ הוא "וישלח את היונה מאתו", זה רמז על הצדיק השלם הנקרא בשם 'יונה' כאשר אכתוב לקמן, "לראות הקלו המים מעל פני האדמה", פירוש שיראה לשבר כח הקליפות ולהפרידם מהקדושה הנקרא בשם 'מים' כנ"ל, ויעלה הקדושה מעלה מעלה בקל, כי אחרי הפרד הקליפות מהקדושה יש כח להקדושה לעלות, "ולא מצאה היונה מנוח לכף רגלה", הפירוש, הצדיק הזה אינו מוצא מנוחה לעצמו להדברים הרגליות והחומריות הנעשים בעוה"ז, וכל עצמו מגמתו ותשוקתו אינו אלא לעלות אל הקדושה, "ותשב אליו" פירוש אליו להשי"ת, "אל התיבה" ר"ל אל הקדושה, "כי מים על פני כל הארץ", פירוש שהצדיק רואה שהקדושה היא למטה על הארץ, ונפשו חשקה מאוד להעלותה, מה עושה הקב"ה? "וישלח ידו ויקחה", פירוש השי"ת עושה רצונו של הצדיק ושולח ידו לסייעו כאוות נפשו של הצדיק.
Et le deuxième degré est 'et il envoya la colombe (yona) d'auprès de lui' (Bereshit 8,8) : c'est une allusion au tsadik parfait, appelé du nom de 'colombe', comme je l'écrirai plus loin. 'Pour voir si les eaux s'étaient allégées de dessus la face du sol' : explication - pour qu'il voie à briser la force des kelipot et à les séparer de la sainteté, laquelle est appelée du nom d'eaux comme il vient d'être dit, et qu'il fasse monter la sainteté toujours plus haut avec légèreté (bekal); car après la séparation des kelipot d'avec la sainteté, la sainteté a la force de monter. 'Et la colombe ne trouva pas de repos pour la plante de son pied' : l'explication est que ce tsadik ne trouve pas pour lui-même de repos dans les choses habituelles et matérielles qui se font en ce monde-ci, et que tout son être, son but et son désir ne sont que de monter vers la sainteté. 'Et elle revint vers lui' : explication - 'vers lui', vers le Nom béni soit-Il; 'vers l'arche', c'est-à-dire vers la sainteté; 'car des eaux étaient sur la face de toute la terre' : explication - que le tsadik voit que la sainteté est en bas sur la terre, et son âme désire ardemment l'élever. Que fait le Saint béni soit-Il ? 'Et il tendit sa main et la prit' : explication - le Nom béni soit-Il fait la volonté du tsadik et tend Sa main pour l'aider selon le désir de l'âme du tsadik.
בענין אחר. "וישלח את העורב ויצא יצוא ושוב כו׳", כי אמרו שצריך האדם הרוצה להחזיק בתורה להיות אכזר כעורב על בניו שלא יבוא לו שום מחשבה גשמי, נמצא הצדיק הוא נמשל לעורב, ועבדות הצדיק צריך להיות תמיד ברצוא ושוב, כמו חיות הקודש הנאמר עליהם "והחיות רצוא ושוב כו'".
וזהו "וישלח את העורב", פירוש החזיק עצמו במדריגת עורב, "ויצא יצוא ושוב" כנ"ל.
Sur un autre sujet. 'Et il envoya le corbeau, et il sortit, sortant et revenant' etc. Car ils ont dit que l'homme qui veut se tenir fermement à la Torah doit être cruel envers ses enfants comme le corbeau (orev), afin qu'aucune pensée matérielle ne lui vienne.
Il se trouve donc que le tsadik est comparé au corbeau. Et le service du tsadik doit toujours être en 'ratso vachov' (élan et retour), comme les hayot ha-kodech (créatures saintes) dont il est dit : 'et les hayot allaient et venaient (ratso vachov)' etc.
(Ye'hezkel 1,14). Et c'est 'et il envoya le corbeau', explication : il s'est tenu fermement au degré du corbeau; 'et il sortit, sortant et revenant' comme il vient d'être dit.
ויוסף שלח כו׳ ותבא אליו היונה לעת ערב. פירוש בשעה שהוא עת ערב לעולם, שהם צריכים לרחמים ולפרנסה, אזי הצדיק הזה הוא מעורר רחמים עליהם ומביא לפני השי"ת "עלה זית", רמז על האור הנקרא בשם 'שמן' הבא מזית, "טרף בפיה", פירוש 'טרף' היינו פרנסה, הוא פועל להם ע"י תפילתו שבפיהו, "וידע נח כי קלו המים כו׳", פירוש 'וידע נח' קאי על הש"י שהיה נותן דעתו כביכול בעצמו להפריד הקליפה מהקדושה וכו׳, "ויחל עוד כו׳ ולא יספה אליו כו׳", פירוש מלשון 'קול גדול ולא יסף' שפירש רש"י 'לא פסק', והיינו שיש עוד מדריגה בבני אדם שאינו פוסק מתשובה כל ימיו, כי מעשיו אינם מוכשרים בעיניו ומוצא בהם חסרונות והוא תמיד בתשובה, וזהו "ולא יספה" פירוש לא פסק ממידת "שוב אליו עוד", רק תמיד הוא בעל תשובה.
'Et il envoya de nouveau' etc., 'et la colombe vint vers lui au temps du soir' (Bereshit 8,10-11). Explication : à l'heure où c'est un temps de soir pour le monde, où les créatures ont besoin de compassion et de subsistance, alors ce tsadik éveille sur elles la compassion et apporte devant le Nom béni soit-Il 'une feuille d'olivier' : allusion à la lumière appelée du nom d'huile (chemen), qui vient de l'olive. 'Arrachée dans son bec (taraf befiha)' : explication - 'teref' est la subsistance (parnassa), qu'il obtient pour elles par sa prière qui est dans sa bouche. 'Et Noah sut que les eaux s'étaient allégées' etc. : explication - 'et Noah sut' se rapporte au Nom béni soit-Il, qui portait pour ainsi dire Son attention Lui-même à séparer la kelipa d'avec la sainteté, etc. 'Et il attendit encore' etc., 'et elle ne continua plus à revenir vers lui' etc.
(Bereshit 8,12) : explication - du langage de 'une voix grande, et il ne continua pas (velo yassaf)' (Devarim 5,18), que Rachi a expliqué : 'il ne cessa pas'. Et c'est qu'il y a encore un degré parmi les hommes : celui qui ne cesse pas de faire techouva tous les jours de sa vie, car ses actes ne sont pas convenables à ses yeux et il y trouve des manques, et il est toujours en techouva.
Et c'est 'et elle ne continua plus (velo yassefa)', explication : il ne cessa pas de la qualité de 'revenir vers lui encore', mais il est toujours un baal techouva.