Rachi lit « Berechit » « pour la Torah » et « pour Israël », le Midrach ajoute « pour les bikourim » : pour le Noam Elimele'h, ces trois lectures n'en font qu'une. Elles désignent trois degrés du service de D.ieu. D'abord l'étude de la Torah, permise même sans intention pure (chelo lichma), car on n'arrive pas vite au lichma. Ensuite l'élévation des étincelles saintes cachées dans la nourriture, la boisson et toute chose matérielle. Enfin l'attachement complet (devekout), le degré de Moché, qui fait goûter dès ce monde la vie éternelle. 'Hava a entendu les deux premiers degrés et s'est crue commandée sur le troisième, d'où son « vous n'y toucherez pas » ; or l'attachement vient de lui-même une fois les deux premiers acquis.
Aussi : le ciel et la terre, image de ceux qui servent lichma et de ceux qui servent chelo lichma, tous deux voulus par D.ieu.
בראשית ברא אלקים כו'. עיין פירוש רש"י "בראשית - בשביל ישראל הנקראין ראשית ובשביל התורה הנקראת ראשית", ובמדרש נמי איתא "בשביל מצות ביכורים שנקראין ראשית".
ויש לומר דכולם לדבר אחד נתכוונו דמר אמר חדא ומר אמר חדא ולא פליגי.
Bereshit bara Elokim, etc. ("Au commencement Elokim créa", Genèse 1,1).
Vois le commentaire de Rachi : "Bereshit (au commencement) - pour Israël qui est appelé réshit (commencement), et pour la Torah qui est appelée réshit" ; et dans le Midrach il est dit également : "pour le commandement des bikourim (prémices) qui sont appelés réshit". Et l'on peut dire que tous visaient une seule et même chose, l'un énonce un aspect et l'autre en énonce un autre, et ils ne sont pas en désaccord.
דאיתא במשנה "על שלשה דברים העולם עומד על התורה ועל העבודה ועל גמילות חסדים", ואיתא במשנה "על שלשה דברים העולם קיים על הדין ועל האמת ועל השלום". ויש לומר נמי דלדבר אחד נתכוונו, דהנה לפנינו ג' מדריגות בעבודת הבורא יתעלה, האחד ה'תורה' ללמוד לשמה, ובאמת התירו לנו חז"ל אפילו שלא לשמה, כמאמרם "לעולם יעסוק אדם כו'", אם לא הגיע למדריגות לימוד לשמה עכ"פ מזה אל תנח ידך, כי לא במהרה יגיע אדם ללמוד לשמה כי אם ע"י התאמצות גדול בעבודתו יתברך שמו בכל המידות טובות.
Car il est enseigné dans la Michna : "Sur trois choses le monde se tient : sur la Torah, sur le service (avoda) et sur les actes de bonté (guemilout hassadim)" (Avot 1,2) ; et il est enseigné dans la Michna : "Sur trois choses le monde subsiste : sur le jugement (din), sur la vérité et sur la paix" (Avot 1,18). Et l'on peut dire également qu'elles visent une seule et même chose.
Car voici devant nous trois degrés dans le service du Créateur, qu'Il soit exalté. Le premier, la 'Torah', l'étudier pour elle-même (lichma) ; et en vérité nos Sages, de mémoire bénie, nous ont permis même l'étude qui n'est pas pour elle-même (chelo lichma), selon leur parole : "que l'homme s'occupe toujours [de Torah et de commandements même chelo lichma], etc." (Pessahim 50b) ; si tu n'es pas parvenu au degré de l'étude lichma, du moins ne retire pas ta main de cela, car ce n'est pas rapidement que l'homme parvient à étudier lichma, mais seulement par un grand effort dans le service de Son Nom béni, avec toutes les bonnes qualités (midot).
ומדריגה שנית 'עבודה', היא התפילה שהיא עיקר עבודה שבלב כמ"ש "ולעבדו בכל לבבכם זו תפילה", כי הלב מבין ובה יוכל לעלות לדביקות הבורא ולקשר עצמו בו יתברך, דתפילה הוא לשון קשר, שמדבק עצמו בבורא ב"ה בדביקות גדול, וזה מרמז לנו קשר של תפילין של יד לקשר המחשבה שבלב בו יתעלה, ולזה צריך התאמצות יותר להתפלל תמיד להשי"ת ב"ה שיהיה בעוזרו לבל יפרידו היצה"ר מדביקות הבורא, כי טבע האדם שעלול הוא במחשבותיו בעניני ובעסקי העוה"ז.
Et le deuxième degré, la 'avoda' (le service) : c'est la prière, qui est le service essentiel du cœur, comme il est écrit "et Le servir de tout votre cœur - c'est la prière" (Deutéronome 11,13 ; Taanit 2a). Car le cœur comprend, et par elle l'homme peut s'élever jusqu'à l'attachement (devekout) au Créateur et se lier à Lui, qu'Il soit béni.
Car 'tefila' (prière) est un terme de lien (kecher), puisque l'homme s'attache au Créateur, béni soit-Il, d'un grand attachement ; et c'est ce que nous laisse entendre le nœud (kecher) des tefilin de la main : lier à Lui, qu'Il soit exalté, la pensée qui est dans le cœur. Et pour cela il faut un effort plus grand encore : prier constamment le Saint béni soit-Il pour qu'Il lui soit en aide, afin que le yetser hara (le penchant au mal) ne le sépare pas de l'attachement au Créateur ; car la nature de l'homme est qu'il est exposé, dans ses pensées, aux affaires et aux occupations de ce monde-ci.
זהו פירוש הפסוק "וירא ה' כי רבה רעת האדם בארץ", ר"ל כל זמן שהוא בארץ ורבה רעת האדם, "[וכל יצר מחשבות לבו]", על ידי זה גם הרוצה לעבוד השי"ת ואינו עושה רע, אעפ"כ מחשבתו מושכתו "רק רע כל היום", "וינחם ה'", פירוש נחמה היתה לו יתברך בזה שיש לו לאדם התנצלות לפניו יתברך, "כי עשה את האדם", ר"ל כמאמר חז"ל אלמלא שלשה מקראות כו' והאחד מהם 'ואשר הרעותי את לבם' שנתתי להם יצה"ר, "ויתעצב אל לבו", פירוש שהשי"ת התעצב בשביל לבו של אדם שנתן לו לב אבן כזה, "ונח מצא חן", פירוש שנח היה צדיק והפך את עצמו מטבע העלול להפרידו מדביקות הבורא יתעלה והתחזק להתדבק בבורא ומצא חן, 'נח' בהיפוך אתווין 'חן', להיות לו חן בעיני השי"ת.
C'est là l'explication du verset : "Et ה' vit que grande était la méchanceté de l'homme sur la terre" (Genèse 6,5) - c'est-à-dire : tout le temps qu'il est sur la terre, la méchanceté de l'homme est grande ; "[et que tout l'imaginaire des pensées de son cœur]" - par cela, même celui qui veut servir le Saint béni soit-Il et ne fait pas le mal, malgré tout sa pensée l'entraîne "seulement au mal tout le jour" (ibid.). "Et ה' se ravisa (vayinahem)" (Genèse 6,6) - c'est-à-dire qu'il y eut pour Lui, qu'Il soit béni, une consolation (néhama) en ceci que l'homme a devant Lui, qu'Il soit béni, une excuse : "d'avoir fait l'homme" (ibid.) - c'est-à-dire, selon la parole de nos Sages de mémoire bénie : "sans trois versets [je ne saurais où poser mes pieds], etc." (Soucca 52b), dont l'un est "et celui à qui j'ai fait du mal" - 'j'ai rendu mauvais leur cœur' (Michee 4,6) - car Je leur ai donné le yetser hara.
"Et Il s'affligea (vayitatsev) en Son cœur" (Genèse 6,6) - c'est-à-dire que le Saint béni soit-Il s'affligea à cause du cœur de l'homme, de lui avoir donné un tel cœur de pierre. "Et Noé trouva grâce" (Genèse 6,8) - c'est-à-dire que Noé était un juste et qu'il a renversé en lui-même cette nature qui expose l'homme à se séparer de l'attachement au Créateur, qu'Il soit exalté, et il s'est renforcé pour s'attacher au Créateur, et il trouva grâce : 'Noah' (נח) en inversant les lettres donne 'hen' (חן, grâce), pour qu'il ait grâce aux yeux du Saint béni soit-Il.
מדריגה שלישית 'גמילות חסדים', דהנה בעולמות העליונים שם 'רחמים', שהוא אהבה ורחימא שהשי"ת אוהב את הצדיק לפי מעשיו הקדושים אשר בארץ עשה, אך בעולם הזה נקראים 'חסד', דהוא אף למי שאינו הגון, השי"ת עושה לו חסד חנם לתת לו די מחסורו, אך הצדיק שהגיע למדריגה שיוכל להעלות כל הדברים הגשמיים למעלה, דהיינו להעלות מחומריות הניצוצות הקדושות שיש בהם, דהיינו במאכלו ושתייתו וכדומה, וכל מחשבותיו בעת שעושה הדברים הגשמיים אינן רק להעלות הנ"ק שבהם, וצדיק כזה אין צריך לחסדים, פירוש חסד חנם כנ"ל לתת לו דברים הנצרכים בעוה"ז מצד החסד, כי השי"ת משפיע לו כל צרכיו ע"פ שורת הדין הראויה לו ע"י מעשיו הטובים, וזה פירוש "וגמילות חסדים" מלשון "הגמל את יצחק", שאין צריך למדריגות 'חסדים', כי אם מגיע לו ע"י אהבת האל יתברך אותו, ועל ידי זה הצדיק מקשר את עצמו למעלה למעלה בחיים הנצחיים, אפילו כשהוא בעוה"ז הגיע לתענוג עולם העליון מחיים הנצחיים, וזה פירוש הגמרא "עולמך תראה בחייך", פירוש שעי"ז שכל מעשיו ותנועותיו שעושה הכל בקדושה ובטהרה ודביקות ושמחה ובאהבה וביראה, מזה יגיע לו תענוג עולם העליון בזה העולם. ויש לומר נמי כוונת הפסוק "ואתם הדבקים בה' אלקיכם חיים כולכם היום", פירוש ע"י הדביקות שתדבקו עצמכם בהבורא ב"ה, יהיה לכם חיים נצחיים גם 'היום' בעה"ז כנ"ל.
Le troisième degré, 'guemilout hassadim' (les actes de bonté) : car voici, dans les mondes supérieurs il y a 'rahamim' (miséricorde), qui est amour et affection (rehimou), le Saint béni soit-Il aimant le juste selon ses actes saints qu'il a accomplis sur la terre ; mais dans ce monde-ci on les appelle ''hessed' (bonté), car même envers celui qui n'en est pas digne le Saint béni soit-Il fait une bonté gratuite, lui donnant de quoi combler son manque. Mais le juste qui est parvenu au degré où il peut élever toutes les choses matérielles - c'est-à-dire élever hors de la matière les étincelles saintes (nitsotsot kedochim) qui s'y trouvent, dans sa nourriture, sa boisson et ce qui leur ressemble - et dont toutes les pensées, lorsqu'il accomplit ces choses matérielles, ne visent qu'à élever les étincelles saintes qui s'y trouvent : un tel juste n'a pas besoin des 'hassadim', c'est-à-dire de la bonté gratuite mentionnée plus haut, qui lui donnerait par le côté du 'hessed les choses nécessaires en ce monde-ci ; car le Saint béni soit-Il lui prodigue tous ses besoins selon la stricte ligne du jugement qui lui revient, par ses bonnes actions.
Et c'est là l'explication de "guemilout hassadim", du terme "hagamel et Yitshak" ("le sevrage d'Its'hak", Genèse 21,8) : il n'a plus besoin du degré des 'hassadim', car cela lui parvient par l'amour que D-ieu, qu'Il soit béni, lui porte. Et par cela le juste se lie toujours plus haut, à la vie éternelle : même lorsqu'il est en ce monde-ci, il atteint le délice du monde supérieur, celui de la vie éternelle.
Et c'est là l'explication de la Guemara : "tu verras ton monde de ton vivant" (Berakhot 17a) - c'est-à-dire que, du fait que tous ses actes et tous ses mouvements, il les accomplit dans la sainteté, la pureté, l'attachement, la joie, l'amour et la crainte, il lui advient de cela le délice du monde supérieur en ce monde-ci. Et l'on peut dire que telle est aussi l'intention du verset : "et vous qui êtes attachés à ה' votre D-ieu, vous êtes tous vivants aujourd'hui" (Deutéronome 4,4) - c'est-à-dire : par l'attachement dont vous vous attacherez au Créateur, béni soit-Il, vous aurez la vie éternelle déjà 'aujourd'hui', en ce monde-ci, comme il a été dit.
וזה נמי פירוש הפסוק "תורה צוה לנו משה מורשה קהלת יעקב", רמז נמי לג' מדריגות הנ"ל. "תורה צוה לנו", פירוש לכולנו צוה ללמוד תורתו אפילו שלא לשמה, וזה 'לנו', כל אחד לפי מדריגתו.
שנית "מורשה", זה מדריגה שניה הנ"ל להעלות הנ"ק שהם נקראים 'נחלת אבות' כידוע, ונתן לנו השי"ת בחינת נחלה וירושה זו להעלות הנ"ק למעלה, וזהו 'מורשה'. וזה כוונת "ומקיים אמונתו לישיני עפר", ר"ל הנ"ק שנפלו למטה, השי"ת מקיים אמונתו להם להעלותם מעפר אל הקדושה.
ומדריגה שלישית "קהילת יעקב", היינו הדביקות גמור שיש לצדיק, עי"ז הוא משפיע לכלל ישראל כל טוב, והרי הוא מקהיל קהלות יעקב שהם מסתופפים תחת צל כנפיו להשפיע להם.
Et telle est aussi l'explication du verset : "La Torah que Moché nous a prescrite est l'héritage (moracha) de l'assemblée de Yaakov" (Deutéronome 33,4) - allusion, elle aussi, aux trois degrés mentionnés. "La Torah que Moché nous a prescrite" - c'est-à-dire qu'Il a prescrit à nous tous d'étudier Sa Torah, même chelo lichma, et c'est le "nous" : chacun selon son degré.
Deuxièmement, "moracha" (héritage) : c'est le deuxième degré mentionné, élever les étincelles saintes, qui sont appelées 'héritage des pères' comme on le sait ; et le Saint béni soit-Il nous a donné cet aspect d'héritage et de succession, d'élever les étincelles saintes en haut - et c'est "moracha". Et telle est l'intention de "et Il maintient Sa fidélité envers ceux qui dorment dans la poussière" (Amida, bénédiction des guevourot) - c'est-à-dire : les étincelles saintes qui sont tombées en bas, le Saint béni soit-Il maintient envers elles Sa fidélité, pour les élever de la poussière vers la sainteté.
Et le troisième degré, "l'assemblée (kehilat) de Yaakov" : c'est l'attachement complet qu'a le juste ; par lui il répand sur l'ensemble d'Israël tout ce qui est bon, et voici qu'il rassemble les assemblées de Yaakov, qui s'abritent sous l'ombre de ses ailes pour qu'il répande sur elles l'abondance.
ובזה יבואר מאמר הגמרא שבת "אמר השטן תורה היכן הוא אמר לו הקב"ה לך אל הארץ, ואמרה הארץ אין בי לך אל הים, והים אמר אין בי לך אצל בן עמרם", ויש להבין האיך יאמר השי"ת דבר שאינו? והנראה לבאר דהנה השי"ת אמר אל השטן המקטרג "לך אל הארץ", דאפילו לימוד תורה בארציות וחומר, היינו שלא לשמה, ג"כ מקובל לפני, ואין לך להשטין על בני ישראל, והארץ אמרה "אין בי", פירוש דעיקר התכלית אין בארציות כנ"ל, רק "לך אל הים" היינו הצדיק שהוא מעלה הניצוצות אל הים העליון שלשם הוא עלייתן, הצדיק שהגיע אל המדריגה זו, הוא עיקר התכלית. וזה אומרו "כל הנחלים הולכים אל הים", פירוש 'נחלים' לשון נחלה וירושה, דהיינו העלאת ניצוצות קדושה נקראים ירושה כנ"ל, הולכים אל הים העליון, "והים אמר אין בי לך אצל בן עמרם", פירוש שיש עוד למעלה מזו מדריגה שלישית כמו מדריגת משה רבינו ע"ה שהגיע למעלות הדביקות בבורא יתברך בחיים הנצחיים.
Et par cela s'explique le propos de la Guemara, traité Chabbat : "Le Satan dit : la Torah, où est-elle ? Le Saint béni soit-Il lui dit : va vers la terre.
Et la terre dit : elle n'est pas en moi, va vers la mer. Et la mer dit : elle n'est pas en moi, va auprès du fils d'Amram" (Chabbat 89a).
Et il y a lieu de comprendre : comment le Saint béni soit-Il pourrait-Il dire une chose qui n'est pas ? Et voici comment il semble qu'on puisse l'expliquer : le Saint béni soit-Il a dit au Satan accusateur "va vers la terre", car même l'étude de la Torah dans la terrestrité et la matière, c'est-à-dire chelo lichma, M'est elle aussi agréable, et tu n'as pas à accuser les enfants d'Israël.
Et la terre dit "elle n'est pas en moi", c'est-à-dire que la finalité essentielle ne se trouve pas dans la terrestrité, comme il a été dit ; mais "va vers la mer", c'est-à-dire le juste qui élève les étincelles vers la mer supérieure, où est le lieu de leur montée : le juste parvenu à ce degré-là, voilà la finalité essentielle. Et c'est ce que dit le verset : "tous les fleuves (nehalim) vont vers la mer" (Ecclésiaste 1,7) - c'est-à-dire 'nehalim' du terme nahala (héritage) et yeroucha (succession), à savoir l'élévation des étincelles saintes, appelée héritage comme il a été dit ; ils vont vers la mer supérieure.
"Et la mer dit : elle n'est pas en moi, va auprès du fils d'Amram" - c'est-à-dire qu'il y a encore, au-dessus de celui-ci, un troisième degré, comme le degré de Moché notre maître, la paix soit sur lui, qui est parvenu aux sommets de l'attachement au Créateur, qu'Il soit béni, dans la vie éternelle.
ונחזור לענין ראשון, "על שלשה דברים העולם קיים על הדין", זו תורה, כדאיתא תורה נמי אקרי דין באיזה אופן שיהיה כנ"ל, "ועל האמת", היינו למדריגת יעקב שהוא הממוצע שהוא רחמים, כמ"ש "תתן אמת ליעקב", דע"י שמעלה נ"ק מעורר רחמים ואין צריך לחסדים כנ"ל, "ועל השלום" היינו דביקות, שדבוק בבורא ב"ה ששמו של הקב"ה שלום.
Et revenons au premier propos : "Sur trois choses le monde subsiste : sur le jugement (din)" - c'est la Torah, comme il est enseigné que la Torah est elle aussi appelée din, de quelque manière qu'on l'étudie, comme il a été dit. "Et sur la vérité" - c'est le degré de Yaakov, qui est l'attribut médian, celui de la miséricorde (rahamim), comme il est écrit "Tu donneras la vérité à Yaakov" (Michee 7,20) : car en élevant les étincelles saintes on éveille la miséricorde et l'on n'a plus besoin des hassadim, comme il a été dit.
"Et sur la paix" - c'est l'attachement, car il est attaché au Créateur béni soit-Il, et le Nom du Saint béni soit-Il est Paix.
ובזה יובן מקראי קודש פרשה זו, "ויצו ה' כו' מכל עץ הגן אכול תאכל ומעץ הדעת טוב ורע לא תאכל ממנו כי ביום אכלך ממנו מות תמות". הדקדוקים רבו, 'א' כפל לשון "אכול תאכל", 'ב' דתיבת "ממנו" הוא מיותר, 'ג' כפל "מות תמות", 'ד' מה שפירש רש"י ז"ל "ע"י שהוסיפה על הציווי באה לידי גרעון", דקשה הלא היתה יודעת באמת שלא צוה עליה השם איסור הנגיעה מעולם, וא"כ אין ראיה מנגיעה על אכילה, כי על אכילה באמת היא מצווה ועומדת.
Et par cela se comprennent les saintes écritures de cette paracha : "Et ה' ordonna... : de tout arbre du jardin tu mangeras certes (akhol tokhel), mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal tu n'en mangeras pas, car le jour où tu en mangeras tu mourras certes (mot tamout)" (Genèse 2,16-17). Les difficultés sont nombreuses.
Premièrement, le redoublement de l'expression "akhol tokhel". Deuxièmement, le mot "ממנו" (mimenou, "de lui") est superflu.
Troisièmement, le redoublement "mot tamout". Quatrièmement, ce qu'a expliqué Rachi, de mémoire bénie : "parce qu'elle a ajouté au commandement, elle en est venue à en retrancher" (Rachi sur Genèse 3,3) - ce qui fait difficulté : ne savait-elle pas en vérité que le Nom ne lui avait jamais ordonné l'interdit de toucher ?
Et s'il en est ainsi, on ne peut rien déduire du toucher quant à la consommation, car pour la consommation elle était bel et bien tenue par le commandement.
ונ"ל שורש הענין הוא כך, דהשי"ת ב"ה אמר "מכל עץ הגן אכול תאכל", רמז להתורה שהוא עץ החיים, "אכול" הוא לשון נסתר, פירוש לימוד לשמה דזה הוא השורש ועיקר שהזהיר השי"ת ב"ה, ועכ"פ אם לא הגעת עדיין ללמוד תורה לשמה, עכ"פ "תאכל", ר"ל להנאתך תלמוד דהיינו שלא לשמה, וזהו "תאכל" לנוכח ולא תמוש מתורתי, "ועץ הדעת טוב ורע לא תאכל ממנו" דייקא, ר"ל דברי הגשמיות אשר בתוכם מעורב ג"כ טוב, דהם הניצוצות הקדושים אשר בכל דבר גשמי, "לא תאכל ממנו", פירוש שלא יהיה כוונתך מחומריות ומגשמיות לבד, רק מרוחניות שבו היינו הנ"ק שבו מזה תאכל, "כי ביום אכלך ממנו מות תמות", פירוש "מות" בעוה"ב בחיים הנצחיים, ולשון מות הוא ג"כ נסתר רמז לעוה"ב חיים הנצחיים, "תמות" בעוה"ז.
Et il me semble que la racine de la chose est celle-ci : le Saint béni soit-Il a dit "de tout arbre du jardin tu mangeras certes (akhol tokhel)" - allusion à la Torah, qui est l'arbre de vie. "Akhol" est à la forme cachée (l'infinitif absolu, sans sujet exprimé) : cela désigne l'étude lichma, qui est la racine et l'essentiel, ce dont a averti le Saint béni soit-Il ; et en tout cas, si tu n'es pas encore parvenu à étudier la Torah lichma, du moins "tokhel" (tu mangeras) - c'est-à-dire que tu étudieras pour ton propre agrément, ce qui est chelo lichma ; et c'est "tokhel" à la deuxième personne : et ne te détourne pas de Ma Torah.
"Et de l'arbre de la connaissance du bien et du mal tu n'en mangeras pas (lo tokhal mimenou)", précisément : c'est-à-dire les choses matérielles, dans lesquelles est mélangé aussi du bien, à savoir les étincelles saintes qui sont en toute chose matérielle. "Tu n'en mangeras pas" - c'est-à-dire que ton intention ne doit pas porter sur la matière et le matériel seuls, mais sur la spiritualité qui s'y trouve, c'est-à-dire les étincelles saintes qui y sont : de cela tu mangeras.
"Car le jour où tu en mangeras, mot tamout" - c'est-à-dire que "mot" (mourir) vise le monde à venir, la vie éternelle, et le terme "mot" est lui aussi à la forme cachée, allusion au monde à venir, la vie éternelle ; et "tamout" (tu mourras) vise ce monde-ci.
והנה חוה שמעה שני מדריגות, דהיינו לימוד התורה באיזה אופן שלומד כנ"ל וגם העלאת הניצוצות, אז הבינה ממילא שיש עוד מדריגה אחת דהוא הדביקות גמור בבורא ית"ש, וזה שאמרה "לא תאכלו ממנו ולא תגעו בו", פירוש נגיעה בעלמא, היינו הפסקה בעלמא מהדביקות ג"כ לא תפסוק, "פן תמותון", דהיינו הפסקה מהדביקות, שהיא סברה שגם על מדריגה שלישית דהוא דביקות ג"כ נצטוותה, ובאמת הדביקות ממילא בא ע"י שני מדריגות הנ"ל, שהיא לא היתה עדיין במדריגה הזאת, והנחש דחפה עד שנגעה בו ואמר "כשם שאין מיתה בנגיעה זו", פירוש שאין אתה נפסק עי"ז מדביקות, "כך אין מיתה באכילה", פירוש גם אם לא תאכל בכוונה הנ"ל להעלות הרוחניות "לא מות תמותון".
Et voici, Ève entendit deux degrés, à savoir l'étude de la Torah de quelque manière qu'on l'étudie, comme il a été dit, et aussi l'élévation des étincelles ; elle comprit alors d'elle-même qu'il existe encore un degré, qui est l'attachement complet au Créateur, que Son Nom soit béni. Et c'est ce qu'elle dit : "vous n'en mangerez pas et vous n'y toucherez pas" (Genèse 3,3) - c'est-à-dire un simple contact : même une simple interruption de l'attachement, tu ne l'interrompras pas ; "de peur que vous ne mouriez" (ibid.), c'est-à-dire l'interruption de l'attachement.
Car elle pensait qu'elle avait reçu commandement aussi sur le troisième degré, qui est l'attachement ; or en vérité l'attachement vient de lui-même par les deux degrés mentionnés, et elle n'était pas encore à ce degré-là. Et le serpent la poussa jusqu'à ce qu'elle y touchât, et il dit : "de même qu'il n'y a pas de mort dans ce contact" - c'est-à-dire que tu n'es pas par là retranchée de l'attachement - "de même il n'y a pas de mort dans la consommation" (Rachi sur Genèse 3,4) - c'est-à-dire : même si tu ne manges pas avec l'intention susdite d'élever la spiritualité, "vous ne mourrez pas" (Genèse 3,4).
וזהו פירוש "בראשית ברא בשביל תורה כו'" כנ"ל, "ובשביל ישראל כו'", רמז על דביקות בבורא יתברך ויתעלה, שדבוק בו יתברך ע"י שירות ותשבחות וזה רמז "ישראל" - יש"ר א"ל, "ובשביל ביכורים הנקראים ראשית", רמז על מדירגת העלאת נ"ק כמ"ש "ראשית ביכורי אדמתך תביא בית ה' כו'", דהיינו הניצוצות שנפלו למטה "תביא בית ה'" להעלותם מעפר כנ"ל. השם יורנו דרך האמת לעבדו בשלימות באמת ובתמים אמן כי"ר.
Et c'est là l'explication de "Bereshit bara - pour la Torah, etc." comme il a été dit ; "et pour Israël, etc." - allusion à l'attachement au Créateur, béni et exalté soit-Il, celui qui Lui est attaché par les chants et les louanges ; et c'est l'allusion contenue dans "Israël" (ישראל) - yachar É-l (יש"ר א"ל, "droit vers D-ieu"). "Et pour les bikourim qui sont appelés reshit" - allusion au degré de l'élévation des étincelles saintes, comme il est écrit "les prémices des premiers fruits de ta terre, tu les apporteras à la maison de ה', etc." (Exode 23,19) : ce sont les étincelles qui sont tombées en bas, "tu les apporteras à la maison de ה'" pour les élever de la poussière, comme il a été dit.
Que le Nom nous enseigne le chemin de la vérité, pour Le servir en perfection, en vérité et en intégrité, amen, que telle soit Sa volonté.
בראשית ברא. פירש רש"י ז"ל "בשביל התורה שנקראת ראשית ובשביל ישראל כו'".
נראה לפרש דרש"י ז"ל כיון בדברים האלו להראות אחדותו ית"ש שהוא יחיד בנפלאותיו ובורא אמת, דזה האות וראיה מעמו ישראל הצדיקים, אשר אור שכלם ולבם רחב מאוד במעלות ומידות טובות עד אין קץ, אשר עינינו רואין מעלתם הגדולה מכל האומות, והתורה הקדושה אשר נתן להם האל הטוב ברחמיו, שני האלו יתנו עידיהן ויצדקו על רב נוראותיו ונפלאותיו אשר ברא עולמו לבדו בלי עזר וסיוע בלעדו, על דרך שאמרו "שלשה מעידין זה על זה, הקב"ה ותורה וישראל". וזהו "שמע ישראל ה'", רמז "שמע" על התורה, כי שמע היא התורה ששמענו מפיו יתברך, ו"ישראל" הם עדות על השם שהוא היוצר הוא הבורא, ולזה כיוון רש"י ג"כ באומרו בשביל התורה ובשביל ישראל, לומר ששני אלו הם ראיה על בראשית.
וק"ל.
Bereshit bara. Rachi, de mémoire bénie, a expliqué : "pour la Torah qui est appelée reshit, et pour Israël, etc.".
Il semble qu'on puisse expliquer que Rachi, de mémoire bénie, a visé par ces paroles à montrer l'unité de Celui dont le Nom est béni, qu'Il est unique dans Ses merveilles et Créateur véritable ; car le signe et la preuve en viennent de Son peuple Israël, les justes, dont la lumière de l'intelligence et du cœur est immensément large en vertus et en bonnes qualités, sans fin, et dont nos yeux voient la grandeur au-dessus de toutes les nations ; ainsi que de la sainte Torah que le D-ieu bon leur a donnée dans Sa miséricorde. Ces deux-là rendent leur témoignage et attestent la multitude de Ses actes redoutables et de Ses merveilles, Lui qui a créé Son monde seul, sans aide ni secours en dehors de Lui - selon ce qu'ils ont dit : "trois se portent témoignage l'un pour l'autre : le Saint béni soit-Il, la Torah et Israël".
Et c'est "Écoute (chema) Israël, ה'..." (Deutéronome 6,4) : "chema" fait allusion à la Torah, car "chema" c'est la Torah que nous avons entendue de Sa bouche, qu'Il soit béni ; et "Israël", ce sont eux qui témoignent sur le Nom, qu'Il est le Formateur et le Créateur. Et c'est aussi ce qu'a visé Rachi en disant "pour la Torah et pour Israël", pour dire que ces deux-là sont la preuve de "Bereshit".
Et cela est facile à comprendre.
ברא א-להים את השמים ואת הארץ כו'. יבואר עד"ז, ונקדים לפרש הפסוק (תהלים יא, ז) "כי צדיק ה' צדקות אהב", הפירוש כך הוא, דהנה עינינו רואין דרך בני אדם, הדבר שיש להם כבר אינו חביב בעיניהם אלא משתוקקים תמיד לדבר שחוץ להם, אבל הבורא ב"ה אינו כן, אע"פ ש"צדיק ה' בכל דרכיו" ונותן צדקה לכל בשר, אעפ"כ מתאוה ומשתוקק בצדקות אדם, ואף אם צדקנו מה נתן לו רק להטיב לנו באחריתינו, לזה אמר הכתוב "כי צדיק ה' צדקות אהב", אע"פ ש"צדיק ה'" בעצמו ואינו חסר במידותיו כלום, אעפ"כ "צדקות אהב".
וזה שבח גדול להבורא יתב"ש ויתעלה שמקבל תענוג ואינו צריך לנו.
Bara Elokim et hachamayim ve-et haarets, etc. ("Elokim créa le ciel et la terre", Genèse 1,1).
Cela s'expliquera de la même manière ; et nous commencerons par expliquer le verset (Psaumes 11,7) "car ה' est juste, Il aime les actes de justice (tsedakot)". L'explication est celle-ci : voici, nos yeux voient la conduite des hommes - la chose qu'ils possèdent déjà ne leur est plus chère, et ils aspirent toujours à ce qui leur est extérieur.
Mais le Créateur béni soit-Il n'est pas ainsi : bien que "ה' est juste dans toutes Ses voies" (Psaumes 145,17) et qu'Il donne la charité (tsedaka) à toute chair, malgré cela Il désire et aspire aux actes de justice de l'homme ; et même si nous sommes justes, que Lui donnons-nous ? Rien, sinon qu'Il nous fait du bien pour notre fin.
C'est pourquoi l'Écriture dit : "car ה' est juste, Il aime les actes de justice" - bien que "ה' est juste" par Lui-même et qu'il ne Lui manque rien dans Ses attributs, malgré cela "Il aime les actes de justice". Et c'est une grande louange pour le Créateur, que Son Nom soit béni et exalté, qu'Il reçoive du plaisir alors qu'Il n'a pas besoin de nous.
או יאמר "כי צדיק ה' כו'", דהנה הבורא ב"ה יחיד במידותיו, שכל מידותיו הוא אצלו יתברך אחדות גמור, ואנחנו עמו ישראל כל אחד חלוק במידותיו ועובד שמו יתברך לפי בחינתו, וזה פירוש הפסוק "כי צדיק ה'", לומר אע"פ שהבורא יתב"ש יחיד בצדקתו והכל אחדות גמור אצלו יתברך, אעפ"כ "צדקות אהב", ר"ל כל מיני צדקות אוהב ומקבל מאתנו אע"פ שכל אחד נותן צדקה בבחינתו, יש שכונתו לשמים לבד למען שמו יתברך, ויש מכוונים לטובתם, אעפ"כ מקבל מהם כי מתוך שלא לשמה כו', וזהו "צדקות אהב" לשון רבים, שאוהב מאתנו הכל, כל מיני צדקות.
Ou bien on dira "car ה' est juste, etc." ainsi : voici, le Créateur béni soit-Il est unique dans Ses attributs, car tous Ses attributs sont chez Lui, qu'Il soit béni, une unité parfaite ; tandis que nous, Son peuple Israël, chacun diffère dans ses attributs et sert Son Nom béni selon son propre aspect (behina). Et c'est là l'explication du verset "car ה' est juste" : pour dire que, bien que le Créateur, que Son Nom soit béni, soit unique dans Sa justice et que tout soit chez Lui, qu'Il soit béni, une unité parfaite, malgré cela "Il aime les actes de justice" - c'est-à-dire qu'Il aime et reçoit de nous toutes les sortes d'actes de justice, bien que chacun donne la charité selon son propre aspect : il en est dont l'intention est uniquement pour le Ciel, pour l'amour de Son Nom béni, et il en est qui visent leur propre avantage ; malgré cela Il reçoit d'eux, car "à partir de ce qui n'est pas lichma [on parvient au lichma]".
Et c'est "tsedakot" (actes de justice) au pluriel : car Il aime de nous tout, toutes les sortes d'actes de justice.
וזהו "בראשית כו' את השמים ואת הארץ", שזה העובד לשם שמים הוא בבחינת 'שמים', והעובד שלא לשמה הוא בבחינת 'הארץ', את הכל ברא יתברך שמו ובכל רצונו יתברך, וזה שמפרש הכתוב "והארץ היתה תוהו כו'", פירוש אע"פ שהעובד שלא לשמה היא מדריגה שפילה, אעפ"כ חפץ בו יתברך ג"כ, והטעם אמר הכתוב "ורוח אלקים מרחפת על פני המים", ע"ד דאיתא במדרש רוחו של משיח, ור"ל כשיבוא משיח יהיה הכל מתוקן.
Et c'est là "Bereshit... et hachamayim ve-et haarets" (le ciel et la terre) : celui qui sert pour l'amour du Ciel est dans l'aspect du 'ciel' (chamayim), et celui qui sert chelo lichma est dans l'aspect de 'la terre' (arets) ; Il a tout créé, que Son Nom soit béni, et tout est selon Sa volonté, qu'Il soit béni. Et c'est ce qu'explique l'Écriture : "et la terre était tohou (informe), etc." (Genèse 1,2) - c'est-à-dire que, bien que celui qui sert chelo lichma soit à un degré inférieur, malgré cela Il le désire aussi, qu'Il soit béni ; et la raison, l'Écriture la donne : "et le souffle d'Elokim planait sur la face des eaux" (ibid.), selon ce qui est dit dans le Midrach : c'est le souffle du Machiah - c'est-à-dire que, lorsque viendra le Machiah, tout sera réparé (metoukan).
ויאמר אלקים יהי אור ויהי אור. לכאורה מה רבותא שאמר הש"י שיהיה אור ויהי אור, מה חידוש הוא שאמר ויהי.
וגם יש לדקדק מה שאמרו חז"ל "מתחילה עלה במחשבה כו' וראה שאין העולם מתקיים כו'", וכבר דקדקו חלילה לחשוב ולומר על הבורא הפשוט אמיתי שמתחילה עלתה במחשבתו כך ואח"כ שום השתנות חלילה וחלילה.
Vayomer Elokim yehi or vayehi or ("Et Elokim dit : que la lumière soit, et la lumière fut", Genèse 1,3). À première vue, quelle grandeur y a-t-il en ce que le Saint béni soit-Il dise que la lumière soit et que la lumière fut ?
Quelle nouveauté y a-t-il en ce qu'il est dit "et elle fut" ? Et il y a lieu aussi de s'interroger sur ce qu'ont dit nos Sages de mémoire bénie : "au commencement il monta dans la pensée [de créer le monde par l'attribut de rigueur], etc., et Il vit que le monde ne pouvait subsister [ainsi], etc." (Rachi sur Genèse 1,1) - et l'on s'est déjà interrogé : à D-ieu ne plaise de penser et de dire du Créateur simple et véritable qu'au commencement telle chose monta dans Sa pensée et qu'ensuite il y eut un quelconque changement, à D-ieu ne plaise, à D-ieu ne plaise.