מי השלוח

Mei HaShiloach — Anthologie - Talmud - Kritot

Rabbi Mordechai Yosef Leiner d Izbica
En bref

« Onze aromates étaient en elle » (l'encens). Dans l'anthologie du Mei HaChiloa'h, les Likoutei Maamarim rapportent avoir entendu que les onze aromates de l'encens correspondent aux dix sefirot. Les quatre que la Torah nomme, le baume, l'onycha, le galbanum et l'encens blanc (Chemot 30,34), forment la ligne du milieu : Keter (Couronne), Tiferet (Splendeur), Yesod (Fondement) et Mal'hout (Royauté). Le galbanum est Yesod, et son adoucissement vient de la cannelle, qui correspond à 'Ho'hma (Sagesse).

Aussi : le nombre neuf, celui de la cannelle, fait allusion à la sainteté de l'alliance : Yesod est la neuvième sefira d'en haut, 'Ho'hma la neuvième d'en bas, et la garde de l'alliance doit suivre la force de la Torah

וְאַחַד עָשָׂר סַמָּנִים הָיוּ בָּהּ וְכוּ׳. שָׁמַעְתִּי עַל י"א סַמְמָנֵי הַקְּטֹרֶת דְּהֵם נֶגֶד י׳ סְפִירוֹת.

וְד׳ שֶׁנִּתְפָּרְשׁוּ בַּתּוֹרָה צֳרִי וְצִפֹּרֶן וְחֶלְבְּנָה וּלְבוֹנָה הֵם קַו הָאֶמְצָעִי דְּהַיְינוּ כֶּתֶר, תִּפְאֶרֶת, יְסוֹד, מַלְכוּת. וְחֶלְבְּנָה הוּא הַיְסוֹד וְהַמְתָּקָתוֹ הוּא עַל יְדֵי קִנָּמוֹן שֶׁהוּא נֶגֶד חָכְמָה וְכוּ׳.(לקוטי מאמרים דף נ':,דף קי"ז.)

Ve-ahad asar samanim hayu bah vekhu' (et onze samanim, aromates, étaient en elle, etc.). Shamati al yud-alef (י"א, 11) sammanei ha-ketoret de-hem neged yud (י׳, 10) sefirot (j'ai entendu au sujet des onze sammanim, aromates, de la ketoret, encens, qu'ils sont neged, en regard de, dix sefirot).

Ve-dalet (ד׳, 4) she-nitparshu ba-Torah tsori ve-tsiporen ve-helbenah u-levonah (et les quatre qui ont été nitparshu, spécifies, dans la Torah : tsori, baume, et tsiporen, ongle / onycha, et helbenah, galbanum, et levonah, encens blanc) (Exode 30,34) hem kav ha-emtsai de-hayinu Keter, Tiferet, Yesod, Malkhut (ils sont le kav ha-emtsai, la ligne du milieu, c'est-à-dire Keter, Couronne, Tiferet, Splendeur, Yesod, Fondement, Malkhut, Royauté). Ve-helbenah hu ha-Yesod ve-hamtakato hu al yedei kinamon she-hu neged Hokhmah vekhu' (et helbenah est le Yesod, et son hamtakah, adoucissement, est par le kinamon, cannelle, qui est neged Hokhmah, Sagesse, etc.).

(Likutei Maamarim, daf 50b, daf 117.)

וְקִנָּמוֹן תִּשְׁעָה. וּכְמוֹ שֶׁשָּׁמַעְנוּ הָרֶמֶז עַל זֶה מֵרַבֵּנוּ הַקָּדוֹשׁ זצוק"ל עַל קְדֻשַּׁת הַבְּרִית, שֶׁיֻּצְרַךְ הָאָדָם לְהִתְעַצֵּם בָּזֶה מִצַּד עִקְּשׁוּת לְמַעְלָה מִן הַדַּעַת וְהוּא עַל יְדֵי בְּחִינַת תִּשְׁעָה, וְהַיְינוּ מִדָּה הַט׳ מֵעֶשֶׂר סְפִירוֹת מֵעֵילָא לְתַתָּא וְהוּא יְסוֹד, וְגַם מִדָּה הַט׳ מִתַּתָּא לְעֵילָא וְהוּא חָכְמָה.

וְהָרֶמֶז בְּמִסְפַּר תִּשְׁעָה מֵעֵילָא לְתַתָּא, וּמִתַּתָּא לְעֵילָא הוּא שֶׁגַּם אִם יִזְדַּכֵּךְ גּוּפוֹ בְּפֹעַל לִהְיוֹת נִשְׁמָר בְּכָל עִנְיְנֵי שְׁמִירָה, אִם לֹא יִתְנַהֵג עַל פִּי כֹּחַ הַתּוֹרָה שֶׁקֶר עָנָה בְּנַפְשׁוֹ רַק דַּיְיקָא שֶׁיִּהְיוּ שְׁנֵי הַבְּחִינוֹת כְּאֶחָד שְׁמִירַת הַבְּרִית עַל פִּי כֹּחַ הַתּוֹרָה שֶׁהוּא בְּחִינַת הַטַּעַם וְהָרֵיחַ.(פרי צדיק ויחי ב')

Ve-kinamon tish'ah (et kinamon, cannelle : neuf). U-khemo she-shamanu ha-remez al zeh me-Rabbenu ha-kadoch ztsuk"l (זצוק"ל, zekher tsadik ve-kadoch livrakha : que le souvenir du juste et saint soit pour bénédiction) al kedushat ha-brit (et comme nous avons entendu le remez, allusion, sur ceci de Rabbenu ha-kadoch, notre saint maître, ztsuk"l, sur kedushat ha-brit, la sainteté de l'alliance), she-yutsrakh ha-adam lehit'atsem ba-zeh mi-tsad ikshut lemaalah min ha-daat (que l'homme devra lehit'atsem, se fortifier, en ceci mi-tsad, du côté de, ikshut, opiniatrete, lemaalah min ha-daat, au-dessus de la daat, connaissance) ve-hu al yedei behinat tish'ah (et cela est par behinat tish'ah, l'aspect de neuf), ve-hayinu midah ha-têt (ט׳, 9) me-eser sefirot me-eila le-tata ve-hu Yesod (c'est-à-dire la midah, mesure, neuvième des dix sefirot me-eila le-tata, d'en haut vers en bas, et c'est Yesod), ve-gam midah ha-têt mi-tata le-eila ve-hu Hokhmah (et aussi la midah neuvième mi-tata le-eila, d'en bas vers en haut, et c'est Hokhmah).

Ve-ha-remez be-mispar tish'ah me-eila le-tata, u-mi-tata le-eila hu she-gam im yizdakekh gufo be-fo'al lihyot nishmar be-khôl inyenei shemirah (et le remez dans le mispar, nombre, neuf d'en haut vers en bas, et d'en bas vers en haut, est que même si son guf, corps, yizdakekh, se raffiné, be-fo'al, en acte, pour être nishmar, garde, en toutes inyenei shemirah, affaires de garde), im lo yitnaheg al pi koah ha-Torah sheker anah be-nafsho (s'il ne se conduit pas al pi, selon, koah ha-Torah, la force de la Torah, sheker anah be-nafsho, un mensonge à répondu en son âme) rak dayka she-yihyu shnei ha-behinot ke-ehad shemirat ha-brit al pi koah ha-Torah she-hu behinat ha-taam ve-ha-reiah (seulement dayka, précisément, que les deux behinot, aspects, soient ke-ehad, comme un : shemirat ha-brit, la garde de l'alliance, al pi koah ha-Torah, qui est behinat ha-taam ve-ha-reiah, l'aspect du goût et de l'odeur). (Pri Tsadik, Vayehi 2')

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