מי השלוח

Mei HaShiloach — Anthologie - Talmud - Avoda Zara

Rabbi Mordechai Yosef Leiner d Izbica
En bref

Les nations disent à D.ieu : nous avons établi beaucoup de marchés et fait beaucoup de bains, uniquement pour qu'Israël s'occupe de la Torah. Dans l'anthologie du Mei HaChiloa'h, le Beit Yaakov rapporte de son père la grande difficulté : devant qui avanceraient-elles ce mensonge ? Mais elles verront alors que tout le maintien de ces biens n'était en vérité que pour qu'Israël en jouisse, et qu'elles en étaient les gardiennes ; elles auront donc un argument. Leur argument est nul : l'essentiel est jugé selon la conception de l'homme, et elles étaient d'avis tout à fait contraire ; elles n'ont aucune part à ces biens, qui sont au-dessus de leur conception.

אָמַר לָהֶם הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּמַאי עֲסַקְתֶּם אוֹמְרִים לְפָנָיו רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם הַרְבֵּה שְׁוָוקִים תִּקַּנּוּ הַרְבֵּה מֶרְחֲצָאוֹת עָשִׂינוּ וְכוּ' וְכוּלָּם לֹא עָשִׂינוּ אֶלָּא בִּשְׁבִיל יִשְׂרָאֵל כְּדֵי שֶׁיִּתְעַסְּקוּ בַּתּוֹרָה. וּבֵיאֵר אָבִי מו"ר זצללה"ה שֶׁהַקּוֹשִׁי גָּדוֹל, לִפְנֵי מִי יִטְעֲנוּ שֶׁקֶר הַזֶּה.

אָכֵן כִּי אָז יִרְאוּ שֶׁכָּל הַקִּיּוּם לְהַטּוֹבוֹת הַלָּלוּ הָיָה רַק בֶּאֱמֶת רַק בִּשְׁבִיל יִשְׂרָאֵל שֶׁיֵּהָנוּ מִזֶּה, זֶה הָיָה כָּל הַקִּיּוּם וְהֵם הָיוּ הַשּׁוֹמְרִים וְעַל כֵּן יִהְיֶה לָהֶם טַעֲנָה שֶׁמִּכָּל מָקוֹם יְסַיְּעוּ בָּזֶה וְהָיוּ שׁוֹמְרִים לְיִשְׂרָאֵל. וְטַעֲנָתָם בְּטֵלָה כִּי עִיקָּר הוּא נִדּוֹן לְפִי תְּפִיסַת הָאָדָם וְהֵם מִדַּעְתָּם הָיוּ לְגַמְרֵי בְּהִיפּוּךְ, וְלָכֵן אֵין לָהֶם שׁוּם חֵלֶק בָּזֶה כֵּיוָן שֶׁהֵם לְמַעְלָה מִתְּפִיסָתָם כִּי הֵם הָיוּ רוֹצִים רַק הַהִיפּוּךְ.(בית יעקב ויקרא צו כ"ז)

Amar lahem ha-Kadoch Barukh Hu be-mai asktem omrim lefanav Ribono chel olam harbeh shevakim tikkanu harbeh merhatsaot asinu vekhu' ve-kullam lo asinu ella bi-shvil Yisrael kedei she-yitasku ba-Torah (le Saint, béni soit-Il, leur dit : be-mai asktem, de quoi vous êtes-vous occupés ? Ils disent devant Lui : Ribono chel olam, Maître du monde, beaucoup de shevakim, marches, nous avons tikkanu, établis, beaucoup de merhatsaot, bains, nous avons faits, etc., et tous ceux-ci nous ne les avons faits qu'en faveur d'Israël afin qu'ils s'occupent de la Torah) (Avodah Zarah 2b).

U-ve'er avi mo"r (מו"ר, mori ve-rabbi : mon maître et mon rabbin) ztsllh"h (זצללה"ה, zekher tsadik livrakha lehaye haolam haba : que le souvenir du juste soit pour bénédiction, pour la vie du monde à venir) she-ha-koshi gadol, lifnei mi yit'anu sheker ha-zeh (et mon père mo"r ztsllh"h à expliqué que le koshi, la difficulté, est grand : devant qui argumenteraient-ils ce sheker, ce mensonge). Akhen ki az yir'u she-kol ha-kiyum le-ha-tovot ha-lalu hayah rak be-émet rak bi-shvil Yisrael she-yehanu mi-zeh, zeh hayah kol ha-kiyum ve-hem hayu ha-shomrim (toutefois, car alors ils verront que tout le kiyum, l'existence / le maintien, de ces tovot, bienfaits, n'était en vérité que seulement pour Israël afin qu'ils yehanu, jouissent, de cela ; ceci était tout le kiyum et eux étaient les shomrim, gardiens) ve-al ken yihyeh lahem ta'anah she-mi-kol makom yesay'u ba-zeh ve-hayu shomrim le-Yisrael (et c'est pourquoi ils auront une ta'anah, un argument, que mi-kol makom, en tout cas, ils yesay'u, aident, en ceci et étaient shomrim pour Israël).

Ve-ta'anatam betelah ki ikkar hu niddon lefi tefisat ha-adam ve-hem mi-da'atam hayu le-gamre be-hipukh (et leur ta'anah est betelah, nulle, car l'ikkar, l'essentiel, est niddon, juge, selon la tefisah, conception, de l'homme, et eux, mi-da'atam, de leur avis, étaient le-gamre, tout à fait, be-hipukh, à l'oppose), ve-lakhen ein lahem shum helek ba-zeh keivan she-hem le-maalah mi-tefisatam ki hem hayu rotsim rak ha-hipukh (et c'est pourquoi ils n'ont aucune helek, part, en ceci, keivan, puisque, elles [les tovot] sont le-maalah, au-dessus, de leur tefisah, car eux ne voulaient que le hipukh). (Beit Yaakov, Vayikra, Tsav 27)

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