מי השלוח

Mei HaShiloach — Anthologie - Talmud - Haguiga

Rabbi Mordechai Yosef Leiner d Izbica
En bref

Le Talmud enseigne qu'on élevait le pain de proposition pour le montrer aux pèlerins, en disant : « Voyez votre affection devant le Lieu : son retrait est comme son arrangement ». Dans l'anthologie du Mei HaChiloa'h, le Pri Tsadik relie à cela une histoire qu'il a entendue sur le Rabbi de Lublin : à qui l'on donne par erreur de l'eau de miel pour le kiddouch, il dit qu'elle est kacher mais qu'il n'y voit pas la clarté du kacher ; son saint maître dit que là où se trouve l'inverse de la sainteté, il y a la clarté de la sainteté. Selon leur affection est leur impureté : la table est dite « pure », ce qui suppose qu'elle peut être impure.

Aussi : un homme est emporté sans jugement (Proverbes 13,23) : c'est aussi un jugement de D.ieu, et c'est le bien et le convenable devant Lui

ר' יוֹסֵף כִּי מָטֵי לְהַאי קְרָא בָּכֵי "וְיֵשׁ נִסְפֶּה בְּלֹא מִשְׁפָּט" (משלי י"ג,כ"ג) אָמַר מִי אִיכָּא דְּאָזִיל בְּלֹא זִמְנֵיהּ. בָּזֶה בֵּיאֵר כְּאאזמו"ר הָרַב הַגה"ק זללה"ה שֶׁיֵּשׁ מִשְׁפָּט מֵהַשי"ת שֶׁזֶּה יִסָּפֶה בְּלֹא מִשְׁפָּט, שֶׁגַּם זֶה הוּא מִשְׁפָּט, וְזֶה הַטּוֹב וְהַנָּאוֹת לְפָנָיו.(תפארת החנוכי וילך דף ק':

ועיי"ש ביאורו)

R' Yosef ki matei le-haï kara bakhei (lorsque Rabbi Yosef parvenait à ce kara, verset, il pleurait) "Ve-yech nispeh be-lo michpat" ("et il y a qui est emporte sans michpat, jugement") (Proverbes 13,23) amar mi ikka de-azil be-lo zimneh (il dit : mi ikka, y a-t-il, de-azil, qui s'en aille, be-lo zimneh, sans son temps). Ba-zeh be'er kevod Aazmo"r (אאזמו"ר, adoni avi zekeni mori ve-rabbi : mon seigneur, mon père, mon aïeul, mon maître et mon rabbin) ha-rav ha-gah"k (הגה"ק, ha-gaon ha-kadoch : le saint Gaon) zllh"h (זללה"ה, zikhrono lehaye haolam haba : que son souvenir soit pour la vie du monde à venir) she-yech michpat me-Hachem Yitbarakh (השי"ת, Hachem, qu'Il soit béni) she-zeh yisapeh be-lo michpat (qu'il y a un michpat de Hachem Yitbarakh que celui-ci yisapeh, soit emporte, sans michpat), she-gam zeh hu michpat (que ceci aussi est michpat), ve-zeh ha-tov ve-ha-naot lefanav (et ceci est le tov, bien, et le naot, convenable, devant Lui).

(Tiferet ha-Hanokhi, Vayelekh, daf k' [100b]; ve-ayy"sh [עיי"ש, ve-ayen sham : et vois la] be'uro)

מְלַמֵּד שֶׁמַּגְבִּיהִין אוֹתוֹ וּמַרְאִין בּוֹ לְעוֹלֵי רְגָלִים לֶחֶם הַפָּנִים וְאוֹמְרִים לָהֶם רְאוּ חִיבַּתְכֶם לִפְנֵי הַמָּקוֹם סִילּוּקוֹ כְּסִידּוּרוֹ. וְהַטּוּמְאָה שֶׁהָיָה בַּשֻּׁלְחָן בְּסִיבַּת הַהַגְבָּהָה לְהַרְאוֹתוֹ לְעוֹלֵי רְגָלִים (כמ"ש בגמ' שם) הוּא גַּם כֵּן עַל דֶּרֶךְ שֶׁשָּׁמַעְתִּי מֵהַמַּעֲשֶׂה שֶׁהָיָה אֵצֶל רַבֵּינוּ הַקָּדוֹשׁ הָרַבִּי מִלּוּבְּלִין זצוק"ל שֶׁנָּתְנוּ לוֹ לְקִידּוּשׁ עַל פִּי טָעוּת צְלוֹחִית מֵי דְּבַשׁ, וּכְשֶׁהִסְתַּכֵּל בַּכּוֹס אָמַר שֶׁהוּא כָּשֵׁר אֲבָל אֵינוֹ רוֹאֶה בּוֹ הַבְּהִירוּת שֶׁל כָּשֵׁר וְעַל כֵּן לֹא רָצָה לְקַדֵּשׁ עָלָיו, וְעַל זֶה אָמַר רַבֵּינוּ הַקָּדוֹשׁ ז״ל כִּי בְּדָבָר שֶׁנִּמְצָא גַּם הַהִיפּוּךְ מֵהַקְּדוּשָּׁה בְּאוֹתוֹ דָּבָר יֵשׁ בְּהִירוּת הַקְּדוּשָּׁה, וּבְדָבָר שֶׁאֵין בּוֹ הַהִיפּוּךְ אֵין בּוֹ גַּם בְּהִירוּת הַהֶכְשֵׁר.

וּלְפִי חִיבָּתָן הוּא טוּמְאָתָן וְעַל כֵּן גַּם בָּזֶה שֶׁהָיָה הַגְבָּהַת הַשֻּׁלְחָן הָיָה הַשֻּׁלְחָן מְקַבֵּל טוּמְאָה, זֶה בְּעַצְמוֹ גַּם כֵּן מַרְאֶה חִיבָּתָן, דְּבָאוּמּוֹת לֵיכָּא טוּמְאַת זִיבָה וּנְגָעִים וְהַכֹּל רַק בְּיִשְׂרָאֵל לְפִי חוֹבָתָן וּלְכָךְ כָּאן נִקְרָא שֻׁלְחָן הַטָּהוֹר מִכְּלָל שֶׁהוּא טָמֵא.(פרי צדיק אמור י"א, דברי חלומות אות כ"ד)

Melamed she-magbihin oto u-mar'in bo le-olei regalim le'hem ha-panim (cela enseigne qu'ils le magbihin, élèvent, et montrent en lui aux olei regalim, montants des fêtes, le le'hem ha-panim, pain de proposition) ve-omrim lahem re'u hibatchem lifnei ha-Makom siluko ke-siduro (et ils leur disent : voyez votre hibah, affection, devant ha-Makom, le Lieu : son siluk, retrait, est comme son sidur, arrangement). Ve-ha-tumah she-hayah ba-shulhan be-sibbat ha-hagbahah lehar'oto le-olei regalim (et la tumah, impureté, qui était dans le shulhan, table, à cause de la hagbahah, élévation, pour le montrer aux olei regalim) (km"sh [כמ"ש, kemo she-katuv : comme il est écrit] ba-gemara sham) hu gam ken al derekh she-shamati me-ha-maaseh she-hayah etsel Rabbenu ha-kadoch ha-Rabbi mi-Lublin ztsuk"l (זצוק"ל, zekher tsadik ve-kadoch livrakha : que le souvenir du juste et saint soit pour bénédiction) (ceci est aussi selon la voie de ce que j'ai entendu de l'histoire qui fut auprès de Rabbenu ha-kadoch, notre saint maître, le Rabbi de Lublin ztsuk"l) she-natnu lo le-kiddush al pi ta'ut tselohit mei dvash (qu'on lui donna pour kiddush, sanctification, par ta'ut, erreur, une tselohit, fiole, de mei dvash, eau de miel), u-khe-she-histakel ba-kos amar she-hu kasher aval eino ro'eh bo ha-behirut chel kasher ve-al ken lo ratsah lekadesh alav (et lorsqu'il histakel, regarda, ba-kos, dans la coupe, il dit qu'elle est kasher, apte, mais qu'il n'y voit pas la behirut, clarté, du kasher, et c'est pourquoi il n'a pas voulu lekadesh, sanctifier, sur elle), ve-al zeh amar Rabbenu ha-kadoch z"l (ז"ל, zikhrono livrakha : que son souvenir soit pour bénédiction) ki be-davar she-nimtsa gam ha-hipukh me-ha-kedoucha be-oto davar yech behirut ha-kedoucha (que dans une chose où se trouve aussi ha-hipukh, l'inverse, de la kedoucha, sainteté, dans cette chose-la il y a la behirut de la kedoucha), u-ve-davar she-ein bo ha-hipukh ein bo gam behirut ha-hechsher (et dans une chose où il n'y a pas ha-hipukh, il n'y a pas non plus la behirut du hechsher, aptitude).

U-lefi hibatan hu tumatan (et selon leur hibah est leur tumah) ve-al ken gam ba-zeh she-hayah hagbahat ha-shulhan hayah ha-shulhan mekabel tumah (et c'est pourquoi aussi en ceci, qu'il y avait l'hagbahah du shulhan, le shulhan recevait tumah), zeh be-atsmo gam ken mar'eh hibatan (ceci en soi-même montre aussi leur hibah), de-ba-umot leikka tumat zivah u-negaim (car chez les umot, nations, leikka, il n'y a pas, tumat zivah, impureté de flux, et negaim, plaies) ve-ha-kol rak be-Yisrael lefi hovatan (et le tout n'est que dans Israël selon leur hovah, obligation) u-lekhakh kan nikra shulhan ha-tahor mi-klal she-hu tamei (et c'est pourquoi ici il est appelé shulhan ha-tahor, la table pure, mi-klal, impliquant, qu'il est tamei, impur). (Pri Tsadik, Emor 11, Divrei Halomot ot 24)

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