מי השלוח

Mei HaShiloach — Anthologie - Talmud - Roch Hachana

Rabbi Mordechai Yosef Leiner d Izbica
En bref

Les Pères sont appelés eitanim, les puissants du monde. Dans l'anthologie du Mei HaChiloa'h, le Tsidkat haTsadik rapporte avoir entendu que ce mot signifie « têtus » : ils avaient la force d'un désir brûlant qui ne se tait ni ne se repose jusqu'à son plein accomplissement. Avraham, dans la qualité de l'amour, atteint l'extrême de l'amour de D.ieu, qui éloigne tous les autres amours, puis engendre Its'hak, force du désir pour la crainte de D.ieu et la haine du mal. Yaakov a la force de ce désir pour les deux. On n'appelle Pères que ces trois, dont le désir s'est renforcé, chacun vers sa qualité, jusqu'à être entièrement ainsi.

Aussi : devant le trône de Sa gloire il n'y a pas d'oubli, et le souvenir est du côté de la création ; les sonneries de Moussaf viennent d'un décret du royaume, car les sages ne pouvaient les instituer selon la loi

יֶרַח שֶׁנּוֹלְדוּ בּוֹ אֵיתָנֵי עוֹלָם. הָאָבוֹת נִקְרְאוּ אֵיתָנִים וְשָׁמַעְתִּי פֵּירוּשׁוֹ עַקְשָׁנִים, פֵּירוּשׁ שֶׁהָיָה לָהֶם תּוֹקֶף הַחֵשֶׁק בּוֹעֵר בָּאֵשׁ שֶׁלֹּא יִשְׁקוֹט וְיָנוּחַ עַד שֶׁיַּגִּיעוּ לְמִלּוּיוֹ.

אַבְרָהָם אָבִינוּ עָלָיו הַשָּׁלוֹם בְּמִדַּת הָאַהֲבָה עַד שֶׁהִגִּיעַ לְתַכְלִית אַהֲבַת ה' שֶׁהוּא בְּהַרְחָקַת כָּל אֲהָבוֹת זוּלָתוֹ, עַד שֶׁהוֹלִיד אֶת יִצְחָק שֶׁהוּא הָיָה תּוֹקֶף הַחֵשֶׁק לְיִרְאַת ה' שְׂנֹאת רָע וְכָל מִינֵי אֲהָבוֹת זָרוֹת וְחֶמְדַּת עוֹלָם הַזֶּה הָיוּ מְרוּחָקִים אֶצְלוֹ בְּתַכְלִית, עַד שֶׁהוֹלִיד יַעֲקֹב אָבִינוּ עָלָיו הַשָּׁלוֹם שֶׁהָיָה לוֹ תּוֹקֶף הַחֵשֶׁק לִשְׁנֵיהֶם אַהֲבַת הַשי"ת וּשְׂנֹאת רָע. וְאֵין קוֹרִין אָבוֹת אֶלָּא לְג' אֵלּוּ (ברכות ט"ז:) שֶׁהֵם כָּל כָּךְ נִגְבַּר חִשְׁקָם כָּל אֶחָד לְמִדָּתוֹ בְּטוֹב עַד שֶׁהִגִּיעַ לְתַכְלִיתוֹ לִהְיוֹת כֻּלּוֹ כָּךְ.(צדקת הצדיק רמ"ח)

Yerah she-noldu bo eitanei olam (le mois où sont nés les eitanei olam, les puissants du monde). Ha-avot nikre'u eitanim (les Pères ont été appelés eitanim) ve-shamati peirusho akshanim (et j'ai entendu son sens : akshanim, tetus), peirush she-hayah lahem tokef ha-hechek bo'er ba-ech she-lo yishkot ve-yanuach ad she-yagi'u le-miluyo (sens : qu'ils avaient le tokef, la force, du hechek, désir, brûlant dans le feu, qui ne se tait et ne se repose pas jusqu'à ce qu'ils parviennent à son miluy, plénitude).

Avraham Avinu alav ha-chalom be-midat ha-ahavah (Avraham notre père, que la paix soit sur lui, dans la midah, qualité, de l'ahavah, amour) ad she-higi'à le-takhlit ahavat ה' she-hu be-harchakat kol ahavot zulato (jusqu'à ce qu'il parvienne à la takhlit, l'ultime, de l'amour de ה', qui est dans l'éloignement de tous les amours hors de Lui), ad she-holid et Yitshak she-hu hayah tokef ha-hechek le-yirat ה' sin'at ra (jusqu'à ce qu'il engendre Yitshak, qui était le tokef du hechek pour la yirah, crainte, de ה', sin'at ra, haine du mal) (Proverbes 8,13) ve-kol minei ahavot zarot ve-hemdat olam ha-zeh hayu meruhakim etslo be-takhlit (et toutes sortes d'ahavot zarot, amours étrangères, et hemdat, convoitise, de olam ha-zeh, ce monde-ci, étaient meruhakim, éloignées, auprès de lui be-takhlit, à l'ultime), ad she-holid Yaakov Avinu alav ha-chalom she-hayah lo tokef ha-hechek li-shneihem ahavat Hachem Yitbarakh (השי"ת, Hachem, qu'Il soit béni) u-sin'at ra (jusqu'à ce qu'il engendre Yaakov notre père, que la paix soit sur lui, qui avait le tokef du hechek pour les deux : l'amour de Hachem Yitbarakh et la haine du ra). Ve-ein korin avot ella le-g' (ג', 3) ellu (Berakhot 16b) (et on n'appelle avot que ces 3) she-hem kol kakh nigbar hishkam kol ehad le-midato be-tov ad she-higi'à le-takhlito lihyot kulo kakh (qu'en eux s'est tant nigbar, renforce, leur hechek, chacun vers sa midah dans le tov, bien, jusqu'à ce qu'il parvienne à sa takhlit d'être entièrement ainsi).

(Tsidkat ha-Tsadik rm"h [248])

אִמְרוּ לְפָנַי מַלְכֻיּוֹת כְּדֵי שֶׁתַּמְלִיכוּנִי עֲלֵיכֶם זִכְרוֹנוֹת כְּדֵי שֶׁיַּעֲלֶה זִכְרוֹנְכֶם לְפָנַי לְטוֹבָה וּבַמֶּה בְּשׁוֹפָר. וְאָמַר כְּבוֹד אזמו"ר זללה"ה דְּמַה שַּׁיָּךְ אֵצֶל הַשי"ת זִכָּרוֹן, הֲלֹא אֵין שִׁכְחָה לִפְנֵי כִּסֵּא כְּבוֹדוֹ, וְרַק דְּכָל זֶה הוּא מִצַּד הַבְּרִיאָה דְּהַיְנוּ שֶׁיִּשְׂרָאֵל מִצִּדּוֹ יַכִּיר אֶת הַזִּכָּרוֹן הַזֶּה אֵיךְ שֶׁיֵּשׁ לְהַשי"ת חִבּוּר עִמּוֹ.(תפארת יוסף ראש השנה ד"ה אמרו א')

Imru lefanai malkhuyot kedei she-tamlikhuni aleikhem zikhronot kedei she-ya'aleh zikhronekhem lefanai le-tovah u-va-meh be-chofar (dites devant Moi des malkhuyot, versets de royauté, afin que vous Me fassiez roi sur vous, des zikhronot, versets de souvenir, afin que votre souvenir monte devant Moi pour le bien, et par quoi ? par le chofar). Ve-amar kevod Azmo"r (אזמו"ר, adoni zekeni mori ve-rabbi : mon seigneur, mon aïeul, mon maître et mon rabbin) zllh"h (זללה"ה, zikhrono lehaye haolam haba : que son souvenir soit pour la vie du monde à venir) de-mah shayakh etsel Hachem Yitbarakh (השי"ת, Hachem, qu'Il soit béni) zikkaron (et il a dit : qu'est-ce qui shayakh, à lieu, auprès de Hachem Yitbarakh, un zikkaron, souvenir), halo ein shikhehah lifnei kisse kevodo (n'est-ce pas qu'il n'y a pas de shikhehah, oubli, devant le kisse kevodo, trône de Sa gloire), ve-rak de-kol zeh hu mi-tsad ha-beriah (et seulement que tout ceci est mi-tsad ha-beriah, du côté de la création) de-hayinu she-Yisrael mi-tsido yakir et ha-zikkaron ha-zeh (c'est-à-dire qu'Israël, de son côté, reconnaîtra ce zikkaron) eikh she-yech le-Hachem Yitbarakh hibour imo (comment Hachem Yitbarakh à un hibour, jonction, avec lui).

(Tiferet Yosef, Roch Hashanah, d"h [dibour ha-mathil, commençant par] Imru à')

אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן שְׁעַת גְּזֵירוֹת הַמַּלְכוּת שָׁנוּ. תְּקִיעוֹת בְּמוּסָף נִתְקַן עַל יְדֵי גְּזֵרָה.

וְשָׁמַעְתִּי לְפִי שֶׁהוּא שֶׁלֹּא עַל פִּי דִּין, דְּמִדִּין רָאוּי לִהְיוֹת זְרִיזִין מַקְדִּימִין וְדָבָר כָּזֶה אִי אֶפְשָׁר לִהְיוֹת עַל יְדֵי חַכְמֵי יִשְׂרָאֵל רַק נַעֲשָׂה עַל יְדֵי גְּזֵרַת הַמַּלְכוּת.(צדקת הצדיק קע"ח)

Amar Rabbi Yo'hanan: sha'at guezeirot ha-malkhut shanu (à dit Rabbi Yo'hanan : ils ont enseigné [cela] à l'heure des guezeirot ha-malkhut, décrets du royaume). Tekiot be-Musaf nitkan al yedei guezerah (les tekiot, sonneries, dans Musaf, prière additionnelle, ont été instituées par une guezerah, décret).

Ve-shamati lefi she-hu she-lo al pi din (et j'ai entendu : parce que c'est she-lo al pi din, pas selon le din, la loi), de-mi-din ra'uy lihyot zerizin makdimin (car mi-din, selon le din, il convient d'être zerizin makdimin, les prompts qui devancent [les mitsvot]) ve-davar ka-zeh i efshar lihyot al yedei hakhmei Yisrael (et une chose comme celle-ci est i efshar, impossible, d'être par les hakhmei Yisrael, sages d'Israël) rak na'asah al yedei guezerat ha-malkhut (seulement cela a été fait par guezerat ha-malkhut, le décret du royaume). (Tsidkat ha-Tsadik k"ah [178])

💬
✉ Signaler une erreur de traduction