Il est enseigné que celui qui n'a pas vu la joie de Beit ha-Cho'evah (la Maison du Puisage) n'a pas vu de joie de ses jours ; chaque cour de Jérusalem était éclairée par sa lumière, et des 'hassidim et des hommes d'action disaient : « Heureuse notre jeunesse qui n'a pas fait honte à notre vieillesse ». Dans l'anthologie du Mei HaChiloa'h, le Tiferet Yosef rapporte de son aïeul qu'il ressort de cette formule qu'auparavant il leur semblait parfois manquer de lumière, et que l'illumination de Beit ha-Cho'evah leur fit connaître rétroactivement qu'ils n'en avaient jamais été privés.
Aussi : à treize ans, quand entre le bon penchant, le mauvais penchant se renforce ; celui qui est plus grand que son prochain a un penchant plus grand que lui
מִי שֶׁלֹּא רָאָה שִׂמְחַת בֵּית הַשּׁוֹאֵבָה לֹא רָאָה שִׂמְחָה מִיָּמָיו וְכוּ' וְלֹא הָיָה חָצֵר בִּירוּשָׁלַיִם שֶׁאֵינָהּ מְאִירָה מְאוֹר בֵּית הַשּׁוֹאֵבָה חֲסִידִים וְאַנְשֵׁי מַעֲשֶׂה וְכוּ' וְיֵשׁ מֵהֶם אוֹמְרִים אַשְׁרֵי יַלְדוּתֵנוּ שֶׁלֹּא בִּיְּישָׁה אֶת זִקְנוּתֵינוּ. בֵּאֵר בָּזֶה כְּבוֹד אזמו"ר הַגה"ק זצללה"ה שֶׁמִּזֶּה הַלָּשׁוֹן מַשְׁמַע שֶׁמִּקּוֹדֶם הָיָה נִרְאֶה לָהֶם לִפְעָמִים שֶׁחָסֵר אֶצְלָם אוֹר, וּמֵהֶאָרַת בֵּית הַשּׁוֹאֵבָה נִתְוַדַּע לָהֶם לְמַפְרֵעַ אֲשֶׁר מֵעוֹלָם לֹא הָיוּ מְשׁוּלְלֵי אוֹר.(תפארת יוסף סוכות ד"ה מי)
Mi she-lo ra'ah simhat Beit ha-Sho'evah lo ra'ah simhah mi-yamav vekhu' (celui qui n'a pas vu la simhah, joie, de Beit ha-Sho'evah, Maison du Puisage, n'a pas vu de simhah de ses jours, etc.) ve-lo hayah hatser bi-Yerushalayim she-einah me'irah me-or Beit ha-Sho'evah (et il n'y avait pas de hatser, cour, à Yerushalayim qui ne fut éclairée de l'or, lumière, de Beit ha-Sho'evah) hasidim ve-anshei maaseh vekhu' (hasidim, pieux, et anshei maaseh, hommes d'action, etc.) ve-yech mehem omrim ashrei yaldutenu she-lo biyeshah et ziknutenu (et il y en a parmi eux qui disent : heureuse notre jeunesse qui n'a pas fait honte à notre vieillesse). Be'er ba-zeh (il a expliqué en ceci) kevod Azmo"r (אזמו"ר, adoni zekeni mori ve-rabbi : mon seigneur, mon aïeul, mon maître et mon rabbin) ha-gah"k (הגה"ק, ha-gaon ha-kadoch : le saint Gaon) ztsllh"h (זצללה"ה, zekher tsadik livrakha lehaye haolam haba : que le souvenir du juste soit pour bénédiction, pour la vie du monde à venir) she-mi-zeh ha-lachon mashma (que de ce lachon, langage, il ressort) she-mi-kodem hayah nir'eh lahem lif'amim she-haser etslam or (que d'auparavant il leur semblait parfois que chez eux manquait de l'or) u-me-hé'arat Beit ha-Sho'evah nitvada lahem le-mafre'a acher me-olam lo hayu meshulelei or (et de l'hé'arah, illumination, de Beit ha-Sho'evah il leur fut connu le-mafre'a, rétroactivement, qu'ils n'avaient jamais été meshulelei or, privés de lumière).
(Tiferet Yosef, Sukkot, d"h [dibour ha-mathil, commençant par] Mi)
כָּל הַגָּדוֹל מֵחֲבֵירוֹ יִצְרוֹ גָּדוֹל הֵימֶנּוּ. וְשָׁמַעְתִּי כִּי בִּי"ג שָׁנָה שֶׁנִּכְנָס יֵצֶר הַטּוֹב אָז הַיֵּצֶר הָרָע מִתְגַּבֵּר.(צדקת הצדיק רי"ט)
Kol ha-gadol me-havero yitsro gadol heimenu (quiconque est plus grand que son prochain, son yetser, penchant, est plus grand que lui). Ve-shamati ki bi-y"g (י"ג, 13) shanah she-nikhnas yetser ha-tov (et j'ai entendu que dans les 13 ans où entre le yetser ha-tov, le bon penchant) az ha-yetser ha-ra mitgaber (alors le yetser ha-ra, le mauvais penchant, se renforce).
(Tsidkat ha-Tsadik ri"t [219])