מי השלוח

Mei HaShiloach — Anthologie - Talmud - Pessahim (Yerouchalmi)

Rabbi Mordechai Yosef Leiner d Izbica
En bref

Le Talmud de Jérusalem (Pessa'him 10,1) dit que celui qui mange de la matsa la veille de Pessa'h est comme s'il s'unissait à sa fiancée dans la maison de son beau-père. Le texte explique : avant l'union complète, la femme a déjà un peu d'appartenance auprès de l'homme, et lui du désir pour elle. Dans l'anthologie du Mei HaChiloa'h, le Sefer haZmanim rapporte de son père que pour ce qui n'appartient pas encore à Israël, Israël n'a pas de désir ; en se restreignant et en ne prenant pas ce qui n'est pas à lui, il reçoit ensuite de D.ieu l'union complète.

Aussi : après midi la veille de Pessa'h, comme après la première nuit, il n'y a pas d'obligation de matsa, seulement l'interdiction du 'hamets

(פ"י ה"א) כָּל הָאוֹכֵל מַצָּה בְּעֶרֶב פֶּסַח כְּאִילּוּ בּוֹעֵל אֲרוּסָתוֹ בְּבֵית חָמִיו. מַה שֶּׁמְּדַמֶּה אֲכִילַת מַצָּה בְּעֶרֶב פֶּסַח לַאֲרוּסָה כִּי הָאִשָּׁה כְּשֶׁנִּשֵּׂאת הִיא מִתְאַחֶדֶת עִם הָאִישׁ, וְקוֹדֶם שֶׁמִּתְאַחֶדֶת עִמּוֹ לְגַמְרֵי וּמִכָּל מָקוֹם יֵשׁ לָהּ מְעַט שַׁיָּכוּת אֶצְלוֹ, הִיא אֲרוּסָה.

וְקוֹדֶם לָזֶה אֵין לָהּ עֲדַיִן שׁוּם שַׁיָּכוּת אֶצְלוֹ וְאֵין לוֹ שׁוּם חֵשֶׁק אֶצְלָהּ, רַק שֶׁהִיא אֲרוּסָתוֹ יֵשׁ לוֹ חֵשֶׁק אֶצְלָהּ. וּכְמוֹ שֶׁאוֹמֵר אאמו"ר זללה"ה שֶׁלְּמַה שֶּׁאֵין שַׁיָּךְ לְיִשְׂרָאֵל, אֵין לְיִשְׂרָאֵל שׁוּם חֵשֶׁק לָזֶה, רַק לְמַה שֶּׁהוּא שֶׁלָּהֶם אַךְ שֶׁאֵין עֲדַיִן הַזְּמַן.

וְעַל יְדֵי זֶה שֶׁיִּשְׂרָאֵל מְצַמְצְמִין עַצְמָם וְאֵינָן נוֹטְלִים כָּל זְמַן שֶׁאֵינוֹ שֶׁלָּהֶם, עַל כֵּן נוֹתֵן לָהֶם הַשי"ת אַחַר כָּךְ שֶׁיִּהְיֶה מִתְאַחֵד עִמָּהֶם לְגַמְרֵי. וּמֵעֶרֶב פֶּסַח אַחַר חֲצוֹת הַיּוֹם אֵין עֲדַיִן חִיּוּב מַצָּה רַק אִסּוּר אֲכִילַת חָמֵץ, וְכֵן אַחַר לַיְלָה רִאשׁוֹן אֵין חִיּוּב לֶאֱכוֹל מַצָּה רַק שֶׁאָסוּר לֶאֱכוֹל חָמֵץ.(ספר הזמנים הגש"פ ער"פ ד"ה כל)

(P"Y H"À [perek yod, halakha alef : chapitre 10, halakha 1]) Kol ha-okhel matsah be-erev Pesah ke-ilu boel arusato be-beit hamiv (quiconque mange de la matsah, pain azyme, à erev Pesah, la veille de Pesah, est comme s'il boel, s'unissait à, son arousah, fiancée, dans la maison de son hamiv, beau-père). Mah she-medameh akhilat matsah be-erev Pesah le-arusah (ce en quoi il compare le manger de matsah à erev Pesah à une arousah) : ki ha-ishah ke-she-niseit hi mit'ahedet im ha-ich (car la femme, lorsqu'elle est mariée, s'unit avec l'homme), ve-kodem she-mit'ahedet imo le-gamre u-mi-kol makom yech lah méat shayakhut etselo, hi arusah (et avant qu'elle ne s'unisse avec lui le-gamre, tout à fait, et mi-kol makom, néanmoins, elle a un peu de shayakhut, appartenance, lien, auprès de lui, elle est arousah).

Ve-kodem le-zeh ein lah adayin shum shayakhut etselo ve-ein lo shum hechek etslah (et avant cela elle n'a encore nulle shayakhut auprès de lui et il n'a nulle hechek, désir, auprès d'elle), rak she-hi arusato yech lo hechek etslah (seulement des lors qu'elle est son arousah, il a hechek auprès d'elle). U-khemo she-omer Aamo"r (אאמו"ר, adoni avi mori ve-rabbi : mon seigneur, mon père, mon maître et mon rabbin) zllh"h (זללה"ה, zikhrono livrakha lehaye haolam haba : que son souvenir soit pour bénédiction, pour la vie du monde à venir) she-le-mah she-ein shayakh le-Israël, ein le-Israël shum hechek la-zeh (que pour ce qui n'est pas shayakh, appartenant, lié, à Israël, Israël n'a nulle hechek pour cela), rak le-mah she-hu shelahem akh she-ein adayin ha-zeman (seulement pour ce qui est à eux, encore que le zeman, temps, ne soit pas encore).

Ve-al yedei zeh she-Israël metsamtsemim atsmam ve-einan notelim kol zeman she-eino shelahem (et par ceci qu'Israël metsamtsemim, restreint, tsimtsum, eux-mêmes et ne prennent pas tant que ce n'est pas à eux), al ken noten lahem Hachem Yitbarakh (השי"ת, Hachem, qu'Il soit béni) ahar kakh she-yihyeh mit'ahed imahem le-gamre (c'est pourquoi Il leur donne ensuite qu'Il s'unisse avec eux le-gamre). U-me-erev Pesah ahar hatsot ha-yom ein adayin hiyuv matsah rak issur akhilat hamets (et à partir de erev Pesah après hatsot ha-yom, midi, il n'y a pas encore de hiyuv, obligation, de matsah, seulement l'issur, interdiction, d'akhilat hamets, manger du levain), ve-khen ahar laylah rishon ein hiyuv le'ekhol matsah rak she-asur le'ekhol hamets (et de même après la première nuit il n'y a pas de hiyuv de manger de la matsah, seulement qu'il est asur, interdit, de manger du hamets).

(Sefer haZmanim, ha-gash"p [הגש"פ, Haggadah chel Pesah], er"p [ער"פ, erev Pesah], d"h [dibour ha-mathil, commençant par] Kol)

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