Rabbi Yehochoua ben Lévi dit que les vingt-six « Louez » correspondent à vingt-six générations créées par D.ieu sans la Torah et nourries par Sa bonté. Mais ne compte-t-on pas aussi des générations postérieures au don de la Torah, comme Si'hon et Og ? Dans l'anthologie du Mei HaChiloa'h, le Beit Yaakov rapporte de son père que la sortie d'Égypte n'était pas achevée avant l'entrée dans la Terre : pendant quarante ans, Israël se purifiait de ses désirs, jusqu'à Guilgal, où « J'ai roulé l'opprobre d'Égypte de dessus vous » (Josué 5,9). La Torah fut alors gravée dans leur cœur, et jusque-là ils étaient nourris par Sa bonté.
Aussi : les justes sont comme une lampe devant une torche, dont la lumière reste reconnaissable, et leur service laisse une trace quand la clarté de D.ieu se révélera ; le choix d'Israël est au-dessus de la saisie de la création
לְמָה צַדִּיקִים דּוֹמִין בִּפְנֵי הַשְּׁכִינָה כְּנֵר בִּפְנֵי אֲבוּקָה. וּבֵאֵר כְּבוֹד אאמו"ר זצללה"ה שֶׁלֹּא אָמְרוּ כְּנֵר בִּפְנֵי הַשֶּׁמֶשׁ, מִשּׁוּם דִּשְׁרָגָא בְּטֵיהֲרָא מַאי מְהַנְיָא, שֶׁמִּתְבַּטֵּל וּמִתְכַּלֵּל בִּמְקוֹר הָאוֹר שֶׁהוּא הַשֶּׁמֶשׁ.
אֲבָל נֵר בִּפְנֵי אֲבוּקָה אֵינוֹ מִתְבַּטֵּל, שֶׁהוּא חֵלֶק מִמֶּנּוּ וְנִכָּר בּוֹ אוֹר בִּפְנֵי עַצְמוֹ. וְעַל כֵּן נִמְשְׁלוּ צַדִּיקִים בִּפְנֵי הַשְּׁכִינָה כְּנֵר בִּפְנֵי אֲבוּקָה, לוֹמַר שֶׁגַּם בְּעֵת שֶׁיִּתְגַּלֶּה הַבְּהִירוּת מֵאוֹרוֹ שֶׁל הַשי"ת וְיִתְרָאֶה כִּי אֵין מְצִיאוּת לִבְחִירָה וַעֲבוֹדָה, בְּכָל זֹאת יִהְיֶה הַשְׁאָרָה לְמַעֲשֵׂה הַצַּדִּיקִים שֶׁיָּגְעוּ וְסָבְלוּ בָּעוֹלָם הַזֶּה בְּעֵת הַהֶסְתֵּר לִהְיוֹת נִקְרָא עֲבוֹדָתָם עַל שְׁמָם.(בית יעקב בראשית פר' נח ג',י"ט, בית יעקב ויקרא פר' צו א',ט"ז, בית יעקב הכולל פ' כי תשא ד"ה וידבר א', סוד ישרים עה"ת מכתי"ק פ' מקץ ד"ה ויהי)
Lemah tsadikim domin bifnei ha-Chekhina ke-ner bifnei avukah (à quoi les tsadikim, justes, ressemblent-ils devant la Chekhina, Présence : comme un ner, lampe, devant une avukah, torche). U-be'er kevod Aamo"r (אאמו"ר, adoni avi mori ve-rabbi : mon seigneur, mon père, mon maître et mon rabbin) ztsllh"h (זצללה"ה, zekher tsadik livrakha lehaye haolam haba : que le souvenir du juste soit pour bénédiction, pour la vie du monde à venir) she-lo amru ke-ner bifnei ha-shemesh (qu'ils n'ont pas dit : comme un ner devant le soleil), mishum di-shraga be-teihara mai mehanya (משום דשרגא בטיהרא מאי מהניא : parce qu'une shraga, chandelle, be-teihara, en plein jour, mai mehanya, que bénéficie-t-elle), she-mitbatel u-mitkalel bi-mekor ha-or she-hu ha-shemesh (qu'elle est mitbatelet, annulée, et mitkolelet, incluse, dans la source de l'or, lumière, qui est le soleil).
Aval ner bifnei avukah eino mitbatel (mais un ner devant une avukah n'est pas mitbatel), she-hu helek mimenu ve-nikar bo or bifnei atsmo (car il est helek, part, de lui et il y est nikar, reconnaissable, un or en soi-même). Ve-al ken nimshelu tsadikim bifnei ha-Chekhina ke-ner bifnei avukah (et c'est pourquoi les tsadikim ont été comparés devant la Chekhina à un ner devant une avukah), lomar she-gam be-et she-yitgaleh ha-behirut me-oro chel Hachem Yitbarakh (השי"ת, Hachem, qu'Il soit béni) ve-yeraeh ki ein metsiut li-behirah va-avodah (pour dire que même au temps où se révélera la behirut, clarté, de Son or de Hachem Yitbarakh et qu'il apparaîtra qu'il n'y a pas de metsiut, existence, pour la behirah, libre arbitre, et l'avodah, service), be-khôl zot yihyeh hash'arah le-maaseh ha-tsadikim she-yag'u ve-savlu ba-olam ha-zeh be-et ha-hester lihyot nikra avodatam al shemam (néanmoins il y aura une hash'arah, reste / empreinte, pour l'acte des tsadikim qui ont peine et souffert en ce monde au temps du hester, dissimulation, afin que leur avodah soit appelée sur leur nom).
(Beit Yaakov Bereshit, par' Noach 3, 19 ; Beit Yaakov Vayikra, par' Tsav 1, 16 ; Beit Yaakov ha-kolel, par' Ki Tissa, d"h [dibour ha-mathil, commençant par] Vayedaber 1 ; Sod Yesharim al ha-Torah mi-kheti"k [מכתי"ק, mi-ketav yad kodech : du manuscrit sacré], par' Mikets, d"h Vayehi)
רַבִּי אוֹמֵר עַם הָאָרֶץ אָסוּר לֶאֱכֹל בָּשָׂר. וְיָדוּעַ מִטַּעַם הָאֲרִיז"ל מִצַּד הַנְּפָשׁוֹת הַמְּגֻלְגָּלוֹת.
דְּהַיְנוּ כִּי עִנְיַן הַגִּלְגּוּל בְּבַעֲלֵי חַיִּים שֶׁיֵּשׁ נֶפֶשׁ שֶׁנִּשְׁתַּקְּעָה כָּל כָּךְ בְּמַעֲשֵׂה בְּהֵמָה בְּחַיֶּיהָ עַד שֶׁמְּלֻבֶּשֶׁת בַּנֶּפֶשׁ הַבְּהֵמִית שֶׁלָּהּ אַחַר הַמָּוֶת בְּהַלְבָּשָׁה גְּמוּרָה בְּלִי שׁוּם יִתְרוֹן הָאָדָם עַל הַבְּהֵמָה, שֶׁהוּא מִצַּד הַדַּעַת וְהַחָכְמָה, וְזֶה נֶעֱדָר מֵחָכְמָה לְגַמְרֵי. וְשָׁמַעְתִּי כִּי מִכָּל מַעַלְלֵי אָדָם, פֵּרוּשׁ פְּעֻלּוֹתָיו שֶׁלֹּא בְּמִתְכַּוֵּן, אִם לְטוֹבָה נוֹצָר בַּעַל חַי טָהוֹר וְלָרַע בַּעַל חַי טָמֵא.
וּכְפִי אוֹתָם הַכֹּחוֹת שֶׁל הָאָדָם שֶׁנּוֹצְרוּ מֵחֲמָתוֹ כָּךְ הוּא גִּלְגּוּל הַנֶּפֶשׁ שֶׁשָּׁקוּעַ בְּאוֹתוֹ כֹּחַ בָּרַע.(צדקת הצדיק ר"מ)
Rabbi omer: am ha-arets asur le'ekhol basar (Rabbi dit : un am ha-arets, homme du peuple / ignorant de Torah, est asur, interdit, de manger de la viande). Ve-yadua mi-taam ha-Ariz"l (האריז"ל, ha-Ari zikhrono livrakha : Rabbi Yitshak Louria, de mémoire bénie) mi-tsad ha-nefachot ha-megulgalot (et c'est connu d'après le taam, raison, de l'Ariz"l, du côté des nefachot ha-megulgalot, âmes transmigrees).
De-hayinu ki inyan ha-gilgoul be-baalei 'hayim (c'est-à-dire que l'inyan, sujet, du gilgoul, transmigration, dans les baalei 'hayim, êtres vivants) she-yech nefech she-nishtak'ah kol kakh be-maaseh behemah be-hayeha (qu'il y a une nefech, âme, qui s'est enfoncée tant dans le maaseh behemah, acte de bête, de son vivant) ad she-melubeshet ba-nefech ha-behemit shelah ahar ha-mavet be-halbashah gemurah beli shum yitron ha-adam al ha-behemah (jusqu'à ce qu'elle soit melubeshet, vêtue, dans sa nefech behemit, âme animale, après la mort, en halbasha gemurah, vêture complète, sans aucun yitron, avantage, de l'homme sur la bête), she-hu mi-tsad ha-daat ve-ha-hokhmah (qui est du côté de la daat, connaissance, et de la hokhmah, sagesse), ve-zeh ne'edar me-hokhmah le-gamrei (et celui-ci est né'edar, dépourvu, de hokhmah entièrement). Ve-shamati ki mi-kol maalelei adam, perush peulotav she-lo be-mitkaven (et j'ai entendu que de tous les maalelei adam, agissements de l'homme, c'est-à-dire ses peulot, actions, she-lo be-mitkaven, non intentionnelles), im le-tovah notsar baal haï tahor ve-la-ra baal haï tame (si pour le bien est formé un baal haï tahor, être vivant pur, et pour le mal un baal haï tame, être vivant impur).
U-khefi otam ha-kohot chel ha-adam she-notsru me-hamato kakh hu gilgoul ha-nefech she-shakua be-oto koah ba-ra (et selon ces kohot, forces, de l'homme qui ont été formées me-hamato, de sa chaleur / à cause de lui, ainsi est le gilgoul de la nefech qui est shakua, enfoncée, dans cette force dans le ra, mal). (Tsidkat ha-Tsadik r"m [240])
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי הָנֵי עֶשְׂרִים וְשִׁשָּׁה "הוֹדוּ" כְּנֶגֶד מִי, כְּנֶגֶד כ"ו דּוֹרוֹת שֶׁבָּרָא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּעוֹלָמוֹ וְלֹא נָתַן לָהֶם תּוֹרָה וְזָן אוֹתָם בְּחַסְדּוֹ. וּלְהָבִין הֲלֹא נֶחְשְׁבוּ שָׁם אַף דּוֹרוֹת שֶׁהָיוּ אַחַר מַתַּן תּוֹרָה כְּגוֹן סִיחוֹן וְעוֹג.
אָכֵן כְּפִי שֶׁבֵּאֵר בָּזֶה כְּבוֹד קְדֻשַּׁת אאמו"ר הַגָּאוֹן הַקָּדוֹשׁ זצללה"ה שֶׁעַד בִּיאַת הָאָרֶץ וְשֶׁנִּתְיַשְּׁבוּ בָּהּ לֹא נִשְׁלַם עוֹד יְצִיאַת מִצְרַיִם בִּשְׁלֵמוּת, וְכָל הָאַרְבָּעִים שָׁנָה שֶׁהָיוּ בַּמִּדְבָּר הָיָה נִקְרָא עוֹד יְצִיאַת מִצְרַיִם. כִּי עִנְיַן יְצִיאַת מִצְרַיִם הוּא שֶׁיִּשְׂרָאֵל הִתְחִילוּ לְבָרֵר עַצְמָם מִצִּדָּם מֵחֶשְׁקוֹת וְתַאֲווֹת שֶׁהָיוּ מְשֻׁקָּעִים וּמֻרְגָּלִים בָּהֶם בְּאֶרֶץ מִצְרַיִם.
וּבִיצִיאָתָם הִתְחִילוּ רֵאשִׁית טָהֳרָתָם, וְכָל שָׁעָה הָיוּ מְטַהֲרִים אֶת לִבָּם עוֹד יוֹתֵר עַד מַתַּן תּוֹרָה, אֲבָל עוֹד לֹא נִגְמַר בִּשְׁלֵמוּת, כִּי אַף בְּעָמְדָם עַל הַר סִינַי פָּתַח לָהֶם הַשי"ת בִּיצִיאַת מִצְרַיִם כִּי גַּם מַתַּן תּוֹרָה נֶחְשָׁב לִיצִיאַת מִצְרַיִם. וְכָל הָאַרְבָּעִים שָׁנָה בַּמִּדְבָּר עַד בּוֹאָם לַגִּלְגָּל שֶׁנֶּאֱמַר (יהושע ה',ט') "הַיּוֹם גַּלּוֹתִי אֶת חֶרְפַּת מִצְרַיִם מֵעֲלֵיכֶם" שֶׁאָז נִשְׁלַם עִנְיַן יְצִיאַת מִצְרַיִם, שֶׁנִּתְבַּטֵּל מִלִּבָּם הַתַּאֲווֹת שֶׁהָיוּ מְשֻׁקָּעִים בְּאֶרֶץ מִצְרַיִם וְנַעֲשׂוּ בְּנֵי חוֹרִין כִּי אָז נֶחְקַק בְּלִבָּם דִּבְרֵי תּוֹרָה בִּקְבִיעוּת, לָכֵן עַד אָז נֶחְשָׁב שֶׁהָיוּ נִזּוֹנִים בְּחַסְדּוֹ.(בית יעקב ויקרא בחקתי כ"ג)
Amar Rabbi Yehoshua ben Levi: hanei esrim ve-shishah "Hodu" keneged mi (à dit Rabbi Yehoshua ben Levi : ces vingt-six "Hodu [Louez]", keneged mi, en face de quoi), keneged k"v (כ"ו, khaf-vav : 26) dorot she-bara ha-Kadoch Barukh Hu be-olamo ve-lo natan lahem Torah ve-zan otam be-hasdo (en face de k"v générations que le Saint, béni soit-Il, à créées dans Son monde et Il ne leur a pas donné de Torah et Il les a nourries be-hasdo, par Son hesed, bonté). U-lehavin halo nehshvu sham af dorot she-hayu ahar matan Torah ke-gon Si'hon ve-Og (et pour comprendre : n'y a-t-on pas compte aussi des générations qui furent après matan Torah, le don de la Torah, telles que Si'hon et Og).
Akhen ke-fi she-be'er ba-zeh kevod kedushat Aamo"r ha-gaon ha-kadoch ztsllh"h (toutefois, selon ce qu'à expliqué en ceci kevod kedushat Aamo"r, l'honneur de la sainteté de mon seigneur mon père, le saint Gaon ztsllh"h) she-ad biat ha-arets ve-she-nityashevu bah lo nishlam od yettsiat Mitsrayim bi-shelemut (que jusqu'à l'entrée dans la Terre et qu'ils s'y soient installés, yettsiat Mitsrayim, la sortie d'Égypte, n'était pas encore nishlemet, achevée, bi-shelemut, en plénitude), ve-khôl ha-arba'im shanah she-hayu ba-midbar hayah nikra od yettsiat Mitsrayim (et toutes les quarante années qu'ils furent dans le midbar, désert, étaient encore appelées yettsiat Mitsrayim). Ki inyan yettsiat Mitsrayim hu she-Yisrael hithilu levarer atsmam mi-tsidam me-heshkot ve-taavot she-hayu meshuka'im u-murgalim bahem be-erets Mitsrayim (car l'inyan de yettsiat Mitsrayim est qu'Israël ont commencé levarer, à trier / clarifier, eux-mêmes de leur côté, des heshkot, désirs, et taavot, convoitises, dans lesquelles ils étaient meshuka'im, enfoncés, et murgalim, habitués, au pays d'Égypte).
U-vi-tsi'atam hithilu reshith tohoratam (et à leur sortie a commencé reshith tohoratam, le commencement de leur tohorah, pureté), ve-khôl sha'ah hayu metaharim et libam od yoter ad matan Torah (et chaque heure ils rendaient leur cœur plus tahor, pur, encore davantage jusqu'à matan Torah), aval od lo nigmar bi-shelemut (mais ce n'était pas encore achevé en plénitude), ki af be-omdam al Har Sinaï patah lahem Hachem Yitbarakh bi-yetsiat Mitsrayim ki gam matan Torah nehshav li-yetsiat Mitsrayim (car même lorsqu'ils se tenaient sur Har Sinaï, le mont Sinaï, Hachem Yitbarakh leur a ouvert par yettsiat Mitsrayim, car aussi matan Torah est compté comme yettsiat Mitsrayim). Ve-khôl ha-arba'im shanah ba-midbar ad bo'am la-Gilgal she-neemar (Josue 5,9) "ha-yom galoti et herpat Mitsrayim me-aleikhem" (et toutes les quarante années dans le midbar jusqu'à leur venue au Gilgal, ainsi qu'il est dit : "aujourd'hui J'ai ôte / J'ai roule herpat Mitsrayim, l'opprobre d'Égypte, de dessus vous") she-az nishlam inyan yettsiat Mitsrayim (qu'alors s'est achevé l'inyan de yettsiat Mitsrayim), she-nitbatel mi-libam ha-taavot she-hayu meshuka'im be-erets Mitsrayim ve-naasu benei horin (que se sont nitbatel, annulées, de leur cœur les taavot dans lesquelles ils étaient enfoncés au pays d'Égypte et ils sont devenus benei horin, fils de liberté), ki az nehkak be-libam divrei Torah bi-keviut (car alors ont été graves dans leur cœur les paroles de Torah bi-keviut, en fixité), lakhen ad az nehshav she-hayu nizonim be-hasdo (c'est pourquoi jusqu'alors il est compté qu'ils étaient nizonim, nourris, be-hasdo).
(Beit Yaakov Vayikra, Behukotai 23)
אֵין מַפְטִירִין אַחַר הַפֶּסַח אֲפִיקוֹמָן. הַתְחָלַת בִּנְיַן הַיְשׁוּעָה הוֹפִיעַ הַשי"ת מִמָּקוֹם הָעֶלְיוֹן בְּיוֹתֵר שֶׁנֶּעֱלָם אֲפִילּוּ מִצְּבָא מַעְלָה, וְהוּא כְּמוֹ שֶׁבֵּאֵר אזמו"ר הַגה"ק זללה"ה, אֵין מַפְטִירִין אַחַר הַפֶּסַח אֲפִיקוֹמָן, הַיְינוּ אִם תִּשְׁאַל לָמָּה בָּחַר הַשי"ת בְּיִשְׂרָאֵל יוֹתֵר מִבְּכָל הָאֻמּוֹת, עַל זֶה מְשִׁיבִים אֵין מַפְטִירִין אַחַר הַפֶּסַח אֲפִיקוֹמָן הַיְינוּ כִּי זֶה שֶׁבָּחַר הַשי"ת בְּיִשְׂרָאֵל דַּוְקָא הוּא לְמַעְלָה מִתְּפִיסַת הַבְּרִיאָה.(סוד ישרים ליל פסח ו')
Ein maftirin ahar ha-Pesah afikoman (on ne maftirin pas, on ne conclut pas, après le Pesah par un afikoman, dessert / mets de conclusion). Hat'hâlât binyan ha-yeshuah hofia Hachem Yitbarakh mi-makom ha-elyon be-yoter she-neelam afilu mi-tseva maalah (le commencement du binyan, édifice, de la yeshuah, délivrance : Hachem Yitbarakh à hofia, resplendi, depuis le lieu le plus elyon, élève, qui est neelam, dissimulé, même au tseva maalah, armée d'en-haut).
Ve-hu kemo she-be'er Azmo"r (אזמו"ר, adoni zekeni mori ve-rabbi : mon seigneur, mon aïeul, mon maître et mon rabbin) ha-gah"k (הגה"ק, ha-gaon ha-kadoch : le saint Gaon) zllh"h (זללה"ה, zikhrono lehaye haolam haba : que son souvenir soit pour la vie du monde à venir), ein maftirin ahar ha-Pesah afikoman, hayinu im tish'al lamah bahar Hachem Yitbarakh be-Yisrael yoter mi-be-khôl ha-umot (c'est-à-dire : si tu demandes pourquoi Hachem Yitbarakh à choisi Israël plus que toutes les umot, nations), al zeh meshivim ein maftirin ahar ha-Pesah afikoman (sur ceci on répond : ein maftirin ahar ha-Pesah afikoman) hayinu ki zeh she-bahar Hachem Yitbarakh be-Yisrael davka hu le-maalah mi-tefisat ha-beriah (c'est-à-dire que ceci, qu'Hachem Yitbarakh à choisi Israël davka, précisément, est au-dessus de la tefisah, saisie, de la beriah, création). (Sod Yesharim, leil Pesah 6)