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Mei HaShiloach — Anthologie - Talmud - Berakhot

Rabbi Mordechai Yosef Leiner d Izbica
En bref

Celui qui dit « Louange de David » trois fois chaque jour est assuré d'être fils du monde à venir, enseigne la Guemara. Elle en cherche la raison, écarte l'ordre alphabétique, que porte aussi le Psaume 119, puis « Tu ouvres Ta main », que le Grand Hallel égale par « Il donne du pain à toute chair », et conclut qu'il y a en lui deux choses. Dans l'anthologie du Mei HaChiloa'h, le Sod Yécharim rapporte de son aïeul : l'ordre alphabétique enseigne que l'influx descend par degrés depuis le service de l'homme, tandis que « Il donne du pain » vient de la bonté de D.ieu, au-dessus de l'ordre. Par son service dans l'ordre, l'homme peut atteindre aussi ce qui est au-dessus.

Aussi : la Michna place le soir avant le matin : sans coucher, pas de lever ; celui qui maîtrise son penchant selon la Hala'ha fait de son cœur une demeure pour la Che'hina

מַאי שְׁנָא דְּתָנֵי דְּעַרְבִית בְּרֵישָׁא לִיתְנֵי דְּשַׁחֲרִית בְּרֵישָׁא, תַּנָּא אַקְּרָא קָאֵי דִּכְתִיב "בְּשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ" וְכוּ'. וְשָׁמַעְתִּי טַעַם נָכוֹן דִּקְרִיאַת שְׁמַע תָּלוּי בִּשְׁכִיבָה וְקִימָה, וְאִם אֵין שׁוֹכֵב אֵיךְ קָם, עַל כֵּן שְׁכִיבָה קוֹדֶמֶת.(דובר צדק י"א.

ד"ה ברכות)

Mai shena de-tani de-arvit be-reisha, litnei de-shaharit be-reisha (en quoi est-ce différent qu'il a enseigné celle du soir en tête ; qu'il enseigné celle du matin en tête) : tanna à-kra ka'i (le tanna, enseignant de la Mishnah, se tient sur le verset) di-khetiv (ainsi qu'il est écrit) "be-shokhbekha u-ve-kumekha (lorsque tu te couches et lorsque tu te lèves)" (Deutéronome 6,7) vekhu' (וכו', ve-khulei : etc.). Ve-shamati taam nakhon (et j'ai entendu une raison juste) di-keri'at Chema teluy bi-shekhivah u-kimah (que la keri'at Chema, lecture du Chema, dépend de la shekhivah, le coucher, et de la kimah, le lever), ve-im ein shokhev eikh kam (et s'il n'y a pas qui se couche, comment se lève-t-il), al ken shekhivah kodemet (c'est pourquoi la shekhivah précède).

(Dover Tsedek 11, d"h [dibour ha-mathil, commençant par] Berakhot)

אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי אֲבִינָא כָּל הָאוֹמֵר "תְּהִלָּה לְדָוִד" בְּכָל יוֹם שָׁלֹשׁ פְּעָמִים מֻבְטָח לוֹ שֶׁהוּא בֶּן עוֹלָם הַבָּא מַאי טַעְמָא אִילֵימָא מִשּׁוּם דְּאַתְיָא בְּאָלֶף בֵּית נֵימָא "אַשְׁרֵי תְמִימֵי דָרֶךְ" דְּאַתְיָא בִּתְמַנְיָא אַפִּין אֶלָּא מִשּׁוּם דְּאִית בֵּיהּ "פּוֹתֵחַ אֶת יָדֶךָ" נֵימָא הַלֵּל הַגָּדוֹל דִּכְתִיב בֵּיהּ "נוֹתֵן לֶחֶם לְכָל בָּשָׂר" אֶלָּא מִשּׁוּם דְּאִית בֵּיהּ תַּרְתֵּי וְכוּ'. הִנֵּה מִזֶּה מַשְׁמַע דְּכָל הַמַּעַלְיוּתָא שֶׁל "תְּהִלָּה לְדָוִד" הוּא מִשּׁוּם דְּאִית בֵּיהּ תַּרְתֵּי.

וְאִי לָאו מִשּׁוּם דְּאִית בֵּיהּ תַּרְתֵּי בְּקֻשְׁטָא הָיָה הַלֵּל הַגָּדוֹל מִשּׁוּם דְּאִית בֵּיהּ "נוֹתֵן לֶחֶם לְכָל בָּשָׂר" יוֹתֵר בְּמַעֲלָה מִ"פּוֹתֵחַ אֶת יָדֶךָ", וְזֶה הוּא כְּמוֹ שֶׁבֵּאֵר אזמו״ר הַגה"ק זללה״ה שֶׁמַּה שֶּׁהַצֵּרוּף מֵרָאשֵׁי תֵּבוֹת שֶׁל "פּוֹתֵחַ אֶת יָדֶיךָ" בְּגִימַטְרִיָּא הוי״ה אדנ״י זֶה מוֹרֶה שֶׁהַשֶּׁפַע הוֹלֶכֶת בְּסֵדֶר הַדְרָגָה דֶּרֶךְ לְבוּשִׁים מִתְּפִיסַת אָדָם עַל יְדֵי עֲבוֹדָתוֹ. אֲבָל "נוֹתֵן לֶחֶם לְכָל בָּשָׂר" זֶהוּ עֲדַיִן מֵחַסְדּוֹ שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא טֶרֶם עֲבוֹדַת אָדָם, כִּי זֶה נֶאֱמַר אֵצֶל כ״ו "כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ", שֶׁרוֹמְזִין עַל אוֹתָן כ״ו דוֹרוֹת שֶׁהָיוּ קֹדֶם מַתַּן תּוֹרָה שֶׁהָיוּ נִזּוֹנִים רַק מֵחַסְדּוֹ יִתְבָּרַךְ, כִּדְאִיתָא בַּגְּמָרָא (פסחים קי"ח.), וְלָזֶה בְּ"פוֹתֵחַ אֶת יָדֶךָ" נֶאֱמַר הַקַּפִּיטֵל בְּאַלְפָ״א בֵּיתָ״א לְהוֹרוֹת עַל הַשְׁפָּעָה הַיּוֹרֶדֶת בְּסֵדֶר, אוּלָם הַלֵּל הַגָּדוֹל אֵינוֹ נִסְדָּר בְּאַלְפָ״א בֵּיתָ״א מִשּׁוּם דְּאִית בֵּיהּ "נוֹתֵן לֶחֶם לְכָל בָּשָׂר" שֶׁמּוֹרֶה עַל שֶׁפַע הַהוֹלֶכֶת לְמַעְלָה מִן הַסֵּדֶר.

וְזֶהוּ שֶׁאִיתָא בַּגְּמָרָא כָּל הָאוֹמֵר "תְּהִלָּה לְדָוִד" בְּכָל יוֹם וְכוּ' מִשּׁוּם דְּאִיתָא בֵּיהּ תַּרְתֵּי הַיְינוּ סֵדֶר, וְגַם לְמַעְלָה מִן הַסֵּדֶר. כִּי עַל יְדֵי עֲבוֹדַת אָדָם בְּהַסֵּדֶר יָכוֹל לְהַשִּׂיג גַּם מַה שֶּׁגָּבוֹהַּ וּלְמַעְלָה הַרְבֵּה מֵהַסֵּדֶר שֶׁל תְּפִיסַת אָדָם.(סוד ישרים א' דפסח ח')

Amar Rabbi Elazar amar Rabbi Avina: kol ha-omer "Tehillah le-David (Louange à David)" be-khôl yom shalosh pe'amim muvtah lo she-hu ben olam ha-ba (quiconque dit "Tehillah le-David" chaque jour trois fois, il lui est assuré qu'il est fils du monde à venir). Mai taama (quelle en est la raison)?

Ilimah mishum de-atya be-alef bet (si l'on dit : parce qu'elle vient en alef-bet, ordre alphabétique), neima "Ashrei temimei darekh (heureux les intègres de voie)" (Psaumes 119,1) de-atya bi-temanya apin (qui vient en temanya apin, huit faces). Ella mishum de-it beh "Poteach et yadekha (Tu ouvres Ta main)" (Psaumes 145,16).

Neima Hallel ha-gadol (qu'il dise le Grand Hallel) di-khetiv beh "Noten le'hem le-khôl basar (Il donne du pain à toute chair)" (Psaumes 136,25). Ella mishum de-it beh tartei vekhu' (mais c'est parce qu'il y a en elle tartei, deux [choses], etc.).

Hineh mi-zeh mashma de-kol ha-maalyuta chel "Tehillah le-David" hu mishum de-it beh tartei (voici, de ceci il ressort que toute la maalyuta, supériorité, de "Tehillah le-David" est parce qu'il y a en elle tartei). Ve-i lav mishum de-it beh tartei, be-kushta hayah Hallel ha-gadol mishum de-it beh "Noten le'hem le-khôl basar" yoter be-maalah mi-"Poteach et yadekha" (et si ce n'était parce qu'il y a en elle tartei, en vérité le Grand Hallel, parce qu'il y a en lui "Il donne du pain à toute chair", serait plus élevé que "Tu ouvres Ta main").

Ve-zeh hu kemo she-be'er Azmo"r (אזמו"ר, adoni zekeni mori ve-rabbi : mon seigneur, mon aïeul, mon maître et mon rabbin) ha-gah"k (הגה"ק, ha-gaon ha-kadoch : le saint Gaon) zllh"h (זללה"ה, zikhrono lehaye haolam haba : que son souvenir soit pour la vie du monde à venir) she-mah she-ha-tseruf me-rashei tevot chel "Poteach et yadekha (פותח את ידיך)" be-gimatriya Havayah Adonai (הוי"ה אדנ"י) (que ce que le tseruf, combinaison, des rashei tevot, initiales, de "פותח את ידיך" est en gimatriya, valeur numérique, הוי"ה אדנ"י), zeh moreh she-ha-chefa holekhet be-seder hadragah derekh levushim mi-tefisat adam al yedei avodato (ceci indique que la chefa, influx, va dans un seder hadragah, ordre de gradation, par voie de levushim, vêtements, depuis la tefisah, saisie, de l'homme par son avodah, service). Aval "Noten le'hem le-khôl basar" zehu adayin me-hasdo chel ha-Kadoch Barukh Hu terem avodat adam (mais "Il donne du pain à toute chair", ceci est encore de Son hesed, bonté, du Saint, béni soit-Il, avant l'avodah de l'homme), ki zeh ne'emar etsel khaf-vav "ki le-olam hasdo" (car ceci est dit auprès de khaf-vav [כ"ו, 26] "ki le-olam hasdo [car pour toujours est Sa bonté]") (Psaumes 136), she-romzin al otan khaf-vav dorot she-hayu kodem matan Torah she-hayu nizonim rak me-hasdo yitbarakh (qui font allusion à ces khaf-vav [כ"ו] générations qui étaient avant matan Torah, le don de la Torah, qui n'étaient nourries que de Son hesed, qu'Il soit béni), ki-de-ita (כדאיתא, comme il est rapporté) ba-Gemara (Pesachim 118à).

Ve-la-zeh be-"Poteach et yadekha" ne'emar ha-kapitel be-alfa beta lehorot al hashpa'ah ha-yoredet be-seder (et pour cela, dans "Tu ouvres Ta main", le kapitel, chapitre, est dit en alfa-beta, pour enseigner sur la hashpa'ah, influence, qui descend dans l'ordre), ulam Hallel ha-gadol eino nisdar be-alfa beta mishum de-it beh "Noten le'hem le-khôl basar" she-moreh al chefa ha-holekhet le-maalah min ha-seder (toutefois le Grand Hallel n'est pas ordonné en alfa-beta, parce qu'il y a en lui "Il donne du pain à toute chair", qui indique une chefa qui va au-dessus de l'ordre). Ve-zehu she-ita ba-Gemara kol ha-omer "Tehillah le-David" be-khôl yom vekhu' mishum de-ita beh tartei hayinu seder, ve-gam le-maalah min ha-seder (et c'est cela qu'il est rapporté dans la Gemara : quiconque dit "Tehillah le-David" chaque jour etc., parce qu'il y a en elle tartei, c'est-à-dire seder, et aussi au-dessus du seder).

Ki al yedei avodat adam ba-seder yakhol le-hassig gam mah she-gavoah u-le-maalah harbeh me-ha-seder chel tefisat adam (car par l'avodah de l'homme dans le seder, il peut atteindre aussi ce qui est haut et bien au-dessus du seder de la tefisah de l'homme). (Sod Yesharim, 1 de-Pesah 8)

אֵין לוֹ לְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּעוֹלָמוֹ אֶלָּא ד' אַמּוֹת שֶׁל הֲלָכָה. וְהַיְינוּ שֶׁשָּׁם שׁוֹרָה הַשְּׁכִינָה מִיּוֹם שֶׁחָרַב בֵּית הַמִּקְדָּשׁ וְאָמַר רַבֵּינוּ הַקָּדוֹשׁ זצוק״ל שֶׁהַפֵּירוּשׁ הוּא מִי שֶׁמִּתְגַּבֵּר עַל יִצְרוֹ וּפוֹרֵשׁ מֵהָאִיסּוּר כַּהֲלָכָה וּמְקַבֵּל עָלָיו עוֹל מַלְכוּת שָׁמַיִם, זֶה נִקְרָא ד' אַמּוֹת שֶׁל הֲלָכָה.

כִּי זֶה עִיקַּר הַמְּכֻוָּן בִּדְבַר הֲלָכָה וְהוּא עוֹשֶׂה דִּירָה לִשְׁכִינְתָּא בְּלִבֵּיהּ.(פרי צדיק בראשית א', יתרו י"ב)

Ein lo la-Kadoch Barukh Hu be-olamo ela dalet amot chel Halakha (Il n'a, le Saint, béni soit-Il, dans Son monde, que quatre amot, coudées, de Halakha, loi). Ve-hayinu she-sham shorah ha-Chekhina mi-yom she-harav Beit ha-Mikdach (et c'est-à-dire que la réside la Chekhina, Présence, depuis le jour où fut détruit le Beit ha-Mikdach, Temple).

Ve-amar Rabbenu ha-kadoch ztsuk"l (זצוק"ל, zekher tsadik ve-kadoch livrakha : que le souvenir du juste et saint soit pour bénédiction) she-ha-peirush hu (et notre saint maître a dit que le peirush, explication, est) : mi she-mitgaber al yitsro u-foresh me-ha-issur ka-Halakha u-mekabel alav ol malkhut chamayim (celui qui se rend maître de son yetser, penchant, et se sépare de l'issur, interdit, selon la Halakha, et accepté sur lui ol malkhut chamayim, le joug de la royauté des cieux), zeh nikra dalet amot chel Halakha (celui-ci est appelé quatre amot de Halakha). Ki zeh ikkar ha-mekhuvan bi-dvar Halakha (car ceci est l'ikkar, l'essentiel, de ce qui est visé dans une chose de Halakha) ve-hu oseh dirah li-Shekhinata be-libeh (et il fait une dirah, demeure, pour la Chekhina dans son cœur).

(Pri Tsadik, Bereshit 1 ; Yitro 12)

וַתֹּאמֶר אֶל אִישָׁהּ הִנֵּה נָא יָדַעְתִּי כִּי אִישׁ אֱלֹקִים קָדוֹשׁ הוּא וְכוּ' מְנָא יָדְעָה וְכוּ'. וּכְמוֹ שֶׁשָּׁמַעְתִּי בְּשֵׁם חָכָם אֶחָד דְּרוֹצֶה לוֹמַר כְּמוֹ שֶׁתִּקְּנוּ אַנְשֵׁי כְּנֶסֶת הַגְּדוֹלָה בְּפִי יְשָׁרִים וְכוּ' בְּקֶרֶב קְדוֹשִׁים תִּתְהַלָּל, שֶׁפְּעוּלּוֹת נִכָּרוֹת בַּגּוּף פּוֹחֲתִים וְהוֹלְכִים עַד שֶׁאֵצֶל הַקְּדוֹשִׁים הוּא רַק בְּקֶרֶב וְאֵין שׁוּם הֶכֵּר בְּפֹעַל עַל אֵיבְרֵי הַגּוּף וּלְכָךְ שָׁאַל שֶׁקְּרָאַתּוּ בְּתֹאַר קָדוֹשׁ, וְאָז מַדְרֵגָתוֹ בְּקֶרֶב, וּמְנָא יָדְעָה דְּאֵין כָּאן יְדִיעָה חוּשִׁית לְהַזּוּלַת.(דובר צדק י"ח:

ד"ה והקדמונים)

"Va-tomer el ishah hineh na yadati ki ich Elokim (אֱ-לֹקִים) kadoch hu vekhu' (et elle dit à son mari : voici donc, j'ai su que c'est un homme de Elokim, saint, etc.)" (II Rois 4,9) mena yad'ah vekhu' (d'où à-t-elle su, etc.). U-khemo she-shamati be-chem 'hakham ehad de-rotseh lomar (et comme j'ai entendu au nom d'un 'hakham, sage) kemo she-tiknu Anshei Kenesset ha-Gedolah "be-fi yesharim vekhu' be-kerev kedochim tithallal" (comme ont institué Anshei Kenesset ha-Gedolah, les Hommes de la Grande Assemblée : "be-fi yesharim, dans la bouche des droits, etc., be-kerev kedochim tithallal, au sein des saints Tu es louée"), she-peulot nikarot ba-guf pohatim ve-holkhim ad she-etsel ha-kedochim hu rak be-kerev ve-ein shum heker be-foal al evrei ha-guf (que les peulot, actions, reconnaissables dans le guf, corps, pohatim ve-holkhim, diminuent et vont en décroissant, jusqu'à ce que chez les kedochim, saints, ce soit seulement be-kerev, au sein, et qu'il n'y ait nulle heker, reconnaissance, en foal, acte, sur les evrei ha-guf, membres du corps).

U-lekhakh sha'al she-kra'ato be-to'ar kadoch (et pour cela il a demandé, puisqu'elle l'appela du to'ar, titre, kadoch, saint), ve-az madregato be-kerev (et alors sa madregah, degré, est be-kerev), u-mena yad'ah de-ein kan yedi'ah hushit la-zulat (et d'où à-t-elle su, car il n'y a pas ici de yedi'ah hushit, connaissance sensitive, pour le zulat, l'autre). (Dover Tsedek 18, d"h Ve-ha-kadmonim)

אוֹתוֹ הַיּוֹם סִלְּקוּהוּ לְשׁוֹמֵר הַפֶּתַח. וְהוּא עַל פִּי מַה שֶּׁשָּׁמַעְתִּי בְּשֵׁם רַב קָדוֹשׁ אֶחָד שֶׁאָמַר וּמֵהֵיכָן יָדַע הַשּׁוֹמֵר מִי שֶׁאֵין תּוֹכוֹ כְּבָרוֹ, וְאוֹמֵר שֶׁהָיָה מַלְאָךְ.

וְהָעִנְיָן דְּמַאֲמַר רַבָּן גַּמְלִיאֵל שֶׁאָמַר שֶׁמִּי שֶׁאֵין תּוֹכוֹ כְּבָרוֹ אַל יִכָּנֵס, הַדִּבּוּר בְּעַצְמוֹ הָיָה שׁוֹמֵר הַפֶּתַח שֶׁמִּי שֶׁלֹּא הָיָה תּוֹכוֹ כְּבָרוֹ לֹא הָיָה לוֹ חֵשֶׁק לִכָּנֵס. וְאַחַר שֶׁנִּתְבַּטֵּל זֶה הַמַּאֲמָר סִלְּקוּהוּ לְשׁוֹמֵר הַפֶּתַח מִמֵּילָא.(פרי צדיק מצורע ז')

Oto ha-yom silkuhu le-shomer ha-petah (ce jour-la, ils l'ont écarte, le shomer ha-petah, gardien de la porte). Ve-hu al pi mah she-shamati be-chem rav kadoch ehad she-amar (et ceci est selon ce que j'ai entendu au nom d'un rav kadoch, saint Rav, qui a dit) u-me-heikhan yada ha-shomer mi she-ein tokho ke-baro (et d'où savait le gardien qui n'a pas tokho ke-baro, l'intérieur comme l'extérieur), ve-omer she-hayah malakh (et il dit que c'était un malakh, ange).

Ve-ha-inyan de-ma'amar Rabban Gamliel she-amar she-mi she-ein tokho ke-baro al yikanes (et le inyan, sujet, est que le ma'amar, propos, de Rabban Gamliel qui a dit que celui dont tokho n'est pas ke-baro n'entre pas), ha-dibbur be-atsmo hayah shomer ha-petah she-mi she-lo hayah tokho ke-baro lo hayah lo hechek likanes (le dibbur, parole, lui-même était le shomer ha-petah, que celui dont tokho n'était pas ke-baro n'avait pas hechek, désir, d'entrer). Ve-ahar she-nitbatel zeh ha-ma'amar silkuhu le-shomer ha-petah mi-meila (et après que ce propos fut batel, annule, ils l'ont écarte, le shomer ha-petah, mi-meila, de soi-même).

(Pri Tsadik, Metsora 7)

שֵׁינָה בְּעַמּוּד הַשַּׁחַר כְּאִסְטְמָא לְפַרְזְלָא. וְשָׁמַעְתִּי דְּעִיקָּר, כְּאוֹתוֹ הַפֵּירוּשׁ דְּרַשִׁ"י שֶׁהוּא טוֹב, כִּי בַּעֲלוֹת הַשַּׁחַר הוּא יִחוּד חַמָּה וּלְבָנָה דְּהַיְינוּ יִחוּד קוּדְשָׁא בְּרִיךְ הוּא וּשְׁכִינְתֵּיהּ כַּנּוֹדָע, וְאָז גְּמַר שֵׁינַת הַלַּיְלָה שֶׁהוּא מִדַּת דָּוִד הַמֶּלֶךְ עָלָיו הַשָּׁלוֹם וְאוֹתָהּ רֶגַע הוּא מִדַּת שְׁלֹמֹה הַמֶּלֶךְ עָלָיו הַשָּׁלוֹם וְאָז הַשֵּׁינָה טוֹבָה כְּאִסְטְמָא כַּנִּזְכָּר לְעֵיל.

וְכֵן אִיתָא (ברכות נ"ה:) כִּי הַחֲלוֹמוֹת שֶׁסָּמוּךְ לַעֲלוֹת הַשַּׁחַר מִתְקַיְּימִין, כִּי הֵם מִכְּלַל אֶחָד מִשִּׁשִּׁים בִּנְבוּאָה שֶׁכְּבָר כָּלוּ דִּמְיוֹנוֹת וְהִרְהוּרֵי דִּימָמָא וְזֶה מִצַּד הַשֵּׁינָה הַטּוֹבָה כַּנִּזְכָּר לְעֵיל.(צדקת הצדיק רמ"ב)

Sheinah be-amud ha-shahar ke-istama le-farzela (le sommeil à amud ha-shahar, le pilier de l'aube, est comme istama le-farzela, acier pour le fer). Ve-shamati de-ikkar, ke-oto ha-peirush de-Rachi (רש"י, Rabbi Shlomo Yitshaki) she-hu tov (et j'ai entendu que l'essentiel est comme cette interprétation de Rachi, qu'il est bon), ki ba-alot ha-shahar hu yihud hamah u-levanah de-hayinu yihud Kudsha Berikh Hu u-Shekhinteh ka-noda (car à la montée de l'aube c'est le yihud, unification, du soleil et de la lune, c'est-à-dire le yihud de Kudsha Berikh Hu, le Saint béni soit-Il, et Sa Chekhina, comme il est connu), ve-az gemar sheinat ha-lailah she-hu midat David ha-melekh alav ha-chalom (et alors est le gemar, achèvement, du sommeil de la nuit, qui est la midah, attribut, de David ha-melekh, le roi, alav ha-chalom, que la paix soit sur lui) ve-otah rega hu midat Shelomo ha-melekh alav ha-chalom (et cet instant est la midah de Shelomo ha-melekh, que la paix soit sur lui) ve-az ha-sheinah tovah ke-istama ka-nizkar le-eil (et alors le sommeil est bon comme istama, comme mentionné plus haut).

Ve-khen ita (Berakhot 55b) ki ha-halomot she-samukh la-alot ha-shahar mitkaimin (et ainsi il est rapporté que les songes proches de la montée de l'aube s'accomplissent), ki hem mi-kelal ehad mi-shishim bi-nevuah she-kevar kalu dimyonot ve-hirhurei dimama (car ils sont du kelal, ensemble, de ehad mi-shishim bi-nevuah, un de soixante dans la nevuah, prophétie, que déjà ont cessé les dimyonot, imaginations, et les hirhurei dimama, ruminations du jour) ve-zeh mi-tsad ha-sheinah ha-tovah ka-nizkar le-eil (et ceci est du côté de la sheinah tovah, le bon sommeil, comme mentionné plus haut). (Tsidkat ha-Tsadik 242)

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