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Mei HaShiloach — Anthologie - Ketouvim - Michlei

Rabbi Mordechai Yosef Leiner d Izbica
En bref

« Si tu as été sage, tu as été sage pour toi, et si tu as raillé, toi seul tu porteras » (Proverbes 9,12). Selon le Beit Yaakov, qui cite le Mei HaChiloa'h, celui qui arrive à des paroles de Torah nouvelles a été sage pour lui-même : tout le renouvellement vient de son côté. Il n'a rien ajouté à la Torah, où cela était déjà inclus, seulement caché de lui jusqu'alors ; de même, toute prophétie est déjà évoquée dans la Torah de Moché (Taanit 9a). Qui veut tirer de la Torah une preuve pour une chose contraire à la volonté de D.ieu porte seul une interprétation tordue, qui n'entrera pas dans la Torah.

Aussi : les chambres du cœur doivent être pleines de Torah, sans rien de facultatif ; la sagesse des femmes est de rester dans leur maison sans risquer leur capital ; l'humilité est la reconnaissance du manque, et la crainte l'achève

כׇּתְבֵם עַל לוּחַ לִבֶּךָ. כְּמוֹ שֶׁאָמַר אאמו"ר זצוקללה"ה שֶׁצָּרִיךְ שֶׁיִּהְיֶה חַדְרֵי לְבָבוֹ מָלֵא בְּדִבְרֵי תּוֹרָה שֶׁלֹּא יִהְיֶה שׁוּם דָּבָר רְשׁוּת, אוֹ אִיסּוּר אוֹ מִצְוָה.(בית יעקב שמות תרומה ס"ט)

"Écris-les sur la tablette de ton cœur." (Proverbes 3,3). Kemo she-amar (comme a dit) Aamo"r (אאמו"ר, adoni avi mori ve-rabbi : mon seigneur, mon père, mon maître et mon rabbin) ztsukllh"h (זצוקללה"ה, zekher tsadik ve-kadoch livrakha lehaye haolam haba : que le souvenir du juste et saint soit pour bénédiction, pour la vie du monde à venir) she-tsarikh she-yihyeh hadrei levavo mâle be-divrei Torah (qu'il faut que les hadrei levavo, chambres de son cœur, soient pleines de paroles de Torah) she-lo yihyeh shum davar reshut, o issur o mitsvah (de sorte qu'il n'y ait aucune chose reshut [permission, domaine facultatif], où issur [interdit] où mitsvah [commandement]).

(Beit Yaakov, Chemot Terumah 69)

אִם חָכַמְתָּ חָכַמְתָּ לָּךְ וְלַצְתָּ לְבַדְּךָ תִשָּׂא. וְהָעִנְיָן בָּזֶה הוּא כִּדְאִיתָא בְּמֵי הַשִּׁלוֹחַ "אִם חָכַמְתָּ חָכַמְתָּ לָּךְ" הַיְינוּ אִם בָּאתָ עַל ד"ת חֲדָשִׁים חָכַמְתָּ לָּךְ, שֶׁכׇּל הַהִתְחַדְּשׁוּת הוּא רַק מִצִּדְּךָ, אֲבָל בְּהַד"ת לֹא הוֹסַפְתָּ שׁוּם חֲדָשׁוֹת כְּלָל כִּי בֶּאֱמֶת הָיָה אַף זֶה כָּלוּל בְּד"ת, רַק מִמְּךָ הָיָה זֶה גָּנוּז וְנֶעֱלָם עַד עַתָּה.

וּכְמוֹ שֶׁמָּצִינוּ שֶׁדִּקְדְּקוּ חֲכָמֵינוּ ז"ל וְדָרְשׁוּ עַל כׇּל אוֹת וּנְקֻדָּה יְתֵרָה שֶׁבְּד"ת הַאִם יַעֲלֶה בְּלִבְּךָ שֶׁהֵם חִדְּשׁוּ זֹאת וּמִקֹּדֶם זֶה לֹא הָיָה כָּלוּל זֹאת בְּד"ת, וּבֶאֱמֶת הָיָה כָּלוּל זֶה בְּד"ת מֵרֹאשׁ וְעַד סוֹף רַק מִצַּד הָאָדָם הָיוּ עַד עַתָּה סְתוּמִים וַחֲתוּמִים מִמֶּנּוּ הַהִתְחַדְּשׁוּת הַזֶּה, וְעַתָּה בָּא גַּם הוּא עַל זֶה, אֲבָל לֹא יַעֲלֶה עַל הַדַּעַת שֶׁהוֹסִיפוּ כְּלוּם לְד"ת וְכִדְאִיתָא (תענית ט'.) שֶׁכׇּל נְבוּאָה מְרוּמָּז בְּתוֹרַת מֹשֶׁה לְהוֹרוֹת בָּזֶה שֶׁלֹּא נִתְחַדֵּשׁ כְּלָל בְּדִבְרֵי תּוֹרָה. "וְלַצְתָּ לְבַדְּךָ תִשָּׂא", הַיְינוּ אִם תִּרְצֶה לְהָבִיא לְךָ רְאָיָה מִד"ת לְדָבָר שֶׁאֵין בּוֹ רְצוֹן הַשי"ת, "לְבַדְּךָ תִשָּׂא" זֶה הַפֵּירוּשׁ הַמְעֻקָּם וְהַנָּלוֹז, אֲבָל לֹא יַעֲלֶה עַל הַדַּעַת שֶׁתַּכְנִיס אֶת זֶה הַפֵּירוּשׁ בְּהַד"ת וְכִדְאִיתָא בְּתַנְחוּמָא (תזריע ט') "לֹא יְגֻרְךָ רָע" אֵין הָרַע גּוֹרֶרֶת אוֹתְךָ.

כִּי הַד"ת מִתְנַשְּׂאִים לְרֹאשׁ וְיַעַמְדוּ בִּבְהִירוּתָם מֵרָחוֹק וְלֹא יִכָּנֵס בָּהֶם שׁוּם פֵּירוּשׁ מְעֻקָּם.(בית יעקב בראשית לך ג', סוד ישרים עה"ת מכתי"ק פ' לך ד"ה וענין)

"Si tu as été sage, tu as été sage pour toi, et si tu as raille, toi seul tu porteras." (Proverbes 9,12). Ve-ha-inyan ba-zeh hu (et le sujet en ceci est) ki-de-ita (כדאיתא, comme il est rapporté) be-Mei ha-Shiloach : "Si tu as été sage, tu as été sage pour toi", hayinu (c'est-à-dire) im bata al d"t (ד"ת, divrei Torah, paroles de Torah) hadashim hakhamta lakh (si tu es venu sur des paroles de Torah nouvelles, tu as été sage pour toi), she-kol ha-hithadshut hu rak mi-tsidkha (que toute la hithadshut, renouvellement, est seulement de ton côté), aval be-ha-d"t lo hosafta shum hadashot kelal (mais dans les paroles de Torah tu n'as ajoute aucune hadashot, nouveautés, du tout) ki be-émet hayah af zeh kalul be-d"t (car en vérité même ceci était kalul, inclus, dans les paroles de Torah), rak mi-mekha hayah zeh ganuz ve-neelam ad atah (seulement de toi ceci était ganuz ve-neelam, caché et dissimulé, jusqu'à maintenant).

U-khemo she-matsinu she-dikdeku Hakhameinu z"l (ז"ל, zikhronam livrakha : nos Sages, que leur souvenir soit pour bénédiction) ve-darsu al kol ot u-nekudah yeterah she-be-d"t (et comme nous avons trouvé qu'ils ont été précis et ont derach, interprété, sur chaque ot, lettre, et nekudah yeterah, point vocal extra, qui est dans les paroles de Torah): ha-im yaaleh be-libkha she-hem hidshu zot u-mi-kodem zeh lo hayah kalul zot be-d"t (est-ce qu'il montera dans ton cœur qu'ils ont hidshu, innové, cela, et qu'auparavant cela n'était pas inclus dans les paroles de Torah), u-ve-émet hayah kalul zeh be-d"t me-roch ve-ad sof (et en vérité ceci était inclus dans les paroles de Torah du commencement jusqu'à la fin) rak mi-tsad ha-adam hayu ad atah setumim va-hatumim mimenu ha-hithadshut ha-zeh (seulement du côté de l'homme étaient jusqu'à maintenant setumim va-hatumim, fermés et scellés, de lui, ce renouvellement), ve-atah ba gam hu al zeh (et maintenant il est venu lui aussi sur ceci), aval lo yaaleh al ha-daat she-hosifu kelum le-d"t (mais il ne montera pas sur la daat, pensée, qu'ils ont ajouté quoi que ce soit aux paroles de Torah), u-khi-de-ita (Taanit 9a) she-kol nevuah merumezet be-Torat Moché (que toute nevuah, prophétie, est merumezet, alludée, dans la Torah de Moché) lehorot ba-zeh she-lo nithadesh kelal be-divrei Torah (pour enseigner en ceci qu'il ne s'est rien renouvelé du tout dans les paroles de Torah). "Ve-latsta levadekha tisa (et si tu as raille, toi seul tu porteras)", hayinu im tirtseh lehavi lekha reayah mi-d"t le-davar she-ein bo ratson Hachem Yitbarakh (השי"ת, Hachem, qu'Il soit béni) (c'est-à-dire si tu veux t'apporter une reayah, preuve, des paroles de Torah pour une chose en laquelle il n'y a pas le ratson, vouloir, du Nom, qu'Il soit béni), "levadekha tisa" zeh ha-peirush ha-meukam ve-ha-naloz ("toi seul tu porteras" ce peirush, interprétation, meukam ve-naloz, tordu et détourne), aval lo yaaleh al ha-daat she-takhniss et zeh ha-peirush be-ha-d"t (mais il ne montera pas sur la pensée que tu feras entrer cette interprétation dans les paroles de Torah), u-khi-de-ita be-Tanhuma (Tazria 9) "lo yegurkha ra (le mal ne séjournera pas avec Toi)" (Psaumes 5,5) ein ha-ra goreret otkha (le mal ne te traîne pas).

Ki ha-d"t mitnasse'im le-roch ve-yaamdu bi-vehirutam me-rahok ve-lo yikanes ba-hem shum peirush meukam (car les paroles de Torah s'élèvent à la tête et elles se tiendront dans leur clarté de loin, et nulle interprétation tordue n'entrera en elles). (Beit Yaakov, Berechit Lekh 3; Sod Yesharim al ha-Torah [עה"ת] mi-ktav yad kodech [מכתי"ק], parachat Lekh, d"h [dibour ha-mathil, commençant par] Ve-inyan)

אֱוִיל שְׂפָתַיִם יִלָּבֵט. כְּדֶרֶךְ שֶׁשָּׁמַעְתִּי דְּפֵרוּשׁ שֶׁאֵין יָכוֹל לְהוֹצִיא מִכֹּחַ לַפֹּעַל כְּדֶרֶךְ שֶׁאָמְרוּ בְּסוֹטָה (מ"ז:) עַל פָּסוּק "וְעַם לֹא יָבִין יִלָּבֵט" (הושע ד',י"ד) עַל הֶעְדֵּר כֹּחַ מֵי סוֹטָה לְהוֹצִיא פְּעוּלָתָן.

וְהַדִּבּוּר הוּא גִּלּוּי מַה שֶּׁבַּלֵּב בְּפֵרוּשׁ.(קונטרס עת האוכל י"ד, דובר צדק כ"ח. ד"ה והנה)

"Ewil sefatayim yilavet (l'insensé des lèvres sera heurte)." (Proverbes 10,8). Ke-derekh she-shamati de-peirush she-ein yakhol lehotsi mi-koah la-poal (comme la voie que j'ai entendue, que l'interprétation est qu'il ne peut pas faire sortir de la koah, puissance, au poal, acte), ke-derekh she-amru be-Sotah (47b) al pasuk "ve-am lo yavin yilavet (et un peuple qui ne comprend pas sera heurte)" (Osée 4,14) al heder koah mei sotah lehotsi peulatam (sur l'absence de force des eaux de sotah, femme suspectée, à faire sortir leur action).

Ve-ha-dibour hu gilui mah she-ba-lev be-feirush (et le dibour, parole, est la révélation de ce qui est dans le cœur, en explicite). (Kuntres Et ha-Okhel 14; Dover Tsedek 28, d"h Ve-hineh)

חַכְמוֹת נָשִׁים בָּנְתָה בֵיתָהּ. וְזֶה הוּא שֶׁאוֹמֵר כְּבוֹד אאמו"ר הַגה"ק זצללה"ה שֶׁזּוֹהִי הַחָכְמָה שֶׁנִּמְצָא בְּנָשִׁים לָשֶׁבֶת בַּיְתָה וְלֹא לִכְנוֹס בִּסְפֵקוֹת בְּהָרְכוּשׁ שֶׁקִּבְּצָה כְּבָר וְיֵשׁ לָהּ בְּיָדָהּ, אַף שֶׁתּוּכַל גַּם לְהַרְוִיחַ, אַךְ שֶׁנּוֹחַ לָהּ לִהְיוֹתָהּ בְּטוּחָה בְּהַקֶּרֶן בְּלִי הָרְוָחָה מִלְּהַכְנִיס הַקֶּרֶן בְּסָפֵק שֶׁתּוּכַל לְהַפְסִיד אַף הַקֶּרֶן.

וְהַדְּכַר הוּא בְּהֵיפֶךְ מִזֶּה, שֶׁחָפֵץ לִכְנוֹס בְּעֵסֶק אַף שֶׁיּוּכַל לְהַפְסִיד מַה שֶּׁיֵּשׁ לוֹ בְּיָדוֹ, אֲבָל יוּכַל לִהְיוֹת שֶׁיַּרְוִיחַ הוֹן רַב עַד אֵין שִׁעוּר. וּגְדוֹלָה זוֹ הַמַּעֲלָה מִמַּעֲלַת הַחָכְמָה שֶׁנִּמְצָא בֵּין הַנָּשִׁים וְכִדְאִיתָא בְּמַסֶּכֶת נִדָּה (מ"ה:) שֶׁנָּתַן הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בִּינָה יְתֵירָה בָּאִשָּׁה יוֹתֵר מִן הָאִישׁ, וְהַזָּכָר דַּרְכּוֹ לִכְנוֹס וְלֶאֱסוֹף וְכִדְאִיתָא בִּיבָמוֹת (ס"ה:) אִישׁ דַּרְכּוֹ לִכְבּוֹשׁ וְאֵין אִשָּׁה דַּרְכָּהּ לִכְבּוֹשׁ.(בית יעקב בראשית חיי ט')

"Hokhmot nashim bantah beitah (la sagesse des femmes à bâti sa maison)." (Proverbes 14,1). Ve-zeh hu she-omer kevod Aamo"r ha-gah"k (הגה"ק, ha-gaon ha-kadoch : le saint Gaon) ztsllh"h (זצללה"ה, zekher tsadik livrakha lehaye haolam haba : que le souvenir du juste soit pour bénédiction, pour la vie du monde à venir) she-zohi ha-hokhmah she-nimtsa be-nashim lashevet beitah ve-lo likhnos bi-sfekot be-ha-rekhush she-kibtsah kevar ve-yech lah be-yadah (que c'est cela la hokhmah, sagesse, qui se trouve chez les femmes : s'asseoir dans sa maison et ne pas entrer dans des sfekot, doutes, dans le rekhush, bien, qu'elle a déjà rassemble et qu'elle a en sa main), af she-tukhal gam leharviah (même qu'elle puisse aussi profiter), akh she-noah lah liheyotah betuhah be-ha-keren beli harvahah mi-lehaknis ha-keren be-safek she-tukhal lehafsid af ha-keren (mais il lui est plus commode d'être sûre dans le keren, capital, sans le profit, que d'introduire le keren dans un safek, doute, où elle pourrait perdre même le keren).

Ve-ha-dekhar (הַדְּכַר, le mâle) hu be-heifekh mi-zeh (est à l'inverse de ceci), she-hafets likhnos be-esek af she-yukhal lehafsid mah she-yech lo be-yado (qu'il désire entrer dans un esek, affaire, même qu'il puisse perdre ce qu'il a en sa main), aval yukhal liheyot she-yarviah hon rav ad ein shiur (mais il se peut qu'il gagne une richesse grande jusqu'à nulle mesure). U-gedolah zo ha-maalah mi-maalat ha-hokhmah she-nimtsa bein ha-nashim (et grande est cette maalah, qualité, plus que la maalah de la hokhmah qui se trouve parmi les femmes), u-khi-de-ita be-masekhet Niddah (45b) she-natan ha-Kadoch Barukh Hu binah yeteirah ba-ishah yoter min ha-ich (qu'Il a donné, le Saint, béni soit-Il, une binah, intelligence, extra chez la femme plus que chez l'homme), ve-ha-zakhar darko likhnos ve-le'esof (et le mâle, sa voie est d'entrer et de rassembler), u-khi-de-ita be-Yevamot (65b) ich darko likhbosh ve-ein ishah darkah likhbosh (la voie de l'homme est de conquérir, et la voie de la femme n'est pas de conquérir).

(Beit Yaakov, Berechit Hayei 9)

תֵּחַת גְּעָרָה בְמֵבִין מֵהַכּוֹת כְּסִיל מֵאָה. אָמַר אזמו"ר הַגה"ק זללה"ה הַיְינוּ שֶׁמִּי שֶׁקָּרוֹב לְהַשֹּׁרֶשׁ מֵבִין בְּרֶמֶז גְּעָרָה קְטַנָּה אֲבָל מִי שֶׁהוּא רָחוֹק מֵהַשֹּׁרֶשׁ אֵינוֹ יָכוֹל לְהָבִין עַל יְדֵי רְמִיזוֹת הַגְּעָרָה בִּלְתִּי הַכָּאָה.(סוד ישרים ליל פסח ל"ח)

"Tehat gearah be-mevin me-hakot kesil meah (une réprimande entre dans l'intelligent plus que cent coups le sot)." (Proverbes 17,10). Amar Azmo"r (אזמו"ר, adoni zekeni mori ve-rabbi : mon seigneur, mon aïeul, mon maître et mon rabbin) ha-gah"k zllh"h (זללה"ה, zikhrono lehaye haolam haba : que son souvenir soit pour la vie du monde à venir) hayinu she-mi she-karov la-shoresh mevin be-remez gearah ketanah (c'est-à-dire que celui qui est proche du shoresh, racine, comprend par un remez, allusion, d'une petite gearah, réprimande), aval mi she-hu rahok me-ha-shoresh eino yakhol lehavin al yedei remizot ha-gearah bilti hakaah (mais celui qui est loin du shoresh ne peut pas comprendre par les allusions de la gearah sans la hakaah, frappe).

(Sod Yesharim, leil Pesah 38)

עֵקֶב עֲנָוָה יִרְאַת ה'. וְאִיתָא בַּיְּרוּשַׁלְמִי (שבת פ"א,ה"ג) מַה שֶּׁעָשְׂתָה חָכְמָה עֲטָרָה לְרֹאשָׁהּ שֶׁנֶּאֱמַר (תהלים קי"א,י') "רֵאשִׁית חָכְמָה יִרְאַת ה'" עָשְׂתָה עֲנָוָה עָקֵב לְסוּלְיָיתָא וְהַטַּעַם שָׁמַעְתִּי בַּאֲרִיכוּת כִּי עֲנָוָה הִיא הַכָּרַת הַחֶסְרוֹן וּשְׁפֵילוּתוֹ וּמֵאַחַר שֶׁמַּכִּיר חֶסְרוֹנוֹ אָז הוּא יִרְאֶה כִּי הַיִּרְאָה הִיא הַשְׁלָמַת הַחֶסְרוֹן.(דובר צדק דף כ"ה.

ד"ה ובמק"א, שם דף ו'. ד"ה והנה)

"Ekev anavah yirat ה' (à la suite de l'humilité, la crainte de ה')." (Proverbes 22,4). Ve-ita ba-Yerushalmi (Chabbat perek 1, halakha 3) mah she-astah hokhmah atarah le-roshah (ce que la hokhmah a fait couronne pour sa tête) she-neemar (Psaumes 111,10) "reshit hokhmah yirat ה' (le commencement de la sagesse est la crainte de ה')", astah anavah akev le-suliyata (l'humilité a fait un akev, talon, pour la suliyata, sandale).

Ve-ha-taam shamati ba-arikhut (et la raison, je l'ai entendue en longueur) ki anavah hi hakarat ha-hesron u-shfeluto (car l'anavah, humilité, est la reconnaissance du hesron, manque, et de sa shfelut, bassesse), u-meahar she-makir hesrono az hu yir'eh (et des lors qu'il reconnaît son manque, alors il yir'eh, il voit / il craint) ki ha-yirah hi hashlamat ha-hesron (car la yirah, crainte, est l'achèvement du manque). (Dover Tsedek, daf 25, d"h U-ve-makom aher [במק"א] ; sham daf 6, d"h Ve-hineh)

הֲתָעִיף עֵינֶיךָ בּוֹ וְאֵינֶנּוּ. הָעִנְיָן כְּמוֹ שֶׁבֵּיאֵר כְּבוֹד אזמו"ר הַגה"ק זללה"ה כְּשֶׁהַשי"ת נוֹתֵן לְהָאָדָם הֶאָרַת הַדַּעַת בְּאוֹר דִּבְרֵי תּוֹרָה וְלֹא הָיָה לָאָדָם שׁוּם סַבְלָנוּת וִיגִיעָה עַל הַד"ת הָאֵלּוּ, אָז אִם הוּא מַסִּיחַ דַּעַת מִזֶּה רֶגַע אֶחָד, עַל זֶה נֶאֱמַר "וְאֵינֶנּוּ" וּכְמוֹ שֶׁאִיתָא בַּיְּרוּשַׁלְמִי (ברכות פרק ט' הלכה ה') אִם תַּעַזְבֶנּוּ יוֹם יוֹמַיִם אֶעֶזְבֶךָּ.

אָמְנָם הַד"ת שֶׁבָּא לָאָדָם בִּיגִיעָה וְהָיָה לוֹ סַבְלָנוּת עַל זֶה הַד"ת, אֵלּוּ נִקְבָּעִים בְּלִבּוֹ בִּקְבִיעוּת שֶׁלֹּא יַנִּיחַ לוֹ לְהָסִיחַ דַּעַת מֵהֶם.(תפארת יוסף תענית כ'. ד"ה היתה)

"Hataif einekha bo ve-einenu (feras-tu voler tes yeux sur lui, et il n'est plus)." (Proverbes 23,5). Ha-inyan kemo she-be'er kevod Azmo"r ha-gah"k zllh"h ke-she-Hachem Yitbarakh noten le-ha-adam hé'arat ha-daat be-or divrei Torah (le sujet est comme à expliqué kevod Azmo"r : lorsque Hachem, qu'Il soit béni, donne à l'homme une hé'arah, illumination, de la daat, connaissance, dans la lumière des paroles de Torah) ve-lo hayah la-adam shum sablanout vi-yegiah al ha-d"t ha-élu (et l'homme n'a eu nulle sablanout, endurance, ni yegiah, labeur, sur ces paroles de Torah), az im hu masi'ah daat mi-zeh rega ehad (alors s'il détourne la daat de ceci un seul instant), al zeh neemar "ve-einenu" (sur ceci il est dit "et il n'est plus"), u-khemo she-ita ba-Yerushalmi (Berakhot, perek 9, halakha 5) im taazvenu yom yomayim e'ezvekha (si tu l'abandonnés un jour, deux jours Je t'abandonnerai).

Omnam ha-d"t she-ba la-adam bi-yegiah ve-hayah lo sablanout al zeh ha-d"t (toutefois les paroles de Torah qui sont venues à l'homme dans le labeur et il a eu sablanout sur cette parole de Torah), élu nikba'im be-libo bi-keviut she-lo yani'ah lo le-hasi'ah daat me-hem (celles-ci se fixent dans son cœur dans une keviut, fixité, qui ne lui laissera pas détourner la daat d'elles). (Tiferet Yosef, Taanit 20, d"h Hayetah)

אֱמֶת קְנֵה וְאַל תִּמְכֹּר חָכְמָה מוּסָר וּבִינָה. שָׁמַעְנוּ מֵאַדְמוֹ"ר זצללה"ה מֵאִיזְבִּיצֶא שֶׁעִנְיַן חָכְמָה מוֹרֶה עַל הָאָדָם הַהוֹלֵךְ כָּל יָמָיו בְּדֶרֶךְ הַטּוֹב, וְאֵינוֹ נוֹטֶה מִמֶּנּוּ יָמִין וּשְׂמֹאל, כִּי מִצַּד הַשֵּׂכֶל וְהַחָכְמָה יְחֻיַּב זֹאת, כִּי אֵין אָדָם יוּכַל לַעֲשׂוֹת פְּעֻלָּה אוֹ מַחְשָׁבָה אוֹ רָצוֹן נֶגֶד רְצוֹנוֹ יִתְבָּרַךְ, וְהוּא מַכְנִיס מֹרֶךְ בִּלְבָבוֹ וְלִבּוֹ נִשְׁבָּר בְּקִרְבּוֹ, זֶה נִקְרָא מוּסָר כִּי עִיקַּר הַמּוּסָר הוּא בַּלֵּב אֲשֶׁר יִתְרַכֵּךְ לְבָבוֹ וְיַשִּׂיג לֵב בָּשָׂר, וְכַאֲשֶׁר יַשִּׂיג בֶּאֱמֶת אֶת שִׁפְלוּתוֹ וְיִמַּס לִבּוֹ בְּקִרְבּוֹ אֲזַי יָאִירוּ עֵינָיו וְיָבִין אֲשֶׁר גַּם הַשִּׁבְרוֹן הַזֶּה בְּעַצְמוֹ מִמַּה שֶּׁהָיָה עִמּוֹ עַד עַתָּה שֶׁהוּא לְמַרְאֵה עַיִן לֹא טוֹב מְאוֹד, הַכֹּל בִּכְלַל הַטּוֹב.

וְזֶהוּ בְּחִינַת בִּינָה כְּמוֹ שֶׁנֶּאֱמַר "וּלְבָבוֹ יָבִין וָשָׁב".(אמרי אמת ויגש תרכ"ג לסעודה ג' ד"ה איתא)

"Achte la vérité et ne vends pas ; hokhmah, musar u-vinah (sagesse, musar et binah)." (Proverbes 23,23). Shamanu me-Admo"r (אַדְמוֹ"ר, adoneinu moreinu ve-rabbenu : notre seigneur, notre maître et notre rabbin) ztsllh"h me-Izbica she-inyan hokhmah moreh al ha-adam ha-holekh kol yamav be-derekh ha-tov (nous avons entendu de Admo"r d'Izbica que le sujet de hokhmah, sagesse, indique l'homme qui va tous ses jours dans la voie du bien), ve-eino noteh mimenu yamin u-smol (et ne s'en écarte ni à droite ni à gauche), ki mi-tsad ha-sekhel ve-ha-hokhmah yehuyav zot (car du côté du sekhel, intellect, et de la hokhmah, cela est requis), ki ein adam yukhal laasot peulah o mahashavah o ratson neged retsono yitbarakh (car nul homme ne peut faire une peulah, action, où une mahashavah, pensée, où un ratson, vouloir, contre Son ratson, qu'Il soit béni), ve-hu makhnis morekh bi-lvavo ve-libo nishbar be-kirbo, zeh nikra musar (et il introduit un morekh, amollissement, dans son cœur, et son cœur est brisé en son sein : cela est appelé musar, discipline), ki ikar ha-musar hu ba-lev acher yitrakhekh levavo ve-yasig lev basar (car l'essentiel du musar est dans le cœur, que son cœur s'amollisse et qu'il atteigne un lev basar, cœur de chair), ve-kha'asher yasig be-émet et shifluto ve-yimas libo be-kirbo azai ya'iru einav ve-yavin acher gam ha-shivron ha-zeh be-atsmo mi-mah she-hayah imo ad atah she-hu le-mar'eh ayin lo tov meod, ha-kol bi-khlal ha-tov (et lorsqu'il atteindra en vérité sa shiflut, bassesse, et que son cœur fondra en son sein, alors ses yeux s'illumineront et il comprendra que même cette shivron, brisure, elle-même, de ce qui était avec lui jusqu'à maintenant, qui est le-mar'eh ayin, à l'apparence de l'œil, pas très bon, le tout est bi-khlal ha-tov, dans l'inclusion du bien).

Ve-zehu behinat binah kemo she-neemar "u-lvavo yavin va-shav" (et c'est cela la behinah, aspect, de binah, intelligence, comme il est dit "et son cœur comprendra et il reviendra") (Isaie 6,10). (Imrei Emet, Vayigash 5623, li-seudah 3, d"h Ita)

כִּי בְתַחְבֻּלוֹת תַּעֲשֶׂה לְּךָ מִלְחָמָה. וְאִיתָא בַּמִּדְרָשׁ (ויקרא רבה פר' כ"א,ד') רַבִּי בַּנָּאָה פָּתַר קְרָיָא בַּמִּשְׁנָיוֹת דְּאָמַר רַבִּי בַּנָּאָה לְעוֹלָם יַשְׁקִיעַ אָדָם עַצְמוֹ בַּמִּשְׁנָיוֹת שֶׁאִם יֵרָתֵק יִפְתְּחוּ לוֹ וְכוּ'.

פֵּירוּשׁ אִם יִסְתַּבֵּךְ בְּאֵיזֶה עִנְיָן וְלֹא יוּכַל לָצֵאת, הֵם יִפְתְּחוּ לוֹ פֶּתַח שֶׁיֵּצֵא לָאוֹר כָּךְ שָׁמַעְתִּי וְרוֹצֶה לוֹמַר כַּיָּדוּעַ שֶׁהַפֶּתַח וְהַשַּׁעַר לַה' צַדִּיקִים יָבוֹאוּ בוֹ הִיא זוֹ הַמִּדָּה הָרִאשׁוֹנָה הַמְצַמְצֶמֶת אוֹרוֹ יִתְבָּרַךְ כְּפִי הַשָּׂגַת הַנִּבְרָאִים וְכֵן הַמִּשְׁנָיוֹת מְצַמְצְמִים הַנְהָגַת הָאָדָם וּמַגְדִּירִים מַעֲשָׂיו.(דובר צדק דף ט': ד"ה בוי"ר)

"Ki be-tahbulot taaseh lekha milhamah (car par des tahbulot, stratégies, tu te feras la guerre)." (Proverbes 24,6). Ve-ita ba-Midrach (Vayikra Rabbah, paracha 21,4) Rabbi Bannaah patar kerya ba-mishnayot (à interprété le verset dans les mishnayot) de-amar Rabbi Bannaah leolam yashkia adam atsmo ba-mishnayot she-im yeratek yiftehu lo vekhu' (car Rabbi Bannaah a dit : toujours qu'un homme s'enfonce lui-même dans les mishnayot, que s'il est yeratek, enchaîne, elles lui ouvriront, etc.).

Peirush im yistabekh be-eizeh inyan ve-lo yukhal latset, hem yiftehu lo petah she-yetse la-or (interprétation : s'il s'embrouille dans quelque inyan, sujet, et ne peut pas sortir, elles lui ouvriront un petah, ouverture, qu'il sorte à la lumière) ; kakh shamati (ainsi j'ai entendu). Ve-rotseh lomar ka-yadua she-ha-petah ve-ha-shaar la-ה' tsadikim yavo'u bo (et il veut dire, comme il est connu, que le petah et le shaar, porte, vers ה', les tsadikim, justes, y entreront) (Psaumes 118,20) hi zo ha-midah ha-rishonah ha-metsamtsemet oro yitbarakh ke-fi hasagat ha-nivra'im (c'est cette midah, attribut, première qui contracte Sa lumière, qu'Il soit béni, selon la hasagah, saisie, des nivra'im, créatures), ve-khen ha-mishnayot metsamtsemim hanhagat ha-adam u-magdirim maasav (et de même les mishnayot contractent la hanhagah, conduite, de l'homme et magdirim, encloturent, ses actes).

(Dover Tsedek, daf 9b, d"h be-Vayikra Rabbah [וי"ר])

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