מי השלוח

Mei HaShiloach — Anthologie - Neviim - Malakhi

Rabbi Mordechai Yosef Leiner d Izbica
En bref

« Alors ceux qui craignent Hachem se parlèrent, chacun à son prochain » (Malachie 3,16). Dans l'anthologie du Mei HaChiloa'h, le Sod Yécharim explique que dans la multitude, l'éloignement dans les enveloppes est plus grand que chez le particulier ; on peut donc y reconnaître davantage la plénitude de la volonté issue de la royauté des cieux, et le verset s'applique à l'homme qui s'introduit dans la multitude. Il rapporte de son aïeul que celui qui désire goûter du bien de son prochain doit goûter aussi du contraire, c'est-à-dire de l'occultation qui est aussi chez son prochain, car l'écorce précède toujours le fruit.

אָז נִדְבְּרוּ יִרְאֵי ה' אִישׁ אֶל רֵעֵהוּ וְכוּ'. כִּי מִשּׁוּם שֶׁבְּרַבִּים נִמְצָא הִתְרַחֲקוּת בַּלְּבוּשִׁים גַּם כֵּן בְּיוֹתֵר מֵאֲשֶׁר נִמְצָא אֵצֶל הַפְּרָט, לָכֵן יְכוֹלִין נַמִּי לְהַכִּיר אֶצְלָם יוֹתֵר בִּשְׁלֵימוּת הָרָצוֹן מִמַּלְכוּת שָׁמַיִם וְכוּ', אָכֵן כַּאֲשֶׁר הָאָדָם מַכְנִיס אֶת עַצְמוֹ לְרַבִּים, עַל זֶה נֶאֱמַר "אָז נִדְבְּרוּ" וְגוֹ' וּבֵאֵר בָּזֶה אאזמו"ר הַגה"ק זצלה"ה כְּשֶׁאָדָם חָפֵץ לִטְעוֹם מֵהַטּוֹב שֶׁל חֲבֵרוֹ מֻכְרָח לִטְעוֹם גַּם כֵּן מֵהַהֵיפֶךְ, הַיְינוּ מֵהַהֶסְתֵּר שֶׁיֵּשׁ אֵצֶל חֲבֵרוֹ גַּם כֵּן כִּי הַקְּלִיפָּה קוֹדֶמֶת תָּמִיד לְהַפְּרִי.(סוד ישרים ראש השנה י"ב)

"Az nidberu yirei ה' ich el re'ehu vekhu' (alors se parlèrent ceux qui craignent ה', un homme à son prochain, etc.)." (Malachie 3,16). Ki mishum she-be-rabbim (car parce que dans les rabbim, la multitude) nimtsa hitra'hakut ba-levushim (se trouve un éloignement dans les levushim, vêtements / enveloppes) gam ken be-yoter me-acher nimtsa etsel ha-perat (encore plus que ce qui se trouve auprès du particulier), lakhen yekholin nami lehakir etslam yoter bi-shelemut ha-ratson mi-malkhut chamayim vekhu' (c'est pourquoi ils peuvent aussi reconnaître auprès d'eux davantage dans la plénitude du vouloir provenant de malkhut chamayim, la royauté des cieux, etc.), akhen ka'asher ha-adam makhnis et atsmo le-rabbim (toutefois lorsque l'homme s'introduit lui-même dans les rabbim), al zeh neemar "az nidberu" vego' (sur ceci il est dit "alors se parlèrent" etc.) u-be'er ba-zeh Aazmo"r (אאזמו"ר, adoni avi zekeni mori ve-rabbi : mon seigneur, mon père, mon aïeul, mon maître et mon rabbin) ha-gah"k (הגה"ק, ha-gaon ha-kadoch : le saint Gaon) ztslh"h (זצלה"ה, zekher tsadik livrakha lehaye haolam haba : que le souvenir du juste soit pour bénédiction, pour la vie du monde à venir) ke-she-adam hafets li-teom me-ha-tov chel havero (lorsqu'un homme désire goûter du bien de son prochain) mukhrah li-teom gam ken me-ha-hefekh (il est contraint de goûter aussi du contraire), hayinu me-ha-hester she-yech etsel havero gam ken (c'est-à-dire du hester, cachement, qu'il y a aussi auprès de son prochain) ki ha-kelipah kodemet tamid le-ha-péri (car la kelipah, écorce, précède toujours le fruit).

(Sod Yesharim, Roch Hashanah 12)

💬
✉ Signaler une erreur de traduction