Le roi Chelomo a fait le livre de Kohelet (l'Ecclésiaste) dans sa vieillesse. Dans l'anthologie du Mei HaChiloa'h, le Tsidkat haTsadik rapporte avoir entendu pourquoi on le lit à Soukkot : on y prend la force et l'essentiel de la joie véritable, en rendant vaines toutes les affaires de ce monde. Il cite à ce sujet le verset « seulement ceci est ma part » (Ecclésiaste 2,10), et précise qu'on ne le lit pas parce qu'il rendrait vaine la joie de ce monde.
שְׁלֹמֹה הַמֶּלֶךְ עָלָיו הַשָּׁלוֹם עָשָׂה בְּזִקְנוּתוֹ סֵפֶר קֹהֶלֶת. וְשָׁמַעְתִּי דְּלָכֵן קוֹרִין אוֹתוֹ בְּסֻכּוֹת, לֹא מִפְּנֵי שֶׁמַּהֲבִיל שִׂמְחַת עוֹלָם הַזֶּה, רַק שֶׁמִּמֶּנּוּ נִקַּח תֹּקֶף וְעִיקַּר הַשִּׂמְחָה הָאֲמִיתִּית עַל יְדֵי הַהֲבָלַת כָּל עִנְיְנֵי עוֹלָם הַזֶּה, רַק זֶה חֶלְקִי וְכוּ'.(צדקת הצדיק ר"ב)
Shelomo ha-melekh alav ha-chalom (le roi Chelomo, que la paix soit sur lui) asah be-ziknato (à fait dans sa vieillesse) sefer Kohelet (le livre de Kohelet, Ecclésiaste). Ve-shamati (et j'ai entendu) de-lakhen korin oto be-Soukkot (que c'est pour cela qu'on le lit à Soukkot), lo mipnei she-mahavil simhat olam ha-zeh (non parce qu'il mahavil, rend hevel / vain, la joie de ce monde-ci), rak she-mimenu nikkah tokef ve-ikkar ha-simhah ha-amitit (seulement que de lui on prend le tokef, la force, et l'ikkar, l'essentiel, de la joie véritable) al yedei ha-havalat kol inyenei olam ha-zeh (par le moyen de la havalah, le rendre-hevel, de toutes les inyenei, affaires, de ce monde-ci), "rak zeh helki" (seulement ceci est ma part) vekhu' (וכו', ve-khulei : etc.) (Ecclésiaste 2,10).
(Tsidkat haTsadik [צדקת הצדיק], r"b [202])