Dans l'anthologie du Mei HaChiloa'h, le Pri Tsadik rapporte que, selon le saint Rebbe, toute la sainteté des cohanim vient de la force d'Israël : de lui le piquet, de lui l'angle, de lui ses cohanim et ses rois. Le Rebbe demandait pourquoi les cohanim ne bénissent pas chaque jour « qui m'a fait cohen » ; le Pri Tsadik répond que l'on ne bénit pas non plus « qui m'a fait Israël », mais « qui ne m'a pas fait nation ni esclave », car l'homme est encore sous le libre choix et peut ne pas tenir. Le Rebbe y voit la controverse de la Michna sur une marche entre le parvis d'Israël et celui des cohanim : les deux avis sont vrais.
Aussi : la pureté complète ne dépend pas de l'effort de l'homme en ce monde ; elle viendra avec le soleil que D.ieu fera sortir de son fourreau ; après la victoire sur les nations, Israël doivent se clarifier par la soucca.
וְקִדַּשְׁתּוֹ כִּי אֶת לֶחֶם אֱלֹהֶיךָ הוּא מַקְרִיב קָדֹשׁ יִהְיֶה לָּךְ וְגוֹ'. וְאִיתָא בַּגְּמָרָא (יבמות פ"ח:) "וְקִדַּשְׁתּוֹ" שֶׁבֵּית דִּין יְקַדְּשׁוּ אוֹתוֹ בְּעַל כָּרְחוֹ, וְ"קָדוֹשׁ יִהְיֶה לָּךְ" שֶׁתִּנְהַג בּוֹ קְדֻשָּׁה לִפְתּוֹחַ רִאשׁוֹן (כמו שכתב רש"י מתורת כהנים ובגמ' מו"ק כ"ח:) וְאֵלּוּ הַשְּׁנֵי קְדֻשּׁוֹת הֵם רַק מִצַּד קְדֻשַּׁת יִשְׂרָאֵל כְּמוֹ שֶׁנֶּאֱמַר "מִמֶּנּוּ יָתֵד מִמֶּנּוּ פִּנָּה" וְדָרְשׁוּ (שמות רבה פל"ז וגמ' חולין נ"ו:) מִמֶּנּוּ כֹּהֲנָיו מִמֶּנּוּ מְלָכָיו וְכוּ' הַיְינוּ שֶׁכָּל הַקְּדֻשּׁוֹת יֵשׁ בְּיִשְׂרָאֵל וְרַק שֶׁהַכֹּהֲנִים נִבְחֲרוּ לַעֲבוֹד עֲבוֹדַת הַקֹּדֶשׁ שֶׁמִּקְּדֻשַּׁת יִשְׂרָאֵל נֶאֱצַל קְדֻשַּׁת הַכֹּהֲנִים, וְכְדִבְרֵי רה"ק זצ"ל שֶׁשָּׁאַל מַדּוּעַ אֵין הַכֹּהֲנִים מְבָרְכִין בְּכָל יוֹם שֶׁעָשַׂנִי כֹּהֵן, וַהֲשִׁיבוֹתִי הֲלֹא גַם יִשְׂרָאֵל אֵינָם מְבָרְכִין שֶׁעֲשָׂאַנִי יִשְׂרָאֵל רַק שֶׁלֹּא עֲשָׂאַנִי גּוֹי וְעֶבֶד וְגַם אֵין מְבָרְכִין שֶׁעֲשָׂאַנִי אִישׁ רַק שֶׁלֹּא עֲשָׂאַנִי אִשָּׁה (ועי' באו"ח סי' מ"ו בטו"ז ומג"א שם), וְהַטַּעַם שֶׁאֵין לְבָרֵךְ שֶׁעֲשָׂאַנִי יִשְׂרָאֵל, כִּי הָאָדָם עֲדַיִין הוּא תַּחַת הַבְּחִירָה וּבְשֵׁם יִשְׂרָאֵל יְכֻנֶּה זֶה שֶׁבָּחוֹר בַּטּוֹב וּמִי יוֹדֵעַ אִם יָכוֹל לַעֲמוֹד בִּבְחִירָתוֹ וְלָכֵן אֵינָם מְבָרְכִין רַק שֶׁלֹּא עֲשָׂאַנִי גּוֹי וְעֶבֶד וְעַל כָּל פָּנִים נִיתָּן תַּחַת הַבְּחִירָה לִבְחוֹר בַּטּוֹב מֵחֲמַת שֶׁאֵינוֹ גּוֹי וְעֶבֶד, וְכֵן שֶׁלֹּא עֲשָׂאַנִי אִשָּׁה וּבִבְחִירָתוֹ לְקַיֵּם כָּל הַמִּצְוֹת שֶׁהָאִישׁ מְצֻוֶּה יָתֵר עַל הָאִשָּׁה, וְכֵן בְּכֹהֵן לֹא שַׁיָּךְ לְבָרֵךְ שֶׁעֲשָׂאַנִי כֹּהֵן כִּי גַּם כֵּן הַבְּחִירָה בְּיָדוֹ לְהַכְנִיס הַקְּדֻשָּׁה בְּלִבּוֹ וְגַם צָרִיךְ שֶׁלֹּא לְחַלֵּל אֶת כְּהוּנָּתוֹ, וְשֶׁלֹּא עֲשָׂאַנִי יִשְׂרָאֵל בְּוַדַּאי לֹא שַׁיָּךְ לְבָרֵךְ דְּגַם הֵם יִשְׂרָאֵל גַּם כֵּן וְח"ו לוֹמַר כֵּן.
וְהִסְכִּים לִדְבָרַי שֶׁהוּא תֵּירוּץ אֲמִתִּי, וְהוּא זצ"ל אָמַר שֶׁלְּדַעְתּוֹ כֹּהֲנִים אֵין בָּהֶם מַעֲלָה בֶּאֱמֶת דְּכָל הַקְּדֻשָּׁה שֶׁבָּהֶם מִכֹּחַ יִשְׂרָאֵל שֶׁמַּכְנִיסִין בָּהֶם קְדֻשָּׁה, וְהוֹסִיף וְאָמַר שֶׁזֶּה הוּא הַפְּלוּגְתָּא בֵּין הַתַּנָּאִים בַּמִּשְׁנָה (פ"ב דמדות מ"ו) רָאשֵׁי פַסְפָּסִין מַבְדִּילִין בֵּין עֶזְרַת יִשְׂרָאֵל לְעֶזְרַת כֹּהֲנִים הַיְינוּ שֶׁלֹּא הָיוּ מַעֲלוֹת בֵּין עֶזְרַת יִשְׂרָאֵל לְעֶזְרַת כֹּהֲנִים רַק פַסְפָּסִין מַבְדִּילִין וְר' אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר מַעֲלָה הָיְתָה וְגָבוֹהַּ אַמָּה, וּמְרֻמָּז דְּהַתַּנָּא קַמָּא סוֹבֵר שֶׁאֵין לְכֹהֵן שׁוּם מַעֲלָה עַל יִשְׂרָאֵל שֶׁקְּדֻשַּׁת הַכֹּהֲנִים הוּא מִצַּד קְדֻשַּׁת יִשְׂרָאֵל כְּמוֹ שֶׁכָּתוּב "מִמֶּנּוּ יָתֵד מִמֶּנּוּ פִּנָּה" וְראב"י סוֹבֵר שֶׁיֵּשׁ לַכֹּהֲנִים צַד קְדֻשָּׁה יְתֵרָה עַל קְדֻשַּׁת יִשְׂרָאֵל וְלָזֶה אָמַר שֶׁהָיָה שָׁם מַעֲלָה אַחַת, וְיָדוּעַ דִּבְכָל הַפְּלוּגְתּוֹת אֵלּוּ וָאֵלּוּ דִּבְרֵי אֱלֹקִים חַיִּים וּשְׁנֵיהֶם אֱמֶת, כִּי הַצַּד מַעֲלָה יְתֵרָה שֶׁיֵּשׁ לַכֹּהֲנִים הוּא גַּם כֵּן מִצַּד קְדֻשַּׁת יִשְׂרָאֵל, וְהִנֵּה הַשְּׁנֵי קְדֻשּׁוֹת שֶׁכְּתוּבִים בַּפָּרָשָׁה לְבַסּוֹף שֶׁמְּרַמְּזִים לִקְדֻשַּׁת הַכֹּהֲנִים שֶׁבָּא מִצַּד קְדֻשַּׁת יִשְׂרָאֵל וּכְמוֹ דְּיִשְׂרָאֵל מְקַדְּשֵׁי לְשַׁבָּת אַף דְּהוּא קְדֻשָּׁה מֵהַשי"ת בְּמַעֲשֵׂה בְרֵאשִׁית, כֵּן הֵם גַּם כֵּן מְקַדְּשִׁים לַכֹּהֲנִים.(פרי צדיק אמור ו')
"Et tu le sanctifieras, car le pain de ton Elokim, c'est lui qui l'offre ; saint il sera pour toi" etc. (Lévitique 21,8).
Et ita (il est rapporté) dans la Guemara (Yevamot 88b) : "Et tu le sanctifieras" - que beit din (le tribunal) le sanctifie contre son gré ; et "saint il sera pour toi" - que tu pratiques envers lui une kedoucha (sainteté), à ouvrir le premier (comme l'a écrit Rachi d'après Torat Kohanim et dans la Guemara Moed Katan 28b). Et ces deux kedushot ne sont que du côté de kedushat Israël, comme il est dit "de lui un piquet, de lui un angle" (Zacharie 10,4), et ils ont darash (enseigné) (Chemot Rabbah, chapitre 37, et Guemara Hullin 56b) : de lui ses kohanim (prêtres), de lui ses rois, etc.
Hayinu (c'est-à-dire) que toutes les kedushot sont en Israël, et seulement que les kohanim ont été choisis pour servir avodat ha-kodech (le service du saint), car de kedushat Israël a été neetsal (émanée) kedushat ha-kohanim. Et comme les paroles de RH"K (רה"ק, rebbe ha-kadoch : le saint Rebbe) zts"l (זצ"ל, zekher tsadik livrakha : que le souvenir du juste soit pour bénédiction) qui a demandé pourquoi les kohanim ne bénissent-ils pas chaque jour she-asani kohen (qui m'a fait kohen), et je lui ai répondu : n'est-ce pas qu'Israël non plus ne bénissent pas she-asani Israël (qui m'a fait Israël), seulement she-lo asani goy ve-eved (qui ne m'a pas fait goy, nation, ni esclave) ; et aussi ils ne bénissent pas she-asani ich (qui m'a fait homme), seulement she-lo asani ishah (qui ne m'a pas fait femme) (ve-ayen [ועי', vois] be-Ô"H [או"ח, Orah 'Hayim] siman 46, be-Taz [טו"ז, Turei Zahav] u-Magen Avraham [מג"א] sham [la]).
Et la raison qu'il n'y a pas à bénir she-asani Israël, c'est que l'homme est encore sous la behirah (libre choix), et du nom Israël est dénommé celui qui choisit le bien, et qui sait s'il pourra se tenir dans son choix ? Et c'est pourquoi ils ne bénissent que she-lo asani goy ve-eved : et en tout cas il a été placé sous la behirah pour choisir le bien, du fait qu'il n'est pas goy et eved.
Et de même she-lo asani ishah, et dans son choix d'accomplir toutes les mitsvot (commandements) que l'homme est commandé de plus que la femme. Et de même chez le kohen, il n'est pas shayakh (applicable) de bénir she-asani kohen, car aussi la behirah est en sa main d'introduire la kedoucha dans son cœur, et aussi il faut qu'il ne profane pas sa kehunah (sacerdoce).
Et she-lo asani Israël, certainement il n'est pas shayakh de bénir, car eux aussi sont Israël également, ve-h"v (ח"ו, has ve-chalom : à D.ieu ne plaise) de dire ainsi. Et il a consenti à mes paroles que c'est un teruts (résolution) vrai.
Et lui zts"l a dit que selon son avis, les kohanim n'ont pas en eux de maalah (supériorité) en vérité, car toute la kedoucha qui est en eux est de la force d'Israël qui introduisent en eux de la kedoucha. Et il a ajoute et dit que ceci est la pelugta (controverse) entre les Tannaim dans la Mishnah (Middot 2,6) : rashei paspasin (têtes des cloisons de bois) séparent entre ezrat Israël (le parvis d'Israël) et ezrat kohanim (le parvis des prêtres), hayinu qu'il n'y avait pas de maalot (degrés / marches) entre ezrat Israël et ezrat kohanim, seulement des paspasin qui séparent ; et Rabbi Eliezer ben Yaakov dit : il y avait une maalah, et elle était haute d'une amah (coudée).
Et il est allude que le Tanna Kamma (premier Tanna) tient qu'il n'y a pour le kohen aucune maalah sur Israël, que kedushat ha-kohanim est du côté de kedushat Israël, comme il est écrit "de lui un piquet, de lui un angle" ; et Ra"vi (ראב"י, Rabbi Eliezer ben Yaakov) tient que les kohanim ont un côté de kedoucha yeterah (sainteté de plus) sur kedushat Israël, et pour cela il a dit qu'il y avait la une maalah. Et il est connu que dans toutes les pelugtot, élu va-élu divrei Elokim 'hayim (ceux-ci et ceux-là sont paroles du Elokim vivant) et les deux sont vérité : car le côté de maalah yeterah qu'ont les kohanim est aussi du côté de kedushat Israël.
Et voici, les deux kedushot qui sont écrites dans la parashah (section) levasof (à la fin) font allusion à kedushat ha-kohanim qui vient du côté de kedushat Israël. Et comme Israël sanctifient le Chabbat, bien qu'il soit une kedoucha me-Hachem Yitbarakh (השי"ת, Hachem, qu'Il soit béni) be-maaseh Bereshit (dans l'œuvre de la Création), ainsi eux aussi sanctifient les kohanim.
(Pri Tsadik, Emor 6)
וּבָא הַשֶּׁמֶשׁ וְטָהֵר. הַטָּהֳרָה הַגְּמוּרָה מִכָּל חֶלְאַת הַטֻּמְאוֹת אֵינָהּ בְּיַד הִשְׁתַּדְּלוּת הָאָדָם בָּעוֹלָם הַזֶּה כְּלָל כְּמוֹ שֶׁכָּתוּב (שלהי יומא) "מִי מְטַהֵר אֶתְכֶם" וְכוּ' וּכְמוֹ שֶׁכָּתוּב "וּבָא הַשֶּׁמֶשׁ וְטָהֵר" וְשָׁמַעְתִּי פֵּירוּשׁוֹ וּכְשֶׁיָּבוֹא הַשֶּׁמֶשׁ עַל דֶּרֶךְ "כִּי שֶׁמֶשׁ וּמָגֵן ה' אֱלֹקִים" (תהלים פ"ד,י"ב).
וְכֵן אָמְרוּ ז"ל (ע"ז ג':) לֶעָתִיד לָבֹא יוֹצִיא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא חַמָּה מִנַּרְתִּיקָהּ וְהִיא שֶׁמֶשׁ צְדָקָה וּמַרְפֵּא [לְקוֹדֵם] בִּכְנָפֶיהָ לַצַּדִּיקִים אָז יִהְיֶה הַטָּהֳרָה הַגְּמוּרָה.(דובר צדק י'. ד"ה והם)
"Et le soleil viendra et il sera pur." (Lévitique 22,7). La taharah (pureté) complète de toute helaat ha-tumot (souillure des impuretés) n'est pas du tout en la main de l'hishtadlut (effort) de l'homme en ce monde, comme il est écrit (shilhei [fin de] Yoma) "Qui vous rend purs" etc., et comme il est écrit "et le soleil viendra et il sera pur".
Et j'ai entendu son perush (explication) : et lorsque viendra le soleil, sur le mode de "car soleil et bouclier est ה' Elokim" (Psaumes 84,12). Et ainsi ont dit z"l (ז"ל, zikhronam livrakha : que leur souvenir soit pour bénédiction) (Avodah Zarah 3b) : le-atid lavo (dans l'avenir à venir) ha-Kadoch Barukh Hu (le Saint, béni soit-Il) fera sortir la hamah (soleil) de son nartik (fourreau), et elle est shemesh tsedakah u-marpe (soleil de tsedakah, justice, et guérison) [lekodem (auparavant)] bi-khenafeiha (dans ses ailes) pour les tsadikim (justes) : alors sera la taharah complète.
(Dover Tsedek 10, d"h [dibour ha-mathil, commençant par] Ve-hem)
בַּסֻּכֹּת תֵּשְׁבוּ שִׁבְעַת יָמִים וְכוּ' כִּי בַסֻּכּוֹת הוֹשַׁבְתִּי אֶת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל בְּהוֹצִיאִי אוֹתָם מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם. הִנֵּה לְאַחַר הַגּוֹרָל שֶׁהָיָה בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים נִצְטַוּוּ יִשְׂרָאֵל לֵישֵׁב בַּסּוּכָּה.
וּבֵיאֵר בָּזֶה אזמו"ר הַגָּאוֹן הַקָּדוֹשׁ זצללה"ה שֶׁכָּל מָקוֹם שֶׁיִּשְׂרָאֵל זוֹכִים וּמְנַצְּחִים אֶת הָאֻמּוֹת, אָז צְרִיכִים יִשְׂרָאֵל לְבָרֵר אֶת עַצְמָם בְּמִצְוַת סוּכָּה, וּכְמוֹ כֵן מָצִינוּ גַּבֵּי יַעֲקֹב אָבִינוּ לְאַחַר הַנִּצָּחוֹן שֶׁהָיָה לוֹ נֶגֶד הָאֻמּוֹת נֶאֱמַר (בראשית ל"ג,י"ז) "וּלְמִקְנֵהוּ עָשָׂה סֻכֹּת". וְכֵן לְאַחַר שֶׁנִּצְּחוּ יִשְׂרָאֵל אֶת מִצְרַיִם נֶאֱמַר בִּיצִיאָתָם (שמות י"ב,ל"ז) "וַיִּסְעוּ בְנֵי יִשְׂרָאֵל מֵרַעְמְסֵס סֻכֹּתָה" וְגוֹ' וְכִדְכְתִיב "כִּי בַסֻּכּוֹת הוֹשַׁבְתִּי אֶת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל" וְגוֹ'(סוד ישרים סוכות ג')
"Dans les sukkot (cabanes) vous demeurerez sept jours" etc. "Car dans les sukkot J'ai fait demeurer les enfants d'Israël lorsque Je les ai fait sortir du pays de Mitsrayim (Égypte)." (Lévitique 23,42-43).
Voici, après le goral (sort) qui était en Yom haKippurim, Israël ont été commandés de demeurer dans la sukkah. Et à expliqué en ceci Azmo"r (אזמו"ר, adoni zekeni mori ve-rabbi : mon seigneur, mon aïeul, mon maître et mon rabbin) ha-Gaon ha-Kadoch ztsllh"h (זצללה"ה, zekher tsadik livrakha lehaye haolam haba : que le souvenir du juste soit pour bénédiction, pour la vie du monde à venir) que tout lieu où Israël mérite et vainc les umot (nations), alors Israël doivent berer (clarifier, trier) eux-mêmes par la mitsvah (commandement) de sukkah.
Et de même nous trouvons auprès de Yaakov avinu (notre père), après la victoire qu'il eut contre les umot, il est dit (Genèse 33,17) "et pour son mikneh (bétail) il fit des sukkot". Et de même après qu'Israël eurent vaincu Mitsrayim, il est dit à leur sortie (Exode 12,37) "et les enfants d'Israël partirent de Raamses vers Sukkot" etc.
Et comme il est écrit "car dans les sukkot J'ai fait demeurer les enfants d'Israël" etc. (Sod Yesharim, Sukkot 3)
כָּךְ אַחַר יוֹם הַכִּיפּוּרִים שֶׁיִּשְׂרָאֵל מְנַצְּחִים אָז אֶת הָעכו"ם, אֲשֶׁר לְפִי הַנִּרְאֶה לֹא נִתְמַלֵּא עֲדַיִין סְאָתָם עַד לֶעָתִיד, כְּשֶׁיִּתְמַלֵּא סְאָתָם אָז יִתְבַּטְּלוּ לְגַמְרֵי, נִמְצָא שֶׁעַכְשָׁיו הוּא זֶה הַנִּיצּוּחַ קוֹדֶם זִמְנָא, לָכֵן צְרִיכִים יִשְׂרָאֵל לֵיישֵׁב בַּסּוּכּוֹת תְּחוֹת צִילָּא דִּמְהֵימְנוּתָא וּלְהַכְנִיס אֶת עַצְמָם תַּחַת הֶקֵּיפוֹ יִתְבָּרַךְ שֶׁיָּגֵן עַל יִשְׂרָאֵל מִכָּל מִינֵי קִטְרוּג.(סוד ישרים שם פ"ד)
Ainsi après Yom haKippurim qu'Israël vainquent alors les akum (עכו"ם, ovdei kokhavim umazalot : idolâtres), dont selon ce qui apparaît leur seah (mesure) n'est pas encore remplie jusqu'à l'avenir : lorsqu'elle sera remplie, alors ils seront batel (annulés) entièrement. Il se trouve que maintenant cette nitsahon (victoire) est kodem zimna (avant le temps).
C'est pourquoi Israël doivent demeurer dans les sukkot tehot tsila dimeheimnuta (sous l'ombre de la foi) et s'introduire sous Son hekef (enceinte, contour), qu'Il soit béni, afin qu'Il protège Israël de toutes les espèces de kitrug (accusation). (Sod Yesharim, sham [la] perek 4)