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Mei HaShiloach — Anthologie - Vayikra - Kedoshim

Rabbi Mordechai Yosef Leiner d Izbica
En bref

Sur « vous serez saints » (Vayikra 19,2), dans l'anthologie du Mei HaChiloa'h, le Dover Tsedek rapporte avoir entendu que c'est une promesse : l'homme ne peut accomplir les mitsvot de cette section, par exemple « tu aimeras ton prochain », s'il n'est pas saint dans tout ce qui est écrit avant, car aucun effort du cœur pour aimer l'autre comme soi-même ne sert s'il n'a pas atteint d'abord le degré de la sainteté. Le Beit Yaakov rapporte de son père que tous les aliments interdits sont comme des fruits non mûrs : ils ont aussi une sainteté à leur racine, et si Adam avait attendu, il lui aurait été permis de les manger.

Aussi : l'essentiel de l'interdit est qu'il obstrue le cœur et lie la connaissance de l'homme ; en attendant, Adam aurait reçu de D.ieu une connaissance large, sans oubli du Créateur.

קְדֹשִׁים תִּהְיוּ. כְּמוֹ שֶׁשָּׁמַעְתִּי דִּבְפָרָשַׁת קְדֹשִׁים הַפְּתִיחָה "קְדֹשִׁים תִּהְיוּ" [וּפֵירוּשׁ גַּם כֵּן שֶׁהוּא הַבְטָחָה שֶׁאָז יִהְיוּ קְדוֹשִׁים כָּל הַכָּתוּב בַּפָּרָשָׁה] שֶׁאִי אֶפְשָׁר לְאָדָם לְקַיֵּים הַמִּצְוֹת הַכְּתוּבוֹת בְּפָרָשָׁה זוֹ אִם לֹא כַּאֲשֶׁר יִהְיֶה קָדוֹשׁ בְּכָל הַכָּתוּב קוֹדֶם.

וְאָמַר לְמָשָׁל מִצְוַת "וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ" שֶׁאֵין בְּיַד הָאָדָם כְּלָל לְקַיְּמוֹ, דְּמַה יַּעֲשֶׂה וְלִבּוֹ מִכָּל מָקוֹם שׂוֹנְאוֹ אוֹ אֵינוֹ אוֹהֲבוֹ וְכָל הִשְׁתַּדְּלוּת הַלֵּב שֶׁיֹּאהֲבֶנּוּ כָּמוֹהוּ מַמָּשׁ לֹא יוֹעִילוֹ אִם לֹא קָדַם לְהַגִּיעַ לְמַדְרֵגַת הַקְּדוּשָּׁה.(דובר צדק כ"ז: ד"ה והנה ד"ז)

"Kedochim tihyu (vous serez saints)." (Lévitique 19,2). Comme j'ai entendu, que dans la parashah (section) Kedochim l'ouverture est "Kedochim tihyu" [et le peirush (explication) est aussi que c'est une havtahah (promesse) qu'alors ils seront kedochim (saints) en tout ce qui est écrit dans la parashah], qu'il est impossible à l'homme de kayem (accomplir) les mitsvot (commandements) écrites dans cette parashah s'il n'est pas kadoch (saint) en tout ce qui est écrit auparavant.

Et il dit le-mashal (pour exemple) la mitsvah "Ve-ahavta le-re'akha (et tu aimeras ton prochain)" (Lévitique 19,18), qu'il n'est pas du tout en la main de l'homme de l'accomplir, car que fera-t-il, et son cœur mi-kol makom (toutefois) le hait où ne l'aime pas, et tout hishtadlut (effort) du cœur pour qu'il l'aime kamohu mamash (comme lui-même exactement) ne lui servira pas s'il n'a pas d'abord atteint la madreigah (degré) de la kedoucha (sainteté). (Dover Tsedek 27, d"h [dibour ha-mathil, commençant par] Ve-hineh d"z)

וְכִי תָבֹאוּ אֶל הָאָרֶץ וּנְטַעְתֶּם כָּל עֵץ מַאֲכָל וַעֲרַלְתֶּם עָרְלָתוֹ אֶת פִּרְיוֹ. וְאִיתָא בַּמִּדְרָשׁ (ויקרא רבה פר' כ"ה,ב') מִי יְגַלֶּה עָפָר מֵעֵינֶיךָ אָדָם הָרִאשׁוֹן שֶׁלֹּא יָכוֹלְתָּ לַעֲמוֹד עַל צִיוּוּיְךָ שָׁעָה אַחַת וַהֲרֵי בָּנֶיךָ מַמְתִּינִין לְעָרְלָה ג' שָׁנִים.

וּבֵאֵר בָּזֶה אאמו"ר הַגה"ק זצללה"ה שֶׁהַמִּדְרָשׁ הַזֶּה מֵבִיא זֹאת לְלַמֵּד וּלְהוֹרוֹת לָנוּ דַּעַת שֶׁכָּל הַמַּאֲכָלִים הָאֲסוּרִים הֵם רַק כְּמַאֲכָלֵי פַּגָּה, הַיְינוּ שֶׁאֵין הָאָדָם יָכוֹל לְקַבְּלָם מִצִּדּוֹ בַּלְּבוּשׁ הַזֶּה, אֲבָל בַּשֹּׁרֶשׁ יֵשׁ בָּהֶם קְדֻשָּׁה גַּם כֵּן שֶׁהֲרֵי נִבְרָא מֵהַשי"ת. וְכִדְאִיתָא (נדה ס"א:) מִצְוֹת בְּטֵלוֹת לֶעָתִיד לָבֹא, וּמַה שֶּׁהֵם אֲסוּרִים עַתָּה מִפְּנֵי שֶׁהוּא קוֹדֶם זְמַנָּם, וְאִם הָיָה מַמְתִּין אָדָם הָרִאשׁוֹן הָיָה מֻתָּר לוֹ לֶאֱכוֹל, וְהוּא כְּמוֹ שֶׁאָמַרְנוּ, כִּי עִיקַּר עִנְיַן הָאִיסּוּר הוּא בְּמַה שֶּׁהוּא מְטַמְטֵם אֶת לֵב הָאָדָם וּמְאַסֵּר אֶת דַּעְתּוֹ וּמַחְשַׁבְתּוֹ לִבְלִי יוּכַל לַחְזוֹר לְהַשי"ת כְּמוֹ מִקּוֹדֶם אֲכִילָתוֹ, אֲבָל אִם הָיָה מַמְתִּין עוֹד הָיָה נוֹתֵן לוֹ הַשי"ת דֵּעָה רְחָבָה שֶׁיּוּכַל לְקַבֵּל אֶת הַדָּבָר הַזֶּה וְלֹא תִגְרוֹם לוֹ הַשִּׁכְחָה מֵהַבּוֹרֵא בָּרוּךְ הוּא.(בית יעקב בראשית פר' בראשית ל"ו)

"Et lorsque vous viendrez vers la terre et que vous planterez tout arbre alimentaire, vous tiendrez pour orlah (incirconcision du fruit, interdit les trois premières années) son orlah, son fruit." (Lévitique 19,23). Et ita (il est rapporté) dans le Midrach (Vayikra Rabbah, parashah 25,2) : "Qui découvre la poussière de tes yeux, Adam ha-Rishon (le premier homme), toi qui n'as pas pu te tenir sur ton commandement une seule heure, et voici tes fils attendent pour l'orlah trois ans." Et béer (expliqua) en ceci Aamo"r (אאמו"ר, adoni avi mori ve-rabbi : mon seigneur, mon père, mon maître et mon rabbin) ha-gah"k (הגה"ק, ha-gaon ha-kadoch : le saint Gaon) ztsllh"h (זצללה"ה, zekher tsadik livrakha lehaye haolam haba : que le souvenir du juste soit pour bénédiction, pour la vie du monde à venir) que ce midrach apporte ceci pour enseigner et pour nous instruire daat (connaissance) que tous les aliments interdits ne sont que comme des aliments de pagah (fruit non mûr), hayinu (c'est-à-dire) que l'homme ne peut les recevoir de son côté dans ce levush (vêtement), mais à la shoresh (racine) il y a en eux kedoucha aussi, car cela a été créé de השי"ת (Hachem Yitbarakh : Hachem, qu'Il soit béni).

Et ke-de-ita (comme il est rapporté) (Niddah 61b) : les mitsvot sont batelot (annulées) le-atid lavo (dans l'avenir à venir), et ce qu'ils sont interdits maintenant c'est parce que c'est avant leur temps, et si Adam ha-Rishon avait attendu, il lui aurait été permis de manger ; et c'est comme nous l'avons dit, car l'ikkar (essentiel) du sujet de l'issur (interdiction) est en ce qu'il metamtam (engourdit, obture) le cœur de l'homme et me'asser (lié, enchaîne) sa daat et sa mahshavah (pensée) afin qu'il ne puisse pas revenir vers השי"ת comme avant son manger, mais s'il avait encore attendu, השי"ת lui aurait donné une daat large, qu'il puisse recevoir cette chose, et l'oubli du Bore (Créateur), barukh Hu (béni soit-Il), ne lui serait pas cause. (Beit Yaakov, Bereshit, parashah Bereshit 36)

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