מי השלוח

Mei HaShiloach — Tome II - Talmud - Menahot

Rabbi Mordechai Yosef Leiner d Izbica
En bref

Le Mei HaChiloa'h cite Moché qui prie « Rassasie-nous le matin de Ta bonté » (Tehilim 90,14) : du côté de D.ieu, toutes les paroles de Torah et les bontés sont clarifiées et épurées sept fois, sans erreur ni contraire. Du côté de l'homme, dont le cœur est plein d'intérêts personnels, une erreur peut naître, et il ne comprend pas la Torah selon sa vérité. Le omer, tamisé treize fois, fait allusion à la sainteté de l'union : toute chose doit être affinée sept fois, par les sept sefirot de bas en haut puis de haut en bas, jusqu'à sa racine, Yesod. Les deux pains, tamisés douze fois, font allusion à la sainteté de l'acte de manger, en Hod.

Aussi : selon Rav Na'hman, la beauté du nœud des tefillin doit être au-dehors ; Mar Zoutra le rappelle à Rav Achi, dont la courroie s'est retournée.

אָמַר רַבִּי יְהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר שֵׁילַת מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב קֶשֶׁר שֶׁל תְּפִילִין הֲלָכָה לְמֹשֶׁה מִסִּינַי אָמַר רַב נַחְמָן וְנוֹיֵיהֶן לְבַר, רַב אָשֵׁי הֲוָה יָתִיב קַמֵּיהּ דְּמַר זוּטְרָא אִיתְהַפְּכָא לֵיהּ רְצוּעָה דִּתְפִילִין אֲמַר לֵיהּ לָא סָבַר לַהּ מַר וְנוֹיֵיהֶן לְבַר אֲמַר לֵיהּ לָאו אַדַּעְתַּאי. הָעִנְיָן בָּזֶה, כְּתִיב (תהלים צ',י"ד) שֶׁמֹּשֶׁה רַבֵּינוּ הִתְפַּלֵּל "שַׂבְּעֵנוּ בַבֹּקֶר חַסְדֶּךָ", הַיְינוּ שֶׁמִּצַּד הַשי"ת כָּל הַדִּבְרֵי תוֹרָה וְחַסְדֵי ה' הֵמָּה מְבֹרָרִים וּמְזֻקָּקִים שִׁבְעָתַיִם, וְאֵין בָּהֶם שׁוּם טָעוּת וְהֵיפֶךְ חַס וְשָׁלוֹם, רַק מִצַּד הָאָדָם בָּעוֹלָם הַזֶּה שֶׁלִּבּוֹ מָלֵא נְגִיעוֹת, וְלָכֵן נִמְצָא לִפְעָמִים שֶׁנִּצְמַח מִזֶּה טָעוּת שֶׁאֵין מֵבִין הַדִּבְרֵי תּוֹרָה לַאֲמִיתָּם.

Amar Rabbi Yehudah breih de-Rabbi Shemuel bar Sheilat mi-shmeih de-Rav (à dit Rabbi Yehudah, fils de Rabbi Shemuel bar Sheilat, au nom de Rav): kesher chel tefillin (le nœud des tefillin) [est] halakha le-Moché mi-Sinaï (loi [donnée] à Moché au Sinaï). Amar Rav Nahman: ve-noyeihen levar (et leur beauté [soit] au-dehors).

Rav Ashi havah yativ kameih de-Mar Zutra (Rav Ashi était assis devant Mar Zutra), ithapekha leih retsu'ah di-tefillin (la courroie des tefillin se retourna pour lui). Amar leih: la savar lah Mar ve-noyeihen levar (il lui dit: le mar, maître, ne tient-il pas [que] leur beauté [soit] au-dehors)?

Amar leih: lav ada'atai (il lui dit: [ce n'était] pas à mon esprit). Ha-inyan ba-zeh (le sujet en ceci): ketiv (il est écrit) (Psaumes 90,14) she-Moché Rabbenu hitpallel (que Moché notre maître a prié) "Sab'enu ba-boker hasdekha" (Rassasie-nous le matin de Ta bonté), hayinu (c'est-à-dire) she-mi-tsad Hachem Yitbarakh (השי"ת, Hachem, qu'Il soit béni) kol ha-divrei Torah ve-hasdei ה' hemmah mevorarim u-mezukakim shiv'atayim (que du côté de Hachem Yitbarakh toutes les paroles de Torah et les bontés de ה' sont mevorarim, clarifiées, et mezukakim, épurées, sept fois), ve-ein bahem shum ta'ut ve-hefekh has ve-chalom (et il n'y a en elles aucune ta'ut, erreur, ni hefekh, contraire, has ve-chalom, à D.ieu ne plaise), rak mi-tsad ha-adam ba-olam ha-zeh she-libo mâle negiot (seulement du côté de l'homme en ce monde-ci, dont le cœur est plein de negiot, intérêts personnels / attachés), ve-lakhen nimtsa lif'amim she-nitsmah mi-zeh ta'ut she-ein mevin ha-divrei Torah la-amitam (et c'est pourquoi il se trouve parfois que de ceci pousse une ta'ut, qu'il ne comprend pas les paroles de Torah selon leur émet, vérité).

הָעֹמֶר הָיָה מְנֻפֶּה בִּי"ג נָפָה וּשְׁתֵּי הַלֶּחֶם בִּי"ב וְכוּ'. עֹמֶר רוֹמֵז עַל קְדֻשַּׁת זִוּוּג וּבָזֶה צָרִיךְ י"ג בֵּירוּרִים, כִּי כָל דָּבָר צָרִיךְ לְזַכֵּךְ שִׁבְעָתַיִם הַיְינוּ בְּאֵלּוּ ז' סְפִירוֹת הַיְדוּעִים מִתַּתָּא לְעֵילָא וְאַחַר כָּךְ חוֹזֵר מֵעֵילָא לְתַתָּא עַד הַמָּקוֹם שֶׁזֶּה הוּא שֹׁרֶשׁ זֶה הַדָּבָר שֶׁרוֹצֶה לַעֲשׂוֹת, וְלָכֵן בִּקְדֻשַּׁת הַזִּוּוּג שֶׁשָּׁרְשׁוֹ מִמִּדַּת יְסוֹד שֶׁבּוֹ הַשֶּׁפַע, לָכֵן צָרִיךְ לְבָרֵר מִתַּתָּא לְעֵילָא וְאַחַר כָּךְ חוֹזֵר מֵעֵילָא לְתַתָּא עַד יְסוֹד, אֲבָל שְׁתֵּי הַלֶּחֶם שֶׁרוֹמְזִין לִקְדֻשַּׁת אֲכִילָה שֶׁהוּא בְּמִדַּת הוֹד לָכֵן הוּא י"ב בֵּירוּרִים.

Ha-omer hayah menuppeh bi-yud-gimmel (י"ג, 13) nafah (le omer était tamise en treize nafah, tamis) u-shtei ha-le'hem bi-yud-beit (י"ב, 12) ve-khu' (et les deux pains en douze, etc.). Omer romez al kedushat zivug (le omer fait allusion à la sainteté du zivug, accouplement) u-va-zeh tsarikh yud-gimmel berurim (et en ceci il faut treize berurim, clarifications), ki kol davar tsarikh lezakekh shiv'atayim (car toute chose doit être affinée sept fois) hayinu be-ellu zayin (ז', 7) sefirot ha-yedu'im (c'est-à-dire en ces sept sefirot connues) mi-tata le-eila (de bas en haut) ve-ahar kakh hozer me-eila le-tata (et ensuite il revient de haut en bas) ad ha-makom she-zeh hu shoresh zeh ha-davar she-rotseh la'asot (jusqu'au lieu que ceci est le shoresh, racine, de cette chose qu'il veut faire).

Ve-lakhen bi-kdushat ha-zivug she-shorsho mi-midat Yesod she-bo ha-chefa (et c'est pourquoi dans la sainteté du zivug, dont le shoresh est de midat Yesod, l'attribut Fondement, en lequel est le chefa, influx), lakhen tsarikh levarer mi-tata le-eila ve-ahar kakh hozer me-eila le-tata ad Yesod (c'est pourquoi il faut clarifier de bas en haut et ensuite il revient de haut en bas jusqu'à Yesod). Aval shtei ha-le'hem she-romzin li-kdushat akhilah she-hu be-midat Hod (mais les deux pains, qui font allusion à la sainteté de l'akhilah, manger, qui est en midat Hod, Splendeur), lakhen hu yud-beit berurim (c'est pourquoi c'est douze berurim).

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