Le Talmud de Jérusalem appelle les souris méchantes : devant beaucoup de fruits, elles appellent leurs compagnes et mangent avec elles. Le Mei HaChiloa'h rappelle que la Guemara nomme la cigogne 'hasida (pieuse) parce qu'elle fait du 'hessed avec ses compagnes, et demande pourquoi la souris, qui fait de même, est dite méchante. Les Sages ont reconnu ce trait à sa racine : la cigogne, miséricordieuse par nature, donne à sa compagne ; la souris donne à son compagnon parce qu'elle veut causer une perte, et si elle ne peut manger, elle l'appelle. Rava dit qu'elles rongent même les manteaux : leur nature est de nuire.
(פ"ג הלכה ה') אִלֵּין עַכְבְּרַיָּיא רַשִּׁיעַיָּא נִינְהוּ כַּד חָמְיָין פֵּרֵי סָגְיָן קַרְיָין לְחַבְרַיְיהוֹן וְאָכְלִין עִמְּהוֹן. וְאַף שֶׁבַּגְּמָרָא (חולין בבלי ס"ג.) אִיתָא לָמָּה נִקְרָא שְׁמָהּ חֲסִידָה שֶׁעוֹשָׂה חֲסִידוּת עִם חַבְרוֹתֶיהָ וְלָמָּה נִקְרְאוּ הָעַכְבָּרִים בְּמִדָּה זוֹ רְשָׁעִים, אֶלָּא שֶׁזֶּה הִכִּירוּ חֲזַ"ל בְּשֹׁרֶשׁ מִדַּת כָּל הַבְּרוּאִים, שֶׁהַחֲסִידָה מִפְּנֵי שֶׁהִיא בְּטִבְעָהּ רַחְמָנִיִּית נוֹתֶנֶת גַּם לַחֲבֶרְתָּהּ, וְהָעַכְבָּר נוֹתֵן לַחֲבֵרוֹ מִפְּנֵי שֶׁרוֹצֶה לְהַפְסִיד וְאִם אֵינוֹ יָכוֹל לֶאֱכֹל קוֹרֵא לַחֲבֵרוֹ, וְכֵן רְאָיָה מִמַּה שֶּׁאִיתָא בְּהוֹרָיוֹת בַּבְלִי (י"ג.) רָבָא אָמַר אֲפִילּוּ גְּלִימֵי גָּיְיצֵי, הַיְינוּ שֶׁטִּבְעָהּ הוּא לְהַזִּיק וּלְקַלְקֵל אֲפִילּוּ בְּמַה שֶּׁאֵין לָהֶם הֲנָאָה, וְזֶה דְּאִיתָא שָׁם שֶׁסּוּרָן רַע עַל עַכְבָּרִים וּכְפֵירוּשׁ רַשִׁ"י ז"ל שָׁם שֶׁיִּצְרָם רַע הַיְינוּ שֶׁרְצוֹנָם לְקַלְקֵל.
(Perek 3, halakha 5 [chapitre 3, loi 5]) Illein akhbarayya reshi'ayya ninhu (ces souris sont resha'im, méchantes): kad hamyan peirei sagyan karyan le-havrayhon ve-akhelin imhon (lorsque elles voient des fruits nombreux, elles appellent leurs compagnons et elles mangent avec eux). Ve-af she-ba-Gemara (et même que dans la Guemara) (Houlin Bavli 63à) ita (il est rapporté) lamah nikra shmah hasidah she-osah hasidut im havroteha (pourquoi son nom est-il appelé hasidah, cigogne?
Parce qu'elle fait hasidut, bonté / piété, avec ses compagnes) ve-lamah nikre'u ha-akhbarim be-midah zo resha'im (et pourquoi les souris ont-elles été appelées, dans cette même midah, trait, resha'im), ella she-zeh hikiru Hazal (חז"ל, hakhamenu zikhram livrakhah, nos Sages de mémoire bénie) be-shoresh midat kol ha-beru'im (seulement que ceci, Hazal l'ont reconnu dans la shoresh, racine, du trait de toutes les créatures), she-ha-hasidah mipnei she-hi be-tiv'ah rahmanit notenet gam la-haverta (que la hasidah, parce qu'elle est dans sa nature rahmanit, miséricordieuse, donne aussi à sa compagne), ve-ha-akhbar noten le-havero mipnei she-rotseh lehafsid ve-im eino yakhol le'ekhol kore le-havero (et la souris donne à son compagnon parce qu'elle veut lehafsid, faire perdre, et si elle ne peut pas manger, elle appelle son compagnon), ve-khen re'ayah mi-mah she-ita be-Horayot Bavli (13à) (et de même une preuve de ce qui est rapporté dans Horayot Bavli): Rava amar afilu gelimei gayyetsei (Rava a dit: même gelimei gayyetsei, elles rongent les manteaux), hayinu she-tiv'ah hu lehazik u-lekalkel afilu be-mah she-ein lahem hana'ah (c'est-à-dire que sa nature est de nuire et de gâter même en ce dont ils n'ont pas de hana'ah, jouissance), ve-zeh de-ita sham she-suran ra al akhbarim (et ceci est ce qui est rapporté la: que suran ra, leur disposition est mauvaise, au sujet des souris) u-khe-feirush Rachi z"l (רש"י, Rabbi Chelomo Yitshaki, de mémoire bénie) sham she-yitsram ra hayinu she-retsonam lekalkel (et selon le commentaire de Rachi z"l la: que yitsram ra, leur penchant est mauvais, c'est-à-dire que leur volonté est de gâter).