« Et il dira en ce jour-là : Voici, c'est notre Elokim, nous avons espéré en Lui et Il nous sauvera » (Yechaya 25,9). Le Mei HaChiloa'h explique que « notre Elokim » vise l'avenir : le Nom Elokim oblige à un service, et l'homme espère D.ieu par le service et la prière. « C'est Hachem » vise le passé : ce qui paraît à l'homme arrivé à l'inverse de la volonté de D.ieu. D.ieu sauve aussi le passé et clarifie qu'Il ne s'est pas écarté de Sa volonté, même d'un fil de cheveu ; ce salut vient de Lui seul.
Aussi : la voie de la mère est de consoler, celle du père d'avoir compassion en visant la fin ; D.ieu couvre d'un vêtement qui paraît inverse des paroles de Torah qu'Il met dans le cœur de l'homme.
וְאָמַר בַּיּוֹם הַהוּא הִנֵּה אֱלֹהֵינוּ זֶה קִוִּינוּ לוֹ וְיוֹשִׁיעֵנוּ זֶה ה' קִוִּינוּ לוֹ נָגִילָה וְנִשְׂמְחָה בִּישׁוּעָתוֹ. "הִנֵּה אֱלֹהֵינוּ זֶה קִוִּינוּ לוֹ" רוֹמֵז עַל לְהַבָּא כִּי שֵׁם אֱלֹהִים מְחַיֵּב עֲבוֹדָה שֶׁהָאָדָם יְקַוֶּה לְהַשי"ת עַל יְדֵי עֲבוֹדָה וּתְפִלָּה, "זֶה ה' קִוִּינוּ לוֹ" רוֹמֵז עַל הֶעָבָר מַה שֶּׁנִּדְמֶה לְהָאָדָם שֶׁאֵרַע לוֹ דָּבָר הֵיפֶךְ מֵרְצוֹן הַשי"ת, וְזֶה "נָגִילָה וְנִשְׂמְחָה בִּישׁוּעָתוֹ", שֶׁהַשי"ת מוֹשִׁיעַ גַּם אֶת הֶעָבָר וִיבָרֵר שֶׁלֹּא הִטָּה מֵרְצוֹנוֹ אַף כְּחוּט הַשַּׂעֲרָה, וְלָכֵן נֶאֱמַר כָּאן שֵׁם הוי"ה וְגַם נֶאֱמַר "בִּישׁוּעָתוֹ" שֶׁרוֹמֵז עַל יְשׁוּעַת הַשי"ת מִצַּד הַשי"ת לְבַד, כִּי זֶה הוּא רַק מִצִּדּוֹ שֶׁחוֹשֵׁב מַחֲשָׁבוֹת לְבִלְתִּי יִדַּח מִמֶּנּוּ נִדָּח.
"Et il dira en ce jour-la: Voici, c'est notre Elokim, nous avons espéré en Lui et Il nous sauvera; c'est ה', nous avons espéré en Lui; nous jubilerons et nous nous réjouirons en Son salut." (Isaie 25,9). "Voici, c'est notre Elokim, nous avons espéré en Lui" romez (fait allusion) al le-haba (sur l'avenir), car chem Elokim (le Nom Elokim) mehayev avodah (oblige un service): que l'homme yekaveh (espère) le-Hachem Yitbarakh (השי"ת, Hachem, qu'Il soit béni) al yedei avodah u-tefilah (par le service et la prière).
"C'est ה', nous avons espéré en Lui" romez al hé-avar (sur le passé): ce qui nidmeh le-ha-adam (paraît à l'homme) she-era lo davar heifekh me-ratson Hachem Yitbarakh (qu'il lui est arrivé une chose inverse de la volonté du Nom). Et c'est "nous jubilerons et nous nous réjouirons en Son salut": que Hachem Yitbarakh moshia (sauve) aussi et hé-avar (le passé) vi-yevarer (et clarifiera) she-lo hitah me-retsono af ke-hut ha-saarah (qu'Il n'a pas incline de Sa volonté même d'un fil de cheveu).
Et c'est pourquoi neemar kan chem Havayah (il est dit ici le Nom Havayah, הוי"ה) ve-gam neemar "bi-yeshuato" (et aussi il est dit "en Son salut") she-romez al yeshuat Hachem Yitbarakh mi-tsad Hachem Yitbarakh levad (qui fait allusion au salut du Nom du côté du Nom seul), ki zeh hu rak mi-tsido she-hoshev mahchavot levilti yidah mimenu nidah (car ceci n'est que de Son côté, qu'Il pense des pensées afin qu'il ne soit pas rejeté de Lui un rejeté) (II Samuel 14,14).
וְאָמַר בַּיּוֹם הַהוּא הִנֵּה אֱלֹהֵינוּ זֶה קִוִּינוּ לוֹ וְיוֹשִׁיעֵנוּ זֶה ה' קִוִּינוּ לוֹ. "קִוִּינוּ" הוּא לְשׁוֹן קַו שֶׁמּוֹרֶה עַל דְּבָרִים שֶׁיֵּשׁ בִּתְפִיסַת הָאָדָם צִיפּוּי לִישׁוּעָה וְאֵינוֹ מְיָאֵשׁ עַצְמוֹ, "נָגִילָה וְנִשְׂמְחָה בִּישׁוּעָתוֹ" זֶה מוֹרֶה כָּעִנְיָן שֶׁכָּתוּב (ישעיה ס"ד,ב') "בַּעֲשׂוֹתְךָ נוֹרָאוֹת לֹא נְקַוֶּה", שֶׁיֵּשׁ מְקוֹמוֹת שֶׁהָאָדָם מְיָאֵשׁ עַצְמוֹ מִצִּדּוֹ וְאֵין לוֹ שׁוּם קַו וְצִיפּוּי לְהַיְשׁוּעָה שֶׁאֵין זֶה בִּתְפִיסָתוֹ וְעַל זֶה אָמַר הַכָּתוּב שֶׁזֶּה הַיְשׁוּעָה הוּא רַק מִצַּד הַשי"ת וְנָגִילָה וְנִשְׂמְחָה בִּישׁוּעָתוֹ.
"Et il dira en ce jour-la: Voici, c'est notre Elokim, nous avons espéré en Lui et Il nous sauvera; c'est ה', nous avons espéré en Lui." (Isaie 25,9). "Kivinu" (nous avons espéré) hu leshon kav (est un langage de kav, ligne) she-moreh (qui indique) al devarim she-yech bi-tefisat ha-adam tsipuy li-yeshuah ve-eino meyash atzmo (des choses où, dans la tefisa [saisie] de l'homme, il y a un tsipuy [attente] du salut et il ne se désespéré pas).
"Nous jubilerons et nous nous réjouirons en Son salut": zeh moreh ka-inyan she-katuv (ceci indique selon le sujet qui est écrit) (Isaie 64,2) "ba-asotkha noraot lo nekaveh" (lorsque Tu feras des choses redoutables que nous n'espérions pas): she-yech mekomot she-ha-adam meyash atzmo mi-tsido ve-ein lo shum kav ve-tsipuy la-yeshuah she-ein zeh bi-tefisato (qu'il y a des lieux où l'homme se désespéré de son côté et n'a aucune ligne ni attente du salut, car ceci n'est pas dans sa saisie); ve-al zeh amar ha-katuv she-zeh ha-yeshuah hu rak mi-tsad Hachem Yitbarakh (et sur cela l'Écriture a dit que ce salut n'est que du côté du Nom), ve-nagilah ve-nismekhah bi-yeshuato (et nous jubilerons et nous nous réjouirons en Son salut).
בִּטְחוּ בַּה' עֲדֵי עַד כִּי בְּיָהּ ה' צוּר עוֹלָמִים. וְאִיתָא עַל זֶה בַּגְּמָרָא (מנחות כ"ט:) אֵלּוּ שְׁנֵי עוֹלָמוֹת שֶׁבָּרָא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא אֶחָד בְּה' וְאֶחָד בְּי' וְהַיְינוּ שֶׁמֵּחֲמַת זֶה צָרִיךְ הָאָדָם לִבְטוֹחַ בַּה' עֲדֵי עַד, כִּי בָּזֶה יֵשׁ מְבִינוּת גְּדוֹלָה שֶׁלֹּא קָצְרָה יַד ה' מֵהוֹשִׁיעַ.
"Confiez-vous en ה' adei ad (à jamais), car be-Yah ה' tsur olamim (en Yah, ה' est le rocher des mondes)." (Isaie 26,4). Ve-ita al zeh ba-Guemara (et il est rapporté sur cela dans le Talmud) (Menahot 29b): "élu shenei olamot she-bara ha-Kadoch Barukh Hu (le Saint, béni soit-Il) ehad be-hé ve-ehad be-yud" (ce sont deux mondes qu'Il a créés: l'un par hé [ה] et l'un par yud [י]).
Ve-hayinu she-mehamat zeh tsarikh ha-adam livtoah ba-ה' adei ad (c'est-à-dire: à cause de cela l'homme doit se confier en ה' a jamais), ki ba-zeh yech mevinut gedolah she-lo katsrah yad ה' me-hoshia (car en cela il y a une grande compréhension: que la main de ה' n'est pas trop courte pour sauver).
וְהָיָה אֱמוּנַת עִתֶּיךָ חֹסֶן יְשׁוּעֹת חָכְמַת וָדַעַת יִרְאַת ה' הִיא אוֹצָרוֹ. אִיתָא בַּמִּדְרָשׁ (רבה לך מ"ב,ד') כָּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר "וְהָיָה" שִׂמְחָה, וְכָאן הוּא שֶׁלֶּעָתִיד יִשְׂמַח כָּל אֶחָד בְּחֶלְקוֹ שֶׁהוֹפִיעַ לוֹ הַשי"ת, כִּי עוֹד בִּתְחִלַּת הַבְּרִיאָה הוֹפִיעַ הַשי"ת לְכָל פְּרָט נֶפֶשׁ אֶת חֶלְקוֹ, בְּמָה שֶׁיִּשְׁתַּדֵּל בָּעוֹלָם הַזֶּה לַעֲבוֹד הַשי"ת וְזֶה שֶׁמְּחַשֵּׁב בְּכָאן כָּל הַפְּרָטִים.
"עִתֶּיךָ" רוֹמֵז עַל כָּל הָעִתִּים שֶׁעָבְרוּ עָלָיו בָּעוֹלָם הַזֶּה הֵן בִּהְיוֹתוֹ בְּטוֹבָה אוֹ חָלִילָה לְהֵיפֶךְ יִרְאֶה שֶׁהַכֹּל הֵאִיר לוֹ הַשי"ת לְחֶלְקוֹ. "חֹסֶן" רוֹמֵז עַל הִתְחַזְּקוּת שֶׁהַשי"ת רָצָה שֶׁיִּתְקָרֵא הַכֹּל עַל שֵׁם יְגִיעַ כַּפָּיו שֶׁל הָאָדָם, וְגַם כָּל הַתַּקּוּפוּת יִקָּרֵא עַל שְׁמוֹ.
"יְשׁוּעֹת" רוֹמֵז שֶׁהָאָדָם יַכִּיר אָז שֶׁהַכֹּל הוּא מִישׁוּעַת הַשי"ת וּבִלְעֲדֵי הַשי"ת לֹא נַעֲשָׂה שׁוּם דָּבָר. "חָכְמַת" אִיתָא בַּגְּמָרָא (שבת ל"א.) "חָכְמַת" זֶה סֵדֶר קָדָשִׁים שֶׁרוֹמֵז לָעֲבוֹדָה שֶׁעַל יְדֵי עֲבוֹדָה וְהִשְׁתַּדְּלוּת בְּדִבְרֵי תּוֹרָה יוּכַל לְרַפְּאוֹת אֶת הַקּוֹדֵם כְּמוֹ שֶׁכָּתוּב (תהלים ק"ג,ג') "הַסֹּלֵחַ לְכָל עֲוֹנֵכִי".
"וָדַעַת" נִקְרָא הַחַיִּים שֶׁבָּא לָאָדָם אַחַר עֲבוֹדָה שֶׁזֶּה נִקְרָא חַיֵּי עוֹלָם הַבָּא שֶׁהוּא שְׁלֵימוּת הַגָּמוּר. "יִרְאַת ה' הִיא אוֹצָרוֹ" כְּמוֹ שֶׁבְּאוֹצָר נִמְצָא הַכֹּל כֵּן יַכִּיר הָאָדָם שֶׁכָּל הַתַּעֲנוּג וְהַנַּיְיחָא הוּא מֵהַשי"ת.
"Et ce sera emunat itekha (la foi de tes temps), hosen yeshuot (force des saluts), hokhmat va-daat (sagesse et connaissance); yirat ה' hi otsaro (la crainte de ה' est Son trésor)." (Isaie 33,6). Ita ba-Midrach (il est rapporté dans le Midrach) (Rabbah Lekh Lekha 42,4): kol makom she-neemar "ve-hayah" simhah (tout lieu où il est dit "ve-hayah" [et ce sera] est joie).
Ve-khan hu she-le-atid yismah kol ehad be-helko she-hofia lo Hachem Yitbarakh (et ici c'est que dans l'avenir chacun se réjouira en sa part que Hachem lui a fait apparaître), ki od bi-tehilat ha-beriah hofia Hachem Yitbarakh le-khôl perat nefech et helko (car déjà au commencement de la création Hachem a fait apparaître à chaque nefech [âme] particulière sa part), be-mah she-yishtadel ba-olam ha-zeh laavod Hachem Yitbarakh (en ce en quoi elle s'efforcera en ce monde-ci de servir Hachem), ve-zeh she-mehashev be-khan kol ha-peratim (et c'est ce qu'Il compte ici tous les détails). "Itekha" (tes temps) romez al kol ha-itim she-avru alav ba-olam ha-zeh (fait allusion à tous les temps qui sont passés sur lui en ce monde-ci): hen bi-heyoto be-tovah o halilah le-heifekh (soit lorsqu'il était dans le bien, soit à D.ieu ne plaise à l'inverse), yireh she-ha-kol hé'ir lo Hachem Yitbarakh le-helko (il verra que le tout, Hachem le lui à éclairé pour sa part).
"Hosen" romez al hitkhazkut (fait allusion au raffermissement) she-Hachem Yitbarakh ratsah she-yitkare ha-kol al chem yegia kapav chel ha-adam (que Hachem a voulu que le tout soit appelé au nom du labeur des mains de l'homme), ve-gam kol ha-tekufot yikare al shemo (et aussi toutes les tekufot [périodes, cycles] seront appelées à son nom). "Yeshuot" romez she-ha-adam yakir az she-ha-kol hu mi-yeshuat Hachem Yitbarakh u-biladei Hachem Yitbarakh lo naasah shum davar (fait allusion à ce que l'homme reconnaîtra alors que le tout est du salut du Nom et que sans Hachem aucune chose n'a été faite).
"Hokhmat": ita ba-Guemara (Chabbat 31à) "hokhmat" zeh Seder Kodashim (ceci est l'ordre Kodashim, les Choses saintes) she-romez la-avodah (qui fait allusion au service) she-al yedei avodah ve-hishtadlut bi-divrei Torah yukhal lerapot et ha-kodem (que par le service et l'effort dans les paroles de Torah il pourra guérir le précédent) kemo she-katuv (Psaumes 103,3) "ha-soleah le-khôl avoneikhi" (Qui pardonne toutes tes fautes). "Va-daat" nikra ha-'hayim she-ba la-adam ahar avodah (est appelé la vie qui vient à l'homme après le service) she-zeh nikra hayei olam ha-ba she-hu shleimut ha-gamur (que ceci est appelé la vie du monde à venir, qui est la shleimut [perfection] complète).
"Yirat ה' hi otsaro": kemo she-be-otsar nimtsa ha-kol ken yakir ha-adam she-kol ha-taanug ve-ha-nayha hu me-Hachem Yitbarakh (comme dans un trésor le tout se trouve, ainsi l'homme reconnaîtra que tout le plaisir et la nayha [repos] viennent du Nom).
נַחֲמוּ נַחֲמוּ עַמִּי יֹאמַר אֱלֹהֵיכֶם. כְּתִיב (תהלים ק"ג,י"ג) "כְּרַחֵם אָב עַל בָּנִים רִחַם ה' עַל יְרֵאָיו", וּלְעֵינֵי בָּשָׂר נִדְמֶה שֶׁרַחֲמֵי אֵם עַל פְּרִי בִּטְנָהּ הוּא יוֹתֵר, אָכֵן בֶּאֱמֶת רַחֲמֵי אֵם הֵם נִקְרָאִים נֶחָמָה כִּדְאִיתָא בְּמִדְרַשׁ יַלְקוּט שִׁמְעוֹנִי (תהלים ק"ג) דַּרְכָּהּ שֶׁל אֵם לְנַחֵם וְדַרְכּוֹ שֶׁל אָב לְרַחֵם כִּי רַחֲמֵי אָב הֵמָּה תַּכְלִית הַמְכֻוָּן, לָכֵן יַכְרִיחַ בְּנוֹ לְבֵית הַסֵּפֶר וְלֹא יָשִׂים לֵב לְצַעֲרוֹ שֶׁכַּוָּנָתוֹ לְהֵיטִיבוֹ בְּאַחֲרִיתוֹ, אֲבָל הָאֵם מִצְטַעֶרֶת בְּצַעַר בְּנָהּ וְתִשְׁתַּדֵּל לְהָסִיר צַעַר בְּנָהּ וְזֶה נִקְרָא נֶחָמָה, וְעַל זֶה אָמַר הַנָּבִיא שֶׁבֶּאֱמֶת רְצוֹן הַשי"ת לְיִשְׂרָאֵל לְהֵיטִיבָם בְּאַחֲרִיתָם וּכְמוֹ שֶׁכָּתוּב (דברים ח',ה') "כִּי כַּאֲשֶׁר יְיַסֵּר אִישׁ אֶת בְּנוֹ ה' אֱלֹהֶיךָ מְיַסְּרֶךָּ", אָכֵן גַּם כָּעֵת רְצוֹן הַשי"ת לְנַחֲמָם וּלְדַבֵּר עַל לִבָּם וּלְהָסִיר צַעֲרָם וְלִיתֵּן אוֹתָם לְרַחֲמִים לִפְנֵי שׁוֹבֵיהֶם עַד עֵת קֵץ, וְזֶהוּ "נַחֲמוּ נַחֲמוּ עַמִּי יֹאמַר אֱלֹהֵיכֶם דַּבְּרוּ עַל לֵב יְרוּשָׁלַיִם" וְגוֹ'.
"Consolez, consolez Mon peuple, dira votre Elokim." (Isaie 40,1). Ketiv (il est écrit) (Psaumes 103,13) "ke-rahem av al banim riham ה' al yereav" (comme un père à compassion de ses fils, ה' à eu compassion de ceux qui Le craignent).
U-le-einei basar nidmeh she-rahamei em al péri bitnah hu yoter (et aux yeux de chair il paraît que les compassions d'une mère sur le fruit de son ventre sont plus grandes). Akhen be-émet rahamei em hem nikraim nehamah (toutefois en vérité les compassions de la mère sont appelées nehamah, consolation) ki-de-ita be-Midrach Yalkut Shimoni (comme il est rapporté dans le Midrach Yalkut Shimoni [recueil midrashique]; Psaumes 103): darkah chel em lenaham ve-darko chel av lerahem (la voie de la mère est de consoler et la voie du père est d'avoir compassion), ki rahamei av hemah takhlit ha-mekhuvan (car les compassions du père sont le takhlit [but ultime] vise).
Lakhen yakhriah beno le-beit ha-sefer ve-lo yasim lev le-tsaaro she-kavanato leheitivo be-aharito (c'est pourquoi il contraindra son fils à la maison d'étude et ne prêtera pas attention à sa douleur, car son intention est de lui faire du bien en sa fin). Aval ha-em mitstaeret be-tsaar benah ve-tishtadel lehasir tsaar benah ve-zeh nikra nehamah (mais la mère s'afflige de la douleur de son fils et s'efforcera d'ôter la douleur de son fils, et ceci est appelé nehamah).
Ve-al zeh amar ha-navi she-be-émet ratson Hachem Yitbarakh le-Israël leheitivam be-aharitam (et sur cela le prophète a dit qu'en vérité la volonté du Nom pour Israël est de leur faire du bien en leur fin) u-khemo she-katuv (Deutéronome 8,5) "ki kaasher yeyaser ich et beno ה' Elokekha meyasserekha" (car comme un homme corrige son fils, ה' ton Elokim te corrige). Akhen gam ka-et ratson Hachem Yitbarakh lenahamam u-ledaber al libam u-lehasir tsaaram ve-litten otam le-rahamim lifnei shoveihem ad et kets (toutefois aussi maintenant la volonté du Nom est de les consoler et de parler à leur cœur et d'ôter leur douleur et de les livrer à la compassion devant leurs capteurs jusqu'au temps de la fin).
Ve-zehu "Consolez, consolez Mon peuple, dira votre Elokim; parlez au cœur de Jérusalem" ve-go (etc.) (Isaie 40,1-2).
מִי מָדַד בְּשָׁעֳלוֹ מַיִם וְשָׁמַיִם בַּזֶּרֶת תִּכֵּן. שָׁמַיִם רוֹמֵז לְיִרְאָה, וְהוּא שֶׁכָּל הַיִּרְאוֹת שֶׁהִצִּיב הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בָּעוֹלָם הֵם מְלֵאִים אַהֲבָה, וְזֶה רוֹמֵז בַּזֶּרֶת שֶׁהִיא הַקְּטַנָּה שֶׁבָּאֶצְבָּעוֹת וְהוּא כְּמוֹ הָאָב שֶׁרוֹמֵז לִבְנוֹ לְיַרְאוֹתוֹ וּמִכָּל מָקוֹם אֵינוֹ מַפְחִידוֹ בְּיוֹתֵר וּמְצַמְצֵם יִרְאָתוֹ, שֶׁלֹּא יִתְפַּחֵד בְּיוֹתֵר וּמַרְאֶה לוֹ רַק בְּאֶצְבָּעוֹ הַקְּטַנָּה.
"Qui a mesure les eaux dans le creux de Sa main, et les cieux, ba-zeret tikken (Il les a règles à la zeret, empan)?" (Isaie 40,12). Chamayim romez le-yirah (cieux fait allusion à la yirah, crainte).
Ve-hu she-kol ha-yiraot she-hitsiv ha-Kadoch Barukh Hu ba-olam hem mêlé'im ahavah (et c'est que toutes les craintes qu'Il a dressées dans le monde sont pleines d'ahavah, amour). Ve-zeh romez ba-zeret she-hi ha-ketanah she-ba-etsbaot (et ceci fait allusion à la zeret, qui est la plus petite parmi les doigts).
Ve-hu kemo ha-av she-romez li-bno le-yareoto u-mi-kol makom eino mafhido be-yoter u-metsamtsem yirato (et c'est comme le père qui fait signe à son fils de le craindre et néanmoins ne l'effraie pas trop et metsamtsem [contracte] sa crainte), she-lo yitpahed be-yoter u-mareh lo rak be-etsbao ha-ketanah (afin qu'il ne s'effraie pas trop, et il ne lui montre que par son petit doigt).
הָעֲנִיִּים וְהָאֶבְיוֹנִים מְבַקְשִׁים מַיִם וָאָיִן. אָמַר הָרַב הַקָּדוֹשׁ הַיְּהוּדִי מִפְּרְשִׁיסְחָא זללה"ה שֶׁמְּבַקְשִׁים דִּבְרֵי תּוֹרָה עִם הַכָּרַת הַנּוֹתֵן, וְהוּא שֶׁיָּבִינוּ שֶׁמִּצִּדָּם אֵין לָהֶם שׁוּם כֹּחַ לוֹמַר כֹּחִי וְעֹצֶם יָדִי, רַק מַכִּירִים שֶׁהַכֹּל הוּא מֵהַשי"ת עַל זֶה נֶאֱמַר "אֲנִי ה' אֶעֱנֵם אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל לֹא אֶעֶזְבֵם".
"Les aniyim ve-ha-evyonim (pauvres et indigents) cherchent de l'eau, va-ayin (et il n'y en a point)." (Isaie 41,17). Amar ha-Rav ha-Kadoch ha-Yehudi mi-Peshischa zllh"h (à dit le saint Rav, le Juif saint de Peshischa [Rabbi Yaakov Yitshak], זללה"ה, zekher livrakha le-hayei ha-olam ha-ba, que son souvenir soit une bénédiction pour la vie du monde à venir) she-mevakshim divrei Torah im hakarat ha-noten (qu'ils cherchent les paroles de Torah avec la reconnaissance du Donneur).
Ve-hu she-yavinu she-mi-tsidam ein lahem shum koah lomar kohi ve-otsem yadi (et c'est qu'ils comprennent que de leur côté ils n'ont aucune force pour dire: ma force et la puissance de ma main) (Deutéronome 8,17), rak makirim she-ha-kol hu me-Hachem Yitbarakh (seulement ils reconnaissent que le tout vient du Nom). Al zeh neemar "ani ה' e'enem Elokei Israël lo eezvem" (sur cela il est dit: Moi, ה', Je leur répondrai; l'Elokim d'Israël, Je ne les abandonnerai pas) (Isaie 41,17).
לוּא הִקְשַׁבְתָּ לְמִצְוֹתָי וַיְהִי כַנָּהָר שְׁלוֹמֶךָ. זֶה נֶאֱמַר עַל שֶׁלִּפְעָמִים אָדָם עוֹבֵד לְהַשי"ת בְּכָל לִבּוֹ וְאֵינוֹ מַרְגִּישׁ שׁוּם טַעַם בַּעֲבוֹדָתוֹ וְכֵן יִמְשׁוֹךְ אֶצְלוֹ זְמַן אָרוֹךְ, מִכָּל מָקוֹם לֹא יִתְיָאֵשׁ הָאָדָם שֶׁבֶּטַח יוֹשִׁיעַ לוֹ הַשי"ת בִּזְכוּת זֶה שֶׁמַּמְתִּין וּמְצַפֶּה לִישׁוּעָתוֹ, וְזֶה "לוּא הִקְשַׁבְתָּ" כְּמוֹ שֶׁפֵּירֵשׁ רַשִׁ"י ז"ל (ברכות ו'.) לְשׁוֹן הַמְתָּנָה הוּא כְּשֶׁיַּמְתִּין לִישׁוּעַת הַשי"ת, אָז "וַיְהִי כַנָּהָר שְׁלוֹמֶךָ".
"Lu hikkashavta le-mitsvotai (si seulement tu avais prête l'oreille à Mes commandements), va-yehi kha-nahar shlomekha (et ta paix serait comme le fleuve)." (Isaie 48,18). Zeh neemar al she-lifamim adam oved le-Hachem Yitbarakh be-khôl libo ve-eino margish shum taam ba-avodato ve-khen yimshokh etzlo zeman arokh (ceci a été dit sur ce que parfois un homme sert le Nom de tout son cœur et ne sent aucun taam [goût] dans son service, et ainsi cela se prolonge chez lui un temps long).
Mi-kol makom lo yityaesh ha-adam she-betah yoshia lo Hachem Yitbarakh bi-zkhut zeh she-mamtin u-metsappeh li-yeshuato (néanmoins que l'homme ne se désespéré pas, car à coup sur Hachem le sauvera en mérite de ceci: qu'il attend et espère Son salut). Ve-zeh "lu hikkashavta" kemo she-peresh Rachi z"l (רש"י, Rabbi Chelomo Yitshaki, de mémoire bénie) (Berakhot 6a) leshon hamtanah hu (c'est un langage d'attente): ke-she-yamtin li-yeshuat Hachem Yitbarakh, az "va-yehi kha-nahar shlomekha" (lorsqu'il attendra le salut du Nom, alors ta paix sera comme le fleuve).
הַבִּיטוּ אֶל אַבְרָהָם אֲבִיכֶם וְאֶל שָׂרָה תְּחוֹלֶלְכֶם וְגוֹ'. שֶׁמִּצַּד מַעֲרֶכֶת הַבְּרִיאָה הָיָה אַבְרָהָם אֶחָד וְלֹא הָיָה רָאוּי לְהוֹלִיד כִּדְאִיתָא בַּגְּמָרָא (שבת קנ"ו.) נִסְתַּכַּלְתִּי בְּאִיצְטַגְנִינוּת שֶׁלִּי וְאֵינִי רָאוּי לְהוֹלִיד בֵּן מִכָּל מָקוֹם נִשְׁתַּנּוּ עָלָיו סִדְרֵי בְרֵאשִׁית וּמִזֶּה נִתְרָאֶה שֶׁשָּׁרְשׁוֹ הוּא לְמַעְלָה מִכָּל מַעֲרֶכֶת הַבְּרִיאָה וְאַף שֶׁלֹּא הָיָה לוֹ עֲדַיִן זְכוּת אָבוֹת וְתוֹרָה וּמִצְוֹת, מִזֶּה קַל וָחוֹמֶר שֶׁיְּנַחֵם ה' חָרְבוֹת צִיּוֹן שֶׁכְּבָר הָיְתָה בְּנוּיָה וְהַשי"ת שָׁכַן בָּהּ בִּקְבִיעוּת וּלְיִשְׂרָאֵל יֵשׁ זְכוּת אָבוֹת וְתוֹרָה וּמִצְוֹת, קַל וָחוֹמֶר שֶׁיְּרַחֵם ה' עֲלֵיהֶם, שֶׁבַּמָּקוֹם שֶׁשָּׁכַן שָׁם וַדַּאי יוֹשִׁיעַ שֶׁלֹּא יִכְבֶּה נֵרוֹ לְעוֹלָם וָעֶד וּכְמוֹ שֶׁנִּתְבָּאֵר בְּחֵלֶק זֶה (פ' עקב).
"Regardez vers Avraham votre père et vers Sarah teholelkhem (qui vous à enfantés), etc." (Isaie 51,2). She-mi-tsad maarekhet ha-beriah hayah Avraham ehad ve-lo hayah ra'uy leholid (que du côté de l'ordre de la création Avraham était un seul et n'était pas apte à engendrer) ki-de-ita ba-Guemara (Chabbat 156à) "nistakalti be-istagninut sheli ve-eini ra'uy leholid ben" (j'ai regarde dans mon istagninut [astrologie] et je ne suis pas apte à engendrer un fils).
Mi-kol makom nishtanu alav sidrei Bereshit (néanmoins les ordres de Bereshit [la Création] ont été changés pour lui). U-mi-zeh nitraeh she-shorsho hu le-maalah mi-kol maarekhet ha-beriah (et de cela il apparaît que sa racine est au-dessus de tout l'ordre de la création).
Ve-af she-lo hayah lo adayin zekhut avot ve-Torah u-mitsvot (et même qu'il n'avait pas encore zekhut avot [mérite des pères] ni Torah ni mitsvot [commandements]), mi-zeh kal va-homer (à plus forte raison) she-yenaham ה' horvot Tsion she-kevar hayetah benuyah ve-Hachem Yitbarakh shakhan bah bi-kviut (que ה' consolera les ruines de Tsion, qui déjà était bâtie et où Hachem à réside de façon fixe). U-le-Israël yech zekhut avot ve-Torah u-mitsvot, kal va-homer she-yerahem ה' aleihem (et Israël ont zekhut avot et Torah et mitsvot, à plus forte raison ה' aura compassion d'eux): she-ba-makom she-shakhan sham vaday yoshia she-lo yekhabeh nero le-olam va-ed (que dans le lieu où Il a réside, à coup sur Il sauvera, qu'Il n'éteindra pas Sa lampe à jamais).
U-khemo she-nitbaer be-helek zeh (parachat Ekev) (et comme il a été expliqué dans cette partie, parachat Ekev).
וָאָשִׂים דְּבָרַי בְּפִיךָ וּבְצֵל יָדִי כִּסִּיתִיךָ. הַיְינוּ כְּשֶׁהַשי"ת מֵשִׂים דִּבְרֵי תּוֹרָה בְּלֵב הָאָדָם מְכַסֵּהוּ בִּלְבוּשׁ הַנִּרְאֶה הֵיפֶךְ מֵהַדִּבְרֵי תוֹרָה הַנִּמְצָאִים בְּשׁוֹרְשׁוֹ כְּמוֹ שֶׁיִּצְחָק אָבִינוּ אֲשֶׁר מִמֶּנּוּ יִהְיֶה כָּל הַיְּשׁוּעוֹת לֶעָתִיד כִּדְאִיתָא (שבת פ"ט:) וְעַל הַלְּבוּשׁ הָיָה מִדָּתוֹ מִדַּת גְּבוּרָה כְּמוֹ שֶׁאִיתָא בַּזה"ק (שלח קע"ג:) "מִצָּפוֹן תִּפָּתַח הָרָעָה" וּבְצָפוֹן מָחֵי דְּמִתַּמָּן נָפְקֵי כָּל דִּינִין וְכָל גְּזֵירִין קַשְׁיָין וּבֵיהּ שָׁרֵי כָּל אֲגַר טַב וְכָל טֵיבוּ דְּזַמִּין קֻדְשָׁא בְּרִיךְ הוּא לְמֵיהַב לְיִשְׂרָאֵל, וְכֵן בְּיַעֲקֹב שֶׁכָּתוּב עָלָיו (בראשית כ"ה,כ"ז) "וְיַעֲקֹב אִישׁ תָּם" וְעֵשָׂו אָמַר עָלָיו (שם כ"ז, ל"ו) "וַיַּעְקְבֵנִי זֶה פַעֲמַיִם" שֶׁעַל הַלְּבוּשׁ נִרְאֶה שֶׁהָיָה רַמַּאי, וְכֵן מֹשֶׁה רַבֵּינוּ כְּתִיב עָלָיו (במדבר י"ב,ג') "וְהָאִישׁ מֹשֶׁה עָנָיו מְאֹד מִכֹּל הָאָדָם" וְדָתָן וַאֲבִירָם אָמְרוּ עָלָיו (שם ט"ז,י"ג) "כִּי תִשְׂתָּרֵר עָלֵינוּ גַּם הִשְׂתָּרֵר", שֶׁכָּל לְבוּשׁוֹ שֶׁנִּתְרָאֶה הוּא הִיפּוּךְ מִפְּנִימִיּוּת שֹׁרֶשׁ נַפְשׁוֹ, כְּדֵי שֶׁתָּמִיד יִהְיֶה לוֹ עֲבוֹדָה, שֶׁבְּאִם הָאָדָם בְּשֹׁרֶשׁ לִבּוֹ הוּא עָנָו וְעַל הַלְּבוּשׁ הוּא גֵּאֶה אֲזַי צָרִיךְ לְזַכֵּךְ אֶת לְבוּשׁוֹ שֶׁעַל יְדֵי עֲבוֹדָה יַגִּיעַ לְשׁוֹרְשׁוֹ לְמִדַּת עֲנָוָה.
וְזֶה הוּא "וָאָשִׂים דְּבָרַי בְּפִיךָ וּבְצֵל יָדִי כִּסִּיתִיךָ" בִּלְבוּשׁ הַנִּתְרָאֶה לְהִיפּוּךְ מֵהַדִּבְרֵי תּוֹרָה הַנִּמְצָאִים בְּשֹׁרֶשׁ נַפְשׁוֹ, וְהָאָדָם הָרוֹצֶה לֵידַע תְּכוּנַת שֹׁרֶשׁ נַפְשׁוֹ יוּכַל לְהַכִּיר מִמִּדּוֹתָיו הַנִּרְאִים לָעַיִן יֵדַע כִּי שׁוֹרְשׁוֹ הוּא הֵיפֶךְ וְלָכֵן בָּרָא אוֹתוֹ הַשי"ת בִּלְבוּשִׁים הַפְכִּיִּים, כִּי הַשי"ת רוֹצֶה בִּפְעוּלּוֹת אָדָם שֶׁיַּעֲבֹד לְהַשי"ת בְּכֹחַ עָצוּם, וְעַל יְדֵי עוֹצֶם עֲבוֹדָתוֹ וּתְפִלָּתוֹ יַגִּיעַ לְשֹׁרֶשׁ נַפְשׁוֹ, וְלָכֵן צָרִיךְ הָאָדָם לַחְשׁוֹב דְּרָכָיו קוֹדֶם שֶׁיָּבוֹאוּ מִדּוֹת הַנִּתְרָאִים עַל הַלְּבוּשׁ לְתוֹךְ לִבּוֹ, כִּי אִם יִתְרַשֵּׁל הָאָדָם בָּזֶה יוּכְלוּ לָבוֹא הַמִּדּוֹת הָאֵלּוּ לְלִבּוֹ וְיַהַפְכוּ שׁוֹרְשׁוֹ.
"Et J'ai mis Mes paroles dans ta bouche, u-ve-tsel yadi kisitikha (et à l'ombre de Ma main Je t'ai couvert)." (Isaie 51,16). Hayinu ke-she-Hachem Yitbarakh mesim divrei Torah be-lev ha-adam mekhassehu bi-levush ha-nir'eh heifekh me-ha-divrei Torah ha-nimtsaim be-shorsho (c'est-à-dire: lorsque Hachem met des paroles de Torah dans le cœur de l'homme, Il le couvre d'un levush [vêtement] qui paraît inverse des paroles de Torah qui se trouvent en sa racine).
Kemo she-Yitshak Avinu acher mimenu yihyeh kol ha-yeshuot le-atid ki-de-ita (Chabbat 89b) (comme Yitshak notre père, de qui viendront tous les saluts à l'avenir, comme il est rapporté), ve-al ha-levush hayah midato midat gevurah (et sur le vêtement sa midah [attribut] était midat gevurah [rigueur]). Kemo she-ita ba-Zohar haKadoch (זה"ק, le saint Zohar; Shelah 173b) "mi-tsafon tipatah ha-raah" (du nord le mal s'ouvrira) (Jérémie 1,14) u-ve-tsafon mahei de-mitaman nafkei kol dinin ve-khôl gezerin kashyan (et au nord il frappe, que de la sortent tous les dinim [jugements] et tous les gezerin kashyan [décrets durs]) u-beih sharei kol agar tav ve-khôl teivu de-zamin Kudsha Berikh Hu lemeihav le-Israël (et en lui résident tout agar tav [bon salaire] et toute teivu [bonté] que ha-Kadoch Barukh Hu est destiné à donner à Israël).
Ve-khen be-Yaakov she-katuv alav (Genèse 25,27) "ve-Yaakov ich tam" (et Yaakov était un homme tam, intègre), ve-Esav amar alav (ibid. 27,36) "va-yaakveni zeh paamayim" (il m'a supplanté, celui-ci, deux fois): she-al ha-levush nir'eh she-hayah ramai (que sur le vêtement il paraissait qu'il était ramai, fourbe).
Ve-khen Moché Rabbenou ketiv alav (Nombres 12,3) "ve-ha-ich Moché anav meod mi-kol ha-adam" (et l'homme Moché était très humble, plus que tout homme), ve-Datan va-Aviram amru alav (ibid. 16,13) "ki tistarer aleinu gam histarer" (car tu veux aussi dominer sur nous): she-kol levusho she-nitraeh hu hipukh mi-penimiyut shoresh nafsho (que tout son vêtement qui apparaît est l'inverse de la penimiyut [intériorité] de la racine de son âme), kedei she-tamid yihyeh lo avodah (afin qu'il y ait toujours pour lui un service).
She-be-im ha-adam be-shoresh libo hu anav ve-al ha-levush hu geeh azai tsarikh lezakhekh et levusho she-al yedei avodah yagia le-shorsho le-midat anavah (car si l'homme, à la racine de son cœur, est humble et que sur le vêtement il est orgueilleux, alors il doit raffiner son vêtement afin que par le service il arrive à sa racine, à midat anavah [l'attribut d'humilité]). Ve-zeh hu "Et J'ai mis Mes paroles dans ta bouche et à l'ombre de Ma main Je t'ai couvert" bi-levush ha-nitraeh le-hipukh me-ha-divrei Torah ha-nimtsaim be-shoresh nafsho (dans un vêtement qui apparaît à l'inverse des paroles de Torah qui se trouvent à la racine de son âme).
Ve-ha-adam ha-rotseh leida tekhunat shoresh nafsho yukhal lehakir mi-midotav ha-nir'im la-ayin yeda ki shorsho hu heifekh (et l'homme qui veut connaître la tekhunah [nature] de la racine de son âme pourra reconnaître, d'après ses midot visibles à l'œil, que sa racine est l'inverse). Ve-lakhen bara oto Hachem Yitbarakh bi-levushim hafkhiyim (et c'est pourquoi Hachem l'a créé en vêtements inverses), ki Hachem Yitbarakh rotseh bi-peulot adam she-yaavod le-Hachem Yitbarakh be-koah atsum (car Hachem veut des actions d'homme: qu'il serve le Nom d'une force puissante), ve-al yedei otsem avodato u-tefilato yagia le-shoresh nafsho (et par l'intensité de son service et de sa prière il arrivera à la racine de son âme).
Ve-lakhen tsarikh ha-adam lahshov derakhav kodem she-yavo'u midot ha-nitra'im al ha-levush le-tokh libo (et c'est pourquoi l'homme doit examiner ses voies avant que les midot qui apparaissent sur le vêtement n'entrent dans son cœur), ki im yitrashal ha-adam ba-zeh yukhlu lavo ha-midot ha-élu le-libo ve-yahafkhu shorsho (car s'il se relâche en cela, ces midot pourront entrer dans son cœur et inverseront sa racine).
« La voix de tes guetteurs : ils ont élevé la voix, ensemble ils chanteront, car œil à œil ils verront au retour de Hachem à Tsion » (Yechaya 52,8). Le Mei HaChiloa'h nomme « guetteurs » les âmes au cœur inquiet, qui guettent dans ce monde que D.ieu guérisse leurs plaies, chacune selon son manque. Dans l'avenir, quand un homme rencontre son compagnon, chacun dit avec joie à son frère qu'il a été sauvé du manque qu'il a souffert en ce monde. « Ensemble ils chanteront » : chacun se réjouit aussi du salut de son compagnon, car tout Israël forme un seul ensemble.
Aussi : Michaël, la bonté, et Gabriel, la rigueur, divergent sur la pierre, et D.ieu dit « comme ceci et comme ceci » : Israël passe en un instant d'un attribut à l'autre selon Sa volonté.
קוֹל צוֹפַיִךְ נָשְׂאוּ קּוֹל יַחְדָּו יְרַנֵּנוּ כִּי עַיִן בְּעַיִן יִרְאוּ בְּשׁוּב ה' צִיּוֹן. "צוֹפַיִךְ" נִקְרְאוּ הַנְּפָשׁוֹת שֶׁלִּבָּם דּוֹאֵג בְּקִרְבָּם וְהוֹמִים וּמְצַפִּים בָּעוֹלָם הַזֶּה שֶׁהַשי"ת יִרְפָּא אֶת נִגְעֵי לְבָבָם לְכָל אֶחָד וְאֶחָד בְּמַה שֶּׁיֵּשׁ לוֹ חֶסְרוֹן, וְעַל זֶה מַבְטִיחַ הַנָּבִיא שֶׁלֶּעָתִיד יִשְׂאוּ קוֹל יַחְדָּו יְרַנֵּנוּ כִּי עַיִן בְּעַיִן יִרְאוּ יְשׁוּעָתָם, וּכְשֶׁיִּפָּגְשׁוּ אִישׁ בְּרֵעֵהוּ יֹאמַר אִישׁ לְאָחִיו בְּשִׂמְחָה רַבָּה, דַּע אָחִי שֶׁבָּזֶה הַחֶסְרוֹן שֶׁסָּבַלְתִּי בָּזֶה הָעוֹלָם וְכָעֵת נוֹשַׁעְתִּי מִזֶּה, וַחֲבֵירוֹ יוֹדִיעַ גַּם לוֹ שֶׁגַּם הוּא הָיָה לוֹ יְשׁוּעָה בְּחֶסְרוֹנוֹ שֶׁסָּבַל בָּזֶה הָעוֹלָם, וְאָז "יַחְדָּו יְרַנֵּנוּ" שֶׁכָּל אֶחָד יִשְׂמַח גַּם מִיְּשׁוּעַת חֲבֵירוֹ, שֶׁכָּל יִשְׂרָאֵל הֵם כְּלָל אֶחָד וּכְלַל הַיְשׁוּעָה הוּא בְּכָל פְּרָט, וּפְרַט הַיְשׁוּעָה הוּא בְּכָל הַכְּלָל.
"La voix de tes tsofim (guetteurs) : ils ont élève la voix, ensemble ils chanteront, car œil à œil ils verront au retour de ה' à Tsion." (Isaie 52,8). "Tes tsofim" sont appelées les nefachot (âmes) dont le cœur est inquiet en elles, et qui s'agitent et qui guettent en olam ha-zeh (ce monde-ci) que Hachem Yitbarakh (השי"ת, Hachem, qu'Il soit béni) guérisse les plaies de leur cœur, pour chacun et chacun selon le hisaron (manque) qu'il a ; et sur cela le navi (prophète) promet que le-atid (dans l'avenir) ils élèveront la voix, ensemble ils chanteront, car œil à œil ils verront leur yeshuah (salut) ; et lorsqu'ils se rencontreront, un homme avec son compagnon, chacun dira à son frère avec une grande simhah (joie) : sache, mon frère, que dans ce hisaron que j'ai souffert en ce monde, et maintenant j'en ai été sauvé ; et son compagnon lui fera savoir aussi que lui aussi a eu une yeshuah dans son hisaron qu'il a souffert en ce monde ; et alors "ensemble ils chanteront" : que chacun se réjouira aussi de la yeshuah de son compagnon, car tout Israël sont un kelal (ensemble) unique, et le kelal de la yeshuah est en chaque perat (particulier), et le perat de la yeshuah est dans tout le kelal.
וְשַׂמְתִּי כַּדְכֹד שִׁמְשֹׁתַיִךְ. אִיתָא בַּגְּמָרָא (ב"ב ע"ה.) פְּלִיגֵי בָּהּ תְּרֵי מַלְאֲכֵי בִּרְקִיעָא גַּבְרִיאֵל וּמִיכָאֵל וְכוּ' חַד אָמַר שֹׁהַם וְחַד אָמַר יָשְׁפֶה אָמַר לְהוּ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לִיהְווּ כְּדֵין וּכְדֵין, מִיכָאֵל הוּא מִדַּת הַחֶסֶד וְשֹׁהַם הוּא אַבְנוֹ שֶׁל יוֹסֵף שֶׁמִּדָּתוֹ אַהֲבָה וְהַשְׁפָּעָה וּכְמוֹ שֶׁנִּתְבָּאֵר בְּחֵלֶק רִאשׁוֹן (פרשת בראשית ד"ה וזהב הארץ) וְגַבְרִיאֵל הוּא מִדַּת גְּבוּרָה וְיָשְׁפֶה הוּא אַבְנוֹ שֶׁל בִּנְיָמִין שֶׁרוֹמֵז עַל גְּבוּרָה וְעַל בִּנְיָמִין נֶאֱמַר (דברים ל"ג,י"ב) "וּבֵין כְּתֵפָיו שָׁכֵן" וְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא אָמַר לִיהְווּ כְּדֵין וּכְדֵין, כִּי יִשְׂרָאֵל אֵינָם מְשׁוּקָּעִים בְּשׁוּם מִדָּה רַק תָּמִיד מִתְהַפְּכִים בְּרֶגַע אַחַת מִמִּדָּה לְמִדָּה כְּפִי רְצוֹן הַשי"ת וּכְמוֹ שֶׁמָּצִינוּ בְּדָוִד הַמֶּלֶךְ שֶׁאָמַר לִשְׁלֹמֹה בְּנוֹ (מלכים א' ב',ה') "וְגַם אַתָּה יָדַעְתָּ אֵת אֲשֶׁר עָשָׂה לִי יוֹאָב בֶּן צְרוּיָה" וְגוֹ' וְתֵיכֶף אָמַר "וְלִבְנֵי בַרְזִלַּי הַגִּלְעָדִי תַּעֲשֶׂה חֶסֶד" וְגוֹ'.
"Et Je mettrai du kadkod (pierre précieuse) tes shimshot (fenêtres, lucarnes)." (Isaie 54,12). Ita ba-Guemara (il est rapporté dans le Talmud) (Baba Batra 75a) : deux malakhim (anges) dans le firmament ont été en désaccord à ce sujet, Gabriel et Michaël, etc. : l'un a dit shoham (onyx) et l'un a dit yashfeh (jaspe) ; ha-Kadoch Barukh Hu (le Saint, béni soit-Il) leur a dit : lihevu ke-dein u-khe-dein (qu'ils soient comme ceci et comme ceci).
Michaël est midat ha-'hessed (l'attribut de la bonté) et le shoham est la pierre de Yosef, dont la midah (mesure, trait) est ahavah (amour) et hashpaah (effusion), et comme il a été expliqué be-helek rishon (dans la première partie) (parachat Bereshit, d"h [dibour ha-mathil, commençant par] "et l'or de la terre") ; et Gabriel est midat gevurah (l'attribut de la rigueur) et le yashfeh est la pierre de Binyamin, qui romez (fait allusion) à gevurah ; et sur Binyamin il est dit (Deutéronome 33,12) "et entre ses épaules Il demeure" ; et ha-Kadoch Barukh Hu a dit lihevu ke-dein u-khe-dein, car Israël ne sont pas enfoncés dans aucune midah, seulement ils se retournent toujours en un seul instant d'une midah à une midah selon la ratson (volonté) de Hachem Yitbarakh (השי"ת, Hachem, qu'Il soit béni) ; et comme nous avons trouvé chez David ha-melekh (le roi), qui a dit à Shlomo son fils (I Rois 2,5) "et toi aussi tu as su ce que m'a fait Yoav fils de Tseruyah" etc., et aussitôt il a dit "et aux fils de Barzilai le Giladi tu feras 'hessed" etc. (I Rois 2,7).
יַעֲזֹב רָשָׁע דַּרְכּוֹ וְאִישׁ אָוֶן מַחְשְׁבֹתָיו וְיָשֹׁב אֶל ה' וִירַחֲמֵהוּ. בְּכָאן הִזְהִיר לַעֲזֹב הַמַּחְשָׁבוֹת הַמְּלֵאִים אָוֶן, וּבֶאֱמֶת הֲלֹא אֵין הַשי"ת מַעֲנִישׁ עַל הַמַּחְשָׁבָה כְּמוֹ שֶׁכָּתוּב (במדבר כ"ג,כ"א) "לֹא הִבִּיט אָוֶן בְּיַעֲקֹב" שֶׁאֵין הַשי"ת חוֹשֵׁב בְּיִשְׂרָאֵל מַחְשָׁבָה כְּמַעֲשֶׂה, אָכֵן בֶּאֱמֶת אֵין הַשי"ת מַעֲנִישׁ עַל הַמַּחְשָׁבָה, אַךְ מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ מַחְשָׁבוֹת רָעוֹת אֵין לְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שׁוּם הִתְחַבְּרוּת עִמּוֹ וְאֵינוֹ מֵאִיר לוֹ בְּהֶאָרַת פָּנִים בְּפָנִים לְנֹכֵחַ, יַעַן שֶׁיֵּשׁ לוֹ מַחְשָׁבוֹת שֶׁהֵם הֵיפֶךְ מֵרְצוֹן הַשי"ת לֹא יִרְצֶה הַשי"ת לְהָאִיר לוֹ לְנֹכֵחַ פָּנִים בְּפָנִים, וְכָאן כְּתִיב "וִירַחֲמֵהוּ" שֶׁרוֹמֵז שֶׁהַשי"ת יָאִיר לוֹ בְּאַהֲבָה רַבָּה לְנֹכֵחַ.
לָכֵן מַזְהִיר הַנָּבִיא שֶׁיַּעֲזֹב גַּם מַחְשְׁבוֹת אָוֶן, וְלָכֵן כְּתִיב בְּפָרָשַׁת צִיצִית (במדבר ט"ו, ל"ט) "וּזְכַרְתֶּם אֶת כָּל מִצְוֹת ה' וְגוֹ' וְלֹא תָתוּרוּ אַחֲרֵי לְבַבְכֶם וְגוֹ' וַעֲשִׂיתֶם אֶת כָּל מִצְוֹתָי", שֶׁתְּחִלָּה כָּתוּב "אֶת כָּל מִצְוֹת ה'" וְלֹא יְדַבֵּר לְנֹכֵחַ וְאַחַר כָּךְ כְּתִיב "אֶת כָּל מִצְוֹתָי" כִּמְדַבֵּר לְנֹכֵחַ, וְהַיְנוּ שֶׁמִּתְּחִלָּה מַזְהִיר עַל הַמַּעֲשֶׂה כִּי עַל הַמַּעֲשֶׂה מַעֲנִישִׁין אוֹתוֹ וְאִם כֵּן יוּכַל הָאָדָם לְהַשְׂכִּיל בָּזֶה אִם כֵּן לָמָּה לוֹ לְהַכְנִיס עַצְמוֹ בְּמַחְשָׁבוֹת שֶׁהֵמָּה הֵיפֶךְ מֵרְצוֹן הַשי"ת, וְזֶה שֶׁמַּזְהִיר "וְלֹא תָתוּרוּ אַחֲרֵי לְבַבְכֶם וְאַחֲרֵי עֵינֵיכֶם" וְאַחַר כֵּן נֶאֱמַר "אֶת כָּל מִצְוֹתָי" שֶׁהַשי"ת מְדַבֵּר עִמּוֹ לְנֹכֵחַ פָּנִים בְּפָנִים.
"Que le racha (méchant) abandonne sa voie et l'ich aven (homme d'iniquité) ses pensées, et qu'il revienne vers ה' et Il aura compassion de lui." (Isaie 55,7). Ici il a averti d'abandonner les pensées pleines d'aven (iniquité) ; et en vérité, n'est-ce pas que Hachem Yitbarakh (השי"ת, Hachem, qu'Il soit béni) ne punit pas sur la pensée, comme il est écrit (Nombres 23,21) "Il n'a pas regarde l'aven en Yaakov" : que Hachem Yitbarakh ne compte pas en Israël une pensée comme un acte ; toutefois en vérité Hachem Yitbarakh ne punit pas sur la pensée, mais celui qui a des pensées mauvaises, ha-Kadoch Barukh Hu (le Saint, béni soit-Il) n'a avec lui aucun hit'habrut (attachement) et Il ne lui éclaire pas d'une hearat panim (illumination de Face) panim be-panim le-nokhah (face à face, en face) ; yaan (parce que) il a des pensées qui sont l'hefekh (l'inverse) de la ratson (volonté) de Hachem Yitbarakh, Hachem Yitbarakh ne voudra pas lui éclairer le-nokhah panim be-panim ; et ici ketiv (il est écrit) "et Il aura compassion de lui", qui romez (fait allusion) que Hachem Yitbarakh lui éclairera be-ahavah rabbah (dans un grand amour) le-nokhah.
C'est pourquoi le navi (prophète) avertit qu'il abandonne aussi les mahshevot aven (pensées d'iniquité) ; et c'est pourquoi ketiv be-parachat tsitsit (dans la section des franges) (Nombres 15,39-40) "et vous vous souviendrez de toutes les mitsvot de ה' etc., et vous n'irez pas explorer après votre cœur etc., et vous ferez toutes Mes mitsvot" : que d'abord il est écrit "toutes les mitsvot de ה'" et Il ne parle pas le-nokhah, et ensuite ketiv "toutes Mes mitsvot" comme parlant le-nokhah ; hayinu (c'est-à-dire) qu'au commencement Il avertit sur l'acte, car sur l'acte on le punit, et s'il en est ainsi l'homme pourra hashkil (comprendre) en cela : s'il en est ainsi, pourquoi lui d'entrer lui-même dans des pensées qui sont l'hefekh de la ratson de Hachem Yitbarakh ; et c'est ce qu'Il avertit "et vous n'irez pas explorer après votre cœur et après vos yeux", et ensuite il est dit "toutes Mes mitsvot" : que Hachem Yitbarakh parle avec lui le-nokhah panim be-panim.
אַשְׁרֵי אֱנוֹשׁ יַעֲשֶׂה זֹּאת וְגוֹ' שֹׁמֵר שַׁבָּת מֵחַלְּלוֹ. וּבֶאֱמֶת מִצְוַת שַׁבָּת הוּא לֹא תַעֲשֶׂה וְכָאן כְּתִיב "יַעֲשֶׂה זֹּאת", אַךְ הָעִנְיָן בָּזֶה כְּמוֹ שֶׁמָּצִינוּ שֶׁבְּפָרָשַׁת וַיַּקְהֵל נִסְמַךְ פָּרָשַׁת שַׁבָּת לִמְלֶאכֶת הַמִּשְׁכָּן מֵחֲמַת שֶׁכָּל אֶחָד עָשָׂה בִּמְלֶאכֶת הַמִּשְׁכָּן בְּכָל מִינֵי יוֹפִי, וְחָשַׁשׁ מֹשֶׁה רַבֵּינוּ שֶׁמָּא מְעֹרָב בָּזֶה אֵיזֶה כַּוָּנָה שֶׁל גַּאֲוָה חַס וְשָׁלוֹם, וְלָכֵן כְּתִיב "וַיַּקְהֵל מֹשֶׁה" שֶׁהִקְהִיל כָּל יִשְׂרָאֵל שֶׁיִּהְיֶה לְכֻלָּם כַּוָּנָה אַחַת לְשֵׁם שָׁמַיִם, וְלָכֵן אָמַר לָהֶם פָּרָשַׁת שַׁבָּת שֶׁשַּׁבָּת רוֹמֵז עַל יְסוֹד שֶׁל אֱמֶת וְגַם מַעֲשֵׂה הַמִּשְׁכָּן יִהְיֶה בְּכַוָּנַת אֱמֶת לְשֵׁם שָׁמַיִם, וְלָכֵן כְּתִיב "אַשְׁרֵי אֱנוֹשׁ יַעֲשֶׂה זֹּאת" הַיְנוּ שֶׁכָּל הַמִּצְוֹת יַעֲשֶׂה בְּכַוָּנָה לְשֵׁם שָׁמַיִם כְּמוֹ שְׁמִירַת שַׁבָּת, שֶׁשַּׁבָּת הוּא בְּוַדַּאי אֱמֶת שֶׁאֵין בּוֹ שׁוּם כַּוָּנָה כִּי הוּא יְסוֹד שֶׁל אֱמֶת וְעִקָּרוֹ הוּא לְהִזָּהֵר מֵעֲשִׂיָּה כֵּן כָּל הַמִּצְוֹת יַעֲשֶׂה בְּכַוָּנָה אֲמִתִּית לְשֵׁם שָׁמַיִם.
"Heureux l'enosh (l'humain) qui fera cela etc., gardant le Chabbat de le profaner." (Isaie 56,2). Et en vérité la mitsvah de Chabbat est un lo taaseh (défense, "tu ne feras pas") et ici ketiv (il est écrit) "qui fera cela" ; mais ha-inyan (le sujet) en cela est comme nous avons trouvé que be-parachat Vayakhel (dans la section Vayakhel) a été rapprochée parachat Chabbat à mêlé'khet ha-Mishkan (l'ouvrage du Tabernacle), mehamat (parce que) chacun a fait dans mêlé'khet ha-Mishkan be-khôl minei yofi (en toutes sortes de beauté), et Moché Rabbenou (notre maître) à craint que ne soit mêlée la quelque kavanah (intention) de gaavah (orgueil), has ve-chalom (à D.ieu ne plaise) ; et c'est pourquoi ketiv "et Moché assembla" : qu'il a assemble tout Israël afin qu'ils aient tous une kavanah unique le-chem chamayim (pour le Nom du Ciel) ; et c'est pourquoi il leur a dit parachat Chabbat, que Chabbat romez (fait allusion) à un yesod (fondement) d'émet (vérité), et aussi maaseh ha-Mishkan (l'ouvrage du Tabernacle) sera be-kavanat émet le-chem chamayim ; et c'est pourquoi ketiv "heureux l'enosh qui fera cela", hayinu (c'est-à-dire) que toutes les mitsvot il les fera be-kavanah le-chem chamayim comme shemirat Chabbat (la garde du Chabbat), car Chabbat est be-vaday (à coup sur) émet, qu'il n'y a en lui aucune kavanah, car il est yesod d'émet et son iqar (essentiel) est de se garder de l'asiyah (le faire) ; ainsi toutes les mitsvot il les fera be-kavanah amitit (intention véritable) le-chem chamayim.
וְנָחֲךָ ה' תָּמִיד. אִיתָא בַּזה"ק (תולדות קמ"א.) אֶלָּא דָּא תָּמִיד דְּבֵין הָעַרְבַּיִם.
זֶה רוֹמֵז שֶׁהַשי"ת יְבָרֵר אֶת יִשְׂרָאֵל בְּבֵרוּרִים דַּקִּים מְאוֹד כְּחוּט הַשַּׂעֲרָה שֶׁזֶּה רוֹמֵז עַרְבַּיִם כִּדְאִיתָא בַּגְּמָרָא (שבת ל"ד:) בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת כְּהֶרֶף עַיִן זֶה נִכְנָס וְזֶה יוֹצֵא וְאִי אֶפְשָׁר לַעֲמֹד עָלָיו, שֶׁזֶּה רוֹמֵז עַל מַעֲשִׂים שֶׁהֵמָּה מִצַּד אָדָם רוֹפְפִים שֶׁצְּרִיכִים לְבֵרוּרִים דַּקִּים מְאוֹד כְּשֶׁיִּהְיֶה נוֹטֶה כְּחוּט הַשַּׂעֲרָה לְצַד אֶחָד אָז יִהְיֶה טוֹבִים, וּכְשֶׁיִּהְיֶה נוֹטִים כְּחוּט הַשַּׂעֲרָה לְצַד הַשֵּׁנִי יִהְיֶה לְהֵיפֶךְ, וְאֵין אָדָם יָכוֹל לְבָרֵר הַהֶבְדֵּל כִּי הוּא כְּחוּט הַשַּׂעֲרָה, לָכֵן כְּתִיב "וְנָחֲךָ ה' תָּמִיד" שֶׁהַשי"ת יָעִיד עַל עִנְיָנִים כָּאֵלּוּ שֶׁיִּשְׂרָאֵל כִּוְּנוּ לְעֹמֶק רְצוֹנוֹ יִתְבָּרַךְ וְזֶה נִקְרָא (ישעיה מ"א,ט') "וּמֵאֲצִילֶיהָ קְרָאתִיךָ", מֵהַזָּוִית שֶׁשָּׁם הַהֶבְדֵּל בֵּין הַקְּצָווֹת הוּא כְּחוּט הַשַּׂעֲרָה, עַל זֶה מְסַיֵּם שָׁם הַכָּתוּב "בְּחַרְתִּיךָ וְלֹא מְאַסְתִּיךָ אַל תִּירָא כִּי עִמְּךָ אָנִי" וְגוֹ' שֶׁהַשי"ת יָעִיד שֶׁשָּׁם כִּוְּנוּ יִשְׂרָאֵל לְעֹמֶק רְצוֹנוֹ יִתְבָּרַךְ.
"Et ה' te guidera tamid (toujours, continuellement)." (Isaie 58,11). Ita ba-Zohar haKadoch (זה"ק, le saint Zohar ; Toldot 141a) : "ela da tamid de-bein ha-arbayim" (seulement, ceci est le tamid [sacrifice perpétuel] de bein ha-arbayim, entre les soirs).
Cela romez (fait allusion) que Hachem Yitbarakh (השי"ת, Hachem, qu'Il soit béni) yevorer (clarifiera, triera) Israël be-berurim (par des clarifications) très fins, ke-hut ha-saarah (comme un fil de cheveu), et cela romez arbayim (les soirs), ki-de-ita ba-Guemara (comme il est rapporté dans le Talmud) (Chabbat 34b) : bein ha-shemashot (entre les soleils, le crépuscule) ke-heref ayin (comme un clin d'œil), celui-ci entre et celui-là sort, ve-i efshar laamod alav (et il est impossible de s'y tenir, de le déterminer) ; que cela romez sur des actes qui, mi-tsad adam (du côté de l'homme), sont rofefim (flottants, instables), qui ont besoin de berurim très fins : lorsqu'il penchera ke-hut ha-saarah vers un côté, alors ils seront tovim (bons), et lorsqu'ils pencheront ke-hut ha-saarah vers le second côté, ce sera le hefekh (l'inverse) ; et aucun homme ne peut berer (clarifier) la hevdel (différence), car elle est ke-hut ha-saarah ; c'est pourquoi ketiv (il est écrit) "et ה' te guidera tamid" : que Hachem Yitbarakh témoignera sur des inyanim (affaires) tels, que Israël ont kivvenu (vise) le-omek ratsono yitbarakh (vers la profondeur de Sa volonté, qu'Il soit béni) ; et cela est appelé (Isaie 41,9) "u-me-atsileha keratikha" ("et de ses atsileha [angles, extrémités] Je t'ai appelé") : de la zavit (angle) où la hevdel entre les ketsavot (extrémités) est ke-hut ha-saarah ; sur cela le ketuv (l'Écriture) conclut la "Je t'ai choisi et Je ne t'ai pas rejeté ; ne crains pas, car Je suis avec toi" etc. (Isaie 41,9-10) : que Hachem Yitbarakh témoignera que la Israël ont kivvenu le-omek ratsono yitbarakh.
פּוּרָה דָּרַכְתִּי לְבַדִּי וּמֵעַמִּים אֵין אִישׁ אִתִּי וְאֶדְרְכֵם בְּאַפִּי וְאֶרְמְסֵם בַּחֲמָתִי וְיֵז נִצְחָם עַל בְּגָדַי וְכָל מַלְבּוּשַׁי אֶגְאָלְתִּי. הַיְינוּ כִּי בֶּאֱמֶת הַשי"ת הוּא טוֹב וְגַם כָּל הַלְּבוּשִׁים שֶׁנִּתְלַבֵּשׁ בָּהֶם כִּבְיָכוֹל הֵם טוֹבִים בָּעוֹלָם הַזֶּה, אָכֵן לֶעָתִיד יִתְרָאֶה שֶׁהוּא נוֹקֵם וְנוֹטֵר עֲבוּר גְּאֻלַּת יִשְׂרָאֵל וְזֶה נִקְרָא "וְכָל מַלְבּוּשַׁי אֶגְאָלְתִּי".
"Une purah (cuve de pressoir) J'ai foule Seul, et des peuples il n'y a pas d'homme avec Moi ; et Je les foulerai en Ma colère et Je les foulerai en Ma hamah (fureur), et leur netsa'h (jus, suc) jaillira sur Mes habits, et tous Mes malbushim (vêtements) J'ai egalti (souillé / rattache à geulah, rédemption)." (Isaie 63,3). Hayinu (c'est-à-dire) car be-émet (en vérité) Hachem Yitbarakh (השי"ת, Hachem, qu'Il soit béni) est tov (bon), et aussi tous les levushim (vêtements) dont Il s'est revêtu, kivyakhol (pour ainsi dire), sont tovim (bons) en olam ha-zeh (ce monde-ci) ; toutefois le-atid (dans l'avenir) il apparaîtra qu'Il est noqem ve-noter (Celui qui venge et qui garde) pour geulat Israël (la rédemption d'Israël), et cela est appelé "et tous Mes malbushim J'ai egalti".
כֹּה אָמַר ה' הַשָּׁמַיִם כִּסְאִי וְהָאָרֶץ הֲדֹם רַגְלָי אֵי זֶה בַיִת אֲשֶׁר תִּבְנוּ לִי וְאֵי זֶה מָקוֹם מְנוּחָתִי וְאֶת כָּל אֵלֶּה יָדִי עָשָׂתָה וַיִּהְיוּ כָל אֵלֶּה נְאֻם ה'. וְהַיְינוּ אַף שֶׁהַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ אֵין חֵקֶר וְהָאָרֶץ הוּא שְׁרַפְרַף רַגְלוֹ יִתְבָּרַךְ וְהֵם כֻּלָּם מְסַפְּרִים כְּבוֹד אֵל וּקְדֻשָּׁתוֹ, מִכָּל מָקוֹם כְּתִיב "וְאֶל זֶה אַבִּיט אֶל עָנִי וּנְכֵה רוּחַ וְחָרֵד עַל דְּבָרִי", שֶׁהַשי"ת מַבִּיט לָהֶם בְּיִחוּד, וְעָנִי נִקְרָא אַבְרָהָם אָבִינוּ עָלָיו הַשָּׁלוֹם שֶׁהָיָה מְמָאֵס תָּמִיד בְּבֶצַע כֶּסֶף וּכְתִיב בּוֹ (בראשית י"ד,כ"ג) "וְלֹא תֹאמַר אֲנִי הֶעֱשַׁרְתִּי אֶת אַבְרָם", וּנְכֵה רוּחַ נִקְרָא יִצְחָק אָבִינוּ כְּשֶׁאָמַר לוֹ אֲבִימֶלֶךְ "לֵךְ מֵעִמָּנוּ כִּי עָצַמְתָּ מִמֶּנּוּ מְאֹד", אַף שֶׁאָמְרוּ זֶבֶל פִּרְדּוֹתָיו שֶׁל יִצְחָק וְלֹא כַּסְפּוֹ וּזְהָבוֹ שֶׁל אֲבִימֶלֶךְ כִּדְאִיתָא בַּמִּדְרָשׁ (רבה תולדות ס"ד,ז') מִכָּל מָקוֹם נִכְנַע יִצְחָק מִפָּנָיו שֶׁהָלַךְ מִשָּׁם, וְשָׁמַע לִדְבָרָיו.
וְחָרֵד עַל דְּבָרִי נִקְרָא יַעֲקֹב אָבִינוּ שֶׁהָיָה מִטָּתוֹ שְׁלֵימָה וְהָיָה חָרֵד עַל כָּל דִּקְדּוּקֵי מִצְוֹת מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים שֶׁלֹּא יַעֲבֹר רְצוֹן הַשי"ת שֶׁצִּוָּה לְהִזָּהֵר, וְאָמַר כֵּיוָן שֶׁהוּא נֶגֶד רְצוֹנוֹ יִתְבָּרַךְ אֵין לִי לְחַלֵּק בֵּין דִּקְדּוּק קַל מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים וּבֵין מִצְוָה חֲמוּרָה, וּלְאֵלּוּ הַשי"ת מַבִּיט בְּיִחוּד לְטוֹב לָהֶם, וְזֶה שֶׁכָּתוּב (ישעיה מ"ח,י"ז) "אֲנִי ה' אֱלֹהֶיךָ מְלַמֶּדְךָ לְהוֹעִיל", פֵּירוּשׁ אֲנִי הַמְהַוֶּה אוֹתְךָ וְחָפֵץ אֲנִי בְּטוֹבָתְךָ לָכֵן מְלַמֶּדְךָ וּבָחַרְתָּ בַּחַיִּים וְאַף שֶׁנִּדְמֶה שֶׁהַמְקַבֵּל עָלָיו עֹל תּוֹרָה יְצֻמְצְמוּ אֶצְלוֹ כָּל הַטּוֹבוֹת עַל זֶה נֶאֱמַר (משלי ח',י"ד) "לִי עֵצָה וְתוּשִׁיָּה" וּכְתִיב (משלי כ"ב,י"ז) "וְלִבְּךָ תָּשִׁית לְדַעְתִּי" שֶׁהַשי"ת מְלַמֶּדְךָ לְטוֹב לָךְ וְזֶה נִקְרָא "מְלַמֶּדְךָ לְהוֹעִיל".
"Ainsi a dit ה' : les cieux sont Mon kisse (trône) et la terre le hadom (marchepied) de Mes pieds ; quel est la maison que vous Me bâtirez, et quel est le lieu de Mon menuha (repos) ? Et toutes ces choses, Ma main les a faites, et toutes ces choses ont été, neum ה' (dit ה')." (Isaie 66,1-2).
Ve-hayinu (et c'est-à-dire) : même que les cieux et la terre sont ein heqer (sans investigation, insondables) et que la terre est le shrafraf (marchepied) de Son pied, yitbarakh (qu'Il soit béni), et qu'ils racontent tous kevod El (la gloire d'El) et Sa kedoucha (sainteté), mi-kol makom (néanmoins) ketiv (il est écrit) "et vers celui-ci Je regarderai : vers l'ani (pauvre) et le nekheh ruah (brisé d'esprit) et le hared (tremblant) sur Ma parole" (Isaie 66,2) : que Hachem Yitbarakh (השי"ת, Hachem, qu'Il soit béni) les regarde be-yihud (en particulier, en unicité). Et ani est appelé Avraham Avinu alav ha-chalom (notre père, que la paix soit sur lui), qui mema'es (réprouvait) toujours betsa kesef (le gain d'argent), et il est écrit de lui (Genèse 14,23) "et tu ne diras pas : moi j'ai enrichi Avram" ; et nekheh ruah est appelé Yitshak Avinu, lorsque Avimelekh lui a dit "va d'avec nous, car tu t'es fortifie de nous beaucoup" (Genèse 26,16) : même qu'ils ont dit "le zevel (fumier) des pirdot (mulets) de Yitshak, et non l'argent et l'or d'Avimelekh", ki-de-ita ba-Midrach (comme il est rapporté dans le Midrach) (Rabbah Toldot 64,7), mi-kol makom Yitshak s'est nikhna (humilie) devant lui, qu'il est parti de la, et il a écoute ses paroles.
Et hared al devarai est appelé Yaakov Avinu, dont la mitah (couche) était sheleimah (complète), et qui était hared sur tous les dikdukei mitsvot (points fins des commandements) mi-divrei Sofrim (des paroles des scribes) afin de ne pas transgresser la ratson (volonté) de Hachem Yitbarakh qui a ordonné de s'en garder ; et il a dit : puisque c'est contre ratsono yitbarakh, je n'ai pas à lehaleq (distinguer) entre un dikduk qal (point fin léger) mi-divrei Sofrim et une mitsvah hamurah (commandement grave) ; et vers ceux-ci Hachem Yitbarakh regarde be-yihud le-tov lahem (pour leur bien) ; et c'est ce qui est écrit (Isaie 48,17) "Je suis ה' ton Elokim, melamedkha lehoil (Qui t'enseigne à profiter)" : perush (explication) : Je suis ha-mehaveh (Celui qui te fait être) et Je désire ton bien, c'est pourquoi Je t'enseigne, u-vaharta ba-'hayim (et tu choisiras la vie) ; et même qu'il paraisse que celui qui meqabel alav (accepté sur lui) ol Torah (le joug de la Torah), yetsumtsemu (seront restreints, tsimtsum) auprès de lui tous les tovot (biens), sur cela il est dit (Proverbes 8,14) "à Moi etsah (conseil) et tushiyah (ressource, sagesse pratique)" ; et ketiv (Proverbes 22,17) "et ton cœur tu appliqueras à Ma daat (connaissance)" : que Hachem Yitbarakh t'enseigne le-tov lakh (pour ton bien), et cela est appelé "melamedkha lehoil".