« Je vous ai adjurées, filles de Jérusalem : si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous ? Que je suis malade d'amour » (Cantique des cantiques 5,8) : le Mei HaChiloa'h demande comment les idolâtres pourront trouver D.ieu et Lui parler, et l'explique par une parabole. Un roi envoie au loin son fils fautif sous un petit prince, qui l'afflige puis insulte le roi ; le fils écrit qu'il ne peut entendre cette insulte, plus douloureuse que tout le reste. Ému, le roi le rappelle. Ainsi, quand vous recevrez un bien et direz avec audace « Qu'est Chaddaï pour que nous Le servions ? », faites que D.ieu témoigne que je suis malade d'amour pour l'honneur de Son Nom.
Aussi : au temps de la vengeance et de la colère dont D.ieu est vêtu pour sauver Israël, « à ma jument » devient « je t'ai comparée » : Il l'a fait taire, apaisée et établie en repos.
(א) לְסֻסָתִי בְּרִכְבֵי פַרְעֹה דִּמִּיתִיךְ רַעְיָתִי. "לְסֻסָתִי" הַיְינוּ בְּעֵת גּוֹדֶל הִתְפַּשְּׁטוּת בְּנָקָם וְחֵמָה שֶׁהָיָה הַשי"ת מְלוּבָּשׁ אָז בִּשְׁבִיל לְהוֹשִׁיעַ אֶת יִשְׂרָאֵל, אָז "דִּמִּיתִיךְ רַעְיָתִי", הַיְינוּ שֶׁהִדְמַמְתִּיךְ וְהִשְׁתַּקְתִּיךְ הַיְינוּ שֶׁהֶעֱמַדְתִּיךְ בְּנַיְיחָא.
(à) "À ma jument parmi les chars de Pharaon je t'ai comparée, ma compagne." (Cantique des cantiques 1,9). "Le-susati" (à ma jument), hayinu (c'est-à-dire) au temps de la grandeur du hitpashtut (déploiement) dans la vengeance et la colère, dont Hachem Yitbarakh (השי"ת, Hachem, qu'Il soit béni) était alors vêtu afin de sauver Israël; alors "dimitik ra'ayati" (je t'ai comparée, ma compagne), hayinu que Je t'ai fait taire (hidmametikh, de damam, se taire) et que Je t'ai apaisée (hishtaktikh), hayinu que Je t'ai établie be-nayha (en repos).
(ה) הִשְׁבַּעְתִּי אֶתְכֶם בְּנוֹת יְרוּשָׁלָיִם אִם תִּמְצְאוּ אֶת דּוֹדִי מַה תַּגִּידוּ לוֹ שֶׁחוֹלַת אַהֲבָה אָנִי. לְהָבִין הֵיאַךְ יוּכְלוּ הָעכו"ם לִמְצוֹא אֶת הַשי"ת וְהַשי"ת יִהְיֶה נִמְצָא לָהֶם וְהֵם יַגִּידוּ לְהַשי"ת, וְגַם "תַּגִּידוּ" רוֹמֵז לִדְבָרִים הַקָּשִׁים כְּגִידִין.
אָכֵן הָעִנְיָן יְבוֹאַר עַל פִּי מָשָׁל, מֶלֶךְ גָּדוֹל שֶׁבְּנוֹ חָטָא לוֹ וְשִׁלְּחוֹ לְמֶרְחַקִּים שֶׁיִּמְשׁוֹל עָלָיו נָסִיךְ קָטָן אֲשֶׁר מֵעוֹלָם לֹא שָׁמַע וְלֹא רָאָה אֶת כְּבוֹד הַמֶּלֶךְ, וְהַנָּסִיךְ הַזֶּה עִנָּה אֶת הַבֵּן וְהֵצִיק לוֹ מְאֹד וְהַבֵּן הוֹדִיעַ זֹאת לְאָבִיו וּבִקְשׁוֹ שֶׁיִּשְׁלַח דְּבָרוֹ וְיִקָּחֵהוּ מִשָּׁם, אַךְ הַמֶּלֶךְ לֹא עָנָהוּ דָּבָר, וְאַחַר כָּךְ עָלָה הַנָּסִיךְ לְמַעֲלָה יוֹתֵר וְנַעֲשָׂה נָסִיךְ גָּדוֹל וְאָז הוֹסִיף לְהָצִיק לְהַבֵּן, וְעִיקָּר שֶׁדִּבֵּר עָתָק וְחֵרֵף וְגִדֵּף אֶת הַמֶּלֶךְ וְהַבֵּן לֹא הָיָה יָכוֹל לִשְׁמוֹעַ, אָז כָּתַב הַבֵּן לְאָבִיו הַמֶּלֶךְ שֶׁהַנָּסִיךְ מְבַזֶּה אוֹתוֹ וְהוּא אֵינוֹ יָכוֹל לִשְׁמוֹעַ, וּמִזֶּה יֵשׁ לוֹ צַעַר גָּדוֹל יוֹתֵר מִכָּל הַצַּעַר שֶׁמְּצַעֵר לוֹ, וְאָז נִכְמְרוּ רַחֲמֵי הַמֶּלֶךְ עַל בְּנוֹ וְאָמַר אַחַר שֶׁבְּנִי יֵשׁ לוֹ צַעַר גָּדוֹל מֵהַלַּחַץ שֶׁמֵּצִיק לוֹ הַנָּסִיךְ וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ כָּעֵת לָזֶה רַק יֵצַר לוֹ עַל חִילּוּל כְּבוֹדִי, יַעַן שֶׁבְּנִי אֲשֶׁר רָאָה אֶת כָּל כְּבוֹדִי לָזֹאת יֵצַר לוֹ עַל זֶה מְאֹד, לָכֵן הִגִּיעַ הָעֵת לַהֲשִׁיבוֹ אֵלַי. וְזֶה פֵּירוּשׁ "אִם תִּמְצְאוּ אֶת דּוֹדִי" הַיְינוּ כְּשֶׁתְּקַבְּלוּ הַשְׁפָּעַת טוֹבָה שֶׁזֶּה נִקְרָא שֶׁמָּצְאוּ אֶת הַשי"ת אָז "מַה תַּגִּידוּ לוֹ" הַיְינוּ שֶׁתְּדַבְּרוּ נֶגֶד הַשי"ת בְּעַזּוּת וְתֹאמְרוּ מַה שַּׁדַּי כִּי נַעַבְדֶנּוּ שֶׁתֵּיבַת "תַּגִּידוּ" שֶׁהוּא בְּפַתָּח רוֹמֵז פּוֹעַל יוֹצֵא שֶׁתִּפְעֲלוּ שֶׁהַשי"ת יָעִיד עָלַי שֶׁחוֹלַת אַהֲבָה אָנִי, שֶׁעִיקַּר חָלְיִי וּמַכְאוֹב לִבִּי הוּא עַל כְּבוֹד שְׁמוֹ הַמְחוּלָּל וְקָשֶׁה עָלַי לִשְׁמוֹעַ קוֹל מְחָרֵף וּמְגַדֵּף וְזֶה עִיקַּר חָלְיִי וְאָז תִּפְעֲלוּ שֶׁהַשי"ת יְרַחֵם עָלַי וְיוֹשִׁיעַ לִי.
(hé) "Je vous ai adjurées, filles de Jérusalem: si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous? Que je suis malade d'amour." (Cantique des cantiques 5,8).
Pour comprendre comment les akoum (עכו"ם, idolâtres) pourront trouver Hachem Yitbarakh (השי"ת, Hachem, qu'Il soit béni), et que Hachem Yitbarakh sera trouve pour eux, et qu'eux diront (yagidou) à Hachem Yitbarakh; et aussi "tagidou" (vous direz) romez (fait allusion) à des choses dures comme des giddim (גידין, tendons). Akhen (certes) l'inyan (le sujet) yevuar (sera expliqué) al pi mashal (selon une parabole).
Un grand roi dont le fils à péché contre lui, et il l'envoya au loin afin qu'un petit nassikh (prince) règne sur lui, lequel n'avait jamais entendu ni vu l'honneur du roi; et ce nassikh affligea le fils et le serra beaucoup, et le fils fit savoir cela à son père et le pria d'envoyer sa parole et de le prendre de la, mais le roi ne lui répondit aucune parole. Et ensuite le nassikh monta plus haut et devint un grand nassikh, et alors il ajouta à serrer le fils; et l'ikkar (l'essentiel) est qu'il parla avec atak (arrogance) et qu'il heref (insulta) et giddef (blasphéma) le roi, et le fils ne pouvait pas entendre.
Alors le fils écrivit à son père le roi que le nassikh mevazeh (méprise) celui-ci (le roi) et qu'il (le fils) ne peut pas entendre, et que de cela il a une grande douleur, plus que toute la douleur dont on l'affligé. Et alors nikmeru rahamei ha-melekh (s'émurent les miséricordes du roi) sur son fils, et il dit: après que mon fils à une grande douleur de la lahatz (pression) dont le nassikh le serre, et qu'il ne se soucie pas à présent de cela, seulement yetser lo (il lui est étroit, cela lui fait mal) sur le hillul (profanation) de mon honneur, parce que mon fils, qui a vu tout mon honneur, pour cela il lui est étroit beaucoup sur ceci; c'est pourquoi le temps est arrivé de le ramener vers moi.
Et ceci est le perush (sens) de "si vous trouvez mon bien-aimé", hayinu lorsque vous recevrez une hashpaat tova (effusion de bien), ce qui est appelé qu'ils ont trouvé Hachem Yitbarakh, alors "mah tagidou lo" (que lui direz-vous), hayinu que vous parlerez contre Hachem Yitbarakh avec azut (audace) et vous direz "mah Shaddai ki na'avdennu" (qu'est le Shaddai, que nous Le servions) (Job 21,15); que teivat (le mot) "tagidou", qui est be-patah (avec un patah, voyelle ouverte), romez à un poel yotse (verbe transitif, dont l'action sort vers un objet), que vous tif'alu (agirez, opérerez) afin que Hachem Yitbarakh ya'id (témoigne) sur moi que je suis malade d'amour, que l'ikkar de ma maladie et de la douleur de mon cœur est sur l'honneur de Son Nom mehullal (profane), et qu'il m'est dur d'entendre la voix de meharef u-megaddef (celui qui insulte et blasphème), et ceci est l'ikkar de ma maladie; et alors vous tif'alu afin que Hachem Yitbarakh ait pitié de moi et me sauve.