מי השלוח

Mei HaShiloach — Tome II - Bamidbar - Pinchas

Rabbi Mordechai Yosef Leiner d Izbica
En bref

Après l'acte de Zimri, D.ieu ordonne à Moché et à Elazar de compter Israël et de détailler les familles (Bamidbar 26,1-2). Le Mei HaChiloa'h rapporte du Zohar que Pin'has a redressé ce qui s'était tordu, un acte qui lui revenait à lui seul, et de la Guemara qu'il n'est devenu cohen qu'après avoir tué Zimri. Le dénombrement montre ainsi qu'Israël se divise en particuliers, chacun avec sa part dans un particulier de sainteté, et que les familles se distinguent selon la force de la racine de leur sainteté. Même si chacun penche vers un autre but, tous redressent leur cœur vers un seul lieu.

Aussi : les filles de Tselof'had visent une profondeur propre à leur âme ; le bouc des prémices ne porte pas le nom de 'hatat, car le joug de la Torah apporte un rachat de toutes les fautes.

וַיֹּאמֶר ה׳ אֶל מֹשֶׁה וְאֶל אֶלְעָזָר בֶּן אַהֲרֹן הַכֹּהֵן לֵאמֹר, שְׂאוּ אֶת רֹאשׁ כָּל עֲדַת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְגוֹ׳. הָעִנְיָן שֶׁאַחַר מַעֲשֵׂה זִמְרִי נִצְטַוּוּ לִמְנוֹת אֶת יִשְׂרָאֵל וְלִפְרוֹט מִשְׁפָּחוֹת, כִּי פִּנְחָס אֲשֶׁר קִנֵּא אִיתָא בַּזה"ק (פנחס רי"ג:) דְּאִתְתַּקַּן מַה דְּאִתְעַקַּם שֶׁהַמַּעֲשֶׂה הַזֶּה הָיְתָה שַׁיֶּכֶת רַק אֵלָיו לְיַישֵּׁר חֶסְרוֹנוֹ, וְכִדְאִיתָא בַּגְּמָרָא (זבחים ק"א:) לֹא נִתְכַּהֵן פִּנְחָס עַד שֶׁהֲרָגוֹ לְזִמְרִי וְלָכֵן כְּתִיב "אֲשֶׁר קִנֵּא לֵאלֹהָיו", הַיְינוּ לְפִי פְּרָט קְדוּשָּׁתוֹ וְכִדְאִיתָא בַּזה"ק (בשלח מ"ח.) עַל יוֹנָה, "וַיִּתְפַּלֵּל יוֹנָה אֶל ה׳ אֱלֹהָיו" לַאֲתַר דַּהֲוָה קָשִׁיר בֵּיהּ, וְלָכֵן נֶאֱמַר אַחַר כֵּן הַמִּנְיָן, לְהַרְאוֹת שֶׁאַף שֶׁנִּתְחַלְּקוּ יִשְׂרָאֵל לִפְרָטִים וְכָל אֶחָד שַׁיָּךְ לְחֶלְקוֹ בִּפְרַט קְדוּשָּׁה, מִכָּל מָקוֹם יֵשׁ בָּהֶם גְּבוּלִים בִּפְרַט מִשְׁפָּחוֹת לְחַלְּקָם וּלְפָרְטָם כְּפִי כֹּחַ שׁוֹרֶשׁ קְדוּשָּׁתָם הַמּוּטְבָּע בָּהֶם, וְלָכֵן נִסְמַךְ אַחַר כֵּן "לָאֵלֶּה תֵּחָלֵק הָאָרֶץ" שֶׁאַף שֶׁכָּל אֶחָד נוֹטֶה לִמְכוּוָּן אַחֵר, מִכָּל מָקוֹם מְיַישְּׁרִים כּוּלָּם אֶת לִבָּם לְמָקוֹם אֶחָד, וְכֵן בִּבְנוֹת צְלָפְחָד שֶׁהֵם בְּתוּמָּם כִּוְּונוּ לְעוֹמֶק עָמוֹק עַד שֶׁגַּם מֹשֶׁה רַבֵּינוּ לֹא הֵשִׁיב לָהֶם לְפִי שֶׁהַפָּרָשָׁה הַזּוֹ הָיְתָה שַׁיֶּכֶת לִפְרָט נַפְשָׁם.

"Et ה' dit à Moché et à Elazar fils d'Aharon haCohen (le prêtre) pour dire: Levez la tête de toute l'edah (assemblée) des enfants d'Israël, etc." (Nombres 26,1-2). Le sujet: qu'après le maaseh (acte) de Zimri ils ont été commandés de compter Israël et de détailler les mishpahot (familles); car Pinhas, "qui a été zelote": ita (il est rapporté) dans le Zohar haKadoch (זה"ק, le saint Zohar; Pinhas 213b) de-itatkan mah de-itakam (qu'à été redresse ce qui s'était tordu), que cet acte n'appartenait qu'à lui pour redresser son hisaron (manque); et ke-de-ita (comme il est rapporté) dans la Guemara (Talmud; Zevahim 101b): Pinhas n'est devenu cohen qu'après qu'il eut tué Zimri; et c'est pourquoi il est écrit "qui a été zelote pour son Elokim" (Nombres 25,13), hayinu (c'est-à-dire) selon le perat (particulier) de sa kedoucha (sainteté); et ke-de-ita dans le Zohar haKadoch (Beshalah 48a) sur Yonah: "Et Yonah pria vers ה' son Elokim" (Jonas 2,1) la-atar de-havah kashir beih (vers le lieu auquel il était lié); et c'est pourquoi a été dit ensuite le minyan (dénombrement), pour montrer que même qu'Israël se sont divisés en peratim (particuliers) et que chacun appartient à sa helek (part) dans un perat de kedoucha, mi-kol makom (néanmoins) il y a en eux des guevoulim (limites) dans le perat des mishpahot pour les diviser et les détailler selon la koah (force) de la shoresh (racine) de leur kedoucha qui est imprimée en eux; et c'est pourquoi a été accolé ensuite "À ceux-ci sera partagée la terre" (Nombres 26,53): que même que chacun penche vers un mekhuvan (vise) autre, mi-kol makom tous redressent leur cœur vers un seul lieu; et de même dans les filles de Tselofhad, qu'elles dans leur tom (intégrité) ont visé un omek amok (profondeur profonde) jusqu'à ce que même Moché Rabbenou (notre maître) ne leur a pas répondu, parce que cette parashah (section) appartenait au perat de leur nefech (âme).

וּבְיוֹם הַבִּכּוּרִים וְגוֹ׳ שְׂעִיר עִזִּים אֶחָד לְכַפֵּר עֲלֵיכֶם. וְלֹא כְּתִיב חַטָּאת כְּמוֹ בִּשְׁאָר הַקָּרְבָּנוֹת כִּדְאִיתָא בַּירוּשַׁלְמִי (ראש השנה פ"ד, מ"ח) אָמַר לָהֶן הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מִכֵּיוָן שֶׁקִּבַּלְתֶּם עֲלֵיכֶם עוֹל תּוֹרָה מַעֲלֶה אֲנִי עֲלֵיכֶם כְּאִילּוּ לֹא חֲטָאתֶם מִימֵיכֶם, שֶׁמִּצַּד דִּבְרֵי תּוֹרָה יִתְחַיֵּיב וְיִצְמַח פִּדְיוֹן לְכָל הַחֲטָאִים לִבְלִי יִשָּׁאֵר שׁוּם רוֹשֶׁם רַק יְתוּקְּנוּ מִשּׁוֹרְשָׁם.

כִּי אַחַר שֶׁקִּבְּלוּ עוֹל תּוֹרָה יִמְצְאוּ בְּדִבְרֵי תוֹרָה פִּדְיוֹן עַל הַכֹּל לְתַקֵּן אֶת הַקּוֹדֵם מֵעִיקָּרוֹ.

"Et au jour des bikourim (prémices), etc., un seir izim (bouc) unique pour kapper (expier) pour vous." (Nombres 28,26; 28,30). Et il n'est pas écrit hattat (sacrifice pour la faute) comme dans les autres korbanot (sacrifices), ke-de-ita dans le Yeroushalmi (Talmud de Jérusalem; Roch haShanah, perek 4, mishnah 8): le Saint, béni soit-Il, leur a dit: des lors que vous avez pris sur vous ol Torah (le joug de la Torah), Je vous compte comme si vous n'aviez jamais faute de vos jours; car mi-tsad (du côté de) divrei Torah (paroles de Torah) se devra et germera un pidyon (rachat) pour toutes les fautes, afin qu'il ne reste aucune rochem (trace), seulement qu'elles soient yetuknu (rectifiées, tikoun) depuis leur shoresh (racine).

Car après qu'ils ont reçu ol Torah, ils trouveront dans les divrei Torah un pidyon pour le tout, pour takken (rectifier) ce qui précède depuis son ikkar (principe).

בַּיּוֹם הַשְּׁמִינִי עֲצֶרֶת תִּהְיֶה לָכֶם. בְּזֶה הַפָּרָשָׁה נִרְמַז קֵץ הָאַחֲרוֹן וִיקוּיַּם בָּנוּ "יְהִי כְבוֹד ה׳ לְעוֹלָם יִשְׂמַח ה׳ בְּמַעֲשָׂיו" (תהלים ק"ד,ל"א).

"Au huitième jour, atseret (assemblée de clôture) sera pour vous." (Nombres 29,35). Dans cette parashah (section) est nirmaz (allude) le kets ha-aharon (la fin dernière), et s'accomplira en nous: "Que soit le kavod (honneur) de ה' pour toujours; ה' se réjouira en Ses œuvres" (Psaumes 104,31).

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