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Mei HaShiloach — Tome II - Vayikra - Tazria

Rabbi Mordechai Yosef Leiner d Izbica
En bref

« Une femme, lorsqu'elle ensemencera et enfantera un mâle » : le Mei HaChiloa'h y voit un désir clarifié qui s'éveille dans l'âme de l'homme, d'où naît une force qui répand des paroles de Torah. Quand Avraham dit « Puisse Yichmael vivre devant Toi », D.ieu répond que le cœur de Yichmael n'est pas clarifié, même s'il agit comme Israël, alors qu'Israël est lié à D.ieu dans sa racine. L'alliance éternelle est établie par l'engendrement qui suit un désir clarifié, appelé « Sarah ta femme ». L'homme ne doit pas se relâcher dans le service : peu ou beaucoup, pourvu qu'il oriente son cœur vers D.ieu.

Aussi : malgré la petitesse de la goutte de semence, « elle enfantera un mâle » ; Chelomo ne siège sur son trône qu'après avoir compris Tazria et Metsora ; il n'y a aucun mal dans la racine d'Israël.

וַיְדַבֵּר ה' אֶל מֹשֶׁה לֵּאמֹר, דַּבֵּר אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל לֵאמֹר אִשָּׁה כִּי תַזְרִיעַ וְיָלְדָה זָכָר וְגוֹ'. "אִשָּׁה כִּי תַזְרִיעַ" רוֹמֵז עַל תְּשׁוּקָה בְּרוּרָה כְּשֶׁיִּתְעוֹרֵר בְּנֶפֶשׁ הָאָדָם, אָז "וְיָלְדָה זָכָר" שֶׁיִּתְעוֹרֵר מִזֶּה כֹּחַ מַשְׁפִּיעַ דִּבְרֵי תּוֹרָה, וְזֶה הָיָה הָעִנְיָן שֶׁאָמַר אַבְרָהָם לִפְנֵי הַשי"ת (בראשית י"ז,י"ח) "לוּ יִשְׁמָעֵאל יִחְיֶה לְפָנֶיךָ" וְהֵשִׁיב לוֹ הַשי"ת שֶׁיִּשְׁמָעֵאל אַף שֶׁעוֹשֶׂה כָּל הַמַּעֲשִׂים כְּמוֹ יִשְׂרָאֵל, מִכָּל מָקוֹם אֵין לִבּוֹ מְבֹרָר, כִּי הוּא אֵינוֹ נָקִי אַגַּב אִמּוֹ, אֲבָל יִשְׂרָאֵל לִבָּם וּתְשׁוּקָתָם הוּא מְבֹרָר מְאֹד בִּלְתִּי לְהַשי"ת לְבַדּוֹ, כִּי בְּשׁוֹרְשָׁם מְקֻשָּׁרִים בְּהַשי"ת, וְזֶה שֶׁהֵשִׁיב לוֹ הַשי"ת (שם) "אֲבָל שָׂרָה אִשְׁתְּךָ יֹלֶדֶת לְךָ בֵּן" וְגוֹ', הַיְינוּ הַהוֹלָדָה שֶׁיִּהְיֶה אַחַר הַתְּשׁוּקָה הַמְבֹרֶרֶת לְהַשי"ת עִם זֶה הַהוֹלָדָה אָקִים אֶת בְּרִיתִי לִבְרִית עוֹלָם, כִּי זֶה הַתְּשׁוּקָה הַנִּקְרֵאת שָׂרָה אִשְׁתְּךָ, הוּא תְּשׁוּקָה מְבֹרֶרֶת בְּשׁוֹרְשָׁהּ וּמְקֻשֶּׁרֶת בִּרְצוֹן הַשי"ת.

"Et ה' parla à Moché pour dire: Parle aux enfants d'Israël pour dire: une femme, lorsqu'elle ensemencera et enfantera un mâle, etc." (Lévitique 12,1-2). "Une femme, lorsqu'elle ensemencera" fait allusion à une teshukah berurah (désir clarifié) lorsqu'elle s'éveille dans la nefech (âme) de l'homme, alors "et elle enfantera un mâle": qu'il s'éveille de cela un koah mashpia (force influente, qui déverse) de divrei Torah (paroles de Torah).

Et c'était cela le sujet de ce qu'Avraham dit devant Hachem, qu'Il soit béni (השי"ת, Hachem Yitbarakh) (Genèse 17,18): "Puisse Yishmael vivre devant Toi". Et Hachem, qu'Il soit béni, lui répondit que Yishmael, même s'il fait tous les actes comme Israël, de toute façon son cœur n'est pas mevorar (clarifié), car il n'est pas naki (net) agav (par le fait de) sa mère; mais Israël, leur cœur et leur teshukah sont très mevorarim, uniquement vers Hachem, qu'Il soit béni, seul, car en leur shoresh (racine) ils sont liés au Nom, qu'Il soit béni.

Et c'est cela que Hachem, qu'Il soit béni, lui répondit (ibid.): "Mais Sarah ta femme t'enfantera un fils" etc., hayinu (c'est-à-dire): la holadah (engendrement) qui sera après la teshukah mevoreret vers Hachem, qu'Il soit béni: avec cet engendrement J'établirai Mon alliance pour alliance éternelle (Genèse 17,19), car cette teshukah qui est appellee "Sarah ta femme" est une teshukah mevoreret en sa shoresh et liée au ratson (volonté) du Nom, qu'Il soit béni.

אִשָּׁה כִּי תַזְרִיעַ וְיָלְדָה זָכָר. זֶה מוֹרֶה לָאָדָם שֶׁלֹּא יִתְרַשֵּׁל הָאָדָם בַּעֲבוֹדַת הַשי"ת לוֹמַר מַה כֹּחִי כִי אֲיַחֵל וּמַה יּוֹעִילוּ מַעֲשַׂי לְקָשְׁרָם בִּרְצוֹן הַשי"ת, לֹא יֹאמַר הָאָדָם כֵּן רַק יַעֲבֹד אֶת הַשי"ת אִם מְעַט אִם הַרְבֵּה וּבִלְבַד שֶׁיְּכַוֵּן לִבּוֹ לְהַשי"ת, וְהַשי"ת יְצָרֵף פְּעֻלּוֹתָיו אַחַר כֵּן לְחֶשְׁבּוֹן גָּדוֹל, וְזֶה שֶׁכָּתוּב "אִשָּׁה כִּי תַזְרִיעַ" כִּי אֵין לְךָ קָטָן מִטִּפַּת הַזֶּרַע שֶׁהִיא מְצֻמְצֶמֶת מְאֹד, וְאֵין לְשַׁעֵר קַטְנוּת חֲשִׁיבוּת שֵׁם אִשָּׁה כַּמְבֹאָר בְּחֵלֶק רִאשׁוֹן (תזריע ד"ה אשה א') שֶׁהַמַּלְאָכִים תֵּאֲרוּ אֶת הָאָדָם בְּשִׁפְלוּתוֹ בִּילוּד אִשָּׁה כִּדְאִיתָא (שבת פ"ח:) מַה לִּילוּד אִשָּׁה בֵּינֵינוּ וּמִכָּל מָקוֹם כְּתִיב "וְיָלְדָה זָכָר".

וּבְנֶפֶשׁ אָדָם רוֹמֵז זֹאת עַל אִשָּׁה יִרְאַת ה' כְּמוֹ שֶׁכָּתוּב (משלי ל"א,ל') "אִשָּׁה יִרְאַת ה' הִיא תִתְהַלָּל" וְכִי יִזְרַע בְּכֹחַ יִרְאַת ה' אָז יוֹלִיד מַחְשָׁבָה שֶׁהַמַּחְשָׁבָה הַזֹּאת בְּעַצְמָהּ תּוּכַל לְהַשְׁפִּיעַ.

"Une femme, lorsqu'elle ensemencera et enfantera un mâle." Cela enseigne à l'homme que l'homme ne se relâche pas dans l'avodah (service) du Nom, qu'Il soit béni, pour dire: "Quelle est ma force que j'espère" (Job 6,11), "et à quoi serviront mes actes pour les lier au ratson du Nom, qu'Il soit béni"; que l'homme ne dise pas ainsi, seulement qu'il serve Hachem, qu'Il soit béni, que ce soit peu où beaucoup, pourvu qu'il oriente son cœur vers Hachem, qu'Il soit béni, et Hachem, qu'Il soit béni, joindra ensuite ses actions à un grand heshbon (compte). Et c'est cela qu'il est écrit "une femme, lorsqu'elle ensemencera": car tu n'as rien de plus petit que la tipat ha-zera (goutte de semence), qui est très metsoumtzemet (restreinte, contractée), et l'on ne peut estimer la petitesse de l'importance du nom "femme", comme il est expliqué dans le helek rishon (Volume I) (Tazria, dibour ha-mathil [ד"ה, lemma] "isha" 1): que les anges ont décrit l'homme en son shiflut (abaissement) comme yelud isha (ne de femme), ke-de-ita (comme il est rapporté) (Chabbat 88b): "qu'à affaire un ne de femme parmi nous", et de toute façon il est écrit "et elle enfantera un mâle".

Et dans la nefech de l'homme cela fait allusion à "une femme yirat ה'", comme il est écrit (Proverbes 31,30): "une femme yirat ה', c'est elle qui sera louée"; et lorsqu'il sème par la force de la yirat ה', alors il enfanté une mahshava (pensée) que cette mahshava elle-même pourra mashpia.

שְׁלֹמֹה הַמֶּלֶךְ עָלָיו הַשָּׁלוֹם לֹא יָשַׁב עַל כִּסֵּא מַלְכוּתוֹ עַד שֶׁלָּמַד וְהֵבִין שְׁנֵי פָּרָשִׁיּוֹת תַזְרִיעַ מְצֹרָע לַאֲמִתָּם.

Shelomo ha-Melekh, alav ha-chalom (sur lui la paix), n'a pas siège sur le trône de son royaume jusqu'à ce qu'il ait appris et compris les deux parashiyot (sections) Tazria et Metsora en leur vérité.

אָדָם כִּי יִהְיֶה בְעוֹר בְּשָׂרוֹ וְגוֹ'. בְּמִדְרַשׁ תַּנְחוּמָא (תזריע ט'), זֶה שֶׁאָמַר הַכָּתוּב (תהלים ה',ה') "כִּי לֹא אֵל חָפֵץ רֶשַׁע אָתָּה לֹא יְגֻרְךָ רָע" וְכוּ' וְאֵין הָרָעָה גּוֹרֶרֶת אוֹתְךָ, עִנְיַן הַהַתְחָלָה בָּזֶה לְעִנְיַן נְגָעִים שֶׁעִיקַּר תִּיקּוּן חֶטְאֵי יִשְׂרָאֵל לֶעָתִיד הוּא מִפְּנֵי כִּי אֵין שׁוּם רַע בְּשֹׁרֶשׁ יִשְׂרָאֵל שֶׁהֵם דְּבוּקִים בְּהַשי"ת.

"Un homme, lorsqu'il y aura dans la peau de sa chair, etc." (Lévitique 13,2). Dans le Midrach Tanhuma (Tazria 9), c'est ce qu'à dit l'Écriture (Tehilim 5,5): "Car Tu n'es pas un El qui désire le resha (méchanceté); le ra (mal) ne séjournera pas auprès de Toi" etc., et le mal ne t'entraîne pas.

Le sujet du commencement en cela, quant au sujet des negaim (plaies, atteintes de lèpre): que l'essentiel du tikoun (rectification) des fautes d'Israël pour l'avenir est parce qu'il n'y a aucun mal dans la shoresh d'Israël, car ils sont devekim (adheres, unis) au Nom, qu'Il soit béni.

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