מי השלוח

Mei HaShiloach — Tome I - Talmud - Nedarim

Rabbi Mordechai Yosef Leiner d Izbica
En bref

« Pourquoi le pays a-t-il péri ? Parce qu'ils ont abandonné Ma Torah » (Yirmiyahou 9,11) : la question fut posée aux sages et aux prophètes, jusqu'à ce que D.ieu l'explique Lui-même. Rabbi Yehouda dit au nom de Rav : parce qu'ils n'avaient pas récité d'abord la bénédiction sur la Torah. Selon le Mei HaChiloa'h, la conclusion « qui donnes la Torah » est au présent : D.ieu renouvelle chaque jour l'œuvre de la Création par un influx nouveau dans les paroles de Torah, selon ce qui est requis pour cette âme. Même s'ils étudiaient beaucoup, ils n'atteignaient pas la lumière du renouvellement que D.ieu donne maintenant.

Aussi : la sagesse de la Torah comprend toutes les sagesses du monde, alors que la science de la nature est l'héritage des nations ; étudier la Torah par amour d'elle et non du Nom est tout à fait méprisé.

דָּבָר זֶה נִשְׁאַל לַחֲכָמִים וְלַנְּבִיאִים וְלֹא פֵּרְשׁוּהוּ עַד שֶׁפֵּרְשׁוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּעַצְמוֹ "עַל מָה אָבְדָה הָאָרֶץ עַל עָזְבָם אֶת תּוֹרָתִי" אָמַר רַבִּי יְהוּדָה אָמַר רַב שֶׁלֹּא בֵּירְכוּ בַּתּוֹרָה תְּחִלָּה. הַיְינוּ כִּי בִּרְכַּת הַתּוֹרָה אֲשֶׁר בָּחַר בָּנוּ וַחֲתִימָתָהּ הוּא בָּרוּךְ אַתָּה ה' נוֹתֵן הַתּוֹרָה, הַיְינוּ שֶׁחָכְמַת הַתּוֹרָה בִּפְשִׁיטוּת הוּא כּוֹלֵל כָּל הַחָכְמוֹת שֶׁבָּעוֹלָם וְכָל חָכְמַת הַטֶּבַע כְּדִכְתִיב (תהלים קי"א,ו') "כֹּחַ מַעֲשָׂיו הִגִּיד לְעַמּוֹ לָתֵת לָהֶם נַחֲלַת גּוֹיִם" הַיְינוּ כְּמוֹ שֶׁאָמְרוּ חֲזַ"ל (פסחים ל"ט:) לֹא יִלְעוֹס אָדָם חִטִּים וְיַנִּיחַ עַל גַּבֵּי מַכָּתוֹ בַּפֶּסַח כוּ' מִלְּתָא אַגַּב אוֹרְחֵיהּ קָא מַשְׁמַע לָן שֶׁהַחִטִּין יָפֶה לְמַכָּה.

אַךְ זֶה הוּא בֶּאֱמֶת נַחֲלַת גּוֹיִם חָכְמַת הַטֶּבַע, וְהַש"י הִנְחִיל לְעַמּוֹ יִשְׂרָאֵל אֶת תּוֹרָתוֹ וּמְחַדֵּשׁ בְּכָל יוֹם מַעֲשֵׂה בְרֵאשִׁית בְּהַשְׁפָּעָה חֲדָשָׁה בְּדִבְרֵי תּוֹרָה כְּמוֹ שֶׁצָּרִיךְ בָּזֶה הָרֶגַע וּבָזֶה הַמָּקוֹם וְלַנֶּפֶשׁ הַזֶּה, כְּמַאֲמָרָם ז"ל (ברכות נ"ח.) "כְּשֵׁם שֶׁאֵין פַּרְצוּפֵיהֶן דּוֹמוֹת זֶה לָזֶה כָּךְ אֵין דַּעְתָּן דּוֹמוֹת זֶה לָזֶה" וְזֶהוּ לְשׁוֹן נוֹתֵן הַתּוֹרָה לְשׁוֹן הֹוֶה תָּמִיד וְלֹא נָתַן לְשׁוֹן עָבָר. וְזֶהוּ שֶׁנֶּאֱמַר (שמות כ"ד,י"ב) "עֲלֵה אֵלַי הָהָרָה" כוּ' הַיְינוּ "הָהָרָה" הוּא לְרֹאשׁ הַמַּדְרֵגוֹת וְסוֹף הַחִידּוּשׁ הַמִּתְחַדֵּשׁ, "וֶהְיֵה שָׁם" הַיְינוּ הִשְׁתַּדְּלוּתְךָ וְעִיקַּר מְקוֹמְךָ יִהְיֶה תָּמִיד בְּהַחִידּוּשׁ הַזֶּה, וְזֶה שֶׁאָמַר רַבִּי יְהוּדָה "עָזְבָם אֶת תּוֹרָתִי" שֶׁלֹּא בֵּרְכוּ כוּ' הַיְינוּ אַף שֶׁלָּמְדוּ הַרְבֵּה דִּבְרֵי תּוֹרָה אַךְ לֹא בֵּרְכוּ תְּחִלָּה בִּרְכַּת נוֹתֵן הַתּוֹרָה לְהַשִּׂיג אוֹר הַחִידּוּשׁ שֶׁנּוֹתֵן כָּעֵת הַש"י בְּהַד"ת שֶׁלּוֹמְדִים עַתָּה, וְזֶה שֶׁאָמְרוּ בַּגְּמָרָא (סנהדרין ק"ג:) שֶׁאַחְאָב הָיָה יוֹדֵעַ פ"ה פָּנִים בַּתּוֹרָה וְדוֹאֵג וַאֲחִיתֹפֶל טִינָא הָיְתָה בְּלִבָּם, הַיְינוּ גַּם כֵּן שֶׁהָיוּ לוֹמְדִים דִּבְרֵי תּוֹרָה מֵחֲמַת שֶׁחָמְדוּ לְחֵשֶׁק חָכְמָה הַנִּמְצֵאת בְּדִבְרֵי תּוֹרָה וְלֹא לְהַשֶּׁפַע שֶׁיּוֹרֵד בְּדִבְרֵי תּוֹרָה בְּכָל עֵת, וְזֶה דְּאִיתָא בַּזוה"ק "אִם יִתֵּן אִישׁ אֶת כָּל הוֹן בֵּיתוֹ בָּאַהֲבָה בּוֹז יָבוּזוּ לוֹ", אִם יִרְצֶה לְאִישׁ לִלְמוֹד תּוֹרָה בְּאַהֲבָתוֹ אוֹתָהּ לֹא מֵאַהֲבַת הַש"י בּוֹז יָבוּזוּ לוֹ וְהַיְינוּ כַּנַּ"ל.

Cette question fut posée aux sages et aux prophètes, et ils ne l'expliquèrent pas, jusqu'à ce que le Saint, béni soit-Il, l'expliquat Lui-même : "Pourquoi le pays à-t-il péri ? Parce qu'ils ont abandonné Ma Torah" (Jérémie 9,11).

Rabbi Yehouda dit au nom de Rav : "Parce qu'ils n'avaient pas récite la bénédiction sur la Torah en premier." Cela signifie que la bénédiction de la Torah, celle de "qui nous as choisis", dont la conclusion est "Béni sois-Tu, ה', qui donnés la Torah", signifie que la sagesse de la Torah, dans sa simplicité, comprend toutes les sagesses du monde et toute la science de la nature, comme il est écrit : "Il a fait connaître à Son peuple la force de Ses œuvres, pour leur donner l'héritage des nations" (Psaumes 111,6). Cela est semblable à ce que nos Sages, de bénie mémoire, ont dit (Pessa'him 39b) : "Qu'un homme ne mâché pas de grains de blé et ne les pose pas sur sa plaie durant Pessa'h, etc." Cela nous enseigne incidemment que le blé est bon pour une plaie.

Mais la science de la nature est en vérité l'héritage des nations, tandis que Hachem, béni soit-Il, à donné en héritage à Son peuple Israël Sa Torah, et renouvelle chaque jour l'œuvre de la Création par un influx nouveau dans les paroles de Torah, selon ce qui est requis à cet instant, en ce lieu et pour cette âme, comme nos Sages, de bénie mémoire, l'ont dit (Berakhot 58a) : "De même que leurs visages ne sont pas semblables les uns aux autres, ainsi leurs avis ne sont pas semblables les uns aux autres." C'est le sens de l'expression "qui donnés la Torah" : elle est au présent constamment, et non "qui as donné", au passé. Et c'est ce qui est dit : "Monte vers Moi, vers la montagne..." (Exode 24,12).

C'est-à-dire que "vers la montagne" est le sommet des degrés et le terme du renouvellement qui se renouvelle ; "et sois la" signifie que ton effort et ta place essentielle seront toujours dans ce renouvellement. Et c'est ce que Rabbi Yehouda a dit : "Ils ont abandonné Ma Torah", parce qu'ils n'avaient pas récite la bénédiction, etc.

C'est-à-dire que, même s'ils étudiaient beaucoup de paroles de Torah, ils n'avaient pas récite d'abord la bénédiction "qui donnés la Torah", afin d'atteindre la lumière du renouvellement que Hachem, béni soit-Il, donne à présent dans les paroles de Torah qu'ils étudient maintenant. Et c'est aussi ce que la Guemara (discussion talmudique) dit (Sanhédrin 103b) : À'hav connaissait quatre-vingt-cinq (פ"ה) facettes de la Torah, et Doeg et À'hitofel avaient de la rancœur dans leur cœur.

Cela signifie aussi qu'ils étudiaient des paroles de Torah parce qu'ils convoitaient le désir de la sagesse qui se trouve dans les paroles de Torah, et non l'influx qui descend dans les paroles de Torah à tout moment. Et c'est ce qui est rapporté dans le Saint Zohar : "Si un homme donnait tous les biens de sa maison pour l'amour, il serait tout à fait méprise" (Cantique des Cantiques 8,7).

Si un homme veut étudier la Torah par amour pour elle, et non par amour du Nom, béni soit-Il, il est tout à fait méprise, comme expliqué ci-dessus.

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