« Prenez avec vous des paroles et revenez vers Hachem » (Osée 14,3) : le Mei HaChiloa'h explique « Ôte toute faute » : ne laisser dans le cœur aucune trace de faute, car une trace à la racine est un voile séparateur entre l'homme et D.ieu. « Prends le bien » signifie prendre son cœur vers le bien, afin que l'amour et la crainte de D.ieu y soient fixés. « Nous acquitterons les taureaux de nos lèvres » signifie que tout ce que l'on dira sera clarifié, car un taureau est âgé de trois ans et indique une chose clarifiée dans sa plénitude.
Aussi : Assour est la force de chair et de sang, sur laquelle on ne s'appuie pas ; la rapidité du cheval est parfois très bonne, comme courir vers les paroles de Torah ; la faute d'Osée venait du recueillement de l'esprit.
קְחוּ עִמָּכֶם דְּבָרִים וְשׁוּבוּ אֶל ה' אִמְרוּ אֵלָיו כָּל תִּשָּׂא עָוֹן וְקַח טוֹב וּנְשַׁלְּמָה פָרִים שְׂפָתֵינוּ. "כָּל תִּשָּׂא עָוֹן" פֵּירוּשׁ שֶׁתִּהְיוּ נוֹשְׂאֵי עָוֹן מִכֹּל וָכֹל שֶׁלֹּא יִשָּׁאֵר בְּלִבֵּנוּ שׁוּם רֹשֶׁם חָלִילָה, שֶׁכָּל זְמַן שֶׁיֵּשׁ בַּשֹּׁרֶשׁ רֹשֶׁם חֵטְא הוּא מָסָךְ מַבְדִּיל בֵּינֵינוּ לְבֵינוֹ.
"וְקַח טוֹב", הַיְנוּ שֶׁנִּקַּח אֶת לִבֵּנוּ לְטוֹב שֶׁיִּהְיֶה קָבוּעַ בְּלִבֵּנוּ אַהֲבָתְךָ וְיִרְאָתְךָ. "וּנְשַׁלְּמָה פָרִים שְׂפָתֵינוּ" הַיְנוּ כָּל מַה שֶּׁנְּדַבֵּר יִהְיוּ מְבֹרָר וּבִדְבָרֵינוּ נִהְיֶה פּוֹעֲלִים כָּל מַה שֶּׁנִּרְצֶה כִּי פַּר הוּא בֶּן שָׁלֹשׁ הַמּוֹרֶה עַל דָּבָר הַמְבֹרָר בִּשְׁלֵמוּת.
"Prenez avec vous des paroles et revenez vers ה'. Dites-Lui : 'Ôte toute faute, prends le bien, et nous acquitterons les taureaux de nos lèvres.'" (Osée 14,3).
"Ôte toute faute" signifie que vous serez porteurs de faute, en tout et partout, afin qu'il ne reste dans notre cœur aucune trace, à D.ieu ne plaise. Car tant qu'il y a à la racine une trace de faute, elle est un voile séparateur entre nous et Lui.
"Prends le bien" signifie que nous prendrons notre cœur vers le bien, afin que Ton amour et Ta crainte soient fixés dans notre cœur. "Nous acquitterons les taureaux de nos lèvres" signifie que tout ce que nous dirons sera clarifié et que, par nos paroles, nous mettrons en œuvre tout ce que nous voudrons, car un par (taureau) est âge de trois ans et indique une chose clarifiée dans sa plénitude.
אַשּׁוּר לֹא יוֹשִׁיעֵנוּ עַל סוּס לֹא נִרְכָּב וְלֹא נֹאמַר עוֹד אֱלֹהֵינוּ לְמַעֲשֵׂה יָדֵינוּ אֲשֶׁר בְּךָ יְרֻחַם יָתוֹם. אַשּׁוּר הוּא תַּקּוּפוּת וְכֹחַ בָּשָׂר וָדָם וְזֶהוּ קְלִיפַּת אַשּׁוּר אֲשֶׁר הוּא תַּקִּיף בְּעַצְמוֹ וַאֲנַחְנוּ לֹא נִסְמוֹךְ עַל תַּקּוּפוּת שֶׁלָּנוּ.
"עַל סוּס לֹא נִרְכָּב", עִנְיַן סוּס הַיְינוּ מְהִירוּת וּמְבוֹהָל בְּלִי יִשּׁוּב הַדַּעַת, וְרוֹכֵב הַסּוּס הַיְינוּ יִשּׁוּב הַדַּעַת וְלִפְעָמִים שֶׁיִּשּׁוּב הַדַּעַת אֵינוֹ טוֹב כַּנֶּאֱמַר לְמַטָּה. "וְלֹא נֹאמַר עוֹד אֱלֹקֵינוּ לְמַעֲשֵׂה יָדֵינוּ", הַיְינוּ שֶׁלֹּא נָשִׂים בִּטְחוֹנֵנוּ בְּכֶסֶף וְזָהָב.
"אֲשֶׁר בְּךָ יְרֻחַם יָתוֹם", הַיְינוּ מִי שֶׁאֵין לוֹ סְמִיכוּת וְעֵזֶר, כֵּן אֲנַחְנוּ לֹא יִהְיֶה לָנוּ שׁוּם סְמִיכוּת רַק עָלֶיךָ נִשְׁעַנְנוּ. יִשּׁוּב הַדַּעַת הוּא הַנִּקְרָא תָּדִיר שֶׁבָּזֶה טוֹב לְהִתְנַהֵג תָּמִיד.
וּמְהִירוּת נִקְרָא מְקֻדָּשׁ אֲשֶׁר לִפְעָמִים הַמְּהִירוּת גַּם כֵּן טוֹב מְאֹד כְּמוֹ שֶׁיֵּשׁ לְאָדָם בִּבְחִירָתוֹ שֶׁהוּא רָץ לְד"ת אַף שֶׁעֲדַיִן אֵינוֹ יוֹדֵעַ מַהוּ הָרִיצָה הַזֹּאת עִם כָּל זֶה הִיא טוֹב מְאֹד, וְעַל זֶה אָמַר שְׁלֹמֹה הַמֶּלֶךְ עָלָיו הַשָּׁלוֹם (משלי כ"א,ל"א) "סוּס מוּכָן לְיוֹם מִלְחָמָה וְלַה' הַתְּשׁוּעָה", הַיְינוּ לְבַסּוֹף יוֹשִׁיעַ לוֹ הַש"י וּמַרְאֶה לַכֹּל שֶׁטּוֹב עָשָׂה בְּרִיצָתוֹ שֶׁיָּבִין דִּבְרֵי תּוֹרָה לַאֲמִיתָּם, וְזֶה הָיָה הַחֵטְא שֶׁל הוֹשֵׁעַ הַנָּבִיא שֶׁאָמַר (פסחים פ"ז.) "הַחֲלִיפֵם בְּאוּמָּה אַחֶרֶת" וְזֶה הָיָה מִכֹּחַ יִשּׁוּב הַדַּעַת, וְאַחַר כָּךְ כְּשֶׁיָּדַע שֶׁחָטָא, הָיָה אָמַר "עַל סוּס לֹא נִרְכָּב" הַיְינוּ שֶׁיִּשּׁוּב הַדַּעַת גַּם כֵּן אֵינוֹ טוֹב לִפְעָמִים, עַל כֵּן אֵין לִסְמוֹךְ רַק עָלֶיךָ לֹא עַל שִׂכְלֵנוּ.
"Assour ne nous sauvera pas; nous ne monterons pas sur un cheval, et nous ne dirons plus 'notre dieu' à l'œuvre de nos mains; en Toi l'orphelin trouvera miséricorde." (Osée 14,4). Assour est la tekifout (fermeté, force) et la force de chair et de sang; c'est la kelipa (écorce, force impure) d'Assour, qui est forte par elle-même, et nous ne nous appuierons pas sur notre propre tekifout.
"Nous ne monterons pas sur un cheval" : le cheval désigne la rapidité et l'affolement sans yichouv hadaat (recueillement de l'esprit); le cavalier du cheval désigne le yichouv hadaat, et parfois le yichouv hadaat n'est pas bon, comme il sera dit plus bas. "Nous ne dirons plus 'notre dieu' à l'œuvre de nos mains" signifie que nous ne placerons pas notre confiance dans l'argent et l'or.
"En Toi l'orphelin trouvera miséricorde" signifie celui qui n'a ni appui ni aide; ainsi, nous n'aurons aucun appui, mais nous nous appuierons seulement sur Toi. Le yichouv hadaat est appelé tadir (constant), et il est bon de se conduire ainsi en tout temps.
La rapidité est appelée mekoudash (sanctifiée), car parfois elle aussi est très bonne, comme lorsqu'un homme, de son propre choix, court vers les paroles de Torah (divrei Torah), bien qu'il ne sache pas encore ce qu'est cette course; malgré cela, elle est très bonne. À ce sujet, le roi Salomon, que la paix soit sur lui, à dit (Proverbes 21,31) : "Le cheval est préparé pour le jour du combat, mais le salut appartient à ה'." Cela signifie qu'à la fin, Hachem, qu'Il soit béni, le sauvera et montrera à tous qu'il a bien fait dans sa course, afin qu'il comprenne les paroles de Torah dans leur vérité.
Et ce fut la faute d'Osée le prophète, qui dit (Pessahim 87à) : "Remplace-les par une autre nation." Cela venait de la force du yichouv hadaat. Ensuite, lorsqu'il sut qu'il avait fauté, il dit : "Nous ne monterons pas sur un cheval", c'est-à-dire que le yichouv hadaat non plus n'est pas bon parfois; c'est pourquoi nous ne devons nous appuyer que sur Toi, et non sur notre intelligence.