« Adoniyah, fils de 'Haggit, s'élevait pour dire : Je régnerai » (I Rois 1,5) : selon le Mei HaChiloa'h, Adoniyah était un homme juste, net de toute convoitise étrangère, et il se savait purifié quant à l'interdit de l'adultère. Quand le désir de prendre Avichag la Sunamite tomba dans son cœur, il lui sembla que c'était par la volonté de D.ieu, que la royauté lui appartenait et qu'Avichag lui était donc permise. Chelomo comprit qu'il ne tenait pas son désir pour une convoitise étrangère et répondit : « Demande donc pour lui la royauté ». Le désir d'Avichag lui venait de ce que, dans sa racine, il désirait la royauté.
Aussi : l'Israélite qui prie pour un bien l'obtient s'il est droit aux yeux de D.ieu, sinon D.ieu lui retire le désir ; Chelomo prit des filles de rois pour soumettre leurs forces à la kedoucha.
וַאֲדֹנִיָּה בֶן חַגִּית מִתְנַשֵּׂא לֵאמֹר אֲנִי אֶמְלֹךְ כוּ׳. לֶהֱיוֹת כִּי אֲדוֹנִיָּהוּ הָיָה בֶּאֱמֶת אִישׁ צַדִּיק וְנָקִי מִכָּל חֶמְדָּה זָרָה וְיָדַע אֶת עַצְמוֹ שֶׁהוּא מְבֹרָר וּמְזֻכָּךְ מִ"לֹּא תִנְאָף", וְכַאֲשֶׁר נָפַל בְּלִבּוֹ חֵשֶׁק לִקַּח אֶת אֲבִישַׁג הַשּׁוּנַמִּית דִּמָּה לוֹ כִּי הוּא וַדַּאי מֵרְצוֹן הַש"י שֶׁהַמְּלוּכָה שַׁיֶּכֶת לוֹ וְלָכֵן הִיא מֻתֶּרֶת לוֹ, וּמִזֶּה הָיָה מִתְנַשֵּׂא לֵאמֹר אֲנִי אֶמְלוֹךְ, וְלָכֵן כַּאֲשֶׁר שָׁלַח לִשְׁלֹמֹה הַמֶּלֶךְ שֶׁיִּתֵּן לוֹ אֶת אֲבִישַׁג הֵבִין שְׁלֹמֹה בְּחָכְמָתוֹ כִּי בֶּטַח לֹא יַחֲזִיק אֲדוֹנִיָּה אֶת חִשְׁקוֹ לְחֶמְדָּה זָרָה, רַק מִמַּה שֶּׁהֶחְזִיק בְּדַעְתּוֹ אֲשֶׁר בֶּאֱמֶת אַף הַמְּלוּכָה שַׁיֶּכֶת אֵלָיו, לָזֶה הֵשִׁיב שְׁלֹמֹה (מלכים א' ב',כ"ב) "וְשַׁאֲלִי לוֹ הַמְּלוּכָה", וְרָאָה כִּי הוּא בְּעוֹמֶק לִבּוֹ מוֹרֵד בַּמַּלְכוּת וְנִשְׁבַּע "חַי ה׳" כוּ׳, כִּי בֶּאֱמֶת עִיקַּר הַחֵשֶׁק שֶׁהָיָה לוֹ לַאֲבִישַׁג בָּא לוֹ מִמַּה שֶּׁבְּשָׁרְשׁוֹ חָשַׁק לְהַמְּלוּכָה.
Adoniyah, fils de Haggit, s'élevait pour dire : "Je régnerai", etc. (I Rois 1,5).
Car Adoniyah était en vérité un homme juste, net de toute convoitise étrangère, et il se savait clarifié et purifie quant à l'interdit : "Tu ne commettras pas d'adultère" (Exode 20,13). Lorsqu'un désir de prendre Avishag la Sunamite tomba dans son cœur, il lui sembla que c'était certainement par la volonté du Nom, béni soit-Il (הש"י), que la royauté lui appartenait, et qu'elle lui était donc permise.
C'est par cela qu'il s'élevait pour dire : "Je régnerai". C'est pourquoi, lorsqu'il envoya demander au roi Shlomo de lui donner Avishag, Shlomo comprit dans sa sagesse qu'Adoniyah ne tenait certainement pas son désir pour une convoitise étrangère, mais que ce désir venait seulement de ce qu'il demeurait ferme dans l'idée que, en vérité, la royauté aussi lui appartenait.
C'est pourquoi Shlomo répondit : "Demande donc pour lui la royauté" (I Rois 2,22). Shlomo vit qu'au fond de son cœur, il se revoltait contre la royauté, et jura : "Par la vie de ה'", etc.
(I Rois 2,24). Car, en vérité, l'essentiel du désir qu'il avait pour Avishag lui venait de ce que, dans sa racine, il désirait la royauté.
וְאַתָּה תִּשְׁמַע הַשָּׁמַיִם מְכוֹן שִׁבְתֶּךָ כוּ׳ וְנָתַתָּ לָאִישׁ כְּכָל דְּרָכָיו אֲשֶׁר תֵּדַע אֶת לְבָבוֹ כוּ׳. וּבְנָכְרִי כָּתוּב "כְּכֹל אֲשֶׁר יִקְרָא אֵלֶיךָ".
וּבֶאֱמֶת מִפְּנֵי שֶׁיִּשְׂרָאֵל אֵינָם חֲפֵצִים בְּעוֹמֶק לִבָּם שׁוּם טוֹבָה שֶׁהוּא נֶגֶד רְצוֹן הַש"י, לָכֵן כְּשֶׁהוּא מִתְפַּלֵּל עַל טוֹבָה בְּאִם יָשְׁרָה בְּעֵינֵי הַש"י לְתִתָּהּ לוֹ הָיָה מַשִּׂיגָהּ, וּבְאִם לָאו הָיָה נוֹטֵל מִמֶּנָּה הַחֵשֶׁק וְלֹא יַחְשֹׁק עוֹד לָזֶה וּפָעַל זֹאת בִּתְפִלָּתוֹ.
Et Toi, entends des cieux, lieu fixe de Ta demeure, etc., et donne à l'homme selon toutes ses voies, Toi qui connais son cœur, etc. (I Rois 8,39).
À propos du nokhri (étranger), il est écrit : "selon tout ce pour quoi il T'invoquera" (I Rois 8,43). En vérité, puisque les Israélites ne désirent, au fond de leur cœur, aucun bien qui soit contre la volonté du Nom, béni soit-Il, lorsqu'un Israélite prie pour un bien, s'il est droit aux yeux du Nom de le lui donner, il l'obtient.
Sinon, Hachem lui retire le désir de ce bien, il ne le désire plus, et sa prière produit ainsi ce résultat.
וְהַמֶּלֶךְ שְׁלֹמֹה אָהַב נָשִׁים נָכְרִיּוֹת רַבּוֹת וְאֶת בַּת פַּרְעֹה. כִּי כָל כֹּחַ אֻמּוֹת הָעוֹלָם בְּיוֹתֵר הוּא בִּנְקֵבוֹתֵיהֶם וּבִפְרָט בִּבְנוֹת הַמְּלָכִים, וּלְכָךְ בָּחַר לִיקַּח בְּנוֹת מְלָכִים כְּדֵי לְהַכְנִיעַ כָּל כֹּחוֹתָם תַּחַת הַקְּדֻשָּׁה, מוֹאָבִיּוֹת הוּא כֹּחַ אֲכִילָה וּשְׁתִיָּה, עַמּוֹנִיּוֹת הוּא כֹּחַ הַתַּאֲוָה, צִידוֹנִיּוֹת כֹּחָם הוּא בְּמָמוֹן, חִתִּיּוֹת בְּכֹחַ וּגְבוּרָה.
Et le roi Shlomo aimait de nombreuses femmes étrangères, ainsi que la fille de Pharaon (I Rois 11,1). Car toute la force des nations du monde se trouve surtout chez leurs femmes, et particulièrement chez les filles des rois.
C'est pourquoi il choisit de prendre des filles de rois, afin de soumettre toutes leurs forces sous la kedoucha (sainteté). Les Moabites sont la force du manger et du boire; les Ammonites, la force de la taava (désir); chez les Sidonites, leur force est dans le mamon (richesse); chez les Hittites, dans la force et la guevoura (puissance).
וַיִּשְׁלַח הַמֶּלֶךְ רְחַבְעָם אֶת אֲדֹרָם אֲשֶׁר עַל הַמַּס כוּ' וְהַמֶּלֶךְ רְחַבְעָם הִתְאַמֵּץ לַעֲלוֹת בַּמֶּרְכָּבָה. הָעִנְיָן שֶׁאָמְרוּ בַּגְּמָרָא (סנהדרין מ"ח:) כִּי רְחַבְעָם הָיָה זָב, יִתְרָאֶה שֶׁמִּכָּאן פָּשְׁטוּ, כִּי זָב הַיְינוּ שֶׁמְּמַהֵר וּמַקְדִּים הַזְּמַן אַף שֶׁאַחַר כָּךְ יִהְיֶה שֶׁלּוֹ, וְכֵן מַלְכוּת בֵּית דָּוִד וַדַּאי עֲתִידָה לִהְיוֹת פְּשׁוּטָה עַל כָּל יִשְׂרָאֵל רַק שֶׁאָז הָיָה בְּלֹא זְמַנּוֹ מַה שֶּׁהִתְאַמֵּץ לַעֲלוֹת בַּמֶּרְכָּבָה.
Le roi Rehavam envoya Adoram, qui était préposé à la corvée, etc.; et le roi Rehavam s'efforça de monter dans le char (I Rois 12,18). À propos de l'affirmation de la Guemara (commentaire talmudique; Sanhédrin 48b), à savoir que Rehavam était un zav (celui qui a un écoulement), il semble qu'ils l'aient déduit de la.
Car un zav est celui qui se hâte et devancé le temps, même si ensuite cela lui appartiendra. Ainsi, la royauté de la maison de David est certainement destinée à s'étendre sur tout Israël; seulement, alors, il n'était pas encore temps pour lui de s'efforcer de monter dans le char.